Emmanuel Macron sort-il affaibli ou renforcé de cette première année au pouvoir ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 1:51OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron sort-il renforcé ou affaibli de cette première année pleine d'exercice du pouvoir ?
- 7:37RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est de la méthode Coué ou est-ce que c'est la vérité juste du tintamarre ?
- 13:13RelanceÉludée
L'affaire Benalla, ce n'est quand même pas un petit coup de canif dans ce pacte de probité, de moralité, de transparence ?
- 23:48OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a donné cette année à travers l'Aquarius notamment à l'Europe et au monde quel signal ?
- 39:23OuverteRéponse directe
Quand monsieur Macron prendra-t-il en compte les électeurs qui ont voté contre Marine Le Pen ?
- 39:39RelanceRéponse partielle
Quelle est la principale façon de prendre en compte les électeurs ayant voté contre Marine Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:02IntervenantFait
« Moi, je pense que ce n'est ni renforcé ni affaibli, c'est qu'il sort fidèle à ses engagements. »
- 2:54IntervenantFait
« Emmanuel Macron a marqué des points sur le plan international, même si les contacts avec M. Trump se sont révélés totalement décevants. »
- 3:53IntervenantChiffre
« Ils passent de 54% de satisfaits à 39%. Donc c'est un affaiblissement. »
- 8:50IntervenantFait
« Cette affaire est très grave. »
- 10:32IntervenantFait
« Moi j'avais qualifié dans la Nouvelle République l'épisode qui s'est passé à l'Assemblée Nationale de Toi Bouhu. »
- 13:13PrésentateurFait
« L'affaire Benalla, ce n'est quand même pas un petit coup de canif dans ce pacte de probité, de moralité, de transparence ? »
- 19:39IntervenantFait
« Oh oui, écoutez, le Sénat fonctionne dans des conditions qui sont finalement assez différentes de ce qu'on voit à l'Assemblée Nationale. »
- 21:35PrésentateurFait
« Sacha Aulier, vous pouvez répondre à Jean-Pierre Sueur sur l'aspect parlementaire godillot et même un peu plus que ça ? »
- 23:56IntervenantFait
« Dans l'article 9 de la loi de l'immigration, il y a un dispositif qui est celui de la répartition territoriale des personnes qui sont en situation de demande d'asile en France. »
- 25:12IntervenantFait
« Oui c'est un sujet où les français sont particulièrement mécontents. »
- 26:53InvitéFait
« L'année de macron, c'est un an de destruction sociale. »
- 30:15IntervenantFait
« On en parle depuis le début de l'émission : j'ai pas une seule réponse, j'en ai en réalité trois. »
- 34:30InvitéFait
« Macron avait dit qu'elle serait augmentée »
- 34:35InvitéPromesse
« il a dit qu'on supprimerait le RSI pour que les charges soient moindres »
- 34:47InvitéChiffre
« 740 000 étudiants vont avoir la sécurité sociale gratuite »
- 35:38InvitéChiffre
« en 2016 il s'est vendu un bateau de luxe en France »
- 38:49IntervenantFait
« il transforme le pays, il réforme et il tient ses promesses »
- 41:03IntervenantPromesse
« la réforme de la constitution à la rentrée »
- 41:26IntervenantFait
« introduction d'une dose de proportionnelle pour que les partis soient mieux représentés à l'Assemblée nationale »
- 41:32IntervenantPromesse
« le plan pauvreté avec un plan pauvreté très ambitieux »
Temps de parole
- Intervenant24 %
- Intervenant 223 %
- Présentateur17 %
- Intervenant 314 %
- Invité7 %
- Invité 25 %
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- Invité 44 %
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France Inter. Bonsoir. SNCF, Aquarius, Benalla, ordonnance, constitution, pognon de dingue, je vous livre quelques-uns des mots-clés de l'année politique d'Emmanuel Macron, du gouvernement et des parlementaires. Tout le monde est en vacances. Dernier conseil des ministres ce matin, chacun va pouvoir s'égayer pendant deux ou trois semaines, se détendre et préparer la rentrée. Les députés et les sénateurs en manque de sommeil auront un peu plus de temps pour se reposer. Alors avant les congés, un dernier exercice pour deux d'entre eux jusqu'à 20h, répondre à vos questions et dresser le bilan de cette saison politique. Bonsoir Sacha Houllier. Bonsoir.
Vous êtes le député La République en marche de la deuxième circonscription de la Vienne, vice-président de l'Assemblée nationale et merci d'avoir, je crois, repoussé votre retour en Poitou pour participer à l'émission. En duplex depuis Orléans, nous accueillons le sénateur socialiste du Loiret, Jean-Pierre Sueur. Bonsoir. Bonsoir. Vous présidez la commission des lois au Sénat et plus récemment...
Je la vice-préside, je l'ai présidée il y a quelques temps, mais maintenant je suis vice-président.
En revanche, sur la commission d'enquête à Ferbenala, vous êtes bien le rapporteur ? Oui, le co-rapporteur. Le co-rapporteur. Nous sommes deux, oui. Et puis pour apporter à la fois un peu de recul et l'objectivité des chiffres, à notre débat, nous avons invité Frédéric Dhabi. Bonsoir. Bonsoir. Directeur général adjoint de l'IFOP, l'Institut français d'opinion publique. Alors le fond, la forme d'une saison politique en Macronie. Vos remarques, vos questions dès maintenant au standard du Téléphone Sun 0145 24 7000 et sur la page internet de l'émission. Soyez les bienvenus. Arnaud Bousquet, le Téléphone Sun. Pour démarrer, je vais poser la même question à tous les trois.
Emmanuel Macron sort-il renforcé ou affaibli de cette première année pleine d'exercice du pouvoir, selon ce que vous croyez et selon les études que vous avez pu mener ? Sacha Houllier.
