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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 9 juin 2017 34 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & international

Le rôle des délégué·e·s et assesseurs - Présentation de Gabriel Amard

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Gabriel AmardFait
    « les assesseurs sont des représentants des candidats et pas des amis du maire qu'il choisit en catimini. »
  • 0:45Gabriel AmardFait
    « Le code électoral est obligatoirement présent physiquement dans chaque bureau de vote. »
  • 12:30Gabriel AmardFait
    « L'urne doit rester visible et ne jamais quitter les lieux dans la pièce principale. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, je m'appelle Gabriel Amar, c'est pour vous parler de la tenue des bureaux de vote et notamment du rôle des délégués et des assesseurs. Alors, les délégués et les assesseurs sont désignés auprès des maires des communes de la circonscription par le candidat ou par quelqu'un qui l'a mandaté pour déposer auprès du maire les assesseurs et les délégués. Je rappelle que aucun maire ni aucun président de bureau de vote ne peut dire que le bureau est déjà complet puisque en dehors des adjoints au maire, du maire et des conseillers municipaux qui la plupart du temps dans l'ordre du tableau sont désignés pour présider les bureaux de vote, les vice-présidents de bureau doivent être choisis parmi les assesseurs titulaires et les assesseurs titulaires sont prior des personnes désignées par les candidats.

C'est seulement quand le maire constate que les candidats ne fournissent pas assez d'assesseurs, que il pourvoi à la nomination d'assesseur d'imméri parmi le conseil municipal, parfois parmi des employés communaux en plus du secrétaire euh de bureau qui est souvent un employé communal et parmi euh les électeurs si tel est son choix. Donc première chose à retenir, les assesseurs sont des représentants des candidats et pas des amis du maire qu'il choisit en catimini. Deuxème aspect, le rôle de chacun.

Les délégués ont un rôle d'observation. Ils peuvent être électeurs d'une autre commune que de la commune, mais électeur de la circonscription. Ils ont un rôle d'observation, c'est-à-dire de s'assurer que il se déroule le scrutin en conformité avec le code électoral.

Ils peuvent être délégués sur plusieurs bureaux de vote ou sur un seul bureau de vote. Ils peuvent aussi avoir des suppléants bien entendu. C'est à eux qu'il reviendra de déclencher le mandataire ou le candidat s'ils viennent à constater une irrégularité.

Une irrégularité, c'est une non conformité au code électoral. Les éléments principaux du code électoral qui nous intéressent, vous les retrouvez dans une consultation en ligne bien sûr de ce code. Le code électoral est obligatoirement présent physiquement dans chaque bureau de vote.

Enfin, vous avez des extraits de ce code électoral dans le guide que nous vous avons réalisé et que vous pouvez trouver dans l'onglet législative sur le site de la France insoumise www.lafranceinsoumise.fr. lafranceinsoumise.fr.

S'ils venaient à constater une irrégularité, ils ont le droit en cours de journée de consigner au procès verbal du bureau de vote ce qu'il constate comme non conforme. Ensuite, ils peuvent et ils doivent même déclencher le mandataire du candidat ou le candidat pour qu'une saisine du préfet soit réalisée. La saisine du préfet, je conseille qu'elle soit faite à l'écrit par une lettre signée du candidat ou de son mandataire qui signale le lieu et la nature de l'irrégularité ou de l'illégalité.

Le document est scanné et envoyé par mail au service compétent. Vous pouvez aussi déposer ce courrier contre reçu en préfecture à la permanence assurée par les service de la préfecture pour l'élection. La plupart du temps, un membre du cabinet du préfet présent.

Le bureau des élections de la préfecture est au travail et fait toute diligence. Pourquoi signaler cela à la préfecture ? et bien de manière à ce que le préfet intervienne ou fasse intervenir un magistrat à ce que la loi soit rappelée, rappelé au maire de la commune voire au président de bureau de vote. la la l'illégalité patente et importante, vous assisterz peut-être à l'arrivée du magistrat dans le bureau de vote pour lui-même constater et faire le rappel à la loi sur place.

