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Podcast / conversationyoutube.com· 30 mars 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueCulture, médias & sport

⚡ Clash ! Aymeric Caron se lâche face à Éric Naulleau ⚡ - On n'est pas couché 3 novembre 2012

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:42RelanceÉludée

    Vous êtes exactement dans ce genre de facilité qu'on retrouve ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Puisqu'Éric veut parler du contenu, parlons du contenu.

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous-même vous considérez comme un écrivain, ou plutôt comme un critique ?

  • 4:30RelanceÉludée

    Vous parlez beaucoup, j'attends que vous disiez quelque chose.

  • 5:52RelanceRéponse partielle

    Vous pouvez pas sortir cet argument.

  • 8:11RelanceRéponse partielle

    Vous jugez que mon analyse de votre livre ne vaut pas la peine d'être entendue ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:05InvitéFait
    « Vous ne pouvez pas appeler un livre tant de haine et nous dire ensuite sur ce plateau que 90% de ce que vous écrivez, c'est super sympathique. »
  • 2:31InvitéFait
    « C'est une très bonne revue. »
  • 2:52InvitéFait
    « Moi, quand Kundera écrit « L'art du roman », j'ai envie de lire Kafka. »
  • 6:55InvitéChiffre
    « 75% du livre est consacré à ma passion principale, qui est la littérature, et aux auteurs que j'estime. »
  • 7:11InvitéFait
    « Si vous ne l'avez pas lu, je vous recommande Claudio Magris. »
  • 8:02InvitéFait
    « Michel Polak est mort pendant que je faisais l'avant-propos. »

Temps de parole

  • Invité91 %
  • Présentateur6 %
  • Présentateur 23 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Pardonnez-moi d'intervenir. Là où je rejoins Natacha, c'est que si, cette caricature, vous l'affirmez dès la couverture, parce que vous l'avez un petit peu balayée comme ça, cet argument, mais elle n'est pas anodine. Vous dites on a fait ça comme ça pour s'amuser. Mais là-dessus, en prenant vos initiales, en disant ça fait 2N, pourquoi tant 2N ? Il faut vraiment rajouter, si on prend la 4e couverture... Vous auriez pressionné... Pardonnez-moi, je vais finir. Si on prend la 4e couverture, ami de la tête à clash, du flingueur du samedi soir, du bad boy, pardonnez-moi, je finis, du bad boy, et de la critique, ce livre est pour vous. C'est comme ça que vous vous vendez cette photo.

Vous voyez, moi, quand je vois ça, j'ai envie d'aimer la corrida, tiens. Et là, franchement, quand il est perdu, je vous promets, je vous promets pour la réédition, je garderai le titre, pourquoi tant 2N, mais entre parenthèses, je mettrai LOL, MDR, TDR, le titre n'est pas bon, pour bien que vous saisissiez qu'il s'agisse d'ironie. Je ne sais pas, je ne veux pas. Si vous ne voyez pas que c'est de l'ironie, je ne peux rien pour vous. J'adore l'ironie, mais peut-être, en effet, suis-je trop bête pour comprendre la finesse de l'ironie que vous glissez dans vos propos et dans ce livre. Mais si l'ironie ne vous souhaite pas pour vous, je ne peux rien pour vous.

Vous ne pouvez pas appeler un livre tant de haine et nous dire ensuite sur ce plateau que 90% de ce que vous écrivez, c'est super sympathique. C'est le principe de l'ironie. Vous avez bien vu que le livre ne justifie pas la couverture, ce n'est pas au premier. Le contenu, c'est une mauvaise étiquette. Non, mais on ne va pas faire toute cette séquence sur la couverture du livre. On choisit aussi encore un petit peu sur quoi on veut faire la séquence. Vous connaissez le principe. C'est nous qui sommes aussi un peu dans le rôle où on peut aller vers les chemins qu'on choisit. Oui, mais vous savez, j'ai une naïveté d'auteur.

Je pense que les critiques en face de moi ne sont pas contentées de regarder la couverture, mais l'ont ouvert. Vous voulez que vous parlez du fond ? Ce serait bien, parce que là, pour l'instant, on le touche, le fond. Il n'y a pas de problème. On va en parler, on va le toucher du doigt, le fond.

