Pourquoi Marine Tondelier a fait le choix d'annoncer publiquement sa grossesse ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:06Invité politiqueFait
« Le parcours PMA était une errance très longue, un parcours du combattant »
- 1:36Invité politiqueFait
« les fausses couches qui n'ont rien de faux d'ailleurs, ce terme est impropre, c'est des interruptions spontanées de grossesse »
- 1:41Invité politiqueChiffre
« c'est une femme sur trois qui est concernée »
- 1:44Invité politiqueFait
« dans les gouvernements, la plupart des hommes, membres de gouvernements, dans tous les pays développés, ils avaient des enfants »
- 1:59Invité politiqueFait
« il y a très peu de mamans dans les assemblées délibératives, dans les postes à responsabilité »
Temps de parole
- Marine Tondelier100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le parcours PMA était une errance très longue, un parcours du combattant, mais je ne suis ni la première ni la dernière à le vivre. Alors déjà parce que ça allait se voir, et qu'il y a un moment je préférais le dire moi-même plutôt qu'on me dise « alors il y a des rumeurs, etc. » Et puis cette histoire elle est compliquée, ce que vous savez, y compris si j'avais juste dû en parler pour des raisons techniques et pratiques dans mon parti, j'aurais dû expliquer 100 fois cette histoire. Parce que les gens se sont dit « quand même, tu as choisi ton moment, quoi ». J'aurais dû dire « oui, mais bon, je n'ai pas exactement fait exprès, j'aurais dû raconter le parcours PMA ».
Et très sincèrement, je n'avais pas la force de le faire 100, 200, 300 fois en bilatéral. Je me suis dit « faisons-le une fois et surtout tenons cette promesse » que j'avais passée dans les couloirs du CHU de Lille à des couples qui disaient « on est tellement content de vous croiser là parce qu'on se sent moins seul ». Donc je leur disais « merci, je peux au moins être utile à ça ». C'est toujours un peu bizarre dans ce genre de situation d'entendre ce genre de remarques. Je leur disais « je vous comprends, c'est très dur ». Et j'aurais dit « un jour j'en parlerai ». Là je ne peux pas maintenant parce que même ma famille n'est pas au courant.
Je préfère ne pas en parler maintenant, mais je le ferai un jour. Et donc j'ai tenu cette promesse. Et si vous savez le nombre de messages que j'ai reçus de femmes qui sont dans des parcours comme moi, mais aussi de femmes qui sont en couple avec des hommes comme moi, de femmes seules qui font le parcours, de femmes en couple avec des femmes qui font le parcours d'hommes, en couple avec des femmes qui disent « mais ma femme a vécu ça, moi avec elle, merci d'en avoir parlé, on se sent moins seul ». Parce qu'en fait c'est une histoire assez universelle.
Et le fait que le premier trimestre en campagne municipale, oui c'est dur, mais c'est dur pour les femmes qui travaillent de nuit, c'est dur pour les femmes qui élèvent sauf des enfants, c'est dur pour les femmes qui sont dans des métiers pénibles. Oui, le parcours PMA était une errance très longue, un parcours du combattant, mais je ne suis ni la première ni la dernière à le vivre. Oui, les fausses couches qui n'ont rien de faux d'ailleurs, ce terme est impropre, c'est des interruptions spontanées de grossesse, ça laisse des séquelles à vie, on n'oublie jamais, c'est une femme sur trois qui est concernée, et on n'en parle jamais dans la société.
J'ai lu par exemple que dans les gouvernements, la plupart des hommes, membres de gouvernements, dans tous les pays développés, ils avaient des enfants. Par contre, les femmes, elles sont moins de 10%, c'est un chiffre de 2018, quand elles sont membres de gouvernement à avoir des enfants, c'est-à-dire que les enfants sont un problème pour les femmes, mais pas pour les hommes. Résultat, il y a très peu de mamans dans les assemblées délibératives, dans les postes à responsabilité, et donc forcément, ces sujets avancent moins vite. C'est-à-dire qu'il y a très peu de mamans dans les choses.
Marine Tondelier