Surtout, ne vous contentez pas de téléphoner au service du préfet. Doublonnez toujours d'un écrit signé de la main du candidat ou de son mandataire. du gé expédier en préfecture conserver des traces des horaires de constatation et des preuves écrites de vos interpellations et de vos demandes afin que la loi soit rappelée au contrevenant.

C'est pourtant le maire qui doit être le garant de la loi électorale. Il est dans cette fonction le représentant de l'État et pas l'élu conseil municipal. Donc toute la pression doit s'exercer sur lui et n'hésitez pas en cours de journée à intervenir ou à faire intervenir conformément aux recommandations que je viens de vous faire de vous rappeler.

Ensuite, l'ascesseur, l'assesseur titulaire, commençons par lui, qui peut avoir un remplaçant dit un suppléant toujours du même candidat que lui qui est désigné pour assurer des plages horaires pendant la journée. Mais lui, le titulaire, il a le devoir impératif d'être à 7h30 au bureau de vote et d'être encore présent le soir jusqu'à la fin du dépouillement. 7h30 le matin, pourquoi ? pour s'assurer que tout ce que l'on vous indique dans le guide mais que vous retrouvez dans le code électoral est conforme à l'installation du bureau et à l'ouverture à 8h.

Il faut notamment s'assurer qu'il y a bien les deux listes d'hébergement, une qui sert au contrôle de la bonne inscription dans le bureau à l'entrée du bureau et l'autre qui sert après l'introduction dans l'enveloppe dans l'urne pour l'opération dite démarrgement de la liste, c'est-à-dire signature en face de son nom dans la colonne du premier tour pour ce qui est du 11 juin et du 2è tour pour le 18 juin bien entendu. Dans ce bureau de vote, il doit constater dès 7h30 qu'il y a autant d'enveloppe que d'inscrit et autant de bulletins de vote de chaque candidat que d'inscrit. Si cela venait à ne pas être le cas, il faudrait conformément à la procédure que je vous indiquais de saisine de la préfecture tout à l'heure, prévenir le mandataire de son candidat ou le délégué du ou des bureaux de vote concernés à défaut de pouvoir le faire en tant qu'assesseur.

Mais il faut pas le faire en cours de journée, il faut pas le faire, on verra plus tard. Il faut le faire dans l'instant où on constate l'irrégularité, le manquement, la carence par rapport à ce qui est exigé par la loi électorale. J'insiste sur cette réactivité parce qu'il faut corriger et régler les problèmes au plus tôt pour qu'il n'y ait pas une minute de pénalité pour tel ou tel aspect du déroulement du scrutin.

Et on peut aussi le faire par rapport à des manquements qui auraient un préjudice pour d'autres candidats que le sien puisque dans la fonction d'assesseur, on se doit faire et de mettre en œuvre le bon déroulement du scrutin et selon le principe d'égalité devant la loi et de mise en œuvre de la loi de la même manière pour tous les candidats et pas seulement pour le sien. Ensuite, il faudra vous assurer des affichages. Les affichages qui sont listé dans le code électoral.

Vous assurez que la marche en avant de l'électeur des 8h se fera bien après contrôle de sa bonne inscription dans le bureau, qu'il aura accès lui-même aux enveloppes et qu'elles ne lui seront pas remises de la main à la main. qu'il aura ensuite accès à la table de décharge de manière à se procurer les bulletins à disposition pour opérer le vote. Puis il se rend dans l'isoloir.

Puis il se rend auprès du bureau qui tient le vote, remettant sa carte d'électeur, sa pièce d'identité au premier asseur qu'il rencontre. Le président du bureau et l'assesseur étant donc deux personnes distinctes, à même de contrôler l'identité et la conformité de l'inscription avec cette identité. Désormais, la loi interdit le témoignage.

Quelle que soit la taille de la commune, il faut présenter une pièce d'identité. La liste des pièces d'identité recevables est affichée dans le bureau de vote. C'est aussi quelque chose qu'il faut vérifier avant l'ouverture de ce bureau.