1:42
Présentateur

C'est extraordinaire, parce que là, vous êtes exactement dans ce genre de facilité qu'on retrouve. D'ailleurs, c'est marrant, l'idée qu'on touche le fond, c'est une métaphore récurrente dans vos chroniques. C'est-à-dire que vous utilisez très, très souvent ça qui fait plaisir.

1:58
Invité

C'est très bien, c'est très bien. Mais moi, comme tous les auteurs...

2:00
Présentateur

Mais encore une fois, vous êtes en train de nous dire que ce n'est pas tout à fait de l'ironie, c'est peut-être plutôt du racolage.

2:05
Invité

Écoutez, présent avec mon éditeur, c'est comme ça qu'il t'assoit. Évidemment qu'il met en avant les arguments qu'il juge commerciaux, mais vous savez bien que c'est la règle de...

2:13
Présentateur

Puisqu'Éric veut parler du contenu, parlons du contenu. Voilà. Émeric Caron.

2:16
Invité

Il y a donc deux parties dans le livre, puisque... Enfin, vous allez dire qu'il y en a plus. Mais il y a deux grosses parties, puisque la première partie, jusqu'à la moitié du livre, à peu près, ce sont des chroniques littéraires, que vous avez écrites dans une revue qui s'appelle « Le matricule des anges ». C'est une très bonne revue. Voilà. Le revue Montpellier-Rennes. Excellent. Alors, des critiques qui datent d'il y a 15-20 ans, je me suis profondément ennuyé. Parce qu'effectivement, vous parlez de Yuri... Je les ai notés, parce que je ne les connais pas, mais je vous prie de m'excuser, je suis un peu ignare sur les auteurs d'Europe de l'Est.

Yuri Olescha, Joseph Boulov, Dumitru Spenegiag, Varlam Shalamov... C'était là, mais essayez au moins de... Ouais, pardonnez-moi. Donc, voilà. Alors, moi j'aime découvrir des auteurs, sauf que je trouve que vous ne donnez pas envie de les découvrir, parce que vous vous regardez écrire sur eux, vous ne donnez pas envie aux lecteurs de les découvrir. Moi, quand Kundera écrit « L'art du roman », j'ai envie de lire Kafka. Quand je vous lis, je n'ai pas envie de lire Boulov, etc. On peut s'entendre que je ne suis pas tout à fait au niveau de Kundera. Ça nous fait un point. Je suis content que vous le reconnaissiez ce soir. Non, bon, ok.

Mais vous savez, il y a toute une liste que je peux vous décliner. Je ne suis pas au niveau de tous les auteurs que vous venez de citer. Donc, c'est-à-dire, est-ce que vous... D'ailleurs, c'est une question que je me suis posée, parce que vous ayez entendu faire les critiques de beaucoup de livres, est-ce que vous-même vous considérez comme un écrivain, ou plutôt, simplement, et ce n'est pas péjoratif, comme un critique ? Ou est-ce que votre ambition, c'est de devenir également un écrivain parmi les écrivains ? C'est quand même d'une immense naïveté, quand même, de séparer l'exercice de la fiction et l'exercice de la critique. J'assume complètement ma naïveté.

Je suis comme Antoine sur ce point. Oui, vous le reprochiez, si vos souvenirs sont bons. Je reprochais effectivement de ne pas avoir actualisé. Non, mais il y a une deuxième mesure que je peux prendre, à part la correction du titre, c'est, vous passez un coup de fil à chaque fois que j'entreprends un article, pour savoir si vous connaissez l'auteur. Bon. Je crains qu'à l'arrivée, ça ne me donne pas un gros volu, ce que je vous ai dit. Vous ne m'avez pas bien écouté, je vous ai dit... Vous me dites, je ne connais pas tous ces gens ! Non, non, non, vous n'avez pas entendu la fin, vous n'avez pas écouté la suite. J'ai dit, j'adore découvrir des auteurs, quand on me donne envie de les découvrir.

Et je dis, la suite, vous n'avez pas réussi. Essayez, j'ai le droit. Essayez quand même, faites-leur cette grâce, essayez. J'ai essayé, je vous assure que j'ai essayé. Vous voulez qu'on parle de la suite ou pas ? Ok, alors... C'est Ruquier, le patron. Moi, je me délète. Non, mais vous parlez beaucoup, j'attends que vous disiez quelque chose. Je viens de dire quelque chose, mais peut-être que vous n'avez pas entendu. Vous avez peut-être Louis Sélective, ce qui serait un petit peu embêtant de votre part. Alors, la suite ! Les chroniques générales. Donc, ce sont des chroniques où vous nous parlez un peu de tout, de sport, de politique, des portraits de personnalités.

