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interviewBFM TV (sur YouTube)· 13 juin 2025 38 min

Frappes israéliennes en Iran: la conférence de presse d'Emmanuel Macron en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Général, mesdames et messieurs, merci beaucoup pour votre présence. Israël a donc conduit ces dernières heures des attaque contre l'Iran, son programme nucléaire et ses missiles. La France n'a pas participé à la conduite de ces frappes.

Elles ont repris cet après-midis et elles devraient probablement durer. C'est une étape nouvelle dans la guerre qui se joue dans la région. Je sais l'inquiétude légitime de nos compatriotes face à ces événements.

La France a condamné depuis longtemps et à de multiples reprises l'accélération du programme nucléaire et balistique iranien. L'Iran a continué d'enrichir de l'uranium sans aucune justification civile et à des niveaux désormais très proches de ce qui est nécessaire pour un engincléaire accumulant près de 40 fois plus d'uranium enrichi que ce qui lui était autorisé. Elle s'est ainsi affranchie de toutes ces obligations vis-à-vis de la communauté internationale romprant rompant ses propres promesses.

Cette semaine encore, l'Agence internationale de l'énergie atomique, juge de paix en la matière a constaté l'impossibilité d'assurer qu'il s'agissait d'un programme pacifique. Parallèlement, l'Iran développe à marche forcée un programme de missile. Certains sont en théorie capables d'emporter un engin nucléaire et d'autres ont la portée permettant d'atteindre certaines parties de notre territoire national.

L'Iran porte une lourde responsabilité dans la déstabilisation de toute la région, a soutenu le Hamas, le Esbola les outils. S'est félicité de l'attentat terroriste du 7 octobre à la suite duquel 50 compatriotes ont perdu la vie et détient toujours deux otages français. Cécile Colleur et Jacques Paris.

Et je veux ici redire à leur famille notre solidarité et notre détermination à obtenir leur libération. L'Iran fournit aussi des missiles à la Russie pour l'aider dans son agression contre l'Ukraine. Et donc je le dis avec la plus grande clarté, le risque de cette marche vers l'arme nucléaire par l'Iran menace la région, l'Europe et plus généralement la stabilité collective.

Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où l'Iran possèderait la bombe atomique car c'est une menace existentielle et une menace pour notre sécurité à tous. Mais nul n'est plus directement visé qu'Israël dont l'Iran appelle s'en relâche à la destruction. Je l'ai souvent répété.

Israël a le droit, comme chaque peuple, de vivre délivré de l'angoisse, de l'anéantissement, du risque de l'attaque et de la menace du terrorisme. Nous restons attachés à cette exigence pour la sécurité d'Israël. Je l'ai réaffirmé ce matin au premier ministre Benjamin Netaniao.

Face au risque majeur de déstabilisation pour toute la région, la France appelle désormais toutes les parties à la plus grande retenue pour éviter l'escalade. La question du nucléaire iranien est une question grave, une question existentielle. C'est par la négociation qu'elle doit désormais être réglée.

C'est pourquoi je regrette que l'Iran n'ait pas pris au sérieux les propositions avancées par les États-Unis et a refusé jusqu'alors toutes les concessions comme les gestes nécessaires. Nous appelons à la reprise du dialogue, à la conclusion d'un accord, seul chemin pour désamorcer la situation et nous sommes prêts à mettre tous nos efforts pour atteindre cet objectif. Depuis ce matin, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec le président Trump, nos alliés européens, en particulier britannique et allemand, ainsi que nos partenaire dans la région jusqu'à l'instant même, les dirigeants d'Arabie Saoudite, du Baraim, de la Jordanie, du Qatar, des Émirats arabes unis, de l'Égypte ou du Liban.

Nous serons au côté de nos partenaires dans la région auquel j'ai rappelé notre solidarité et notre engagement, y compris celui de nos forces pour les protéger. Ce matin, j'ai tenu un conseil de sécurité et de défense nationale sur la situation proche et Moyen-Orient et ses conséquences pour notre pays. Avec les ministres concernés, nous avons pris toutes les décisions pour faire face aux évolutions de la situation et pour assurer la sécurité des Français partout sur notre territoire.

