L'invité de Bourdin Direct : Yannick Jadot - 25/06
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %
Questions et réponses
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- 0:26OuverteRéponse directe
C'est la meilleure chance des écologistes ?
- 1:39OuverteRéponse directe
Est-ce que croissance et écologie sont incompatibles ?
- 1:54OuverteRéponse directe
Ce n'est pas l'écologie punitive dont on parle ?
- 3:53OuverteRéponse directe
Second tour dimanche, abstention. Le vote ne sert à rien ?
- 6:05OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a aujourd'hui deux gauches irréconciliables ?
- 8:26OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a aujourd'hui un match de boxe à gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:58Yannick JadotFait
« L'écologie punitive aujourd'hui, c'est celle qui oublie les derniers rapports des scientifiques du climat, qui disent attention, si on n'agit pas aujourd'hui, ça va être cataclysmique. »
- 3:08Yannick JadotChiffre
« 357 salariés et leurs familles sur le carreau. »
- 3:25Yannick JadotFait
« Et bien, le gouvernement les abandonne, les écologistes soutiennent l'industrie. »
- 3:34Yannick JadotFait
« Du Xinjiang, là où il y a un génocide contre les Ouïghours. »
- 3:44Yannick JadotFait
« Ça veut dire qu'on peut concilier croissance et défense de l'environnement. »
- 4:17Yannick JadotFait
« On a vu les failles de notre système de santé, de l'hôpital public. »
- 4:52Yannick JadotFait
« Sans nature, c'est ce que dit le rapport du GIEC. Sans nature, c'est l'avenir même de l'humanité qui est en péril. »
- 5:36Yannick JadotFait
« Le débat national a été d'une médiocrité crasse quand vous avez des polémiques à n'en plus finir. »
- 6:30Yannick JadotFait
« Ils sont accusés, on accuse cette gauche dite républicaine d'être vendue, d'être devenue une gauche d'extrême droite. »
- 6:52Yannick JadotFait
« Aujourd'hui, on a l'impression que c'est la politique de Twitter. C'est-à-dire qu'en 280 caractères, il faut avoir donné un avis. »
- 12:30Yannick JadotFait
« Mariani, c'est l'ami, le complice du boucher de Damas. Celui qui a massacré sa population Bachar el-Assad. »
- 12:36Yannick JadotFait
« C'est l'ami, le complice du président Azeri qui organise le nettoyage ethnique des Arméniens dans le Haut-Karabakh. »
- 13:57Yannick JadotFait
« La Hongrie doit être sanctionnée ? Oui, ça suffit. »
- 14:07Yannick JadotFait
« En Pologne, il y a des zones qui se revendiquent sans homosexuels ? »
- 15:05Yannick JadotChiffre
« Moi, ce que j'ai proposé déjà depuis des semaines, c'est un plan de relance à 50 milliards d'euros par an. »
Temps de parole
- Présentateur100 %
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Vous écoutez RMC. RMC Bourdin Direct. Jean-Jacques Bourdin. Yannick Jadot, bonjour. Bonjour. Député européen, Yannick Jadot. Vous étiez hier soir à Nantes avec Mathieu Herfelin. Mathieu Herfelin qui a une chance d'emporter sa région. C'est la meilleure chance des écologistes ? C'est une des chances des écologistes. C'est vrai que là, il y a une incroyable dynamique dans les Pays de la Loire. Il y a la volonté, y compris, vous savez, les Pays de la Loire, c'est un territoire avec un tissu économique très ancré sur les territoires, assez bien réparti.
Et on ressent sur le terrain, parce que j'ai fait plusieurs fois avec Mathieu Herfelin le tour de cette région, et on sent du côté des entreprises, du côté des habitantes et des habitants, la compréhension aujourd'hui que la transition écologique, à travers l'agriculture paysanne, l'économie circulaire, le bâtiment, l'automobile, c'est la seule promesse économique qui va maintenir justement cette économie très bien et partie sur les territoires, avec des emplois qualifiés.
