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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 4 février 2025 42 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Julien Odoul : "Bruno Retailleau est le ministre de la parole !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 12 %Attaque 64 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Comment la société se défend-elle face à ces attaques au couteau ?

  • 7:03OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il est possible de réformer le culte musulman et d'encadrer la formation des imams ?

  • 9:06RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on fait sur la formation des imams, concrètement ?

  • 13:58OuverteRéponse directe

    Le maire LR est content de la construction de cette mosquée. Vous aussi, vous trouvez qu'il a raison ?

  • 15:23OuverteRéponse directe

    Le fait qu'il y ait plus de musulmans en France, ça suppose c'est vrai, est-ce que c'est un problème ou pas ?

  • 25:31OuverteRéponse directe

    Comment vous réagissez à cette polémique autour de Merwan Ben-Lazare ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:43PrésentateurChiffre
    « Il y a 120 attaques au couteau par jour en France. »
  • 2:12PrésentateurChiffre
    « Depuis 2020, les urgences psychiatriques, c'est 25% d'augmentation. »
  • 7:22Invité politiquePromesse
    « J'attends M. Retailleau pour l'interdiction des frères musulmans en France, cette idéologie mortifère qui nous fait la guerre. »
  • 7:35Invité politiquePromesse
    « J'attends M. Retailleau également pour, je vais dire, toutes les mesures pour expulser, mais de manière ferme et immédiate, les obligations de quitter le territoire français qui bien souvent sont des risques également pour la tranquillité publique. »
  • 11:42PrésentateurFait
    « Vous pouvez dire qu'on a un vrai problème avec l'islam radical. »
  • 14:24PrésentateurChiffre
    « Est-ce qu'il y a de plus en plus de personnes qui pratiquent le culte musulman ? »
  • 17:51Locuteur 6Fait
    « Je ne me réjouis pas de l'augmentation pléthorique de l'immigration. »
  • 18:05Locuteur 6Fait
    « La conséquence de ça, c'est qu'il y a de plus de musulmans en France. »
  • 18:41Locuteur 6Fait
    « Je constate navré qu'il y a une radicalisation d'une partie de la population musulmane. »
  • 26:29Locuteur 9Fait
    « La place d'une femme est à la demeure auprès de son père. Craint ton seigneur. »
  • 26:45Locuteur 9Fait
    « Les femmes ne devraient pas se plaindre de faire le ménage, sinon elles seraient grosses. »
  • 39:51Invité politiqueFait
    « quand ils ont censuré la première fois, ils avaient préféré Mme Panot à M. Retailleau »
  • 39:55Invité politiqueFait
    « je suis contente qu'enfin ils reviennent à la raison et qu'ils arrêtent leur association à l'extrême gauche »
  • 40:08Invité politiqueFait
    « je pense qu'ils ont compris quel était l'impact de cette instabilité notamment sur l'économie »
  • 40:12Invité politiqueFait
    « le Premier ministre c'est d'avoir fait exposer le NFP et ça c'est plutôt une très bonne chose »
  • 40:45Invité politiqueFait
    « c'est faux ce que vous dites, grâce à cette alliance des contraires »
  • 40:52Invité politiqueFait
    « ce qui fait la caractéristique du Rassemblement National c'est qu'on est un grand parti d'opposition et de gouvernement »
  • 41:01Invité politiqueFait
    « nous on regarde chaque décision qu'on prend et notamment une motion de censure au prisme des intérêts de la France et des Français »
  • 41:10Invité politiqueFait
    « il faut mesurer les effets des conséquences »
  • 41:15Invité politiqueFait
    « c'était pareil la dernière fois, c'était une même période d'instabilité »
  • 41:17Invité politiqueFait
    « on a obtenu certaines choses, on a quand même eu des victoires politiques ces dernières semaines »
  • 41:23Invité politiqueFait
    « avec François Bayrou on a pu aussi avoir une négociation »
  • 41:26Invité politiqueFait
    « même si ce budget est mauvais, on le dit »
  • 41:28Invité politiqueChiffre
    « il n'y a pas de réduction des déficits publics »
  • 41:29Invité politiqueFait
    « il n'y a pas de réduction de la fiscalité »
  • 41:33Invité politiqueChiffre
    « il y a 1 euro d'économie pour 9 euros taxés d'impôt »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Locuteur 613 %
  • Locuteur 36 %
  • Locuteur 93 %
  • Locuteur 13 %
  • Julien Odoul2 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce qui frappe déjà dans cette scène de massacre, c'est qu'on a l'impression qu'elle a lieu dans un pays du tiers monde. La tranquillité de l'agresseur, la façon dont il procède, l'indifférence générale finalement. Et effectivement cette forme de banalisation, ça arrive, c'est déjà arrivé, ça arrivera demain, on en parle, ça fait partie du quotidien malheureusement. Ce qui interpelle aussi c'est qu'une fois de plus, l'auteur est connu des services de police. C'est-à-dire qu'une fois de plus, il a été identifié comme dangereux, il a été identifié comme posant un risque pour la sécurité publique et une fois de plus, il est en liberté.

Donc la question c'est comment la société se défend, comment elle se protège et comment elle protège notre peuple. Et malheureusement, le totem et le paravent du psychiatrisme empêchent toute action judiciaire, toute action pour apporter une réponse de protection. Parce que c'est ça le premier rôle du régalien. Le pouvoir politique et même la justice ont un rôle et même, j'allais dire, une mission impérieuse qui est de protéger les français. Vous savez, il y a un droit qui est supérieur à tous autres droits, c'est le droit à la sécurité.

Or, cette vision, cette déviance, parce que c'est une déviance, de toujours trouver des excuses, de toujours essayer d'expliquer l'inexplicable, de toujours trouver des accommodements pour protéger le délinquant ou le criminel, tout ça met en insécurité permanente les français et c'est insupportable. Et cet homme, je le rappelle, parce qu'on l'a appris il y a quelques instants, il avait quand même sur lui, il avait un couteau et une machette. C'est-à-dire que cet homme se promène dans la rue, alors je ne sais pas, je ne pense pas qu'il voulait aller couper un morceau de pain avec, donc il se promène dans la rue avec un couteau et une machette.

Mais j'ai remarqué qu'il y a 120 attaques au couteau par jour en France. Ça paraît hallucinant. 120 attaques au couteau par jour. Vous avez des couteaux dans les écoles primaires, vous avez des couteaux au collège, vous avez des couteaux partout. Et effectivement, le port d'armes blanches n'est plus du tout pénalisé, on a l'impression que c'est banalisé. Une phrase, M. Deguerre, parce qu'on va faire le signe de l'info. Si on ne comprend pas le problème, on ne trouvera pas la solution. Mais le problème, ce n'est pas les fous. Mais le problème, c'est la manière dont on les traite. Depuis 2020, les urgences psychiatriques, c'est 25% d'augmentation. Donc le problème, c'est les fous.

