Coopération de sécurité et de défense avec les pays africains - Commission de la Défense - 7/02/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
mes chers collègues messieurs les officiers généraux nous continuons donc aujourd'hui notre cycle portant sur l'Afrique avec une matinée consacrée à notre coopération avec les pays africains avec pour cette première audition un focus sur notre coopération en matière de sécurité et de défense la Direction de la Coopération de la sécurité de défense qu'on pourra appeler désormais DCSD qui dépend du caderset est un acteur majeur de cette politique son action s'inscrit dans le cadre de la coopération structurelle qui vise au renforcement capacitaire et logistique des armées ou forces sécuritaires des pays partenaires cette coopération est complémentaire de la coopération opérationnelle des armées mené dans le casadre des domaines respectifs par le ministère des armées et le ministère de de l'Intérieur donc voilà bien avoir en tête la coopération structurelle la coopération opérationnelle mais en général vous pourrez peut-être euh revenir pour bien préciser les choses si j'ai pas suffisamment bien présenter en tout cas c'est ces coopérations s'inscrivent dans la stratégie française de moyen et long terme de renforcement euh également des capacités de l'État de droit dans dans les pays partenaires pour nous en parler nous avons le plaisir de recevoir le général de corps d'armée colcomb donc le DCSD le directeur de la coopération de sécurité et de défense bienvenue mon mon général vous pourvez nous présenter euh les principaux modes d'action de votre action de votre direction en Afrique son adaptation au nouveau contexte politique ainsi que la prise en compte des nouvelles menaces et l'augmentation d'ailleurs également des du nombre d'acteurs euh de de la sécurité je souhaite également la bienvenue au général Kouamé que nous sommes particulièrement fiers de recevoir aujourd'hui euh vous êtes mon général directeur de l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme d'Abidjan la LCT euh qui a été inauguré en juin 2021 à la suite d'une initiative commune franco-ivoirienne portée dès 2017 lors du sommet de de pot par les présidents Macron et et Ouatara le chef d'état-major français notre sema nous en a adressé un portrait très élogieux la la semaine dernière alors pour ma part j'étais pas là j'étais en Suède avec le président de la République mais j'ai eu le le compte-rendu euh lors de sa dernière audition parlant de démarche novatrice et de modèles complets donc merci beaucoup mon mon général de vous être rendu jusque nous pour nous présenter cette cette initiative voilà je ne suis pas plus long messieurs les officiers généraux je vous laisse la parole je vous rappelle que cette audition est publique mais que si vous estimez que certaines réponses ne pouvaient se faire qu'à h clos nous pouvons prévoir un moment à hucllos en fin de séance mon général vous avez la parole monsieur Président Mesdames et Messieurs les Députés c'est un vrai plaisir d'être ici avec vous ce matin pour partager ses réflexions sur la coopération en Afrique la coopération portée en particulier par la la tcsd et c'est surtout un plaisir de le faire en présence du général Kamé parce que je pense que c'est quand même assez inédit qu'un officier général africain puisse venir ici témoigner de cette coopération partagée et je voudrais d'ailleurs commencer par remercier le gouvernement ivoirien mon général qui m'a donné tout de suite un accord de principe lors du conseil d'administration de l'Académie il y a 15 jours et je pense que je veux y voir en tout cas un symbole de l'importance euh portée par le gouvernement ivoirien de de ce projet commun de ce projet partagé qui'est l'Académie euh je je développerai rapidement dans un propos liminaire euh ce qu l'outil descsd de façon à à resituer quand même euh la portée de de de ce que nous faisons euh la DCSD qui est un outil unique qui n'a pas d'équivalent dans le monde des coopérations euh internationales qui est un outil pleinement interministériel et qui est l'opérateur globalement régalien qui porte les les les les coopérations de sécurité de défense et de protection civile je ferai également un petit focus quand même sur la stratégie actuelle et les projets en Afrique avec l'actualité du moment et enfin quelques mots sur les perspectives les enjeux qui s'ouvrent dans cette nouvelle dans le contexte actuel avec la nouvelle dynamique qui s'est enclenchée la DCSD donc vient vous savez vous le savez du ministère de la Coopération elle a été intégrée au kedoret dans les années 2000 et maintenant donc pleinement une direction de la direction générale politique du cadora au contact quotidien des directions géographiques mais aussi des autres acteurs de la coopération que sont la la direction de la mondialisation la DGM et le centre de crise euh en 2008 la DCMD est devenue DCSD 2008 c'était le livre blanc sécurité et défense et donc c'est une phase d'expansion puisqu'on a incorporé à la partie militaire qui préexistait l'ensemble du spectre des coopérations d'État en particulier donc la police la gendarmerie la protection civile et de plus en plus cet aspect interministériel se développe avec des douaniers dans le réseau maintenant qui sont des coopérants intégrés dans cette structure du cadorset un magistrat et surtout les affaires maritimes qui prennent de plus en plus de place dans des des opérations d'action d'ê en mer donc on cou couvre vraiment tout ce spectre on est présent la DCSD dans une cinquantaine de pays 300 experts coopérants déployés donc un réseau qui est quand même relativement dense et important bien loin de ce qu'il a pu être une trentaine d'années auparavant où on était pratiquement 10 fois plus mais permettant de couvrir quand même beaucoup de thématiques différentes historiquement on est toujours effectivement lié au continent africain parce que 2 tiers de la présence de la DCSD et sur le continent africain et 2 tiers de nos actions sont ministères de la Défense ministère des armées euh donc on est encore voyez sur ce ces deux pieds un peu déséquilibrés avec deux expansions majeures en cours une expansion géographique et une expansion thématique l'expansion géographique c'est de mieux couvrir en particulier l'Indo-Pacifique et de développer des coopérations pour soutenir la stratégie française en Indo-Pacifique donc ça se traduit par des projet porté à Singapour au Sri Lanka en Australie dans les îles du Pacifique autour de la Nouvelle-Calédonie et puis le couvrir également les coopérations en Europe ce qui est tout à fait nouveau pour la direction puisque nous allons déployer un coopérant spécialiste formation déminage en Ukraine ainsi que un coopérant en Moldavie donc première expansion géographique qui est quand même une une dimension marquée pour la et une deuxième expansion qui est thématique qui est plus plus ancienne sur des champs nouveaux en particulier le cybersécurité qui est une demande croissante de nos partenaires d'intervenir et de renforcer leur capacités dans ce domaine mais également la protection civile la Francophonie avec une vraie demande aussi de soutien de renforcement dans ce domaine deux grands modes d'action pour être très schématique le premier c'est l'action à travers de la formation le renforcement de capacité à travers la formation et ensuite le développement de projet les deux grands modes d'action de la direction en terme de formation chaque année c'est à peu près 1200 Fran stagiaires étrangers qui viennent en France suivre des scolarités dans nos écoles et là aussi sur tout le spectre aussi bien des écoles de formation initiale que des écoles de formation comme l'école de guerre à Paris l'école des commissaires à saint-siromondor des écoles de police des écoles de formation pour les affaires maritimes également et en fait on est quelque part l'opérateur pour ces deux ministères Partena de la mise en formation de la gestion des officiers étrangers qui viennent faire des scolarités en France mais c'est également surtout le réseau qui est développé à l'international et donc là aussi c'est un réseau qui est vraiment unique et sur lequel on aura l'occasion je pense de revenir qui est ce réseau d'académie et de de centre de formation dans lequel la DCSD est présente à un titre ou à un autre comme la ilct bien sûr mais sur d'autres initiatives qui sont je pense très intéressante et pas forcément bien connu je prendrai deux exemples l'exemple du Liban avec l'académie de police d'aramoun qui forme les commissaires de police de la région libanais mais aussi de la région et qui est en partenariat avec l'Université de de Lyon 3 qui est l'université qui forme nos commissaires à l'école de saint-sironondor et qui délivre le même Master et la même formation au commissairire de police libanais on est également présent bien sûr dans d'autres centres de formation 5ou six écoles de guerre des centres de formation d'officiers des centres de formation initiaux mais le cœur de la DCSD c'est ce réseau d'écoles nationales à vocation régionale que vous avez peut-être connu sur l'acronyme envr qui sont des donc des écoles nationales portées par les pays mais avec un partenariat très étroit avec la direction le principe étant que le pays met à disposition une infrastructure l'hébergement la direction de l'école et la partie française met en quelque sorte l'ingénierie pédagogique le directeur des études et et surtout finance l'ensemble des stagiaires de la sous-région qui viennent dans dans ces écoles ce réseau d'école couvre une vingtaine de de pays une dizaine de de thématiques donc à titre d'exemple il a une école unique parce que c'est la seule qui existe sur le continent africain de cybersécurité et de formation pour des experts de cybersécurité qui est à Dakar une école de police judiciaire qui est à à Djibouti un pôle santé au Togo et au Gabon qui forme des médecin militaire une école de sécurité maritime à Abidjan une école de déminage au Bénin je pourrais continuer comme ça et décliner l'ensemble du spectre mais ce réseau d'école c'est vraiment je pense une spécificité française encore une fois unique dans le paysage de ces coopérations et qui va être le point de départ et le point de démarrage je pense de des 10 ans qui viennent en terme d'expansion de nos coopérations en particulier avec nos alliés nos partenaires européens qui ont bien compris l'intérêt de ces centres de formation installés et qui vont qui veulent et qui nous demandent d'utiliser ces centres comme des des hubs de formation dans lequel ils pourraient envoyer leurs experts et qui nous permettrai de démultiplier le le travail qui est fait euh dans dans ces écoles il y a effectivement des écoles F la ilct sur lequel le général pourra développer ensuite le le le projet école F parce que la ilct est un peu présenté comme le la la vitrine ou la maison témoin de ce réseau d'école euh pour deux raisons la première parce qu'elle est sur une autre dimension euh maintenant il y a 13 partenaires internationaux qui sont à bord avec un budget dimensionnant puisqu'il est de plus de 60 millions d'euros d'investissement et français et de nos partenaires et surtout une organisation avec trois piliers qui est assez novatrice un pilier qui est très interministériel et qui permet d'étudier et d'enseigner euh la la lutte contre le terrorisme sous un angle judiciaire euh la police judiciaire de la magistrature donc avec des experts qui viennent d'un peu partout enseigner ce ce ce pilier très interministériel un pilier qui est très opérationnel et qui permet de faire de la formation opérationnelle avec les unités