Bonjour chez vous ! du 12 mai 2026
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Questions et réponses
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- 0:31OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de ce vote ?
- 7:03OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut s'inquiéter aujourd'hui de l'antavirus ?
- 8:51RelanceRéponse directe
Le gouvernement a durci les règles pour les cas contacts, pourquoi ?
- 9:51OuverteRéponse directe
Le Sénat a rejeté l'article clé sur l'aide à mourir, pourquoi ?
- 10:04RelanceRéponse directe
Pourquoi l'article 2 a-t-il été supprimé ?
- 12:37RelanceRéponse directe
Pourquoi le Sénat n'a pas trouvé de compromis sur l'assistance médicale à mourir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22PrésentateurFait
« Le Sénat supprime l'aide à mourir du texte sur la fin de vie. »
- 1:40Locuteur non identifiéFait
« Tous les cas contacts doivent maintenant se confiner en milieu hospitalier. »
- 2:55Locuteur non identifiéFait
« La passagère française sexagénaire est en réanimation dans un état stable. »
- 4:15PrésentateurFait
« Le cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis ne tient plus qu'à un fil. »
- 4:43Locuteur non identifiéChiffre
« 45 millions de personnes pourraient être menacées par la famine si la crise se poursuit. »
- 4:54PrésentateurFait
« Un Tunisien de 27 ans a été mis en examen hier et placé en détention provisoire. »
- 5:10PrésentateurFait
« Le parquet général requiert la condamnation de Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs. »
- 9:57PrésentateurFait
« Le texte sur les soins palliatifs a été revoté rapidement. »
- 10:25PrésentateurFait
« Les pour sont ceux qui étaient favorables à la version alternative que vous avez proposée, Alain Millon. »
- 31:56Locuteur non identifiéChiffre
« 80% des électeurs du nouveau Front populaire sont favorables à une candidature commune en 2027. »
- 36:15Locuteur non identifiéFait
« Nous avons défendu l'union, la culture de l'union. »
- 36:39Locuteur non identifiéFait
« Il a un dispositif qui est connu, qui est d'ailleurs une machine de guerre en campagne. »
- 37:00Locuteur non identifiéFait
« Le fait de ne pas avoir accepté de construire le cadre de l'union. »
- 38:52Locuteur non identifiéChiffre
« Chez les insoumis, c'est 77% des sympathisants insoumis qui veulent la candidature commune. »
- 45:49Locuteur non identifiéChiffre
« 80% des électeurs de gauche veulent une candidature commune. »
- 51:47Locuteur non identifiéFait
« Il va finir par être examiné, il ne va pas l'être cette semaine. »
- 1:08:06Locuteur non identifiéFait
« Si demain ou après-demain Christophe Glez est libéré, on se dira écoutez ça n'a déjà pas si mal. »
- 1:08:56Locuteur non identifiéFait
« Je pense au Pied-Noir et je pense au Harki dont on doit entendre aussi l'expression. »
- 1:14:48Locuteur non identifiéChiffre
« Le régime algérien nous parle déjà de 45 000. »
- 1:23:52Locuteur non identifiéFait
« Christophe Glez ça fait deux ans qu'il est en Algérie, il a été arrêté fin mai 2024. »
- 1:25:33Locuteur non identifiéFait
« Les prisons algériennes sont remplies de délits d'opinion aujourd'hui maintenant on incarcère en Algérie les gens pour leur opinion. »
Temps de parole
- Présentateur47 %
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- Locuteur non identifié 215 %
- Locuteur non identifié 314 %
- Locuteur non identifié 43 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous et très heureuse de vous retrouver en ce mardi 12 mai pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Le Sénat supprime l'aide à mourir du texte sur la fin de vie. Comme en première lecture, il vide la loi de son article principal. Le rapporteur de ce texte, le sénateur Alain Millon, est notre invité. Bonjour. Bonjour. Vous aviez proposé un compromis, vous qui n'a donc pas réussi à s'imposer dans votre camp. Que pensez-vous de ce vote ? Vous nous le direz dans quelques instants.
Les sénateurs qui ont en revanche adopté l'autre partie du texte sur les soins palliatifs. On va longuement en parler. La primaire de la gauche a-t-elle du plomb dans l'aile ? Le PS se déchire. Fabien Roussel se tient prêt à être candidat. Jean-Luc Mélenchon l'est déjà dans une demi-heure. Nous recevons l'une des candidates à cette primaire, Clémentine Autain. Après deux ans de brouilles, va-t-on vers un dégel des relations avec l'Algérie ? Emmanuel Macron appelle à une relation apaisée. L'ambassadeur de France est de retour à Alger. La ministre déléguée aux armées s'est rendue à Sétif vendredi.