Moi, je pense que ce n'est ni renforcé ni affaibli, c'est qu'il sort fidèle à ses engagements. Parce que ce qui est communément admis dans l'opinion et par ailleurs ce qui est aussi la tâche des députés de la majorité, c'est de faire, de faire vite, de faire beaucoup. Et surtout et avant tout, et c'est devenu une nouveauté qui est désormais un principe assez bien reçu par la population, de faire ce qu'on a dit.
Et les promesses qui avaient été celles que nous avons présentées dès l'été 2017 sur la loi sur la confiance dans la vie politique, sur les ordonnances réformant le code du travail, sur la sortie de l'état d'urgence pour avoir une meilleure protection avec la loi pour la sécurité intérieure, tout le planning qui a été celui que nous avons accompli jusque-là, il est conforme aux engagements de la campagne. Et ça, en soi, c'est déjà une parole que nous avons tenue. Jean-Pierre Sueur. Écoutez, soyons objectifs ou le plus possible, Emmanuel Macron a marqué des points sur le plan international, même si les contacts avec M. Trump se sont révélés totalement décevants.
Il a aussi beaucoup œuvré pour l'Europe, même si là aussi on attend les résultats. Mais je dois vous dire quand même que je suis déçu. Pourquoi ? Parce qu'Emmanuel Macron avait dit « Je suis et de droite et de gauche ». Alors je vais vous dire très franchement, le côté « et de droite », je le vois parfaitement. Mais le côté « et de gauche », je le cherche toujours. Et parce que j'aimerais bien quand même que de temps en temps, il nous envoie un projet de loi que nous, qui sommes de gauche, nous puissions voter.
Alors il y aura un projet de loi sur la pauvreté qui sera présenté à la rentrée, on l'évoquera un peu plus tard. Et bien on va voir, espérons qu'il sera substantiel. Frédéric Dhabi pour l'IFOP. Qu'est-ce qu'ils en disent les Français ? Renforcés ou affaiblis ?
Alors quantitativement, si on compare les chiffres du baromètre IFOP-JDD, qui est le plus ancien de la Ve République en juillet 2017 et en juillet 2018, ils passent de 54% de satisfaits à 39%. Donc c'est un affaiblissement. Pour autant, moi ce qui me frappe, c'est que ses fondamentaux positifs restent extrêmement solides. La cohérence, les promesses tenues, l'idée qu'il réforme et transforme le pays, le fait qu'il s'inscrive dans une logique de distinction par rapport à ses prédécesseurs. Il fait plus président que François Hollande et que Nicolas Sarkozy, même si l'affaire Benalla a un petit peu écorné cette image-là.
En revanche, ce qui me frappe, c'est la récurrence des propos sur l'injustice de sa politique. Le sentiment qu'il est le président des riches, qui était un sobriquet qui avait été attaché à Nicolas Sarkozy, qui lui était associé de manière marginale, devient maintenant récurrente. Et puis, du point de vue de son image personnelle, il y a le sentiment chez beaucoup de Français qu'il ne comprend pas les préoccupations et qu'il est relativement arrogant. Au-delà de ça, ce qui est encourageant pour lui, c'est que son socle, c'est-à-dire les sympathisants d'En Marche, ses électeurs du 23 avril 2017, tiennent à presque 95%.
On reviendra évidemment sur tout ce que vous avez évoqué, toutes ces thématiques, que ce soit l'affaire Benalla, le président des riches, on aura le temps d'y revenir. Mais Frédéric a été le premier ce soir à composer le 01 45 24 7000. Frédéric, depuis Paris, bonsoir. Bonsoir. Nous vous écoutons.
Eh bien, écoutez, voilà, moi, votre question, c'était de savoir si on trouvait que Emmanuel Macron sortait renforcé, etc., de cette première année. Moi, je veux dire, je suis extrêmement satisfait de son action, ainsi que de celle du premier ministre, d'ailleurs, Édouard Philippe. Je trouve qu'il forme un tandem qui est remarquable. Et en plus, enfin, il y a des gens qui se proposent de réformer dans ce pays. Alors, évidemment, quand vous proposez de réformer, vous avez une haie contre vous qui veut absolument vous démolir. Alors, l'affaire Benalla, c'est une affaire, mais c'est incroyable la place que l'affaire Benalla a pris pendant un mois.
Je suis absolument convaincu que la plupart des Français se disent mais on s'en fout de cette histoire, même s'il y a probablement des erreurs et des choses pas correctes qui ont été faites, elles sont quand même mineures par rapport à l'État de la planète, par rapport à l'État de la France, par rapport à la dette, par rapport aux réformes engagées. Enfin, voilà. Donc, voilà. Je voulais simplement dire que, moi, je trouve qu'enfin, on a une équipe qui se propose de changer les choses et j'en suis très, très, très content. Maintenant, ce que je vais vous dire, maintenant, c'est... Et Air France ? Air France, si la gauche se mettait à gérer Air France, ce serait quoi ?
Ce serait beaucoup d'argent mis dans le système pour que surtout rien ne change, que les pilotes et les personnels navigants continuent à avoir les mêmes avantages et la compagnie finira par disparaître. Bon, voilà. Je sens que je m'égare vers Air France, mais je voulais pas...
On parlait hier soir du transport aérien, mais cela dit, votre analyse économique sur la situation d'Air France et pas sur la question de la sécurité qu'on évoquait hier est tout à fait intéressante et pertinente. Merci, Frédéric, en tout cas, de votre témoignage. Je vous promets qu'on ne va pas faire l'émission sur l'affaire Benalla, mais tout de même, ça a été un des moments importants, un moment fort de la saison politique qui s'achève aujourd'hui. Emmanuel Macron parle de tempête dans un verre d'eau. Le patron du groupe La République en marche à l'Assemblée, Richard Ferrand, évoque un tintamarre autour d'un fait divers. Alors là encore, même question à tous les trois.
Est-ce que c'est de la méthode Coué ou est-ce que c'est la vérité juste du tintamarre ? Qu'est-ce qu'ils en disent, les Français ? Frédéric Dhabier.
