Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo (sur YouTube)· 26 mars 2026 12 min

Immersion à bord du porte-avions Charle de Gaulle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je vous embarque avec moi, Léa, sur ce porte-avion. Alors, quel est son rôle dans cette guerre ? Et bien, ces avions rafales par exemple empêchent les attaques iraniennes sur nos pays alliés comme Chypre.

Alors, avec Julien Peltier derrière la caméra, je vous raconte ce qu'est cette position défensive voulue par la France. Lorsque nous arrivons sur le porte-avion, une alerte est en cours. Concentration et tension en pleine guerre au Moyen-Orient.

L'un de ces avions rafales doit rentrer précipitamment de mission. On garde bien évacuer que tout le pont. Le pilote va devoir appter.

C'est la course dans les échappés, dans les coursives et sur le pont d'envol. Les marins ont tous été rappelés à leur poste. Nous dans tous les cas, on prépare ce qu'il faut pour au cas où en cas de crache, on intervient pour préparer le dispositif. l'inquiétude dans l'un des postes de contrôle en surplom de la piste.

Nous comprenons que le rafale en question n'a pas été attaqué. Il a en revanche une grave avarie à pontage finalement réussi et soulagement à bord. Un avion qui rentre avec une panne.

Il est monomoteur. Le rafale à double moteur F B moteur, il est arrivé avec un moteur en panne. Le rafale marine, c'est l'atout du Charles de Gaulle.

Et c'est à la demande du président Macron qu'il est positionné ici en Méditerranée orientale. Ce pilote s'apprête à décoller vers l'écoute syriennes, israéliennes ou libanaise. Mais sa mission est uniquement défensive.

Il n'engage pas de combat contre l'Iran, par exemple, mais il occupe et défend l'espace maritime. C'est une mission dans une zone particulière parce qu'il y a beaucoup de tension, mais c'est une mission qui nous permet de jouer un rôle d'amortisseur, de stabiliser les tensions ici rien que par notre présence. Briefing avant le départ 1961 142 12 rafales vont décoller dans les minutes qui viennent. pas vos avions.

Qu'est-ce que vous voyez vous de particulier ? Des missiles, c'est ça ? Bien sûr.

Ben, il y a des missiles balistiques qui arrivent. Ce qu'on voit dans les médias, bah nous on le on y assiste en direct. Ouis, bien sûr.

Depuis son arrivée il y a 15 jours, le Charles de Gaulle n'a pas été visé par un missile ou un drone iranien. Ce capitaine, comme tous les autres pilotes, n'a pas ouvert le feu pour l'instant. Il surveille la zone, renseigne sur ce qui se passe dans le ciel. et sur la mer.

Le pont d'envolte jour. L'ensemble des avions qui étaient planifiés pour observer la zone sont rentrés. Voici l'amiral commandant tout ce groupe aéronaval, l'homme le mieux renseigné en Méditerranée orientale.

On voit assez loin et en particulier on peut mettre en l'air des avions et donc avec des radars qui sont en l'air et donc on voit assez loin. On voit suffisamment on peut voir jusqu'en Iran. Ces marins assurent la sécurité des rafales quand ils reviennent sur le porteavion.

Opération très délicate, il faut appter sur une surface plus petite qu'un terrain de tennis. C'est très pointu, exactement comme la mission géopolitique qui est demandée à ces hommes nœud au manuel. Leur mission est d'assurer une protection des intérêts français dans la région, assurer la protection des partenaires européens également, donc les pays européens notamment Chypre, assurer la protection des bateaux français et européens déployés dans la zone.

Sous le pont d'envol, le chasser croisé des 1850 marins à bord et cette très longueursive dont on ne voit pas la fin. Comment s'appelle cet endroit ? C'est le 110 m E.

Et pourquoi on l'appelle comme ça ? Et ben parce que du coup il y a des il y a des obstacles tous les tous les 10 m. Donc voilà, il faut les éviter comme le comme au diamètre.

Des coursives qui mènent vers les deux réacteurs nucléaires du navire. Ce porte-avion est à propulsion nucléaire. C'est pour cela qu'il avance si vite et c'est un gros avantage dans cette zone très sensible où nous sommes.

Alors bien sûr pour aller au plus près du réacteur, il faut endosser cette tenue. Ces atomiciens nous conduisent vers ces salles rarement filmées. L'énergie nucléaire permet au porte-avion de parcourir 1000 km toutes les 24 heures.

C'est un immense avantage en temps de guerre. comme du temps des armées napoléoniennes où la veille d'Osterlite, il a réussi à traverser toute l'Europe à pied. C'est un peu ce qu'on peut faire avec le nucléaire.

C'estàd que nous, on est capable de de marcher à un rythme très très soutenu très longtemps pour aller surprendre l'adversaire à un endroit où nous attends pas. C'est notre dernier levé du jour à bord. Comme chaque matin, la chorégraphie de la cueillette.

Tout le pont d'envoles hommes. On vérifie qu'il y a pas d'objet qui traînent sur le pont. Ça pourrait être ingéré par un réacteur sur le pont l'envol et ça pourrait avoir des conséquences catastrophiques.

Quelques pièces de métal ou de goudderon ramassé. La mission peut maintenant se poursuivre aussi longtemps que cette guerre durera. Ce bâtiment est ultra protégé.

Mais si je me déplace vers la mer, je ne vois pas forcément à l'œil nu les nombreuses escortes qui nous accompagnent. Il y a par exemple des frégates ou encore un sous-marin. Dorothé Oliric nous raconte ce déploiement très conséquent de la flotte française dans la région.