Le problème, c'est qu'il y a de plus en plus de fous. C'est ça pour vous. Le problème, c'est qu'effectivement, il y a de plus en plus de gens qui ont des problèmes psychiatriques. Et le problème, c'est qu'on ne donne pas les moyens à la psychiatrie de les gérer. Quand vous dites que c'est un problème de barbarie, ce n'est pas un problème de barbarie. C'est un problème de psychiatrie. Ça veut dire qu'on a de plus en plus... Et avant, les gens n'étaient pas fous. Aujourd'hui, le 25% de fous depuis 2020. Qu'est-ce que vous voulez que vous disez ? Bon, alors, je suis obligé de faire le signe aux infos. On fait le signe aux infos, on reprend derrière.

Je ne voulais pas qu'on reprenne sur ça derrière, mais on va reprendre parce que vous avez tous envie d'en reparler. On fait le signe aux infos avec Samaya Labidi et on redit un mot là-dessus derrière.

2:58
Locuteur 3

Emmanuel Macron visite les sites de l'Institut Gustave Roussi et de Paris-Saclay, des sites spécialisés dans la lutte contre le cancer. Le chef de l'État devrait ensuite prendre la parole aux alentours de 11h30. Un déplacement organisé en amont du sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle et qui se tiendra les 10 et 11 février prochains. Les habitants de Cagnes-sur-Mer vendent debout contre l'installation d'une future mosquée et c'est l'emplacement qui pose problème au député RN Brian Masson. L'édifice doit être construit sur une parcelle privée mais à proximité d'un lycée.

L'élui voit un risque de prosélytisme religieux et un changement de cadre de vie pour la population du quartier. Et puis en Grèce, des milliers d'habitants fut l'île de Santorin frappés par des séismes à répétition. Plus de 200 secousses ont été enregistrées depuis dimanche. Ce qui fait craindre le pire aux autorités. La plus forte secousse hier en milieu de journée a atteint une magnitude de 4,9 sur l'échelle de Richter.

3:58
Présentateur

11h04 sur Cédiós, merci d'être en direct avec nous. On continue à parler de ce qui s'est passé à Livry-Gargan, ce massacre au couteau qui s'est produit cette nuit. On vous a montré cette image terrible encore une fois. La vidéo qui circule sur les réseaux est une horreur absolue avec cet homme que vous voyez penché sur ce corps et qui donne 10-15 coups de couteau avec une violence absolue et qui repart ensuite tranquillement. Maître Gilles-William-Gadanel, vous vouliez dire un mot sur ce qu'a dit Maître Négaard quand lui disait que le problème c'est la psychiatrie en France.

4:24
Locuteur 6

Vous l'avez dit. Non mais ce que je veux dire, il y a une psychiatrisation générale, une tendance à la psychiatrisation de tout. Il est certain par exemple que lorsque vous avez un islamiste qui se rue avec un couteau en criant Allah ou Akbar et qui, dans le cadre d'une mission suicide, ce n'est pas un modèle effectivement d'équilibre. Dans mon affaire de Sarah Limi, on a déclaré irresponsable quelqu'un parce qu'il avait trop fumé. D'accord ?

4:57
Présentateur

Vous savez que c'est plus compliqué que ça. On va refaire ce déballage sur Sarah Limi.

5:03
Locuteur 6

La vie elle est complexe.

5:04
Présentateur

J'ai bien compris. Donc vous venez simplifier quelque chose qui a été résolu auprès de plusieurs années de procédure en disant plus que ce que vous dites est faux puisque c'est ce qu'a dit la justice. Mon Dieu, non. Non, non, ne refaisons pas de déballage.

5:14
Locuteur 6

Vous ne connaissez pas le sujet, je suis désolé. Je suis désolé, il y avait un affrontement entre psychiatres, vous ne connaissez pas le sujet.

5:20
Présentateur

Mais je connais très bien cette affaire, je suis juriste comme vous, je l'ai suivi avec intérêt.

5:24
Locuteur 6

Évitez de parler de ce que vous ne connaissez pas.

5:26
Présentateur

Allez, on va avancer si vous voulez bien. On a parlé de ce qui s'est passé à Libri Gargan. On va parler du culte musulman puisque depuis 9h30 ce matin, Bruno Rotaillot reçoit les responsables du culte musulman français afin de préparer le prochain forum de l'islam de France. Ils sont rejoints au ministère de l'Intérieur tout de suite en direct, Juliette Sadat, avec les images de Laurent Célarier. Bonjour Juliette. Quel est l'objectif de cette rencontre et que sait-on de ce qui se passe ?

5:49
Locuteur 1

C'est une rencontre qui se déroule sans que les journalistes y soient conviés. Donc la teneur des discussions nous est encore inconnue. Mais les invités de la place Beauvau sont bien arrivés ce matin aux alentours de 9h. Des responsables du culte musulman en France, ils étaient une dizaine. Selon le ministère de l'Intérieur, il s'agit de représentants de groupes de travail qui planchent habituellement sur des sujets assez précis comme celui de la formation des imams, du financement des mosquées ou encore du respect de l'application de la loi de 2021 contre le séparatisme. Alors ils ont rencontré le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau à l'initiative de ce dernier.

Objectif, faire connaissance, renouer le contact, renouer le dialogue entre l'État et le culte musulman en vue de relancer le prochain Forum de l'Islam de France, lancé pour la première fois il y a 3 ans par Gérald Darmanin.

6:52
Présentateur

Merci beaucoup Juliette Sadat avec les images de Laurent Célarier. Et Julien Audoul, est-ce que c'est possible aujourd'hui de réformer finalement ce culte musulman et surtout d'encadrer la formation des imams ? Parce que c'est l'un des points clés. Non mais on en a assez que le ministre de la Parole ne fasse que parler. Est-ce qu'il y a besoin de faire une nouvelle fois connaissance avec des gens qu'on connaît, avec un culte qu'on connaît ? Pour lui, oui. Non mais on a besoin d'action. Moi j'attends M. Retailleau, non pas pour organiser le prochain Forum des imams ou autres, J'attends M.

Retailleau pour l'interdiction des frères musulmans en France, cette idéologie mortifère qui nous fait la guerre. J'attends M. Retailleau sur l'expulsion de tous les imams radicaux qui aujourd'hui peuvent prêcher la haine de la France, la haine des femmes, la haine des homosexuels, la haine des juifs dans les mosquées françaises. J'attends M. Retailleau également pour, je vais dire, toutes les mesures pour expulser, mais de manière ferme et immédiate, les obligations de quitter le territoire français qui bien souvent sont des risques également pour la tranquillité publique et qui constituent des vecteurs de radicalisation. J'attends M.

Retailleau véritablement pour qu'il ferme toutes les mosquées radicales en France. Il y en a près de 700. J'attends M. Retailleau sur des faits, pas pour de la parlotte, pas pour de la concertation, pas pour de la communication. La concertation c'est important aussi, en même temps, c'est important, ça fait 30 ans qu'on en a, il nous refait la même chose que Sarkozy. Je vais vous dire quelque chose, il nous refait du Sarkozy dans le texte et au final ça se solde toujours par les mêmes trahisons.

