La passation de pouvoir, une tradition républicaine (Rétropolitique)
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« - Ce mois de mai 1988 n'a pas vu les bons l'emporter sur les méchants. Ni le contraire. C'est en somme la victoire de la République qu'il nous faut ensemble assurer. »
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« - Les espoirs et les attentes de nos compatriotes sont immenses et je veux y répondre. »
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« - Je songe au général de Gaulle, qui œuvra pour redresser la France et lui rendre son rang dans le concert des nations. »
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Il n'y aura pas de passation de pouvoir cette année après l'élection présidentielle puisqu'Emmanuel Macron a été réélu pour un second mandat. Au programme : seulement une cérémonie d'investiture et dans l'histoire de la Ve République, c'est arrivé plusieurs fois. Le 21 mai 1988, François Mitterrand est officiellement investi président de la République après avoir battu Jacques Chirac au second tour de la présidentielle.
Pas de passation de pouvoir, une cérémonie d'investiture très simple à l'Élysée, les résultats de l'élection sont proclamés par le président du Conseil constitutionnel. François Mitterrand reçoit le collier de grand maître de l'ordre de la Légion d'honneur, les honneurs militaires lui sont rendus dans le jardin de l'Élysée et puis le président de la République prononce son discours d'investiture avec un objectif : ne pas braquer les électeurs de droite qui ont voté pour Jacques Chirac. - Ce mois de mai 1988 n'a pas vu les bons l'emporter sur les méchants.
Ni le contraire. C'est en somme la victoire de la République qu'il nous faut ensemble assurer. La République n'appartient à personne.
Nous en sommes tous à des titres différents les garants et les artisans. Autre élection présidentielle sans passation de pouvoir : celle de Jacques Chirac en 2002, réélu dans un contexte très particulier puisque pour la première fois le candidat du Front National Jean-Marie Le Pen arrive au second tour de la présidentielle. Jacques Chirac a donc été réélu grâce aux voix des électeurs de gauche qui ont fait barrage à l'extrême droite.
Alors forcément son discours d'investiture s'adresse à eux, au nom de l'intérêt général. - Les espoirs et les attentes de nos compatriotes sont immenses et je veux y répondre. Ils peuvent compter sur mon engagement au service de l'intérêt général, à l'intérêt général qui va bien au-delà de tous les intérêts particuliers, de tous les intérêts partisans.
C'est la conception que j'ai de ma fonction et c'est le mandat que les Françaises et les Français de métropole, d'outre-mer et de l'étranger viennent de me confier. Je l'assumerai. Rassembler, c'est souvent l'objectif des discours d'investiture des présidents de la République et c'est ce qu'avait voulu faire Emmanuel Macron en 2017, il avait eu un mot pour chacun de ses prédécesseurs. - Je songe au général de Gaulle, qui œuvra pour redresser la France et lui rendre son rang dans le concert des nations.
Je songe à Georges Pompidou, qui fit de notre pays une puissance industrielle majeure. À Valérie Giscard d'Estaing qui su faire entrer la France et sa société dans la modernité. À François Mitterrand qui accompagna la réconciliation du rêve français et du rêve européen.
À Jacques Chirac, nous donnant le rang d'une nation sachant dire non aux prétentions des va-t-en-guerre. À Nicolas Sarkozy, ne comptant pas son énergie pour résoudre la crise financière qui avait si violemment frappé le monde. Et je songe bien sûr à François Hollande, faisant œuvre de précurseur avec l'accord de Paris sur le climat et protégeant les Français dans un monde frappé par le terrorisme.
Cette année la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron sera organisé avant le 13 mai, jour de fin de son premier mandat.
Emmanuel Macron