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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 juin 2026 5 min

Remise sur le marché de bouilloires thermiques : Vincent Jeanbrun défend « gagnant gagnant »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

qui a présenté son projet de loi ce matin. – Exactement. Bonjour Vincent Jambrun. – Bonjour. – Merci de nous avoir rejoints en direct sur Public Salar.

On va évoquer votre projet, mais d'abord parlons de la canicule. On a vu six questions au gouvernement en total, plus deux autres sur le logement spécifiquement. On découvre en 2026 que la rénovation des logements va aussi devoir intégrer les risques de canicule, il va falloir comme ça réformer le dispositif MAPRIRENOV.

Heureusement on ne le découvre pas et ça fait un moment que le concept de bouilloire thermique est pris en compte. Beaucoup de communes ont déjà lancé un certain nombre de rénovations d'équipements public, moi j'étais maire pendant 10 ans on a rénové nos écoles, le problème c'est pas toutes, ça prend du temps aujourd'hui sur la question des logements, des outils comme MaPrimeRénov' qui ont beaucoup financé la lutte contre le froid et donc les les passoires thermiques. Aujourd'hui, on voit bien qu'il va falloir ouvrir le champ vers notamment la lutte contre les bouilloires thermiques.

Ça veut dire financer aujourd'hui les volets, par exemple, parce que la chaleur qui ne rentre pas chez vous, c'est toujours ça d'économiser et puis évidemment tout ce qui va être climatisation, ventilateur mais toujours dans le cadre d'une rénovation globale du logement. Il ne s'agit pas de mettre une climatisation dans une véritable passoire parce que pour le coup la facture électrique serait considérable et donc il faut qu'on puisse, quand on finance on finance de la rénovation globale. Et comment faire face à ce mur d'investissement en plateau juste avant qu'on se parle ensemble ?

Il y avait la question sur un manque d'ambition et du stop and go de la part de l'exécutif depuis 2017. Comment faire en sorte qu'on fasse face à ce mur d'investissement ? Le stop and go, en mauvais français, c'est notamment le fait que MaPrimeRénov' a eu beaucoup d'ajustements, notamment parce parce qu'on luttait contre la fraude.

Et donc, il a été nécessaire à certains moments de stopper. Aujourd'hui, cette fraude est derrière nous parce que les logiciels, tout le contrôle est aujourd'hui performant. Donc maintenant, on a ma prime rénov' qui est budgétée de façon à accompagner les projets.

Il y a un peu de stock, et je m'excuse auprès de celles et ceux qui attendent et qui trouvent ça un petit peu long, mais effectivement, c'est les conséquences du stop and Mais en revanche, maintenant, on va pouvoir aller de l'avant. Ce mur, il est colossal, mais heureusement, tout le monde s'y prépare maintenant depuis longtemps. Et je pense notamment aux collectivités locales qui continuent à avoir le soutien de l'État, notamment sur le fond vert ou ce qu'on on appelle en technique la décile, donc les fonds que l'État peut mobiliser pour accompagner des projets locaux.

On en a parlé avec Mme Gattel. Et pour ma part, sur ce qui est notamment le cœur du logement social, donc le logement pour les plus fragile. On va avoir dans le projet de loi logement que j'annonçais tout à l'heure des outils qui vont permettre aux bailleurs sociaux de mieux se financer pour pouvoir rentabiliser la rénovation énergétique et ça aussi c'est très important parce que c'est ce coup d'accélérateur qu'on va donner.

Votre texte qui vise à permettre de louer des logements considérés comme des passeurs énergétiques à condition que le propriétaire s'engage à faire des travaux via l'assignation d'un contrat avec une entreprise. On parle de 700 000 logements classés F ou G, diagnostic de performances qui vont pouvoir être à nouveau loués. Est-ce qu'il n'y a pas une forme de cynisme à remettre ses logements dans le parc locatif quand on voit la difficulté à y vivre avec les canicules ?

Le cynisme, ce serait d'expliquer aux gens que en sortant 700 000 logements et donc les millions d'habitants qui sont dans du parc locatif, on va améliorer le confort de ces personnes. Vous pensez que là il vaut mieux être chez soi sous un toit ou dans la rue ? Je crois même que la Fondation pour le logement avait un visuel qui disait la priorité c'est d'avoir un toit pour être à l'abri de la canicule.

Donc c'est le vrai cynisme, c'est les populistes qui font croire qu'avec leurs idées dogmatiques on va avoir moins chaud, c'est pas le sujet. Mais si on était uniquement dans une logique de dire « Oh les profs... pauvres propriétaires, bientôt ils ne pourront plus louer, c'est terrible pour eux, donnons-leur 3 ans, 4 ans de plus. » Ça éventuellement ce serait critiquable mais là c'est pas le sujet.

Là il y a un accord gagnant, gagnant, gagnant. Gagnant parce qu'on dit au propriétaire « Vous allez pouvoir continuer à louer donc récupérer un loyer qui va permettre de financer ses travaux parce que si vous empêchez de louer, il n'y a plus d'argent pour faire les travaux. » Et c'est gagnant pour les locataires qui verront la qualité et le confort du logement s'améliorer et puis c'est gagnant pour l'économie française parce que c'est de la rénovation pour nos artisans. « Une dernière question, vous avez dit hier dans Le Monde que le débat entre préservation du patrimoine et habitabilité de nos villes doit avancer rapidement, je vous cite.

Il faut là encore insouplir les règles en vigueur, par exemple permettre de placer des volets dans les bâtiments haussmaniens parisiens, ce sera dans le texte également ? » C'est une discussion qu'on doit absolument avoir avec les architectes des bâtiments de France. Ils en sont conscients, il y a un enjeu.

Alors c'est pas directement dans le texte. On a des mesures qui permettent d'accélérer, de simplifier les choses, notamment quand on produit du logement. Mais là, le vrai défi, il est sur l'ancien.

Et je pense pas qu'il faille un texte de loi pour ça. Il faut se mettre autour de la table, discuter avec les architectes des bâtiments de France, parce que je suis convaincu qu'ils en ont parfaitement conscience. Si on n'améliore pas l'habitabilité du patrimoine ancien, le risque, c'est qu'il soit plus habité, donc plus financé, plus rénové et qu'il finisse par s'écrouler.

C'est l'inverse de la mission des architectes des bâtiments de France. Ils préservent notre patrimoine, ils ont un rôle essentiel. Il faut simplement qu'ensemble, on trouve le chemin pragmatique pour protéger les gens et protéger le patrimoine.

Eh bien merci, merci Vincent Jambouryre d'être venu

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