Il y a cette idée que la relocalisation de l'économie aujourd'hui, c'est à travers l'écologie que ça peut se construire, que ça peut se pérenniser, et ça c'est la force des campagnes écologistes dans ces régionales et dans ces départements. Et vous mettez déjà le point sur l'un des thèmes que je vais aborder, la croissance et l'écologie. Est-ce que c'est incompatible ou pas ? Je sais vos opinions, vos idées et vos propositions sur le sujet, j'y reviendrai tout à l'heure. Mais Mathieu Orphelin qui dit aimez le Tour de France, qui dit aimez les sapins de Noël et la viande, vous aussi. Oui, oui, bien sûr. Ce n'est pas l'écologie punitive dont on parle. Non, souvent.
L'écologie punitive aujourd'hui, c'est celle qui oublie les derniers rapports des scientifiques du climat, qui disent attention, si on n'agit pas aujourd'hui, ça va être cataclysmique. C'est-à-dire qu'on va être percuté en permanence par des chocs climatiques qui vont remettre en cause notre économie, qui vont remettre en cause notre démocratie, mais plus gravement, nos conditions d'existence. Et tout ce que font nos candidates et nos candidats aujourd'hui, c'est de dire, il y a le chaos d'un côté.
Mais si on agit pour le climat, aujourd'hui, c'est la rénovation thermique, des économies de pouvoir d'achat, l'isolation phonique, comme évidemment, on réagit mieux aux canicules ou au grand froid. C'est, je l'ai dit, cette économie qui lutte contre l'obsolescence programmée et le gaspillage. J'étais avec Nicolas Thierry dans les fonderies du Poitou. C'est une industrie qui retrouve une perspective. J'étais avec Fabienne Grébert, les Ferropem, vous savez, c'est deux usines dans la Tarentaise et en Savoie qui font du silicium et qui aujourd'hui sont en train d'être fermés. 357 salariés et leurs familles sur le carreau.
Le silicium, c'est ce dont on a besoin pour les batteries électriques, pour les panneaux photovoltaïques, pour le matériel médical, pour les aciers haute performance. Tout ce qui fait, tout ce qui fera demain, notre autonomie industrielle, notre autonomie stratégique. Et bien, le gouvernement les abandonne, les écologistes soutiennent l'industrie. Et si on n'a pas les Ferropem, vous savez d'où on importe le silicium ? Du Xinjiang, là où il y a un génocide contre les Ouïghours. Franchement, avec les écologistes, il y a une nouvelle politique industrielle, il y a de l'emploi et il y a de la vie sur nos territoires. Ça veut dire qu'on peut concilier croissance et défense de l'environnement.
J'en parlerai tout à l'heure avec vous, Yannick Jadot, mais je voudrais revenir sur ces régionales. Second tour dimanche, abstention. Bon, le vote, les électeurs pensent que ça ne sert à rien. C'est dramatique. J'entends ça partout. Partout, je vais, comme vous d'ailleurs. Ça ne sert à rien d'aller voter. C'est vrai. Ça ne sert à rien d'aller voter. Non, au contraire. Il faut aujourd'hui, si on veut réparer notre société, on sait combien elle a besoin d'être réparée. On a vu les failles de notre système de santé, de l'hôpital public. Tous les jours, on voit les failles de notre école, de la police, de la justice.
On voit à quel point il y a un sentiment d'abandon parce que les entreprises s'en vont, parce que les entreprises ferment. Vous voyez les plans de licenciement qui se développent aussi. Et si on arrive, nous, à démontrer, justement, parce que nous gagnons des régions, qu'on recrée de l'activité économique, qu'on recrée de la justice sociale, et qu'en plus, on se réconcilie avec la nature, donc, avec l'avenir. Sans nature, c'est ce que dit le rapport du GIEC. Sans nature, c'est l'avenir même de l'humanité qui est en péril. Eh bien, tout ce grand processus de réconciliation, c'est par un bulletin de vote que ça passe dimanche. Mais, vous avez raison, il y a beaucoup de défiance.
