Les incendies ravagent plusieurs territoires en France
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Questions et réponses
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- 1:33OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une prise de conscience déjà de l'ensemble des habitants ?
- 2:43OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est un soulagement quand on voit la situation, qu'il y ait encore du renfort et cette fois militaire ?
- 5:03OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui va être fait concrètement pour les habitants de Gironde ?
- 6:44OuverteRéponse directe
Quelle a été votre première sensation quand vous avez côtoyé les pompiers sur le terrain ?
- 19:09OuverteRéponse directe
Quelle est la situation actuellement, Christophe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« En Gironde, un feu XXL qui est toujours incontrôlable et imprévisible, plus de 12 500 hectares brûlés sur la zone de Somos-Le Porge »
- 0:49InvitéChiffre
« Environ 44 000 personnes ont été évacuées, des villes d'évacuation vers Arcachon en bateau »
- 1:07InvitéChiffre
« 2600 hectares, pardon, ont été parcourus par les flammes »
- 2:57InvitéFait
« Nous avons de nombreux soutiens européens, différents avions et hélicoptères qui vont arriver du Portugal, de Chypre, d'Italie, d'autres pays, de Croatie je crois également »
- 4:35Locuteur non identifiéChiffre
« un certain nombre de maisons ont été détruites, 53 pour être tout à fait exact »
- 4:52Locuteur non identifiéChiffre
« c'est aussi 2000 maisons qui ont été sauvées grâce au travail extrêmement précis et déterminé des sapeurs-pompiers »
- 8:43InvitéChiffre
« 600 pompiers mobilisés »
- 9:49InvitéChiffre
« 500 sapeurs-pompiers mobilisés, 23 000 évacuations »
- 10:49AuditeurFait
« les moyens n'ont pas été mis. Ce qui s'est passé il y a quatre ans de ça n'a servi à rien. On n'a eu que des effets d'annonce »
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Allez, nous continuons à nous intéresser à la situation sur les feux de forêt, que ce soit en Gironde, dans les Landes, également dans le Var. Quentin Barbaza est avec nous, vous pouvez nous appeler au 0826 300 300. L'excellent Jérémy vous reçoit avec son savoir-faire, il nous aide comme personne ce soir, donc je voulais le saluer. Mais allez-y, Quentin, déjà pour un point de la situation, Quentin Barbaza.
Oui, Frédéric, on va faire un petit point sur les derniers chiffres qui sont tombés par les différentes préfectures. Alors en Gironde, un feu XXL qui est toujours incontrôlable et imprévisible, plus de 12 500 hectares brûlés sur la zone de Somos-Le Porge et qui a même atteint l'Eche-Cap-Ferré la nuit dernière et qui menace le nord du bassin d'Arcachon. Environ 44 000 personnes ont été évacuées, des villes d'évacuation vers Arcachon en bateau, la thèse de bûche, Guggenmestras, Mios ou Biganos. Et puis un peu plus bas, dans l'élan d'une zone de feu toujours active entre Biscarros et Sanguinet. Un feu parti hier à la mi-journée suite à l'embrasement d'un fourgon.
2600 hectares, pardon, ont été parcourus par les flammes. Alors une situation plutôt préoccupante. Et avec nous, au 0826 300 300, on va recevoir la députée de la 8e circonscription de Gironde, Madame Sophie Panonacle. Bonsoir Madame. Oui, bonsoir Monsieur.
Bonsoir Madame la députée, bienvenue. Je rappelle que vous êtes députée EPR de Gironde. La situation, Quentin Barbaza vient de la rappeler. Est-ce qu'il y a une prise de conscience déjà de l'ensemble des habitants ? Il y a une chaîne de solidarité qui semble exceptionnelle ?
Oui, bien sûr. Face à cette tragédie, la prise de conscience, elle est tout à fait naturelle. Depuis maintenant 48 heures, déjà pour dire que l'ensemble de la presqu'île de l'ESCAPRO, la presqu'île, on est évacuée, vous l'avez dit, par la route et par la mer. Ce soir, la route est fermée. Arrèves s'est évacuée. Andernos est en cours et la préfecture a demandé d'évacuer la ville de Lenton qui se trouve juste en dessous d'Andernos. Donc les évacuations prennent des proportions assez considérables. Elles se passent très bien et les populations évacuées sont donc accueillies dans d'autres communes du Sud-Bassin.