Nous avons en particulier décidé du renforcement de notre dispositif sentinel pour faire face à toutes les potentielles menace sur le territoire national. Plusieurs mesures ont aussi été actées pour garantir la sécurité de nos ressortissants, de nos troupes et de nos ambassades dans la région. Je demande à nos compatriotes de ne pas se rendre sur place quel que soit le prétexte.

Notre dispositif militaire dans la région est quant à lui en alerte. Mesdames et messieurs, ces événements de la nuit et ce que je viens de rappeler sont évidemment à remettre dans la perspective du conflit plus large qui se joue dans la région et l'histoire plus longue et en particulier depuis les attaques terroristes du 7 octobre 2023 et la guerre en cours à Gaza. Et ces dernières heures ne doivent pas nous détourner de la nécessité d'établir un cesser le feu permanent à Gaza assorti de la libération de tous les otages et d'une aide massive à la population palestinienne soumise à un blocus humanitaire injustifiable.

Je viens ici de rappeler tout ce que nous avons à faire et la gravité de la situation depuis cette nuit. Mais ceci en aucun cas ne doit nous ne doit nous faire oublier Casa. Les efforts pour établir le cesser le feu rompus depuis le 1er mars n'ont à ce stade pas abouti.

Pourquoi ? Parce que cette logique militaire, celle de l'occupation, des déplacements, du siège, ne mène nulle part si ce n'est à un conflit permanent. Pour arrêter la guerre, il faut redonner une perspective de paix afin de bâtir les deux États et inspirer la paix et la sécurité pour tous.

C'est ce que porte la France depuis le 7 octobre, fidèle en cela à son engagement historique. Et c'est aussi le rappel qu'une vie vaut une vie et que pour la France, il n'y a pas de double standard. C'est par cette exigence que seront restauré la paix et la sécurité régionale.

Aujourd'hui à Paris, la société civile israélienne et la société civile palestinienne étaient venue porter ce message et je regarde leur engagement avec espérance. Elles se sont réunies au conseil économique, social et environnemental et ont remis au ministre des affaires étrangères un appel à l'action, l'appel de Paris, auquel je compte désormais donner suite. Ces voix soutiennent en particulier l'initiative annoncée avec le prince héritier d'Arabie Saoudite pour relancer la création d'un État palestinien et la pleine intégration d'Israël au Moyen-Orient qui se traduira par une conférence internationale sous l'égies à New York.

Les objectifs que nous poursuivons à travers cette conférence internationale co-organisée avec l'Arabie Saoudite sont les suivants : premier lieu, sécuriser la libération des otages et permettre l'arrivée dans la bande de Gaza d'une aide humanitaire massive. Ensuite, consolider le cesser le feu le plus durable possible. Troisièmement, enclencher un processus politique qui se substitue aux armes et qui permettent d'obtenir une réforme de l'autorité palestinienne et la mise en place d'une administration sous l'autorité palestinienne dans la bande de Gaza excluant le Hamas qui doit être désarmé.

L'objectif, c'est donc un état palestinien démilitarisé, reconnaissant l'existence et la sécurité d'Israël, qui doit recevoir le soutien d'une mission internationale de stabilisation. C'est le préalable indispensable à l'intégration régionale d'Israël et à l'établissement de sa reconnaissance mutuelle. Si nous devons décaler la tenue de cette conférence pour des raisons logistiques et sécuritaires dans la mesure où les dirigeants de l'autorité palestinienne ne peuvent rejoindre les Nations Unies, elle aura lieu au plus vite.

Et dès les prochains jours, en lien évidemment avec les dirigeants de la région et plus particulièrement avec l'Arabie Saoudite, une date sera refixée. Ce report ne saurait remettre en cause notre détermination à avancer vers la mise en œuvre de la solution des deux États queles que soient les circonstances. J'ai dit ma détermination à reconnaître l'état de Palestine, elle est entière et c'est une décision souveraine.