L'analyse dans une heure avec Françoise Degoy et Arnaud Benedetti, le fondateur du comité de soutien à Boilem-Sensal. Et puis à la une de nos régions, le choc à Nice. Une fusillade a fait deux morts si blessés dans le quartier sensible des Moulins. Un acte en lien avec le narcotrafic. Nous serons à Nice avec le directeur des rédactions de Nice Matin. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et d'abord le point sur l'actualité. Bonjour Stéphane Duguer. Bonjour Auriane. Bonjour à tous. A la une de ce mardi 12 mai, l'antavirus. C'est le gouvernement qui durcit les règles d'isolement.
Oui, tous les cas contacts doivent maintenant se confiner en milieu hospitalier. Décision prise après le test positif d'une des passagères du bateau de croisière de retour en France. Un isolement dans des conditions très strictes que nous raconte Céline Schmitt. Le dernier vol transportant des passagers de l'MV Undius a décollé hier de Ténérife au Canary. La crise sanitaire, qui a fait trois morts et huit cas confirmés d'infection à ce jour, a ravivé les souvenirs de la pandémie de Covid-19. Mais depuis l'Espagne, l'OMS le martèle. La situation actuelle n'est pas comparable à celle de 2020.
Aux habitants des pays qui accueillent leurs ressortissants, rien à craindre. Le risque est faible. Ce n'est pas un nouveau cas de Covid. Vous avez entendu parler de cette passagère française qui se trouve dans un état très grave. Imaginez si elle était restée plus longtemps sur le navire. Les évacuer ou les rapatrier est la bonne décision, car tous les passagers bénéficieront ainsi de l'aide nécessaire.
Parmi les cinq Français rapatriés, la passagère française sexagénaire est en réanimation dans un état stable. Les autres ont été placés en quarantaine à l'hôpital Bichat à Paris. Objectif, empêcher la diffusion d'agents infectieux qui peuvent être transmis par voie respiratoire, notamment au personnel médical. Ils ont donc été placés dans des sortes de bunkers sanitaires, des chambres d'isolement à pression négative, comme celle-ci à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. La pression dans la chambre est plus faible que dans le couloir, donc l'air peut rentrer librement, mais il ne peut pas sortir librement de la chambre. Il est capté par un système d'extraction et de filtration de l'air.
Et il y a un système, bien sûr, de renouvellement permanent de l'air. Les fenêtres dans cette chambre ne s'ouvrent pas. Hier à Matignon, les réunions se sont enchaînées alors que 22 cas contacts ont été identifiés côté français. Le gouvernement appelle à ne pas créer de panier. C'est un virus qu'on connaît. On a du retour d'expérience sur ce qui s'est passé dans les mois et les années précédentes. Et ensuite, on prend des mesures drastiques, de manière assumée, des mesures les plus dures de l'Union européenne avec un seul objectif. Et c'est le seul objectif de la ministre de la Santé. C'est le seul objectif du Premier ministre. C'est de protéger les Français.
Les quatre autres Français rapatriés sont négatifs à ce jour. Le cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis ne tient plus qu'à un fil. Il est même sous assistance respiratoire, dit Donald Trump. Le président américain envisage de relancer son opération d'escorte de navire dans le détroit d'Hormuz alors que les négociations patinent avec l'Iran. Le blocage du détroit par l'Iran peut avoir de graves conséquences, prévient l'ONU, notamment sur les cultures et sur l'alimentation. Sans engrais, il pourrait y avoir un grave problème de santé alimentaire l'année prochaine, a déclaré hier le secrétaire général de l'ONU.
L'Organisation des Nations Unies estime aussi que 45 millions de personnes pourraient être menacées par la famine si la crise se poursuit. Un possible attentat contre le Louvre, la communauté juive de Paris a été déjouée. Un Tunisien de 27 ans a été mis en examen hier et placé en détention provisoire. Le parquet national antiterroriste le soupçonne d'avoir voulu fomenter un projet d'attaque djihadiste et de rejoindre les rangs de l'État islamique en Syrie ou au Mozambique. Dans le procès du financement libysin de sa campagne, le parquet général requiert la condamnation de Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs.
Oui, une réquisition dans la droite ligne de sa condamnation en première instance alors que le procès dure jusqu'au 27 mai. Voilà ce qu'a notamment déclaré l'un des trois avocats généraux hier. Cette affaire a largement participé, depuis qu'elle a été révélée, à dégrader le pacte social, s'élan chez nos concitoyens un étrange sentiment de malaise entre amertume et résignation. Écoutez la réaction de maître Vincent Bringart, avocat de l'association anticorruption Sherpa.