Alors, là où je rejoins l'idée d'une tempête dans un verre d'eau, c'est d'une part la saturation des Français très rapidement sur cette affaire et leur difficulté spontanément à développer un discours. Maintenant, c'est vrai que cette affaire a scellé une sorte de rupture avec la promesse d'Emmanuel Macron de la campagne présidentielle d'arriver dans un nouveau monde, d'instaurer des nouvelles pratiques politiques. Et les Français qui se sont exprimés sur cette affaire et le recul d'Emmanuel Macron chez les personnes âgées et chez les personnes de droite vient de là.
C'est le sentiment qu'il y a eu d'une part privilège et passe droit et ça m'a rappelé ce qu'on a vu dans des enquêtes qualitatives au moment de l'affaire Jean Sarkozy. Ça n'a bien sûr rien à voir, mais il y a cette dimension, un privilège, un passe droit dont a bénéficié Alexandre Benalla. Et puis, il y a eu une certaine interrogation sur la gestion présidentielle de cette affaire, le fait que le président ait tardé à prendre la parole, alors que, justement, dans ses fondamentaux positifs, il y a une détermination, un volontarisme et un certain courage à aller au-devant des difficultés. Jean-Pierre Sueur à Orléans. Écoutez, cette affaire est très grave.
Moi, je suis rapporteur d'une commission d'enquête qui, je crois, a bien travaillé. On a travaillé en toute indépendance, sans aucune complaisance, on a reçu tout le monde et on continuera à recevoir un certain nombre de protagonistes. Je vais vous dire que quand on regarde ce qui s'est passé et qui, d'ailleurs, intéresse les Français, je ne sais pas si vous voyez qu'une chaîne comme la chaîne Public Sénat a vu tout d'un coup 900 000 auditeurs, pour entendre sans parler les autres chaînes, qui ont diffusé cela en direct, on ne peut pas dire que ça n'a pas intéressé les gens. Mais moi, non seulement ça m'a intéressé, mais ça me pose beaucoup de problèmes.
Vous comprenez qu'un personnage qui est chargé de mission au sein du cabinet du président de la République se mette à molester des citoyens devant la police, que le soir même, alors qu'il y a des représentants de la police, des commandants, ni le préfet de police, ni le ministre de l'Intérieur n'en sont informés, que personne ne pense qu'il faut saisir la justice, ni à l'Élysée, ni au ministre de l'Intérieur, ni nulle part, qu'ensuite on se rend compte que ce personnage, qui est censé organiser des voyages, on nous le présente comme un gentil organisateur, il obtient tout d'un coup un port d'armes, parce qu'il exerce des missions de police, est-il écrit, alors qu'on nous dit le contraire, et puis pendant tout un temps, on a cherché à étouffer cette affaire.
On ne va pas refaire l'affaire Benalla ? Est-ce qu'il y a un avant et un après à faire Benalla pour Emmanuel Macron ? C'est une affaire qui est très grave, et il faudra en tirer toutes les conséquences. Sacha Houllier,
un avant, un après,
Moi j'avais qualifié dans la Nouvelle République l'épisode qui s'est passé à l'Assemblée Nationale de Toi Bouhu. Pourquoi ?
Tint-Amar, Toi Bouhu,
Jean-Léphica, ce qui a un certain écho avec ce que dit le Président Ferrand, et je crois que c'est exact. D'abord parce que dans la population et auprès des gens que nous avons consultés quand je suis rentré en circonscription, la dite affaire n'a pas plus marqué que la volonté de blocage ou d'obstruction qui était même avouée par les oppositions à l'Assemblée Nationale. Opposition qui s'est manifestée par ailleurs par des motions de censure qui n'ont pas été adoptées puisque l'échec était la seule voie qui était réservée à ce type de démarche.
Et ce qui finalement démontrait que, derrière, il y avait une vraie volonté de bloquer une réforme, une réforme principale, une réforme majeure, qui était celle de la réforme constitutionnelle. Et c'est d'autant plus grave que cette réforme, et j'entends qu'il y ait des avis contraires, mais que cette réforme, elle visait principalement à réécrire les missions du Parlement pour les renforcer dans une moitié de contrôle, d'évaluation, et qu'elle devait finalement nous permettre de moderniser nos institutions.
Ça ne nous a pas pour autant empêché de travailler puisque le 1er août, ce point mercredi, nous avons adopté définitivement une loi pour les apprentis et pour la formation professionnelle, pour donner à chacun un avenir, un avenir durable pour qu'on ait enfin une formation tout au long de la vie. Une loi pour l'asile et l'immigration et une loi pour la lutte contre les violences sexistes dans ce pays. Et donc, la volonté de blocage qui avait été manifestée par les tenants du bazar de l'affaire Benalla, elle a été contrebalancée, elle a été battue, elle a été finalement contrecarrée par le travail qui, heureusement, a repris au Parlement.
Mais on ne peut pas faire comme si ce n'était rien passé. Vous dites base... Je peux dire un mot là-dessus ? Jean-Pierre Suard.
Oui. J'écoute les explications qui sont données par mon collègue député à ce moment. C'est incroyable. On ne peut quand même pas dire que l'affaire Benalla, elle a servi à faire échouer la réforme constitutionnelle. Alors, si M. Benalla s'est mis tout d'un coup à tabasser des personnes dans la rue, c'est parce qu'il avait l'idée de saboter la réforme constitutionnelle. Franchement, ça n'a rien à voir. Et moi, je crois simplement que cette affaire, elle dénote des fonctionnements au plus haut niveau de l'État qui sont graves. Il faut en tirer les conclusions. Et par ailleurs, il y a le dossier de la réforme constitutionnelle, en effet.