Des mises en place d'hébergement d'urgence se sont organisées par les autres maires des communes et également sur Bordeaux. Donc toute cette solidarité est en effet extrêmement importante et tout se passe bien à ce niveau-là. Les évacuations se passent également tranquillement. Voilà, c'est extrêmement bien géré. Madame la députée, il y a le gouvernement qui a annoncé que l'A400M viendrait en renfort à partir du 29 juillet prochain, c'est-à-dire dans cinq jours. Est-ce que c'est un soulagement quand on voit un peu la situation, comment elle avance, qu'il y ait encore du renfort et cette fois militaire ?
Oui, alors nous avons également, et le ministre Nunez prendra la parole également ce soir, nous avons de nombreux soutiens européens, différents avions et hélicoptères qui vont arriver du Portugal, de Chypre, d'Italie, d'autres pays, de Croatie je crois également, qui sont arrivés sur notre territoire, en France en tout cas, et qui ont commencé à être actifs cet après-midi et demain toute la journée. Donc ça ce sont des premiers renforts extrêmement utiles pour l'ensemble du pays, parce que je rappelle que nous sommes très affectés sur le bassin d'Arcachon et à Biscarosse dans les Landes, mais il y a aussi de nombreux incendies partout sur l'Hexagone.
Donc déjà ces premiers renforts européens extrêmement importants, et ensuite cet appareil dans 4 jours, mais bien sûr que c'est un soulagement, mais pour être totalement sincère, dans 4 jours, où j'espère que ce sera trop tard, parce que l'incendie sera arrêté complètement, où hélas ce sera plus utile parce que ça aura été très grave. Donc on est dans une situation là aujourd'hui, qui dans la nuit, au vu des conditions climatiques, météorologiques, peut basculer, et nous sommes très inquiets. Demain matin, on verra ce que ça donne. Mais là, aujourd'hui, on a besoin de renforts maintenant.
Oui, alors effectivement, l'angoisse. Je voulais juste, Madame la députée, qu'on réécoute très rapidement Sophie Brocas, la préfète de la Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde, concernant les dégâts justement.
Je voudrais saluer les habitants, parce que partir en pleine nuit, partir en urgence, c'est difficile, ça fait peur, c'est traumatisant, c'est d'autant plus traumatisant qu'un certain nombre de maisons ont été détruites, 53 pour être tout à fait exact. Il y a aussi un camping qui a été détruit par ce feu. Mais je voudrais souligner que si 53 maisons ont été détruites, et que c'est un tram pour les propriétaires, qui nous accompagneront avec les assurances, eh bien, c'est aussi 2000 maisons qui ont été sauvées grâce au travail extrêmement précis et déterminé des sapeurs-pompiers.
Voilà, Sophie Brocas, la préfète de la Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde. Alors, Madame la députée Sophie Panonacle, il y a une grande angoisse de la part de tous les administrés pour des dégâts matériels. Voir sa maison brûlée, ce n'est pas anodin. J'imagine que, alors en général, ça c'est une phrase qui est souvent utilisée dans les points près, c'est-à-dire une cellule psychologique est mise en place, mais concrètement, pour la crainte de tous ces habitants de Gironde, qu'est-ce qui va être fait ?
Alors, chacun est assuré, et j'ai déjà discuté avec un certain nombre d'habitants. On a des assurances, alors je ne sais pas qui, je ne vais pas les citer, mais qui sont extrêmement réactives. Ils proposent déjà des soutiens en termes d'achat de nourriture, de vêtements, quand on doit partir rapidement. Donc ça, c'est un fait. Après, il y a les soutiens qui sont là aujourd'hui, organisés par les mairies. Et puis ensuite, quand nous pourrons retourner sur le terrain, en fonction des dégâts, on verra ce qui pourra être fait, comment les personnes pourraient être accompagnées. Je ne peux pas vous en dire plus aujourd'hui. Effectivement, il y a une cinquantaine de maisons détruites.
