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speechyoutube.com· 25 septembre 2018 63 min

VIe Congrès de Debout La France | Discours de Nicolas Dupont-Aignan

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

4:09
Nicolas Dupont-Aignan

pas totalement. Merci à ce cirque d'hiver légendaire de nous accueillir. Il règne ici un esprit particulier et je veux remercier la famille Bouglione pour son accueil. Vous pouvez les applaudir très fort. C'est une grande famille de France, oui, une grande famille de France qui est venue des routes d'Italie et qui a forgé l'excellence, l'excellence du cirque, l'excellence de l'art du cirque qui se perpétue de génération en génération. Et je suis ici avec vous tous avec beaucoup d'émotion. Amoureux de la France, vous voyez ce slogan, cet appel, il a été au cœur de notre congrès, au cœur de notre congrès. Il a été au cœur de votre table ronde.

Et je veux saluer toutes celles et tous ceux qui ont débattu, bien sûr vous, de Debout la France, mais aussi des autres mouvements qui nous ont rejoints à cette occasion. Je veux saluer Véronique Besse qui représente Philippe de Villiers du MPF et qui est une ancienne députée, maire de Vendée et je pense qu'on peut l'applaudir très fort. Je veux saluer Jean-Frédéric Poisson du Parti chrétien-démocrate qui a fondé avec moi, il y a tout juste un an ici, mais il y avait moins de monde, ce n'était pas dans cette salle. Les amoureux de la France. Je veux saluer Bernard Monod, député qui nous a rejoint, député européen, ancien du Rassemblement National.

Je veux saluer Bruno Nort, président du plus vieux parti de France, 70 ans bientôt du Centre National des Indépendants et Paysans. Je veux saluer Emmanuel Gave de l'Institut des Libertés. Je veux saluer Hervé Fabre de Brespi, républicain, maire, ancien député européen, conseiller de François Fillon à Matignon pendant cinq ans, qui nous rejoint aujourd'hui. Et puis, bien sûr, je veux saluer Yasmine Benzelmat, ici présente, et Claudine Kaufmann, sénateur du Var. Merci d'être là. Pourquoi cette expression « les amoureux de la France » ? Parce que Clemenceau affirmait « une nation est une âme ».

Et c'est justement toujours quand un être cher vous quitte ou s'éloigne de vous que vous réalisez combien vous l'aimez. Eh bien, il en est de même pour les Français. De plus en plus de Français ressentent, au fond de leur tripe, au fond de leur cœur, que leur civilisation, leur culture, leur France est menacée. Et soudain, ils redeviennent et redeviendront encore plus amoureux de leur nation, de leur pays. Et j'en suis convaincu, c'est cette passion de la France, renouvelée, intense, qui deviendra le ressort du réveil collectif que nous attendons tous depuis tant d'années. Quand son enfant est menacé, la mère immédiatement trouve en elle une énergie féroce pour le protéger.

Eh bien, j'en suis convaincu, il en sera de même pour le peuple de France. Oui, de plus en plus de Français ne supportent plus la société désincarnée, inhumaine, déracinée que veut nous imposer à marche forcée Emmanuel Macron. Et quand l'essentiel est en jeu, soudain, nos compatriotes se lèvent, résistent, combattent et l'emportent. Toute l'histoire de France l'a prouvé. Et ce moment du sursaut, je vous l'assure, est tout à fait proche. Nous avons d'ailleurs choisi cet emblème du coq, symbole des résistants, pour dire que bientôt se lèverait le grand jour de la libération. Mais c'est aussi le symbole.

C'est le symbole éternellement renouvelé, puisque ce fut le symbole de notre magnifique victoire en Coupe de monde de football. Alors, je vous le dis, pour le foot, on a le droit d'agiter le drapeau français. Et pour le reste, il faudrait le cacher. Eh bien, nous, ici, on ne cache pas nos couleurs. On ne cache pas le drapeau français. Oui, on est fiers de notre histoire. Comprendre un bloc, comme disait Clémenceau, avec ses pages brillantes, fortes, comme ses pages plus décevantes. On est fiers de nos terroirs, car il n'y a pas de France sans cette terre de France, sans cette diversité de nos communes qu'ils veulent assassiner. On est fiers de notre culture.

On est fiers de notre civilisation. On est fiers de notre devise républicaine, dont parlait Damien l'Empereur à l'instant. Liberté, égalité, fraternité. Mais la question que je vous pose, et que je pose aux Français, est-ce qu'on se donne les moyens de faire vivre au quotidien la devise liberté, égalité, fraternité, et ce, en tous points du territoire, dans les zones rurales, dans nos quartiers difficiles ? Vous le savez, non.

Et oui, chers amis amoureux de la France, si nous ne voulons pas devenir étrangers dans notre propre pays, il ne faut pas simplement dire « amoureux de la France », il faut dire « unissons-nous », unir nos forces pour résister, oui, à ceux qui veulent nous coloniser, et j'ose le mot, coloniser, colonisation économique, colonisation économique, notamment de la Chine et des États-Unis, colonisation politique de l'Union européenne et de l'Allemagne, colonisation culturelle et colonisation, osons le mot, oui, religieuse, dans certains quartiers de France.

Alors, oui, je vous le dis, unissons-nous pour vaincre ceux qui veulent détruire l'exception française, formulée notamment, et vous savez que j'aime cette phrase, ceux qui me connaissent, par Romain Garry, ce grand écrivain qui a rejoint la France libre, qui disait « mon pays, ce n'est pas la France, mon pays, c'est la France libre, et cette France n'acceptera jamais d'être colonisée ». Alors, le rassemblement, il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. Et n'oubliez pas que c'est en sélectionnant des joueurs avec un bon esprit, plutôt que des vedettes capricieuses, que Didier Deschamps a préparé la future victoire de l'équipe de France.