Ensuite, on ne laissera pas partir lescteurs sans émarger, c'est-à-dire sans signer la liste et d'émergement pour le tour de scrutin concerné. Puis il récupère sa pièce d'identité. Garder la pièce d'identité avant signature est la garantie supplémentaire que vous vous donnez de manière à ce que nul ne reparte sans avoir signé les margements.

C'est précieux les margem et la signature. Le compteur sur l'urne ne sert à rien. Il peut dérailler en cours de journée.

Il peut ne pas s'actionner au premier, au deuxième ou à x coups de manette à tel ou tel moment de la journée. En revanche, le nombre d'enveloppes dans l'urne le soir et le nombre de signatures doit être pile poil et exactement le même. La signature de l'hémergement, c'est ça votre garantie, que nul n'introduise en cours de journée ou en cours de comptage des enveloppes des enveloppes supplémentaires.

J'y reviendrai dans un instant pour vous demander d'appliquer un haut niveau de protection et de prévention. sur la séquence de comptage de ces enveloppes le soir. Mais donc les margems, pensez-y la signature, pensez-y.

La même personne ne doit pas tenir le cahier desgement plusieurs heures sans interruption dans la journée. La même personne ne doit pas consulter les feuilles entre de votes pour mémoriser les gens qui ne seraient pas venus voter et ainsi les contacter pour les rappeler à l'ordre si il n'était pas venu avant la clôture du scrutin. Donc faites attention, tournez toutes les heures ou toutes les 2 heures pour que le cahier desgement ne soit pas tenu par le même assesseur, titulaire ou suppléant toute la journée et surtout qu'entre de votes ce cahier reste fermé et qu'il ne soit pas feuilleté par l'ascesseur.

Exigez vous-même de pouvoir tenir ce cahier et ne vous laissez pas cantonner à donner des coups de tampon toute la journée. Il faut tourner dans les tâches. Il n'y a que le président. qui tournera avec son vice-président qui l'aura lui-même désigné dès le matin parmi les assesseurs.

Je ne vous ai pas dit que pour tenir le bureau, il faut minimum être trois et même quatre avec le secrétaire à l'ouverture du bureau pour que le bureau soit ouvert validement. Donc si vous n'êtes pas 4 le matin à l'ouverture, et bien il faut procéder à la désignation de la 4e personne parmi les électeurs présents qui se présentent pour voter dès le matin. C'est obligatoire, sinon le scrutin ne peut pas se dérouler.

Trois personnes minimum pour tenir le bureau, ça veut dire deux personnes derrière la table et une personne pour le contrôle de bonne inscription à l'entrée. Ça c'est pour le reste de la journée. Les asesseurs titulaires doivent être impérativement présents le soir à la clôture selon l'heure de clôture des communes qui ont leur bureau qui ferme à 18h 19h et d'autres à 20h selon la loi électorale fixée en fonction de l'importance et de la taille des communes en milieu rural ou en agglomération.

Une question dont je n'ai pas encore parlé et je m'y arrête un instant, c'est celle de la remise du CADNA. Le CADNA euh comporte des clés, deux CADN pour fermer une urne le matin après avoir constaté tous ensemble président et assesseur titulaires au pluriel que l'urne est bien et bien nous devons procéder à la fermeture et le président va conserver un jeu de clé correspondant à un CANNA hein. Il ne peut pas se retrouver avec une clé de chaque cadna.

Et le deuxième jeu de clé doit être remis à un ascesseur titulaire qui donc sera d'autant plus présent le soir avant la fermeture du bureau, enfin pardon la clôture du scrutin puisque le bureau ne doit en aucun cas être fermé au public. J'y reviendrai aussi après. Donc comment on procède à la remise de la du deuxème jeu de clé pour le deuxème cand par tirage au sort, pas par copinage, c'est obligatoire et vous retrouverez dans le guide que nous vous avons rédigé la référence du code électoral qui l'exige, ainsi que dans une annexe où nous avons rappelé un certain nombre de dysfonctionnements habituels de ceux qui prennent leurs aises avec la loi de manière à prendre des mauvaises habitudes.