C'est un grand traumatisme pour la population. Quand on revient et les gens m'appellent, j'ai énormément de demandes où en est ma maison. Savez-vous si elle est encore sur pied, s'il n'y a plus de maison ? C'est très difficile de leur répondre, parce qu'il y a des secteurs où on ne peut pas du tout aller. Les pompiers sont au travail. Donc, ça sera la deuxième phase. Je fais confiance et j'espère que les assurances joueront le jeu et aideront ces personnes à très rapidement retrouver un lieu de vie décent. Madame la députée, vous étiez aujourd'hui notamment au poste de commandement.
On entend beaucoup parler que les forces des pompiers, les forces civiles sont fatiguées, éreintées, que ce soit physiquement ou mentalement. Vous, quelle a été votre première sensation quand vous les avez côtoyées sur le terrain directement ? Ils sont extrêmement solides, extrêmement dignes. J'ai été impressionnée par leur courage, vraiment. On le dit à chaque fois, mais quand on les rencontre, quand ils arrivent du feu avec le visage recouvert de cendres, je peux vous dire que c'est incroyable. Ces femmes et ces hommes sont vraiment incroyables. Mais oui, au bout de trois jours de combat, on commence à être fatigué. Alors, désespéré, non, parce qu'ils sont là pour lutter et ils le savent.
Et vraiment, ils sont hyper courageux et volontaires. Mais fatigué, on le saurait à beaucoup moins. Donc, bien sûr qu'ils sont fatigués. Ils sont là, ils luttent. C'est pour ça que je redis et je dis encore prudence, prudence par rapport à ce que l'on fait. Attention, les incendies sont déclenchés volontairement ou involontairement. Mais à chaque fois, ils mettent la vie de nos sapeurs-pompiers en danger. Donc, voilà, soyons raisonnables et attend.
Merci pour ce témoignage et tous vos éclairages. Madame la députée EPR de Gironde, Sophie Panonac, la huitième circonscription, justement, qui comprend Arcachon, Audange, la Teste de Buche. Merci mille fois d'avoir été avec nous. Réagissez au 0826 300 300, justement, à la situation. Faites-nous part aussi de votre vécu. On va refaire le point, bien sûr, avec Quentin Barbaza. Notamment, on parlait aussi du Var des Landes. C'est le spécial Feu de Forêt sur Sud Radio. La Gironde, nous venons d'en parler, notamment avec la députée. Nous allons maintenant, Quentin Barbaza, évoquer un autre département. Il ne faut pas l'oublier, le Var.
Oui, on n'oublie pas, dans le sud-est de la France, le Var. 2 700 hectares ont brûlé en Pontevesse, Cotignac, Barjol. 600 pompiers mobilisés. Heureusement, pour l'instant, aucune victime ni blessée. Et plusieurs réactivations de feu sur ce secteur sont actuellement en cours. Le commandant des pompiers, Jean-Marc Sicard, qui nous a parlé tout à l'heure, disait qu'il y avait plusieurs évacuations. On va l'écouter, on l'écoute tout de suite. On l'écoute tout de suite. La fatigue avec les réactivations, elle se fait moins sentir. Tout le monde est très concentré et très combatif sur ces deux reprises.
L'objectif pour nous, c'est de limiter, bien entendu, l'extension de ces deux réactivations et d'éviter que le feu ne fasse, d'une part, pas plus de superficie, ou en tout cas, le moins possible, et d'autre part, n'aille pas menacer d'autres villages. Le dispositif de lutte, c'est toujours un dispositif qui est une combinaison des moyens à la fois aériens et des moyens terrestres. Et là, pour éviter que ces reprises, ces réactivations ne prennent trop d'ampleur, on a fait à nouveau appel aux moyens aériens, de manière à les combattre à la fois par les moyens aériens et par des moyens au sol.
Donc voilà pour le Var. Parlons maintenant des Landes, Quentin Barbazan.
Oui, un feu toujours situé entre les lacs de Biscarros et de Sanguinet, parti hier à la mi-journée suite à l'embrasement d'un fourgon. A peu près la même superficie d'hectares brûlés. 2 600 hectares ont été parcourus par les flammes. 500 sapeurs-pompiers mobilisés, 23 000 évacuations. Est-ce qu'on va accueillir sans doute au 0826 300 300 ? Loïc qui nous a informé hier, qui était déjà sur notre antenne hier, sur ce fourgon qui s'est embrasé. Loïc, quelle est la situation aujourd'hui ?
