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interviewBFMTV· 16 juillet 2024 16 min

Choix du Premier ministre, opposition de LFI: l'interview de Fabien Roussel en intégralité

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:09
Présentateur

– Bientôt 8h37 sur BFM TV et RMC, bonjour Fabien Roussel. – Bonjour, Mélia Lacousse. – Secrétaire national du Parti communiste français, est-ce que vous arrivez à dormir en ce moment ?

0:17
Fabien Roussel

– On dort peu, mais voilà, on travaille.

0:20
Présentateur

– Je vous pose la question parce que ça fait une semaine que le délai que le nouveau Front populaire s'était fixé pour proposer un nom de Premier ministre, toujours pas de nom. Il faut que ce gouvernement de gauche arrive le plus rapidement possible, il y a des gens qui n'ont pas le confort suffisant pour patienter, c'est ce que vous dit Christiane Taubira, l'ancienne ministre de la Justice. Qu'est-ce que vous avez à dire ce matin pour ceux qui ont voté pour vous en espérant sincèrement que leur vie change ? Ceux qui espèrent le SMIC à 1 600 euros, l'abrogation de la réforme des retraites, les prix bloqués, vous êtes désolé ?

0:49
Fabien Roussel

– Je dis que si on ne trouve pas de solution dans les heures qui viennent, dans les jours qui viennent, ce serait un véritable naufrage, je le dis sincèrement, un manque de respect, un manque de respect pour tous ces électeurs, ces électrices qui ont exprimé leur volonté que ça change, un manque de respect pour toutes celles et ceux qui veulent voir leur salaire augmenter, un manque de respect pour toutes celles et ceux qui se disent qu'avec le nouveau Front populaire, il y aura l'abrogation de la réforme des retraites, un manque de respect pour toutes celles et ceux aussi qui croient encore dans la République et ses valeurs et qui veulent être respectées, quelle que soit leur origine ou leur couleur de peau, nous leur devons tout ça.

1:27
Présentateur

– Qui leur manque de respect aujourd'hui Fabien Roussel ?

1:29
Fabien Roussel

– Et aujourd'hui je suis inquiet parce qu'effectivement nous avons du mal à trouver une solution qui fait consensus, pour autant nous avons demandé hier, chacun avec nos mots, à la France insoumise de ne pas rompre les discussions.

1:44
Présentateur

– C'est la France insoumise qui manque de respect aux électeurs en disant,

1:47
Fabien Roussel

on m'en arrête là. Je pense que celui qui se retirerait définitivement des discussions, oui, porterait une lourde responsabilité. Alors, nous demandons, je demande à la France insoumise de revenir à la table des discussions pour discuter de ce Premier ministre, de cette Première ministre qui ferait consensus entre nous.

Avançons, faisons en sorte qu'il y ait une proposition commune pour la présidence de l'Assemblée nationale, faisons en sorte qu'il y ait un nom commun pour diriger un gouvernement, mais surtout faisons en sorte de ne pas décevoir les Français et que rapidement on puisse répondre à leurs questions concernant leur pouvoir d'achat, concernant le blocage des factures, concernant la réforme des retraites. Ils attendent ça de nous et donc il y a urgence.

2:33
Présentateur

– Fabien Roussel, je reviendrai dans quelques instants sur un nom qui est proposé ce matin par Olivier Frore, Premier secrétaire du Parti Socialiste. Mais avant cela, pour bien comprendre ce qui se joue depuis 9-10 jours, c'est quoi ? C'est une bataille d'égo ? Vous êtes au centre de ces négociations, c'est ça qui se joue ?

2:48
Fabien Roussel

– C'est surtout une volonté d'avancer au consensus.

2:50
Présentateur

– Mais ce n'est pas ce qui est en train de se passer, puisque ça n'avance pas.