spécialisées du GGN du raid ou des forces spéciales et un troisième pilier assez innovant qui est un centre de recherche et qui permet surtout aussi de financer des bourses et de financer un écosystème de de chercheurs africains dans ce domaine de la lutte contre le terrorisme envr en pleine expansion parce que cette année nous allons créer 5 nouvelles écoles sur sur le continent africain essentiellement mais pas que il y a un projet dans les Balcans d'une école cyber d'un centre cyber qui sera posé au montenénéro en partenariat avec la Slovénie une école de formation maritime au Sri Lanka une école de protection de la biodiversité et des espaces naturels au Congo et au Gabon et ensuite une école de transmission qui sera positionnée sur Abidjan donc vous l'avez compris c'est c'est vraiment le cœur de l'action de la DCSD d'agir à travers la formation en France et dans ce réseau d'école deuxième mode d'action ce sont des projets qui sont menés donc là aussi je pourrais revenir dans les questions je vais pas m'étendre plus ici mais ce sont des projets qui sont portés par un coopérant souvent avec un opérateur qui lui permet d'appuyer son expertise parce que tout seul il a du mal quand même à à développer ce genre de capacité mais on travaille avec très fréquemment avec expertise France avec dci avec les les économas des armées fait toute la galaxie des opérateurs que ce soit CIV pour le ministère de l'Intérieur lafd bien évidemment mais également des opérateurs étrangers comme enabelle cogenta et donc forcément dans ce paysage de la coopération qui se complexifie le rôle de coopérant des CSD d'expert des CSD devient de plus en plus une sorte d'incubateur ou de catalyseur présent au sein de l'équipe gouvernement du partenaire et qui permet d'appuyer et de développer des projets sur la partie africaine maintenant nous appuyons notre notre action sur deux stratégies stratégies qui sont définies bien évidemment en lien avec nos deux ministères partenaires ministèr des armées ministère d'intérieur les directions du quai très schématiquement là aussi dans la partie stratégie de la partie géographique de la stratégie le but c'est de participer à l'endigment des menaces autour de la périphérie de la bande sa de renforcer nos capacités d'action d'État en mer dans le Golf de Guinée et également sur l'autre volet africain sur la partie est de renforcer les espaces de souveraineté autour de la zone sud de l'Océan Indien de la Réunion et de de mayott mais c'est aussi une partie thématique avec des stratégies dédiées sur la partie cyber sur la partie sécurité intérieure et sur la partie formation l'Afrique pour la dcz je vous l'ai dit c'est 2 tiers à peu près de du portefeuille c'est une trentaine de pays c'est un peu plus de 200 coopérants et surtout c'est une vingtaine d'écoles dans ce réseau et l'actualité est est dense parce que actuellement nous terminons le mouvement de réorganisation suite à la fermeture des trois dispositifs au Mali au Burkina et au Niger qui étaient les dispositifs qui concentraent quand même un effort marqué de la direction et donc cette organisation se traduit par la relocalisation de quatre écoles qui étaient présentes dans ces pays donc il y a une école logistique qui va être Bénin qui qui qui est déjà reparti au Bénin une école qui est menée par les douanes qui qui s'appelle l'Académie des frontières qui va être également relocalisée une école de protection civile qui était à Waga qui va aller à Djibouti et une école de santé qui va rejoindre le pôle de santé de de Lomé au Togo euh donc c'est c'est c'est une réorganisation qui est relativement complexe à mener mais à la fois facilité également parce que au moment où on commençait à fermer ces écoles où on a annoncé à nos partenaires que nous avions fermé les sites il y avait cinq pays qui étaient déjà en train de venir nous demander de récupérer chez eux ces écoles parce que je pense que un c'est un vrai outil de formation très intéressant pour le pays mais c'est aussi un outil de rayonnement pour ces pays qui leur permet de d'attirer en formation toute la sous-région dans dans leurs écoles le deuxème axe de l'actualité africaine c'est l'appui au ministère des armées dans la transformation des bases et on pourra y revenir si vous le souhaitez pendant les questions de façon à im immerger dans ces bases des centres de formation donc des envr des académie porté en commun avec la DCSD donc ça sera le cas à Abidjan au camp porortboué où une école de transmission va voir le jour pour former les spécialistes dans ce domaine làà et également au Gabon sur le camp de charles- de gaaule une école d'administration qui sera également rentrée dans l'école dans le camp et qui permettra de de donner cette dimension de partenariat partagé sur le camp pour autant comme le disait nos anciens pendant les travaux la vente continue et pendant que cette réorganisation se fait il y a énormément de projets il y a une vraie une vraie ambition qui est portée parce qu'il y a de plus en plus de demandes de nos partenaires pour une coopération dans ce domaine de la défense et de la sécurité intérieure et je cite juste trois trois projets l'école cyber de Dakar qui est un un H technique qui est en pleine expansion qui va peut-être être répliqué en Afrique du Sud à la demande des Sud-Africains qui veulent également se doter d'un outil de formation dans ce domaine en particulier dans toute la partie vous savez de de traçabilité des Bitcoin et de de problèmes de cryptoonnaie deuxème deè axe très fort c'est sur la protection civile en Afrique en particulier sur l'Afrique de l'Ouest un pays comme le Cameroun mais aussi le Bénin la Mauritanie la le Sénégal la Côte d'Ivoire nous demande d'investir massivement et là aussi on le fait bien sûr avec lafd et bien sûr avec des partenaires opérateurs de façon à développer des centres de secours un maillage territorial et parfois même tout simplement un numéro d'appel centralisé pour le pays et de développer une plateforme de d'appel de secours et puis dernier point qui est également un axe d'expansion c'est la formation professionnelle et la direction mène deux projets dans ce domaine là un en Guinée conacry et un en au Congo Kinshasa euh de de formation sous l'angle vous savez le service militaire adapté qui qui existe dans nos territoires outrom et donc donc c'est des projets qui sont en pleine expansion là aussi il y a beaucoup de demandes etess d'essayer de créer des centres de formation alors celui de Guinée conacry a une dizaine d'années maintenant est en voilà en bonne santé celui de Kinshasa débar démarre et il y a beaucoup d'autres pays qui nous demandent également de de lancer ce genre d'initiative euh pour former soit des jeunes qui étaient dans des rébellions pour les leur permet de se reconvertir soit des jeunes qui sont sortis des systèmes scolaires et qui ont qui ont qui ont besoin de formation voilà je pour pas être trop long donc trè 3ème point sur cette nouvelle période qui s'ouvre donc la fin de barcane bien sûr le départ de du Sahel la réorganisation en cours qui est une vraie transformation mais qui ouvre aussi beaucoup d'opportunités et et c'est pour ça que j'ai un discours assez optimiste sur sur l'avenir de nos coopérations parce que ce cette transformation appelle un nouveau dialogue et appelle une voilà un dialogue avec nos partenaires qui permet de partir sur de nouvelles initiatives de nouvelles opportunités il y a quatre points que je voudrais développer rapidement le premier c'est ce formidable réseau d'écolees et d'académie qui va être comme je le disais le point d'ancrage de de de développement de ces coopérations sous trois dimensions une dimension thématique pour dével developper le réseau sur des axes qui n'existent pas ou qui ont besoin d'être renforcés en particulier dans le domaine de la sécurité maritime il y a un vrai aussi besoin de nos partenaire exprimé sur la côte africaine de renforcer les capacités non seulement de la marine mais aussi de l'action d'État en mer de façon plus générale sur les problématiques de pêche de pollution et de gestion de l'espace de leur de leur ZDE sur la protection civile j'en ai parlé une autre thématique qui aussi est très importante c'est la la problématique protection des espace naturel lutte contre les trafics gestion en fait toute la partie de ces parcs naturels deuxième dimension c'est une dimension de gouvernance qui é aussi un axe d'expansion très important et qui est qui est le début d'une nouvelle aventure je pense qui est l'ouverture de ces centres et de ses écoles à nos partenaires européens en particulier et donc l'Union européenne est un acteur majeur de la coopération bien sûr de plus en plus mais à lancer vous le savez peut-être une initiative qui s'appelle euh security and defense initiative pour remplacer les missions qu'il menait sous forme de mission de de formation donc les fameuses iutm les training mission de l'Union européenne et donc cette initiative qui est lancée dans le domaine de la sécurité de la Défense va se traduire concrètement par l'envoi de conseill militairees de conseillers sécurité intérieure dans les ambassades les délégations de l'Union européenne en particulier dans les pays africains concernés et l'idée c'est de répliquer un petit peu le mode de coopération porté par la DCSD et il nous demande de venir s'appuyer sur nos centres sur les écoles du réseau pour venir délivrer dans ces écoles qui existent et qui ont déjà les stagiaires qui sont présents et envoyer des experts donc nous on ni VO aussi un avantage majeur c'est aussi de partager euh les compétences de partager les financements et à ce titre là la ilct fait exemple là aussi de de maison témoins puisqu'il y a maintenant 13 pays bailleurs qui sont présents les États-Unis bien évidemment le Canada l'Australie la Norvège les Pays-Bas le Danemark et l'Italie et j'en pass c'est des meilleurs mais cette cette expansion vers des partenaires va nécessiter également un effort de gouvernance de ces écoles de façon à avoir un conseil d'administration structuré puisqu'on va changer vraiment de palier de dimension dans la la gestion de ces écoles et puis le trè 3è axe rapidement c'est histoire de de méthode et d'essayer de répliquer ces trois piliers que je présentais rapidement de la ilct d'avoir un pilier très interministériel puis il est plutôt opérationnel et a une troisème dimension recherche qui permettra de donner une vraie épaisseur à ces écoles deuxè axe très rapidement également toutes ces nouvelles initiatives qui arrivent donc des initiatives vous avez vu au 14 juillet le 14 juillet dernier tous ces jeunes des lycées militaires africains des écoles de formation initiale africaine qui sont très importantes dans ces pays parce que c'est souvent là d'ailleurs où le vivier et l'élite du pays est formé sont tous venus défiler sur les ChampsÉlysées et donc l'initiative maintenant consiste à essayer de faire vivre ce jumelage et avec nos lycées militaires français et de façon à densifier les liens entre ces établissement il y a un séminaire qui vient de se tenir à tour et là aussi c'est un axe très intéressant parce que on travaille sur la jeunesse et on travaille sur l'avenir on forme des générations qui auront cette habitude de de travailler ensemble mais c'est aussi le cas sur des échanges réciproques là aussi c'est nouveau de cadres africains qui viennent dans nos écoles comme formateurs il y a un capitaine ivoirien qui est actuellement à ququidan en tant que formateur des élèves français à ququidan un capitaine français qui est à l'école de zambac en Côte d'Ivoire et qui forme en réciproque des des élèves officiers Ivoiriens