Le réquisitoire a débuté par un aspect extrêmement solennel en rappelant notamment l'importance des faits en lien avec la démocratie, en lien avec la transparence, parce qu'on parle quand même d'un processus électoral qui est susceptible d'avoir été vicié par le financement d'une campagne électorale par le biais d'une puissance étrangère. Et donc c'est la tonalité de gravité, de solennité qu'on attendait.
Et puis à quelques jours des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le Sénat examinera donc lundi la question du corps électoral. Oui, question sensible du corps électoral à l'origine des émeutes il y a deux ans en Nouvelle-Calédonie. Il sera discuté sur la base d'une proposition de loi sénatoriale, celle du sénateur LR de Nouvelle-Calédonie, Georges Naturel. Le gouvernement veut s'appuyer sur ce texte pour effectuer en urgence un élargissement du corps électoral avant les élections provinciales prévues le 28 juin. Merci Stéphane et à tout de suite.
Alain Milon, je le rappelle, vous êtes sénateur LR du Vaucluse et vous êtes le rapporteur du texte sur la création d'un droit à l'aide à mourir. Le texte détricoté une nouvelle fois hier soir par le Sénat. On va longuement y revenir dans quelques instants. Mais d'abord, on regarde les unes de la presse régionale. Une de la presse régionale consacrée dans leur quasi-entièreté ce matin à l'antavirus. On va en regarder trois. D'abord, la vôtre, celle de la Provence. Antavirus, quel danger pose la question que pose le journal l'Est républicain sur la France qui ajuste ses précautions ? Et puis, où est-ce France ? Antavirus, comment sont pris en charge les patients ?
Alain Milon, vous êtes sénateur, mais vous êtes également médecin. Est-ce qu'il faut s'inquiéter aujourd'hui de l'antavirus ?
Je le fus, le médecin. Non, oui, il faut toujours s'inquiéter d'une possible épidémie virale, quelle qu'elle soit. L'antavirus, de ce que je sais, parce que je ne suis pas virologue, n'est pas aussi contagieux, ne semble pas aussi contagieux que le Covid et que les coronavirus en particulier. Donc moi, je pense que les mesures qui sont prises actuellement par la France sont les mesures exactes. Il ne faut pas s'inquiéter plus que ça. On le disait en aparté, il n'y a pas de traitement antiviraux. Quand on est affecté par un virus, on traite les symptômes, on ne traite pas la maladie elle-même, on attend qu'elle passe.
Et donc, ici, cet antavirus tel qu'il est, chez cette dame en particulier, c'est un antavirus qu'elle a pris sur le bateau qui vient d'Amérique latine. Donc, il y a, semble-t-il, deux types d'antavirus. Les antavirus américains, qui sont certainement ceux qui entraînent des complications les plus sévères. Et en Europe, la ministre le disait, l'antavirus est connu aussi, mais il est beaucoup moins grave. Moins létal.
La souche européenne est moins létale.
Il n'y semble-t-il pas du tout létal que le virus américain. Le problème, c'est que là, on a quelqu'un qui a un antavirus d'origine, Amérique latine. Et donc, il faut la mettre carrément en isolement. Ça, c'est une bonne chose. Et puis, il semblerait quand même que les symptômes qu'elle présente sont importants, mais pas graves et que sa vie n'est pas en danger. Donc, mettons-les en place. Tout est nécessaire. Elle a l'envé d'émission à l'heure actuelle.
Mais juste, le gouvernement, qui au début parlait d'auto-isolement, a finalement changé les règles hier pour dire que les cas contacts doivent être isolés en milieu hospitalier. Il fallait sévir, il fallait durcir les règles.
À cause de l'évolution de la maladie de cette dame, en particulier. C'est vrai qu'à partir du moment où on voit une évolution qui n'est pas très favorable, il vaut mieux prendre des mesures beaucoup plus strictes que de continuer à prendre des mesures. L'isolement chez soi, c'est une bonne chose. On sait très bien que la quasi-totalité de nos concitoyens ne respecteraient pas ce genre d'isolement. L'isolement en milieu hospitalier, en milieu fermé, comme pour cette dame, là, tout le monde surveille qu'elle est bien enfermée et qu'il n'y a pas de risque majeur.