Mais les gens ne comprennent rien aujourd'hui à ce que font les départements, à ce que font les régions. Il y a un sentiment que... Y compris... Et ce n'est pas simplement les listes écologistes. Beaucoup de partis ont fait campagne sur le terrain autour des lycées, de la relocalisation de l'économie, je l'ai dit, de la formation des salariés, de l'agriculture. Mais le débat national a été d'une médiocrité crasse quand vous avez des polémiques à n'en plus finir. Quand les vidéos circulent... Pardon, mais la polémique à gauche, il y en a autant qu'ailleurs. Mais je ne dis pas forcément le concret.
Ce que je veux dire, c'est que nous devons parler, nous devons écouter les Français d'abord, écouter leur colère. Il y a beaucoup de colère, de tristesse. Mais pas pour les instrumentaliser. Alors, nous allons être dans le concret pour apporter des solutions, des solutions, des solutions. Bon, nous allons être dans le concret, mais évacuons justement ces politiques. En Ile-de-France, par exemple, Manuel Valls, qui soutient Valérie Pécresse. Jean-Paul Huchon, ancien président socialiste de la région, qui soutient aussi Valérie Pécresse. Et puis, je vois les réactions. Ils sont accusés, on accuse cette gauche dite républicaine d'être vendue, d'être devenue une gauche d'extrême droite.
J'ai entendu ça. Je vois ces querelles. Sophia Chikirou, qui est la France insoumise, qui est proche de Jean-Luc Mélenchon, qui est troisième sur la liste de gauche dans l'Essonne, qui qualifie Emmanuel Valls et Jean-Paul Huchon de déchets de la politique. Vous voyez où on en est ? Où vous en êtes à gauche ? Écoutez, moi je suis très inquiet, effectivement, sur l'état du débat politique. Aujourd'hui, on a l'impression que c'est la politique de Twitter. C'est-à-dire qu'en 280 caractères, il faut avoir donné un avis. Et on est plus dans l'invective que dans l'argument. On est plus dans la disqualification de l'adversaire que dans son écoute et dans le débat construit.
Et ça, c'est extrêmement inquiétant parce que forcément, ça polarise et surtout, ça n'offre aucune perspective aux Françaises et aux Français. Quand j'entends, par exemple, Valérie Pécresse, on a un débat. C'est quoi le débat des régionales ? Est-ce qu'il y a un train ? Est-ce qu'il part à l'heure ? Est-ce que nos enfants étudient dans des lycées qui sont des lycées de qualité ? Est-ce que nous mangeons bien ? Est-ce que nos salariés, dont on voit que certains secteurs d'activité sont en train d'être en difficulté, est-ce qu'ils sont formés au secteur d'avenir ?
Et plutôt que de débattre de ça, argument contre argument, dans un débat républicain, on est tous des républicains, il faut arrêter de dire des bêtises, dans un débat d'argument contre argument, il y a des candidats qui préfèrent disqualifier l'adversaire plutôt que de débattre avec lui. Je trouve ça extrêmement dangereux pour la démocratie. C'est vrai à gauche aussi. Il faut retrouver de la nuance. Rien n'est simple dans la société dans laquelle nous vivons. Il faut proposer des solutions. On a le droit d'avoir des propositions différentes sans que ce soit un scandale, sans qu'on ait besoin de s'invectiver, de s'insulter et de réduire la politique.
