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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 19 juin 2021 44 min

Elles font l’art : une autre histoire de la création

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

les matins de france culture guillaume erner cette peinture est tellement réussie que vous n'imagineriez jamais qu'elle a été faite par une femme ainsi s'ouvre l'exposition elles font l'abstraction au centre pompidou une adresse du peintre américain huntsman à son élève lee krasner qui ont dit long sur la place des femmes dans le milieu de l'art et ce matin nous vous proposons donc une autre histoire de l'art qui nous a été suggérée par deux très belle exposition une exposition qui a lieu au musée du luxembourg martin lacasse bonjour bonjour vous êtes docteur en histoire et théorie de l'art hauteur et chercheuse indépendante et vous êtes donc commissaire de l'exposition peintres femmes 1780 1830 naissance d'un combat qu'on peut voir jusqu'au 25 juillet 2021 au musée du luxembourg à paris et puis ici même dans ce studio camille morineau bonjour bonjour vous êtes conservatrice du patrimoine directrice de l'association aware quelle est cette association c'est l'acronyme dark eyes of oman artistes oui search and exhibition et elle rend visible maintenant 700 artistes femmes sur un site bilingue du 20e siècle et du 19e siècle et c'est notamment ce que contribue aussi à faire cette exposition très belle exposition au centre pompidou elles font l'abstraction où l'on découvre beaucoup de femmes de femmes artistes mais tout d'abord j'aimerais que vous définissiez ce qu'est l'abstraction l'abstraction principalement en peinture pas que car cette exposition n'est pas uniquement constitué de peinture mais essayer de nous éclairer au sujet de ce terme camille morineau ce terme c'est tout simplement la non-figuration tout ce qui n'est pas une figure c'est de l'abstraction l'abstraction en fait exister depuis beaucoup plus longtemps qu'on ne le croit notamment dans les arts islamiques qui avaient pour interdiction de représenter une figure donc c'est ça fait des siècles en fait que l'humanité représente de l'abstraction dans l'histoire de l'art occidental et des arrivées autour des années 1900 on a très longtemps cru qu'elle avait été inventé par des hommes artistes et puis on découvre dans l'exposition elles font l'abstraction que ce sont en fait des femmes qui l'ont inventé et oui je l' ai découvert hier parce que je suis allé voir cette exposition hier et j'ai découvert par exemple une artiste dont j'ignorais l'existence georgian à luton qui est elle et pourquoi cette femme est elle particulièrement importante alors elle et son acolyte si j'ose dire il m'avait clint font partie de ce groupe de femmes qui ont produit de l'abstraction avant tout le monde à la fin du xixème siècle ont rapport avec des esprits c'est à dire que ces femmes peignait des formes abstraites qui était dirigée au représenter leurs rapports avec des esprits elle était médium donc on leur a longtemps retiré une forme d'auteur ou doctorat de ses oeuvres alors même que ce sont des oeuvres signées simplement ce sont des oeuvres qui ont été faites dans ce contexte spiritistes de la fin du 19ème dans lequel baignait aussi bien victor hugo que tout un tas d'intellectuels très reconnus y compris des hommes et c'est simplement ce qui définit cette invention de l'abstraction par les femmes vous avez citiez georgina automne ya aussi image clean qui toutes les deux dans deux pays différents lui noté aux états unis l'autre dans le nord de l'europe on crée des formes abstraites simplement en se mettant en rapport avec les esprits ben alors pourtant moi je pensais que l'abstraction s'était par exemple kandinsky donc pratiquement 50 ans après pourquoi pas tout à fait cinquante ans après plutôt cinq dix quinze ans après parce que et là on va revenir un tout petit peu à l'histoire des artistes mais des artistes femmes de leur temps au 19e siècle les artistes femmes étaient beaucoup moins regardés que les hommes et les inventeurs de l'abstraction les héros les héros de l'abstraction que sont effectivement kandinsky kucka ou encore robert delaunay en france ou malevitch en russie était beaucoup plus regardée que les artistes femmes de leur temps donc on leur a attribué tout un tas d'invention que l'histoire aujourd'hui une histoire plus paritaire va redistribuer un peu plus également entre les deux genres alors c'est notamment ce que vous contribuez à faire camille morineau est ce que font ces deux expositions mais ça veut dire que ces femmes n'étaient pas reconnus comme peintre qu'elle peignait mais qu'elle peignait pour l bref comment expliquer cette histoire de l'invisibilisation de ces femmes artistes mais vous l'avez bien écrit c'est à dire que pour résumer la situation la pulsion artistique à mon avis est anthropologiquement égales entre les femmes et les hommes mais pendant des siècles on ne reconnaissait pas aux femmes la capacité de créer tout simplement donc on ne regardait pas ce que pouvait faire donc ça n'était pas commentés par les critiques d'art ni repris par les