un Mauritanien devrait venir à l'école d'étatmajor en France et des stagiaires français sont maintenant bien plus présents dans les écoles de nos part partenaire qu'avant et cet aspect de de de d'équilibre de réciprocité est aussi très intéressant parce que ces jeunes stagiaires c'est assez nouveau d'avoir un stagiaire à l'école de guerre de noakchot en Mauritanie par exemple c'est aussi une expérience extraordinaire pour ces jeunes officiers qui se forment et qui vont qui vont effectivement découvrir aussi beaucoup de choses 3ème axe c'est l'augmentation des offres de formation en France en particulier de façon à développer encore une fois le le la surface de contact donc c'est vrai par l'augmentation de place dans les structures qui existent mais aussi par des stages nouveaux des formations nouvelles qui sont développées donc c'est vrai à l'école des administrateurs maritimes au Havre par exemple avec un cursus qui vient d'être mis en place pour des officiers étrangers dans les écoles de sapeur pompiers dans les écoles du renseignement dans le domaine du renseignement de la contreingérence de la formation aux médias et donc il a y a une vraie réflexion pour essayer de doubler minimum le nombre de places que nous offrons nos partenaires africains dans dans les cursus de formation français voilà et puis dernier point qui est qui est un point de réflexion aussi sur lequel je pourrais répondre dans les questions si vous le souhaitez c'est le rôle euh de de de catalyseur ou de de de travail en commun avec l'équipe France dans un paysage de coopération qui est de plus en plus complexe et de plus en plus concurrentiel je pense aussi on peut le dire avec tous nos opérateur expertise franche je les ai cité civipol défense Conseil international le DA et puis d' l'Ifo Temis la coogenta [Musique] enabel la FD bien sûr dans lequel la DCSD joue un rôle comme je disais de d'incubateur ou de catalyseur de porter l'expertise gouvernementale d'un projet avec le partenaire et l'ambassade pour permettre le développement en équipe France de projets beaucoup plus ambitieux le portage type c'est celui qu'on est en train développé à Singapour sur un projet qui s'appelle global port security pour la sécurité portuaire d'une dizaine de ports autour de la région de Singapour le but étant à la fois de gérer des incidents réels qui ont eu lieu dans ces ports qui ont une incidence très forte pour le commerce international français puisque sur les voies de navigation mais également de diffuser les bonnes pratiques et de travailler sur la prévention de ces risques et de ces incidents et donc c'est un un expert spécialiste de la protection civile français qui est basé à Singapour et qui va s'appuyer sur un opérateur et l'Union européenne pour développer un projet vraiment ambitieux sur une dizaine de ports de la région et avec un appui d'une dizaine de millions d'euros de de l'Union européenne voilà ça c'est quelque part l'avenir de ces projets en coopération d'un expert qui va développer avec des opérateurs un un projet un peu ambitieux voilà je j'ai été très rapide j'ai survolé ce que je voulais vous vous dire la DCSD euh n'hésitez pas à y revenir pendant les questions je laisserai la parole au général all du président merci mon mon général pour cette présentation de la DCSD dont on mesure bien l'ampleur de de la mission à la fois dans un cadre interministériel international et qui finalement nous donne également des belles perspectives en matière de coopération notamment en matière de de sécurité et de défense et désormais effectivement la parole éé au général kam directeur de lailct en Côte d'Ivoire n en général nous avons hâte de de vous entendre ben je vous remercie monsieur le président c'est véritablement un honneur et un grand privilège pour moi d'être au milieu de vous ce matin pour vous présenter l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme qui est un outil structurel de la stratégie de lutte contre le terrorisme en Afrique je voudrais dire un grand merci au gouvernement de Côte d'Ivoire qui a autorisé cette mission dire merci également euh euh au général de corps d'armée colcombé euh qui a bien voulu associé à cette audition et merci monsieur le Président pour votre accueil alors en guise d'introduction euh le Sael fait face depuis près d'un quart de siècle à de nombreuses convulsions sécuritaires qui sont d'origine diadiste dans le Chema d'expansionnisme des mouvements diadistes vers les pays du Golfe de Guinée la Côte d'Ivoire apparaît comme un objectif stratégique d'autant plus que elle symbolise l'ancrage d'une présence occidentale visée par le narratif dadiste c'est au regard donc de cette menace que le gouvernement de la Côte d'Ivoire euh en liaison j'allais dire en partenariat avec le gouvernement de la France a créé l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme ce projet qui est unique a été porté par nos deux présidents à savoir le président Alassan Ouatara et le président Emmanuel Macron lors du sommet Union africaine Union européenne qui s'est tenu en novembre 2017 à Abidjan euh l'objectif est donc de renforcer l'État de droit et la protection des populations africaines et bien contre la menace terroriste en améliorant la réponse des pays africains alors pour ce qui concerne mon idée maîtresse je je dirais ce qui suit l'Académie est donc le fruit d'une coopération bilatérale exceptionnelle comme je l'ai dit tantôt entre la Côte d'Ivoire et la France laquelle vise un élargissement international de sa gouvernance elle s'offre comme un instrument interministériel au service donc de la formation de l'entraînement et de la recherche dans le domaine de la lutte contre le terrorisme pour étailler cette idée maîtresse je vous propose pose le plan suivant j'exposerai d'abord le cadre normatif qui a permis la création de l'Académie et ensuite les objectifs les moyens la gouvernance les financements dont elle est pourvu le bilan de ses activités de 2019 à 2023 et je terminerai enfin par les perspectives pour ce qui concerne l'année 2024 le cadre normatif qui a permis la création de la Académie est constitué de plusieurs accords intergouvernementaux ivoirau-français don le premier a été signé le 21 décembre 2019 et est relatif à la création d'une académie internationale de lutte contre le terrorisme et les deux autres signés respectivement le 10 juin 2021 et le 6 avril 2023 sont relatifs à l'organisation et au fonctionnement de la dite académie ensuite il y a eu plusieurs décrets dont le premier portant organisation et fonctionnement de l'Académie et le deuxè qui porte nomination de votre serviteur en qualité de directeur général de cet outil et enfin une loi celle du 11 mars 2022 qui porte ratification de l'ordonnance de création de l'Académie alors pour ce qui concerne les objectifs et les moyens nous allons commencer par la cartographie de la alors euh l'Académie comme vous le savez c'est un projet qui se veut ambitieux et est déployé sur un site adapté elle est située à 65 km d'Abidjan dans une localité qu'on appelle Jacqueville et elle est localisée entre la mer et la lagune elle est déployée sur une superficie de 1200 hectares de cocoterin et comme vous le voyez sur le panneau de droite au sud vous avez la zone administrative de l'Académie et au nord l'espace d'entraînement alors pour ce qui concerne les mission de l'Académie elle se décline ainsi qu'il suit la première mission est de renforcer les capacités opérationnelles des unités engagées dans la lutte et la deuxième est de créer une communa une culture du contreterrorisme qui sont communes à la fois aux forces africaines ainsi qu'à leurs partenaires extérieurs et la troisème et la troisème est d'améliorer la coordination interministérielle de tous les acteurs impliqués dans la lutte alors à l'Académie nous avons une approche qui se veut globale et inédite du contre terrorisme qui prend en compte l'ensemble du spectre à savoir les quatre temps de la lutte le premier temps est bien entendu le renseignement qui permet d'identifier les organisations leurs financement leur personnel ainsi que leur doctrine le deuxème temps c'est la gestion d'une crise terroriste qui consiste à neutraliser l'action des terroristes c'est le temps de l'effort le 3è c'est l'exploitation judiciaire du terrorisme et le 4è c'est l'entrave financière administrative et judiciaire au réseau terroriste pour ce con le projet pédagogique il s'articule autour de trois piliers dont le premier est l'école interministérielle de formation des cadres qui a été créé en 2019 le deè pilier est le complexe d'entraînement des forces spéciales et des unités d'intervention spécialisé qui a été créé en 2020 et le 3è est l'institut de recherche dont le premier colloque s'est tenu en 2021 Abidjan alors l'Académie comme je l'ai dit tantôt est une initiative bilatérale novatrice pour un projet international et qui est basé sur un engagement interministériel qui est indispensable à sa mise en œuvre en Côte d'Ivoire la coordination de nos activités est assuré par la Primature et le ministère de la Défense en assure la tutelle en liaison avec les ministères de l'intérieur de la sécurité de la justice et des droits de l'homme en France le projet est porté comme la comme vous le savez si bien par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères euh qui implique ces homologues des armées de l'intérieur ainsi que de la justice alors pour ce qui concerne la gouvernance de l'Académie elle s'articule autour de trois points euh le conseil d'administration la Direction Générale et le comité scientifique alors pour votre parfaite information sachez que le premier conseil d'administration de l'Académie s'est tenu le 11 mai 2023 sur le site à Jacqueville et a été présidé par le ministre d'État ministre de la défense de Côte d'Ivoire monsieur té Ibrahim awatara qui est par ailleurs le président du conseil d'administration et ce conseil d'administration a réuni en tout 11 pays et organisation international marquant ici l'ouverture de euh la gouvernance de l'Académie aux contributeurs extérieurs le deuxè conseil d'administration a eu lieu quant à lui le 11 janvier euh 2024 toujours sur le site de l'académie et à regrouper euh 16 pays et organisations internationales les membres fondateurs la composition du conseil d'administration se décline de la façon suivante les membres fondateurs sont bien évidemment la Côte d'Ivoire et la France les membres permanents euh dont on bénéficie de l'appuie politique j'allais dire c'est l'Union africaine et la CEDAO la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest les membres actifs ce sont les membres euh ce sont les pays les organisations internationales les partenaires techniques et financiers dont la contribution annuelle minimale est de 500 €. pour ce qui concerne le seuil minimum de 150000 € euh ce seuil a été proposé pour être membrre associé et ce seuil va être rediscuté lors d'un comité technique à la demande du président du conseil d'administration et à cette occasion des critères inclusifs vont être proposés pour permettre aux pays africains d'y participer en mettant à disposition des experts alors pour ce qui concerne les financements de l'Académie ils sont multilatéraux voilà ici vous avez la liste des membres associés et les membres actifs qui ont donné des contributions à l'Académie il faut noter que le plus important de nos contributeurs demeure l'Union européenne qui a mise à disposition une contribution de 9 900000 € notre objectif est de péreniser notre travail collectif et de promouvoir l'ancrage africain du projet ailct avec l'adhésion de nouveaux pays africains au sein de la gouvernance