Vote de confiance : «Le retour aux urnes est possible» estime Franck Allisio
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
8h14 sur Europe 1, l'heure d'accueillir le deuxième invité d'Europe 1 matin week-end. Alexis de La Fléchère, vous recevez ce matin Franck Alizio, député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône et candidat, on le souligne, à la mairie de Marseille. Bonjour Franck Alizio. Bonjour. Nous sommes à quelques jours du 8 septembre, François Bayrou va se soumettre. Il en a décidé ainsi à un vote de confiance à l'Assemblée Nationale, un vote à haut risque. Beaucoup annoncent déjà la chute du Premier ministre, ça semble inévitable, notamment parce que cette fois, votre groupe, 123 députés, je le rappelle, un groupe le plus important dans l'hémicycle, a décidé qu'il ne votera pas cette confiance.
Pourquoi ce choix et pourquoi vouloir faire tomber François Bayrou maintenant, Franck Alizio ?
Parce qu'aujourd'hui, à la différence d'il y a un an, enfin, un peu moins d'un an, le recours, le retour aux urnes est possible, tout simplement. Si nous avions laissé une chance à François Bayrou en tant que représentant de la Nation, c'est parce qu'il n'y avait pas de possibilité de retour aux urnes. Je le rappelle que le président de la République n'avait plus le droit de dissolution. Ah, actuellement, nous avons la possibilité de redonner la parole aux Français. Et nous nous retrouvons aujourd'hui, comme avec M. Barnier à l'époque, face à un budget qui n'est pas acceptable.
Face à des propositions du Premier ministre, où on va retrouver plus de hausse d'impôt, alors que nous sommes le pays des records de la fiscalité en Europe et dans le monde, et pas assez d'économies sur le train de vie de l'État, sur les gaspillages, sur la bureaucratie, sur l'immigration et sur la fraude. Donc, à partir de là, nous prenons nos responsabilités de représentant de la Nation et surtout, nous écoutons, moi j'écoute ce qu'on me dit à Marseille, sur le terrain, c'est-à-dire, on ne peut pas aller sur un budget qui va à nouveau se polier toujours les mêmes, la France qui travaille, la France qui a chaque année, à chaque fois, toujours moins et à qui on demande toujours plus.
Vous parliez de nouvelles dissolutions, effectivement, c'est sur la table, le gouvernement ne l'exclut pas. C'est donc une option que vous, au Rassemblement National, vous privilégiez, vous demandez une nouvelle dissolution, parce qu'on le sait aussi, Franck Alizio, une dissolution, ça coûte cher. Mais, vous le dites très clairement ce matin sur Europe 1, il faut une nouvelle dissolution.
Ce sont des circonstances qui l'exigent, ce n'est pas nous, qui exigeons la dissolution, tout simplement parce qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée Nationale et que vous ne pouvez pas gouverner sérieusement un pays sans majorité. Depuis un an, du fait des magouilles, des arrangements, on va dire LR macroniste, LFI, enfin bref, la compromission de tous ceux qui sont malheureusement aux affaires depuis 30 ans et qui ont tiré la France vers le bas, eh bien, c'est cette coalition, ce cartel qui a fait qu'il y a un an, il n'y a pas eu de majorité à l'issue de la dissolution.
Donc, il n'y a pas de majorité depuis un an, il faut malheureusement revenir aux urnes et cette fois-ci, redonner la parole aux Français pour qu'ils donnent une majorité, nous l'espérons, au pays pour que le pays puisse être redressé. Mais tout de suite, n'attendons pas.
Est-ce que justement, vous ne craignez pas, d'un autre côté, on sait que le Rassemblement National a fait de très gros scores après la dissolution, lors des élections, mais il y a eu aussi, d'un côté, cette coalition à gauche qui vous a fait aussi beaucoup de mal. Est-ce que vous ne craignez pas qu'on retombe dans le même cas de figure ?
Non, je pense que les Français, cette fois-ci,
ont envie de carifier les choses.
Exactement, et ont compris la manœuvre, la manœuvre de cette espèce de coalition, de la gauche dure avec la gauche molle, avec la droite molle, qui est en réalité une trahison pour le pays. Vous savez, nous, François Bayrou serait arrivé devant nous en disant, enfin, je m'attaque à l'immigration open bar qui coûte au pays, à la fraudeur en tout genre qui coûte au pays, à la bureaucratie budgétivore, en particulier la bureaucratie bruxelloise, et je mets tout ça au régime. Eh bien, nous aurions dit chiche, mais il n'a pas fait ça une fois de plus. Il est revenu avec, on le voyait bien, des augmentations d'impôts, plus ou moins. Il est revenu en négociant avec la gauche.
Vous savez, entre le macronisme et la gauche, c'est une différence de degré, malheureusement, et pas de nature. Et tous ceux qui croient que M. Macron n'est pas de gauche, eh bien, ils se leurrent. C'est parce qu'en réalité, ils veulent garder leur place au gouvernement. Mais malheureusement, ce sont toujours des méthodes de gauche. M. Bayrou, il a voté M. Hollande, il a voté M. Macron. Vous voyez que tout ça, c'est malheureusement la même chose.
La gauche, justement, Franck Alizio, on l'a entendu hier avec Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste, qui veut prendre les manettes. Olivier Faure qui se voit à Matignon, alors que le Parti Socialiste, on le sait, a fait un score très faible aux dernières élections. Quel sentiment avez-vous ? Est-ce que ça vous fait sourire, cette envie d'Olivier Faure d'aller à Matignon ?
Je savais qu'en matière budgétaire, les socialistes ne savaient pas compter. Je ne savais pas que ça marchait aussi pour les députés. Ils n'ont pas de majorité, ils n'ont pas de 189 députés. Lorsqu'ils touchent au pouvoir, ils le touchent aujourd'hui, parce qu'il y a des socialistes, au gouvernement M. Lombard et socialistes, il y a plusieurs socialistes au gouvernement. Lorsqu'ils sont au pouvoir, ils le sont grâce aux macronistes, avec les macronistes, avec les LR qui ont trahi leurs électeurs. Donc à partir de là, la gauche seule ne peut pas gouverner. Dieu merci. et c'est également la raison pour laquelle il faut revenir aux urnes.
Soit les macronistes restent l'allié de la gauche avec les LR macronisés et on continue à avoir une minorité qui enfonce le pays. Soit on rend la parole aux Français et les Français retrouvent la maîtrise de leur destin.
La rentrée sociale, Franck Alizio s'annonce, vous le savez très tendu, un blocage annoncé pour le 10 septembre, emmené notamment par LFI. Mouvement social le 18 septembre. Est-ce que le RN soutient ces appels à manifester ?
Non, parce qu'ils sont évidemment politisés, parce qu'ils sont évidemment devenus le jouet des LFI. Comme d'habitude, à chaque fois que les LFI touchent quelque chose, elles le pourrit. On se retrouve face à un mouvement qui est devenu très politisé, qui malheureusement a été étouffé dans l'œuf avant même d'exister. Il y a un ras-le-bol des Français, il y a un ras-le-bol des Français qui travaillent. Ce ras-le-bol aurait pu s'exprimer le 10. Ceux qui s'exprimera malheureusement le 10, c'est plus les Black Blocs qu'autre chose.
C'est très clair. Merci beaucoup Franck Alizio. Vos députés, RN, merci d'avoir été avec nous sur Europe 1. En direct, très bon week-end, à vous.
Franck Allisio