Vous êtes totalement démagogique parce que l'un n'en peut pas l'autre, c'est pas parce que vous devez agir sur les points que vous avez cités, et je vous rejoins, que vous n'êtes pas non plus censé voir ce qui se passe dans le culte musulman. Donc on devrait laisser faire, laisser en roue libre. Sur l'expulsion des OQTF, même si vous aviez été au pouvoir, vous n'auriez pas fait beaucoup mieux

8:39
Locuteur 7

parce que vous le savez bien, et bien alors là, je vais vous dire, avec des moyennes pressions sur les pays de départ.

8:45
Présentateur

Alors attendez, vous croyez qu'on va faire la guerre au Maroc pour qu'ils reprennent les OQTF ? C'est pas comme ça que vous avez fait. C'est pas avec le Maroc, c'est pas avec le Maroc, c'est pas avec le Maroc. On a le droit de s'exprimer sur ce qu'on veut, monsieur. C'est tout le monde avec la guerre. Pas tous en même temps, juste, pas tous en même temps. Donc ce que je vais vous dire par là, c'est qu'au moins, soyez sensés et honnêtes. Vous savez bien que c'est difficile de les expulser. Non mais là, on n'est pas sur les expulsions, on est sur la formation des images, par exemple. Qu'est-ce qu'on fait sur la formation des images, concrètement ?

Je pense qu'effectivement, il faut qu'il y ait une rigueur absolue sur les prêches qui ont lieu dans les mosquées. Et heureusement qu'on va y regarder ça. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on les contrôle ? Ça veut dire qu'on les contrôle ? Ça veut dire qu'on les contrôle ? Ça veut dire qu'on les contrôle ? Bien sûr qu'on les contrôle. Non mais oui, c'est une information. Non mais déjà, il y a un principe, ça s'appelle la liberté du culte en France, d'accord ? Du culte, oui. Du culte en général. Bien sûr. Quel qu'il soit. Bien sûr. C'est la loi, ça s'appelle la loi sur la laïcité. Mais il y a aussi la loi de ne pas laisser prêcher la charia, etc.

On peut prêcher la charia, ce n'est pas interdit par la loi. Ah ben vous, ça vous arrange, vous avez l'air d'adorer ça en plus. Alors, je précise, parce que comme ça vous n'allez pas me faire des procès qui n'existent pas. On peut prêcher la charia en France, ça n'est pas interdit par la loi. On peut prêcher la Bible en France, ça n'est pas interdit par la loi. La Bible et la charia, ce n'est pas tout à fait pareil. Ah oui, c'est quoi ? La Bible, c'est la loi des chrétiens, la Torah, c'est la loi des juifs et la charia, c'est la loi des musulmans. Donc ne dites pas n'importe quoi. Vous dites simplement. C'est vous qui dites n'importe quoi. C'est dans le... Ce que je dis simplement.

La charia... La charia... Est-ce que je peux parler une minute ? Est-ce que je peux parler une minute ? Je peux parler une minute. Quand on prêche la charia, c'est qu'on considère que les lois de la République sont inférieures et doivent être supplantées par la loi religieuse. Si c'est ça, on prêche la charia, c'est-à-dire que la charia serait supérieure aux lois de la République française. Ce qui est différent de prêcher la charia, si vous êtes chrétien... La charia, c'est des lois. C'est des lois, la charia. Mais ça ne veut pas dire... C'est des lois. Si je vous dis par exemple... Dans la Bible, il n'y a pas des lois de sanctions, par exemple.

Si je vous dis par exemple, pour la période du carême qui arrive bientôt, vous devez manger moins de gras. Mais ce n'est pas des lois sur la société et sur l'organisation de la société, excusez-moi. Ce n'est pas des lois sur qu'elles font faire quand il y a un voleur, par exemple. Mais non, mais pas dans la religion chrétienne, excusez-moi. Ah oui, tu ne tueras point. Tu ne tueras point. Ce n'est pas une loi qui dit que si tu tues, il va t'arriver ça. La charia, c'est ça. Il y a des règles qui sont prévues. M. Gilles-William Pellet, vous avez l'air effondré en entendant... C'est impossible de parler. Vous n'arrêtez pas de parler, on entend que vous. D'accord, très bien.

Et vous moquez de nous en plus, je pense.

11:02
Locuteur 6

M. Gilles-William Pellet. Mais au-delà de cette querelle religieuse, très sain, ça ne me choque pas que M. Retailleau réunisse quelques imams. Il ne faut pas exagérer. Et on ne peut pas reprocher à M. Retailleau d'essayer d'expulser des EQTF. Ce n'est pas de notre faute si l'Algérie ne veut pas les accueillir. Alors, simplement, on a un vrai problème avec l'islam en France. On a un vrai problème. Quand vous voyez ce qu'est aujourd'hui... Laisse-le parler. Quand vous voyez... Non, mais je sais que ça vous gêne dès l'instant où il y a quelque chose de négatif.

11:31
Présentateur

Ça me gêne à partir du moment où vous dites des propos qui respectent pas. Je n'avais pas encore commencé.

11:35
Locuteur 6

Vous savez que vous avez un vrai problème avec la liberté, vous. Je n'avais pas encore commencé le quart de la moitié...

11:41
Présentateur

Quand vous dites qu'on a un vrai problème avec l'islam, déjà, si vous voulez, ça me choque un peu. Ah oui, d'accord. Vous pouvez dire qu'on a un vrai problème avec l'islam radical. On peut vous dire qu'on a un vrai problème avec les violences qui sont liées à certaines formes de l'islam.

11:49
Locuteur 6

Il vous échappe que l'islam dépasse le cadre religieux et a une conception totale de la vie. Ça, vous ne le savez pas. Mais je pense que c'est un défaut d'ignorance de votre part. Sans doute. Simplement, quand vous voyez la grande mosquée de Paris être maintenant dans une sorte d'annexe de l'ambassade d'Algérie, alors qu'avant du temps de M. Boubaker, par exemple, elle était un modèle de modération et d'ouverture, ça fait peur. Mais pardon, ça n'est pas de la faute de M. Rataillot, ça. Donc j'essaie d'être juste.

12:18
Présentateur

Le problème, justement, en essayant d'être juste, c'est qu'aujourd'hui, ça retentit sur la plupart des mosquées, sur beaucoup de mosquées. Il y a des gens qui ont peur désormais quand des mosquées vont se construire. C'est le cas à Cagnes-sur-Mer, par exemple, où il y a un projet de mosquée qui fait polémique. Regardez.