alors pour ce qui concerne les activités de 2019 à 2023 nous avons eu à former un peu plus de 1400 stagiaires qui sont issus de 26 pays africains et nous avons enregistré 150 sessions de formations notre public provient général des quatre Afriques de l'Afrique francophone anglophone lusophone et arabophone le public est d'un statut divers ce sont des préfets des magistrats des policiers des gendarmes des militaires des personnels de l'administration financière et pénitentiaire les experts sont essentiellement pour leur des Français et des Ivoiriens pour ce concerne la Côte d'Ivoire ils proviennent des forces spéciales de la gendarmerie de la police nationale des sapeurs pompiers et du ministère de la justice en France c'est le parquet national antiterroriste la sous-direction antiterroriste la Direction Générale des Services intérieur j'espère que je me trompe pas le commandement des opérations spéciales la la Direction du renseignement militaire le G le raide l'école nationale de magistrature euh nous avons depuis pratiquement 6 mois euh nous avons observé la présence d'un contributeur ex extérieur et est allemand voilà et il intervient essentiellement au niveau du pilier 2 voilà et il est issu d'une structure qui est le GSG9 une structure allemande alors pour ce qui concerne les formations en 2023 il y a au total 33 stages représentant 45 semaines de formation qui ont été organ et nous avons eu à enregistrer 607 stagiaires dont 283 nationaux et 324 internationaux et comme j'ai dit tantôt tous issus de des 26 pays d'Afrique et des anglophones ont été enregistrés dans six stages et des arabophones dans un seul stage pour ce qui concerne la répartition des stragires par pilier il y a au total 14 199 stagiaires pour le pilier 2 et 408 stagiaires pour le pilier 1 le taux de participation des femmes est en légère hausse nous avons eu euh à enregistré 9 % des stagiaires et 32 % des experts pour le pilier 1 et maintenant pour ce qui concerne le pilier 2 au cours du dernier trimestre 2023 nous avons enregistré la présence de de femmes alors toujours au titre du bilan des activités sachez que les activités de l'Académie ont été caractérisées par des développements j'allais dire ont été caractérisés par des partenariats voilà des partenariats notamment avec une institution internationale qui est l'onudici l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime également par l'organisation pour l'interdiction des armes chimiques l'organe international pour le contrôle des stupéfiants et également le Comité international de la Croix-Rouge les interventions d'entité internationale tel que le CICR donc le Comité international de la Croix-Rouge ont permis au pilier 1 de bénéficier de formation sur le droit international humanitaire le partenariat avec l'onuici a permis à l'Académie d'abriter sur son site une formation régionale au traitement des engins explosifs improvisé et des séminaires ont été organisés au profit des parlementaires Ivoiriens de la commission sécurité et défense alors pour ce qui concerne les perspectives 2024 voici le Chema directeur de réalisation des futures infrastructures pour la période 2023-2024 alors pour ce qui concerne pour ce qui concerne le 4e trimestre 2024 euh le 4e trimestre 2023 donc en haut à gauche nous avons eu à réaliser un ponton lagunaire un pon lagunaire euh qui permet le désenclavement lagunaire de l'Académie et juste à côté nous avons en projet de réaliser la zone contre terrorisme maritime du 1er trimestre 2024 au 1er trimestre 2025 nous allons construire quatre bâtiments avec les fonds mis à disposition par l'Union européenne il s'agit du bâtiment cadre du bâtiment Hute du centre médical et du bâtiment logistique au 3e trimestre 2024 nous allons réaliser trois infrastructures à savoir le polygone explosif et le champ de tir 1000 m voilà qui sera réalisé par les Américains de même que le parcours de tir adapté qui sera réalisé par les émiratis donc il s'agit de quatre infrastructur et enfin la zone contre terrorisme tubulaire du 1er trimestre 2025 jusqu'au au 4e trimestre 2025 nous allons réaliser euh successivement la zone de combat en terrain libre la zone urbaine la zone 3D et la piste d'audace alors pour ce qui concerne les perspectives 2024 toujours il sera question pourous nous de favoriser la dimension africaine de l'Académie à travers sa labilisation comme centre d'excellence par l'Union africaine nous allons aider également au développement de la pédagogie en s'appuyant sur des partenariats de haut niveau notamment avec l'onud d'ici l'académie militaire de saint-cire le C kidan l'Institut international pour la justice et l'État de droit et nous allons enfin sécuriser le site de l'Académie par l'édification d'une culture alors l'option c'est une lutte antiterroriste déterminé respectueuse des droits de l'homme et des conventions internationales voilà effectivement nous avons aussi j'allais dire nous avons pour ambition de recentrer donc de revoir en accord avec la DCSD euh et à la demande même de l'Union européenne le recentrement de nos efforts de formation pour qu'elle porte encore plus sur l'état de la menace parce que comme vous le savez la menace est en train de descendre depuis les pays saéliens vers les pays côtiers donc il sera question euh pour nous tout en maintenant la coopération avec les 26 pays dont j'ai parlé voilà d'organiser des stages à la carte euh au profit des pays côtiers de l'initiative d'Akra à savoir le GAN la Côte d'Ivoire le Bénin et le Togo également voilà il sera question de valoriser la participation des femmes aux formations de l'Académie pour faire croître davantage le taux de participation des femmes et nous allons associer les bailleurs voilà parce que de plus en plus les bailleurs souhaitent qu'on puisse les associer au processus de sélection des stagiaires nous sommes donc en discussion avec la DCSD pour voir la faisabilité alors en guise de conclusion je dirais que l'Académie est un modèle de coopération régionale unique et promoteur en effet dans un environnement où l'intervention des puissances occidentales est souvent mal perçu en particulier par la jeunesse du continent africain nous pensons que la meilleure réponse internationale à la lutte contre le terrorisme elle pourrait être la monant en puissance des outils africains l'Académie au travers de sa vocation était un outil précieux de renforcement capacitaire des pays africains je vous remercie merci beaucoup mon mon général pour cette présentation très complète qui nous permet d'avoir vraiment un aperçu complet de du fonctionnement de la ilct de sa genèse et de de ses projets à venir nous allons désormais prendre les interventions des orateurs de groupe et pour le groupe Renaissance nous commençons par Lisiane metteiller merci monsieur le Président au nom du groupe Renaissance je vous remercie sincèrement général Colcombet et général Kamé pour votre participation à nos travaux portant sur l'Afrique au sein de la commission de la Défense nationale et des forces armées et je vous adresse des remerciements appuyés pour vos interventions très éclairantes sur la coopération de sécurité et de défense avec les pays africains et en particulier la Côte d'Ivoire qui fera l'objet de ma question bien sûr puisque j'y suis née et j'y ai vécu un certain nombre d'années afin d'adapter l'offre de formation et d'expertise aux menaces sécuritaires actuelles il auquell font face les pays africains donc la France a donc mis en œuvre des nouvelles modalités de coopération en matière de défense et sécurité prenant en compte des nouveaux paramètres tels que l'émergence de nouvelles menaces comme la cybercriminalité et la protection civile donc dans la perspective de renforcement des capacités des forces de sécurité intérieure et des armées la France a établi un partenariat avec ces pays en mettant en place deux nouvelles écoles nationales à vocation régionale tel votre présentation de l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme en Côte d'Ivoire comme vous l'avez indiqué dans votre propos liminire cette Académie a été lancée en 2017 conjointement par les deux présidents àassan Watari et Emmanuel Macron elle a été ensuite rejointe par l'Union africaine et la Communauté économique des d'Afrique de l'Ouest et ambitionne de devenir une structure de référence internationale dans la lutte contre le terrorisme alors face aux enjeux sécuritaires majeurs généré par la menace terroriste en Afrique de l'Ouest la France a également réaffirmé en mai 2023 son engagement en Côte d'Ivoire dans la lutte anti djihadiste à cet effet comment l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme faciliteelle la coopération régionale entre les pays africains dans le domaine de la sécurité et la défense et quels sont les principaux défis auquels l'Académie est confrontée dans le contexte actuel de munacité terroriste mondiale et comment cette initiative contribue-t-elle à renforcer la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme je vous remercie merci chers collègues alors j'ai été saisi d'environ une dizaine de questions donc je vous propose de diviser en trois parties pour rendre ça plus plus dynamique pour le groupe rassemblement national la parole est à Franck Giletti merci monsieur le Président messieurs les officiers généraux mon groupe politique a eu l'occasion au sein de cette commission de pointer les incohérences les manquements et les herement nombreux de la politique française en Afrique depuis que Emmanuel Macron la dirige à supposer que le verbe diriger soit celui qui convienne quand la diplomatie française est à ce point brouillonne et malmenée par celui qui devrait l'incarner et que nos forces armées se retirent contraintte et forcé de trois des pays qui constituent feu le G5 Sahel nous ne cesserons de dénoncer la politique néfaste et même l'absence de politique on arrive à la fin d'un cycle autant faire la conclusion du président de la République sur un continent pourtant stratégique pour autant nous n'oublions pas le cap qui guide les interventions militaires en Afrique celui de la lutte contre le terrorisme dans ce domaine nous saluons la mémoire des nombreux militaires des États africains comme des militaires français qui ont perdu la vie dans ce combat et nous saluons également mon général le rôle précieux de nos alliés dans ce domaine le la Côte d'Ivoire est plus qu'un partenaire c'est un pays ami et notre coopération avec elle est ancienne dans de multiples champs dont la défense et la sécurité cela amène plusieurs questions de ma part nous savons que la formation des futurs officiers centrales pour les armées vous pouvez chacun messieurs en témoigner du fait de vos parcours à saint-cir ou au sein de l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme ma question portera sur l'attractivité des écoles des armées françaises auprès des jeunes d'Afrique et singulièr de Côte d'Ivoire pouvez-vous nous dire combien de ces jeunes suivent une partie de leur formation au sein d'un cursus militaire français pouvez-vous également nous donner quelques éléments quant à l'attractivité pour ne pas dire la concurrence des cursus d'autres pays nous savons que la Chine la Russie et la Turquie ont des ambitions dans la matière j'auris une autre question en tant que rapporteur du budget r liée à la lutte antiterroriste après la réduction des forces armées françaises et des moyens au sol mener cette lutte est plus complexe le président Macron a d'ailleurs annoncé une réduction de nos effectifs stationnés en Côte d'Ivoire qui s'ajoutera au retrait que j'évoqué précédemment dans ce contexte l'intervention par les air s'avère souvent