Vous êtes agaste, bonsoir Loïc.
Oui, bonsoir. Mais écoutez, j'ai suivi les infos parce que du côté de Biscarros, tout est bloqué et puis je ne voulais pas non plus aller voir par curiosité ce qui se passait. Donc il y avait les infos qui ont bien résumé la situation. On a eu un passage, comment dirais-je, de fumée. Ça s'est calmé, mais voilà. Enfin, l'apparentif a été en partie évacué. Certains quartiers sont encore, comment dirais-je, habités, mais c'est une surveillance. Et puis le feu a l'air de reprendre puisqu'il y a un petit peu de vent qui souffre actuellement. On est espérant que ça soit maîtrisé.
Mais quand on écoute les informations, on s'aperçoit, c'est ce que je vous disais hier, que les moyens n'ont pas été mis. Ce qui s'est passé il y a quatre ans de ça n'a servi à rien. On n'a eu que des effets d'annonce. On nous a nettoyé les fossés la première année. Et puis après, rebelote.
C'est effectivement important de le redire. Loïc, votre situation, vous n'êtes pas directement impacté.
Pas pour le moment.
Mais est-ce que vous avez reçu des messages ? Est-ce que vous devez vous tenir prêt ? Ou vous n'avez rien reçu de message officiel ?
J'ai reçu des messages sur la mairie communique également. La mairie de Gaste communique en disant si jamais vous aviez besoin, enfin si on peut, comment dirais-je, recevoir des personnes qui se retrouvent à la rue. Donc bien évidemment que j'ai répondu favorablement de par mon camping. Mais c'est vrai que c'est inquiétant. Je pense que la saison est malheureusement morte également d'un point de vue touristique. Donc voilà, je suis dépité.
Oui, parce que parmi les nombreux dégâts, il y a un camping qui a brûlé. Vous connaissez le propriétaire ? Vous aviez des contacts avec lui ?
Alors c'est celui qui a brûlé sur l'Angironde. Non, on n'a pas de contact. Après au niveau de Parentis-Biscarros, oui on se connaît tous plus ou moins. Mais voilà, c'est une situation très particulière. J'ai ma famille aussi en Dernos qui a été évacuée. J'ai mon frère à Biscarros qui a été évacuée. Enfin voilà, c'est dur. Moralement c'est dur, oui. Oui, oui, oui.
Parce qu'effectivement, il a été demandé à tous les vacanciers d'évacuer. Donc quand vous dites la saison est morte, on a bien compris qu'effectivement, pour l'instant, ça semble dans l'impasse. Loïc, vraiment merci de nous avoir apporté votre regard. Beaucoup de courage à vous. Merci, courage aux pompiers.
Et même, vous voyez, nos agriculteurs ne sont pas rancuniers parce qu'il y a quelques temps de ça, on leur avait envoyé les centaures et maintenant on leur demande de l'aide. Ça me fait doucement rigoler. C'est là où je vous dis qu'il y a quand même un souci dans notre façon de gérer notre pays et mettre des sous là où il y a besoin. Ça serait bien aussi d'investir dans des camions. On est à côté de points d'eau relativement importants. Donc peut-être faire des puits, même si ça doit coûter. Mais au moins, quand je vois les dégâts qu'il va y avoir, je pense que ça va coûter une fortune.
Est-ce qu'il ne serait mieux pas faire des puits un peu à droite à gauche pour les pompiers, pour avoir des points d'eau, mettre des pompes dignes de ce nom qui puissent arroser, pour voir comment on fait dans les champs. Enfin voilà, je ne sais pas. Je ne sais pas, je pense que les solutions, des camions avec des brosses motopompes qui puissent aspirer au niveau du lac, je ne sais pas. Est-ce qu'il ne faudrait pas réfléchir à tout ça ? Qu'il faut mettre de l'argent, autant le mettre là-dedans.
Il y a effectivement beaucoup de calaire, on le comprend, et des réflexions à écouter, comme notamment les vôtres. Merci Loïc, merci beaucoup. On se rapproche du lieu de départ du feu dans les Landes, Quentin.