Alors, je le dis aux médias présents, vous allez être surpris de notre équipe et vous allez voir dans les jours et dans les semaines et dans les mois qui viennent des ralliements qui vont bouleverser la vie politique et sortir des petites cuisines des partis traditionnels avec leur slogan « Recuit ». Vous allez voir cette nouvelle équipe de France que nous préparons derrière ce coq fier et rassembleur. Cette équipe de France, elle rassemblera des personnalités qui incarneront cette nouvelle forme de résistance française. Et ces personnalités, elles auront un point commun ou des points communs. La droiture, ça nous changera. Le souci de l'intérêt général, la constance dans l'effort.

Vous l'avez remarqué, nous avons été un certain nombre d'entre nous assez constants dans l'effort depuis un certain nombre d'années pour défendre nos convictions. La cohérence, car il n'y a pas de redressement national sans cohérence du gouvernement de la France. Et puis, ce qui manque peut-être le plus dans notre vie politique, la sincérité. Alors oui, comparer au règne de la frime et du fric des bénalas et consorts, cela va nous changer. Et ici, je vous le dis, il n'y aura pas de fèques garde du corps. Il n'y aura pas de fèques politiques. Il n'y aura pas de fèques présidents. Ici, c'est l'authenticité, la sincérité, la cohérence, le travail bien fait, le sérieux, la droiture, l'honnêteté.

Et c'est comme ça qu'on redressera la France. Les Français, les Français n'en peuvent plus déjà un an après l'élection de la communication pour la communication. Le macronisme n'aura été en définitive qu'un piège électoral bien tendu. J'en parle d'ailleurs au passé. Pourquoi ? Parce qu'il est condamné tant il est cynique et arrogant. Cynique, car derrière le masque du nouveau monde, le jeune président a choisi la pire facilité, la pire lâcheté. Être à plat ventre face aux forts, aux puissants et être impitoyable et dur avec les classes populaires et les faibles. 5 milliards, 5 milliards, 5 milliards de cadeaux fiscaux à quelques milliers de privilégiés qui avaient financé sa campagne.

Financés par la baisse des pensions de retraite de millions de Françaises et de Français qui ont donné leur vie au travail, qui ont servi la France et qui voient chaque année leur pension diminuer. Cynisme mais arrogance. Car vous l'avez remarqué sans doute, le pouvoir, même Gérard Collomb, ministre temporaire de l'Intérieur, même Gérard Collomb le dit, le pouvoir n'accepte pas la règle du jeu démocratique. Qui veut qu'on respecte celui qui pense différemment ? Ce pouvoir prétend incarner un soi-disant bien, le nouveau monde, qui combattrait un soi-disant mal, le vieux monde.

Pour dissimuler sa soumission au lobby, aux intérêts financiers qui gouvernent aujourd'hui la France, au détriment de l'intérêt général, le pouvoir se drape dans une bonne conscience pseudo-moral. Et il a trouvé sa cause. Les migrants, il prétend les défendre en affichant une générosité de façade, alors qu'il ne fait que cautionner le déplacement d'une main-d'œuvre bon marché au service des nouveaux marchands d'esclaves du XXIe siècle. Même, même, même le président sénégalais répète sans cesse et tout à fait récemment que la vocation des jeunes africains n'est pas de partir s'entasser dans des ghettos en Europe, mais de servir leur pays d'origine.

Et comme je l'ai dit lors de la fameuse émission « On n'est pas couché », les donneurs de leçons du showbiz se félicitent de voir rentrer chaque année dans notre pays. Et il faut le dire à un moment, un nombre d'immigrés légaux, légaux, supérieur chaque année, chaque année à la population de la cinquième ville de France, c'est-à-dire de Nice, sans même parler des clandestins. Mais bien sûr, ils refusent de les accueillir dans leur beau quartier. Et tout cela au frais de nos concitoyens. Savez-vous que le gouvernement, a augmenté, et il le cache, de 2 milliards d'euros les crédits pour l'accueil des migrants illégaux qui violent les lois de la République ?

Et ces crédits ont été pris dans la poche des classes modestes, des classes populaires, qu'ils soient d'ailleurs d'origine française ou étrangère, qu'ils soient d'ailleurs français ou étrangers, et qui ont respecté nos lois. 2 milliards en réduisant les aides au logement pour les plus pauvres. 2 milliards en supprimant 150 000 emplois d'insertion qui permettaient aux plus modestes de retrouver le chemin du travail et d'échapper à l'assistanat. Alors oui, moi je vous le dis, parce qu'il faut le dire aux Français qui nous regardent. Macron dénonce la préférence nationale, mais il applique la préférence étrangère. Il polie les Français pour financer l'immigration clandestine.

Alors, moi je vous le dis, gouverner, c'est choisir, comme disait Pierre Mendès France. Et moi je fais le choix de rendre l'argent aux Français, notamment à tous ceux qui vivent difficilement dans les zones rurales, dans les zones périphériques, à tous nos petits retraités qui n'ont pas de quoi manger à la fin du mois, parce que c'est la réalité de la France d'aujourd'hui. Mais, c'est vrai, nous, nous supprimerons la carte de crédit qui est offerte aux migrants illégaux. Toutes celles et tous ceux qui s'opposent à l'appauvrissement des Français, au déracinement des êtres, au déménagement des peuples, sont caricaturés et salis.