historiens d'art ni dessinée ou pris en photo ni acheté par les musées ça faisait pas partie d'un marché donc tout ce travail en fait a perdu son on a perdu la trace plus ou moins simplement des historiens disent historienne d'art aujourd'hui s'intéresse retrouve ses traces et refont une histoire plus paritaire avec notamment cette émergence d'exposition collectif d'artistes femmes qui montre que les femmes ont été présentes à tous les siècles un peu dans toutes les techniques et y compris en inventant des formes radicales et moderne comme l'abstraction alors on va remonter quelques années auparavant georgian à luton dont on parlait qui débutent donc cette exposition au centre pompidou elle produit certaines de ses oeuvres en 1860 au début des années 1870 martin lacasse et l'exposition qui est visible au musée du luxembourg à paris elle concerne là aussi des femmes peintres entre 1780 et 1830 et là aussi même question martin lacasse quelles sont ces femmes que l'on voit exposé alors certaines sont un peu connu d'autres ne le sont pas du tout quel est le statut de ces femmes à l'époque lorsqu elle peignait à la différence de la période qui évoque camille morineau ces artistes avaient une visibilité de leur vivant esquissé ce qui caractérise justement effet la spécificité de la période qui est envisagée dans l'exposition c'est ce que séverine sociaux a appelé une parenthèse enchantée c'est un moment de forte féminisation de l'espace de production artistique et les artistes qui sont présentes dans l'exposition qui sont désormais oubliées n'était pas un visibiliser de leur vivant et c'est ce que l'exposition s'applique à montrer justement là on est dans un oubli qui est posthume mais de leur vivant ces femmes étaient bien présentes elles été achetée elle été collectionnés elles étaient présentes dans les musées puisque une des premières acquisitions du musée des arts vivants qui était le musée du luxembourg créé au début du 19e siècle et le portrait d'une femme noire de marie gaming benoît on a donc affaire à un art qui cette fois-ci par rapport à la période est très figuratif si vous deviez martin lacasse nous présenter quelques unes de ses oeuvres oui effectivement c'est une production qui s'inscrit complètement dans la production contemporaine qu'elle soit 1 masculine ou féminine mais où il est important de saisir des variations des changements même au sein de cette courte période le passage par exemple d'une esthétique promu par le gouvernement révolutionnaire qui fait la part belle aux sujets tirés de l'antique l'antiquité gréco-romaine et ceux qui émergent au sortir de la révolution qu'ils voient l'explosion de ce qu'on appelle la peinture de genre historique la peinture de seine anecdotique qui va prendre énormément d'ampleur et qui est pratiqué tant par les femmes que par les hommes on a souvent dit que les les femmes pratiquer ce type de peinture parce qu'elle elle été écartée de la peinture d'histoire il se trouve qu au sortir de la terreur qui est une période de grande crise économique pour la communauté artistique si un tiers seulement des exposantes pratique la peinture d'histoire et les deux autres tiers pratique la peinture de genre mineur il en va de même pour les artistes masculins parce que faire une peinture d'histoire de le grand format c'est extrêmement coûteux ça prend beaucoup de temps et il n'y a plus la clientèle pour absorber ce type de peinture à huile est ce que c'était des peintres qui à l'époque homme ou femme bien entendu peignait pour vendre leurs oeuvres alors et on voit donc dans cette exposition au musée du luxembourg à paris des scènes de vie dans les ateliers des portraits de m il y a également une section assez importante présentant des autoportraits d'artistes et donc on se pose la question martin lacasse de savoir s'il ya des sujets typiquement féminin ce qu on note des absences comme je ne sais pas par exemple les scènes marine et scènes de bataille est ce que ces billets au choix que vous avez fait et où donc dans cette exposition au musée du luxembourg à paris ou bien est ce que les femmes peinent plus certaines scènes que d'autres pas spécifiquement elle elle s'illustre dans les genres qui sont en faveur à ce moment là à savoir les donc c'est quand on entend généralement par style troubadour donc des scènes qui emprunte à l'histoire nationale à la littérature à la littérature romanesque content de style troubadour donkey oui le style troubadour ou la scène de genre historique ou scènes de genre anecdotique il ya plusieurs définitions étant posé que ces termes là son postérieur la production de ces oeuvres et les hommes pratiquent ce genre autant que les artistes femmes une forte aussi explosion du portrait qui correspond à un changement sociétal l'émergence d'un nouveau groupe social qui a besoin de se représenter de constituer son identité et c'est vrai que dans leur formation les femmes s'orientant davantage et étant orientée davantage vers d'autres genres que la peinture d'histoire quand ces deux types de peintures vont occuper la plus grande part du marché et bien elles vont et exceller et être reconnu comme tel et