La presse britannique, on ne peut pas l'accuser de vouloir instrumentaliser l'affaire Benalla à des fins purement politiques, elle explique que les Français n'ont pas oublié les promesses du candidat Macron qui se voulait un exemple de probité, de moralité, de transparence. Sacha Houllier, est-ce que pour vous, l'affaire Benalla, ce n'est quand même pas un petit coup de canif dans ce pacte de probité, de moralité, de transparence ? Mais si la faute d'un homme
faisait la faillite des institutions, ça se serait. Et principalement, ici, il y a la faute d'un chargé de mission qui d'abord a été invité, ensuite a reçu des équipements qu'il n'aurait pas dû avoir, enfin n'a pas fait l'objet d'une remontée d'informations au sein de la préfecture de police. Ça, c'est ce que nous avons pu établir lors de l'enquête qui a été conduite par la commission d'enquête à l'Assemblée nationale et que des dysfonctionnements il y a eu, c'est certain. Est-ce que ça fait pour autant une crise de régime, une crise politique comme je l'ai lu parfois ou comme certains se sont emballés pour le faire ? Je ne crois pas. Et quant à ce que disait M.
le sénateur tout à l'heure, moi, je veux bien croire à la sagesse du Sénat sur le sujet. En revanche, les oppositions des oppositions à l'Assemblée nationale, elles ont été admises et avouées à la fois par M. Jean-Luc Mélenchon et par son groupe mais également par M. Christian Jacob et son groupe lors du dépôt d'émotion de censure en disant oui, ce que nous avons fait c'est instrumentaliser cette affaire, la reprendre pour nous opposer et pour empêcher l'examen de la réforme constituelle à tout le moins pendant la session extraordinaire. Permettez-moi de dire un mot là-dessus. Un mot, Jean-Pierre. La attitude du Sénat un mot a été très différente et moi, je le revendique.
Une commission d'enquête parlementaire n'est pas le lieu d'un combat politique. C'est un lieu d'un combat pour la vérité, pour mettre à jour les dysfonctionnements et pour y porter remède. Et à cet égard, quelle que soit notre appartenance politique au Sénat, nous avons œuvré ensemble dans le même sens. Et je pense que c'est très important par rapport à une certaine idée justement de la politique.
Pour conclure, sur l'impact de l'affaire Benalla sur la suite du quinquennat
d'Emmanuel Macron. Frédéric Dhabi. Oui, pour essayer d'être une sorte de juge de paix tout à fait modeste. C'est vrai que cette affaire a occasionné un dégât d'opinion. C'est-à-dire que lorsqu'on voit les enquêtes de l'IFOP faites avant et après l'affaire Benalla, la cote du président est passée de 41% de satisfait à 37%. Mais, on ne peut pas dire que cette affaire a occasionné ce qu'on appelle une rupture d'opinion entre le président et les Français. Quand on s'intéresse dans l'histoire de la Ve République dans la période récente aux ruptures d'opinions, elles interviennent toujours sur des sujets économiques et sociaux qui sont au cœur des préoccupations des Français.
Les questions fiscales pour François Hollande lorsqu'il s'écroule dans les enquêtes d'opinion en septembre 2012, le non-respect par Nicolas Sarkozy du travaillé plus pour gagner plus il y a maintenant 10 ans et demi. Là, on est quand même sur un sujet qui est assez connexe aux préoccupations des Français, même s'il faut bien constater qu'il a eu un effet. Il peut y avoir un risque de poison lent si cette affaire feuilletonne tout au long de l'été et s'il y a une sorte de connexion que font les Français entre le sentiment qu'Emmanuel Macron privilégie une certaine catégorie de Français dans sa politique et le sentiment qu'il a privilégié une personne en l'occurrence M. Benalla.
France Inter le téléphone sonne vos questions au 01 45 24 7000 et sur les réseaux sociaux avec le hashtag Telson Et à 19h33 nous partons à Pau chez Frédéric Bonsoir Frédéric
Bonsoir à tous et mes excuses à Frédéric de Paris à qui j'ai failli couper la parole alors je promets de ne pas parler de l'affaire Benalla mais je répondrai un mot à Frédéric de Paris pour parler du binôme Premier ministre président de la République normalement c'est le gouvernement qui gouverne et on s'aperçoit actuellement que c'est le président de la République qui gouverne ce n'est pas le premier mais c'est la première fois qu'un président de la République fait un discours de politique générale avant le discours de politique générale du premier ministre donc moi je serai M. Edouard Philippe je serai un peu gêné parce que je ne gouvernerai pas alors pour en venir à mon intervention M.
Macron est apparemment fort il a une majorité lourde, forte et puis surtout de Gaudillot puisqu'en même temps on voit que dans les votes ils sont menacés d'exclusion s'ils ne votent pas les lois et cela on rappellera malgré tout que tant M. Macron que les députés ont été élus avec moins de 16% disons désinscrits à chaque fois ils sont légalement élus mais ils ont une légimité qui pourrait porter un petit peu à la discussion alors je pense que M.
Macron a montré son vrai visage c'est à dire il est doux avec les pauvres il est dur avec les pauvres on l'a bien vu tant sur le plan économique où les inégalités explosent autant au niveau français qu'au niveau international et moi je dirais que l'affaire de la Coriuse pour moi est une tâche indélébile dont tous les français devraient avoir honte et dont Macron M.
Macron excusez-moi devrait avoir honte de ne pas avoir accueilli les réfugiés disons de la Coriuse consensus de la politique répressive anti-migrateur qu'il a mis en place avec M.Colomb alors il y a donc un double discours autant je me souviens qu'il était là pour défendre les opprimés on voit ce qu'il en est et les inégalités on voit ce qu'il en est il était là pour la transition écologique qui s'opposait à M.Trump et on s'aperçoit qu'il ne fait rien pour réellement une transition énergétique et les énergies renouvelables de vraiment réelles alors il mène quoi il mène une politique néolibérale qui montre ce qu'il est comme disait M.Sueur c'est un homme de droite carrément de droite qui mène une politique de droite avec une majorité massive alors est-ce que pour autant il ne peut pas y avoir d'opposition et bien les partis sont les partis d'opposition sont un petit peu en désordre et en désordre mais moi je note deux choses d'une part que les associations reprennent du poil de la bête on l'a vu là pour la politique anti-migratoire et puis moi je suis très content d'avoir vu les commissions parlementaires se saisir d'un problème et manifester un intérêt et je dois dire que les français sont très contents de voir les parlementaires faire leur boulot alors moi je voilà je vous ai demandé aux intervenants ce qu'ils pensent moi je pense que M.