2:53
Fabien Roussel

– Excusez-moi, si. Quand on décide de travailler au consensus, ça veut dire que nous devons être tous d'accord. Donc vous imaginez que travailler au consensus, c'est beaucoup plus difficile que d'imposer un choix à la majorité. Et donc ça veut dire que chacun doit être d'accord. C'est beaucoup plus difficile, c'est beaucoup plus long. Alors si demain, dans les heures qui viennent, nous n'y parvenons pas, je l'ai déjà dit, peut-être faudra-t-il passer au vote et proposer aux députés du Nouveau Front Populaire de prendre la main et de décider de celui ou celle qui pourrait être Premier ministre.

Ce qui compte, la base, c'est le programme, le Nouveau Front Populaire, le programme que nous avons défendu auprès des électeurs, que les Français attendent parce qu'il répond à des problèmes de pouvoir d'achat qui se posent aujourd'hui.

3:43
Présentateur

– Ce n'est pas vraiment le programme, puisque cela bloque sur des noms. Donc la personne qui portera ce programme est pour le moins tout aussi importante.

3:49
Fabien Roussel

– C'est peut-être ça le sujet, il faut peut-être revenir à la base. Et la base, c'est ce que les Français nous ont dit, ils veulent que ça change. Ils veulent que ça change, ils veulent du pouvoir d'achat, ils veulent avoir des augmentations de salaire, ils veulent l'abrogation de la réforme des retraites, ils veulent reprendre la main sur l'argent, sur les moyens, pour que l'on puisse financer des services publics de qualité, des écoles, des hôpitaux. Et donc ils veulent cela, et bien nous, nous leur devons, et c'est pour ça que nous avons une responsabilité immense.

4:13
Présentateur

– Alors si je vous écoute bien Fabien Roussel, ça ne peut pas être Laurence Toubiana, la première ministre du Nouveau Front Populaire, le nom qui est avancé par le Parti Socialiste et que je vais brièvement présenter, enseignante, universitaire, économiste, aux fonctionnaires, diplomate. Tout cela à la fois, elle a conseillé Lionel Jospin lorsqu'il était Premier ministre, elle a été ambassadrice pour les négociations de la conférence de Paris sur le climat, elle a co-présidé plus récemment la Convention citoyenne pour le climat.

Et lorsque vos alliés de la France Insoumise sont interrogés sur ce profil, voilà ce qu'ils disent, Manuel Bompard, il y a quelques minutes chez nos confrères de France 2.

4:47
Locuteur non identifié

– Si c'est effectivement ce profil sur lequel travaillent nos partenaires, je tombe de ma chaise. – À ce moment-là ? – Oui, puisqu'il s'agit de nous proposer une personne, contre qui je n'ai rien de personnel, que les choses soient claires, mais qui signait il y a quatre jours une tribune dans laquelle elle appelait à constituer une coalition et un programme commun avec les macronistes.

5:10
Présentateur

– Vous savez ce qu'elle dit cette tribune Fabien Roussel aussi ? Elle dit que le 7 juillet, les Français et les Françaises ont fait des députés du nouveau Front populaire la première force, mais qu'ils n'ont pas donné de majorité absolue au NFP, et donc pas de mandat pour appliquer la totalité de son programme. Très peu nombreux, écrit-t-elle, seront celles et ceux qui dans le pays tiendront rigueur au nouveau Front populaire d'avoir dévié de ce programme sur tel ou tel sujet.

5:36
Fabien Roussel

Est-ce que vous êtes d'accord Fabien Roussel ? – C'est un spectacle affligeant que tout ça. Franchement, c'est un spectacle affligeant.

5:41
Présentateur

– Pardon, la candidate qui est proposée par vos alliés du Parti Socialiste, dit le programme du NFP, il faudra en partie le mettre de côté.

5:48
Fabien Roussel

– C'est un spectacle affligeant que tout ça. Et je le redis à Emmanuel Bompard, s'il veut quitter le nouveau Front populaire, c'est une lourde responsabilité qu'il prendrait, ce serait grave, mais peut-être que la France insoumise préfère être dans l'opposition, qui est une position qui est beaucoup plus confortable, de tout critiquer, de dire non à tout, et de voter des motions de censure. C'est beaucoup plus difficile d'accepter des responsabilités et de construire. Ça oui, c'est difficile. En tout cas, nous, c'est ce qui nous anime.

