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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 25 septembre 2025 34 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Matthieu Valet : "La justice française ne devrait pas avoir des magistrats politisés !" (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:08ComplaisanteRéponse directe

    C'est bien de l'entendre.

  • 3:03OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'il risque vraiment, alors que la plus grosse partie du dossier est tombée ?

  • 5:11RelanceRéponse partielle

    Ma question, c'était qu'est-ce qu'il risque vraiment, alors que la plus grosse partie du dossier est tombée ?

  • 8:08OuverteRéponse directe

    ça va être de savoir si c'est intéressant ou pas de faire appel.

  • 15:06RelanceRéponse directe

    Juste, on va avancer parce que moi je voudrais qu'on revienne quand même à cet élément qui est clé

  • 20:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez pu voir la réaction de Nicolas Sarkozy quand il a été annoncé qu'il n'était pas coupable de financement illégal de la campagne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:03Invité politiqueFait
    « à qui on retire la Légion d'honneur, parce que j'ai trouvé ça hallucinant. »
  • 0:13Invité politiqueFait
    « Et en cinq ans, c'est son troisième procès, dont un qui est en attente en cours de cassation, de mémoire. »
  • 0:29Invité politiqueFait
    « Et là, je pense qu'il paye aussi, c'est mon avis personnel, l'addition d'un acharnement qu'il a mis à vouloir faire en sorte que la justice défende les plus faibles et les plus vulnérables. »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai combattu certaines de ses idées, comme la suppression de la double peine. »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « moi, je trouve qu'il y a d'une certaine manière une revanche judiciaire sur les combats politiques qu'il a pu mener et ça doit nous interroger également, je pense. »
  • 1:00InvitéFait
    « La vengeance est humaine et la justice est divine, c'est ce que disait Victor Hugo. »
  • 1:26InvitéFait
    « Nicolas Sarkozy, reconnue coupable d'associations de malfaiteurs, tout comme Claude Guéant et Brice Hortefeux, dans l'affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle 2007 de l'ex-président »
  • 2:35InvitéChiffre
    « Elle est passée de 4,2 milliards en 2014 à un peu plus de 9 milliards d'euros en 2024, selon les chiffres de la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France. »
  • 3:20InvitéFait
    « Qu'est-ce qu'il risque ? »
  • 3:36InvitéFait
    « Aucun denier, effectivement, libyen ne lui est imputé. »
  • 4:22InvitéFait
    « Nicolas Sarkozy, lui, n'est soupçonné d'avoir touché aucun argent à titre personnel »
  • 4:30InvitéFait
    « la justice vient, après 18 ans de procédure, de confirmer qu'il n'y avait pas eu un centime libyen pour ça. »
  • 10:59Invité politiqueFait
    « C'est pas possible que dans la justice française, on ait des magistrats politisés qui se revendiquent d'une couleur politique, qui vont à la fête de l'humanité pour expliquer à des contrôles aux faciès, des violences policières »
  • 11:36Invité politiqueFait
    « Moi, j'estime que c'est une filiale de la France insoumise. »
  • 28:00Invité politiqueFait
    « Je pense que par exemple à l'extrême gauche, puisque Mediapart, Libération, tous ces journaux font leur chou gras sur la droite patriotique, la droite, celle de Nicolas Sarkozy »

Temps de parole

  • Invité23 %
  • Matthieu Valet19 %
  • Présentateur16 %
  • Présentateur 212 %
  • Invité 29 %
  • Invité 37 %
  • Invité 47 %
  • Invité 53 %
  • Invité 62 %

3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Matthieu Valet

D'abord, moi, j'ai du respect pour les anciens présidents de la République, dont Nicolas Sarkozy, à qui on retire la Légion d'honneur, parce que j'ai trouvé ça hallucinant. Non, mais voilà, c'est de l'humiliation.

0:08
Présentateur

C'est bien de l'entendre.

0:11
Matthieu Valet

Et voilà, j'essaie d'être le plus sincère possible. Et en cinq ans, c'est son troisième procès, dont un qui est en attente en cours de cassation, de mémoire. Et donc, je pense qu'à l'époque, rappelez-vous, il avait dit que les magistrats étaient comparés à des petits poids. Il s'était battu pour lutter contre les récidivistes, les multirécidivistes, les délinquants. Il faut reconnaître aussi qu'il s'est battu pour ceux qui s'attaquaient aux policiers. D'ailleurs, M. Hollande a détricoté tout ce qu'il avait fait en cinq ans.

Et là, je pense qu'il paye aussi, c'est mon avis personnel, l'addition d'un acharnement qu'il a mis à vouloir faire en sorte que la justice défende les plus faibles et les plus vulnérables. Et que là, trois procès en cinq ans, je ne sais pas si il y en aura d'autres, on a l'impression qu'on est un peu dans Star Wars, dans une saga judiciaire. Mais là, effectivement, on ne peut pas dire que rien ne lui aura pas été épargné. Voilà, il faut être factuel. Moi, j'ai combattu certaines de ses idées, comme la suppression de la double peine.

Maintenant, effectivement, moi, je trouve qu'il y a d'une certaine manière une revanche judiciaire sur les combats politiques qu'il a pu mener et ça doit nous interroger également, je pense.

1:00
Invité

La vengeance est humaine et la justice est divine, c'est ce que disait Victor Hugo. On voit bien aujourd'hui l'illustration. On a bien l'impression qu'il paye le fait d'avoir traité les magistrats de petits poids.

1:10
Présentateur

Et voilà. On va continuer à en parler dans un instant, bien évidemment. On va faire le CNews Info avec Sommayel Abidi, qui commence donc par nous rappeler les dernières informations sur ce dossier.

1:18
Invité

Si pas l'information de cette matinée, Nicolas Sarkozy, reconnue coupable d'associations de malfaiteurs, tout comme Claude Guéant et Brice Hortefeux, dans l'affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle 2007 de l'ex-président, leur peine sera prononcée à l'issue de la lecture du délibéré du tribunal correctionnel de Paris. LFI se joint à la nouvelle journée de mobilisation annoncée hier par les syndicats et déposera une motion de censure contre le futur gouvernement. Le corps n'y est écouté. Les deux jours fériés que M. Bayrou avait mis là un peu comme un épouvantail, tout le reste du plan de M. Bayrou reste aujourd'hui sur la table. Rien n'est non plus acté.