indispensable pour frapper une cible terroriste nous savons cependant que comme toutes les solution l'intervention aérienne n'est pas optimale et qu'elle peut provoquer des dommages collatéraux intisant le ressentiment des populations locales le général français Vincent Desport par exemple est très sceptique quant à la guerre depuis l'air qui par les dommages qu'elle inflige peut produire plus de terroristes qu'elle enen détruit je me contente de citer son avis je serais très intéressé messieurs d'avoir le vote sur cette question comment continuer à mener effacement la lutte contre le terrorisme avec moins d'effectifs français du moins au sol je pose la question d'un point de vue français pour le général colcombé et je suis par ailleurs très preneur du retour d'expérience du général kam sur la manière dont la Côte d'Ivoire conçoit et mène la lutte contre le terrorisme et comment elle s'adapte à nouvelle donne concernant la France je vous remercie merci et pour cette première série je propose désormais de prendre la question de la France insoumise la parole est à Frédéric Mathieu merci monsieur le Président merci messieurs les officiers généraux pour vos présentations très intéressantes j'essaie d'être le plus rapide possible la France a des des accords de coopération avec dans dans des pays qui constituent d'anciennes colonies françaises en Afrique et ces accords date des années 60 on sait qu'à une époque le président mitteran avait émis quelques doutes sur comment dire l'utilité encore de ces accords tels qu'ils avaient été conclus à l'origine alors bien entendu les accords évoluent les doctrines peut-être de de vie de ces accords de comment on les fait vivre comment on les comment on les applique évolue également néanmoins on a le sentiment que la question continue à se poser et notamment sur le plan accord de défense de ces accords de coopération qui sont vous l'avez dit mon général plus plus globaux que cela il est souvent reproché à la France de venir au secours de régime autoritaire en difficulté internes au termes de ces accords parfois aussi de faire vivre ces accords en fonction de la protection des intérêts spécifiques de la France qui fait naître aussi des reproches d'ingérence on peut voir aussi également la France se comporter différemment par exemple par exemple cet été il y a eu un coup d'État au nigerre un coup d'État au Gabon la politique de la France a été différente vis-à-vis de ces coups d'État que ce soit au Niger ou au Gabon euh et on se retrouve donc avec une image de la France qui semble brouiller est-ce que ce sont les accords qui sont tels qu'ils ont été définis à l'origine qui sont en cause est-ce que c'est la façon dont on les applique est-ce que on n'aurait pas intérêt aujourd'hui à refonderer de nouvelles coopérations notamment dans le cadre des accords de défense le général Kamé a signaler tout à l'heure aussi la grande interrogation que pouvit avoir la la jeunesse dans différents pays du continent quant à la l'ingérence qui pouvait le sentiment d'ingérance et d'injustice qui pouvait tiré de la position de la France lors de différents événements différentes crises et puis ça a été rappelé aussi on a des acteurs très agressifs qui viennent sur le continent africain notamment la Russie et la Turquie qui se privent pas de faire beaucoup d'influence beaucoup de désinformation et la France est finalement l'une de leur toutes premières cibles donc n'att-t-on pas intérêt finalement à à revoir les choses de manière un petit peu plus globale pour refonder des partenariats plus égalitaires plus fraternels et aussi barrer le passage à des pays comme la Russie et la Turquie merci merci à tous les trois pour vos questions mon général vous souhaitez commencer je vais commencer en particulier sur le la partie formation effectivement pour rester un peu dans le cœur de de ce qu'on fait c'est c'est vous avez parfaitement raison c'estàdire que le l'axe formation initiale en particulier est dimensionnant pour les 30 ans qui suivent la perte d'influence en particulier ou la difficulté qu'on a avec certains membres des gouvernements au Niger au Burkina au Mali fait que vient en particulier du fait qu'ils n'ont pas du tout été dans la sphère francophone où francophil ils ont été éduqués en Russie ils ont été éduqués en Chine et donc il y a une vraie un vrai décalage par rapport aux relations qu'on avait pu avoir avant avec des gens qui étaient passer dans nos écoles et on le voit régulièrement quand on se déplace c'est une vraie richesse d'où la volonté d'ouvrir de plus en plus de places dans les écoles de formation d'où l'initiative vers les lycées militaires vers la jeunesse de façon à initier le plus vite possible ces ceses expériences mutuelles réciproques dans dans la formation on ne peut pas lutter face aux concurrents que sont la Chine que sont la Russie que sont même la Turquie ou le Maroc en terme de formation quand nous on va rentrer 5 ou si officiers rentrer 500 et donc après c'est une question de qualité et de de densité de la formation qui est menée mais c'est un axe majeur vous avez raison c'est vraiment là-dessus qu'il faut qu'on fasse effort mais il faut aussi des moyens il faut qu'on trouve des des des places disponibles c'est vrai aussi à l'école de guerre à Paris c'est vrai aussi dans l'école des commissaires en fait c'est tout ce dispositif de formation que j'ai développé rapidement et je pense que ça c'est vraiment une façon de de lutter contre cette concurrence en particulier par la la connaissance R et ça va aussi dans l'autre sens c'estàd former des Français dans les centres africains c'est aussi une marque de confiance réciproque et qui donne aussi une vraie dimension d'échange on avait un peu pêché dans ce domaine là et je pense que c'est un peu l'axe qui est en train de se développer actuellement vous dites que le le retrait de au Mali nigère peut-être expliqué par le fait que ces officiers sont moins passés par les écoles françaises j'ai pasis excusez-moi que je dis c'est que é de relation qu'on a dans le dans le contact avec les les membres des gintes avant la rupture définitive ce sont des officiers qu'on ne connaît pas avec lesquels on avait pas de relation on avait pas de barmou qui est le actuellement le le Semma nigérien est un est un officier qui a été éduqué toute sa scolarité aux États-Unis et donc il y a un tropisme très très marqué pour les États-Unis au Mali c'est exactement la même chose c'est des gens qui ont été formés beaucoup sur sous l'air soviétique qui sont passés dans les universités à Moscou et donc qui ont naturellement des facto et un substrat différents de réflexion bon çaexplique pas tout mais c'est c'est une une une difficulté deuxième AX rapidement c'est sur la partie 3è dimension aéronautique qui est un un défi vraiment aujourd'hui d'arriver dans les coopérations qu'on mène à à passer cap on a fait beaucoup de coopération dans beaucoup de domaines spécialisés dans le domaine de la 3è dimension on a du mal parce que ça demande des compétences du temps des spécialistes donc il y a deux expériences qui sont plutôt réussies une au Sénégal avec une école de formation à thè qui s'appuie maintenant sur Air Sénégal et qui forme en autonome des pilotes mais il reste c dimension de logistique de mécanique et de suivi donc on a développé je l'ai pas je l'ai pas précisé mais on a une dizaine de projets avec des coop diff spécialistes de l'Armée de l'Air exactement dans ce domaine là deux dimensions renseignement ISL renseignement aérien pour développer des formations des capacités dans ce domainel et puis une deuxème dimension qui est celle de la la gestion d'une flotte aérienne et d'être capable d'opérer en autonome effectivement pour être capable d'intervenir sans en minimisant et en respectant le maximum les règles d'engagement dans ce domaine mais c'est c'est un axe qui est compliqué on s'appuie sur des sociétés françaises aussi pour ça parceil y aussi tout une dimension de soutien à l'explortation derrière ces coopérations pour permettre mettre en place un matériel de former sur ce matériel et ensuite de permettre de développer un contrat et une mise en formation sur une série donc et union en particulier pour le domaine aéro travaille beaucoup dans ce domaine sur la partie de de de la ilct et je laisserai le général bien sûr répondre mais un des défi c'est de passer le cap je dirais de la naissance de ce beau projet donc qui est bien né maintenant il faut réussir l'adolescence et la croissance du projet et dans deux dimensions une pérénité financière parce que là on a effectivement de ou 3 ans avec les bailleurs internationaux pour permettre de développer de continuer à développer le projet mais il faut pas que le soufflet retombe et que le le le je dirais l'aspect qui est encore un peu symbolique d'un objet politique devienne ensuite quelque chose qui s'effondre par manque de de soutien international c'est le cas sur l'école du G5 sa à noakchot qui a été développé dans le cadre de l'alliance Sael et du développement qui est une école qui est en Mauritanie qui est un collège de défense internationale qui est porté également par plusieurs bailleurs et sur lequel nous avons une vraie ambition de continuer à développer ce centre de formation parce que il y a une simulation des outils de simulation très modernes qui y sont mais le risque qu'on court comme pour les ilct c'est fin du G5 des intérêts des partenaires et des bailleurs et donc une structure qui aura du mal à vivre donc premier défi c'est un défi financier deuxième défi c'est un défi de de renforcement des capacités de formation des experts internationaux puissent être mobilisés en particulier dans le domaine des forces spéciales il y avait tout je par rentrer trop dans les détails mais vous savez que l'opération takuba qui était au au Sahel avec des partenaires des forces spéciales internationaux il y a un une réflexion sur une formation en commun avec nos amis africains de plusieurs détachement spécialisé de forces spécial des cespays pour venir renforcer l'intérêt et le centre de formation les Américains sont très présents ils font chaque année un exercice qui s'appelle flintlock qui est un exercice majeur de force spécial au sein de l'Académie voilà donc on est très très vigilant euh avec avec avec nos amis Ivoiriens pour garder le l'attention focalisée et donc ne sace que cette présentation aujourd'hui devant vous participe et contribue à ce genre de renforcement euh de l'intérêt pour ces écoles mais au-delà de ça je reviens juste sur le le la problématique ou la difficulté pour nous d' d'internationaliser de développer la participation de bailleur étrangers dans ces écoles dans ces centres de formation qui sera je pense le le défi pour répondre aussi au aux transformations de la présence française en Afrique d'ouvrir ces centres et de travailler avec nos partenaires européens de façon plus concrète d'abord parce qu'il y aurait une moins forte peut-être visibilité militaire française à ce moment-là mais surtout parce que ça nous ouvre d'autres dimensions d'autres perspectives le Danemark par exemple vient d'annoncer une participation substantielle dans l'école de déminage au Bénin dans lequel on forme l'essentiel des des mineurs africains parce qu'il y a pas d'autres écolees sur le continent pour former des des mineurs mais ce qu'on fait nous ne suffit pas et donc l'aide du Danemark est très très bienvenu et c'est ce qu'on va essayer de démultiplier dans d'autres dans d'autres centres au général mais merci mon Général euh je crois que jeis commencer par la première préoccupation celle de madame qui a posé la question de savoir mais comment