Parfois, les mauvaises habitudes avec le temps deviennent de belles habitudes dans les moments de tension électorale, notamment locale. profiter des élections nationales pour faire respecter les lois de la République et le code électoral afin que les bonnes habitudes s'entretiennent, se conserve et s'appliquent pour tous les scrutins, y compris dans les futures élections municipales qui s'avèront serré en 2020 au regard du chamboulet politique qui est à l'œuvre en ce moment même sur le déroulement du scrutin, nous pouvons vont nous dire que il doit se passer calmement, sereinement, que nul ne doit repartir du bureau sans être passé devant l'urne dès lors que il a pris l'enveloppe et des bulletins. On ne laisse pas les électeurs sortir du bureau avec une enveloppe.

Interdit. Si elle est déjà pleine, il repasse dans l'isoloir pour la vider, détruire son bulletin et reposer sur la table de décharge son enveloppe. Ne laissez pas les électeurs sortir avec des enveloppes, s'il vous plaît.

Une accumulation d'enveloppes sorties le soir permet des incidents. En effet, quand vous serez en train de compter les enveloppes avec le président en tant qu'assesseur, et bien vous risquez d'avoir comme par hasard des gens qui passent, ayant le droit d'observer même à distance mais qui viennent à jeter la difficulté sur la table en répandant des enveloppes supplémentaires. J'exagère peut-être diront certains, mais je l'assume pour l'avoir vu dans ces décennies de militantisme, d'engagement politique, d'élus majoritair ou d'opposition, j'ai bien vu ce qui malheureusement pouvait arriver, non pas de manière organisée, mais parfois à l'initiative de quelqu'un d'un peu dérangé qui veut s'amuser à créer le trouble sur un scrutin.

Donc faut être extrêmement vigilant à ça. Ne laissez pas sortir les enveloppes. Quelqu'un n'était pas inscrit dans le bon bureau et ben si quelqu'un n'est pas inscrit dans le bon bureau et qu'on le constate quand il arrive devant l'urne, c'est que le contrôle à l'entrée n'a pas été fait conformément à la loi électorale.

Donc je vous en supplie, je je vous demande de vous assurer que le secrétariat du bureau assure effectivement le contrôle de la bonne inscription avant que les gens accèdent à l'enveloppe et avant que les électeurs passent dans l'isolo. Enfin, je voudrais aborder la question de la clôture du scrutin. Le scrutin doit être clos à l'heure précise.

Et qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ? À ce moment-là, un court instant, quelques secondes, on s'assure que porte fermée mais pas porte verrouillé et bien que le président énonce fortement à voix haute donc la question suivante. Y a-t-il dans le bureau de vote numéro temps, ce jour de scrutin du 11 juin ou du 18 juin, un électeur ou une électrice inscrite dans ce bureau qui désire encore voter si personne se trouve à l'heure hache de clôture du scrutin demandant à pouvoir voter ne l'ayant bien sûr pas encore fait.

C'est à cet instant-là et seulement que le président peut ajouter "Je déclare le scrutin du bureau de vote numéro temps. Pour le scrutin du 11 juin ou du 18 juin clos." Et à ce moment-là, la porte est ouverte puisque la suite des opérations est publique.

J'en profite du coup pour signaler que ça soit pendant la journée ou que ça soit à la clôture du scrutin, l'urne doit rester visible et ne jamais quitter les lieux dans la pièce principale dans laquelle s'est déroulé le scrutin. La palme à la présidentielle, c'est ce bureau de vote de Marseille où l'urne avait disparu être le président pendant 2 heures. Rendez-vous compte quelle méthode il est encore possible de voir se déployer dans notre beau pays.

Bon bref, vous voyez qu'il y a quelques farfelu pour penser que nous sommes de gros naïfs. Et bien non, nous serons attentifs à ce que l'urne reste dans le bureau de vote et fermé pendant encore quelques minutes. Il n'est pas possible d'ouvrir l'urne tant que nous ne sommes pas tous d'accord président et assesseur titulaires sur le nombre d'hébergements constatés dans le cahier qui a été signé par les électeurs tout au long de la journée.