Le Premier ministre laisse tout ouvert la discussion. Certes, mais ça ne vous aura pas échappé que l'intersyndicale avait demandé, par exemple, un engagement à renoncer à l'année blanche, à renoncer au doublement des franchises médicales, et que l'intersyndicale ait ressorti de cette discussion en disant « Manifestement, on n'a pas été entendu sur nos revendications, sur l'abrogation de la réforme des retraites, et donc on appelle à se mobiliser le 2 octobre prochain. » La rupture, à un moment, ce n'est pas des mots, c'est des faits, c'est des actes. Et là, je pense que les actes qui sont posés sont très clairs.

Donc moi, de mon côté, non seulement j'appelle à manifester et à faire grève le 2 octobre prochain, mais vous le savez, avec les députés insoumis, nous déposerons une motion de censure pour faire tomber ce gouvernement. Et puis on termine avec l'explosion de la dette de la mairie de Paris, une augmentation de 120% en l'espèce de 10 ans. Elle est passée de 4,2 milliards en 2014 à un peu plus de 9 milliards d'euros en 2024, selon les chiffres de la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France.

2:48
Présentateur

C'est si cher que ça, les robes d'or ?

2:51
Invité

Je ne sais pas, je n'en achète pas, Jean-Marc.

2:53
Présentateur

On ira ensemble, si vous voulez. Merci beaucoup. Merci beaucoup, Soumaïa. On continue à parler de ce qui se passe autour de cette affaire de financement libyen. Maître Alain Bansoussant, on le rappelle, Nicolas Sarkozy, coupeuse d'association de malfaiteurs, mais relaxé pour recel de détournement de fonds publics, et pour corruption passive, qu'est-ce qu'il risque ? Parce qu'on n'a pas encore sa peine. Qu'est-ce qu'il risque, selon vous ? Il ne s'agit pas de faire des paris, mais... Oui, bien sûr.

3:19
Invité

Qu'est-ce qu'il risque ? Mais d'à mesure où on avait un dossier énorme, où la corruption, où l'atteinte, effectivement, à la démocratie était en jeu, il risquait énormément. Aujourd'hui, que reste-t-il ? Bien, rien, mais presque rien. Presque rien par rapport à lui. Aucun acte ne lui est imputé dans la corruption. Aucun acte ne lui est imputé dans les transferts de fonds. Aucun denier, effectivement, libyen ne lui est imputé. Alors, il reste, effectivement, une sorte de connivence qu'il aurait avec ses collaborateurs, parce que le seul élément, pour moi, vraiment important, c'est ces histoires de tableaux.

Et c'est ces liens autour de ces transferts de fonds, 500 000 euros d'un côté, des tableaux qui auraient coûté que 50 000, 40 000, acheter un avocat, je crois, malaisien. Donc, en fait, il ne reste rien de l'importance démocratique, et l'atteinte à la démocratie, et il reste tout. Mais deux choses, il y a le fait que Nicolas Sarkozy, lui, n'est soupçonné d'avoir touché aucun argent à titre personnel, et surtout la campagne présidentielle, les comptes ont été certifiés, validés, et là, la justice vient, après 18 ans de procédure, de confirmer qu'il n'y avait pas eu un centime libyen pour ça. C'est en ce cas, c'est une grande gloire pour Nicolas Sarkozy.

Pour tous les Français, c'était ça qui était important. Qu'ils connaissent des gens qui ont peut-être touché de l'argent. Et encore une fois, parlons aux conditionnels, parce qu'il va sûrement y avoir appel des autres partis qui sont condamnés, mais la seule chose qu'on reproche à Nicolas Sarkozy, encore une fois, c'est fréquentation. C'est son cercle privé. Mais lui n'est responsable de rien. Je ne reprends pas. Le dossier démocratique est vide. Et ça, c'est important.

5:07
Présentateur

Et ça, c'est important. C'est vraiment le point le plus important. Exactement. Ma question, c'était qu'est-ce qu'il risque vraiment, alors que la plus grosse partie du dossier est tombée ?

5:15
Invité

C'est très faible. A priori, s'il y aura un élément de condamnation, elle devrait être très faible, bien évidemment.

5:22
Présentateur

Il y a de la prison avec sursis, quand même, a priori ?

5:24
Invité

Il pourrait peut-être éviter la prison, mais il n'y aura sûrement pas de prison avec sursis. Mais peut-être que non. Peut-être que non, parce qu'on sent bien la faiblesse des preuves qui vont le relier, effectivement, à quelque chose qui est plus un détournement d'argent qu'une corruption de la démocratie.

5:42
Présentateur

Ça, c'est incroyable, Thomas Bonnet, ce qu'on est en train de vivre, quand même. Parce que ça fait des années qu'on nous parle de ce dossier. On nous explique que c'est un dossier explosif. C'est un dossier dans lequel Nicolas Sarkozy est impliqué. Et au final, là, aujourd'hui, on s'aperçoit que le plus gros du dossier s'effondre.

5:56
Invité

Moi, je suis un profane en matière de justice, donc je vous écoute avec beaucoup d'attention. Quand je vois les décisions qui sont rendues, donc il y a une culpabilité sur trois éléments, j'ai quand même l'impression que l'affaire est en train de se dégonfler énormément, alors même qu'elle a occupé l'espace médiatique pendant des années et des années, avec des accusations qui étaient très graves portées à l'encontre de l'ancien président de la République. Je rappelle quand même, et vous l'avez fait, qu'il a perdu sa légion d'honneur il y a peu de temps. Donc on est quand même face à quelque chose d'une grande ampleur. Et alors, on verra la condamnation. Évidemment, on va rester très prudent.

