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videoyoutube.com· 9 juillet 2026

Immersion avec Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d’État à la Ville - Les plus de Paul Larrouturou

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Il n'y a personne qui foutre rien, on nous a oublié, je suis désolée de le mot, on nous a oublié comme si on n'existe pas et on est des humains qui habitent dans le quartier de Sableau, on n'est pas des animaux, on est des humains, on fait que vous faites quelque chose pour nous. Top départ, Yala. Mon mot préféré, commissaire Emmanuel.

Et surtout, je vous présente Adrien. Bonjour Adrien. Est-ce que par exemple, on peut genre, ce qu'on ne fait jamais en général, pour TF1, il faut ouvrir ce dossier, il y a quoi ?

Ah, il y a quoi ? Ah voilà, ça c'est quelque chose qui vient par exemple de la Prèf pour dire quels sont les députés, qui sera là, qui ne sera pas là, où on en est sur les politiques de la ville. Ah, mais lui on le connaissait.

Stéphane Le Foll. Absolument. Verdument, très bonne amie de François Hollande.

Absolument, là on arrive et je suis accueillie. Moi j'attends que mon officier de qualité couvre. Madame la ministre, nous accueillirons ça.

La fête, c'est la bataille. Vous êtes là. Ah, c'est chaud.

Deux heures, au moins deux heures. Quand ils sont repartis, parce qu'ils n'ont plus rentré en commissariat, en revenant ici. Ils sont passés par là, ils ont cassé la bataille.

Ils ont tous volé, c'est une catastrophe. Il y a eu des arrestations ? 43.

C'est 43 interpellations. Alors ici c'est le carrefour. Ça c'est le carrefour.

Il a été attaqué. 27 carrefours en région sud détruits. Quel est le produit qui a été le plus volé dans les carrefours ?

C'est une question qui m'a eue. Non, pas du tout. Les bonbons.

Les bonbons. Je confirme. Les jeux agréables.

Carrefour, des glonières, ils ont piqué des bonbons. Un peu d'alcool. Et des grattis.

Et des céréales. Très jolie chemise, cher monsieur. Bonjour madame.

Qu'est-ce que vous filmez ? Madame la ministre ? Comment elle s'appelle ?

Je ne sais pas. Elle est bien, je ne connaissais pas moi. Elle est ministre de quoi ?

Vous la connaissez ? Ah non, pas du tout. Quel est son nom ?

Je ne sais pas. Abdou Sabrina. Sabrina Abdou.

Enchanté. Je sais, je sais. C'est elle la dame ?

Non, c'est moi. C'est vous. C'est la députée et la ministre Rémi.

Ah, c'est vous deux. Madame la députée et Madame la ministre. Ah d'accord, bonjour déjà.

Bonjour. On vit dans un quartier populaire. On a peur que dès que nos enfants sortent dehors, est-ce que nos enfants vont revenir à la maison ?

Non, on ne sait pas. On ne sait pas ce qu'elle avait nous réserve. Il n'y a personne qui foutre rien.

On nous a oubliés. Je suis désolée de le mot. On nous a oubliés comme si on n'existe pas.

Et on est des humains qui habitent dans le quartier de Sablon. On n'est pas des animaux, on est des humains. On veut que vous faites quelque chose.

On peut marcher pendant que l'on parle ? Ah bien sûr. Ça calme les esprits.

Oui, oui, oui. Je viens du même quartier, mais de l'autre côté. On ne peut pas dire que l'État c'est pas vrai.

Moi je considère qu'on fait des enfants. Les premiers responsables, ce n'est pas l'État, c'est les parents. Vous êtes d'accord ?

Comment vous vous appelez ? Madame Zeytoun. Sablon.

Bon, Madame Zeytoun. Oui. Après, vous me dites, on est abandonné par l'État.

Est-ce que vous avez l'impression que votre mère vous a abandonné ? Oui, bien sûr. Oui, bien sûr.