Alors, être artisan par exemple, commerçant, indépendant, agriculteur, travailler 70 heures par semaine pour à peine un SMIC, et encore moins pour les agriculteurs, et se plaindre de la concurrence déloyale d'un travailleur polonais ou roumain, et ce n'est pas le fait qu'il soit polonais ou roumain qui me gêne, c'est le fait qu'il ne paye pas les charges sociales françaises. Et c'est forcément ça, être xénophobe. Être une jeune femme, dans les quartiers ou même dans Paris, et refuser de se faire insulter quatre fois par jour sous prétexte qu'on porte une jupe, c'est être raciste.

Combien de temps, combien de temps, combien de temps allons-nous accepter cette tyrannie de la pensée unique qui veut nous interdire non seulement de penser, mais de nous exprimer, d'avoir des convictions et de défendre l'intérêt national de notre pays. Nous avons été, et je le remercie, bouleversés par le témoignage de Patrick Jardin, qui a porté courageusement l'indignation cachée, étouffée, de tout un peuple, scandalisé, outré, humilié, cher Patrick, que le rappeur Médine puisse venir chanter sa haine des Français de la France dans la salle martyr du Bataclan.

Et, cher Patrick, vous pouvez être fier pour la mémoire de votre fille d'avoir osé défier ceux qui préparaient ce sacrilège, cette profanation. Vous avez gagné parce que vous avez osé vous lever, c'était un point fondamental. Car je vous l'avais dit quand j'ai répondu à votre courrier, et je ne vous connaissais pas, je vous avais dit, si la France laisse ce concert, c'est le début de soumission de Houellebecq, c'est la fin de la France libre. Merci d'avoir été courageux.

Censeur, censeur, inquisiteur, c'en est assez, c'en est fini de votre intimidation morale qui veut que dès que l'on prononce les mots honneur, français, peuple, nation, famille, on soit axé de populisme, de fascisme, de racisme. C'est insupportable pour nous gaullistes, pour nous patriotes, pour nous républicains, qui sommes avant tout des démocrates, tolérants, et qui nous battons depuis des années pour une France juste, forte, fière. Et expliquez-moi pourquoi un vote est populaire quand il est en faveur d'Emmanuel Macron et devient tout à coup populiste quand il est en notre faveur. Dites-moi pourquoi.

Moi, je vous le dis, pour rencontrer beaucoup de nos concitoyens, les Français ont compris l'arnaque. Les Français ne veulent plus être manipulés. Et ils ne le veulent plus et ils ont compris parce que les faits sont têtus, parce que la vérité est là. Un an après l'élection d'Emmanuel Macron, la croissance s'essouffle, le chômage ne baisse pas, l'insécurité explose, l'immigration s'accélère. Et il faut comprendre pourquoi, si l'on veut résoudre les problèmes. Et bien, tout simplement parce qu'Emmanuel Macron, comme ses prédécesseurs d'ailleurs, ne traite pas les causes des problèmes français. Et pourquoi il ne les traite pas ?

Parce qu'ils appliquent la feuille de route de la Commission européenne et de personnalités qui n'ont pas été élus pour les Français et qui ne défendent pas l'intérêt de la France, tout simplement. Comment voulez-vous résoudre les problèmes des Français si vous appliquez des remèdes d'un médecin qui n'est pas là pour soigner la France, mais pour soigner leur propre pays ? Alors, il ne suffit pas de critiquer. Parce que critiquer, critiquer, les Français ont compris que Macron était un fake président, un faux président. Ça ne suffit pas. Les Français... Attendez, on arrive au cœur du débat. Et je vous demande une minute de continuité. Il ne suffit pas de critiquer les Français.

Les Français se disent, on s'est trompé peut-être, ce n'est pas ce qu'on attendait, mais qui y a-t-il ? Qui va nous sortir de là ? Et moi, je veux dire aux Français qui nous écoutent qu'il ne suffit pas de critiquer, qu'il faut proposer. Et je veux qu'ils sachent ce que nous aurions fait à la place d'Emmanuel Macron au cours de l'année dernière. Nous aurions, par exemple, plutôt que de donner des cadeaux fiscaux à ses copains, 5 milliards, ou plutôt que de donner un milliard et demi de plus à l'Union européenne, ou plutôt que de donner 2 milliards de plus aux migrants illégaux.

Avec ces 10 milliards, nous aurions baissé les charges des PME pour gagner de la compétitivité, relancer la croissance et l'emploi sur tout le territoire de France. Nous aurions imposé des règles pour éviter que la Chine ou les États-Unis ne s'emparent des plus belles entreprises françaises, comme Alstom ou Technip. Nous aurions obligé les travailleurs détachés à payer les charges sociales françaises, mettant fin à leur concurrence déloyale. Nous aurions institué des prix garantis pour nos agriculteurs. Un agriculteur, tous les deux jours, se suicide sans qu'on en parle.

Et refuser les traités de libre-échange déloyaux, le CETA, le traité avec le Japon et le Mercosur, qui est en train d'être négocié. Nous aurions, oui, M. Hulot, nous, oser défier Monsanto sur le glyphosate ou les laboratoires pharmaceutiques sur les vaccins pour protéger la santé des Français. Mais pourquoi Emmanuel Macron et son gouvernement ne l'ont-ils pas fait ? C'est du bon sens que nous proposons, par l'ACHT, parce qu'ils n'ont pas eu le courage du général de Gaulle, qui avait fait la politique de la chaise vide pour sauver l'Europe, créer la politique agricole commune et éviter que notre pays soit meurtri par une mauvaise politique européenne. Voilà.