comme compétente par la critique et alors camille morineau lorsque l'on prend cette exposition donc au centre pompidou elles font l'abstraction on voit donc sur une période assez longue de nombreux artistes femmes même question que celle que j'ai posée à martin lacasse est ce qu'il est possible de voir des sujets des thèmes des manières que les femmes empreinte que les hommes n'emprunteraient pas la même époque alors vraiment ça dépend des périodes parce que l'exposition elles font abstraction couvre effectivement qu'un grand siècle ici passe plein de choses dans cette exposition notamment des choses techniques je pense par exemple à la présence de la photographie qui est une technique qui va être très très utilisé par les femmes n'est pas mal d'exposition à paris sur ce sujet là où elles vont inventer vraiment des choses des formes notamment la photo de la photographie abstraite et puis aussi une présence de la danse de la musique du théâtre et on voit là qui se passe quelque chose avec les femmes qu'elles sont beaucoup plus libres que les hommes d'utiliser en même temps que la peinture les arts appliqués de faire des costumes de théâtre de faire des décors de théâtre de la source rennes - elle se restreignent - elles ont une forme de liberté pluri techniques très intéressantes qui va les distinguer des hommes je pense je pense à sonia delaunay et à sophie taeuber-arp je pense à la danseuse de hip eu l'air plein de personnages qui vont évoluer entre l'art et les arts appliqués ou l'art et la scène de manière extrêmement libre est très nouvelle alors sonia delaunay c'est particulièrement intéressant de nombreux égards d'ailleurs mais donc elle se livre à différents types de créations et puis partage également avec son mari son métier d'artiste comment ça se passe camille morineau ça se passe très bien ça se passe très bien parce que les années 20 c'est un moment qui ressemble un tout petit peu à la parenthèse enchantée évoqué par ma collègue c'est un moment où les hommes et les femmes son travail relativement de manière égalitaire je pense comme par exemple à la russie est un pays qui met à égalité là pour le coup politiquement les hommes et les femmes on a exactement autant de femmes que d'hommes dans les expositions on a un peu oublié ces années là où les femmes tenait le haut du pavé où il est absolument pas de souci de d'un visibilisation comme on le dit aujourd'hui donc il ya eu des moments comme d'égalité aussi au xxème siècle dans certains pays et à cette période et ces périodes là en valoriser les femmes c'est simplement l'histoire et les musées qui ont un peu oublié ces périodes là où les femmes étaient importantes donc on voit ça dans l fonds l'abstraction on voit aussi autre chose étonnante la création d'abstraction avec des matériaux étrange comme le textile parce que là aussi les femmes ne sont rien n'interdit je pense par exemple à l'atelier textile du bois où cette école allemande créée entre entre le des guerres qui a été vraiment un creuset d'invention des formes des techniques ou les hommes et les femmes en co exister mais les femmes ont été un peu réduite à cet atelier textile et tant qu'à faire bellion développer les formes qu'elle voulait elles ont donc fait de l'abstraction textile et c'est une des unes des grandes découvertes de l'exposition oui alors effectivement j'ai découvert aussi que le bât hausse n'avait pas tenu ses promesses vis-à-vis des femmes pas complètement m'a dit voilà il était question oui il était question la parité dans le bas hausse et puis finalement au walter gropius a trouvé qu'il y avait trop de femmes donc cette parité a été légèrement amendée c'est à dire que il ya il a bien voulu des femmes dans l'atelier textile - dans l'atelier peinture ce qui est un peu gênant forcément ils lisent a laissé filer un peu dans l'atelier des arts déco de telle sorte qu'on a des traits des très beaux objets en métal fait par les femmes mais ce qui est assez extraordinaire c'est de voir que les femmes se débrouille en fait en réalité dans le val d'aoste pour créer des formes tout à fait étonnante et dont on reconnaît l'importance aujourd'hui je pense à quelqu'un comme annie albers café des magnifiques tableaux abstraits en textile qu'on regarde aujourd'hui comme des heures à part entière et donc il faut regarder en fait tout s'est toutes ces stratégies de détournement des femmes et c'est un petit peu laventure que proposent elles font l'abstraction et laventure globalement des artistes femmes c'est à dire que dans une un contexte difficile difficile avant se débrouiller pour créer malgré tout des oeuvres aussi radicale que les hommes en matière de création textile il ya beaucoup d'exemples j'ai découvert est une artiste soviétique varvara stepanova qui elle dessine des vêtements elle mêle donc à la fois l'abstraction et le stylisme de mode pourrait-on dire absolument il ya aussi ça ce croisement entre la mode le textile et l'abstraction qui est souvent lié au fait que ces femmes travaillent pour des théâtres des ballets en fait et donc elles vont créer un environnement abstrait pour les ballets aussi bien de décor que de costumes