On doit être d'abord tous d'accord sur le nombre de signatures de chaque page et sur le total. Ne déléguez pas cette question de manière aveugle. au moins deux ascesseurs de sensibilité différentes.

Donc vous-même assesseur de la France insoumise de votre candidat au législative et un autre, vous assurez le comptage des émergement et vous vous mettez d'accord et si le président le souhaite, il a qu'à aussi compter. Il est le bienvenu pour participer à cette opération de transparence. C'est seulement au moment où vous êtes d'accord sur les émargements que vous apposez vos signatures au bas de la liste d'hébergement constatant le chiffre sur lequel vous êtes tous d'accord.

Et je vous fais remarquer que tant que vous avez pas fait tout ça, l'urne est restée fermée. J'insiste, il y a pas des gens qui comptent dans un coin pendant que les autres comptent les enveloppes. C'est interdit.

Vous devez avoir dans votre diversité politique l'œil sur chacune de ces deux opérations. Comptage des émargement d'un côté, comptage des enveloppes de l'autre. Donc on prend les choses dans l'ordre, on commence par être d'accord sur les signatures et sur leur quantité, sur leur nombre.

Puis on compte les enveloppes. On compte les enveloppes. On se met dans un endroit où on est vu de tout le monde.

Pour autant, on n'accède aux enveloppes et au comptages des enveloppes pour les mettre par paquet de sang. Uniquement le président, la présidente et les assesseurs titulaires. Les assesseurs titulaires.

Parmi eux, il y en a peut-être un qui a la fonction de vice-président désignée par le président. Donc bien entendu, le vice-président, s'il est assesseur titulaire, ce qui va de soi, puisque c'est la règle électorale, participe aussi, s'il le souhaite au comptage des enveloppes. On compte les enveloppes, on se met tous d'accord sur le fait qu'on a une 2 3 10 centaines et une centaine entamé.

Et le total de ces centaines et de cette dernière centaine entamée doit correspondre au nombre de signatures. Sinon, il faudra signaler au procès verbal qu'il y a un décalage. Il arrive qu'il puisse y avoir un décalage de 1 parce que quelqu'un s'est sauvé sans signer.

Bon, en cours de journée. Mais avoir ça, ils me disent 15 enveloppes de plus que le nombre de signatures commencerait à être inquiétant. Donc c'est un moment important sur lequel il faut être extrêmement vigilant.

Dans des enveloppes, vous mettez à l'intérieur les centaines et tous les membres du bureau signent sur l'enveloppe qu'ils sont bien d'accord qu'il y en a 100 à l'intérieur et puis il y aura une enveloppe pour la dernière centaine à entamée qui ne serait pas complète. Et tout est remis à l'intérieur de l'urne et fermé et on se resépare les cannas enfin les clés des cannas de la même manière que le matin. Pas de nouveau tirage au sort.

La répartition du matin, si elle a été faite conformément à la loi, on l'applique le soir. Et maintenant, on passe à un 3è temps, celui de mettre en place les scrutateurs. J'invite vivement les délégués et les assesseurs titulaires de la France insoumise de ne pas participer à la tâche de dépouillement.

Vous devez conserver votre vigilance et votre attention sur l'ensemble de l'opération. Ne vous faites pas reléguer dans un coin à ouvrir et à dépouiller des enveloppes pendant que d'autres pourraient avoir les mains libres pour l'observation qui les intéresse et le déplacement des enveloppes et notamment des paquets de sang de l'urne jusqu'aux table d'ascesseur. Vous participez aussi à cette opération mais pas à celle du dépouillement.

Alors comment on fait pour avoir des scrutateurs ? et ben des scrutateurs, d'où l'intérêt d'avoir des assesseurs aussi tout au long de la journée, on demande aux électeurs avec les autres membres du bureau si tel ou tel électeur veut bien participer. Ne laissez pas les gens installer demander pour le dépouillement du soir uniquement à leurs copains de venir, formant ainsi des tables où tout le monde est d'accord politiquement.