Nous aurions fait passer l'intérêt national avant la bureaucratie et les intérêts. Mais nous aurions aussi bloqué l'arrivée des migrants en Europe et conditionné l'aide au développement de l'Afrique, à la maîtrise des frontières de l'Afrique. Et pourquoi ne l'ont-ils pas fait ? Parce que, contrairement à ce qu'ils vous disent, ils sont favorables à l'entrée de millions de migrants en Europe. Et ils l'ont dit en mars 2017, pas dans un journal français, à la tribune de Genève. Le commissaire européen Dimitris Avramopoulos estimait, il le dit, lisez, que l'Europe avait besoin de 6 millions de migrants supplémentaires. Ils le font. Il n'y a pas d'erreur.

Ils mènent la politique qu'ils veulent mener. Et ils vous trompent en faisant croire qu'ils luttent contre l'immigration clandestine, contre le chômage. Ils veulent faire baisser les salaires. Ils veulent des envriers à 1 euro de l'heure en Allemagne. Ils veulent mener cette politique. Nous devons les combattre. De même, nous aurions fermé, oui, la centaine de mosquées salafistes et renvoyer leurs imams, prêcheurs de haine, dans leur pays d'origine. Nous aurions changé de politique étrangère. Mais pourquoi ne l'ont-ils pas fait ? Par complaisance, en raison de leur amitié très coûteuse. Très coûteuse pour les monarchies du Golfe.

Parce que connaissez-vous ce scandale absolu que le président syrien, qui n'est pas de mes amis et je n'ai jamais été ancien, et celui qui est attaqué par la France, alors que nous soutenons et que nous avons soutenu et livré des armes à des djihadistes là-bas ? Quelle honte pour la France. Et un jour, il faudra une grande commission d'enquête pour savoir ce qui s'est passé. Je pourrais multiplier tous les exemples, dans tous les domaines, qui prouvent qu'on peut mener une autre politique. Et d'ailleurs, en faisant une petite parenthèse, même dans le cadre des traités actuels, M. Salvini mène une autre politique.

Et comme par hasard, il recueille près de 70% d'opinions favorables dans son pays. Alors, il faut agir comment ? Car encore une fois, nos concitoyens attendent des solutions. Eh bien, la solution, c'est la renégociation des traités européens. Et là, il y a danger. Et nous arrivons au cœur de la réunion d'aujourd'hui. Emmanuel Macron, non seulement gouverne mal la France, mais veut aller plus loin. Et il veut se servir de l'élection européenne, reconnaissons-lui d'ailleurs le mérite de la franchise par rapport à ses prédécesseurs. Il n'avance pas masqué. Le débat sera frontal entre lui et nous.

Oui, il veut se servir de l'élection européenne pour obtenir un blanc-seing des Français, comme il l'a obtenu en 2017, en 2019. Pour faire quoi ? Pour signifier la fin de la France souveraine et pour transformer l'Union européenne en un système définitivement fédéral dont on ne pourra plus sortir. Avec trois décisions fondamentales que vous ne connaissez pas, mais qui sont sa feuille de route. La poursuite de l'élargissement de l'Union européenne aux Balkans et à la Turquie. La répartition autoritaire des migrants sans l'accord des États membres. Cela veut dire que les 6 millions de migrants seront imposés aux différents peuples.

Et l'augmentation du budget européen qui aboutira à ce que la contribution nette de la France, c'est-à-dire ce qu'on paye une fois qu'on a versé et qu'on a reçu. Passer de 7 milliards d'euros à 15 milliards d'euros. Payés soit par les impôts des Français, soit par le fameux impôt européen qui ne vous présente pas mais qui est dans les cartons de la Commission européenne. Alors, c'est très simple, pour faire accepter cette fuite en avant destructrice de la nation, Emmanuel Macron a inventé, parce qu'il a du talent dans la manipulation des esprits, il faut le reconnaître, il a inventé un nouveau combat imaginaire.

Ce n'est plus l'ancien monde et le nouveau, parce que les Français ont compris l'arnaque. Ce sont les progressistes et les nationalistes. Alors, si vous regardez ces récents déplacements, qui sont les progressistes ? Le Luxembourg, ce pseudo-État qui détourne des milliards d'euros. L'Irlande qui détourne des milliards d'euros. Les Pays-Bas qui détournent des milliards d'euros pour les multinationales. Mme Merkel qui refuse la taxe sur les GAFA et qui a accueilli plus d'un million de migrants au prix de la déstabilisation gravissime du consensus politique allemand de l'après-guerre, avec les dangers que l'on connaît.

Et d'ailleurs, entre parenthèses, le vrai barrage aux extrémistes, au retour des haines, au mauvais passé de l'Europe, c'est la nation souveraine, c'est la frontière. Et c'est au contraire le chaos que nous préparent les Européens supranationaux qui risquent d'entraîner l'Europe vers de très très mauvais souvenirs. Alors moi, je vous le dis, je vous le dis, l'histoire peut être tragique. J'ai connu par mes parents, étant le petit dernier d'une famille, parler de la guerre. Ils étaient jeunes pendant cette période. Ils ont perdu beaucoup des leurres dans les camps, des résistants, des juifs, des tziganes, des homosexuels.

L'histoire peut être tragique, et c'est pourquoi je n'accepterai jamais que ceux qui sèment le chaos en Europe, que ceux qui appauvrissent les peuples, que ceux qui se moquent de la démocratie, se fassent passer pour les bienfaiteurs de l'Europe. Car ce sont eux qui sèment les graines des rejets, des haines et des divisions. Et voilà pourquoi l'élection européenne de 2019 est fondamentale et que c'est peut-être la dernière gare où l'on peut réaiguiller le destin de l'Europe et de la France. C'est l'occasion unique de stopper cette machine infernale. C'est l'occasion unique d'arrêter cette manière de broyer les nations, les démocraties, les peuples, les êtres.