Je crois qu'on peut encourager jusqu'à dix ans de prison pour l'association de malfaiteurs. On verra ce qui... Et sept ans qui ont été reçus. Et sept ans qui ont été requis par le groupe de gore. Donc on verra. Mais quand même, j'ai l'impression qu'on est quand même très loin de ce qui avait été vendu au départ par certaines voix, et je pense notamment à des médias très à gauche qui ont participé aussi à alimenter cette...

6:43
Présentateur

Et ce qui est dommage finalement, c'est que... Et alors, je plaide coupable, enfin, c'est un mauvais jeu de mots, parce que nous aussi on l'écrit, donc on va changer ça. C'est qu'on va retenir juste qu'il est coupable de l'association de malfaiteurs et on va oublier qu'il est relaxé pour recel le détendement de fonds publics et pour corruption passive. Alors que c'est le plus important. Donc on va changer, je pense, le bandeau, parce que j'aimerais bien qu'on soit également sur l'essentiel de ce dossier, parce que c'est ça aussi l'essentiel du dossier.

7:05
Invité

Il est triplement protégé par rapport à cette accusation qui était extrêmement grave. Il est protégé aujourd'hui. Il faut faire attention de ne pas mettre en avant cette condamnation. Exactement. De cette façon-là. On va changer. La première protection, c'est qu'il n'y a pas un denier. La deuxième protection, c'est qu'Éric Wirtz, qui était en charge effectivement de l'ensemble des éléments, il est relaxé, Éric Wirtz. C'est lui qui était en charge éventuellement de ces sommes-là. Il est trésorier. De la trésorerie, bien évidemment. On voit bien en tout cas que tout ce qui touche à la politique et au financement de la campagne, à l'UMP de l'époque, il n'y a rien.

D'ailleurs, je vais vous dire, on accusait, c'était Mediapart, et c'est Zia Takedin qui l'accusait d'avoir donné 50 millions d'euros. Mais où serait passé cet argent ? La campagne de 2007 a coûté 20 millions d'euros. Et l'UMP aujourd'hui, elle se retrouve dans un kajibi en face de l'Assemblée nationale. Il n'y a plus une thune. Non mais soyons francs, les Républicains qui ont succès à l'UMP, il n'y a plus une thune dans les caisses. Donc je ne sais pas où serait passé cet argent, mais en tout cas Nicolas Sarkozy n'en a pas vu la couleur. Et autour de lui, la seule chose qu'ils ont essayé de choper, c'est Claude Guillaume.

8:08
Présentateur

La vraie question qu'il va se poser, Maître, ça va être de savoir si c'est intéressant ou pas de faire appel. Oui, il va faire appel. Malgré tout, vous pensez ? Oui. Il n'y a pas un risque de tout remettre en marche, cette énorme machine quand même en faisant appel ? Vous lui conseillerez, si vous étiez son avocat, vous lui diriez qu'il faut faire appel malgré les relax ?

8:29
Invité

Si j'avais un sous-titre à mettre, je dirais l'honneur de Nicolas Sarkozy a été sauvé. Oui, ça vous avait raison. Ça c'est le sous-titre. Et doit-il faire appel ? Oui, parce qu'il y a trop peu d'éléments dans ce dossier pour mettre en cause un ancien président pendant tant d'années. Et c'est quelque part aussi une façon de reconnaître qu'il a toujours dit la vérité sur la partie politique du dossier.

8:49
Présentateur

Alors, c'est intéressant parce qu'on va réécouter un autre extrait de François-Olivier Gisbert. C'était le 27 mars, je rappelle. Donc c'est pour ça que c'est intéressant. Parce qu'il expliquait, en fait, Nicolas Sarkozy souffre d'un délit de sale gueule. C'est ce qu'il disait parce qu'il disait le dossier est vide. Et en fait, c'est l'expression qu'il employait. C'est un délit de sale gueule. Écoutez.

9:05
Invité

C'est-à-dire que là, c'est une justice qui a perdu tout sens de la mesure. C'est l'hubris de ces gens. C'est-à-dire que, vous savez très bien, il y a un syndicat en France, qui est un syndicat qui se dit d'ailleurs marxiste, qui est un syndicat d'extrême-gauche, proche du LFI. Le syndicat de la magistrature, il fait un tiers dans les élections, un tiers des magistrats qui votent pour lui. Mais au fond, il a réussi quand même, grâce au noyautage que connaissent très bien les organisations d'extrême-gauche, il a réussi quand même à prendre un peu la main sur la justice à Paris, en tout cas. C'est connu, tout le monde le sait. Il ne faut jamais le dire. Enfin, moi, je le dis.

Et c'est ça le souci. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on se retrouve face à cette réalité-là. Ce sont ces gens-là qui décident, qui décident pour les autres, qui au fond insultent la justice, qui insultent les vrais magistrats, qui insultent, parce qu'il y a quand même beaucoup de gens qui font leur boulot. Et tout ça est vraiment lamentable. Et ça en dit long sur l'État de la France. Je veux dire, je répète, moi, ce qui me choque le plus, c'est l'absence totale d'indignation et le fait que, ouais, ouais, c'est pas grave. Et puis ça fait rigoler aussi, c'est amusant. Non, c'est pas drôle.

10:07
Présentateur

En fait, c'était pas de la justice, c'était de la politique.

10:08
Invité

— Non. Alors là, par contre, c'est le seul point où je suis, par rapport à vous tous, en position orthogonale. Non, la justice...

10:15
Présentateur

— Mais vous êtes avocat, je le rappelle.

10:16
Invité

— Oui, bien sûr. Mais c'est pas une attitude d'avocat. Deux éléments me paraissent vraiment importants. Le premier, c'est que le parquet a fait un très gros travail, très long, très difficile, avec les gens qui ont changé. Et s'il y avait eu 50 millions et qu'on avait biaisé, effectivement, la démocratie française, il est normal que le parquet a été jusqu'au bout du bout. Et effectivement, il n'y a rien trouvé, pas un centimé bien. Et deuxièmement, eh bien, la justice elle-même, eh bien, elle a osé dire, par rapport à tant d'années, qu'il n'y avait rien. Et je pense, dans les deux cas, la justice... — Là, la procédure a coûté plus cher que le préjudice estimé.