Favoriser la transparence, c'est et ça passe par la diversité des sensibilités et puis une manière aléatoire de choisir les scrutateurs. Le meilleur moyen que les gens reviennent le soir pour participer au dépouillement, c'est pas de les connaître et d'en être leurs copains, c'est de garder leur carte des lecteurs pour leur rendre le soir en leur disant "Je vous la rendrai ce soir puisqueon va se revoir, vous allez venir m'aider à dépouiller." Voilà une astuce qui est communément appliquée dans un tas de bureaux de vote et de mairie de France et qui se passe de manière sympathique entre l'électeur et le membre de bureau qui le sollicite.

Le soir et ben de manière aléatoire, on mélange les cartes des lecteurs et on construit les tables de quatre personnes pour dépouiller les enveloppes. La loi électorale dit qu'il doit y avoir au maximum un nombre de tables correspondant au nombre d'isoloirs dans le bureau de vote. Un maximum.

Rien ne sert d'être pressé, d'avoir une surpopulation dans un bureau de vote trop petit, de se gêner dans un brouis les uns par rapport aux autres où on ne sait plus si c'est à sa propre table qu'on annonce un nom ou à la table d'à côté tellement on est serré parce que le président est pressé de rentrer chez lui. Non non, une élection c'est sérieux, il y a rien qui urge à part s'occuper de sa tâche républicaine qui est d'assurer la transparence sur le dépouillement d'un scrutin. Donc maximum le nombre de tables correspondant au nombre d'isoloir du bureau de vote.

Ensuite, on a installé les scrutateurs sur la table. On s'assure d'un cert nombre de tâches avec l'aide de l'administration notamment de remplir les formulaires qui vont servir au comptage et à la centralité à centralisation dans le bureau de ce qui sera dépouillé à chacune des tables. Pour autant, je vous demande d'être vigilant sur le fait que les gens qui font les bâtonnet sur les feuilles dites de comptage et bien ne soit pas en face l'un de l'autre mais en diagonale sur la table.

Que la personne qui ouvrira tout à l'heure une enveloppe l'ouvre, déplie le bulletin, regarde sans annoncer ce qu'elle voit, donne le bulletin dans la diagonale à quelqu'un qui énonce ce qu'elle lit. de manière à ce que les deux personnes dans la diagonale puissent se confirmer qu'elles ont entendu la même chose. Onvre pas l'enveloppe suivante tant qu'on ne s'est pas assuré que dans l'autre diagonale, les deux autres scrutateurs ont fait sans regarder sur la feuille de son voisin le bâtonnet correspondant au bon candidat. toutes les dizaines, la diagonale qui fait les bâtonnets et bien se confirme que ils sont à 10, à 20, à 30 pour le candidat concerné.

À tout moment, il peut y avoir une confusion, une hésitation, un décalage. On s'arrête, on n'ouvre pas plusieurs enveloppes à l'avance. Ne laissez pas faire ça.

C'est un embouteillage qui fait qu'à l'arrivée, on ne sait plus ce qui est coché et pas coché sur la feuille de comptage. Donc dé disséquer ou découper bien la procédure de dépouillement. Alors ces enveloppes, elles sont pas encore sur la table, faut qu'elles arrivent.

C'est là qu'on ouvre l'urne parce que les tables de scrutateurs sont installées. Et donc là, on a le président ou le vice-président qui transporte l'enveloppe en mettant la main vers le haut de manière distincte. Le paquet de sang doit être visible de tout le monde publiquement et pas sous le manteau bien entendu. et on amène à la table une première centaine, puis la deuxième centaine à l'autre table.

Et puis si c'est un bureau à trois isoloirs, ben il y a trois tables. On amène la troisème centaine à la troisème table. Première tâche, être d'accord qu'il y en a bien 100 dans l'enveloppe.