Macron est apparemment très fort mais qu'à mon autre son double visage qui commence à émerger et bien il s'est carrément affaibli
ça fait beaucoup de questions Frédéric on va essayer de reprendre dans l'ordre peut-être une pierre dans votre jardin Jean-Pierre Sueur sur l'opposition sur les contre-pouvoirs vous avez eu l'impression d'exister cette année ?
Oh oui écoutez le Sénat fonctionne dans des conditions qui sont finalement assez différentes de ce qu'on voit à l'Assemblée Nationale j'ai entendu cette phrase s'agissant du groupe LREM à l'Assemblée Nationale si tu t'abstiens c'est un péché Véniel et si tu votes contre par exemple le texte sur l'immigration qui m'apparaît inacceptable alors c'est un péché mortel nous sommes dans une république laïque et je trouve bizarre qu'on parle de péché et surtout par rapport à des parlementaires vous savez qu'il est écrit dans la Constitution tout mandat impératif est nul moi je veux saluer les députés de la République En Marche qui ont eu le courage de s'opposer à cette loi immigration qui est pour moi une tâche voyez-vous c'est une loi dont le Conseil d'État a dit qu'elle était inutile parce qu'on n'avait pas évalué les deux lois précédentes et qui d'autre part est totalement négative par rapport aux demandeurs d'asile et aux personnes qui viennent dans des conditions épouvantables chez nous c'est vrai que l'Aquarius c'est un scandale épouvantable pourquoi n'a-t-on pas accueilli ces gens vous savez ils ne viennent pas par plaisir et pourquoi ne parle-t-on pas dans cette loi de l'Europe et de l'action que doit mener l'Europe par rapport aux passeurs on ne peut pas laisser des milliers et des milliers d'êtres humains mourir dans la Méditerranée qui devient un cimetière à ciel ouvert on n'en dit pas un mot dans la loi immigration pas plus que l'on ne parle pas de l'intégration etc etc donc quand M.
Macron et je termine a dit je suis et de droite et de gauche je vois en quoi il est et de droite j'aimerais beaucoup pouvoir voter des lois qui parlent à la gauche dans ce pays et en matière d'immigration le moins qu'on puisse dire c'est que cette loi elle est une grande tâche
d'abord Sacha Aulier vous pouvez répondre à Jean-Pierre Sueur sur l'aspect parlementaire godillot et même un peu plus que ça c'est à dire des menaces si vous ne votez pas les textes
quand on observe d'abord les votes des différents groupes politiques on s'aperçoit que c'est le plus les députés de la République en marche qui ont voté contre leur groupe ceux qui n'ont jamais voté contre leur groupe jamais une seule fois ce sont les parlementaires insoumis donc le procès en godillot le procès qui serait une malauté suiviste ça suffit moi je vous relate des faits avec des statistiques qui sont assez objectives en revanche je voudrais répondre sur plusieurs choses la première chose c'est sur ce calque qui serait fait d'une situation de droite et de gauche qui est une situation hantée 2017 et qui finalement a explosé en 2017 et ça a explosé d'autant plus que si on se compare à des pays européens où la recomposition politique a eu lieu en Espagne avec un quadripartisme en Italie avec une situation qui est totalement nouvelle et bien aujourd'hui on ne peut plus en raisonner en Europe sur le seul schéma de droite et gauche et celui de progressisme et de conservateur s'est imposé à nous maintenant si des sénateurs ou des députés qui sont dans l'opposition s'interrogent sur la complétude du message que nous portons et bien alors ils peuvent regarder sur le renforcement des contrôles aux frontières de l'Union Européenne par l'agence Frontex alors ils peuvent regarder dans les programmes que nous développons au G5 Sahel pour faire de la réintégration de personnes qui sont en situation de migration et que nous rapatrions alors ils peuvent regarder dans le plurier de la finance sur tous les minima sociaux que nous avons augmentés qu'ils ont si peu commentés alors ils peuvent encore regarder sur la politique environnementale que nous développons sur les aides à la rénovation des bâtiments ou encore sur le plan plastique qui est porté par Mme Brune Porcent et donc isoler des mesures pour faire le procès de la majorité en droite ou gauche sur des calques qui aujourd'hui sont désuées y compris pour la vie de nos concitoyens parce que ce que nous demandent nos concitoyens c'est qu'est-ce qui matériellement va changer dans ma vie ou va changer pour moi ou va changer pour ceux que j'aime ou que je veux aider
On va revenir sur la gestion de l'Aquarius évoquée par Jean-Pierre Sueur et avec l'intervention de Frédéric tout à l'heure au téléphone On n'accueille pas le bateau mais on accueille quelques dizaines de ces réfugiés naufragés Quel signal et je vous pose la question à tous les trois Emmanuel Macron a donné cette année à travers l'Aquarius notamment à l'Europe et au monde Vous savez dans l'article 9 Sacha Oulier