Moi je ne l'ai jamais vue. Je ne vois pas la police. À chaque fois que je vois la police, il y a un mort.

Non, non, non. S'il y a un mort dans le quartier, il y a la police. Si la police passe, vous savez quoi ?

Quand j'étais sur la cour du tel. On ne va pas se dire avec ça parce que ça ne sert à rien, mais quand même, il ne faut pas exagérer. Il y a beaucoup de gens qui ont dit, c'est pas bien.

Moi je trouve que c'est très bien, parce que les gens comme vous me demandent toute la journée de la police. Donc je suis d'accord, il faut plus de police. Et on va en faire plus.

Mais vous ne laissez pas éduquer nos enfants parce que nos enfants, ils ont dans leur tête que si je les crie, si je les donne un fesseur, on va m'envoyer en prison. Parce que l'État, ils ont fait quelque chose que les enfants, ils l'ont mis dans leur tête. Vous savez comment on appelle ça ?

Que je peux faire ce que je veux parce que je suis humaine. Non, on appelle ça, c'est un règne mondial de l'enfant-roi. Et moi je suis d'accord avec vous.

Là en ce moment, on est dans le règne de l'enfant-roi. C'est-à-dire que tu ne peux plus rien dire aux enfants. On ne peut plus rien dire aux enfants.

Ah bien sûr, je ne peux plus lui dire tu ne sors pas à telle heure, tu ne fais plus ci, tu ne fais plus ça. Ou sinon on va te taxer d'être trop autoritaire. Et vous savez ce qu'elle disait ma grand-mère ?

J'ai été élevée par ma grand-mère. Elle me dit je préfère que ce soit l'enfant qui pleure que les parents. Je préfère que ce soit l'enfant qui pleure plutôt que le parent.

Je préfère que ce soit l'enfant qui pleure cinq minutes plutôt que le parent qui pleure toute sa vie. Madame la ministre, on va continuer. Allez.

On va partir au quartier des Samlons pour aller vers Coulet. Où c'était ? Madame la ministre.

J'adore, j'écoute toujours sur l'enfant. Je ne sais plus quoi faire mon énergie. Tu sais, j'en ai peur.

Ne quittez jamais votre genou. La mairie a été incendie sur le coup de trois heures du matin. Donc il y a cinq individus qui ont défoncé la porte d'entrée, qui ont jeté un liquide inflammable.

Et voilà, tout s'est embrasé ici. Ils ont tout boulé quand même. Et que sont devenus ceux qui ont incendié ?

Eh bien, on les recherche. Non, mais on n'a pas réussi à les attraper. D'aujourd'hui, non, mais on a une pièce à conviction.

C'est un blé pied qui a été laissé parce qu'ils ont été surpris par le retour de flammes. Ils ont réussi à situ. Ils auraient d'ailleurs pu cramer dans l'hôtel, dans la maîtrise.

Complètement, ouais ! De partout, les gens me disent. Alors, vous les avez attrapés ?

C'est ça, ouais. Non, mais vraiment, de partout. On lâchera.

Les gens des quartiers, vous le savez, ce sont les premières victimes. Ils ont été choqués. Ils espèrent vraiment que les auteurs seront arrêtés et sanctionnés.

Par contre, il faut aussi les aider. On demande en particulier qu'on soit classés Réplus. J'en ai parlé à quatre ministres.

Je n'ai rien obtenu. J'espère que c'est à quelque part...

La Marseillaise, ce n'est pas pareil. Moi, je vais où ? Ah, ben oui, je vais là-bas.

Je sais, je vais...

Merci. Teste de son, si vous le voulez bien. Est-ce que vous pouvez parler pas trop fort, parce que vous avez une voix qui porte ?

C'est vrai.

Immersion avec Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d’État à la Ville - Les plus de Paul Larrouturou — Sabrina Agresti Roubache · Pourquijevote