et c'est très étonnant de voir moi quelque chose qui est très contemporain j'ai même où ça nous des coifferait de voir des des pièces de théâtre montée cette manière là donc s'il ya une grande inventivité dans l'entre-deux-guerres porté par les femmes notamment dans ce croisement entre les arts les arts appliqués et la scène et oui cette varvara stepanova les étonnantes parce qu'elle est à la fois très stalinien entre communistes et les rigolote elle fait son autoportrait en clown c'est le sim qui avait à l'époque comme vous dites une égalité de traitement véritable entre les femmes et les hommes artistes mais aussi une grande liberté de création camille morineau oui et puis j'avais même que dans les années 20 il ya un peu l'invention de ce qu'on appelle aujourd'hui la fluidité des genres c'est à dire que on s'amuse beaucoup à se déguiser en homme à se déguiser en femme à avoir l'air d'un homme à avoir l'air d'une femme on vit au grand jour son homosexualité et les hommes et les femmes voir sa bisexualité donc c'est une période très très intéressante et très près queer on va continuer d'évoquer cela dans une vingtaine de minutes elles font l'abstraction c est cette exposition sur les femmes artistes en matière d'abstraction centre pompidou et peintre femmes 17 198 8 130 au musée du luxembourg à paris on en parle dans quelques instants grâce avoue camille morineau et martin lacasse en attendant il est 8 heures sur france culture 7h 9h les matins de france culture guillaume erner 8h22 et l'on évoque deux merveilleuses expositions l'une a lieu au musée du luxembourg peintre femmes 1798 830 naissance d'un combat nous sommes en compagnie de martin lacasse qui est docteur en histoire chercheuse indépendante et commissaire de cette exposition je précise d'ailleurs que cette exposition a lieu jusqu'au 25 juillet prochain et puis on évoque également une exposition au centre pompidou elles font l'abstraction sur ces femmes peintres mais pas seulement et qui ont participé à la naissance de l'abstraction d'épanouissement également de ce mouvement artistique et là on en parle avec camille morineau qui est conservatrice du patrimoine directrice de l'association aware archives of women are this research en exhibition et y est également commissaire freelance d'exposition et nous accueillons hélène d'aylmer bonjour vous êtes artiste peintre et je vous ai connu au travers du portrait d'une jeune fille en feu de céline sciamma ce film pour celles et ceux qui l'ont vue est un film où l'on voit donc une femme peindre cette femme peintre peint un portrait un portrait qui sera en feu et bien c'est vous qui l'avez pain dans la vraie vie si j'ose dire ce portrait et l'on voit vous différentes oeuvres dans certaines d'entre elles hélène d'aylmer il ya par exemple des portraits de femmes des portraits de femmes qui ont leur regard masqué mais j'aimerais tout d'abord que vous évoquiez votre art la manière dont vous peignez bonjour merci de me recevoir mon art c'est je suis une femme qui peint des femmes mais pas que et j'aime enfin c'est pas quelque chose que j'ai développé consciemment ce que je pense que quand on crée on suit une espèce de pulsion c'est pas du tout vous rationnelle à la base mais avec le recul mais on voit des choses qui se répète et je réalise que j'ai tendance à travailler sur le croisement entre des éléments qui ont été classifiés typiquement féminin avec un côté presque caricatural comme les couleurs pastel des choses un peu douce et j'aime confronter sa avec quelque chose de beaucoup plus violent voilà j'aime ce clash du de ces clichés un peu infantile is an et d'un truc un peu libérateur qui fait exploser ces choses là on voit donc aussi d'autres thèmes on voit par exemple des natures mortes on voit des scènes on a l'impression d'avoir affaire à des gisants donc effectivement dans ses tableaux il y a à la fois quelque chose et de très émouvant de très doué de très violent il ya une forme de de contraste et c'est manifestement ce qui est recherché ce qui était peut-être recherché aussi dans le film de céline sciamma où il s'agissait de trouver un tableau pour illustrer ce que pouvait être ce portrait d'une jeune fille en feu hélène d'aylmer oui ben il ya dans le film de céline effectivement enfin ça fait pas mal et qu à ceux dont vous avez parlé tout à l'heure je pense il ya deux portraits en fait il ya le premier qui est très très académique et dont on peut dire que c'est celui du malg est entre guillemets le magazine font qu'on traduise le regard masculin vent c'est un concept qui est assez cinématographique je sais pas si on peut le l'utiliser autant dans les arts plastiques mais ça tombe bien parce que j'allais vous posez là c'est ça et on voit dans le film que marianne la peintre ben laisse un peu tombé ce carcan au fur et à mesure et et finit par trouver quelque chose de beaucoup plus authentique par la suite mais est-ce que vous par exemple vous vous considérez je ne sais pas comme une femme peintre comme une femme peignant comme un artiste peu importe votre genre en fait cette idée de filmer le gaz c'est pas du tout quelque chose que j'ai eu en