Exactement, on va recevoir Blandine, qui nous a appelé au 0826 300 300. Elle habite à Sanguiné. C'est l'autre lac qui est un peu plus au nord de Biscarros, mais qui est également touché. Bonsoir Blandine. Oui, bonsoir.
Bonsoir Blandine. Bonsoir à toutes. Faites-nous part de la situation, parce que vous êtes vraiment au cœur de la situation.
Nous, on est au milieu.
Oui.
Comme il y a 4 ans, on était entre la test et l'envirage. Et là, pareil, voilà. Donc, mon neveu a été évacué par les gendarmes à 3h du matin, parce qu'il était sur Navarros. Donc, évacués de force. Donc, ils sont allés dans la famille, en revenant. Bon, sinon, ils seraient venus à la maison. C'est pas un problème. Mais, voilà. Nous, on arrose les entours de la maison. Le feu, il est à environ 500 mètres à bol d'oiseau.
Oh là, oui.
Voilà. Donc, on a l'odeur. On a peur pour ce soir, parce qu'ils annoncent des vents à 80 km heure. Et ça, ça ne va pas aider. Ça ne va pas aider nos pompiers.
Les orages aussi, justement, on parlait de ces vents tout à l'heure avec Rémi André, notre monsieur météo. Et on parlait aussi de ces orages. Il n'y a pas des premiers signes d'orage pour l'instant. Mais là aussi, ça peut être l'une des problématiques, ces orages. Dis sec.
Oui, dis sec. Voilà. Et puis, on a des peintres chez nous. La pérébenthine, c'est enflammable. Donc, voilà. C'est... Non, c'est compliqué. Et moi, je ne bouge pas de la maison pour éviter d'encombrer, justement, les routes pour laisser la place au secours. Et je supplie que tout le monde arrête de prendre sa voiture pour aller sur les incendies et pour avoir sa petite photo. Ça, c'est énervant.
Oui.
Voilà. Un peu de civisme.
Oui, oui. Dans ce qu'a dit Loïc précédemment, visiblement, c'est une tendance que j'entends. Là, Loïc disait, bon, moi, je ne prends pas ma voiture. En fait, vous constatez que des gens, finalement, font un petit peu n'importe quoi et vont faire leur reportage avec leur téléphone, quoi. C'est ça ?
Ah oui. Oui, oui. Non, mais complètement, oui. Ils s'arrêtent. On met la route. Les mégots, c'est pareil. On ne les jette pas par la fenêtre. On fume. Eh bien, on écrase dans le cendrier. On va à la plage. Enfin, c'est incroyable. C'est incroyable. Nous, on a préparé la valise au cas où on doit partir. On doit être évacué. Donc, la valise est prête. Voilà. Ça, c'est fait.
Et vous savez où aller ? Parce que, bon, c'est bien beau de dire on parle.
Oui, on ira chez mes parents.
D'accord.
Mais ils sont sur sanguinés. Mais, voilà, ne pas gêner les secours. Jamais gêner les secours. Et puis, ne pas avoir des réactions comme ça. S'arrêter, prendre des photos. enfin, c'est du voyeurisme, quoi. Ni plus ni moins. Et je voulais aussi ajouter que pendant que nos pompiers, ils se battent contre le feu, il y a les ambulanciers privés, eux, qui gèrent tout le reste.
Et vous êtes ambulancière ? Vous êtes infirmière, rappelons-le. Vous êtes infirmière. Non. Ambulancière. Ambulancière, d'accord.
Qui gère tout le reste. Donc, toutes les évacuations. Par exemple, le CMC d'Ares a été évacué. Lequel est encore...
Donc, plusieurs évacuations, en tout cas. Et les ambulanciers font partie de cette chaîne. Et on le voit bien aussi en Gironde. On a parlé avec notamment les bâteliers. Finalement, il y a cette grande chaîne de solidarité. Merci, Blandine. Merci. Bon courage à vous. Merci de nous avoir donné ces informations. Et surtout, d'avoir fait passer des messages aussi importants à ceux qui oublieraient finalement l'essentiel. Vous parliez de civisme et il en est bien question.