Est-ce qu'il y a aujourd'hui un match de boxe ? Alors, à gauche, est-ce qu'il y a aujourd'hui deux gauches irréconciliables ? Mais non, il n'y a pas deux gauches irréconciliables. Non. Il y a aujourd'hui des propositions qui peuvent parfois être différentes. Mais là, on est aujourd'hui dans un débat de régional. Et puis franchement, on parle de l'île de France. Il n'y a pas que l'île de France. Regardez, en Occitanie, il n'y a pas d'accord, par exemple. Mais ça, je regrette. Je le regrette. En Nouvelle-Aquitaine, il n'y a pas d'accord. Je le regrette profondément. En Bretagne, non plus. En Bretagne, il n'y a pas d'accord.
Et vous allez avoir Claire Démar Poirier qui fait une magnifique campagne et qui va montrer que même la Bretagne, même la Bretagne, victime des algues vertes, victime du dérèglement climatique, la Bretagne va avoir une perspective écologique, sociale, de solidarité et qu'au fond, les vieux systèmes politiques qui résistent encore, qui veulent du statu quo, peuvent disparaître. Mais vous savez, le statu quo aujourd'hui, c'est la régression environnementale, c'est la régression sociale. Si on veut de la stabilité, c'est ça le truc le plus compliqué à comprendre dans le monde d'aujourd'hui. C'est que si on veut de la stabilité, il nous faut du changement.
Il nous faut du changement pour retrouver de la stabilité, pour retrouver de la confiance et de la confiance en soi-même comme avec les autres. Je me mets à la place d'un électeur de gauche qui est en Ile-de-France et qui hésite. Je voterai Bayou ou pas, il ne sait pas. Et il voit l'alliance avec la France insoumise. Tout vous sépare. Pratiquement, tout vous sépare. Avec Jean-Luc Mélenchon. Jean-Paul Huchon. Jean-Paul Huchon. Yannick Jadot. Jean-Paul Huchon a gouverné avec l'ensemble des forces de gauche. Oui. Puis franchement, vous parliez des soutiens. Oui.
Si des premiers ministres socialistes qui ont marqué notre histoire récente, vous choisissez Emmanuel Vasse ou vous choisissez Lionel Jospin ? Eh bien, Lionel Jospin, fidèle à ses convictions, soutient la liste menée par Julien Bayou et c'est une très bonne nouvelle. Le débat avec Jean-Luc Mélenchon, on va l'avoir dans la présidentielle. Vous l'aurez ? Bien sûr. Alors, est-ce que sans Jean-Luc Mélenchon, la gauche pourrait gagner la présidentielle ? Là, moi, je veux mobiliser pour dimanche. Dimanche, dimanche, dimanche. Non, mais je vous pose la question. Non, mais c'est extrêmement important. Mais vous savez pourquoi je vous pose la question ?
Parce que déjà, Laurence Rossignol, sénatrice socialiste et vice-présidente du Sénat, la pose. Parce que Carole Delga la pose aussi dans sa région. Dans trois jours, dans trois jours, Jean-Jacques Bourdin, on aura ce débat. Mais vous savez, vous êtes trop... C'est une question. C'est une question très importante. Vous êtes très attaché au territoire, au territoire. Les départements, c'est là où on va chercher une aide sociale. C'est ce qui gère nos collèges. Les régions, on a dit toutes les compétences. Est-ce que jusqu'à dimanche, on peut éviter de présidentialiser le débat pour revenir...
Je pense que si on arrivait à répondre à la moitié des préoccupations de nos concitoyens, la moitié de leurs difficultés, si on arrivait à accompagner leurs aspirations vers plus de bienveillance, de solidarité, de protection de la nature, on aurait fait notre boulot. Donc, occupons-nous de nos concitoyens. à l'échelle où on a des réponses. On va parler de préservation de notre environnement et de croissance. Mais un mot encore de politique présidentielle. Cette fois, Éric Piolle va déclarer sa candidature à la primaire Europe Écologie Les Verts la semaine prochaine avec un livre programme. Vous, vous êtes candidat à la primaire d'Europe Écologie Les Verts. La semaine prochaine.