cette initiative peut-elle contribuer à renforcer la sécurité internationale euh je l'ai dit tantôt dans mon intervention l'Académie est un centre de référence pour appuyer les pays africains dans la construction de stratégie et de capacité interministérielle dans le domaine de la lutte contre le terrorisme alors nous savons aujourd que dans le contexte régional qui est de plus en plus dégradé j'allais dit et aggravé par les crises politiques dans les pays du champ nous savons que nous devons être ça nous en sommes conscients et nous travaillons aussi dans ce sens nous devons être au rendez-vous des défis de l'histoire notamment les défis sécuritaires de l'histoire alors donc la réponse que nous apportons est que face à cette situation nous nous nous nous évertions j'allais dire à à faire évoluer notre p pédagogie donc à mettre en place des formations qui sont innovantes de façon continuelle voilà pour permettre à nos stagiaires et bien de pouvoir s'adapter afin d'apporter la réponse opérationnelle la plus efficace dans le domaine de la lutte contre le terrorisme pour ce qui concerne la deuxème préoccupation euh comment l'Académie facilite la coopération régionale alors le le général colcomé l'a dit la la tenue du conseil d'administration en est un exemple édifiant voilà euh le dernier conseil d'administration a eu à regrouper 16 pays et organisation international il y a plusieurs pays qui frappent encore à la porte euh de l'Académie voilà donc je vais pas les citer ici tantôt euh juste pour dire à quel point euh il y a de l'engouement à quel point beaucoup de pays rêve d'intégrer la gouvernance de l'Académie et donc cette gouvernance est j'allais dire la preuve tangible de ce que l'Académie voilà au travers de sa vocation et de l'intérêt qu'elle porte partout dans le monde et bien elle facilite la coopération régionale d'une certaine façon maintenant pour ce qui concerne l'autre préoccupation à savoir comment la Côte d'Ivoire conçoit sa lutte sa lutte contre le terrorisme il faut dire que en Côte d'Ivoire avec l'appui extérieur ur nous euh avons réussi à concevoir une stratégie qui est basée sur l'approche global voilà c'est-à-dire que nous avons compris en Côte d'Ivoire que comme dans bien d'autres pays également que euh la réponse à la lutte contre le terrorisme elle n'est pas seulement militaire voilà elle est militaire certes mais elle doit être aussi économique elle doit être politique euh et tout cela doit être articulé autour de une bonne gouvernance voilà donc c'est cette stratégie là qui est déployée sur le terrain puis bon euh il faut noter également que des moyens importants d'abord il y a une zone opérationnelle Nord qui a été créée voilà parce que la zone opérationnelle nord c'était la zone la plus sensible en son temps euh qui a été créé et des moyens conséquents ont été mis à disposition des forces de défense et de sécurité voilà qui ont été déployé dans le Nord et on procède régulièrement au renforcement de leurs capacités il y a certaines de ces forces qui passent à académie voilà pour bénéficier du renforcement de capacités voilà et puis il y a il y a des structures des structures qui ont été créées par euh le président euh de la République euh notamment le Croat le le centre de renseignement opérationnel antiterroriste euh l'Académie et j'en passe donc c'est toutes ces structur là euh qui ont fait l'objet d'une véritable stratégie qui a été bien pensée et mise en uvre sur le terrain qui permettent à la Côte d'Ivoire de bénéficier d'une certaine stabilité voilà ce que je voulais dire ou merci beaucoup mon mon général on va continuer si vous souhaitez là à prendre les encore deux séries de de questions pour le groupe les républicains la parole est à hbert brigand merciurés merci monsieur le Président Monsieur le général Colcombet monsieur le général all peut-être que ma question va sur recouper avec des questions qui viennent d'être posées donc le 28 janvier euh dernier donc le le Mali le Niger et le Burkina Faso ont annoncé leur retrait de l'alliance des états du Sahel AES et de la cdso la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest alors à l'origine laes je crois avait été créé comme un pacte de défense et de protection permettant la mutualisation de moyens militaires entre autres pour combattre euh les groupes jidistes l'influence déclinante de la France au fil du temps et la perte de pouvoir de la cdso sur ses membres ont conduit à l'émergence d'acteurs nouveau hein comme la Russie par exemple la Russie qui aujourd'hui euh je crois importe grosso modo 40 % des armes euh en Afrique euh qui vient d'envoyer semble-t-il 200 euh militaire miliciens de de Wagner pour fournir une protection et un paraplui sécuritaire au gouvernement arrivé au pouvoir bien souvent d'ailleurs ces gouvernements par des coups d'État alors incontestablement au fil du temps la France je pense n'a pas anticipé n'a pas pris la mesure de l'évolution de cette réalité géopolitique en Afrique alors question quel est aujourd'hui l'impact de cette nouvelle redistribution de cette nouvelle réalité sur la lutte contre le terrorisme au Sahel est-ce que ça change des choses et comment la France peut dans le futur euh continuer à nouveau à peser dans cette finalement concurrence et dans cette lutte cruciale entre autres afin de continuer à protéger euh ses concitoyens merci pour le groupe démocrate la parole est à Josie poeto oui merci monsieur le Président mes chers collègues merci monsieurs les messieurs les généraux donc au nom de mon groupe effectivement je voudrais commencer par vous remercier pour la qualité de vos interventions et qui étaient en même temps aussi très très enrichissante pour notre rédaction avec le nouveau millénaire le continent africain a connu des mutations importante la croissance économique à porté des transformations sociales d'ampleur inédite et pourtant l'Afrique reste le continent d'un certain nombre de vulnérabilités avec des instabilités politiques ou des situations économiques très contr contrasté d'un pays à l'autre le développement durable de l'Afrique ne concerne pas que l'Afrique ouvert tout le monde il touche la France et s'adresse aussi à l'Europe tant sur le plan de nos échanges présents et futurs que sur le plan de la sécurité alors que nous voyons bien à quel point les forces obscure à l'œuvre porte de fruit de grandes déstabilisation l'ADN européenne du groupe démocrate nous porte nous pousse naturellement à favoriser l'action de l'Europe pour renforcer nos relation avec l'Afrique renforcer tous les leviers d'opportunités au service de partenariat équilibré entre Africains français et européens si N nous engageons pas dans cette voie d'autres le feront à notre place d'ailleurs cette compétition est déjà bien réelle il s'agit aussi de savoir comment renouer de solides liens quand cela est nécessaire notre groupe rappelle quoi qu'il en soit que les enjeux de défense ne peuvent pas être évoqué sans y introduire la question d'un développement économique social et environnemental et au bénéfice des en direct direct des populations cela étant dit ma question s'adresse au général colcombé au titre de sa responsabilité à la Direction de la Coopération de sécurité et de défense la France dispose vous l'avez largement rappelé le d'une douzaine dans une douzaine de pays africains d'écooles nationales à vocation régionale les ce qu'on appelle les unvr les formations dispensées apparaissent comme un des éléments clés de la politique de coopération française général alors que nous connaissons un tournant même si vous l'avez aussi déjà abordé d'une certaine enin sous une certaine forme nous connaissons un tournant dans notre relation de confiance avec l'Afrique pensez-vous que ces écoles répondent encore et toujours aux enjeux qui avaient provoqué leur création ou bien estimez-vous désormais nécessaire de les faire évoluer dans le but de marquer de symboliser un changement d'approche de la part de la France et si tel est le cas sous quelle for je vous remercie merci pour le groupe socialiste la parole est à Anna pic merci monsieur le Président messieurs évidemment arrivé à 7h nous avons déjà abordé un certain nombre de points et et je vous remercie messieurs pour la complétude de de votre intervention liminaire arrivé aussi au stade de notre cycle sur l'Afrique nous avons évidemment aussi abordé beaucoup de points et fait évoluer notre réflexion cycle audition complétée par une mission qui nous a permis de rencontrer à la fois des autorités locales mais aussi les organisations régional que sont la CDAO et l'Union africaine à ce titre je je crois que il serait intéressant de poursuivre la réflexion qui a été initiée et sur lesquell vous avez commencé à répondre sur le partenariat le cadre aujourd'hui vous l'avez dit de cette académie est un cadre d'abord bilatéral de partenariat bilatéral et et pour aller un peu plus loin dans la réflexion nous avons pu voir et vous avez évoqué la nécessité parfois de relocaliser des écoles en raison des difficultés liées aux partenariats bilatéraux est-ce qu'aujourd'hui il serait possible d'envisager au regard de l'apport de l'Union européenne d'ailleurs dans cette école et dans ce type d'école et la nécessité de fixer des financeurs internationaux et européens est-ce qu'il aur été possible et qu'il serait envisage de passer directement par un cadre communautaire pour travailler avec en parallèle en finalement en vis-à-vis avec avec les organisations régionales et l'Union africaine il est évident que la lutte contre le terrorisme les groupes djihadistes sont sur une zone large transfrontalière et qu'à ce titre ça mérite donc une réponse de sous-région ou continentale et que peut-être que les partenariats que nous pourrions dire directement mener les politiques directement menées avec une organisation régionale ou une organisation continentale pourrait permettre d'éviter l'écueil des relations qui sont toujours empreintes d'une histoire qui est la nôtre celle que nous avons avec le continent africain et qui des fois vient s'inviter dans les partenariats stratégiques merci merci mon général il y a beaucoup beaucoup de choses effectivement dans ces questions peut-être rapidement sur commencer sur la la problèmaque de Russie Wagner de la perte d'influence je sors un peu de mon cadre de directeur de la coopération mais je pense qu'il faut regarder le temps long ces histoires de Wagner de Russie vont pas durer c'est de l'exploitation très concrète des pays avec les mines en particulier et et je pense que le le fruit tombera tout seul et c'est pas que la France qui a perdu l'influence l'ONU a été sortie man military la CDAO vient d'arriver l'Union européenne ferme ses missions voilà donc je je pense pas qu'on puisse dire que c'est vraiment certes la France a servi d'exutoire la France était très impliquée était très visible mais je pense que le mouvement est bien plus fort que ça que juste un problématique de ces pays avec la France sur sur nos écoles je pense qu'il y a un point sur lequel j'ai pas suffisamment insisté B sur ces partenariats c'est que nous intervenons vraiment en réponse à un besoin et à une demande du partenaire l'école c'est une école d'abord du partenaire l'école nationale c'est vraiment une école ivoirienne sénégalaise béninoise togolaise ou congolaise c'est pas une école française et donc le développement de ces partenariat c'est vraiment en fonction aussi de ce que le partenaire nous demande de de pousser dans quelle direction il veut qu'on aille et et donc la dimension communautaire internationale elle est pas gagnée d'avance non plus euh le partenaire est engagé une relation de