dans l'article 9 de la loi de l'immigration il y a un dispositif qui est celui de la répartition territoriale des personnes qui sont en situation de demande d'asile en France Et c'est le schéma qui s'il venait à fonctionner en France pourrait être adopté par toute l'Union Européenne avec les pays naturellement qui sont volontaires puisque cette politique-là elle est conditionnée à une acceptation Ce qui veut dire qu'en Europe comme en France on doit répartir équitablement les personnes qui sont en situation d'immigration pour que les préfectures traitent leur dossier pour que les centres qui les accueillent que ce soit des centres CADA, CAO enfin toutes les formes qui existent aujourd'hui Prada et j'en passe et d'autres puissent dignement les accueillir et puissent traiter rapidement leur dossier pour ensuite qu'elles soient orientées vers des cours de langue et puis vers des parcours d'intégration qui comprennent une orientation vers le travail Et tout ça ce n'est possible que si la solidarité est partagée et que si chacun donne sa part pour permettre un accueil digne et respectueux
Frédéric Daby pour l'IFOP vous avez établi un bulletin de notes c'est comme ça que vous l'avez intitulé au début du mois de juillet donc après l'épisode de l'Aquarius et on voit que le président n'obtient pas la moyenne sur les questions d'immigration et on se rend compte qu'il ne contente personne ni à droite ni à gauche et à peine son propre camp
Oui c'est un sujet où les français sont particulièrement mécontents mais il y a un niveau d'exigence d'une part extrêmement élevé et puis les français ne sont pas d'un bloc sur la question de l'immigration ils sont relativement même contradictoires d'un côté c'est une enquête IFOP internationale faite pour la fondation Jean Jaurès ils sont extrêmement durs sur l'idée que parmi les migrants peuvent se cacher des terroristes que la France ne peut pas les intégrer qu'il y a un risque de submersion mais les français sont également rocardiens le rocard il y a une trentaine d'années que monsieur Sueur a bien connu on ne peut pas accueillir tout le monde mais la France doit prendre sa part et c'est vrai que l'item c'est le devoir de notre pays que d'accueillir des migrants qui fouillent la guerre et la misère donc il y a une dimension économique et soutenu par une majorité de français je lui ai renoncé un tout petit peu ce qu'a dit Sacha Houllier tout à l'heure le clivage gauche-droite est toujours là notamment sur la question de l'immigration et les sympathisants d'En Marche regardent plutôt vers la gauche que vers la droite ce qui a disparu c'est la bipolarisation et c'est vrai que c'est un atout pour Emmanuel Macron qu'il a lui-même provoqué c'est d'avoir des oppositions éparpillées qui peinent et c'est normal après les défaites qu'elles ont connues aux élections présidentielles et législatives à incarner une sorte d'alternative et si la cartographie des soutiens d'Emmanuel Macron s'est déportée si je puis dire vers la droite les sympathisants de gauche c'est 50% des électeurs Hollande que l'on voyait tous les jours dans notre enquête quotidienne voter pour Emmanuel Macron à la présidentielle ne sont absolument pas revenus vers le parti socialiste
et à 19h44 on prend la direction d'un département presque voisin du vôtre Sacha Houllier la Charente chez Denis bonsoir Denis
oui je voulais réagir là
oui on ira ensuite à Orléans écoutez Jean-Pierre Sueur il y avait une question alors très très rapidement Jean-Pierre Sueur je rappelle que vous êtes en duplex depuis Orléans
sur la question de l'immigration et de l'Aquarius écoutez vous savez ce qu'on ne voit pas c'est qu'il y a toujours eu des migrations en France il y en a plutôt moins aujourd'hui que depuis le début du XXe siècle et il y aura toujours davantage de problèmes à traiter pour des raisons écologiques parce qu'il y a des rivages qui vont s'enfoncer dans la mer pour des raisons qui tiennent à la misère et des questions qui tiennent aux droits de l'homme donc la France doit rester accueillante ça ne veut pas dire qu'elle peut accueillir toute la misère du monde comme disait mon ami Rocard et pour l'Aquarius ça a été vraiment incompréhensible parce que tout le monde sait quand même que là où était ce bateau il était plus proche de la Corse que de l'Espagne c'est très facile à comprendre
Denis merci de votre patience en Charente c'est à vous bonsoir
oui je vous en prie le titre de votre émission était en l'occurrence le bilan d'une année de de macronisme alors pour moi tout simplement l'année de macron c'est un an de destruction sociale je résume en un an macron et son gouvernement auront détruit un grand nombre de garanties d'égalité et de progrès social les portes de l'université se referment avec la loi la sécurité sociale se dégrade les salariés sont exposés à l'arbitraire à la précarité et les riches sont exonérés de leurs obligations fiscales la redistribution des richesses est abandonnée ainsi que la destruction de l'égalité s'accompagne de la réduction de nos libertés pour Macron et son gouvernement à mon sens est désormais un instrument pour réprimer et expulser je trouve que Macron drapé dans son pouvoir autocratique et bouffé de suffisance et aveuglé par son arrogance le président fait gonfler les russes de colère et fédère des résistances cet adversaire a le mérite cependant de la cohérence il ne s'embarrasse pas de concessions même d'ordre symbolique si bien qu'il agresse le peuple avec autant de virulence qu'il met de douceur à cajoler les riches
alors on vous invite peut-être oui c'est une tribune c'est carrément une tribune que vous nous réservez alors si vous je vous en prie finissez votre édito et puis ensuite Sacha Oubier va vous répondre
il s'apprête à découvrir au titre de ses passions tristes tout le monde se souviendra de ce fameux discours et plus qu'aucun autre que la France a la passion des révolutions
est-ce que vous avez une question Denis ?