C'est ça qui est quand même complètement...

10:53
Matthieu Valet

— Non, mais... — Mathieu Vallée. — Oui ? — Moi, sur le syndicat de la magistrature, j'aurais évidemment pas la même opinion que vous. C'est pas possible que dans la justice française, on ait des magistrats politisés qui se revendiquent d'une couleur politique, qui vont à la fête de l'humanité pour expliquer à des contrôles aux faciès, des violences policières, et de surcroît qu'ils font un mur des cons pour lesquels ils étaient au cas d'années avec des responsables politiques, des familles de victimes. Vous imaginez, quand vous avez été victime, double peine, celle du bourreau et celle d'un magistrat qui est politisé, qui vous met sur un mur en vous lançant la vindicte populaire.

Et j'ajoute, maître, qu'être juge, moi, quand je vais y face à un juge, je vais être sûr que je sois jugé au nom du peuple français, que ce soit en tant que victime ou mis en cause, parce qu'aujourd'hui, ce syndicat fait honte à notre justice. Et je termine juste sur ça. Ce syndicat de la magistrature a des positions très politiques. Moi, j'estime que c'est une filiale de la France insoumise. On avait la CGT qui est sur le syndicat d'extrême-gauche. Là, on a le syndicat de la magistrature qui est la filiale de la France insoumise.

Moi, ce n'est pas possible qu'on ait des magistrats qui disent dans un communiqué qu'il faut barrer par tous les moyens la possibilité d'accéder au pouvoir au Rassemblement National, y compris à Marine Le Pen. Donc, quand vous avez un syndicat qui prend des positions fermes sur des restants politiques, sur des victimes et sur des policiers et des gendarmes, oui, il peut y avoir une suspicion. Et c'est pour ça que ce syndicat aurait dû être dissous. Voilà, moi, j'estime qu'il faut qu'on ait l'assurance de l'indépendance, de notre justice, parce qu'elle juge des affaires sensibles et qu'elle impacte les vies tant des victimes que des personnes qu'elle a amenées à juger en notre nom.

Toutes les crosses de jugement, c'est au nom du peuple français. Moi, je ne l'oublie jamais. On délègue notre pouvoir de juger à des magistrats professionnels en qui on doit avoir confiance et qui ne doivent pas être politisés. Maître Bain-de-Soussant ?

12:20
Invité

Je ne peux pas partager ce sentiment. Une approche aussi globale.

12:25
Présentateur

Vous ne pouvez pas ou vous ne le partagez pas ? Parce que ne pas pouvoir, c'est différent.

12:29
Invité

Ce n'est pas tout à fait... En termes d'éthique professionnelle, mais... Mais il n'y a pas de sujet pour vous, mais maintenant... Le syndicat de la magistrature. Non, mais reprenons... C'est comme tout à l'heure, le sous-titre. C'est exactement pareil.

12:41
Présentateur

On m'a écouté, ça a changé.

12:43
Invité

Si vous l'apprenez de manière globale, vous ne pouvez pas dire la justice, le syndicat, les personnes... Non, je n'ai pas parlé du syndicat de la magistrature. Je n'ai pas dit tous les magistrats. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. C'est gênant d'avoir un syndicat de la magistrature à la fête de l'Huma. Il y a un stand à la fête de l'Huma. C'est gênant intellectuellement. Je ne crois pas. Je pense que dans une démocratie comme le nôtre, tout le monde doit avoir une position politique et peut l'exprimer. Tout le monde, que ce soit un journaliste... Il y a un devoir de réserve. Il y a un devoir de réserve, tout à fait.

Mais quand il s'inscrit en tant qu'effectivement syndicaliste, il y a aussi un certain type de justice, il y a une certaine volonté de justice. Par contre, là où vous pouvez avoir raison, et là où vous devez avoir raison, c'est que plus on s'exprime avec une position politique, plus on doit s'exprimer à l'audience ou ailleurs avec une position de neutralité. C'est dans cette balance d'équilibre qu'on doit trouver.

13:33
Présentateur

Les éléments continuent à nous arriver concernant ce qui est dit en ce moment même. Et là, on apprend que la justice considère qu'il n'y a pas eu de financement illégal de la campagne de l'ex-président en 2007. C'est un élément clé quand même. Il n'y a pas eu de financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy. Ce qui est un peu compliqué, ce que j'ai du mal à comprendre, c'est qu'il est en même temps jugé coupable d'association de malfaiteurs. – C'est juste le fait de connaître des gens. – Oui, alors donc en fait, cet argent servait à quoi s'il y a eu de l'argent détourné ?

14:02
Invité

– Il ne faut pas, dans ce type de dossier, par rapport à la personnalisation des peines, par rapport, là on parle de personnes, il faut essayer de prendre les faits de manière le plus neutre possible et de les qualifier de la personne le plus juste possible. Ce qui est, il avait dit d'entrer, il n'y a pas un centime ni bien, il n'y a pas rien. Et donc à partir de là, la justice elle-même, après tant d'analyse, conclut, il n'y en a pas.

14:25
Matthieu Valet

– Vous avez la commission nationale, ça c'est un vrai sujet, la commission nationale des comptes de comptes. – Qui a validé les comptes de Nicolas Sarkozy. – Attendez Jean-Marc, vite fait, le problème c'est que cette commission qui est censée valider les comptes est in fine de pouvoir… – Elle n'a pas les mêmes pouvoirs que le procureur. – Non mais attendez, on ne peut pas dire aux gens, je contrôle vos comptes et le corollaire c'est que quand ils sont validés, vous êtes remboursés, quand vous êtes remboursés en disant vos comptes sont clairs, il y a un lièvre qu'on lève deux, trois, non mais sinon c'est intenable et pour les gens…

14:50
Invité

– Vous êtes trop manichéen, ça se passe comme ça, vous avez un contrôle. – Vous êtes à votre goût, mais je n'ai pas votre verbe et votre intelligence ce moment-là. – Pas du tout, pas du tout, pas du tout, en tout cas j'ai l'opinion qui est la mienne. – L'opinion est la vôtre et moi j'ai la respecte. Mais la nuance doit pouvoir permettre une meilleure compréhension. – Non mais quand vous, dans le déposé…

15:06
Présentateur

– Juste, on va avancer parce que moi je voudrais qu'on revienne quand même à cet élément qui est clé, qui s'affiche à l'écran de Nicolas Sarkozy, pas de financement illégal de la campagne Thomas Bonnet, c'est un élément clé une fois de plus.