Présidentielle la semaine prochaine. Vous êtes candidat. Présidentielle. Jean-Jacques Bourdin. Oui, d'accord. Vous vous rendez compte qu'on a eu une campagne du Rassemblement National dans ces régionales qui nous a expliqué que le seul vote c'était 2022. Y compris avec un Mariani. Moi, j'appelle à ce que tous les démocrates, les républicains votent muselier dimanche. Mariani, c'est l'ami, le complice du boucher de Damas. Celui qui a massacré sa population Bachar el-Assad. C'est l'ami, le complice du président Azeri qui organise le nettoyage ethnique des Arméniens dans le Haut-Karabakh.
Qu'est-ce qu'on veut que le PACA soit la région qui va accueillir Poutine, Bachar el-Assad, tous les dictateurs du monde entier qui sont amis de Mariani ? Non. PACA est une terre de résistance. PACA est une terre bousculée par le dérèglement climatique, bousculée par l'affaissement démocratique. et on ne peut pas laisser PACA entre les mains du Rassemblement National. Regardez son copain Orban, Hongrie, voyez ce qu'il fait avec les LGBT ? Est-ce que vous êtes député européen ? Un mot sur Orban. Est-ce que la Hongrie... Sanction non la Hongrie avec les points de relance. On peut... L'article 50 ? L'article 50 ?
On va pouvoir activer le fait qu'un pays qui ne respecte pas les valeurs de l'Union européenne et le respect de toutes les minorités, le plaisir de la diversité en Europe, c'est essentiel. Ce sont les libertés fondamentales, c'est l'état de droit. Les sanctions communes ? Mais là, ce qu'on a réussi à négocier dans le plan de relance, c'est qu'à partir du moment où un pays ne respecte pas les valeurs communes de l'Union européenne, il peut être sanctionné sur l'argent qui touche du plan de relance. La Hongrie doit être sanctionnée ? Oui, ça suffit. La Hongrie, la Pologne, ça suffit.
Franchement, qu'on voyait une telle remise en cause de l'état de droit, de l'indépendance de la justice, vous vous rendez compte qu'en Pologne, il y a des zones qui se revendiquent sans homosexuels ? Mais où on est là ? Où on est dans cette Europe qu'on aime tellement qu'il est regardé du monde entier pour sa démocratie ? Donc pas de relance pour ces pays, pas d'aide économique pour ces pays. Mais il faut les sanctionner tant qu'il y a des lois qui sont liberticides et profondément l'atteinte à la richesse de notre continent.
Bien, Yannick Jadot, on a bien compris que lors de la primaire d'Europe Écologie, il est vert, face à Éric Piolle et à Sandrine Rousseau, vous allez défendre une écologie constructive et surtout innovante et possible encore une fois avec la croissance. Pour vous, pas de décroissance. Pas de décroissance. C'est divisé par 3 le revenu des Français. Je ne vois pas que c'est possible. Moi, ce que j'ai proposé déjà depuis des semaines, c'est un plan de relance à 50 milliards d'euros par an et regardez, même Olivier Blanchard qui a été le chef économiste du FMI et aujourd'hui sur la même ligne avec 25 milliards pour reconstruire notre économie.
Tous ces secteurs de l'économie verte, tous ces secteurs des soins, de la bienveillance, 25 milliards pour réparer notre société. École, recherche, université, hôpital, médecine de ville, lutter contre la désertification médicale dans nos zones rurales, la police, la justice et à travers ces plans de relance, on va pouvoir effectivement créer beaucoup, beaucoup, beaucoup d'emplois de qualité dans notre pays et franchement... Donc, il faut encourager la croissance, on est bien d'accord ? Il faut investir, investir, investir. Donc, encourager la croissance. Mais la croissance... Investir, investir, investir, oui. Mais bien sûr. Ce n'est pas le PIB, effectivement. On est bien d'accord.