12:32
Julien Odoul

Son permis de construire n'a pas encore été déposé, que la mosquée irrite déjà certains Cagnois. Un terrain de 1500 mètres carrés est devenu leur cheval de bataille. Situé près du lycée Auguste Renoir, il a été vendu à l'OMCM, l'Organisation des musulmans de Cagnes-sur-Mer. Le voisinage pointe une absence de concertation et craint une dévalorisation de son cadre de vie. La question, c'est à des heures où il y aura de l'affluence, quel est le stationnement qui est prévu ? Une salle de prière existe déjà en plein centre-ville, mais manque de place. La future mosquée, elle, ambitionne d'accueillir jusqu'à 2300 fidèles. Une bonne nouvelle pour le maire LR qui lutte contre les prières de rue.

13:08
Locuteur 5

On a les musulmans qui font leurs prières dans la rue. Il n'en est pas question à Cagnes-sur-Mer. On va avoir, non pas une nouvelle mosquée, mais un transfert de la salle de prière actuelle sur un autre terrain. On vérifiera l'origine des fonds également.

13:25
Julien Odoul

Le député RN de la 6e circonscription des Alpes-Maritimes, lui, a alerté le ministre de l'Intérieur sur un présumé risque d'influence idéologique.

13:33
Locuteur 4

Ce que je veux, c'est préserver nos jeunes, préserver nos étudiants du prosélytisme religieux qui est une vraie gangrène. Les franges les plus radicales de la religion et notamment de l'islam radical en profitent pour mettre dans la tête de nos jeunes tout et n'importe quoi.

13:47
Julien Odoul

Financièrement, la commune ne contribuera pas à la construction. L'association OMCM a en effet lancé un appel au don. Malgré tout, une pétition s'opposant au projet a été mise en ligne par un collectif de riverains.

13:58
Présentateur

Alors Laurence, ça y est, on a un maire des Républicains, vos anciens amis, je ne sais pas si c'est toujours vos amis, mais en tout cas vous n'y êtes plus, qui est content de la construction de cette mosquée. Vous aussi, vous trouvez qu'il a raison ? Alors moi je pense... Ou vous êtes très embêtée ? Non, pas du tout embêtée, vous me connaissez. Justement, parfois... Non, pas du tout. Parfois c'est un peu langue de bois. Je suis une femme libre, donc chacun dit ce qu'il veut et chacun assume. Qu'on veuille qu'il n'y ait plus de prière de rue, d'accord. Moi la question que je me pose, c'est pourquoi on est obligé de construire de plus en plus de mosquées ?

Est-ce qu'il y a de plus en plus de personnes qui pratiquent le culte musulman ? Ben oui, vous vous posez la question, moi je vous donne la réponse, oui, bien évidemment, c'est une évidence. Moi quand je vois dans le métro des jeunes filles qui ont 20 ans et qui sont couvertes la tête aux pieds avec des gants, des grandes... Eh ben j'ai du mal quand même à me dire que pourquoi tout à coup... Non mais oui, ça va énerver moi ça, mais moi je me l'envoie à la religion. Juste que je ne comprends pas, c'est que vous vous posez la question de savoir s'il y a de plus en plus de musulmans, ben oui. Ou alors de plus en plus de musulmans qui pratiquent la religion de manière...

Et c'était pas comme avant, je sais que c'est dérangeant comme propos, mais il se trouve que je vais... C'est dérangeant d'être islamophobe quoi, comme c'est dérangeant d'être antisémite, comme c'est dérangeant d'être anti-catholique, comme c'est dérangeant d'être anti-bouddhiste. Parce que vous trouvez que Laurent Saillet, ses propos sont islamophones ? Ben quand on vous dit que le fait qu'il y ait plus de musulmans, c'est-à-dire plus de personnes qui pratiquent une religion, ça soit un problème, c'est en soi un propos qui est anti cette religion, ben la manière dont elle le dit est assez explicite. C'est votre manière d'interpréter, mais de toute façon... Laissez répondre Laurent Saillet.

Dites-le, c'est pas un problème, dites-le. Le fait qu'il y ait plus de musulmans en France, ça suppose c'est vrai, est-ce que c'est un problème ou pas ? Il y a un peu de respect pour les femmes, même si c'est pas votre fondamental au départ. Ce que je veux dire par là, c'est que moi je vous disais l'exemple des jeunes filles. Je suis une femme, je suis une mère de famille, et quand je vois toutes ces jeunes filles couvertes de la tête aux pieds, à 20 ans, ou qui font du prosélytisme, si vous voulez, je me demande, est-ce qu'elles l'ont choisi ? Je dévie un peu du sujet, mais c'est ma pensée. Ou est-ce qu'elles, au scolaire, imposent ?

C'est quand même étrange que tout à coup, maintenant, il y ait des combats qui se mènent pour le port de la Baïa, qu'il y ait des combats qui se mènent pour porter le voile, etc. Donc il y a quand même des questions à se poser. Ce n'est pas la manière dont je vois, notamment, si vous voulez, l'évolution de la femme dans notre société. C'est mon opinion, et j'ai le droit d'en avoir une. – Julien Audoul, on voit, là, la différence, par exemple, entre des Républicains et des Rassemblements nationals, puisque, visiblement, le maire LR est totalement ravi de cette salle. Vous avez vu, il a un grand sourire, d'ailleurs, quand il en parle, il trouve ça génial.

Et le responsable du Rassemblement national est contre. – Oui, mais c'est normal. – Mais les arguments qui sont donnés, le fait d'éviter les prières de rue, par exemple, ça ne vous sensibilise pas ? – Le maire LR a un grand sourire parce qu'il compte les voix. Il compte les voix à un an des municipales. Vous avez l'islamo-gauchisme, mais vous avez aussi l'islamo-droitisme, c'est-à-dire des élus qui pactisent, des élus qui, à des fins clientélistes, effectivement, ont favorisé l'implantation de telle ou telle mosquée, de telle ou telle salle de prière, centre culturel, qui est bien souvent un centre cultuel avec subventions déguisées. Ça, on le sait, il y en a partout en France.

Et d'ailleurs, ce sont souvent des gens de droite qui sont extrêmement zélés, d'ailleurs, dans ce clientélisme. J'ajoute deux choses. Que nos compatriotes de confession musulmane aient des lieux de culte pour prier, c'est tout à fait normal. À l'égard de tous nos autres compatriotes et des différents cultes. Ensuite, l'implantation de ce lieu de culte qui pose un problème, effectivement. Devant un établissement scolaire, compte tenu aussi du contexte dans lequel nous vivons, des risques d'endoctrinement, de radicalisation, de subversion, je comprends que certains des habitants, des élus, peuvent s'émouvoir de cette situation. Et ce n'est pas être islamophobe.

Je le dis, maître, on a le droit d'être islamophobe en droit français. L'islamophobie est un concept qui a été construit par les frères musulmans pour interdire toute critique de l'islam. Toute critique du port du voile, toute critique des interdits, tout ça. C'est un concept. Et en France, on a le droit de critiquer une religion non-déplaise aux islamistes. Maître Galanel. Vous avez raison. Maître Galanel.