confiance avec nous parfois quand on lui propose d'autres bailleurs ou une intervention d'une organisation internationale c'est pas forcément inné et évident qu'il accepte d'avoir à bord d'autres partenaires parce que parce que il y a d'autres problématiques global qui se font donc ça c'est vraiment un point qui est qui est qui est vraiment important je suis persuadé que ces écoles et ces centres de formation c'est c'est vraiment la base de la base de l'avenir de ce qu'on veut faire en terme de formation de capacité l'idéal c'est qu'elle soit autonome ces écoles complètement qu'elles soi financé mais à partir du moment où maintenant ce sont des Africains qui fent des des mineurs africains et qui sont en capacité de former que ce sont des sapeurs pompiers qui forment les cadres de la protection civile des sapeurs pompier africains qui forment eux-mêmes les cadres je pense qu'on a passé vraiment une étape en terme de de de renforcement de cette capacité d'outils de de de résilience formation de résilience sur la partie de la conduite de la lutte anti terroriste maintenant euh un des axes majeurs c'est c'est la périphérie donc c'est de renforcer effectivement maintenant le soutien et les capacités au pays côtiers euh donc ça c'est développé aussi avec l'Union européenne il y a des programmes comme defend comme pronor vous avez peut-être entendu parler ce genre de projets qui sont des projets assez structurant pour renforcer les capacités de ces pays dans les zones Nord le général ala pourra peut-être vous parler aussi de la zone Nord en Côte d'Ivoire et du du travail qui est fait pour renforcer les capacités dans ce domaineelà euh mais il y a également aussi pour ce qui est de l'action de la DCSD toute une réflexion sur le retour en sécurité intérieure les problématiques du ministère de l'Intérieur il y a pas que la problématique de lutte antiterroriste défense mais il y a également tout le travail qui est fait donc il y a un réseau de conseillers sécurité immigration qui sont déployés dans les aéroports en lien avec nos partenaires en particulier pour renforcer la capacité de détection et de travail sur les faux passeports et les faux documents voilà mais c'est vraiment une approche globale complète en général et d'ailleurs peut-être avant juste de passer au général vous pourriez nous dire un mot euh de la mobilisation interministérielle cté France parce que vous nous avez dit que la DCSD cétait encore 2/ers des effectif du ministère des armées comme le disait le Général Kamet on voit bien que la la réponse est globale donc comment vous jugez je sais que c'est un peu compliqué pour vous de répondre à cette question mais le niveau de mobilisation interministérielle notamment côté ministère de de l'Intérieur euh le rôle interministériel la DCSD est central dans ce qu'on fait euh donc les relations avec le ministère de l'Intérieur sont anciennes maintenant les nouvelles qui sont en train de se développer c'est le ministère de la Justice avec le nm en particulier avec la direction internationale du ministère de justice parce qu'ils ont un une intervention de plus en plus importante euh et Jean-Paul Ricard est venu témoigner à l' li LCT par exemple et c'est nouveau pour eux de venir en tant que magistrat intervenir dans des structures de formation euh militaire ou de sécurité intérieure euh mais c'est vrai aussi avec la douane on en a pas un peu parlé euh parce que là aussi il y a une vraie dimension de fragilisation de ces états par le du trafic criminel organisé par les narcotrafiquants donc il y a également des douaniers en plus des douaniers qui sont déployés en tant que doaniers de liaison officier de liaison spécialisé dans la douane dans des formations dans des renforcements de capacités spécialisés sur ces hisire de trafic de douane donc c'est l'AC interministériel est très important parce que c'est vraiment je pense le cœur de positionnement de l'opérateur des CSD avec tout le sens que ça prend de pouvoir travailler sur tout le spectre et et avoir une action un peu globale en fait bien noté mon Général mon Général ben je vous remercie alors pour ce qui concerne le retrait de l'alliance des états du Saël je dois dire que cette question ne fait pas partie de mon du cadre de mon intervention voilà tout ce que je voudrais juste dire c'est que c'est que ce retrait va avoir des conséquences politiques économiques et sécuritaires euh sur l'ensemble de la sous-région ouest africaine à court moyen et long terme euh maintenant pour ce qui concerne le nord de la Côte d'Ivoire en deux mots sachez que le Président de la République a pris un décret pour créer la zone opérationnelle Nord il y a des trouples euh forces de défense et de sécurité qui ont été déployé et qui ont bénéficié d'un renforcement de capacité et pour ce qui nous concerne nous à l'Académie des dispositions sont prises quand cela est possible et bien pour les impacter voilà au travers de nos deux piliers les piliers 1 et piliers 2 afin qu'il soit en mesure d'assurer efficacement la défense de cette partie seionale du territoire de la Côte d'Ivoire je vous remercie peut-être sur la sur la trisème question comment vous vous vivez l'articulation de la coopération entre la relation bilatérale avec la France France et l'Union européenne vous trouvez que chacun a bien son rôle que on pourrait faire évoluer un peu les les périmètres des uns et des autres euh d'abord il faut savoir que je l'ai dit mais je vais revenir là-dessus que la création de l'Académie euh a fait l'objet d'une coopération bilatérale exceptionnelle entre la Côte d'Ivoire et la France et bien plus tard euh nous avons ouvert la gouvernance à l'international voilà mais euh nous nous avons un accord comme je l'ai indiqué dans mon exposé tantôt un accord intergouvernemental qui est en quelque sorte la notre Constitution voilà euh qui constitue le ciment voilà donc euh le ciment de l'Académie et nous nous évertions à faire en sorte que et au sein de cet accord d'ailleurs nous avons fait en sorte que la France et la Côte d'Ivoire euh non seulement une voie délibérative mais un droit de vé voilà nous sommes les seuls à pouvoir disposer d'un droit de véto mtenant pour ce qui concerne les membres actifs ils ont une voix délibérative et les membres associés ont une voix consultative voilà donc euh voilà je pense que les choses ont été bien cadrées voilà ce qu'on retient un petit peu c'est la relation bilatérale permet d'impulser facilement de poser les concepts et qu'ensuite les partenaires permettent de donner plus de d'ampleur c'est ça que voulais dire mon mon général oui très bien et ben écoutez je vous propose mon général vous sou juste un complément parce que c'est dans les axes de les travaux de réflexion que vous menez il y a un travail qui est pas complètement abouti pour nous qui est la liaison opérateur français Union européenne travaille sur les fonds européens qui sont multiples qui se démultiplient la f Le NDC les outils du FPI et dans ce domaine là il y a peut-être un peu de cohérence ou de renforcement à mettre ou à réfléchir les Espagnols ont un opérateur unique qui s'appelle la FIAP qui est qui est qui est très puissant et et dans la concurrence de l'accès au projets européens pour développer des projets de coopération dans lequel la France derrière bénéficiera d'une influence certaine par ses outils par sa capacité à mettre en œuvre des coopérations il y a tout un toute une réflexion sur ce champ des des outils européens de mise en œuvre des outils européens qui est une vraie question bien noté donc nous allons prendre la dernière série de question la parole est à Patricia Lemoine merci monsieur le président général Colcombet général Kamet merci pour vos présentations très très claires ma question porte sur les offensif que subit l'Afrique dans le champ informationnel et la manière dont les envr s'emparent de cet enjeu elles assurent une formation dans des domaines variés tels que le maintien de la paix la cybersécurité ou encore la lutte contre le terrorisme me comme c'est le cas à Abidjan or nous le savons le continent africain est exposé à une guerre informationnelle menée par des pays tels que la Russie la Chine ou encore la Turquie ceci véhicule par la diffusion de propagande anti-France ou des fake news des narratives visant à remettre en cause la coopération de sécurité entre notre pays et les partenaires africains ces menaces s'intensifient elles peuvent donner lieu à des opérations de déstabilisation importantes comme nous l'avons vu au Niger l'été dernier je souhaite donc savoir dans quelle mesure ces enjeux sont pris en compte dans l'offre de formation que nous proposons à nos partenaires je vous remercie merci la parole est à Jean-Pierre cubertafond non et ben écoutez on va passer directement à Nathalie ser merci monsieur le Président euh général Colcombet général Kamé j'ai une merci d'abord pour vos propos minaire j'ai une série de questions euh d'abord pour le général Kamet j'aimerais savoir général quel est votre parcours comment se retrouve à la tête d'une académie telle que la vôtre j'ai j'ai j'ai fait un petit peu de recherche et je vous ai pas trouvé donc je vousoulais par curiosité tout simpement savoir quel était votre parcours quel était quel était votre parcours ensuite j'aimerait savoir comment vous avez parlé tout à l'heure de la sélection des candidats sur lequel pouvait être associé c'est ce que demandent les les les membres associés je crois vous m' vous avez dit j'aimerais savoir sur quel critère enfin comment se fait la la sélection des candidats et pour vous général Colcombet je voudrais savoir j'ai vu dans le tableau des financements j'ai pas vu la ligne de la France donc je voulais savoir comment ça se passait et puis surtout je voulais savoir le mat qui est utilisé à à l'Académie de quelle nature est-il est-il français est-il européen qui a la main là-dessus et voilà je je voulais savoir si c'était un vecteur ou pas de de la qualité de la BITD française voilà très bien je ne vois plus de questions je vais être sûr de n'oublier personne donc mon général je vous en prie ah pardon excusez-moi je vous en prie merci monsieur le Président euh messsieurs les généraux je vous remercie de votre présence et de nous avoir enrichi sur sur ce rendu lors du 6e sommet Union européenne Union africaine le 17 et 18 février 2022 les dirigeants européens et africains se sont engagés sur de nouvelles coopérations néanmoins ces discussions ont également concerné un volet sur le terrorisme à vos niveau voyez-vous comment se produit cet appui de l'Union européenne merci très bien merci alors cette fois définitivement je crois que je ne vois plus de questions mon général vous avez la parole et également pour nous dire un mot de conclusion si vous le souhaitez écoutez merci pour ces question très intéressante parce que effectivement on est en plein dans le cœur du sujet alors partie informationnelle malheureusement il y a pas grandchose dans le sens formation dans nos écoles académie le domaine est pris c'est une stratégie maintenant qui porté effectivement très importante parce que c'est un domaine stratégique l'influence et donc il y a des vraies réflexions pour voir comment est-ce qu'on peut développer ce genre de capacités donc on y répond un petit peu dans l'école au niveau cyber avec des outils et une formation de cadres dédié à ce domaine là mais c'est vraiment tout début d'initiation on a également fait quelques stages de formation pour des officiers communiquants de ces différents pays qui sont intéressés de façon là aussi à renforcer leur capacité mais tout ça c'est plus porté pour le moment dans la partie coopération