J'ai lu le rapport Blanchard. J'ai lu. C'est passionnant. C'est intéressant. Oui. Non, non, mais c'est absolument passionnant. Donc, évidemment que la défense de l'environnement est parfaitement compatible avec la croissance et donc la richesse. La construction de richesse. Lutter contre le dérèglement climatique et pour la biodiversité aujourd'hui, c'est le levier le plus puissant, le plus puissant du point de vue économique et social.
Parce que quand vous luttez contre, par exemple, on parle toujours du trou de la sécu, quand vous luttez contre les maladies liées à l'environnement, que ce soit une sécurité alimentaire, que ce soit, évidemment, la pollution de l'air, que ce soit les zoonoses, on est quand même toujours sous menace depuis un an, presque un an et demi. on ne sort pas de cette crise sanitaire. C'est lié à la destruction de l'environnement. Mais, encore une fois, agir en positif, c'est se redonner une perspective collective. Partout, les entreprises, c'est incroyable. Moi, je vois partout des entreprises qui disent « Waouh, on a compris. » On a compris. Les chercheurs qui disent « On a compris.
» J'étais encore hier avec des jeunes, que ce soit des lycées pros, des CFA, comme des grandes écoles, ils disent « Nous, on a envie de faire des métiers qui ont un sens et qui ont un sens du point de vue de la planète. » Une écologie positive, une écologie qui crée de la prospérité, une écologie qui, encore une fois, crée des entreprises à l'échelle de nos territoires. On a besoin d'entreprises à côté de chez soi. Mais, quand je lis Clément Tinotin qui critique le luxe, l'industrie du luxe, l'industrie du luxe qui est la première industrie exportatrice en France pour vous encourager le luxe ? Le luxe doit avoir sa responsabilité. 600 000 emplois directs et 1 million d'emplois directs.
Vous savez, le luxe, ça fait partie de l'image de la France, comme d'ailleurs le vin, comme le fromage et comme l'extraordinaire richesse de notre pays. Donc, faisons attention, soyons fiers d'être françaises et d'être français. On a besoin de retrouver à la fois, après ce moment un peu de détresse, de fortes détresses collectives, qu'elles soient psychologiques, sociales. On a besoin de retrouver la fierté de soi-même mais on a aussi besoin de retrouver la fierté de la France. On n'a pas de vaccins, on a ce sentiment un peu de déclassement.
Et bien justement, si on prend la transition écologique, non pas comme une contrainte mais comme une extraordinaire opportunité, qu'on sera encore plus français que d'habitude. Vous savez, les français, c'est à la fois l'amour du terroir, là où on vit. On aime le lieu où on vit, d'où on vient. Et contrôler ses déplacements, son alimentation, l'emploi, les services publics, c'est être bien où on vit. Mais on a envie d'être vu depuis le monde entier. Depuis le monde entier. J'écoute votre discours. Mais j'écoute votre discours. Mais pourquoi est-ce que les militants écologistes ne choisissent jamais le positif et souvent le négatif ? J'ai vu dans cette campagne partout...
Mais souvent le négatif ! Non ! Regardons l'histoire ! Regardez l'histoire de votre parti ! Dans cette campagne, j'ai vu tous les candidats, tous les candidats aller dans les entreprises, aller dans les associations, dans les quartiers, dans les fermes, dans les petites villes dont on ne parle jamais assez, dans les centres-villes et avoir un discours justement d'enthousiasme parce qu'on ne doit pas simplement régler les problèmes.
on doit retrouver une espérance collective, on doit retrouver un enthousiasme, on doit retrouver une forme de légèreté et c'est l'écologie aujourd'hui qui justement, parce qu'elle nous projette dans l'avenir positivement, parce qu'agir aujourd'hui, c'est l'émancipation de demain, c'est la liberté de demain, et bien c'est justement ça qui va nous retrouver la joie d'être ensemble. Pas simplement devant un match de foot, mais aussi d'être ensemble tous les jours. Merci Yannick Jadot d'être venu nous voir ce matin sur RMC et BFM TV.