tête en commençant à peindre ni même aujourd'hui quand je peins par contre c'est quelque chose qu'on m'a beaucoup renvoyer autant d'en haut niveau institutionnel qu'au niveau de des gens qui y est ma peinture et je pense que concret tout simplement à partir de ce qu'on vit est fatalement moi j'étais ben je suis produit de mon j'ai pas mon contexte socioculturel mon éducation et ça fait écho chez pas mal de gens de femmes notamment après j'ai aussi beaucoup d'hommes qui suivent mon travail mais enfin comme n'importe quelle personne fallait autant de films et le gaz qui a deux femmes france tout comme chez pas on pourrait parler d'eux a frog résoud isabelle defarge ans arrière c'est on peut faire ça à l'infini mais il ya peut-être un manque de certaines sensibilités aujourd'hui et du coup il ya une appétence pour ça quand quand ça sort parce qu'en fait camille morineau c'est une question compliquée parce que dans l'exposition qui a lieu au centre pompidou elles font l'abstraction on voit à la fois que finalement l'abstraction n'est évidemment pas lié à un genre mais on voit dans le même temps que socialement en raison du contexte les femmes ont pu être conduites vers certains types d'expression oui alors pour répondre à un petit peu la question du film et le gaz de gargar féminin regard féminin où la manière de faire qui serait féminine les femmes faisant de l'abstraction se sont posé cette question là malgré tout y est rond ils y ont répondu d'une part pour certaines parce qu'elle était obligée par exemple pour les fermes du bas aux de faire de l'abstraction par le biais du textile parce qu'elles aient pas accès à la télé peinture je pense aussi à des femmes féministes qui ont fait de l'abstraction féministe alors comment on peut faire d'abstraction féministe on peut décider par exemple de peindre par terre où le peinte sur le mur ce que fait amener amon qui est une artiste qui montre à la fin d'exposition utiliser des matériaux trouvés plutôt des matériaux qu'elle va la chercher dans les poubelles du sisal des matériaux un peu pauvres qui sont qui vont questionner les champs ou les matériaux habituel de la peinture de la sculpture et qui vont positionner cette artiste dans une forme d'activisme et ça c'est aussi intéressant de voir que dans cette création de regards féminins il ya un regard féministe qui questionne le genre est belle mais ouais c'est ça en y réfléchissant je me dis qu'il ya des femmes qui s'empare vraiment consciemment de cette question et qui en font le sens de leurs pratiques et qui en font une force je sais pas je pense à une photographe que j'aime beaucoup s'appelle proulx stent y en a des tonnes en fait des femmes qui vont être géniaux là-dessus et il ya aussi tout un tas de femmes qui créent mais qui veut ne vont pas parler ou qui vont pas avoir une oie qui vont pas avoir envie de parler que d'eux femis mais c'est intéressant de je pense que là on est à un point où il faudrait enfin un truc en deux temps là on a besoin de donner de la visibilité aux femmes et j'espère que dans un deuxième temps on pourra arriver à un stade où on sera pas mis dans une case femmes où on parle de trucs féminin puisque finalement on se retrouve à être comparé avec d'autres artistes femmes au lieu d'être enfin qui reste un truc de niche alors qu'il ya tellement de choses tellement de sujets intéressants dont on parle et là peut-être qu'il ya une approche un peu différente qui serait intéressante à creuser qu'est ce que vous en pensez martin lacasse alors je rappelle que vous êtes commissaire de l'exposition peintres femmes 1798 830 naissance d'un combat on a affaire donc à une époque où les femmes en tant qu'artiste peintre sont acceptés il ya quelques jours ce qui m'a particulièrement intéressé dans cette exposition précisément lorsqu'on regarde le contexte social on voit que pour certaines femmes qui n'étaient pas d'extraction noble en particulier qui était d'origine modeste et bien il y avait évidemment une difficulté à devenir peintre n'est ce pas disons que enfin si c'est pas si simple là déjà ma question n'était pas simple alors si vous la compliquer encore le recrutement des fal les femmes peintres au début de la période appartiennent majoritairement un milieu lié à la peinture ce qui est nouveau dans les années 1790 et l'émergence d'une nouvelle catégorie d'artistes femmes qui sont issus de milieux qui n'ont absolument rien à voir avec la pratique picturale et ensuite ce qu'on peut constater c'est plutôt une mixité sociale au sein des ateliers puisque contrairement à un discours dominant qui a été beaucoup relayé par l'histoire de l'art pour justifier de cette invisibilité les zones est père de famille n'hésite est absolument pas à réunir tout ce qu'il était nécessaire pour envoyer leurs filles dans des ateliers réputé et se former professionnellement la peinture par ailleurs moi je suis totalement d'accord avec la ce qui vient d'être tenus comme comme propos j'ai l'impression que la perception de ces artistes ne se fait qu'à travers cette grille sociologique et la réponse qu'elle devrait fournir à leur condition féminine et dans l'intitulé de