En ces heures, l'urgence d'un Moyen-Orient en paix est d'autant plus grande. Je mettrai à profit les grandes échéances des prochains jours et notamment le sommet du G7 dès la semaine prochaine pour rapprocher les points de vues de nos partenaires, nous concerter plus avant avec les États-Unis d'Amérique et avancer dans ce sens. Chaque jour, chaque heure, la France agit pour la paix et la sécurité pour tous au Moyen-Orient.

Je vous remercie et je vais maintenant répondre à vos questions. Attendez, Francesco Front pour l'agence France Press. Vous avez détaillé l'état d'avancement du programme nucléaire iranien.

Est-ce que selon les renseignements que vous avez euh cet état d'avancement à à quel euh délai est-il de la fabrication d'une bombe atomique ? Euh est-ce que vous avez quelque chose de plus précis à nous dire là-dessus ? Et donc si je comprends bien votre démonstration, euh ces renseignements que vous aviez, en tout cas cet état d'avancement justifiait l'opération menée cette nuit et encore aujourd'hui par Israël.

Est-ce que c'est cela votre conclusion ? Et est-ce que elle justifie aussi que ces opérations continuent dans la durée comme vous l'avez dit et comme l'a dit le gouvernement israélien ? Et par ailleurs, est-ce que le timing au moment où tout de même il y avait un effort diplomatique entre les États-Unis et l'Iran ne fait pas que cette opération vient troubler de possibles avancées diplomatiques ?

Merci. les informations que nous avons et que nous partageons avec nos partenaires, ce que ce dont nous disposons aussi des informations de nos partenaires et je dirais plus encore les informations qui ont été partagées par l'AEA, l'Agence internationale donc de l'énergie atomique qui est en charge du suivi de ce programme sont plus que préoccupantes. Et c'est sur la sur la base de ces informations que nous avons d'ailleurs eu un vote majoritaire qui a, comme je le disais, qualifié le programme en cours, remis de la pression sur l'Iran et demander des précisions nouvelles.

Et donc oui, l'Iran a poursuivi son programme ces derniers mois, a continué d'enrichir et est proche d'un stade critique, c'est-à-dire le stade qui permet en effet de produire des engins nucléaires et ensuite qui déclenche la mécanique qui permet ensuite en effet d'avoir des armes nucléaires. Donc la situation est aujourd'hui très préoccupante à cet égard et ce programme ne répond pas aujourd'hui aux engagements qui avaient été pris. Nagerre par l'Iran elle-même.

Pour autant, la voix que la France continuait avec constance de poursuivre est une voie diplomatique, c'est-à-dire celle qui consiste à redonner la légitimité à la de poursuivre son programme, à demander de suivre l'ensemble des sites d'enrichissement et de revenir à des seuils qui correspondaient aux engagements internationaux. Nous avons été parmi les pays les plus exigeants et les plus constants sur la question du nucléaire iranien comme du balistique iranien, mais nous avons toujours privilégié la voie de la discussion diplomatique et des des exigences techniques de la IUA plutôt que l'intervention militaire. C'est pourquoi la France n'était pas engagée dans une discussion avec Israël sur ce sujet et c'est pourquoi la France ne recommandait pas des attaques de la part d'Israël.

La situation que je viens de décrire a conduit Israël à prendre cette décision. Est-ce que pour autant nous la soutenons ? Nous avons nous avons voulu l'accompagner ou nous l'avons planifié avec eux ?

La réponse est non. Je rappelais simplement un contexte qui fait que oui, la situation dans laquelle nous étions entrés était très clairement une menace pour Israël est une menace pour nous tous. Nous nous avions privilégié une autre voix.

