Guy Carlier : "Au Festival de Cannes, Juliette Binoche a la Palme d’or du grotesque"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le grand matin Sud Radio 7h9h Maxime Liedo 8h12 toute la bande est installée autour de la tasse du studio pour vous écouter mon cher Guy bonjour mais bonjour à tous bonjour Arlette et comme chaque vendredi vous allez débriefer pour nous l'actualité de cette semaine et Dieu sait qu'elle est riche he oui une semaine qui a commencé avec l'ouverture du festival de Cann évidemment suivi d'un événement politique majeur la prestation télévisée du chef de l'État mais venons-en tout de suite à Cann et à la cérémonie d'ouverture dans laquelle on pensait avoir atteint le fond avec l'interminable énumération de lieux commun humaniste que nous a infligé Laurent Lafit. Mais c'était sans compter sur Juliette Binoche à qui on peut d'ors et déjà attribuer sans conteste la palme d'or du grotesque. Elle est apparue sur scène du palais des festivals d'une sorte de hijab mais un hijab décolleté.
On aurait cru Florence Foresti imitant Benazir Butu dans une émission de Laurent Ricket. Ah ça c'était pas un h acheté dans un soule avec les coutures qui t'irritent au sang. Non, c'était un truc à 10000 de chez Dior qui présentait la particularité d'être largement décolleté.
Ce qui est évidemment antinomique avec le mot hijab. Oui. Caracan.
Quand on évoque le martyre des femmes afghanes, iraniennes ou gazaoui, on n'oublie pas le glamour et on lâche un bout de sein. Faut pas déconner quand même. Juliet Binoch avait donc fait des efforts sur la tenue, la coiffure, le maquillage et du coup, elle avait oublié de réviser son texte. enfin son texte, non, le texte que des auteurs avaient écrit pour elle.
Un bon texte d'ailleurs avec notamment une métaphore audacieuse qui parlait de l'humus qui fertilise l'humilité de l'humanité. Déjà, rien qu'à l'énoncer de ces trois mots, vous avez compris que la sortie de route était inévitable pour Juliette qui fut victime d'un terrible bug transformant l'humus en houmousse, cette délicieuse purée de poischiche libanaise comme chacun sait et changeant l'humilité en humidité. naufrage qui provoqua chez elle un éclat de rire nerveux qui attua sensiblement la portée dramatique de son discours.
Allez, je vous offre en cadeau ce gloui boulga de humus, de humous et de Hamas qui restera dans les annales du festival de canne. Écoutez et face à l'orgueil redonner de l'humidité, l'humidité, l'humilité et l'humidité de l'ouousse qui est l'humidité. Toute, il faut lui redonner toute sa place.
Voilà l'humidité du humous libanais qui est bien connu. D'ailleurs, vous avez remarqué que Juliette Binoch ne parvient pas à prononcer le mot humilité. C'est terriblement freudien.
Je me demande si elle va déclarer cette prestation canoise comme heure travailler afin de percevoir les indemnités de la location chômage des intermittentes du spectacle. Bon, à propos de spectacle, venons-en évidemment Emmanuel Macron qui mérite incontestablement une palme d'or pour son long métrage, son très long métrage à 3h30, ça ça ressemblait à un de ses films bec en compétition canoise dans la catégorie un certain regard. Au reproche qu'elle formulait ses contradicteurs Emmanuel Macron sortait ses deux pathétiques joker.
Oui, mais e Notre Dame. Ah bon ? Oui, mais e les JIO sans intérêt donc sur le fond.
Mais ce qui est passionnant chez Macron, ce sont ces fulgurances puériles. Quand soudain, on retrouve un petit Macron de 12 ans qui veut faire son crâneur dans une cour de récré pour impressionner ses camarades. Au début de l'émission, lorsqu'il a annoncé les thèmes qu'il allait développer, il a évidemment parlé de référendum car tout le monde attendait ça mais comme il envisageait d'en organiser plusieurs, il a dit "Je vous parlerai des référendat." Oui, c'est le pluriel de référendum en latin de la même façon que ceux qui veulent se la péter disent un scénario des scénaris hein.