dite opérationnelle c'estàd porté directement par le ministère des armées en tant que tel il y a une réflexion qui est engagée mais c'est vrai que vous avez raison on n fait pas suffisamment et il y a une vraie une vraie dimension àorttere alors au sein de l'Académie il va y avoir des stages qui pourront-être développés sur ce thèmel mais c'est un sujet qui est assez complexe et et pas simple peut-être vous pouvez n redire juste un mot pour que tout le monde comprenne bien la différence entre la coopération opérationnelle la coopération structurelle parce que là on a beaucoup parlé de la la DCSD militair notamment qui sont intégrés dans cette DCSD mais en nous redonnant une présentation plus globale entre la coopération structurelle qui sont les militaires dans nos ambassades dans les missions de défense les personnels intégrés et la coopération opérationnelle mais vraiment pour qu'on chacun comprenne bien dans dans les grand trs je c'est jamais très simple expliquer ce genre de différence mais je être un peu caricatural il y a une différence de forme une différence de nature une différence de forme parce que le le le mode d'action est vraiment différent la coopération structurelle c'est un expert un coopérant qui est immergé et qui est au contact du partenaire à la demande du partenaire dans son étatmajor dans sa structure et qui travaille au quotidien avec lui sur la durée la partie coopération opérationnelle elle est plus portée sous la forme de détachement ponctuel qui viennent soit d'ailleurs de métropole et ça sera la ce qui va se faire maintenant ou soit des trois bases africaines qui sont présentes sur le continent et dans un domaine beaucoup plus ponctuel pour un exercice pour une opération pour un entraînement et dans les missions de défense et al dans les missions de défense le le l'attaché de défense ou l'attaché de sécurité intérieure est le le responsable de l'ensemble de ce domaine et celui qui a la main sur les deux composantes et qui fait la coordination entre les deux et et le rapprochement qui qui qu'il y a c'est que le coopérant qui fait partie du Kor qui est au sein de la mission de défense et souvent le réceptacle de détachement d'opé en opération ou de de coopération opérationnelle qui viennent et qui viennent renforcer l'action permanente de long terme de ce coopérant voyez il y a une vraie imbrication des deux donc ça c'est le problème de la forme et sur la nature on intervient aussi sur des domaines complètement différents la partie opérationnelle est beaucoup plus dans le tir l'entraînement la partie parachutiste de capacité très opérationnelle euh la partie des CSD investit des champs complètement différents aussi la francophonie on est un acteur important de de de la Francophonie le cyber la protection civile euh voilà le la sécurité aéroportuaire la lutte contre dans le domaine de la sécurité intérieure euh euh voilà donc on intervient sur de deux domaines un peu différents mais mais très intégré voilà très intéré euh donc pour répondre sur la sur la question euh donc l'formation tion je l'ai dit pour les matériels là aussi je l'ai pas développé pour pas être trop long mais on a un rôle ce qu'on appelle le soutex et donc en fait ce réseau de coopérant ce réseau d'attaché de défense est mis à disposition de nos entreprises d'abord pour faire remonter des besoins du partenaire et puis après aussi sous un angle comme je l'ai abordé rapidement souvent de mise à disposition d'un matériel ou d'entraînement sur un matériel qui permet ensuite parce que le partenaire a éprouvé le matériel de pouvoir commander et de passer une une production deux exemples tout récents assez emblématiques c'est le Cameroun sur un domaine particulier c'est la protection civile les entreprises gruo des hôtels et l'Union viennent de décrocher des marchés importants en équipement matériel de secours pour la Protection civile camerounaise par l'action combinée de de ces formations et du coopérant et des matériels qu'on a mis en place c'est vrai également dans d'autres domaines maintenant sur les Dr oup en Mongolie aussi a un programme porteur mais voilà on est on est très attentif à ça et évidemment l'action de formation s'accompagne de matériel français ou européen quand c'est l'Europe qui finance parce que quand c'est l'Europe qui pardon justement c'était aussi une de mes questions le fait de faire entrer des partenaires européens ne signifie-t-il pas que à moyen terme les camions seront Allemands et les crayons belge enfin voilà je c'est aussi un sujet j'en parle j'en parle voilà j'ai eu la chance d'aller au Gabon au centre de santé dans la prcédente législature et et là je je trouve que c'est un outil formidable vraiment un outil et un outil de la Francophonie et de la culture française du matériel français et cetera formidable là vous nous dites que eutm va rejoindre ses for formation pour avoir été rapporteur de la mission d'information sur Barc enfin eutm je vais pas vous dire ici tout le bien que j'en pense mais enfin euh aussi voilà donc à un moment donné il faudrait pas que l'ouverture pour des raisons peut-être entre autres financières euh ne viennent abaisser la qualité de ce qu'on apporte à nos partenaires voilà non c'est très clair c'est très clair et alors euh iutm iutm euh je pense l'Union européenne a aussi à a tiré aussi les leçons les conséquences de de de d'un système peut-être un peu compliqué et lourd comme iut1 mais donc veut évoluer et va calquer son action de coopération ou fait un essai en tout cas avec cette nouvelle mission euh PSDC qui s'appelle donc je vous l'ai dit eu SDI security defense initiative pour mettre en place dans ces missions de de délégation de l'Union européenne des conseillers militaires des conseillers sécurité intérieure plus des coopérants en fait un peu le modèle porté par la DCSD et est très intéressé effectivement pour venir envoyer des experts qui pourront être des experts bien sûr européens non pas mais mais aussi français au titre de cette mission dans dans ces centres mais cette coordination effectivement est un vrai défi et puis encore une fois c'est un une relation bilatérale avec un partenair beaucoup de partenaires qui qui qui veulent garder ce côté bilatéral justement et avoir d'autres relations bilatérales avec d'autres dans d'autres domaines mais pas mélanger les deux le financement de la France euh attendez financement ah oui là pardon alors sur l'école c'est un peu le principe de tous ces projets qui sont portés c'estàd qu'on est le le bailleur qui porte le projet initial enfin qui fait grandir le bébé comme je disais et donc là Jean ledriillan quand il était d'abord ministre de la Défense et puis ensuite aux Affaires étrangères à a vraiment œuvré pour que les les fonds de mise initial puissent être portés donc ça a été fait euh sur ce qu'on appelle les contrats CDD de désengagement de dette de des pays donc il y a 18 millions d'euros qui ont été investis par la France globalement entre 2017 et 2020 qui a permis de construire les premières fondations les de lancer le chantier le budget global maintenant est à 60 million d'euros donc il y a beaucoup d'apports extérieurs qui permettent de compenser et donc le ticket entrée de la France maintenant c'est deux choses c'est le ticket annuel de 500000 € que vous a présenté le général al là qui est qui en fait le ticket d'entrée au club enfin l'appartenance au au conseil d'administration euh et puis en nature les salaires des experts qui sont présents donc il y a six se experts sur le site euh donc un directeur adjoint qui est l'adjoint du général un directeur des forces spécial qui est le chef du pilier 2 et puis ensuite dans la structure il y a d'autres voilà euh mais mais l'idée l'idée étant que ce ce ce portage financier qui qui est soutenable de de ticket d'entrée perdure et qu'ensuite on diminue la présence française à l'intérieur pour laisser plus de place à d'autres experts d'autres pays qui viendraient compléter très bien merci mon Général mon général si vous souhaitez répondre aux questions éventuellement porter un mot de conclusion merci euh pour ce qui concerne le cursus voilà bon je pense que je vais être bref hein sachez que les études primaires secondaires et la formation universitaire se sont déroulé en Côte d'Ivoire euh ensuite il y a eu la formation initiale d'officier à l'école des forces armées de boaké en son temps c'était localisé à boaké avant d'être ramené plus tard à zambako et j'ai fait l'école d'application d'infanterie à Montpellier voilà lorsqu'elle était encore basé à Montpeller puis bon j'ai suivi d'autres formations jusqu'à l'école de guerre aussi bien dans les institutions françaises marocaines et camerounaises voilà bon maintenant sur le plan opérationnel j'ai occupé de nombreuses responsabilités don la dernière avant l'Académie était celle de chef de la division euh de la division opération voilà de l'état-major général des armées de Côte d'Ivoire l'équivalent en France du chef opération exactement du CP voilà tout à fait et alors mon général sur les différents sujets il y avait le sujet du du champ informationnel que vous aviez déjà un peu abordé finalement on voit bien que le terrorisme aussi prospère sur un peu de sur de la désinformation et il y avait la question également qui vous Avaz été apporté de la sélection des candidats finalement à effectivement parce que allz répondre pour ce qui concerne la sélection des candidats euh sachez que l'offre de formation est d'abord validée par la DCSD et l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme et à l'issue elle est adressée aux pays partenaires voilà à travers les différents postes de l'Académie et puis ces pays partenaires après identifient leurs candidats sélection leurs candidats et nous font parvenir font parvenir la liste des candidats à l'Académie voilà donc voici le processus de sélection de le candidat par je du coup c'est pour les officiers sousofficiers soldat euh en fait euh il faut dire que le le public que nous recevons à l'Académie est d'un statut divers voilà il y a non seulement des officiers des sous-officiers des militaires du R qui interviennent pour la plus grande partie d'entre eux euh dans le pilier 2 donc le pilier armée mais aussi le pilier 1 qui est le pilier interministériel mais aussi euh on a des civils entre guillemets des préfets des magistrats euh on a des personnels de l'administration financière et pénitentiaire on a des bon on a des policiers des gendarmes et des milita voilà oui très bien mais écoutez je ne vois plus de de questions cette fois donc écoutez mais il me reste à à vous remercier tous les deux pour vos présentations à la fois pour en général sur le la présentation globale de la des CSD également de de l'ensemble de de vos actions et et vos pistes j'allais dire de croissance à la fois géographique et et thématique et mon Général également pour le la présentation de de lailct dont on voit bien que c'est un exemple très abouti on va dire d'un projet qui peut être impulsé au niveau bilatéral et ensuite qui peut embarquer l'ensemble des des partenaires euh et qui évolue de manière dynamique et donc euh euh merci vraiment pour pour toute l'action que que vous déployez pour le la mise en œuvre de de cette Académie en espérant qu'un jour à l'occasion d'un déplacement en Côte d'Ivoire on aura l'occasion de de vous rendre visite voilà mes chers collègues je vous rappelle que nous aurons une audition à 11h de du directeur général d'expertise France du président de GEOS Group et également du président directeur général de de dci toujours sur C sujet de de coopération et donc je vous donne rendez-vous à 11h
Else Joseph