Justement, on parlait d'Ares, Quentin. Oui, effectivement. On va recevoir au 0826 300 300 Christophe qui habite à Ares et qui, je crois, a été évacué. Bonsoir, Christophe. Bonsoir. Bonsoir à tous. Bonsoir, Christophe. Quelle est la situation actuellement, Christophe ? Alors, la situation... Moi, je suis en lien avec justement un gendarme qui fait partie de mes amis et qui est au niveau du PC qui me donne aussi pas mal d'infos. Donc, la situation, c'est que tout a été... Bien sûr, les communes d'Ares, Andernos ont été évacuées. Là, il vient d'avoir des ordres d'évacuation sur les communes de Salonne, de Saint-Jean-d'Iac. Donc, ça remonte vraiment aussi même vers Bordeaux.
D'ailleurs, là, je suis actuellement sur la commune de Canéjan qui est de la banlieue bordelaise et il y a énormément de fumée. Il y a un brouillard avec des odeurs énormes, bien sûr, de fumée. Donc, on est à 50 kilomètres. Voilà. Donc, c'est un feu surrécédent qui avance très vite d'après les forces de l'ordre et les pompiers vers le Cap-Iré maintenant. Ça remonte aussi sur la commune du Port-Jet-de-Lac-Anneau. Donc, ça part dans tous les sens.
En fait, les deux gros feux vont se retrouver, quoi, finalement ?
En fait, c'est le même feu, mais il y avait une diminution depuis l'arrière du feu et là, ça repart en arrière dans l'autre sens également. Donc, jusqu'au lac du Mouchik, également, ça repart tiré vers Lac-Anneau. Donc, voilà. Et surtout, c'est la bande du Cap-Iré parce que le grand danger, c'est la langue du Cap-Iré. Et là, il rentrerait sur la langue du Cap-Iré avec une vitesse de pénétration aussi importante puisqu'il y a des vents qui se lèvent, des vents qui sont annoncés à 80 km heure. Donc, voilà. C'est une catastrophe énorme, sans précédent. Et la décennie qui longe, bien sûr, la route du Cap, bien sûr, ça, c'est le brasier sur beaucoup de... Voilà.
Qui est la seule voie d'évacuation en plus, évidemment, qui est surchargée. D'où la sollicitation des bâteliers, notamment. Vous, vous avez été obligé de partir de chez vous en début d'après-midi. Comment ça s'est passé ?
Arès, ça a été... Il y a eu en 3-4 zones. On a reçu les premières alertes d'évacuation. On n'y croyait pas ce matin. Moi, je n'ai pas dormi de la nuit. Je suivais tout ça. Et puis, on a reçu, milieu de matinée, des ordres d'évacuation sur 4 zones. En fait, Arès a été découpé. Et puis, il fallait que tout le monde soit parti vers 13h, les dernières zones. Moi, je suis parti à 13h. Et il y avait, bien sûr, beaucoup de bouchons. Parce que ça a engendré des bouchons. Puisque derrière, après, il y a Andernos qui a été aussi, également, une demande d'évacuation. Et donc, voilà. Le danger, c'est les fumeroles.
Parce qu'aujourd'hui, pour l'instant, le grand rond-point avec Leclerc, le centre commercial, pour l'instant, n'est pas touché. Mais il y a des pompiers qui sont présents pour éviter que ça atteigne la zone commerciale puisqu'il y a un station de service. Ainsi de suite. Donc, voilà. Et donc, également, c'est les fumeroles. Parce que recevez pas mal de fumeroles, déjà, des retombées de cendres et d'aiguilles de pin ce matin. Donc, voilà. Et ça, c'est le danger. Parce que si les vents tournent sur Arès, eh bien, c'est la prise, peut-être, de petits feux qui peuvent être pris partout dans la commune. Voilà le système.
C'est-à-dire que ça charrie le feu, finalement. Bon, Christophe, merci pour ce témoignage. Bon courage à vous. Vraiment, toutes nos pensées pour vous. Bon courage. Restez bien vigilants. Dans un instant, nous refaisons un point complet sur l'info. Quentin Barbaza, merci pour cette édition spéciale. Votre travail très, très, très précieux avec Quentin Saunier également. Toute l'équipe de Sud Radio, évidemment, reste mobilisée. Tout de suite, les infos. Sous-titrage Société Radio-Canada