Construire, répondre aux urgences des Français, aux urgences climatiques, et le faire devant les Français, en toute transparence, et en construisant des majorités au Parlement. – Vous dites à la France insoumise,

6:25
Présentateur

si vous bloquez tout, partez, c'est mieux ?

6:28
Fabien Roussel

– Non, mais je leur dis que s'ils partaient, ils prendraient une lourde responsabilité. – Ce n'est pas tout à fait ce que vous venez de dire. – Je m'interroge sur leur choix véritable, au fond. Leur choix véritable, c'est quoi ? Qu'est-ce qu'ils veulent ? Ils veulent construire, que l'on réponde aux attentes des Français, ou ils veulent trouver un prétexte pour partir et rester dans l'opposition, qui est beaucoup plus confortable. Je leur pose la question. En tout cas, nous, je vous dis, moi, depuis le début, je suis animé par une seule volonté, réussir un seul objectif, l'intérêt des Français, répondre à ce qu'ils ont dit lors des élections.

Je viens d'une circonscription dans le Nord, à Saint-Amant-les-Eaux, où un député du Rassemblement National a été élu au premier tour. J'ai entendu ce qu'ils m'ont dit, mes concitoyens, y compris beaucoup, qui ont voté pour le Rassemblement National. Je ne les insulte pas sur le choix de leur vote. J'ai entendu leur exigence de changement. Et je souhaite rien que pour eux, tout faire, tout faire pour obtenir ce changement. Et donc, il va falloir se mettre autour de la table. Et il y a une chose qui nous rassemble. Une chose qui nous rassemble. Au-delà des noms. On parlait de Mme Toubiana, qui parle de compromis, etc. Il y a une chose qui nous rassemble.

C'est le programme du Nouveau Front Populaire. Le programme du Nouveau Front Populaire. Votre message est clair ? Le programme, tout le programme. Non, non, non. Pas tout le programme. Mais j'y viens. Deuxième partie de ma réponse. Deuxième partie de ma réponse. Nous ne disons pas, je ne dis pas, tout le programme, rien que le programme. Parce que dire ça, c'est parler comme quelqu'un qui a la majorité absolue et qui se fera balayer d'un revers de main à l'Assemblée Nationale. Nous devons construire. Construire des majorités, loi par loi, texte par texte, à partir du programme. Et nous devons nous en tenir.

Et à partir de ce programme, quand il s'agira d'augmenter les salaires et de mettre en place un fonds de compensation pour les TPE, PME, artisans, eh bien nous devrons construire une majorité. Le texte parviendra à l'Assemblée Nationale, après être passé par une conférence sociale avec les organisations syndicales et le MEDEF. Et il y aura des amendements et nous discuterons texte par texte. Donc il n'y a personne. Nous, nous ne disons pas, tout le programme, rien que le programme, nous disons, construisons, dialoguons, avançons. Chacun a été élu. Chacun a été élu avec un rassemblement de forces, de voix qui n'était pas que de son camp. Et donc le compromis, il est là.

Le compromis, il est dans le choix des électeurs qui nous ont mis en responsabilité à l'Assemblée Nationale.

8:58
Présentateur

Vous ne voulez pas vous engager sur un nom ce matin. Il y a ce nom qui est mis sur la table par le Parti Socialiste, Laurence Toubiana. Est-ce qu'il y en a d'autres ou est-ce que c'est elle ou rien ? Est-ce que vous avez

9:08
Fabien Roussel

d'autres options encore ? Oui, il y a d'autres noms. Oui, il y a d'autres options. L'objectif étant de parvenir à un consensus, mais vous m'excuserez, mais après ce que j'ai vécu sur la proposition que nous avons faite, que j'ai faite du get below, je prends garde à ne pas citer de nom parce que c'est comme quand je vais au baltrap à Saint-Amand, dès qu'on sort un nom, j'entends poule et c'est le tir au pigeon. Ça, j'arrête. Nous avons fait les frais de ça. Donc, je préfère que quand nous nous voyons, nous discutions ensemble des propositions qui pourraient faire consensus, il y a une chose sur laquelle, en tout cas, les écologistes, les socialistes et les communistes, nous sommes d'accord.