Et là encore, j'ai été assez déçu par l'écriture. Je n'ai pas été emporté par un trait d'esprit, etc. On recevait quelqu'un que vous appréciez beaucoup la semaine dernière, qui est Nicolas Bedos. Et je n'ai pas pu m'embâcher de faire la comparaison, puisque par le moment, vous êtes un petit peu dans le même exercice. Et j'ai trouvé justement que... Là, vous êtes dur. Je savais que j'allais toucher à quelque chose de très sensible.

5:04
Présentateur

Ça, c'est dur pour lui.

5:05
Invité

Mais c'est vrai que j'aime Bedos, j'aime Guillon, j'aime tous ces gens-là. Je trouve qu'il y a une énorme finesse quand ils commentent l'actualité, que c'est très caustique. Ah ben, tout s'explique. Mais c'est pour ça, j'assume complètement. Oui, le dialogue est difficile. Et moi, j'ai trouvé que c'était assez plat. Alors, c'est peut-être aussi parce que ce sont des chroniques qui, à l'origine, souvent, sont pour la radio, si j'ai bien compris. Il y en a pas mal, comme ça, qui ont été... Il y en a quelques-unes qui... C'est une minorité, c'est une minorité. Alors, je me suis dit, peut-être que c'est le passage à l'écrit qui est un petit peu difficile pour ces chroniques. Peut-être.

Vous voulez dire oui. Parce que ce sont des chroniques qui sont lues. Enfin, bon, je ne sais pas si l'honnêteté intellectuelle fait partie de votre registre. Alors, vous savez, vous pouvez me faire beaucoup de reproches. Et ne vous en privez pas, surtout, je suis là pour ça. Mais l'honnêteté intellectuelle, c'est ce que j'essaye de mettre en avant. C'est l'honnêteté intellectuelle. C'est comme à la télé ! Non, non, mais... Je ne crois rien à la télé, là ! Non, non, mais... Oui, tu voulais...

Il y a une seule chose qui est compliquée dans ma situation, c'est que, quand je publie quelque chose, ce que contient mon livre n'est pas vraiment pris en considération, parce que, effectivement, attaché à Pator, le personnage, Nolo, et pour préciser le personnage, non, on n'est pas touché, voilà. Non, non, je veux dire qu'il y a un moment où c'est... Soyons sévères avec celui qui a la réputation d'être si sévère. Ça, c'est facile. Snipeons le sniper. Vous savez, j'étais sûr, j'étais sûr et certain. Factuellement, factuellement. Je n'étais pas comme un magicien, j'aurais dû l'écrire sur un papier et sortir un moment en disant... Vous auriez dû. Vous allez me dire ça.

Vous auriez dû, ça aurait été la partie la plus impressionnante de votre prestation. Non, simplement, ayez l'honnêteté de reconnaître que... Non, mais pas finalement à critiquer. Si, j'adore, mais... Ben non, on voit... À condition que ça soit par un vrai critique. Ah, alors, attendez, attendez, attendez, attendez. Je finis ma phrase, je finis ma phrase. Je finis ma phrase. Oh, c'était pour vous dire... Non, non, mais c'est pour vous dire que... Vous pouvez pas, vous pouvez pas sortir cet argument. Non, il y a 75% du livre... Je veux simplement établir ce fait. C'est quoi, la critique ? Non, non, mais je vous ai... Avant que vous continuiez... Je finis ma phrase.

75% du livre est consacré à ma passion principale, qui est la littérature, et aux auteurs que j'estime, qui sont estimés d'ailleurs par bien d'autres que moi, heureusement pour eux, et j'espère leur trouver quelques nouveaux lecteurs qui partageront mes émerveillements pour ces auteurs. Si vous ne l'avez pas lu, je vous recommande Claudio Magris. Le prix Nobel va lui tomber dessus un de ces jours. C'est un des hommes qui m'a le plus ébloui par son intelligence, son édition. Et ces livres, c'est une expérience que je vous souhaite et que je souhaite à tout le monde. Et j'espère avoir donné l'envie...