L'occasion unique de permettre à la France de retrouver sa liberté, sa personnalité, sa dynamique, pour résoudre enfin les problèmes des Français, car c'est notre rôle à nous, élus français. L'occasion aussi de reconstruire un nouveau modèle européen de coopération et de paix. Car je veux tordre le coup. Nous ne sommes pas des nationalistes, monsieur Macron. Vous êtes un régressif. Nous sommes des patriotes. Ce n'est pas du tout la même chose. Nous aimons les autres, mais nous défendons les nôtres. C'est tout simple. Et voilà pourquoi l'enjeu, l'enjeu n'est pas, et je voudrais que l'on dise cela sans cesse, l'enjeu n'est pas d'être pour ou contre l'Europe. Qui peut être contre l'Europe ?

D'ailleurs, nous sommes sur le continent européen. Il y a une histoire européenne qui nous a forgés, nous, Français. L'enjeu n'est pas d'être pour ou contre l'Europe. L'enjeu est de choisir la bonne Europe. Celle des nations et des projets qui a marché, qui a fait ses preuves. La politique agricole commune, Airbus, Ariane et les autres. Ou celle de la supranationalité, de la bureaucratie bruxelloise, de la fin de la démocratie, des référendums piétinés, qui est en place depuis 30 ans par les nouveaux traités. Voilà le choix. L'enjeu est de ressusciter les nations et donc les démocraties.

L'enjeu est de faire travailler les nations démocratiques entre elles sur des beaux projets pour peser dans la mondialisation. Car oui, nous devons peser dans la mondialisation. Et voilà pourquoi, pour la première fois dans l'histoire du Parlement européen, l'élection des députés servira à quelque chose. Cela va nous changer les mascarades précédentes. Vous votiez en France auparavant pour l'UMP, qui prétendait s'opposer aux socialistes. Les socialistes prétendaient s'opposer à l'Europe libérale, soi-disant.

Mais leurs députés respectifs votaient dans 90% des cas les mêmes directives et se partageaient les postes, bien qu'ils appartiennent à deux mouvements différents, le PPE et les sociodémocrates. Tout ça, c'était de la bouillabaisse ou de la tambouille bruxelloise. Et Bernard ou Hervé, vous connaissez bien. Les accords de libre-échange des loyaux, l'aide financière à la Turquie, l'élargissement aux Balkans, la suppression des visas pour la Roumanie et la Bulgarie, les travailleurs détachés, la destruction de nos services publics, la poste, l'électricité. Républicains, centristes, socialistes, ils ont tout voté ensemble. Voilà la réalité.

Eh bien, en 2019, en mai prochain, pour la première fois, une majorité, oui, vous entendez bien, une majorité de députés européens, euro-réalistes, euro-sceptiques, appelez-les comme vous voulez, euro-lucides, euro-constructifs, pourquoi pas, peut redonner un sens au suffrage universel, changer le cours de l'histoire et dire stop à la commission de Bruxelles. Oui, cette majorité, elle peut exister demain au Parlement européen. Ce serait un tremblement de terre aussi important que la chute du mur de Berlin. Alors, partout sur le continent, des mouvements, chacun bien sûr avec leur spécificité nationale, veulent remettre l'Europe au service des peuples.

En Pologne, en Hongrie, au Danemark, en Finlande, en Autriche, en République tchèque, en Italie, ils sont déjà au gouvernement avec un nouveau logiciel, mais c'est une chance unique à saisir pour la France. Alors que notre pays avait toujours vu loin et porté haut l'étendard de la liberté, en 1789, en 1848, aujourd'hui, les dirigeants français penchent du mauvais côté de l'histoire. Après avoir piétiné les référendums populaires, ils s'entêtent à défendre l'indéfendable. Sommes-nous condamnés à laisser l'Europe à Emmanuel Macron et Angela Merkel pour le plus grand malheur des peuples européens ? Non. Sommes-nous pour autant obligés de confier nos intérêts à d'autres pays ?

Fussent-ils gouvernés par des amis eurolucides, comme en Italie ou en Hongrie ? Je ne le crois pas non plus. Face à une crise européenne majeure, l'effacement de notre pays porte atteinte à nos intérêts. Et quand les nations se réveillent, quand les peuples grondent, la France, fidèle à son histoire, doit être au premier rang. Alors vous avez lu dans la presse cet été plein d'articles nous expliquant que la plupart des partis politiques français cherchaient désespérément des têtes de liste pour conduire leurs projets, quand ils en ont, aux élections européennes. Les leaders politiques, qu'ils soient d'ailleurs pour l'Europe ou contre cette Union européenne, ne veulent pas aller au combat.

Tous aux abris. Tous aux abris. Mais comment, à la veille d'une bataille au Parlement européen, absolument fondamentale pour l'avenir du continent, pour l'avenir de la France, des généraux peuvent-ils dire à leurs troupes « Allez au combat, nous on reste derrière ». Ce n'est pas possible. Alors, il y a toujours un prétexte pour ne pas aller combattre. Je veux m'occuper de petites politiques de ma petite région. Je veux m'occuper des petites affaires de mon parti politique. Je veux grenouiller pour être ministre de ceci ou de cela. Mais enfin, il y a une crise en Europe fondamentale. Les autres pays se lèvent. M. Macron veut aller plus loin dans le fédéralisme destructeur.