Les choses se sont passées comme elles se sont passées ces dernières heures. Elles ont d'ailleurs conduit à la neutralisation de responsables qui avaient eux-mêmes par leurs déclarations, parfois par leurs actes, conduit des activités qui étaient dangereuses pour notre propre pays. Aujourd'hui, notre souhait, comme je viens de le rappeler, c'est que les discussions reprennent et donc nous appelons d'une part à ce qu'il n'y ait pas d'escalade dans les représailles iraniennes et d'autre part à ce qu'au plus vite Israël puisse au contraire aider les États-Unis d'Amérique, les Européens à reprendre les discussions avec les Iraniens pour se remettre autour de la table et reprendre le contrôle sur ce programme.

La situation qui a été créée par ces frappes ouvre une aire nouvelle, je l'ai dit, de la guerre dans la région et doit conduire Israël à accepter enfin le cesser le feu, la libération des otages et une reprise des discussions politiques. Je l'ai dit tout à l'heure au premier ministre Netaniaahu parce que s'il y a une chose qui unit Israël avec tous ses voisins dans la région, c'est la menace ianienne. Et puisque celle-ci est redevenue aujourd'hui la priorité et puisqueaujourd'hui les heures, les jours, les semaines qui viennent seront structurées par les risques de ripost et donc évidemment la sécurité de d'Israël et de toute la région plus que jamais.

C'est l'intérêt même politique et sécuritaire d'Israël d'acter un cesser le feu, d'obtenir la libération des otages par le Hamas et de réenclencher cette dynamique. Et donc je pense que c'est cette fenêtre que nous devons saisir et c'est le travail que nous conduirons dans les prochains jours avec Israël d'une part, mais aussi avec les États-Unis, le Qatar, l'Égypte et l'ensemble des négociateurs qui sont impliqués. dans cette discussion pour le monde.

Monsieur le président, bonjour. Euh vous avez souligné dès ce matin le soutien de la France au droit d'Israël à se défendre. Je voulais savoir jusqu'où pourrait aller ce soutien.

Est-ce qu'il s'agit euh, puisque les forces françaises, comme vous l'avez dit, sont en alerte dans la région, euh d'aider Israël en cas de repost massive de l'Iran dans les prochaines heures ou prochains jours ? Euh est-ce qu'il s'agit éventuellement euh de d'accompagner également Israël dans ces opérations offensives sur le territoire iranien ? Où est-ce que vous placez la frontière dans le soutien de la France ?

Donc à à Israël ? Et puis vous parlez de la reprise des négociations que vous appelez de vos vœux. Euh sous quelle forme est-ce que c'est une négociation qui doit continuer dans la forme actuelle, c'està-dire entre Washington et Teran où est-ce que les Européens doivent y être associés de rien avant puisqu'on a vu que la première phase a pas tellement été concluante les Européens y associés voire la Chine et la Russie comme autant du GCPU.

Voilà. Merci. Merci beaucoup. le soutien celui que nous avons toujours apporté mais j'ai toujours été clair ça n'est pas un soutien inconditionnel et sans limite.

Et j'ai d'ailleurs été clair lorsqu'il s'est agit de lutter contre le terrorisme du Hamas que nous avons condamné avec force le 7 octobre dernier. Nous avons soutenu toutes les opérations ciblées d'Israël. sa volonté de très clairement se protéger du terrorisme.

Mais en aucun cas, nous n'avons soutenu des opérations qui mettait en danger la vie des civils. Et c'est pourquoi nous avons appelé dès la fin octobre 2023 à incesser le feu sur le territoire. Pour ce qui est de l'Iran, nous soutenons la sécurité d'Israël.

Et donc si Israël devait être attaqué dans le cadre d'une représaille par l'Iran, la France compte tenue de ses emprises et si elle était en situation de le faire, participerait aux opérations de protection et de défense d'Israël. Et j'ai marqué notre disponibilité en ce sens. À l'inverse, je n'envisage aucunement de participer à quelque opération offensive que ce soit.

Ça n'est pas notre rôle et ça n'est pas le chemin que nous choisissons. Je l'ai déjà dit. Nous sommes pour un chemin diplomatique sur la question du nucléaire et du balistique iranien.