Et c'est important parce que c'est une évolution. Nous sommes d'accord pour proposer une candidature issue de la société civile. Issue de la société civile.

9:58
Présentateur

Ce n'est pas un problème pour une personne qui n'a jamais été élue, par exemple ?

10:00
Fabien Roussel

Ça veut dire que quand les insoumis

10:02
Présentateur

disent

10:04
Fabien Roussel

que les socialistes mettent le veto sur une candidature qui ne viendrait pas de leur rang, c'est faux. C'est faux. C'est abandonné. Nous sommes d'accord à trois pour proposer une candidature de la société civile. Discutons-en avec les insoumis. Mettons-nous autour de la table. Aboutissons. Il y a urgence. Nous le devons en français. Nous sommes regardés. Je souhaite que l'on aboutisse dans les heures et les jours qui viennent.

10:27
Présentateur

Fabien Roussel, si ces discussions à gauche devaient se solder par un échec, l'hypothèse d'un gouvernement d'Union nationale, est-ce qu'elle vous semble complètement exclue ? Je vous pose la question à vous, le secrétaire national du Parti communiste français, parce que précisément le Parti communiste, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, avait pris ses responsabilités, avait participé à des gouvernements d'Union nationale. C'est Ambroise Croisa, Fernand Grenier, Maurice Thorez. Évidemment, dans votre histoire, ce n'est pas en termes déshonorants.

10:55
Fabien Roussel

Mais vous avez raison de le préciser et nous avons toujours nous participé à des gouvernements quand au cœur du projet, il y avait l'intérêt de la nation, l'intérêt des Français d'abord. Vous pourriez le refaire ? C'est-à-dire que quand il y avait une volonté d'unir nos forces pour réparer la France, protéger chaque citoyen, apporter du progrès social. Et je vous rappelle qu'à l'époque, dans un gouvernement avec le général de Gaulle, nous avons créé ensemble la sécurité sociale, un système de retraite solidaire qui fonctionne encore aujourd'hui. Mais vous ne me dites pas si vous pourriez le refaire.

Nous avons créé EDF-GDF qui a garanti pendant plus de 70 ans une électricité pas chère et c'est à cause du libéralisme à la sauce de M. Sarkozy jusqu'à M. Macron qu'aujourd'hui l'électricité a triplé de prix. Mais en situation

11:45
Présentateur

de blocage, Fabien Moussel, est-ce que vous pourriez le refaire ?

11:47
Fabien Roussel

Quand les intérêts des Français, quand nous sommes en capacité de répondre à leurs demandes, nous nous regardons toujours et nous sommes toujours prêts à travailler.

Maintenant, ce que je sais, pour répondre clairement à votre question, c'est que quand je vois ce que propose le camp présidentiel et quand je vois que même aujourd'hui, la semaine dernière, ils ont encore mis sur la table 5 milliards d'euros d'économies dans les dépenses publiques, je le dis clairement en français, nous n'avons rien à faire, je n'ai rien à faire avec le camp présidentiel qui aujourd'hui fait du mal aux Français, fait du mal à nos services publics, refuse d'augmenter les salaires, refuse d'abroger la réforme des retraites, ils nous font du mal. Donc c'est non, mais ce n'est impossible, ils refusent, ils refusent d'entendre ce que disent les Français.