non c'était c'était un constat du bilan de la macronerie que malheureusement le peuple subit maintenant depuis un an et j'aimerais que le représentant d'un marche puisse répondre parce qu'en fait il fait finalement office de godillot dans un parlement dans un parlement qui est tout à fait à la botte de Macron un parti godillot c'est une forme de start-up en fait voilà il joue pas
dans un gros début et il a en tout cas le courage de venir nous répondre en direct Sacha Houllier sur l'aspect président des riches
on en parle depuis le début de l'émission j'ai pas une seule réponse j'en ai en réalité trois et n'en déplaise ce n'est pas une leçon à prise c'est une vision que nous portons cette vision elle se décline à trois titres sur des trois politiques publiques qui sont significatives un l'école avec un investissement majeur en disant nous faisons plus pour ceux qui ont le moins la mesure la plus symbolique c'est la division des classes de CP par deux douze élèves par classe dans les zones qui sont les plus en difficulté deux la protection sociale la protection sociale de notre pays elle reposait sur un compromis qui était établi en 45 en disant on taxe les salaires parce que ces salaires là permettent finalement de créer la protection sociale l'assurance maladie voire le financement de la retraite nous ce que nous disons c'est que si on taxe les salaires on ne permet pas aux salariés de bien gagner leur vie et en même temps on n'a pas une base suffisamment importante pour financer tous les risques auxquels nous sommes exposés raison pour laquelle nous assayons tout le financement des protections sociales que nous avons sur l'impôt tout le monde paye et sur cet impôt là ça nous permet en plus d'avoir nous législateurs une grande responsabilité de financer durablement les risques auxquels nous sommes exposés et enfin dernière chose sur le dit impôt d'abord il y a la volonté de libérer toutes les activités productives pour que finalement on crée de l'emploi et on crée de la richesse dans notre pays et puis enfin il y a une volonté de combattre durablement la fraude fiscale avec la taxation des GAFA ou encore avec le projet de loi sur la fraude fiscale qui vient en septembre avec une surtaxation des infractions fiscales avec le renforcement des pouvoirs de poursuite et avec la levée de verrou de Bercy qui permettait à l'administration fiscale de bloquer les enquêtes sur ce sujet
Jean-Pierre Sueur à Orléans Emmanuel Macron président des riches qui tape sur les pauvres est-ce que vous souscrivez ou est-ce que vous nuancez ?
D'abord une remarque sur l'école puisque M.
Oulien en a parlé il y a une mesure dont les effets à terme seront désastreux je le dis parce que je le crois profondément la quasi généralisation des 4 jours d'école cela va faire qu'en France on va travailler 140 jours par an vous savez quelle est la moyenne européenne du travail des élèves dans les écoles 185 donc s'il y a 45 jours d'école de moins en France que dans la moyenne des pays d'Europe et bien cela aura des conséquences j'en viens à votre question moi je suis pour la réforme et je ne reprocherai pas Emmanuel Macron de vouloir réformer ce pays mais je dis simplement que pour que les réformes réussissent il faut deux conditions premièrement il faut qu'elles soient justes or vous savez que le principal reproche que font les français à la politique qui est menée aujourd'hui c'est qu'elle n'est pas juste et deuxièmement il faut qu'elles s'appuient sur ce que j'appellerais les corps intermédiaires et malheureusement quand on voit les lois sur le travail le rôle des organisations syndicales et du dialogue social il est réduit de même en un mot sur la SNCF le refus de parler il fallait faire des changements et moi je n'en disconviens pas mais le refus réitéré de parler de la convention collective qui va maintenant s'appliquer aux personnels qui travailleront dans la SNCF et bien c'est quelque chose qui traduit vraiment ce refus ou ce recul en matière de dialogue social donc oui à la réforme avec à condition qu'il y ait un la justice deux plus de dialogue social
France Inter Arnaud Lousquet le téléphone sonne encore une petite dizaine de minutes de cette émission de ce débat avec Mathieu depuis les Alpes de Haute-Provence bonsoir Mathieu
bonsoir merci cette émission assez amusante j'étais en train de manger une soupe chinoise j'ai écouté le député socialiste j'ai répondu sur le téléphone lui mais c'est quand même extraordinaire c'est que j'habite dans un village on va au café au café il y a deux sortes de gens de droite de gauche extrême droite le dentiste le médecin tout le monde passe et on n'entend pas les mêmes choses que les partis d'opposition pour lesquels ils ont voté quelquefois alors par exemple moi j'ai une petite retraite Macron avait dit qu'elle serait augmentée elle a été augmentée elle augmente l'année prochaine il a dit qu'on supprimerait le RSI pour que les charges soient moindres j'ai demandé à mes amis artisans ce qu'il en a dit ils m'ont dit effectivement les charges sont moins importantes à la rentrée 740 000 étudiants vont avoir la sécurité sociale gratuite je suppose que c'est aussi une action de droite mais ça m'échappe
on vous entend assez mal Mathieu la qualité de la communication n'est pas très bonne
il va y avoir la carte culturelle pour que les jeunes puissent acheter plus de livres j'ai beaucoup d'exemples de choses dont je reproche un peu aux journalistes de France Inter de très très peu accrocher ce genre d'informations ça ne traîne pas à la radio c'est toujours on s'adresse à l'opposition qui est ici malheureuse au fait vous avez annoncé une chose sur France Inter intéressante sur la fameuse taxe sur les bateaux de luxe qui avaient été supprimés pour les riches bien sûr et vous aviez dit ce qui était amusant c'était vous qui l'avez dit sur France Inter c'est qu'en 2016 il s'est vendu un bateau de luxe en France et j'ai trouvé ça très très drôle j'ai pensé que c'était une astuce chez vous pour nous faire rire un petit peu voilà j'ai pas trop de choses à voir mais on vous remercie mais on vous remercie
de votre témoignage on vous souhaite une bonne fin de soupe chinoise et évidemment votre témoignage
en vous attendant je l'ai fini j'écoute la pluie tomber parce qu'ici c'est pas la canicule en Haute-Provence il pleut il y a des orages
et alors il n'y avait pas de député socialiste c'est Jean-Pierre Sueur le sénateur socialiste et Sacha Houllier le député de La République En Marche était évidemment ravi des mesures que vous aviez évoquées Jean-Pierre Sueur là-dessus on ne peut pas les nier ces réformes
je ne veux pas faire de mal à notre ami Mathieu qui aime la soupe chinoise et qui est aussi quand même assez bien au fait des argumentaires qui sont diffusés par La République En Marche mais voyez-vous moi je reprends je reprends la question fondamentale celle de la gauche et de la droite parce que M.