15:15
Invité

– Évidemment, en fait si je résume et je parle là encore sous votre contrôle, on a quand même environ 15 ans de procédure à peu près, on nous dit pas de financement illégal de campagne, pas d'argent dans l'affaire, – Mais fort en dommage à la justice, pardon, je ne veux pas vous couper. – Pas de recel de corruption et donc association de malfaiteurs, enfin pardon mais j'ai l'impression que de ce qui était reproché au départ et finalement à l'arrivée, on est quand même dans un décalage immense. – J'ai essayé tout de suite, j'avais rien comme information mais…

15:39
Présentateur

– Ah il nous arrive au fur et à mesure, vous avez compris.

15:41
Invité

– Je vous avais dit quand même qu'il y avait dans ce dossier différents centres de gravité, le premier centre de gravité c'est les énoncés différents d'accusations qui se sont avérées inexactes et donc Nicolas Sarkozy, la justice peut reconnaître qu'il a toujours dit la vérité avant, au début du procès par un denier et après aujourd'hui. – Mais il faut 13 ans pour ça ? – Alors là je ne connais pas, excusez-moi mais enfin pour arriver,

16:06
Présentateur

vous vous rendez compte de ce qui s'est pris dans la figure, vous vous rendez compte de l'humiliation, vous vous rendez compte de l'humiliation qu'il a vécue pendant 13 années et là on nous explique, il n'y a pas de financement illégal, mais enfin…

16:16
Invité

– Mais mettez-le, mettez-le, mettez-le plus tôt à l'actif de la justice. – Oui mais attendez, attendez, attendez. – J'avais commencé ma première présentation à vous dire, il y a une condamnation, celle d'un de ses collaborateurs les plus proches, et il y a une affaire de corruption, il y a vraiment une affaire de corruption, il y a une affaire de transfert de sommes extrêmement importante, on parlait de 500 000 euros, qui a été semble-t-il, c'est ce qu'a dit la presse, et ce que va dire le tribunal, je n'ai pas le détail, on a habillé la vente de deux tableaux. – On est très loin de ce qu'on nous a vendu à l'époque, où c'était un scandale national,

16:53
Présentateur

où on avait l'impression que Nicolas Sarkozy, si on écoutait Mediapart, Nicolas Sarkozy s'était enrichi, il était millionnaire, et il devait son élection également, effectivement, vous avez raison Thomas. – Vous avez raison, écoutez Thomas.

17:07
Invité

– Ce que le discours médiatique a vendu comme inversion pendant des années, c'est que Nicolas Sarkozy devait son élection à l'argent de la Libye. Là, il n'y a pas de financement illégal, donc pardon, moi je m'interroge, pourquoi autant de battements, pourquoi autant de déploiements de moyens pour arriver à un résultat pareil ? – Ce n'est plus le mot domaine.

17:23
Matthieu Valet

– Je suis étonné, parce que vous êtes avocat, et beaucoup d'avocats sont pleines, d'ailleurs c'est un point commun qu'ils partagent avec les enquêteurs, même avec les magistrats, c'est que la justice est trop longue, elle est trop opaque, et que malheureusement, autant les victimes que les personnes, donc elles ne sont pas condamnées, sont présumées innocentes, n'ont pas un jugement, évidemment que ça impacte les vies.

Et je ne vous parle même pas des victimes dont elles attendent plusieurs mois, plusieurs années pour avoir un verdict, et en plus quand vous faites appel et cassation, ça prend encore plus de temps, et les Français, pour renouer la confiance avec notre justice, qu'il soit Nicolas Sarkozy ou le qui-dame, que côtoie la justice au quotidien, ça doit être plus fluide, plus rapide, plus concret, avec des peines qui sont exécutées tout de suite lorsqu'elles sont prononcées, je pense qu'en tant qu'avocat, vous partagez, puisque le nombre de mots, consoeurs et contraires, le dossier c'est ça, c'est qu'on rentre autant pour avoir une décision de justice, 13 ans c'est très long maître.

18:08
Invité

– Il y a le temps de l'enquête, c'est horrible pour Nicolas Sarkozy.

18:12
Présentateur

– C'est bien ce que je vous disais, c'est que c'est de l'humiliation, vous vous rendez compte tout ce qu'on a dit sur lui, tout ce qu'on a pu écrire sur lui pendant ces années, pour arriver à « ah bah non, mais finalement il n'y a pas de financement illégal de sa compagne », alors que jusque-là on nous expliquait que c'est grâce à la Libye, on était quasiment en train de nous dire que c'est grâce à la Libye qu'il avait été élu, c'est honteux, excusez-moi.

18:30
Invité

– Il y a le temps de l'enquête et il y a le temps effectivement à la décision. La décision, elle a « réhabilité » par rapport à toutes ces accusations Nicolas Sarkozy. Et en ce sens, il faut rendre hommage à cette justice-là. – Non mais c'est pas un hommage, parce qu'il sera quasiment en droit de demander des dommages à l'intérêt, ou en tout cas un préjudice, il y a eu un préjudice sur sa vie personnelle, sur sa vie politique, sur son engagement politique au service des Français, parce qu'il a tout arrêté à cause de ça.

– Et donc là, on s'est privé d'un responsable politique qui était quand même reconnu et admiré par une bonne partie de la droite, alors même si aujourd'hui il ne fait pas un consensus, mais il y a eu un préjudice.