l'exposition la naissance du combat c'était moins un combat au sens d'un combat politique et qui serait articulé avec un féminisme politique que le combat qui doit être mené contre le discours que tient l'histoire de l'art celui qui provient des anciennes catégories installé depuis la renaissance depuis qu'on théorie sur l'art et qu'on essaie de définir du féminin comme celui qui vient de notre siècle et qui a beaucoup d'appétence pour classer les les pratiques les acteurs dans des cases et surtout ne pas affronter la difficulté de la peinture en fait la grande perdante dans ce type de discours dans ces catégorisations qui se font de plus en plus et droite de plus en plus particulière c'est de renoncer à affronter la peinture affronter le danger de la peinture moi je rêve que on puisse parler d'une peinture de d'une artiste femme en utilisant des catégories de derrida de louis marin mais on a l'impression que ce moment là ne vient jamais mon est toujours à l'introduction on est toujours au moment du contexte on est toujours dans l'histoire événementielle linéaire et on n'atteint jamais le temps verticale de la peinture et effectivement ça relance les femmes dans cette catégorie du féminin et ça je trouve que c'est très dangereux et ça va faire l'effet contraire de ce qui était escompté mais alors martin lacasse expliquez-moi pourquoi une peintre comme elisabeth vigée-lebrun par exemple elle est arrivée jusqu'à nous elle a su orchestrer sa mémoires posthumes elle a écrit ses souvenirs à la fin de la fin de sa vie là aussi on prend souvent ce témoignage comme argent comptant par exemple on a occulté la période qui présentait à au musée du luxembourg en se référant aux propos d'elisabeth vigée-lebrun avant les femmes régnait la peinture les a détrôné c'est sais d'elle qu'elle parle les femmes n'ont absolument pas été détrônés puisque justement dans ces 30 premières décennies du 19e siècle on a une forte féminisation on passe de 8 % de d'artistes femmes au salon dans les années 1790 à 16% au milieu des années 20 donc elles ne sont pas détrôné au contraire elles prennent davantage de place et elle est très articulé aussi à la mémoire de l'ancien régime à marie antoinette donc ça aussi le récit dominant de l'histoire nationale la s'en est souvenu à cause de son lien avec une figure importante justement de ce passage de l'ancien régime à la révolution et puis elle a su très habilement jouer des réseaux sociaux elle a su jouer des scandales des scandales dont elle était victime elle a su créer des scandales et elle a orchestré sa mémoire posthume qui fait que l'on se souvient bien son nom même si hélène d'aylmer je ne sais pas si vous appréciez beaucoup vigée lebrun vous avez lu des trucs non je suis pas je suis pas hyper fan de la peinture d etienne mais il devra effectivement elle a un côté très gai au sens ancien de termes très assez superficiel si j'ose dire bon c'est sûrement une lecture superficielle que je fais de son travail voici mais alors et on découvre aussi qu'il y a donc deux l'invisibilisation puisque dans cette exposition au centre pompidou en découvre beaucoup de femmes artistes dont on ignorait l'existence et des processus qui sont encore plus pervers comme par exemple le fait que l'on attribue à des hommes des découvertes artistiques qui ont été faites par des femmes alors on parlait tout à l'heure de kandinsky qui est considéré comme étant le père de l'abstraction alors que des femmes comme newton auparavant ont utilisé les mêmes techniques j'ai découvert par exemple que le dripping avait été fait non pas seulement par pollock en premier lieu mais par jeannette sobel oui il ya beaucoup comme ça d' inventions en creusant et en réinjectant en fait les artistes femmes qu'on découvre au fur et à mesure dans les différentes avant garde les différentes techniques on se rend compte qu'en fait elles ont inventé au même moment que les hommes elle était dans les mêmes mouvements que les hommes le cubisme le futurisme le dadaïsme le minimalisme qui sont aujourd'hui dans les manuels conseillers comme des mouvements complètement masculins ont en réalité été traversés animé par beaucoup d'artistes femmes qu'on redécouvre donc on vit une période très intéressante où finalement énormément d'artistes femmes voient le jour dans l'histoire on retrouve leur trace justement et on est obligé de réviser nos nos carcans nous nos mouvements un petit peu notre représentation du monde aussi mais c'est très intéressant de voir que notre histoire de l'art elle était tout juste tout simplement fausse très très incomplète et il ya un énorme travail de révision qui prend la forme d'expositions collectives oui c'est simple un flic du coup ça veut dire que alors par exemple dans le cas de le dripping je le précise juste s'agit de de jeter de la peinture et de laisser couler donc c'est quelque chose qui est ré attribuées apologue jamais être sobel elle faisait semble-t-il exactement la même chose sont dès lors des tableaux qui n'ont pas de fin et qui peuvent être reproduit à l'infini alors elle utilisait une petite pipette pour souffler sur la peinture mais ça signifie quand même