Le porte-avion ne sort jamais seul. Pour être puissant et menaçant, le Charles de Gaulle est escorté par plusieurs bâtiments de guerre. C'est le Gan, le groupe aéronaval.

Pour cette mission, il est accompagné par trois frégades étrangères. une espagnole, une néerlandaise et une italienne. Une coopération pour renforcer la défense du porte-avion français.

Au total, 2500 personnes déployées dans la zone. Un dispositif avec des avions de chasse bien visibles sur le pont d'envol. Aujourd'hui, plus d'une vingtaine sur le Charles de Gaulle.

Et dans le ciel, des avions de surveillance et de renseignement pour coordonner les opérations. Charles c'est une capacité de projection de puissance. Pour le protéger, il faut avoir une bulle de plusieurs centaines de kilomètres autour qui est assuré par des bâtiments de défense aérienne avec le radar et avec leur missiles capables d'intercepter les [musique] missiles ou les avions qui arrivent.

En complément, il y a la lutte en dessous de la surface. C'est une lutte beaucoup plus compliquée. Donc il y a deux une à deux frégates spécialisé dans la lutte antisous-marine avec des sonards de coqu remorquer hélicoptère de lutte antisous-marine qui vont protéger le j'allais dire ce qui se passe sous la mer autour autour du porte-avion.

Ce que vous ne verrez pas c'est ce sous-marin nucléaire d'attaque français outil de renseignement et de frappe indispensable. Il évolue à proximité du porte-avion sans jamais remonter à la surface. Le groupe est actuellement déployé en Méditerranée orientale quelque part au large de la Crête.

Plus au sud. Deux autres frégades françaises [musique] patrouillent dans le cadre d'une opération européenne pour sécuriser le passage du D3 vers la mer rouge. L'objectif [musique] des marins français protéger les navires marchands visés depuis le Yémen par les miliciens outil [musique] soutien de l'Iran.

Nous avons changé de bateau. Nous sommes maintenant à bord d'une frégate. C'est l'un des bâtiments qui protège le Charles de Gaulle et les marins à bord peuvent activer les missiles qui sont cachés sous ces trappes en cas de danger.

Alors, est-ce que cette frégate pourrait participer à une mission de sécurisation du D3 d'Ormous en cas d'arrêt des frappes ? Quels que soient les ordres, les marins sont prêts. Impossible de donner le nom de cette frégate pour des raisons de sécurité.

L'une de ces missions grâce à ce radar repéré depuis cette salle les drones iraniens, ils menacent régulièrement la zone. C'est un probable drone que c'est suspect. On passe en danger aérien rouge.

Je tire sur ordre. On confirme que c'est un drone. Sur le champ, les marins enfilent leur cagoule, leur gant antif.

Concentration extrême. Même s'il s'agit d'un exercice, le drone est représenté ici fictivement par ce point rouge. Départ au plus vite vers l'hélicoptère de combat chargé de neutraliser l'engin ennemi.

Il est à quelle distance le drone ? Il a environ 60 nais, donc 100 une centaine de kilomètres à peu près 150 km/h. Donc ça nous laisse assez peu de temps pour pour être en mesure de l'intercepter.

C'est un exercice mais il se fait en milieu hostile en pleine guerre. Pendant notre présence, pas d'attaque de drones ennemis. Dans l'hélicoptère de combat, cette mitrailleuse pour détruire tout engin menaçant.

C'est une réalité. Ça les drones iraniens dans le ciel au-dessus de vous, c'est une réalité, il en a été détecté et c'est une réalité à laquelle on se prépare pour à la fois s'entraîner à décoller rapidement, à intercepter efficacement le drone. En cas d'attaque, c'est la frégate qui donne l'ordre de tirer.

Et sur ce bâtiment, le commandant est une femme. Comme les 159 marins à bord, elle se dit prête, si l'ordre était donné, à aller dans le Détroit d'Ormous au plus près de l'Iran. Escorter les navires commerciaux, c'est une manœuvre que ces militaires maîtrisent.

Ce qu'on appelle une bulle de protection, c'est-à-dire qu'avec nos radars, on va couvrir à la fois les navires de commerce et nous pour savoir exactement ce qui se passe autour de nous. et on va faire rentrer ces navires de commerce dans notre dans la portée de nos armes pour être sûr que si un missile, un drone est dirigé contre eux, on soit en mesure de le détrouer. Le commandant en second a lu aussi l'expérience de ces missions protégeant la circulation des navires.

C'est quelque chose que ce bateau a a déjà fait, que notamment en mer rouge euh contre la menace outil l'année dernière. Euh c'est quelque chose qui a déjà été fait également dans le trroit d'Ormous euh dans les années passées. Dans les coursives, exercice d'alerte incendie.

On a un feu confirmé en Charlie 0032. Il est dans le fond du local. Ces marins étaient en Atlantique Nord.

Ils ont été déroutés vers le Moyen-Orient sur ordre du président Macron. Nous à bord, c'est qu'on a une petite appréhension, je veux pas ligner là. Le plus concret clairement ben c'est on va dire le danger qu' a autour de nous.

Sur la frégate, l'alerte est au stade 2. Le niveau 1 est celui où la menace est imminente. Ces marins n'ont pas la moindre idée de la durée de leur engagement.

Cela dépendra de la guerre. Notre mission à nous avec Julien Peltier s'achève ici. Bonsoir à tous.

Merci d'être venu avec nous à bord.