– Mais laissez-moi insister, vous avez raison, mais laissez-moi insister sur le fait qu'il y a eu le temps de l'enquête, elle a été trop longue, très difficile, il y a eu le temps de la justice, – De l'instruction, bien sûr, bien évidemment, je prenais au sens générique du terme, et le fait que tous ces délais-là, pour lui et pour ses proches, ça a été une horreur, mais d'un autre côté, reconnaissez aussi à un moment donné que la justice, elle s'est prononcée avec un dossier qui était vide, et elle a prononcé quelque chose d'une association de manifesteurs, de tout ça, qu'est-ce qu'on peut retirer ?

C'est que tout le monde a surchargé médiatiquement, tout le monde a surchargé des accusations, tout le monde a essayé de vendre autre chose que le dossier, mais si chacun était resté au dossier, peut-être qu'il n'aurait pas été aussi long, et peut-être qu'il n'aurait pas été aussi déployé. – Donc vous reconnaissez aussi qu'il y a un problème avec notre justice quand ça touche à des politiques, qu'il y a cette confusion entre le temps médiatique, le temps politique, et l'instruction judiciaire, qui est malsain, enfin tout ça est un peu malsain. – C'est la démocratie qu'on doit réorienter, – On doit réorienter, c'est la démocratie qu'on doit réorienter.

20:16
Présentateur

– Alors on va retourner sur place parce qu'on va faire un point, parce qu'il s'est passé beaucoup de choses, depuis qu'on a pris l'antenne tout à l'heure à 10h35, on les a vécues ensemble avec beaucoup de décisions qui sont tombées, beaucoup de décisions qui changent totalement la façon dont on perçoit ce dossier, alors qu'il est, je vous le rappelle Nicolas Sarkozy, relaxé pour détournement et corruption, Célia Barotte vous êtes en direct sur place, est-ce que vous pouvez nous résumer tout ce qu'on sait depuis 10h35, et tout ce qui a été annoncé comme décision ?

– Eh bien Jean-Marc, la présidente du tribunal a décidé, avant de donner les condamnations définitives, de se prononcer sur la culpabilité ou non de chaque prévenu, et donc elle a déclaré que 3 prévenus dans ce dossier sont relaxés, dont Eric Wörth, mais pour Nicolas Sarkozy, la présidente a déclaré qu'il était reconnu coupable d'associations malfaiteurs entre 2005 et 2007, il est relaxé des faits de corruption, l'ancien président est donc relaxé également pour recel de détournement de fonds publics et corruption passive.

Concernant ses autres proches et anciens collaborateurs, Claude Guéant est reconnu coupable de corruption passive, usage de faux en écriture et de trafic d'influence, Brice Hortefeux est également reconnu coupable d'associations de malfaiteurs, il est relaxé pour la complicité du délit du financement illégal de la campagne électorale, et renvoyé partiellement pour le détournement de fonds publics et le délit de blanchiment.

Alors pour le moment, il va falloir faire preuve de patience, beaucoup de patience puisque le dossier contient 400 pages, un jugement donc très long, il faut faire preuve de patience pour connaître la condamnation définitive de Nicolas Sarkozy, qui encourt donc pour l'infraction d'associations de malfaiteurs 10 ans d'emprisonnement. Le parquet national financier avait requis à son encontre 7 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende. Reste à savoir si le tribunal va prononcer une peine d'emprisonnement pour l'ancien président de la République, une peine d'emprisonnement avec ou non mandat de dépôt. En tout cas, la tension est à son comble.

Le silence est palpable dans cette salle d'audience qui affiche complet. Une autre salle de retransmission a également été ouverte pour pouvoir laisser les journalistes et les nombreux Français qui viennent suivre ce procès très médiatique. Près de 200 journalistes sont accrédités. Nicolas Sarkozy dans ce dossier qui a toujours nié l'intégralité des faits reprochés. Il est entouré aujourd'hui de nombreux soutiens, des soutiens venus de sa famille. Il s'agit de son épouse, Carla Bruni Sarkozy, mais également de ses trois fils qui sont présents sur le banc des proches des prévenus.

En tout cas, Nicolas Sarkozy qui pour l'instant ne s'est pas exprimé face à la presse avant de rentrer dans la salle d'audience. On espère une réaction de l'ancien président de la République en sortie d'audience. En tout cas, ses avocats, lors des réquisitions, avaient expliqué qu'il s'agissait d'un dossier avec des carences probatoires, qu'un dossier vide, avec un manque de preuves et un manque de travail. Et les avocats de Nicolas Sarkozy sont actuellement très sérieux, très attentifs à la lecture de ce long jugement par la présidente. Merci beaucoup. Il y a deux petites questions rapides malgré tout.

Est-ce que vous avez pu voir la réaction de Nicolas Sarkozy quand il a été annoncé qu'il n'était pas coupable de financement illégal de la campagne et quand il a également été blanchi, j'ai envie de dire, des peines de recel, de détournement de fonds publics et de corruption passive ? Vous avez pu voir sa tête à ce moment-là ? Difficile pour nous de voir correctement la réaction de Nicolas Sarkozy puisqu'il est au premier rang du banc des prévenus. Plusieurs chaises ont été installées dans le prétoire face à la présidente à la barre. Donc Nicolas Sarkozy est dos au public et dos au journalisme. Mais Nicolas Sarkozy reste Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire infaillible.

Il est concentré, il est sérieux, sans vraiment montrer une quelconque réaction, contrairement peut-être à Marine Le Pen qui, lorsqu'elle a été reconnue coupable dans cette même salle d'audience, s'est levée et n'a pas attendu de connaître sa peine définitive. En tout cas, Nicolas Sarkozy, lui, est encore dans la salle. Dernière petite question, c'est il y a la peine dans quoi ? Dans une heure à peu près, c'est ça ? Il faut que tout le jugement soit lu ? Je crois qu'il fait 400 pages, donc une heure ou deux quoi. Trois heures étaient prévues pour la lecture de ce jugement, donc avec un début à 10 heures. On peut s'attendre à un prononcé de condamnation aux alentours de 13 heures, 13h30.