Là pour Macron, un référendum des référendats donc je vous dis c'est un truc de collégien freur qui veut montrer qu'il fait latin mais devant les yeux carer Gill Boulot les qui a été troublé par ses référendat du coup Macron au cours de l'émission a hésité il a dit j'ai prévu d'organiser des et là il regarde boulot et il dit en baissant le regard des consultations et là il se rend compte que ça fait tout bible il se reprend et finit par lâcher des référendum et oui on en est là en voyant Macron On pense à Monterlan en se disant que la France est un pays dont le prince est un enfant. Ouais, j'avais envie de citer Monterland pour donner un peu de lustre à cette chronique qui en manque singulièrement. Quoi qu'il en soit, vous aurez compris que paradoxalement autant les comédiens sont mauvais lorsqu'ils parlent de politique, autant les politiques sont d'excellents comédiens quand ils font leur cinéma.
C'était Guy Carnier sur Sud Radio. Alors là, c'est vrai que c'était quand même un long métrage Harlet Chava qui a provoqué une très mauvaise note sur tous les sites de de cinepil averti hein concernant le président de la République. Oui, on pourrait même se demander effectivement si euh il a bien fait de faire cette émission, même si c'est un bon comédien comme juge aujourd'hui Guy.
Mais alors finalement après avoir écouté, moi j'ai regardé évidemment le président de la République, donc j'ai raté Juliette Binoch. même je dis finalement euh je préfère quand même quelqu'un qui articule et qui sait euh mettre des mots quit à dire référenda au lieu de référendum pour montrer qu'effectivement il a fait du latin mais je pense que le meilleur spectacle était peut-être celui par le président de la République même s'il n'a pas produit les fait que lui-même escomess français. Il y a deux enquêtes d'opinion aujourd'hui qui montrent que franchement c'était peut-être pas ce qu'il fallait faire ou en tout cas c'était beaucoup trop long.
On va le dire comme ça pour être gentil. Oui, ça c'est ça c'est pour une fois. Oui, un peu de gentillesse.
Un peu de gentillesse et croyez-moi, ce n'est pas habituel dans ce studio mais parce que Guy est là donc forcément avec sous l'influence de contre pour une vague de tendresse immédiatement. Voilà. Exactement.
Non mais Gu Carlier, c'est vrai dans dans dans ce que vous racontez, on en a aussi parlé dans ce studio cette semaine en permanence à Cann donner c'est en fait le seul côté du cinéma qu'on aime très peu, c'est-à-dire les engagements toujours un peu à la mort moileneux déplacé en permanence. Qui Juliette Binoche a-t-elle convaincu dans ces différents engagements ? Ça ça n'a pas arrêté depuis même cette histoire de un peu complotiste où où elle avait voilà en disant que on allait nous injecter des des puces 5G et cetera.
Donc elle elle va dans elle plonge dans tous les pièges, dans tous les trucs et personne de toute façon elle ne vous imaginez quelqu'un chez lui qui regarde la télé qui dit "Ah ouais j'avais pas conscience que des femmes sont humiliées euh bafouées en Afghanistan euh à Gaza. On sait ce qui se passe là-bas. On on est et on est comme elle aussi euh incapable de de d'agir.
Que voulez-vous ? et et sauf que bah on joue pas la cette comédie et surtout que cette comédie est suivie d'un dîner où elle enlève son espèce de suer Sainte- vierge pour mettre une autre tenue Louis Vitton et pour aller dans une soirée patronnée par l'Oréal où ils repartent tous avec leur petit sac vous savez avec la cordelette là avec avec les de trit c'est dérisoire dans la nuit canoise voilà tout est dit quoi. Quelle horreur !
Quelle rô horreur ! Cann et le parallèle afghan selon selon les actrices du tapir 8h19 dans un instant. Benjamin Glaise qui est déjà dans ce studio naturellement pour en parler pour en parler de d'un ancien président de la République qui a perdu un petit accessoire au pied il me semble.
Benjamin, c'est ça. Et et pourtant il était il était joli cet accessoire. Ouais.
Oui, c'est c'est une vision des choses. On en parle dans quelques instants. Radio, c'est ça l'avantage de la radio.
Normalement, on ne voit pas ce qui se passe sous la table. Benjamin, pas de secret dévoilé à l'antenne.