Et la classe politique française ne veut pas quitter ces petites tambouilles, ces petites soupes. Eh bien moi, je vais vous dire, je crois l'avoir prouvé, ce n'est pas dans mon caractère de me défiler. Surtout quand l'intérêt de mon pays est en jeu. Aussi, allez, de toute façon vous le savez déjà, j'ai l'honneur de vous annoncer ma candidature. Je conduirai une liste d'union pour les élections européennes de 2019. Nous lançons, nous lançons aujourd'hui le grand mouvement de la résistance française. Un rassemblement inédit de femmes et d'hommes intègres qui porteront un projet solide, sérieux, crédible, capable de convaincre les Français. Voilà les fondations de notre future victoire.

Et avant de détailler la rupture que nous défendrons au Parlement européen, avec nos amis que j'ai déjà vu de quantité de pays, je veux insister sur la recomposition politique que nous incarnons. Notre liste est l'occasion magnifique de rassembler tous les patriotes et républicains d'où qu'ils viennent, qui ont compris qu'il fallait changer d'Europe si on aimait la France et si on la voulait vivante. Partout en Europe, quand l'union se fait, la victoire est au rendez-vous. Alors oui, notre liste d'union sera un coup de tonnerre dans le paysage politique français, contre le système d'Emmanuel Macron. Qui a le talent pour diviser et régner ? C'en sera fini.

Cette recomposition politique, mon cher Jean-Frédéric, nous l'avons amorcée avec le rassemblement des amoureux de la France. C'était déjà un grand pas, mais nous allons aller beaucoup plus loin. Je lance donc aujourd'hui un appel solennel aux Français patriotes. Oui, j'ouvre grand les bras aux membres, aux sympathisants, aux électeurs, du mouvement des Républicains comme du Rassemblement national, qui bien sûr partagent nos convictions et veulent participer à ce grand mouvement de résistance française. Soutenez-nous, nous résisterons ensemble. Et je lance aussi, soyons francs, un appel à leurs responsables.

Laurent Wauquiez, Marine Le Pen, vous n'êtes pas candidat aux élections européennes, et c'est votre choix, je le respecte. Pourtant, dans vos discours, tous les jours, vous insistez à juste raison sur la crise européenne, sur l'enjeu européen, sur la nécessité d'un nouveau leadership à Bruxelles et Strasbourg que vous contestez à Emmanuel Macron. Et vous avez bien raison. Alors, en cet instant historique, soyez logique avec vous-même. Soyez à nos côtés. Soyez à nos côtés. Soutenez. Soutenez. Soutenez. Soutenez notre liste d'Union, la seule qui mettra une bonne droite à Macron et qui redonnera espoir aux Français. Nos électeurs. Nos électeurs.

Oui, nos électeurs, ceux des Républicains, ceux du Rassemblement national, ceux de Debout la France, ceux du PCD, ceux du MPF, ceux du Centre national des indépendants et paysans et tous les autres, tous les Français qui aiment la France, ne comprendraient pas que nous ne soyons pas capables de nous entendre autour des solutions urgentes qui font l'unanimité des Français à 80%. Contrôler nos frontières pour mettre fin à la submersion migratoire. L'expression n'est pas de moi, l'expression est de M. Gérard Collomb. Rétablir une concurrence loyale pour relancer l'emploi en France, dans nos campagnes, dans nos usines, avec nos ouvriers et nos agriculteurs.

Stopper l'élargissement sans fin, notamment aux Balkans et leurs mafias et à la Turquie. Relancer de belles coopérations scientifiques pour que demain, ce ne soit pas la Chine ou les États-Unis qui soient les leaders de la science, mais que l'Europe, la France ait sa place. Alors, du côté des Républicains, soyons précis, et je salue le jeune Tegner qui a été courageux, soyons précis, le temps de la clarté et du choix est venu. Qui faut-il croire ? Le Laurent Wauquiez qui écrit le livre « Europe, il faut tout changer » et qui va féliciter Victor Orban et se faire prendre en photo avec lui ?

Ou le Laurent Wauquiez, président d'un parti « Les Républicains », dont les eurodéputés ont voté, les traités de libre-échange sauvages, les aides à la Turquie ou encore les sanctions contre Orban, à l'exception, car je veux être honnête, d'une femme, Nadine Morano, qui s'est levée contre. Qui ? Alors, de Nadine Morano, qui a le courage de soutenir Orban, qui est le seul, qui dit « Stop » à la submersion migratoire, à Valérie Précresse, qui s'en inquiète ou s'en indigne, Laurent Wauquiez, quelle est votre ligne politique ? Dites-le nous.

En tout cas, moi, je sais la ligne politique qu'attendent les électeurs républicains, les militants républicains et je les invite à nous rejoindre du côté du Rassemblement national. N'est-ce pas le moment de dépasser l'esprit de parti ? Aux élections européennes, je suis candidat. Marine Le Pen a fait le choix de ne pas l'être. Je respecte ce choix. Au second tour de l'élection présidentielle, en la soutenant pour faire barrage à Emmanuel Macron, j'ai prouvé que je faisais passer l'intérêt de mon pays avant le mien. 10 millions... Laissez-moi finir ce paragraphe important. 10,5 millions de Français ont voté pour nous. J'ai été d'une loyauté totale, avant comme après le fameux débat.

Aussi, je ne doute pas qu'à son tour, elle fera de même. Et je sais déjà que beaucoup de cadres, de militants et d'électeurs du Rassemblement national répondront à mon appel. « Rejoignez-nous, soutenez-nous, car cette liste européenne que nous lançons aujourd'hui, ce sera la liste qui fera enfin l'union des patriotes et des républicains et qui sera capable de vaincre demain. » Attendez la suite. Exigeante sur les idées, et j'y reviendrai dans un instant. Mais notre liste sera exigeante sur les personnes qui les porteront au Parlement européen et qui représenteront la France dans cet instant historique. Je vous le rappelle.