que s'il ya beaucoup de choses de ce type il faudrait écrire une autre histoire de la peinture qui serait la vraie histoire alors une histoire de la peinture de la sculpture de la photographie c'est ce que fait l'association a ouvert sur son site internet bilingue et visiter quand même par soixante dix mille personnes par mois ce qui veut dire que beaucoup beaucoup de gens s'intéressent aujourd'hui hommes et femmes à cette histoire là et c'est ce qu'ont faut pas mal de musée c'est ce que font aussi certains certains artistes qui regarde ces images qui réagissent d'aylmer est ce que le fait de considérer qu'on a affaire à une autre histoire de la peinture une autre histoire de l'art est ce que c'est quelque chose par exemple qui peut influencer votre pratique ou est-ce que lorsque vous êtes devenu peintre lorsqu'on avait décidé de devenir peintre c'est quelque chose qui n'a pas vraiment compte en tout cas c'est intéressant de voir que c'est pas linéaire et ça donne de l'énergie aujourd'hui pour se dire que ben il ya des des éléments extérieurs qui compte laquelle il faut se battre quoi enfin chez que au niveau de 2 des ventes aux enchères dans le monde entre 2008 et 2010 9 ces 2 % d'artistes femmes sur le total des ventes par exemple bon c'est en train de changer petit à petit alors là il ya une vente chez christie's fait d'artistes femmes uniquement mêlant d'ailleurs différents genres ça va donc du tableau il ya sonia delaunay à des ouvrages des romancières il ya marguerite yourcenar ben je trouve ça bien enfin en tout cas aujourd'hui on est pas on n'est pas un point où on peut se permettre de trop craché dans la soupe j'ai envie de dire enfin c'est bien de donner de la visibilité après voilà enfin encore une fois j'espère qu'on arrivera au point où on sera pas qu'entre femmes enfin au niveau de l'estimation des prix des oeuvres par exemple sur le marché j'ai lu que les oeuvres créées par des femmes avaient pour point de référence pour pour toute fin pour mme ajuster le prix pour enfin je sais pas comment dire exactement mais le point de référence c'est les autres artistes femmes qui font le même genre de travail et pas les artistes de ce mouvement en général mais les évaluations ont été faites c'est parce que c'est les acheteurs qui oblige mais aussi des prénoms je pense que 20 mon analyse c'est que les femmes valent moins cher que les hommes tout simplement parce qu'on a moins d'informations sur l pourquoi un artiste comme picasso vaut si cher c'est parce qu'il ya eu je sais pas entre 50 100 150 catalogue monographique sur lui donc et des artistes charroux aujourd'hui sont ceux qui sont le plus montré le plus publiés donc ce dont on a besoin pour les artistes femmes c'est de publier une information sur l retrouver leurs archives partager l'information avoir plus d'exposition plus de livres et leur valeur l'homme mathématiquement lente et et c'est d'ailleurs le cas c'est pour ça qu'il vante aujourd'hui parce que il ya un fil en ya des collections parce que c'est quand même très hétéroclite 6 rebonds là en l'occurrence en plus marguerite yourcenar et sonia delaunay n'ont pas besoin d'être sortir d'être sorti par don de 2 l'invisibilisation est ce que ça signifie qu'on a comme vous dites un filon une opportunité camille morineau est-ce que vous rendez justice à ce type de d'entreprise oh oui évidemment genre en justice parce que c'est très bien c'est très bien plus entre plus on écrit en fait parce que c'est cette vente est accompagné de notices qui sont très bien faites il ya des artistes connus et des autrices connu mais y'en a des moins connus donc 7,7 cet ensemble fait fort ces gens à se pencher sur certaines d'artistes pas connu reste les fait réfléchir sur la valeur et on voit que dans le marché de l'art en fête les artistes qui augmente le plus ces dernières années ce sont les femmes alors certes elles sont pas partis de nom c'est vrai que ça c'est vrai que ça mais c'est impressionnant ça c'est un fait c'est un très bon investissement comment ça se passait aux xviiie et au 19ème martin lacasse ces femmes peintres qui sont donc exposés aujourd'hui au musée du luxembourg à paris est ce qu'à l'époque elle était prise et comme les hommes moins que les hommes est ce que leur coach je ne sais pas si ça oui ça évidemment un sens de parler d'une cote pour ses tableaux à l'époque où 18e il ya une artiste par exemple qui est exposé dans la dernière section qui faisait un qui pratiquaient une technique qui est relégué maintenant au rang des arts appliqués mais qui était admise de plein droit au salon à l'époque c'est marie victoire jacotot qui pratiquaient ce qu'on appelait la peinture inaltérable la peinture sur porcelaine donc faisait des copies des copies de maîtres anciens des copies de maîtres contemporains et aussi des créations originales qui a négocié les prix les plus élevés de son temps même par rapport à des artistes masculins donc c'est très variable et c'est effectivement en fonction de la place et de la de la visibilité des stratégies professionnelles que les les artistes négocient les prix de leurs oeuvres en tout cas pour cette période là on ne