Pour ce qui est des négociations de cesser le feu comme des négociations nucléaires et balistiques, je crois en effet à l'efficacité d'impliquer les Européens qui sont des partenaires de confiance et nos nos contacts comme notre travail sont permanents. J'ai passé la journée à échanger avec l'ensemble des négociateurs du CC le feu comme avec tous les acteurs de la sous-région. Et donc oui, mon souhait que nous puissions être réinclus dans ces actions et ces opérations, qu'il s'agisse du cesser le feu ou de euh la discussion sur le nucléaire iranien.

Néanmoins, la lucidité me conduit à dire que si je vois une fenêtre rouvrir sur les négociations sur le cesser le feu à Gaza, les prochaines heures et les prochains jours seront difficiles pour ouvrir des négociations efficaces avec l'Iran sur la question du nucléaire. Mais nous devons y travailler, nous devons nous engager sur ce sujet. Bonjour monsieur le président Hussein Knaber, la chaîne Alraabia.

Vous vous êtes entretenu aujourd'hui avec un grand nombre de dirigeants régionaux et internationaux. Quel était le message que vous avez pu passer à vos partenaires au nord de la France ? Craigez-vous aujourd'hui un conflit généralisé au proche Orient ?

Craigniez-vous des répercussions sur le Liban qui a souvent qui a souvent été la caisse de résonance des conflits régionaux ? Merci. Merci beaucoup.

J'ai d'abord voulu partager l'analyse de la situation avec tous les partenaires de la région. ensuite insister sur la sécurité de la France de ses emprises de nos ressortissants de nos diplomates comme de nos troupes et avec beaucoup de ces pays voulu aussi apporter mon soutien et dire aussi la présence de la France en cadriposte qui pourrait affecter la sécurité de ces derniers. Quant au Liban, la France reste comme toujours vigilante et préoccupée par la sécurité du Liban qui, vous avez raison, peut être menacé depuis son propre sol comme depuis l'extérieur dans ce contexte.

Et donc, nous avons aussi des contacts multiples pour essayer de limiter ce risque et de tout faire pour qu'il n'y ait pas un embrasement. La situation aujourd'hui, soyons honnête et lucide, est une situation à haut risque. Nul ne peut dire qu'elle est maîtrisée et les risques d'escalade, y compris d'escalades non contrôlées existent.

C'est pourquoi il faut la plus grande vigilance. C'est pourquoi il faut redoubler d'efforts, de prise de contact. Il faut garder un calme, une lucidité, un sérieux dans tout ce qui est fait.

C'est ce que nous essayons de de faire mais très clairement les heures, les jours qui viennent sont extrêmement dangereux pour toute la région et au-delà. Bonjour monsieur le président Léopole de Debert pour BFM TV. Je rebondis sur ce que vous disiez avec cette réunion à New York le 18 juin.

Donc reporté, vous l'avez annoncé. Euh est-ce que c'est un échec de manière globale ? Si oui, de qui est responsable de cette situation ? euh aujourd'hui et euh vous avez également évoqué tout à l'heure le risque de contagion si je comprends bien à d'autres d'autres conflits.

Est-ce que vous pouvez nous expliquer euh votre point de vue notamment vous avez fait référence à la Russie ? Je vous remercie. C'est d'abord un choix de pragmatisme et de sécurité.

Quel sens aurait une telle conférence dans laquelle le prince héritier d'Arabie Saoudite et moi-même devions être que nous coprésidions où le président de l'autorité palestinienne devait prendre verbalement des engagements forts au-delà même de la lettre qu'il a déjà écrite et qui sont des engagements historiques et des déclarations historiques. qui tous les dirigeants de la de la région pour des raisons évidentes sont tenus chez eux et aujourd'hui même le prince héritier comme le président de l'autorité palestinienne m'ont indiqué qu'il n'était pas en situation logistique, physique, sécuritaire et politique de se rendre à New York. Donc c'est juste des raisons pragmatiques et de la pure lucidité.