Donc rebelotte. À chaque table, on compte que ce que les assesseurs et présidents ont comptabilisé, ont mis dans la grande enveloppe, ont signé, et ben c'est bien le le bon chiffre de 100. ou si c'est la dernière enveloppe, la centaine entamée que généralement on fait bien entendu à la fin, c'est plus simple.

Et donc à la table, on compte et puis une fois qu'on est d'accord que on en a bien 100 dans cette enveloppe et on recomte jusqu'à ce qu'on en ait bien 100 euh enfin qu'on est on est bien tous d'accord qu'il en est bien 100, et bien à ce moment-là on commence l'opération que je vous décrivais avec la diagonale. On ouvre l'enveloppe, on ouvre le bulletin, on lit dans sa tête sans énoncer, on transmet dans sa diagonale le bulletin et c'est l'autre de la diagonale qui énonce et l'autre diagonale fait les bâtonnets en face du le bâtonnet en face du candidat dont le nom a été énoncé. Voilà, les bulletins blancs et nuls, mais il va y en avoir comme à tous les scrutins.

Donc ces bulletins blancs et nuls, il y a différents cas qui sont listés. La feuille des cas de nullité doit être apposée sur la table qui sert à faire ce dépouillement. Donc vous pouvez la consulter à tout instant pour vous mettre d'accord.

Si vous avez une hésitation, vous appelez le président ou les membres du bureau pour vous faire confirmer que le cas de nullité est bien celui que vous constatez. Je vous signale une chose, faites attention que au moment où on ouvre l'enveloppe, personne ne déchire le bulletin pour constater qu'il est nul dans la diagonale ensuite ou que personne avec du rouge à lèvres ou du vernis à ongles ne macule le bulletin en ouvrant l'enveloppe pour s'entendre dire que le bulletin est nul 5 secondes plus tard. Faites extrêmement attention à ça.

Je vous dis aussi que deux bulletins du même nom, ce n'est pas nul. On en compte qu'un et on détruit le deuxième. Par contre, deux bulletins différents, c'est un vote nul et c'est un cas de nullité.

Voilà ce que je pouvais vous dire. Les scrutateurs, n'oubliez pas à la fin de la procédure de dépouillement de signer tous les quatre la deux feuilles correspondant à votre table de dépouillement. les asesseurs titulaires et le président pense à signer le procès verbal du bureau de vote avant de partir.

Et si des délégués veulent avant signature ajouter des choses, et bien c'est encore temps de le faire au moment où on impose sa signature. Enfin, au bureau de vote centralisateur. N'oubliez pas que le président et les asesseurs titulaires et éventuellement délégués titulaires du bureau de vote centralisateur se doivent de signer le procès verbal centralisateur de toute la commune qui récapitule l'ensemble des bureaux de vote.

C'est aussi un moment précieux où il faut s'assurer que ce qui a été proclamé comme résultat dans un bureau de vote et bien ce qui est reporté sur le procès verbal centralisateur de la même commune. Donc soyez attentif et pour les puristes et il en faut penser à aller à la préfecture vous assurer que ce qui remonte à la préfecture est conforme à ce que vous avez constaté en participant à la bonne marche sereine dans la bonne humeur dans chacun des bureaux de vote de la commune et de la circonscription. Voilà, vous voyez, ce serait bête de faire une belle campagne et le jour J de laisser partir les choses à volot et ne pas s'assurer qu'elle se passe conformément aux lois de notre beau pays.

J'espère ne pas avoir été trop long, de vous avoir donné un maximum de conseils. vous aurez une permanence électorale tout au long de la journée à votre disposition à notre siège de campagne et dans le guide si vous en avez besoin, vous pouvez aussi m'envoyer un petit SMS pour que je vous rappelle ou un petit SMS avec votre question et je tâcherai bien que ça soit un jour d'élection et que je suis moi-même candidat dans la première circonscription du Joura, de vous aider à vivre ce moment en toute transparence en faisant vivre la transparence qui se doit et en étant toujours serein, courtois pour obtenir du président des améliorations, du préfet ou du magistrat loi. Bon scrutin des 11 et 18 juin prochain.

Viv la France insoumise. [Musique]