Nos compatriotes, mes chers concitoyens français, mais aussi tous nos partenaires européens, et nous en avons rencontré, cher Jean-Philippe Tanguy, beaucoup de toutes nationalités, à Paris, à Bruxelles, à Strasbourg et dans d'autres pays. Ils attendent le désintérêt et l'intégrité. C'est pourquoi je préfère dire tout de suite qu'aucune personne sérieusement mise en examen par la justice ne fera partie de notre liste. Un nouveau jour se lève aujourd'hui sur la politique française. Oui, vous allez être surpris de l'ampleur des ralliements qui se dévoileront.

En rassemblant des femmes et des hommes exemplaires, sincères, combattifs, nous allons bousculer les vieilles rentes partisanes, les structures stériles et impuissantes, et redonner enfin espoir en la politique. C'est cela l'enjeu aussi de cette élection européenne. Monsieur Macron, vous avez du souci à vous faire. L'union des patriotes et des républicains, elle est en marche ici. Tout ce travail des amoureux de la France pour résister, pour, oui, cette nouvelle résistance française, elle n'a de sens qu'au service du projet européen qui permettra de débloquer les problèmes français et de guérir la France et de redonner espoir à notre grand pays.

Alors, je ne vais pas être trop long sur ce point, mais on aura l'occasion d'y revenir et de détailler nos propositions. Mais nous avons préparé un manifeste. Et je l'avais dit au mois de juin, ce manifeste européen, nous allons l'envoyer dès lundi à tous les leaders politiques français. Nous avons beaucoup travaillé cet été. Tous les leaders politiques français nous donneront leur avis. Et Mme Le Pen, comme M. Wauquiez aussi, je les invite à le lire attentivement. Car quand ils vont nous rejoindre, ils seront bien obligés, je pense, d'avoir une pensée sur l'Europe. Et je suis sûr qu'ils pourront faire des modifications ou des ajouts. En tout cas, il y a une ligne.

Nous ne sommes pas candidats pour nous rassembler. Nous ne sommes pas candidats pour aller à une élection. Nous sommes candidats pour porter un changement complet d'organisation de l'Europe qui permette enfin à l'Europe de renaître. Nous sommes à la veille d'une date aussi importante que celle de la chute du mur de Berlin. Car ne perdez jamais de vue que notre objectif, mon objectif, c'est que nous ayons une majorité au Parlement européen pour bloquer cette structure folle. Alors, je vais vous prendre une image. C'est l'image d'une copropriété. Pour ceux qui vivent en maison individuelle, ils connaissent sans doute des personnes qui habitent dans un immeuble.

Alors je les invite à faire preuve d'imagination. Et ceux qui habitent dans un immeuble comprendront tout à fait le sens de mon image. En vérité, l'Union européenne, c'est une copropriété, un syndic d'immeubles, qui avait pris l'habitude d'intervenir dans nos appartements, de nous obliger à l'aménager selon ses goûts, de nous donner les heures de repas, nos heures de sortie, nos heures d'entrée, et de nous envoyer des factures exorbitantes. Ce syndic d'immeubles un peu particulier, au fil du temps, a supprimé les portes de nos appartements, sous prétexte que nous sommes voisins. Il n'a même pas installé de code en bas de l'immeuble.

Tout le quartier est venu se servir dans nos frigidaires et menacer nos familles chez nous. Notre immeuble est devenu un squad géant. Qui peut accepter un tel désordre ? Alors, notre projet européen, c'est la révolution du bon sens. C'est le bon sens, le nouveau syndic que nous allons désigner, nous, la majorité du Parlement européen. Car c'est ça l'objectif de cette campagne. Nous allons être majoritaires au Parlement européen. Nous allons désigner un nouveau syndic d'immeubles. Et ce syndic ne s'occupera que des parties communes. Il sera contrôlé par les copropriétaires qui redeviendront maîtres chez eux.

Et chacun pourra inviter à sa table, dans son appartement, qui il veut, mais comme il le souhaite et à l'heure qu'il souhaite. Et cela n'interdira pas du tout, tout au contraire, les voisins de rester bons amis. Et même d'investir ensemble dans la copropriété. Car il y a des défis du monde. Et nous devons investir dans des grands projets communs. J'ai pris cette image pour vous convaincre, mais qu'il est indispensable et possible de renégocier l'ensemble des traités européens pour une France respectée, dans une Europe utile. Alors la France respectée, vous la connaissez. C'est une nation qui pourra contrôler ses frontières. Une France respectée, c'est une nation, et j'insiste là-dessus.

Ce sera un des thèmes essentiels de notre campagne. C'est une nation qui va rendre les 9 milliards d'euros qui nous sont pris chaque année aux Français. Alors, soyons clairs, il faut de la solidarité européenne. Donc je propose de récupérer les 8 milliards sur les 9 pour nos retraités. Et ainsi de supprimer la hausse de la CSG. Et de garder 1 milliard pour les projets communs. C'est déjà beaucoup. Et ces projets communs, et ce milliard, ce milliard qui vient du travail des Français, ne sera donné que sur des projets concrets, qui améliorent vraiment la vie des Européens, des autres pays. Nous rendrons l'argent aux Français après leur avoir rendu le pouvoir. C'est le sens de notre programme.