En tout cas, restez sur ces news. Le prononcé de cette condamnation très suivie, très historique et médiatique sera à suivre sûrement dans l'émission Sonia Mabrouk. Et on vous retrouve tout à l'heure également pour faire un nouveau point sur ce qui se passe. Karim Maloum nous a rejoint. Bonjour Karim, merci d'être avec nous. Est-ce que c'est un dossier qui se dégonfle pour vous quand vous avez entendu ce qui est dit au tribunal depuis ce matin ?

25:29
Invité

Effectivement, en même temps, c'est tellement une nouvelle fois que la France est un état de droit. On est capable, on peut tout dire, on peut accuser, on peut sortir beaucoup d'affaires. Mais la justice est là, elle prend le temps, elle a le temps lent, elle étudie. On se rend compte qu'effectivement, le président de la République n'est pas tout à fait accusé de ce qu'on a dit de lui. Et qu'il y a eu une démonstration nouvelle que la France est un état de droit, qu'on ne peut pas traiter un président de la République de cette manière.

25:52
Présentateur

Oui, mais il a été traité de cette manière pendant plus de dix ans. C'est ça en fait, c'est ça qui est intéressant parce que vous voyez bien évidemment en étant extérieur comme nous tous, on voit le côté en disant bon ben la justice a fait son travail, la justice fait son travail. Mais il a passé dix ans d'enfer, c'est ce qu'on disait tout à l'heure.

26:08
Invité

Absolument, ce qu'on a passé, en fait on est quelque part dans une société de spectacle aussi. On considère, on tient un président de la République, on tient un député, on tient un patron, on tient même un opposant. Là, on fait un peu tout un spectacle sur le sujet et que le droit, il suffit juste de se poser les bonnes questions et qu'il est d'étudier, d'enquêter et que l'enquête a démontré qu'il n'a pas été franchement acquis de ça. Pourquoi ? Parce que notre société, je reviendrai tout à l'heure, notre société aussi, il a tout un arsenal judiciaire qui est conçu de travailler, de vivre dans des périodes de paix où on n'a pas de grandes corruptions, on n'a pas tellement de violences.

Et tout d'un coup, on bascule, on fait un saut dans le vide et quand on se rend compte, on a une fuite en avant tout simplement sur le plan judiciaire, sur le plan médiatique, sur le plan du coup politique. Donc le Président de la République, il était prêt en tenaille dans ce dossier et il faut lui reconnaître quelque chose. Il était respectueux des décisions de justice, il était respectueux de toutes les procédures et tout à son honneur.

27:07
Présentateur

Mathieu Vallée, ce que j'ai envie de dire aussi quand même, c'est que finalement, c'est plutôt une bonne nouvelle pour la France, pour l'image de la France. Parce que honnêtement, si on avait imaginé Nicolas Sarkozy coupable de recel de détournement de fonds, coupable de corruption passive, enfin voilà, c'était dur pour l'image de la France et ça veut dire qu'il restait gros également, il risquait, il faut le dire, enfin sauf si Sabrina me dit le contraire, mais il risquait la prison ferme.

27:30
Invité

Oui bien sûr, les réquisitions c'était 7 ans, ça pourrait aller jusqu'à 10 ans, parce qu'on peut aller au-delà des réquisitions, donc oui, évidemment la prison ferme...

27:39
Présentateur

Vous imaginez, on aurait pu se retrouver quand même avec un justice, un Président.

27:42
Invité

Mais de toute façon, ça reste un risque encore en cours, il faut quand même attendre jusqu'au bout.

27:45
Présentateur

Un peu moins important, Mathieu, quand même, beaucoup moins, dit-il, avec le sourire. Ce serait surprenant.

27:49
Matthieu Valet

Non mais la justice a été rendue, alors il faut rappeler ou pas, M. Benson lui conseiller de le faire, on verra. En tout cas, moi Jean-Marc Morandini, je m'interroge sur deux points de mesure. Je pense que par exemple à l'extrême gauche, puisque Mediapart, Libération, tous ces journaux font leur chou gras sur la droite patriotique, la droite, celle de Nicolas Sarkozy, quand je vois que Andy Carvat est condamné pour de la consommation et de l'achat de drogue, quand je vois que Jean-Luc Mélenchon est condamné pour s'en être près des policiers et des magistrats, quand je vois que Adria Catanas est condamné pour des violences conjugales, non mais on en parle très peu, c'est normal. Alors pour M.

Mélenchon, c'est des violences politiques, pour M. Catanas, c'était qu'une gif, juste une gif, pardon, on passera pour le respect dû aux femmes, et pareil pour Andy Carvat, c'est juste la consommation de drogue qui aujourd'hui, le narcotrafic gangrène notre pays dans les règlements de comptes et les violences que vous évoquez souvent sur votre tête. Donc je trouve qu'il y a une complaisance d'une certaine partie de la presse et même de l'opinion sur cette délacance qui est validée, qui est confirmée, qui a été jugée, et sur laquelle on s'étend peu, et sur laquelle on ne demande pas beaucoup de comptes à ces gens-là qui continuent à être élus, sauf M.

Mélenchon qui ne s'est pas représenté, et M. Catanas qui ne s'est pas représenté parce que nous avons fait pression pour dire que ceux qui condamnent des pseudo-vulences policières, parce qu'ils font des violences conjugales, ils ne doivent pas porter une écharpe tricolore. Donc moi j'estime aussi qu'il faut s'interroger sur ça, en parler du préjudice sur les parcours politiques, sur les engagements politiques, et je ne parle même pas de toutes ces plaintes déposées contre Rémin Hassan, dont on n'a pas le bout du chemin, ni même un retour sur...

29:06
Présentateur

C'est ce que nous disaient ceux qui ont déposé plein, c'est que ça n'a même pas commencé, les enquêtes n'ont même pas commencé.

