Bruno Retailleau trace sa route tel Tonton David - Le billet de Daniel Morin
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Ça y est, c'est l'heure de réveiller le Daniel Morin. Hier, pendant que mes collègues nous délivraient avec plus ou moins de brio leur chronique quotidienne, j'observais Kevin. C'était fascinant. Kevin est un grand émotif. Il réagit avec passion. Ses yeux s'écarquillent quand il est étonné. Sa lèvre inférieure tremble s'il a du chagrin. Bref, il est hyperactif. Et puis mon regard s'est attardé sur les objets qui entouraient Kevin. C'est très instructif et révélateur les objets dont on s'entoure. Alors, il avait son doudou, une peluche de gargamel. Peluche dont Kevin a arraché les yeux. Un objet que Kevin aime mordiller quand il est angoissé.
Autre objet qui a attiré mon attention, la gourde de Kevin. La gourde de Kevin est plus particulièrement sa capacité écrite en gros sur le côté. La gourde de Kevin ne contient pas un demi-litre d'eau, ni un litre, mais 0,6 litre. Qui achète une gourde qui contient 0,6 litre. Doit-on se méfier d'une personne qui se balade avec une gourde qui contient 0,6 litre de liquide ? Alors, j'allais en parler à Kevin, notre joker à moustache, quand j'ai compris que ce n'était pas le moment. Kevin était en train d'étrangler son doudou en lui disant à l'oreille, « Tu vas arrêter de les embêter les gentils petits je-troumpes ?
» Bon, je ne saurais jamais pourquoi il a cette gourde à 0,6 litre, je ne saurais pas. Sinon, excellente nouvelle, et ouais, ça y est, la France est sauvée, la France va se relever les amis. L'excellente Amélie Perrier, on a parlé dans son magnifique journal de 6h30. C'est officiel, Rotaillot est candidat à la présidentielle, investie à 73% par 77 000 membres du parti des Républicains. Trois questions leur étaient posées. Voulez-vous une primaire ouverte ? Réponse, non. Voulez-vous une primaire fermée ? Réponse, non. Voulez-vous la désignation d'un candidat unique sans passer par une primaire ? Réponse, oui. Qui ça ? Bruno Rotaille. Envers Bruno ! Eh ben, vous savez quoi ?
Mais j'y crois, j'y crois, moi Bruno. Hier, je l'ai écouté sur LCI, il m'a convaincu. Il a dit qu'avec l'ultra-lavaille, 20 pays, on va pouvoir se faire des 13e, voire des 14e mois. On va se faire du fric, les copains, des brouettes de flouze. Il l'a dit, il est différent de tous les autres. Il a déclaré, je trace ma route. Oh, c'était beau, on aurait dit du... Oui, voilà, c'est ça, on aurait dit du tonton David. Et puis, discret et pudique, le Bruno. Quand on lui a demandé ce qu'il pensait de l'interview vérité de Gabriel Attal ou des photos de Jordan Bardella avec sa fiancée, il a dit qu'il n'était pas pour cette pipolisation de la vie politique.
Enfin, sa route est encore longue avant la présidentielle. Il changera peut-être d'avis. France Inter, flash spécial, l'affaire fait du bruit. Ce matin, tout le monde est tombé des nues en voyant dans la presse le reportage intitulé « Eh ben mon Bruno », reportage où le candidat à la présidentielle parle de sa vie personnelle. On y apprend que Bruno Retailleau vit en couple à quatre avec une danseuse polonaise, une déménageuse allemande et un acrobate argentin. Un Bruno Retailleau attendu le 20 juin à Paris pour son premier meeting, une date que beaucoup lui demandent de décaler, le 20 juin étant le jour où Daniel Morin va jouer son spectacle à Aix-en-Provence.
Moi, je suis tellement heureux qu'on ait un candidat aussi groovy pour la prochaine présidentielle. Ah lui, le groove, il l'a dans la peau, dans le cœur et dans le bassin. C'est lui qui arrive. Quand il arrive en se tortillant dans les couloirs de Radio France, tous ceux qu'il croise se dandines de bonheur, ils ont dule de joie. Sa chemise mauva paillette, ouverte sur son torse à facette, fait tourner les têtes au stagiaire au plan de verte. Cet homme au charisme érotico-sulfureux, c'est bien sûr, vous l'avez entendu rire. Simon Discolobaron, celui qu'on surnomme le quatrième Bidges. Merci Daniel Morin. Et je vais vous offrir une gourde, bien sûr, demain. Bonjour Simon Lebaron.
Gourde de 0,6 litres. Exactement.