17:49
Locuteur 6

Écoutez, j'essaie d'être juste. Il y a un progrès de la démographie musulmane en France. Je ne me réjouis pas de l'augmentation pléthorique de l'immigration. Mais la conséquence de ça, c'est qu'il y a de plus de musulmans en France. Il ne me choque pas que du coup, on soit obligé de construire des mosquées. L'argument du maire ne me paraît pas un argument de défaitiste en constatant qu'il vaut mieux que ce soit dans une mosquée plutôt que dans le cadre de prières de rue.

Bon, et alors à part ça, et en dehors même du problème des musulmans, c'est vrai, Laurence, il y a objectivement une radicalisation d'une partie de la jeunesse musulmane dont je ne sais pas si c'est une mesure de réactivité par rapport au problème général ou pas. Je le constate navré, c'est vrai. Et quand je dis, on dit que c'est un problème, ces mosquées ? Alors très sincèrement, il y a mosquées et mosquées. Je n'ai pas d'a priori défavorable contre la construction d'une mosquée, même près d'une école. Moi, très sincèrement, cette séance...

19:00
Présentateur

C'est mieux que les mosquées clandestines.

19:01
Locuteur 6

Pardon ? Ah ben c'est beaucoup mieux qu'une mosquée clandestine.

19:03
Présentateur

Il y a aussi des mosquées clandestines. Bien sûr. Donc effectivement, là où je rejoins le maire, c'est qu'il vaut mieux avoir... Ah ben vous voyez, finalement. Non mais, vous savez, on peut avoir des positions modérées. Il vaut mieux avoir un endroit où effectivement on voit où les choses se passent, on sait ce qui s'y passe, notamment pour son service de renseignement aussi, parce que les mosquées clandestines permettent parfois, malheureusement, si vous voulez, c'est des prêches qui sont totalement en dehors de ce qui doit être fait, contrairement à ce que dit Maître à ma gauche. On ne peut pas tout dire et tout faire. Voilà aussi, vous l'avez dit tout à l'heure.

Donc je pense que c'est une bonne chose. Maintenant, il y a un constat à faire. Si les habitants ne sont pas contents, pourquoi ? Maître Honneguerre. Répondons à la question. C'est quand même qu'il y a une difficulté. Maître Honneguerre. Je suis content de voir qu'effectivement, au final, on en vient à respecter la loi sur la laïcité. C'est-à-dire que chacun a le droit d'exercer son culte. Et si on a envie de construire un lieu de culte pour pouvoir le faire, effectivement que c'est normal qu'on puisse le faire.

Je suis absolument d'accord sur le fait que pour cette religion, comme pour toutes, il faut contrôler le fait qu'on ne dépasse pas ce qui est prévu par la loi et qu'on n'ait pas un exercice du culte qui soit dangereux pour le reste de la société. Mais il faut aussi être extrêmement vigilant, notamment aux propos qui sont tenus par la personne qui est en face de moi. C'est-à-dire Julien Audoul pour être ? Julien Audoul. Qui relève beaucoup plus d'une sorte de peur totalement sans raison de l'islam en général et avec ce risque de contamination sur ceux qui pratiquent leur culte de manière tout à fait raisonnable. La réponse du Jean-Doulou, mise en cause, c'est la question.

Et quand vous dites, je ne veux pas que ça soit à côté d'une école parce qu'il y a un risque, vous ne diriez pas la même chose si c'était une église, si c'était un centre public. Et pourtant, l'immense majorité de tous les gens qui pratiquent ces religions le pratiquent de manière absolument raisonnable et légale. Donc vous avez une peur qui, vous, n'est pas raisonnable et c'est ça le problème. Allez, Julien Audoul. Vous me connaissez mal parce que j'ai peur de pas grand... Je commence à vous connaître assez bien. Je vous ai vu une fois sur un plateau de télé, c'est vrai que vous avez été rhabillé pour l'hiver, mais je peux vous rhabiller pour l'été si vous le souhaitez.

Mais très clairement, vous avez une interprétation de la loi de 1905 sur la laïcité. Vous, c'est comme tout gauchiste, c'est liberté totale de culte, liberté, liberté, liberté. Peut-être que vous, vous êtes inquilier à un parti d'extrême droite. Moi, je trouve que je ne suis pas d'extrême droite, cher monsieur. Vous, vous êtes extrêmement gauchiste en tout cas. Mais très clairement, la loi de 1905, je vais vous apprendre quelque chose. Peut-être que vous les avez... Je peux terminer une phrase, je peux terminer une phrase ? La loi de 1905, c'est effectivement la liberté de culte, séparation des églises et d'État.

Mais c'est aussi, et vous l'avez oublié, et tous vos amis l'ont oublié, c'est la neutralité des religions dans l'espace public. On ne veut pas... Vous ne connaissez pas la loi. Si, si, si, c'est l'esprit de la loi de 1905. Non, non, ne dites pas n'importe quoi, s'il vous plaît. Ne dites pas n'importe quoi. C'est la neutralité de l'État. C'est pas la neutralité dans l'espace public. Et je vais vous dire pourquoi, parce que vous n'y connaissez rien. Il y a même eu un dessus de ce débat, on n'a l'aîné pas le public. Monsieur, c'est un ignare. Monsieur, c'est un ignare. Ce que le cas fait est faux, et je ne vous laisserai pas dire des choses qui sont fausses. Je peux dire...

D'accord, je peux dire... C'est faux, ce que vous dites, c'est faux. Maître Renegar, un instant, Julien Audoul, un instant. Ça ne sert à rien d'hurler, parce que les gens n'entendent plus rien. Donc vous allez reparler, mais un par un. Donc Julien Audoul, Maître Renegar et Gilles-William-Guehl. Puisqu'il faut être précis, voilà, neutralité des religions dans l'espace public... Faux. Laissez-le parler. Vous répondez après. C'est incroyable, c'est incroyable. Je suis désolé, mais je ne peux pas laisser dire. Vous pouvez laisser dire, vous répondez après. Parce que vous avez oublié que, sauf pour le personnel religieux, sauf pour le personnel religieux, reprenez les débats.

D'une, je connais mon histoire, et je connais mon histoire parlementaire. Non, visiblement, vous avez un prisme déformant. Et je le dis, et je le dis, malheureusement, pour une partie des pratiquants de la religion musulmane en France, cette neutralité, une partie, pas toute, cette neutralité dans l'espace public n'existe pas, et il y a une exhibition. Et de voir que ce lieu de culte va se trouver devant un établissement scolaire, où on enseigne les principes de la licité, où les signes religieux et politiques ostensibles sont interdits, et que juste devant, vous aurez des manifestations religieuses, d'exhibition d'un culte, ça peut poser pour moi...

Maître Gennadel et Philippe Henry vont répondre après.