peut pas établir une règle générale qui serait aligné sur le genre des créateurs une réaction qui habille morineau oui je il ya des exceptions de même qu'aujourd'hui une photographe comme cindy sherman vous très très cher ou une artiste des années 30 comme tamara de lempicka atteint plusieurs millions de dollars pourquoi parce qu'elle était d'abord très sélect de son temps deuxièmement elle vendait déjà beaucoup aux états unis est aujourd'hui à les collectionner par les stars d'hollywood madonna a une magnifique tableau de tamara de lempicka au dessus de sa cheminée jack nicholson en a plusieurs donc ça fait monter la cote de cet artiste donc il ya des exceptions et il ya un grand mouvement de reval et revalorisation générale des artistes qui est assez proportionnelle aux nombres de bouquins et d'expositions qui leur sont consacrés justement aujourd'hui comment ça se passe pour la peinture ancienne si j'ose m'exprimer ainsi martin lacasse est-ce qu'il ya le même phénomène est ce que ces femmes peintres qui sont souvent moins connus on met de côté vigée lebrun elles sont également moins coté que les hommes peintre et ce particulièrement pour une peinture celle du 18e qui est bien souvent aujourd'hui peut-être moins coté moins valorisés en tout cas alors que d'autres formes d'art comme par exemple la photographie aujourd'hui voient leurs prix s'envoler en tout cas dans le champ des études qui sont produites des des mémoires il ya de plus en plus de 2 d'études qui sont conduites sur sur des artistes qui sont complètement occulté par vigée lebrun qui bénéficient encore de ce statut de femme exceptionnelle qui était une catégorie qui existait depuis très longtemps dans l'histoire de l'art et qui permettait aux historiens aux critiques de penser justement cette création des artistes femmes comme des exceptions à leur genre mais bon je sais qu'il ya des travaux qui sont conduits sur adèle romanée sur hortense ou de boer l'escaut monde et des artistes qui sont peu connus du grand public et qui je l'espère d'ici quelques années vont prendre un petit peu plus d'importance mais effectivement c'est complètement lié à la littérature qui leur consacrait c'est ça aussi qui leur donne une visibilité oui et les livres les expositions tout ça tout ça donne de la valeur est plus plus une artiste devait être montrée plus on va publier des textes sur elle plus d informations sont partagées et lus et appréciés plus sa valeur va augmenter ce qui veut dire que mais alors ça c'est une question de genre la mise en discours de dollar y compris de l'art pictural et une opération extrêmement importante pour sa valorisation absolument mais ça c'est vrai depuis le début de l'histoire de l'art et c'est vrai aussi pour des oeuvres abstraites parce que là aussi ce que ce que l'on voit c'est que ces femmes peintres ou artistes abstraite qui sont exposés à pompidou elles viennent de tout les pays de toutes les cultures il ya par exemple une artiste libanaise qui créa à beyrouth au début du siècle dernier donc on voit que c'est un phénomène qui est général camille morineau oui parce que l'abstraction est éteinte une forme d'art moderne qui c'est qui s'est développée d'un peu près dans tous les pays à peu près également donc le double mouvement qui consiste à s'intéresser aux gens féminin consiste aussi à s'intéresser à des continents moins connus qui fait que l'histoire de l'art aujourd'hui devient de plus en plus international et cette exposition est très belle parce qu'elle montre à la fois cette globalisation de l'histoire est l'intérêt pour un genre qui a été effectivement moins regardée que l'autre bon alors et d'aylmer vos oeuvres ont fait le tour du monde puisque le portrait de la jeune fille en feu le film de céline sciamma a fait le tour du monde on peut voir vos oeuvres sur instagram je croise puisque c'est comme ça que céline sciamma a découvert votre travail mais aussi ou pour le justement parlons de globaliser moi je suis représenté par une galerie en californie à la base qui s'appelle ressort à laguna beach etc les réseaux sociaux aussi qu'ils font ça c'est à dire que même si on vient d'un milieu qui est pas du milieu de l'art qu'on n'a pas fait les beaux-arts et c'est grâce aux réseaux sociaux on peut toucher les gens directement et je vends beaucoup à l'étranger comme ça et sur le marché c'est intéressant aussi j'ai lu que il ya de plus en plus de millionnaires chinoise qui arrivent sur le marché parce que le marché s'est aussi les acheteurs qui le font donc sur mc souvent des hommes des hommes qui vont mettre un max de fric dans des artistes qui leur ressemble et peut-être que si les femmes dans la société en général arrive à des postes plus élevés ben ça va voilà fatalement ça va entraîner le mouvement quand hélène d'aylmer on vous retrouve donc notamment sur instagram pour voir ce que vous créez martin lacasse peintre femmes 1798 130 naissance d'un combat c'est donc l'exposition que l'on peut voir au musée du luxembourg à paris jusqu'au 25 juillet 2021 camille morineau donc le site de l'association aware et puis cette exposition au centre pompidou elles font abstraction jeu