7:26
Présentateur

En ça, d'ailleurs, ça vous fait un point commun, pardon, je vous redonne la parole dans un instant. En ça, ça vous fait un point commun avec quelqu'un qui vous rendait hommage en début de livre. C'est Polak, qui effectivement, ici même, quand il était à cette place, puisqu'il vous a précédé, nous parlait chaque semaine d'un livre dont, parfois, on pouvait lui reprocher avec Catherine Barmak. L'auteur était obscur pour la plupart des téléspectateurs.

7:48
Invité

Mais Michel Polak est mort pendant que je faisais l'avant-propos. Donc voilà, ça m'a touché. Et c'est vrai que si je dois me reconnaître un modèle, mais dans mon modèle, il y a la notion d'insurpassable ou d'inatteignable, d'inaccessible, voilà, c'est Michel Polak. Mais en effet, moi, je vous assure que les livres que distingue Michel Polak, c'est des livres qui resteront, comme je suis sûr, que Magris restera, Yorn Rill restera, Esterhazy restera. Voilà. Voilà ce que j'ai essayé de faire. On peut inventer des noms, nous aussi. Non, mais vous avez dit quelque chose d'intéressant.

Vous jugez que mon analyse de votre livre ne vaut pas la peine d'être écouté, d'être entendu, parce que je ne suis pas un vrai critique. Parce que vous avez terminé. Pourquoi pas ? Comment ? Il va y avoir quelque chose de mieux. Je ne sais pas. Ce sera peut-être encore moins bien. Il faut que vous y prépariez. Je suis désolé pour vous. Donc, est-ce que vous pourriez me dire ce qu'est un vrai critique pour vous ? Puisque vous en êtes un, si je comprends bien. Un vrai critique, non. Votre déduction est erronée. Donc vous-même, vous n'êtes pas sûr d'être un vrai critique ? En tout cas, je laisse aux autres le soin de l'établir. Je laisse aux autres le soin de l'établir. D'accord.

Non, simplement... Mais apparemment non, puisque lorsque moi j'essaye de l'établir, vous ne me donnez pas le droit de le faire. Non, non, sur moi-même. Moi, je ne me dirai jamais. Je suis un critique ou je suis un bon critique. Je laisse aux autres. Vous avez déjà dit, je crois à l'Alan. C'est peut-être à l'Alan ou je ne sais plus à qui. Quelqu'un vous a demandé un jour sur le plateau. Qui es-tu pour me dire ça ? Vous lui avez répondu, je suis ton critique. Oui, c'est vrai. Vous savez, la séquence avec l'Alan, il s'est dit tellement de trucs que vous pouvez citer. Non, ça veut dire que vous dites des conneries, quoi. Vous dites des conneries, quoi. Non, non, pas du tout. Non, mais...

Simplement, vous me dites pourquoi... Il faut dire une chose et puis se faire faire le contraire. Pourquoi je le conteste ? Vous savez, ce n'est pas parce que vous me coupez la parole sans cesse que vous aurez forcément raison. Non, ça, je sais. Très bien. On peut y aller ? Absolument. Parfait. On fait un oui ni non, plutôt. Non, mais...

9:22
Présentateur

Ah, on n'est pas sur énergie. J'ai un 6-9. Non, non, on se marre bien.

9:26
Invité

Là où je conteste votre approche critique, c'est que vous tombez dans tous les panneaux. C'est-à-dire... Non, mais... On n'a quand même pas des heures devant moi. J'ai le droit à 10 minutes sur la couverture. On s'en fout, franchement. Bon. Ensuite, vous essayez d'instiller l'idée...

9:40
Présentateur

Il vous est arrivé, Eric, soyez honnête. Sur la couverture ? Il vous est arrivé de faire exactement la même chose. Sur la couverture pendant... Non, pas forcément sur la couverture. Sur une page de d'un livre.

9:48
Invité

Non, non, mais... Et voilà. Alors, le deuxième truc, c'est que... En effet, je suis sans cesse ramené. C'est-à-dire, je ne serai jamais l'Éric Nelot, auteur de ce livre. Alors, pour le pire, comme pour le meilleur, je serai toujours l'Éric Nelot de Ruquier qui faisait ça, donc voilà. Mais c'est un dessin, c'est une malédiction, presque.

⚡ Clash ! Aymeric Caron se lâche face à Éric Naulleau ⚡ - On n'est pas couché 3 novembre 2012 · Pourquijevote