Et puis, bien évidemment, je l'ai déjà dit, les travailleurs détachés devront payer les charges sociales du pays dans lequel ils s'installent. C'est du bon sens. Les marchés publics pourront être réservés aux PME locales. Et les accords de libre-échange seront renégociés pour défendre notre qualité sanitaire. Une France respectée, et c'est important, c'est une France, une nation, qui rapatrira au niveau national les compétences relatives à la famille, à l'éthique, aux services publics, à l'éducation, à la santé, à l'industrie. La Commission de Bruxelles sera supprimée, c'est le syndic. Il sera remplacé par un secrétariat général allégé. Les lois seront nationales.

Et les fonctionnaires européens, et les fonctionnaires européens, et oui, devront payer les impôts, comme tout le monde, des nations libres, et donc à nouveau démocratiques, fiers d'être elles-mêmes, aimant les autres, parce que quand on est bien soi-même, on va vers les autres, on a des liens avec les autres. C'est l'épanouissement d'une nation qui forge la qualité des relations avec ses voisins. Et ce sont les nations malades qui ont sombré dans la guerre et la haine. L'Europe a besoin d'épanouissement national et de travail en commun. Eh bien, bien sûr, nous allons additionner nos forces pour relever les défis du monde.

Une Europe utile, c'est donc une Europe qui travaillera autour d'une quinzaine de projets, que je détaillerai plus tard dans la campagne. Un mot, le savez-vous ? La Chine, 80% des acquisitions d'entreprises européennes par la Chine sont des entreprises de très haute technologie. 0% aux Etats-Unis, parce que les Etats-Unis protègent leur haute technologie. Nous investissons à peine 2% de notre PIB dans la recherche, alors que la Corée du Sud investit 5%. Il est vital de remettre les pays européens dans la compétition scientifique et technologique du XXIe siècle. Il est vital de créer un champion numérique européen face aux GAFA et aux champions chinois.

d'investir massivement dans l'intelligence artificielle, de bâtir un plan de lutte contre le cancer et Alzheimer qui brisent les familles, d'investir dans le panneau solaire du futur à haut rendement énergétique, de chercher des substituts non polluants au glyphosate, mais aussi au plastique, de poursuivre la conquête de l'espace, mais aussi la découverte des fonds marins, notamment en Outre-mer, qui font de la France une grande puissance maritime. Autant de chantiers fondamentaux pour la survie et la réussite des nations d'Europe face à la Chine et aux Etats-Unis d'Amérique.

Vous le voyez, le travail de fond que nous avons mené avec les différents mouvements qui nous accompagnent, le Parti chrétien-démocrate, le CNIPP, le MPF, l'Institut des Libertés, les personnalités du Rassemblement national qui nous ont déjà rejoints, et je les remercie, Bernard Monod, Claudine Kaufmann, Yasmine Benzelmatt, et puis les Républicains qui vont arriver avec Hervé Fabodon-Bespi, et bien je vous le dis, ils sont là parce qu'ils savent que nous, nous faisons de la politique sérieusement, parce qu'il n'y a rien de plus beau que de demander la confiance en démocratie de nos concitoyens, et que cette confiance, elle est exigeante.

Et pour conclure mon propos, je veux dire combien, et vous le savez, je crois en une France libre, audacieuse, exemplaire, éternelle, une France capable de remettre l'Europe sur le droit chemin. L'Union européenne, ce monstre bureaucratique, a voulu, et c'est ce contresens historique, se construire contre les nations et contre les peuples, alors qu'elle doit en être l'émanation positive. C'est un fiasco parce qu'il y a ce contresens historique, et il n'y a aucune fatalité, je le dis aux Français qui nous écoutent, à subir un coup d'État permanent de quelques technocrates affairistes. L'Europe est une trop belle idée pour être kidnappée au détriment des Européens.

Encore faudrait-il se souvenir qu'elle n'est pas née en 1957. Et si l'Union européenne se perd aujourd'hui dans d'inextricables superstructures bureaucratiques et d'incalculables faiblesses, si elle se laisse glisser aux marges de l'histoire, c'est qu'elle a oublié l'histoire, sa propre histoire, et en particulier ses racines, ses origines, ses sources. Pour déjouer le défaitisme, le général de Gaulle proclamait en 1940 que la France venait du fond des âges. Je dis aujourd'hui que l'Europe aussi est venue du fond des âges, pour le meilleur et le pire. Les sources de l'Europe, les racines sont multiples, magnifiques.

Les penseurs grecs, la République de Rome, l'égale dignité de tous les êtres affirmés par la chrétienté. L'esprit des Lumières. Sans oublier, bien sûr, la Gaule, à laquelle nous devons plus que nous croyons. Oui, ce peuple fier, rebelle, et ce coq dont je parlais tout à l'heure en mentionnant qu'il fut le symbole des résistants. Alors, l'enjeu de cette élection européenne nous dépasse, car nous avons rendez-vous, mes amis, avec l'histoire. Et, au fond, c'est très simple.

En mai 2019, les Français devront savoir s'ils sont capables de redevenir une nation politique, capable de faire vivre chez elle et ailleurs ses valeurs, une grande nation politique capable de réécrire une nouvelle page de l'histoire de France. Vous le voyez, c'est une mission tellement importante. C'est une mission tellement exaltante. Libérer la France, reconstruire l'Europe des nations et des projets, offrir au monde une nouvelle voie française et européenne. C'est une mission tellement incroyable qu'il est clair que je ne peux pas la remplir seul.

Et c'est pourquoi je compte sur cette liste, sur cette liste de 79 personnes qui vont donner le meilleur d'eux-mêmes au cours des mois qui viennent. Et puis surtout, je compte sur vous, mes compagnons de route, et je compte sur les millions de Français qui vont reprendre le pouvoir en mai 2019. Vive la République ! Vive la France !

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Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada