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ChroniqueLCI (sur YouTube)· 28 février 2023 11 minAutoproduitFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsOutre-mer

« Renonçons à nos bases militaires en Afrique ! » - Hervé Gattegno

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Hervé GattegnoFait
    « la réorganisation que j'ai évoquais tout à l'heure n'a pas vocation à être un retrait ou un désengagement »
  • 4:00Hervé GattegnoFait
    « il y a des précédents il y avait trois pays africains où la France était présente nous avons quitté ces pays deux pays du Sahel plus la Centrafrique »
  • 8:00Hervé GattegnoFait
    « notre présence militaire apparaît davantage comme le soutien des gouvernements en place que comme le soutien de l'ensemble du pays »
  • 10:00Hervé GattegnoFait
    « à l'intérieur du pouvoir français il y avait une vision plutôt diplomatique qui était on se retire on a plus rien à y faire et une vision militaire qui était plutôt on reste parce que c'est notre sécurité qui est en jeu »
  • 12:00Hervé GattegnoFait
    « la plus grande base et militaire chinoise à l'extérieur c'est que nous nous y sommes depuis des années »
  • 14:00Hervé GattegnoFait
    « le Gabon a adhéré au Commonwealth comme le président le président gabonais fait de plus en plus d'interventions en langue anglaise »
  • 16:00Hervé GattegnoFait
    « les mercenaires Wagner font plus de morts civils que tous les djihadistes réunis »
  • 18:00Hervé GattegnoFait
    « 40 % du territoire burkinabé échappe au contrôle de l'État et aujourd'hui dans les mains des djihadistes »
  • 20:00Hervé GattegnoFait
    « il y a pas un seul diamant centrafricain qui ne soit pas géré par directement une société de Prigogine »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

votre parti pris politique Hervé discours d'Emmanuel Macron à la veille de sa tournée africaine quid de la France Afrique quid des nouvelles relations de la France avec nos partenaires africains qui souvent nous jugent indésirables en tout cas les opinions de certains de ces pays sont parfois vigoureuses contre la France finalement Emmanuel Macron n'annonce pas de fermeture de base militaires en Afrique et vous dites c'est dommage car le débat mérite d'être posé oui mérite d'être posée il mérite même je crois d'être tranchée plus que ne le fait le président de la République qui aujourd'hui donc c'était il y a quelques heures à l'Élysée dans un discours bien écrit avec des belles intentions finalement a fait un constat qui me paraît assez juste il a dit que il fallait plus que l'Afrique soit le pré carré de la France mais il faut pas non plus que ce soit le terrain d'une compétition mondiale pourtant ils crèvent les yeux que ça l'est très exactement et finalement bien sûr la question qu'on attendait sur celle des bases militaires et bien écoutez écoutez la réponse du président de la République vous verrez puis je vous dirai après ce que j'en pense la réorganisation que j'ai évoquais tout à l'heure n'a pas vocation à être un retrait ou un désengagement vous aurez une réduction du nombre de nos militaires qui s'accompagneront d'une montée en charge de leur partenaire africains les bases telles qu'elles sont aujourd'hui sont un héritage du passé et elles sont un prétexte pour beaucoup d'opposants de la France et parfois un prétexte pour ne pas régler les problèmes politiques sur le terrain et donc ces bases ne seront pas fermées mais elles seront réaménagées et elles deviendront académie basse conjointe etc et pourquoi est-ce qu'il faudrait les fermer alors pour vous bah écoutez c'est l'argumentaire du président de la République il est un peu difficile à comprendre parce qu'au fond quand on écoute les arguments qui donnent ils donnent plus d'arguments pour fermer que pour laisser ouvert et finalement qu'est-ce qui décide il décide de laisser ouvert alors il dit il y aura moins de soldats ils vont ils vont faire autre chose ils vont faire surtout de la formation il faut savoir que il y a des précédents il y avait trois pays africains où la France était présente nous avons quitté ces pays deux pays du Sahel plus la Centrafrique voilà donc ça tout ça ça s'est passé l'année dernière et c'est encore en train de se passer le Burkina Faso c'est pendant quelques jours la fin définitive de la présence française et puis il nous reste quatre bases 4 bases importantes quatre bases militaires au Sénégal au Gabon en Côte d'Ivoire et à Djibouti donc ces quatre bases c'est la présence militaire c'est plusieurs milliers d'hommes et donc le président de la République nous dit ça ça va rester mais ce sera plus tout à fait pareil alors moi je me dis au fond quand on regarde bien la situation se maintient il pose en réalité des questions de 3 ans des poses d'abord une question démocratique les pays du Sahel nous ont flanqué à la porte parce qu'ils ne voulaient plus qu'on soit là et donc on a pris logiquement acte de leur position on a dit les gouvernements ne veulent plus que nous soyons là donc on n'a pas d'assistes démocratique à rester là on n'est pas des envahisseurs donc on s'en va dans les pays où nous sommes encore la réponse est plutôt oui on veut encore de nous les gouvernements de ces pays souhaitent que la France reste alors est-ce que ça suffit à régler le problème démocratique pas entièrement parce que c'est gouvernements qui ne sont pas ce ne sont pas des dictatures mais ce ne sont pas non plus des modèles de démocratie c'est des pays où il y a des potentats qui sont là depuis assez longtemps le Sénégal il y a quand même même si président joue un peu les prolongations il y a quand même une alternance régulièrement les quatre pays où nous sommes présents sont des systèmes différents avec des histoires différentes et des relations à la France qui sont différentes globalement je pense que dans ces pays nous subissons un contre-cou auprès de l'opinion du fait que notre présence militaire apparaît davantage comme le soutien des gouvernements en place que comme le soutien de l'ensemble du pays et donc ça nous fait courir un risque néanmoins à la réponse à cette question démocratique j'ai dit c'est plutôt oui les états souhaitent que nous soyons là ensuite il y a une question je dirais éthique et historique est-ce que réellement la France renonce à une forme de vision coloniale j'ai écouté le discours d'Emmanuel Macron il affirme que oui néanmoins si on affirme que oui je crois que la présence de soldats français dans ces pays n'est plus justifiée et n'est plus justifiable il y a une différence entre les mots et les actes c'est pour notre sécurité et c'est pour la sécurité de l'Europe que nous sommes présents en Afrique que pour la sécurité de ces populations là c'est c'est ce qui justifie notre présence est d'ailleurs nous savons très bien que à l'intérieur du pouvoir français il y avait une vision plutôt diplomatique qui était on se retire on a plus rien à y faire et une vision militaire qui était plutôt on reste parce que c'est notre sécurité qui est en jeu et donc là je pense que nous sommes plutôt nous sommes plutôt perdants au bilan sur cette question et puis la troisième question c'est une question stratégique c'est comment est-ce qu'on maintient l'influence française sans la présence militaire est-ce qu'on en est capable je crois que Emmanuel Macron fait plutôt le constat que non même s'il dit le contraire à l'heure actuelle c'est la double peine vous savez dans ces pays on est présent avec l'investissement que ça suppose et parfois des vies humaines et puis on se le fait reprocher parce qu'on passe pour une puissance néocoloniale néocolonialiste pardon voir parfois une puissance d'occupation aujourd'hui qu'est-ce qui se passe en Afrique malgré ce que dit Emmanuel Macron il y a un grand terrain de compétition de compétition stratégique de compétition économique et les pays qui sont très forts économiquement je pense principalement à la Chine bien entendu ce sont des pays qui n'ont pas de présence militaire et elle est limite ça va pas tarder c'est la plus grande base et militaire chinoise à l'extérieur c'est que nous nous y sommes depuis des années et notre influence n'a pas cessé de régresser de reculer donc il me semble que c'est assez largement démontré que la présence de soldats ne suffit pas à garantir notre influence dernier exemple le Gabon c'est le prototype de la France Afrique du moins le croit-on regarder ce qui se passe le Gabon a adhéré au Commonwealth comme le président le président gabonais fait de plus en plus d'interventions en langue anglaise ça paraît un peu stupéfiant mais c'est ainsi et la semaine dernière devant l'ONU dans le débat sur la présence sur l'invasion russe de l'Ukraine quel a été la position du Gabon bah pas du tout la position française le Gabon s'est abstenu au moment de ce vote donc vous voyez que je crois que notre présence militaire n'est pas du tout la garantie de notre influence et je crois que plus Emmanuel Macron a raison de parler d'avenir et moins il devrait regarder le passé un peu avec la colonisation qui commence à dater entre temps il y a eu je sais pas pourquoi personne ne veut de cet événement extraordinaire dont les Africains sont les premiers à être fiers et que il y a que en Occident ou on fait l'impasse et la décolonisation il y a des hommes des grands hommes politiques qui ont fait la décolonisation mais on fait l'impasse donc effectivement c'est pas nous qui sommes partis ce sont les centres africains les Maliens ensuite les Burkinabè aujourd'hui qui nous mettent dehors et qui préfèrent les mercenaires Wagner chez après quand on y allait au Sahel c'était pour défendre la population et on l'a fait parce que quand les militaires français étaient là il y avait beaucoup moins de morts civils aujourd'hui d'après toutes les ONG en présente c'est totalement vérifié les mercenaires Wagner font plus de morts civils que tous les djihadistes réunis et je tiens quand même à rappeler que 40 % du territoire burkinabé échappe au contrôle de l'État et aujourd'hui dans les mains des djihadistes donc que la France arrête d'être le gendarme de l'Afrique c'est plutôt positif mais alors pour ce qui est après de la présence et que c'est ça suffit de l'humanitaire qui a un peu cette espèce de machines à cash pour la corruption c'est ça la réalité on donne de l'argent ça arrive dans les poches des gouvernants et qu'est-ce qu'ils font ils distribue à à leurs alliés souvent ethniques sur place mais par contre la Chine je ne sais pas pourquoi alors on est à bloqué sur la colonisation les prêts toxiques de la Chine j'attends on a de temps en temps des enquêtes mais c'est totalement OPA quand ça ça va exploser c'est que la frite va être concrètement pancré de sans compter café qu'ils achètent comme ça bout par bout de la terre africaine dont ils deviennent propriétaires des ports des zones mini etc et que Wagner a en plus en échange de sa présence pour maintenir eux ouvertement les gouvernants au pouvoir ont mis la main sur les diamants il y a pas un seul diamant centrafricain qui ne soit pas géré par directement une société de Prigogine enfin quand même c'est c'est que la France commence à aller dans le développement et la co croissance avec l'Afrique comme d'ailleurs tous les pays occidentaux ça ça serait positif mais mais sortons de ce truc colonisés oui je vous trouve un peu sophiste bon j'ai rêvé ce que vous nous dites finalement dans les pays où on était ça n'a pas empêché notre influence de décliner donc partons on peut prendre le problème de l'autre côté d'abord alors avant toute chose cette intervention militaire et au sens large d'ailleurs la présence de la France en Afrique est-elle légitime vous avez répondu vous avez répondu OUI ou plutôt oui plutôt oui la deuxième question c'est est-ce que c'est utile nous prenons en prenons pour acquis que pour les pays en question c'est utile si c'est légitime chez eux c'est que si le demande c'est qu'au fond c'est la même chose ça se touche enfin c'est le gouvernement souhaite que nous soyons là c'est qu'il considère qu'on a quelque chose à faire que des bonnes décisions non Afrique comme en France après vous ne faites pas du colonialiste en jugeant ce qui est bon pour ces pays à la place des gouvernements eux-mêmes je suis un peu facile de ma part mais vous le méritez il y a de l'autre côté après est-ce que c'est utile pour nous bah oui quand même enfin il y a là des intérêts géopolitiques abusent la dit très bien des intérêts géo-économiques qui font qu'on ne peut pas disparaître et que surtout alors j'entends bien votre votre ce qui sous-tend votre raisonnement c'est qu'au fond il faut rénover notre lien avec ces pays c'est certain mais c'est pas en disparaissant qu'on le fait me semble-t-il non mais c'est surtout qu'il faut sortir de l'hypocrisie c'est que Emmanuel Macron faut que je choisisse une vraie position soit il pense que c'est bien et on reste que ça sert à rien et on part mais on dit pas ça sert à rien mais on reste