23:19
Locuteur 6

Je constate navré qu'il y a une radicalisation d'une partie de la population musulmane. Je crois que ce n'est pas elle la principale responsable. Je crois qu'elle a été chauffée à blanc par l'extrême gauche, qui lui donne de faux prétextes pour se croire victime d'un prétendu racisme français. Et l'un des exemples, c'est justement la grande mosquée de Paris, qui s'est radicalisée au détriment de musulmans eux-mêmes qui étaient dans la mosquée. Je ne sais pas ce que pensent, par exemple, les musulmans d'Afrique noire. L'Afrique noire, c'est souvent un islam extrêmement tolérant de ce qui se passe, compte tenu de la radicalisation de certains dans cette grande mosquée.

24:07
Présentateur

Allez, un mot, Maître Naguerre. Calmement. Simplement. Je veux dire très calmement. Ce que dit M. O'Doul est absolument faux, et la manifestation de son ignorance. Et je vais vous dire pourquoi. Vous avez fait une affirmation, on va la vérifier ensemble. Vous dites interdiction... Oui, je vais vous apprendre ce que dit la loi, parce que vous dites des choses qui sont... Non, vous n'avez rien à apprendre du tout. Très bien. Vous dites interdiction du port de signes religieux, sauf pour le personnel religieux. C'est ce que vous avez dit. D'accord ? Oui, et donc, vous allez sortir dans la rue tout à l'heure, et puis vous allez vérifier s'il n'y a pas des juifs qui portent la kippa dans la rue.

Vous allez vérifier s'il n'y a pas des chrétiens qui portent la croix dans la rue. Vous allez vérifier s'il n'y a pas des gens qui sont bouddhistes et qui peuvent porter... Les personnes religieuses, c'est des rabbins, des imams ou des curés. Mais vous vous dites n'importe quoi, en fait. Et donc, vous n'avez pas des juifs qui portent la kippa dans la rue, qui ne sont pas des rabbins. Vous n'avez pas des sikhs qui portent le turban dans la rue, qui ne sont pas des prêtres religieux. Donc, en fait, ce que vous dites, c'est faux, parce que la réalité, ce n'est pas ce que dit la loi. La loi sur la laïcité, elle dit exactement le contraire. Elle dit, vous faites tout ce que vous voulez.

Et l'État vous protégera, et je le dis à tous les gens qui regardent la télévision. Laissez-moi finir. Laissez-moi finir. Vous faites tout ce que vous voulez dans le cadre religieux, et l'État vous protégera dans l'exercice de votre culte, tant que vous ne mettez pas en danger la société. Si vous n'écoutez pas ma phrase jusqu'à la fin, forcément... Allez, on va avancer. Juste, on va rester dans le même domaine, parce que je voudrais vous parler d'un chroniqueur qui fait polémique en ce moment, nouveau chroniqueur sur France 5. Dans C'est à vous, vous allez voir son image. Il s'appelle Merwan Ben-Lazare. Alors, juste, je voudrais qu'on dise les choses clairement dès le début.

Ce n'est pas sa tenue qui pose problème. Parce qu'en fait, tous les arguments qui ont eu lieu pour le défendre, on dit qu'il ne faut pas s'attaquer à sa tenue. Sa tenue, on s'en fisse, ce n'est pas le problème. Ce qui pose problème, ce sont les tweets qu'il a faits, et les tweets qu'il a écrits, c'est un chroniqueur, donc, qui est dans l'émission C'est à vous depuis vendredi, chroniqueur humorististe, et écoutez Eric Tegner hier, qui a repris certains des tweets qu'il avait faits auparavant, puisque c'est ça le problème, encore une fois, et non pas sa tenue.

26:06
Locuteur 9

Merwan Ben-Lazare, il est très prolixe sur Twitter pour promouvoir une vision intégriste de l'islam. Il a relégué ouvertement des sites salafis, comme salafislam.fr, et il a discuté de la charia comme d'un cadre incontournable de la vie quotidienne. Mais ce n'est pas fini, évidemment, avec la charia, est venue l'infériorisation de la femme. Ainsi, il a tweeté, accrochez-vous bien, « La place d'une femme est à la demeure auprès de son père. Craint ton seigneur. » Ou encore, il dit, « Pas de femme en DM, c'est-à-dire en message privé. » qu'il ne veut pas que les femmes lui écrivent des messages privés sur le réseau social.

Trop impure pour qu'elle lui parle, rajoutant dans un autre tweet que les femmes ne devraient pas se plaindre de faire le ménage, sinon elles seraient grosses. Sans compter, évidemment, les classiques, génocide à Gaza, les porcs qui regardent Miss France, la haine anti-flics, et les conseils religieux. Il en vient lui-même à chanter, « Je ne me sens pas français, après, je me sens à 100% chez moi, ici. » Mais on n'est pas à une contradiction près quand on a vu que Nathalie Loiseau est montée au créneau contre Ben Lazare, parce que depuis des années, ces centristes comme elle nous vendent justement un islam cool, fun, progressiste. Eh bien, en fait, c'est ça.

Un barbus salafiste habillé à la mode du prophète qui vient raconter des blagues sur le service public, en plus pas drôle, et payé par nos impôts. C'est ça.

27:27
Présentateur

Maître Gilles-William-Geldanel, comment vous réagissez à cette polémique ?

27:32
Locuteur 6

Je ne veux pas être résigné. Je suis affligé. Pas par la polémique. La polémique, elle est normale, la polémique. Je suis affligé par ce que j'appelle l'audiovisuel de service public, qui est d'un rigorisme par moment intellectuel total, et qui s'autorise justement ce genre d'humoriste obligatoire. Et quand je vois effectivement... Parce qu'il est en plus à France Inter. Il est d'une part à France Inter, dans une émission extrêmement bien pensante. Il est d'une part sur la 5, et Mme Lemoyne était émerveillée parce qu'il n'était pas drôle. Donc c'est une polémique tout à fait normale, tout à fait logique.

On a le droit, dans notre pays, de s'étonner, par exemple, des messages passés de ce monsieur, qui est en même temps très... C'est une radio donneuse de leçons, en plus, si vous voulez. Donc je suis effectivement dans une affliction que je souhaite d'ailleurs faire partager tous les jours. Il est totalement anormal que je subventionne, si c'était une télé privée ou une radio privée, mais je m'en foutrais totalement. Je refuse de donner mon écho à ce genre de gens. C'est parce que...

Et par une contradiction invraisemblable, la radio-télévision publique est le seul organe d'information ou de distraction qui, justement, ne fait l'objet d'aucun contrôle véritable et sévère d'une autorité qu'on impose, justement, aux radios et aux télévisions. L'ARCOM, pour ne pas la nommer.

29:12
Présentateur

Julien Audoul. Il faut se rappeler qu'un journaliste de France Info a été viré manu militari pour avoir discuté avec Jordan Barlea sur un livre. Il a été viré du service public. On l'a empêché de travailler. Et là, vous avez un chroniqueur qui est deux fois payé par nos impôts, France Inter et France 5, un chroniqueur qui, visiblement, a des fascinations, ou en tout cas des proximités avec les thèses islamistes, la charia, la misogynie revendiquée, l'antisémitisme et autres. Et ça ne choque personne. Ça ne choque pas ce petit monde de la bien-pensance. Quand vous voyez cette Mme Lemoyne, hilare, fascinée par l'individu qu'elle a à côté, se forçant à rire sur ses blagues...

