François Ruffin en soutien aux salariés de Teisseire : "c’est un pillage, pas une fermeture !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:45Invité politiqueChiffre
« Il y avait 120 millions d'euros l'année dernière, on est à - 24 millions d'euros qui vide et pille le savoir-faire. »
Temps de parole
- François Ruffin100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
À la base c'est nous qu'on va gagner. À la place nous gagner. Merci à vous et j'espère que ça sera bra. [applaudissements] Il y a des salariés, ça fait 6 semaines qu'ils sont dehors. Votre mobilisation à tous, elle est importante. Vous êtes tous concernés par ce qui se passe aujourd'hui, par l'entreprise. TCR est un est un produit, une marque française tricentenaire connue de tous les Français. Donc ce qu'on veut c'est que toute la France sache ce qui se passe aujourd'hui sur le site de production à les salariés bah demandent déjà dans un premier temps euh qu'on étudie une autre possibilité que de supprimer 205 emplois.
Ensuite euh on demande aussi à ce qu'on ait des discussions euh cohérentes avec la direction. Aujourd'hui, ça fait plus d'un mois qu'on est en en grève depuis l'annonce. Nous, on estime que on doit avoir des réponses à nos questions. Aujourd'hui, les réponses arrivent d'une manière un peu distylé où on n pas toutes les informations. Pour moi, il s'agit pas que de vos emplois. 205 emplois, c'est beaucoup et c'est énorme. C'est tout pour vous. Mais malheureusement à l'échelle de ce qu'on voit, à l'échelle de ce qu'on vit, c'est pas tant que ça. Mais il y a autre chose. C'est une histoire quand ça existe depuis 3 siècles. C'est un territoire.
Pendant longtemps, les salariés ont écrit des Tesser, c'est Grenoble. Et c'est tout à fait ça, c'est notre savoir-faire. On en est fier, tout le monde le connaît. Et quand on pense à Tesser, on pense à Grenoble. Donc il faut se battre pour maintenir notre savoir-faire. Or aujourd'hui ce qu'on voit c'est que depuis le rachat, c'était une entreprise qui allait bien, qui fonctionnait bien, où les les salariés travaillaient, où on pouvait consommer ce produit et en fait on a une organisation de la sous-traitance puis du fait qu'il n'y ait plus d'emploi et d'industrie ici alors qu'il y a un marché et alors qu'on est capable de maintenir l'entreprise ici.
Ça fait un mois donc effectivement nous sommes à l'extérieur. Donc nous n'avons pas de salaire évidemment puisque nous engrav au quotidien. Nous sommes là de 7h du matin jusqu'à 16h de l'après-midi. Donc donc voilà, c'est c'est compliqué financièrement. C'est très dur même moralement voir des collègues effectivement voilà pleur souffrir voilà c'est quand même compliqué. Certains ont donné leur vie pour la société donc c'est compliqué. Moi je suis en fin de carrière madame est en début de carrière donc on pense aussi à ces gens-là qui ont toute leur activité toute leur vie à faire maintenant. Que vont-ils devenir ? La l'annonce a été a été faite subitement.
On a eu un mail nous annonçant une réunion à 10h43 en pour se connecter à 11h30 et à 11h35 on avait l'annonce comme quoi on était on faisait plus partie des plans de la société. Maintenant on mène un combat un combat pour partir dignement pour obtenir ben ce qu'on mérite c'estàdire de l'argent l'argent qu'ils ont. qui vont nous donner, on espère et puis on verra bien. On nous a pillé nos volumes, on nous a pillé notre notre trésorerie, notre trésor de guerre. ce que ce que le résultat de du fruit du travail de tous les salariés pendant plus de 10 ans, on nous l'a remonté au groupe cette année.
On avait, je vous rappelle qu'on avait 120 millions de trésoreries euh au dernier dernier exercice fiscal en septembre 2024 et qu'aujourd'hui on est à - 24 millions. On nous a pillé 144 millions et aujourd'hui pour nous dire queon est plus rentable. Je viens pour qu'on arrête cette histoire là et je viens pour qu'on arrête les pilleurs parce que ce sont on a un pillage qui s'effectue par le groupe Carsberg qui est arrivé ici et qui vide la trésorerie. Il y avait 120 millions d'euros l'année dernière, on est à - 24 millions d'euros qui vide et pille le savoir-faire, qui vide et pille les volumes puisqu'il les envoi ailleurs. Et surtout moi je dis que fait l'État ? Il laisse faire.
Normalement, quand les Vikings débarquaient euh de à bord de leur dracar et qu'ils entamaient des pillages, on a des armées qui venaient pour protéger les gens. Et là, on a un état qui au contraire laisse faire, qui laisse faire les grands groupes, les multinationales quand elles viennent piller ici mais piller bien ailleurs dans le pays. Et moi, je demande un État qui protège, je demande un état qui s'interpose. Je demande un État qui viennent dire "Non, il y a pas de motif économique ici, vous êtes hyper profitable. Donc vous ne licencierez pas, vous ne supprimerez pas ça. Et quand l'État veut, il peut mais là on a un état qui ne veut pas.
[musique] Le sucre du peuple lui prend le [musique] sirop. On est là, on est là, on est là. Même si Macron ne veut pas, nous on est là. Ah.
François Ruffin