Pire que ça, je vais vous dire une chose, pire que ça, j'accuse le président de la République de vouloir contourner le résultat des urnes, de manigancer et d'essayer de faire une coalition en dehors de son camp avec les Républicains. Il a le droit, Fabien Roussel. Oui, il a le droit. Ce n'est pas de la manigance, c'est de la politique. Oui, il a le droit. Mais il a le droit, il manigance. Ça veut dire qu'il organise une coalition qui irait avec la droite pour refuser de répondre aux demandes des Français et quelque part pour refuser d'admettre que ceux qui ont le plus de députés aujourd'hui, c'est le nouveau Front populaire. En faisant ça, c'est un coup de force démocratique.

C'est irrespectueux et ça va susciter beaucoup de colère dans le pays. Et donc j'allère... Attention, une majorité faite sur quelle base ? Une majorité pour ne pas...

13:22
Présentateur

La droite a mis sur la table un pacte législatif très à droite d'ailleurs.

13:25
Fabien Roussel

C'est d'abord une majorité au service des intérêts de la finance. Ne pas augmenter les salaires. Continuer à détruire les services publics. Continuer à libéraliser le pays. Continuer à réduire la dépense publique. Tout ça, c'est pour servir les intérêts des banques, des milieux économiques, des grosses têtes, des grandes fortunes. Mais jamais le peuple travailleur, jamais les Français, jamais les agents de sécurité qui nous accueillent ici à l'entrée de BFM ou les agents des hôpitaux publics ou ceux qui préparent la rentrée dans nos écoles. C'est jamais eux qui sont au centre des intérêts de la France. Eh bien, des coalitions, des coalitions organisées par M. Macron jusqu'à M.

Wauquiez pour servir les intérêts de la finance, je peux vous dire une chose, c'est que nous, nous nous y opposerons jamais parce que, oui, dans notre cœur, nous avons d'abord la défense des intérêts des travailleurs, de ceux qui bossent, de ceux qui s'excrivent à gagner un petit peu de salaire pour pouvoir se payer des vacances quand aujourd'hui, Je peux vous dire qu'on est déterminé pour les défendre.

14:18
Présentateur

Fabien Roussel, que se passe-t-il si Emmanuel Macron jamais ne vous confie la tâche de former un gouvernement ? S'il arrive à son pacte

14:25
Fabien Roussel

avec la droite ? Eh bien, c'est ce que je viens de vous dire. C'est un coup de force démocratique. C'est nier...

14:30
Présentateur

Vous le dénoncez, mais il ne se passe rien derrière.

14:31
Fabien Roussel

Mais, mais, mais... Les Français seront pris à témoin. Non, je vous pose la question

14:35
Présentateur

parce que les Insoumis, par exemple, parlent de grève pendant les Jeux Olympiques.

14:38
Fabien Roussel

Mais moi, je ne dis pas ça. Je prendrai les Français à témoin. Chaque Français jugera de la crise dans laquelle notre pays s'enfoncerait. Ce serait extrêmement drame. Enfin, vous vous rendez compte de ce qu'il a fait, le Président de la République. Il refuse le résultat des élections législatives.

14:56
Présentateur

Il dit, personne ne l'a emporté dans un électro français.

14:59
Fabien Roussel

D'abord, il organise une dissolution. Deux, il refuse le résultat des élections législatives. Trois, il manigance pour faire une alliance contre nature avec les Républicains. Eh bien, excusez-moi, ça, c'est un coup de force démocratique s'il s'en va dans cette direction-là. Mais notre pays est déjà, aujourd'hui, avec beaucoup de colère dans le pays. Je crains une irruption, comme sur un volcan, que ça explose. Et quand ça explose, vous savez, on peut faire appel aux syndicats, etc. Je ne sais pas, moi, dans quel sens ça s'est explosé. Et donc, je souhaite que nos institutions soient respectées. Je souhaite que la démocratie soit respectée.

Et je souhaite que les Français soient respectés, d'abord.

15:40
Présentateur

Merci beaucoup, Fabien Roussel. Bonne journée à vous. Il est 8h52 sur BFM TV et RMC.