29:14
Matthieu Valet

Moi ce que je veux, c'est que la justice soit rapide, elle soit impartiale, et qu'elle traite tout le monde de la même manière, et quand on a été condamné pour des faits de justice pénale, pour des agressions, pour des violences, moi je trouve que c'est d'autant plus grave quand on est un élu. Maître ? Non mais il ne faut pas tout mélanger,

29:27
Invité

vous voyez, vous avez vu... Parle du traitement médiatique, moi maître. Non, non, non, mais... Et judiciaire, vous avez parlé du salon judiciaire aussi, pas comme il dit. Vous avez vu comment on a changé le titre. Vous avez vu, même le centre de gravité de cette émission a été modifié. Ben oui, parce qu'on revient en direct. Il faut continuer ce centre de gravité. La question que vous avez posée, Jean-Marc, est la vraie question. Est-ce que la France sort, grandit de cette décision ? La réponse est oui. Est-ce qu'on a mis trop de temps ? La réponse est oui, trop de temps.

Et est-ce que bien évidemment, quelque part, l'absence de corruption, l'absence d'atteinte à chacun des droits de vote, de chacun des Français, c'est une décision de ce côté-là qu'il faut rendre hommage à la justice ?

29:59
Matthieu Valet

On verra comment les journaux le relatent. On est sur un débat, c'est quoi ? C'est la justice ? Non, mais...

30:06
Invité

C'est important, le traitement médiatique. Non, mais restons sur scène. J'ai hâte de voir quand même les titres de la presse. Alors, on va voir évidemment la condamnation définitive, est-ce qu'il y a de la peine de prison ferme, avec sursis, on verra tout ça. Mais j'ai hâte de voir quand même comment la presse va se faire l'écho de cette décision. Je vois passer, pour tout vous dire, des tweets de journalistes plutôt très marqués à gauche qui disent « Deuxième condamnation de Nicolas Sarkozy après l'affaire des droits de vote. » Il est à nouveau coupable, etc. qui n'est pas actuellement vrai, bien sûr, mais qui est une orientation éditoriale qu'on peut questionner.

Eh bien, c'est cela qu'il faut mettre en avant. Là, par exemple, de nouveau, le sous-titre. Pas de financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy. Et donc, pas de corruption. Et vous connaissez la porosité... Laissez le finir, parce que c'est intéressant. Ce que ça veut dire que, quelque part, nous devons donner effectivement aux enjeux essentiels, les forces essentielles et les enjeux essentiels, c'est que la démocratie française est reconnue comme la justice, n'a pas avoir été altérée. Et ça, c'est vrai que la souffrance qu'a subie Nicolas Sarkozy, sa famille, ses amis, a été trop longue, trop importante. C'était à hauteur de l'accusation.

Mais on ne peut pas faire abstraction de la porosité entre les médias. Et la justice, c'est d'ailleurs à partir de Mediapart et de fausses informations publiées par Zatia Kézine sur Mediapart que cette affaire a pris de l'ampleur. Donc, le lien entre le traitement médiatique et le traitement judiciaire, on ne peut pas dire qu'il y a une paroi étanche entre les deux. Et ça a des impacts sur une vie personnelle et politique. Bien sûr, celle de Nicolas Sarkozy, il y a beaucoup de ses proches. – C'est une presse d'opinion. Il n'y a plus de presse neutre. – Mediapart a fait quasiment partie sur le... – Mais c'est de bonne guerre en même temps. – Non, c'est un combat démocratique.

Ce que des Mediapart, c'est Nicolas Sarkozy et d'autres journaux, ils vont tout simplement se ridiculiser. – Le seul problème, c'est qu'il n'y a pas l'équivalent à droite. – J'arrive. Le combat démocratique... – Ben oui, c'est vrai. – Non, le combat démocratique, il est là. Ce n'est pas parce que vous parlez beaucoup, vous avez beaucoup de journaux, que vous avez la vérité. – Non, mais je sais, je suis d'accord avec vous. – Vous savez, les faits sont têtus. On peut parler matin, midi et soir de quelque chose, comme on peut taxer tout le monde, des personnes qui ne sont pas d'accord avec vous, d'extrême droite ou je ne sais pas quoi, et tout d'un coup, la vérité est là et elle éclate.

C'est une presse d'opinion, il faut la combattre avec des opinions, tout simplement. C'est ce qu'on appelle le combat démocratique. Il ne faut pas avoir peur du combat démocratique contre l'extrême gauche alliée, du wokiste alliée, des islamistes alliées, des ennemis de la liberté, des ennemis de la démocratie. C'est un combat, nous le menons, nous le combattons, et c'est une guerre qu'il faut mener contre ces gens-là,

32:41
Matthieu Valet

une guerre démocratique. – Je suis d'accord avec vous, mais je vois par exemple deux ex-journalistes de Mediapart, puisqu'on en parle, je vois Edith Bouvier et Céline Martelly qui ont été condamnés pour du financement terroriste dans une affaire d'exfiltration et de transfert de fonds à des femmes qui venaient de la zone irakue aux sirènes. – Parce qu'elles leur envoyaient de l'argent. – Voilà, leur envoyait de l'argent. – Oui, mais… – Mais je viens de dire qu'ils sont des islamistes, je viens de le dire. – Non mais je réponds, restons, tu te proposes ton regard des calmes.

Je dis simplement que cette presse d'extrême-gauche qui donne des leçons de morale à tout le monde, qu'elle balaye d'abord devant sa porte. – Il n'y en a pas à parler, il faut la combattre ! – Mais je termine juste sur ça. – Il faut la combattre ! – C'est pour ça que j'évoque l'affaire. Mais c'est comme vous parlez, qualifier ses opposants d'extrême-droite. Pourquoi Cénus aujourd'hui est qualifié d'extrême-droite par des gens qui sont conservés ? – Vous savez quand on dit extrême-droite ? – Si je veux juste terminer une phrase… – C'est un mot coulé ! – Écoutez, je sens que vous êtes passionné comme moi, mais on ne va pas y arriver.

Donc j'ai simplement que Cénus qui est qualifié d'extrême-droite par France TV Info, on voit aujourd'hui qu'ils sont dispendieux dans les frais de taxi, dans les frais de bouche, dans des pognons de dingue qui nous coûtent très cher parce que c'est l'argent du contribuable. Donc tous ces gens qui donnent des leçons de morale à longueur de journée à tout le monde, qui mettent des cibles derrière nous de journée sous de personnes, ils devraient mieux balayer devant leur porte. – Allez, on va faire une pause.