Néanmoins, la dynamique crée par cette conférence est une dynamique inarrêtable. D'abord parce que nous avons obtenu ces dernières semaines des engagements historiques de plusieurs, de l'autorité palestinienne qui a enfin reconnu et condamné les attaques terroristes du 7 octobre, qui s'est engagé comme elle ne l'avait jamais fait dans un processus elle-même de reconnaissance avec Israël et dans sa volonté de créer les conditions politiques sécuritaires des deux États et d'une sécurité régionale. dans la volonté affichée et réaffichée, obtenue il y a quelques semaines lors de mon voyage en Égypte, d'avoir une implication égyptienne dans la sécurité de Gaza le jour d'après, mais aussi dans les engagements obtenus eux aussi historiques il y a quelques jours à peine en Indonésie du président Prabovo affirmant pour la première fois au effort une fois ce processus déclenché sa capacité à reconnaître Israël et sa sécurité.

Tout ça, c'est la dynamique de cette conférence qu'il a créé. Ce que la rencontre d'aujourd'hui entre les sociétés civiles israélienne et palestinienne, la convergence de vue, la même détresse, les mêmes souffrances exprimées durant toute cette journée, mais exprimé depuis des mois et parfois non entendu à travers le monde de ces deux peuples nous obligent. Et donc je vous le dis, ce mouvement est inarrêtable et donc dès que les conditions sécuritaires nous le permettront, nous le ferons.

Ensuite, pour les risques, je ne vais pas ici documenter le pire, mais nous nous préparons à tout. Et il est évident que selon les repostes qui seront décidées par l'Iran, mais aussi si Israël devait continuer des opérations en Iran, sur le sol iranien qui ailleent au-delà des cibles jusqu'à leur indiquer, nous rentrions nous rentrerions dans des situations dont aujourd'hui nul ne peut totalement se figurer les conséquences. Ensuite, nous restons très vigilants sur les solidarités qui se sont dessinées ces derniers mois.

Je note que les mêmes drones iraniens sont utilisés sur le théâtre ukrainien par les Russes. Je note les propos que la Fédération de Russie a commencé à tenir dès ce matin et donc je vois des solidarités inquiétantes mais je les ai déjà dénoncé et nous avons marqué cette vigilance depuis des mois. C'est pourquoi je pense qu'il est indispensable que les discussions reprennent et à Gaza plutôt et sur la question du cesser le feu à Gaza et de la libération des otages et sur la question d'un cesser le feu en Ukraine et d'une reprise de discussion sur une paix juste et durable et sur la question du nucléaire iranien pour lui donner un cadre négocié.

C'est ce à quoi appelle la France, ce à quoi elle œuvrera. Mais vous voyez les liens entre les acteurs les plus dangereux et vous voyez le risque d'escalade lorsque certains de ces acteurs ont manifesté ces derniers mois leur incapacité à calibrer leur geste. Bonjour monsieur le président.

Romain Clusel pour RMC. Vous avez annoncé le renforcement de l'opération sentinelle sur le territoire français. Ce matin, le Premier ministre François Bairou a également réagi.

Il a évoqué, je cite, des risques qui vont impacter notre vie de tous les jours comme la guerre en Ukraine a impacté notre vie de tous les jours. Est-ce que vous aussi vous considérez que ce conflit entre Israël et l'Iran aura des conséquences en France ? Et si oui, sur quel plan on comprend sécuritaire peut-être économique ?

Merci pour vos précisions. Il est trop tôt pour les identifier mais il y en a de manière évidente, il y a très clairement de toute façon une vigilance sécuritaire. C'est pourquoi nous décidons de ce renforcement parce que l'Iran par le passé a aussi montré sa capacité dans ses repostes actions à mener des actions terroristes sur des sols étrangers.