Houllier a parlé finalement du dépassement de cela je vais vous dire très franchement je pense que quelquefois la vie politique dans notre pays est beaucoup trop sectaire moi je me réjouis quand on peut faire des rapports en commun quand on peut voter ensemble des projets de loi utiles comme on a voté l'autre jour un projet de loi sur les rodéos motorisés je peux vous dire que dans nos communes dans nos quartiers ça intéresse beaucoup les gens parce qu'il y a des choses qui les excèdent mais en même temps je me demande si ça peut continuer comme ça parce que l'idée qu'il y a dans ce qui se passe c'est qu'on va avoir une sorte de grand parti central et puis il y aura des partis peut-être marginalisés c'est peut-être le projet d'Emmanuel Macron moi je ne suis pas sûr qu'on puisse avoir une sorte de grand parti central qui résorberait en quelque sorte les contradictions et je plaide que la politique c'est le débat et que pour qu'il y ait un débat il faut qu'il y ait une gauche des gauches des droites et qu'il y ait un pluralisme et je ne suis pas sûr que ce grand parti central ce soit la solution je suis même à peu près sûr du contraire donc je plaide pour la politique pour une politique qui soit sérieuse respectueuse où on ne s'envoie pas des noms d'oiseaux tous les matins cela agace les gens mais je crois quand même qu'il y a des différences qui doivent se manifester pour qu'il y ait une vie politique qui aille de l'avant
Frédéric Dhabi pour l'IFOP la gauche la droite est-ce que ça a encore un sens ?
Oui ça a bien sûr un sens sur de très nombreux sujets c'est la bipolarisation je disais qui a en fait disparu et non pas la gauche et la droite sur les sujets sécuritaires sur l'immigration sur l'économie il y a des vrais clivages moi ce que je trouve assez intéressant lorsqu'on a écouté vos deux derniers auditeurs il faut une sorte de synthèse des points forts et des faiblesses du pouvoir depuis maintenant un an Mathieu et sa soupe chinoise sur les points forts c'est le sentiment chez beaucoup de français et pas seulement des lecteurs d'Emmanuel Macron des lecteurs de droite notamment qu'il transforme le pays il réforme et il tient ses promesses et là on est en rupture avec les deux quinquennats précédents par contre la faiblesse c'est ce sentiment d'injustice qui se nourrit des APL de la suppression de l'ISF de la hausse de la CSG et c'est la question fondamentale pour les prochains mois les français ont le sentiment que le pays se transforme mais ils ne voient pas les résultats ce quinquennat sera jugé à l'aune des résultats
19h56 il nous reste très très peu de temps mais j'aimerais qu'on entende la question qu'on écoute la question de Fabrice qui nous appelle du département du Doubs bonsoir Fabrice
oui bonsoir donc ma question est de savoir quand monsieur Macron prendra-t-il en compte les électeurs qui ont voté contre Marine Le Pen voilà je vous remercie
merci pour votre question pour Sabri FT et une réponse du député La République En Marche de la Vienne Sacha Houllier mais je crois tous les jours
parce que la principale façon de prendre en compte les électeurs qui ont voté contre Marine Le Pen c'est et on avait le débat sur la droite et la gauche c'est de favoriser les facteurs de progrès et que effectivement on peut s'interroger sur la façon dont sont conduites les réformes mais la ligne qui est suivie l'orientation qui est suivie c'est celle de dire qu'est-ce qui fait que dans la vie des personnes qui auront à jouir des textes qui sont votés sur l'avenir professionnel sur la loi de l'immigration sur l'organisation du travail à la suite des ordonnances sur la protection des français face aux risques terroristes risque terroriste qui est certes islamique mais qui est je le sais dans mon département également de l'ultra droite et donc des réseaux aujourd'hui qui sont profondément conservateurs même bien au-delà et bien tout ça qu'est-ce qui fait que matériellement dans leur vie va changer et monsieur le sénateur parlait tout à l'heure de lois qui pouvaient faire l'unanimité c'est le cas sur la loi sur les violences sexistes et sexuelles c'était le cas sur la loi sur les gros démotorisés mais il y a plein de textes qui font qu'aujourd'hui parce qu'on change matériellement le quotidien des français et parce qu'on prépare ce qui est de nature à créer un monde avec davantage de régulation notamment au niveau européen quand j'abordais tout à l'heure la taxation des grands groupes qui aujourd'hui échappent à l'impôt et bien ça ce sont des éléments qui luttent durablement contre les conservatismes les plus forts et à la rentrée la réforme de la constitution à la rentrée la réforme de la constitution je le souhaite dans ces différentes formes parce que vous savez que dans la réforme de la constitution il y a le volet qui concerne le parlement les corps intermédiaires les grands principes mais également les aspects électoraux avec la réduction du nombre parlementaire la limitation du cumul des mandats dans le temps à trois mandats et puis bien évidemment l'introduction d'une dose de proportionnelle pour que les partis soient mieux représentés à l'Assemblée nationale
et la loi pauvreté là aussi c'est au menu de la rentrée
le plan pauvreté avec un plan pauvreté très ambitieux je vous l'annonce qui comportera des mesures exemplaires
merci pour toutes vos questions aux standards de France Inter et merci à tous les trois d'être venus y répondre à l'antenne du téléphone son confronter vos convictions et vos observations au moment de clore l'année politique le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur était en duplex d'Orléans un duplex qui a rendu possible l'équipe de France Bleu Orléans on la salue et on la remercie en studio le député de la République en marche Sacha Houlier je vous libère vous allez foncer retrouver votre belle circonscription de la Vienne bonnes vacances merci à Frédéric Dhabi vous aussi bonnes vacances directeur général adjoint de l'IFOP d'avoir été des nôtres ce soir l'émission était préparée avec le concours très actif de Justine Bilret de Caroline Baudry de Pierre Gaufre il y avait Victoria Asper et Nasser Moussaoui à la technique Clément Nouguier à la réalisation du téléphone son et je vous donne rendez-vous s'il vous plaît lundi à 19h15 il sera question du harcèlement de rue la fin de l'impunité pour les harceleurs voyeurs et autres siffleurs d'ici là je vous souhaite un très doux week-end à l'écoute de France Interme il est précisément 20h à la fin de l'impunité
de la fin de l'impunité