Après, elle fait son boulot. Non, mais ce qui est frappant avec ces gens-là qui nous prêchent toujours des bons sentiments, qui nous donnent des leçons de morale en permanence, moi, je les appelle les bobos à rame. Ils sont dans la collaboration, dans la collusion, parce que tout ce qui vient de l'extérieur, toutes les cultures extérieures, c'est forcément magnifique. même si elles viennent contrevenir et même menacer les principes pour lesquels on défend, l'égalité entre les hommes et les femmes, la liberté, le pluralisme. Ça, ils n'en ont rien à faire à partir du moment que c'est extérieur, que c'est... Laurent Sey. C'est une gifle à toutes les femmes.

Pardon, je ne vais pas encore me remettre dans ma condition féminine. Je la fais trois fois, là, mais d'habitude, je ne le fais jamais. Mais de savoir que cet homme considère que les femmes sont impures et de savoir qu'il officie sur le service public, effectivement, payé par nos impôts, ben, moi, je ne le comprends pas. Donc, on va voir s'il y reste. Mais je pense que maintenant qu'ont été dévoilés tout ce qu'il a dit, tout ce qu'il propage comme propos, je ne comprendrai pas qu'on laisse en place ce personnage ou alors c'est plus la peine de nous parler de l'égalité, de la liberté, d'inviter des gauchos comme Sandrine Rousseau qui nous explique qu'il faut déconstruire les hommes.

Parce que c'est ça qu'ils font, en fait. D'un côté, il faut déconstruire les hommes et puis d'un autre côté, on met des gens qui nous expliquent... L'homme blanc, il faut déconstruire l'homme blanc. Et on met des gens qui nous expliquent que les femmes sont impures. Donc, il y a un moment, si vous voulez, je crois qu'il y a quand même quelque chose d'assez paradoxal. On est presque au centre de livres de Géloïa, dont on parlera tout à l'heure. Maître Renégaard ? Je pense qu'il faut avoir un raisonnement en deux temps. Le premier temps, c'est de dire qu'il y a une liberté de religion. Ce monsieur, il croit en ce qu'il veut.

Il peut avoir les valeurs qu'il veut en privé et il peut les exprimer sur Twitter s'il a envie. Première chose. Deuxième chose, moi, il se trouve que je ne suis pas religieux, contrairement à ce que vous avez l'air de dire. Je ne favorise pas de religion. Je suis athée. Et d'un point de vue purement moral, c'est-à-dire intellectuel, je suis plutôt contre les idées qui sont développées par ces religions-là. Plutôt ou contre ? Je suis contre ces idées-là.

Et pour tout vous dire, je suis tellement contre que quand j'ai lu l'extrait, vous savez, sur la fille qui devrait rester auprès de son père, l'épître au coratien, sur l'autorité du père sur sa fille, qui dit exactement la même chose dans le christianisme. Donc j'ai la même opposition... C'est vidéo gag ? Vous lirez l'épître au coratien, vous irez voir. Donc j'ai la même opposition contre ce genre de conception, qu'elle soit chrétienne, qu'elle soit juive, qu'elle soit bouddhique ou qu'elle soit celle de l'islam. Sauf qu'on n'applique pas en France...

Je pense, laissez-moi finir, je dis simplement qu'on pense ce qu'on veut et qu'on l'applique en privé comme on le veut tant qu'on respecte la loi. Je pense que quand ce monsieur qui est un humoriste a été mis à l'antenne, il est possible que la chaîne ne savait pas forcément quel était son historique de ce point de vue-là. Non mais je sais, mais peut-être qu'il ne savait pas forcément ces quelques propos qu'on a ressorti. Maintenant, il est au courant. Je peux finir et je pense que ce n'est pas forcément une bonne idée de laisser à quelqu'un l'antenne alors qu'il peut faire la promotion de ces valeurs-là. Je ne dis pas que c'est illégal, je dis que moi, je suis contre ces idées-là.

Eh bien voilà, c'est très clair. On va faire une pause, on va faire la pub, on va faire le CNews Info. Sur Demain a priori et puis on parlera du livre de Gilles William Goldnadel, Journal d'Emprisonnés qui est paré chez Fayard. A tout de suite après la pause en direct sur CNews.

33:16
Locuteur 8

Vous savez pourquoi chez Carglass on vous demande votre numéro d'immatriculation ? Eh bien regardez notre stock là. Ça nous permet d'identifier tout de suite votre pare-brise pour l'envoyer dans le centre que vous avez choisi. C'est pour ça que chez Carglass on peut vous donner un rendez-vous très rapidement. Et en plus, vous n'avez rien à avancer quel que soit votre assureur. Alors si vous avez une urgence sur votre pare-brise, réservez tout de suite sur carglass.fr ou appelez Carglass au 3044. C'est gratuit. N'oubliez pas carglass.fr ou appelez-nous au 3044. Et en plus en ce moment, Carglass vous a vous baladé sur glace.

33:43
Locuteur 5

Carglass répare, Carglass remplace.

33:46
Locuteur 3

En détention provisoire de l'individu qui a attaqué au couteau un jeune ce samedi dans le métro Lillois. L'homme a été déféré hier à l'issue de sa garde à vue prolongée et le parquet a ouvert une information judiciaire pour tentative d'homicide volontaire. Peu de chances que le RN vote la censure car je cite les français ne tirerait pas profit d'une nouvelle période d'instabilité. Les mots de Jordan Bardella au micro de Sonia Mabonk ce matin. Le président du RN qui précise que le parti se réunira dès demain pour officialiser sa position. Et puis la Chine contre-attaque et annonce des droits de douane de 15% sur les produits américains.

Réponse de l'Empire du Milieu aux droits de douane de 10% imposés depuis cette nuit par les Etats-Unis. En revanche, du côté du Mexique et du Canada, les discussions ont permis la suspension des taxes durant un mois.

35:18
Présentateur

– Pas la pratique du christianisme. – 11h36 sur CNews. Merci d'être en direct avec tout. Le débat continuait comme toujours pendant la pub et pendant le CNews. Un mot de politique avant de parler du livre de Gilles William Goldadel, journal d'un prisonnier qui parait chez Fayard. La politique avec le Rassemblement national qui ne devrait pas voter la censure demain. C'est ce qu'a expliqué Jordan Bardella ce matin sur CNews. Thomas Bonnet, bonjour. Merci d'être avec tout. Finalement, ça semble se dessiner assez clairement désormais le fait que le RN va sauver François Bayrou.