Ensuite parce que l'Iran a des capacités balistiques qui peuvent toucher le sol européen et donc elle est aussi une menace à cet égard. Même si, comme je le rappelle, la France comme d'ailleurs tous ces autres partenaires européens et comme les États-Unis d'Amérique n'ont en aucun cas participer ni aux opérations des dernières heures ni à leur planification. Ensuite, il est très clair que en fonction de l'évolution de la situation, des bombardements des cibles qui seront prises, l'économie mondiale peut être impacté. qu'il s'agisse des routes commerciales et des menaces sur le D3 d'Ormous, qu'il s'agisse des capacités de production pétrolière mondiale, qu'il s'agisse de tous les autres sujets dans lesquels la région pour lesquels la région a un impact clair.

Notre principale préoccupation est sécuritaire aujourd'hui, mais compte tenu de l'incapacité de qui que ce soit à se prononcer sur la durée, l'étendue des opérations et des repost, nous devons nous préparer aussi à des conséquences économiques. Il est trop tôt pour répondre à votre question de manière précise, mais il n'est pas trop tôt pour nous tenir groupé, unis, conscient, solidaire dans ce moment que nous avons à vivre. Et je sais que nous en avons la capacité.

Le peuple français a su le faire lorsque nous avons été frappés par la crise énergétique qui était liée au conflit à la guerre d'agression russe menée en Ukraine et nous avons aussi continué à mener l'effort de soutien. Donc nous sommes aussi résistants. Simplement il faut à chaque fois dire les choses telles qu'elles sont de la manière la plus précise.

Et donc je vous dis aujourd'hui tout ce que je sais. Je vous dis aussi tout ce que je ne sais pas et je reviendrai vers vous dès que évidemment la situation évoluera pour vous en tenir informé et pour vous dire les conséquences pour nos compatriotes qui sont dans la région qu'ils soient diplomates, militaires ou que ce soit nos ressortissants, mais aussi pour notre pays. Y a-t-il d'autres questions ?

Oui, monsieur le président. Euh je voudrais demander sur euh euh l'attaque israélienne contre l'Iran, Bidon K radio israélienne. Est-ce que il y a un élément euh positif de euh d'une attaque contre des forces pareilles ? résentement.

Est-ce que la France programme et avec les Européens une une et une possibilité de calmer les choses ? Troisièmement, concernant vos rapports personnels et avec monsieur Netaniaahu et avec le gouvernement israélien, et que le fait que vous avez menacé Israël des sanctions peut aider dans la et et l'avenir que vous voyez pour pour la pour la région et est-ce que finalement l'attaque contre l'uran de force de type de type d'urin et aide l'instauration euh de d'une solution régionale et et avec un tapestinien et vos projets et que vous avez donc voulu effectuer dans votre conférence. Écoutez, comme je vous l'ai dit, nous n'avons pas participé à ces frappes.

Nous ne partageons pas cette approche et la nécessité d'une opération militaire. Néanmoins, quand je regarde les résultats de ces frappes, elles ont permis de réduire des capacités d'enrichissement, elles ont permis de réduire des capacités balistiques et elles ont donc des effets qui vont dans le sens recherchés. Maintenant, il faut reprendre la discussion et essayer d'avancer sur un terrain, je le disais, plus diplomatique et technique.

Pour ce qui est ensuite des Européens, je pense qu'ils ont, je le disais, un rôle à jouer dans la mesure où les Européens d'abord ont la continuité du dossier nucléaire en tête et que nous avons tenu une position constante et que nous nous sommes avérés être, je dirais, pour tous les interlocuteurs de ce dossier, au fond les seuls à être véritablement constants. C'est-à-dire que nous avons été un moment plus exigeant que les Américains à l'égard du programme nucléaire iranien. Nous avons d'ailleurs durci la position en 2015 dans les dernières étapes de cette négociation.

Qu'ensuite nous nous sommes restés attachés au GCPOE et que nous n'avons pas quitté quand les Américains eux ont changé d'avis et que nous considérons que c'est toujours le même cadre qui doit préexister et que d'ailleurs les discussions qui s'étaient tenues encore cette semaine à la se faisaient dans ce cadre. Et donc je pense que pour toutes les parties prenantes, les Européens ont à la fois la connaissance dans la profondeur du dossier, les compétences en particulier pour la France qui est un état doté avec des compétences techniques nucléaires fortes et une cohérence. Enfin, je considère que au fond notre responsabilité, notre rôle, notre position est toujours la même.

Nous sommes attachés à la paix et la sécurité pour tous. Et oui, parfois nous avons des désaccords avec Israël et nous les assums. Ou plutôt nous avons des désaccords avec le premier ministre Netaniao et son gouvernement et nous les assumons parce que parfois nous considérons que les décisions qu'il prend sont mauvaises pour la sécurité d'Israël elle-même.

Et lorsqu'il mène une opération massive terrestre qui fait tant de victimes civiles à Gaza, nous considérons que c'est à la fois une trahison de ce qu'est l'histoire même et l'identité d'Israël et dangereux pour la sécurité d'Israël aujourd'hui et demain. Voilà. Et donc si je devais vous résumer les choses et la position française, elle est assez simple.

Nous sommes pour la paix, la sécurité, la stabilité pour tous dans la région. Nous ne voulons pas d'un proche et Moyen-Orient avec un Iran qui soit doté de l'arme nucléaire. Nous ne voulons pas d'un proch et Moyen-Orient où Gaza soit durablement occupé des civils maltraités.

Et nous croyons que la solution et la stabilité, c'est un Israël vivant en paix à côté d'un État palestinien, vivant en paix et en sécurité et ayant reconnu l'existence et les droits d'Israël à se défendre dans la région. C'est ça ce que nous poursuivons et je crois que c'est honnêtement une perspective honnête, cohérente et j'espère réaliste. Monsieur le président, mesdames et messieurs, cette dernière question la fin de la conférence, je vous en prie.

On peut poser une dernière question ? Ma question porte sur le sort des otages. D'après vous, qui va gouverner Gaza ? nous garantir que à terme la paix à Gaza et j'aimerais soutenir votre soutien sans faille aux familles des otages.

J'aimerais rappeler euh le sort des otages, la démilitarisation de Hamas et le cesser le feu à à Gaza sont les priorités. Ce sont nos objectifs clés à court terme. Mais il faut également penser l'administration de Gaza sur le long terme pour pouvoir avoir un état palestinien.

Le conflit est un conflit majeur et la reconnaissance d'un état palestinien était un défi majeur. La démilitarisation du Hamas l' tout autant et tous ces défis sont interconnectés. Mais pour répondre à votre question précise, notre objectif c'est d'avoir un cesser le feu à long terme, la libération des otages et une administration civile de Gaza, une administration dans laquelle l'administration palestinienne aura un rôle prépondérant.

Il y aura des figures clés et bien sûr, il n'y aura aucune figure issue du Hamas. Cette période de transition s'accompagnera d'une présence militaire de la région et nous aimerions garantir une surveillance et une cadre et un cadre de l'ONU lors de cette période de transition. lors de ce processus pour résoudre le conflit avec Israël, c'est donc nos priorités et bien sûr la priorité c'est d'arrêter les attaques quotidiennes contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.

Notre but à terme, c'est d'atteindre une solution à deux états. Notre volonté, c'est de lancer un processus politique, de rassembler derrière de plusieurs pays dans cet effort. Pour reconnaître à terme l'État palestinien, nous voulons une processus par étape de cette reconnaissance de l'État palestinien et nous aurons j'espère le et nous aurons le le soutien de l'ONU.

J'espère que j'ai été clair. En tout cas, pendant des mois, j'ai espéré qu'il y qu'il y aurait un cesser le feu et une libération des otages. J'espère que après ces frappes israéliennes, il y aura des changements et des progrès, mais nous ne pouvons pas conditionner la reconnaissance de l'État palestinien en fonction de la libération des otages.

Il faut que tous et les parties prenantes soient prêtes à avancer en ce sens. Monsieur le président, merci à tous.