– Oui, il ne l'a pas dit explicitement Jordan Bardella ce matin sur notre antenne mais on a très bien compris qu'il n'y aura pas de vote de la motion de censure de la part du Rassemblement national. Il faut bien comprendre que c'était une décision avant tout symbolique parce que là aussi il faut le préciser même si le RN votait cette motion de censure, François Bayrou n'aurait pas été censuré tout simplement parce que le Parti socialiste lui avait déjà dit qu'il ne voterait pas cette motion de censure.

La question était donc de savoir quel serait le positionnement du Rassemblement national sur cette question et on a compris que le parti de Jordan Bardella et de Marine Le Pen ne voulait pas être celui qui pourrait incarner une forme d'instabilité. Alors ils ont déjà censuré au mois de décembre mais la situation est très différente. Pourquoi d'abord le RN a censuré au mois de décembre ? Tout simplement parce qu'il fallait à un moment mettre les menaces à exécution. Ce que demande le RN c'est de la considération. Ils estimaient ne pas être assez considérés eux et évidemment les 11 millions d'électeurs qui leur ont fait confiance.

D'une certaine manière Michel Baranier a peut-être manqué de tact, manqué de négociations, de discussions avec les représentants du RN. François Bayrou à l'inverse lui a plutôt fait preuve justement de mesures. Il a beaucoup parlé avec les représentants du Rassemblement national. Il a envoyé aussi des gages dans leur sens et donc finalement c'est assez logique que le RN ne censure pas même si et c'est là où c'est intéressant évidemment de décrypter tout cela l'électorat du RN lui est très partagé sur la question.

Quand vous interrogez les électeurs du RN il y en a beaucoup qui aimeraient finalement que le gouvernement de François Bayrou soit censuré parce que d'une certaine manière ça serait atteindre in fine Emmanuel Macron affaiblir encore un peu plus le président de la République. Il y a aussi une question d'agenda. On a bien compris que ce n'était pas forcément le moment pour le RN de faire tomber un nouveau gouvernement sans vraiment d'ailleurs savoir ce qui allait se passer par la suite.

En revanche et d'ailleurs Jordan Bardella l'a encore rappelé ce matin ça ne veut pas dire qu'il y a un blanc-seing maintenant pour François Bayrou il pourrait tomber sur d'autres sujets s'il y avait à l'avenir d'autres motions de censure il y a une échéance en fait qui revient c'est le mois de juin ce sera le moment où on pourra à nouveau dissoudre l'Assemblée nationale alors pas moi mais le président de la République pourra le faire peut-être qu'à ce moment-là cette nouvelle possibilité qui s'ouvrira changera la stratégie du Rassemblement national et à ce moment-là alors peut-être que la censure sera révisée et peut-être que la position sera révisée.

Thomas, ce qu'il n'y a pas un autre élément j'ai envie de dire un peu plus personnel peut-être c'est les rapports entre Marine Le Pen et François Bayrou parce que c'est vrai que François Bayrou a toujours été j'ai envie de dire tolérant quand elle a eu son procès quand il cherchait également des parrainages lors des élections il a quasiment toujours été là pour elle donc ce qu'elle ne se dit pas finalement de façon plus personnelle que c'est une façon de lui rendre la pareille C'est évidemment une clé de lecture très importante de cette décision du Rassemblement national les liens entre François Bayrou et Marine Le Pen sont bons il y a effectivement cette histoire de parrainage je rappelle qu'il avait accordé son parrainage personnel à Marine Le Pen pour qu'elle puisse concourir à l'élection présidentielle il y a aussi les affaires judiciaires François Bayrou a été poursuivi pour les mêmes faits ou presque que ceux qui sont aujourd'hui reprochés à Marine Le Pen il lui a apporté son soutien encore très récemment il estimait que le fait que la décision pourrait être suspensive en tout cas qu'elle ne puisse pas être suspendue par un appel n'est pas une bonne chose donc là aussi il a apporté son soutien à Marine Le Pen ça compte forcément au moment de prendre ses décisions d'ailleurs on peut le dire la situation politique le fait que François Bayrou va passer cet obstacle du budget c'est une victoire pour le Premier Ministre alors c'est vrai ses débuts ont été compliqués il y a eu des erreurs de communication mais il a pour lui un sens politique très déguisé il s'est composé avec les différents partis politiques il a l'expérience pour cela le fait que le Parti Socialiste s'affranchisse de la France Insoumise était déjà un exemple de cette réussite la non-censure du RN en est un autre ça ne veut pas dire que tout est gagné pour autant il va rester à Matignon d'accord maintenant il va falloir voir ce qu'il va en faire quel sujet il va pouvoir aborder et surtout ne pas froisser ni le Rassemblement National ni le Parti Socialiste merci beaucoup Thomas Bonnet journaliste politique à CNews Laurent Saillet vous comprenez la position du RN ?

écoutez quand ils ont censuré la première fois ils avaient préféré Mme Panot à M.

Retailleau je suis contente qu'enfin ils reviennent à la raison et qu'ils arrêtent leur association à l'extrême gauche donc c'est tout à fait bien je pense qu'ils ont compris quel était l'impact de cette instabilité notamment sur l'économie mais j'en retiendrai que la meilleure des choses qui est faite à ce stade le Premier ministre c'est d'avoir fait exposer le NFP et ça c'est plutôt une très bonne chose parce que effectivement cette association d'une extrême gauche et d'une gauche plus modérée qui est éventuellement peut-être récupérable était un danger pour la France Gilles Roudoud on a eu le sentiment d'un certain flottement quand même au Rassemblement National depuis quelques jours entre ceux qui voulaient et ceux qui ne voulaient pas il n'y a pas de vraie unanimité en fait parmi vous non mais c'est une décision difficile pour l'association avec l'extrême gauche je vous renvoie à Laurent Wauquiez qui a bénéficié des voix des frères gauches pour être réélu c'est faux ce que vous dites grâce à cette alliance des contraires mais ensuite ce qui fait la caractéristique du Rassemblement National c'est qu'on est un grand parti d'opposition et de gouvernement on n'est pas un parti de bordélisation et nous on regarde chaque décision qu'on prend et notamment une motion de censure au prisme des intérêts de la France et des Français et effectivement dans une période d'instabilité dans une période très difficile il faut mesurer les effets des conséquences c'était pareil la dernière fois c'était une même période d'instabilité c'est pas pareil parce qu'on a obtenu certaines choses on a quand même eu des victoires politiques ces dernières semaines avec François Bayrou on a pu aussi avoir une négociation même si ce budget est mauvais on le dit pourquoi il est mauvais il n'y a pas de réduction des déficits publics il n'y a pas de réduction de la fiscalité il y a 1 euro d'économie pour 9 euros taxés d'impôt à chaque fois que vous proposez quelque chose ce sont des dépenses ce n'est pas un bon budget pour autant nous déterminerons demain la position à adopter est-ce que ce sera la censure et on en reparlera on en reparlera

Julien Odoul : "Bruno Retailleau est le ministre de la parole !" (CNEWS) — Julien Odoul · Pourquijevote