Je crois que si le gouvernement prend des mesures extrêmement strictes actuellement, c'est plus parce que d'abord, il faut les prendre, mais c'est plus parce que si les mesures étaient moins strictes, elles ne seraient sûrement pas complètement respectées.
– Et la chaîne de contamination peut être cassée.
– Et la chaîne de contamination, oui.
– On va parler de l'actualité du Sénat. Vous êtes le rapporteur du texte sur l'aide à mourir et le Sénat qui a donc repris hier l'examen des textes sur la fin de vie. Le texte sur les soins palliatifs a été revoté rapidement, on va y venir. Et concernant le texte sur l'aide à mourir, il y avait comme un air de déjà-vu avec le rejet, Stéphane, de l'article clé. – Oui, l'article clé, c'est l'article 2, celui qui devait instaurer l'aide à mourir et en définir un peu les contours. Il a été supprimé avec 151 voix contre et 118 voix pour. Les pour sont ceux qui étaient favorables à la version alternative que vous avez proposée, Alain Millon.
Remplacé aide à mourir par assistance médicale à mourir et parmi les contre, vous aviez à la fois ceux qui étaient opposés farouchement à l'aide à mourir et ceux qui voulaient retrouver une version semblable à celle des députés. Écoutez Bruno Rotaillot, président des Républicains, sénateur et qui faisait partie des pourfendeurs de l'aide à mourir.
– Lorsqu'on essaie de regarder un peu les pays qui ont autorisé la mort administrée, il y a deux évolutions. La première, c'est que, là encore je l'ai souligné, à chaque fois qu'il y a eu l'égalisation, la porte était entrebâillée et ensuite elle a été grande ouverte. En clair, les garde-vous ont sauté les uns après les autres. C'est le cas au Canada, c'est le cas en Belgique, c'est le cas en Hollande, etc.
– Alors, du côté des socialistes, le président du groupe Patrick Caner a lui aussi voté contre cet article 2, mais pour une raison totalement opposée à celle de Bruno Rotaillot, parce que selon Patrick Caner, la réécriture du Sénat ne va pas assez loin.
– Il est une démonétisation de tout le travail qui a été fait par l'Assemblée nationale, donc nous arrivons à la conclusion strictement inverse en termes de vote. En aucune manière, nous ne voulons cautionner ce qui est chez vous une moins-value par rapport au texte de Léoné Ticlès. Nous pensons que nous pouvons aller plus loin, mais vous voulez aller moins loin que le texte de Léoné Ticlès. Mais il faut l'assumer.
– Il fait ici référence, Patrick Caner, à la loi sur la fin de vie Léoné Ticlès adoptée en 2016, qui prévoit une sédation profonde et continue pouvant amener jusqu'au décès dans des conditions là aussi très strictes. – Alors, sans cet article 2, ce texte sur l'aide à mourir est vivé de sa substance. – Et oui, parce qu'il n'y a plus aucun dispositif qui ne définit l'aide à mourir dans ce texte, qui n'est pas, sans rappeler le rejet du texte au Sénat en première lecture, c'était au mois de janvier, comme une histoire qui se répète là aussi après une suppression de l'article 2.
Et à l'issue des débats, la proposition de loi avait été jugée incohérente par les défenseurs et les opposants du texte. Le Sénat avait donc rendu copie blanche. On voit les résultats à l'époque du vote contre le texte en janvier. – Et les sénateurs n'ont donc cette fois-ci encore pas trouvé un compromis possible sur l'assistance médicale à mourir. C'est ce que vous proposiez, Alain Milon. Juste pour qu'on comprenne bien, Stéphane, qu'est-ce que ça a changé par rapport au texte des députés ? – Alors, les députés, ils souhaitent introduire dans la loi la possibilité pour un malade de s'administrer une substance létale dans des conditions très précises. Les voilà.
Avoir plus de 18 ans, être français ou habiter en France de manière stable, pouvoir manifester sa volonté de manière libre et éclairée et être atteint d'une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital en phase avancée ou en phase terminale. Au Sénat, c'est là-dessus. Notamment que vous n'êtes pas d'accord sur cette dernière condition, vous préférez restreindre l'assistance médicale à mourir aux patients dont le pronostic vital est engagé à court terme. Les conditions qui sont déjà en vigueur dans la loi Cles-Leonetti dont on parlait, qui date de 2016, à l'an Milon, cette réécriture, elle n'a finalement pas convaincu, l'article a été supprimé. Pourquoi ?
Il n'y a pas de compromis possible sur ce sujet ?
– Vous le voyez vous-même, je n'ai pas le sentiment qu'il puisse y avoir un compromis sur un sujet aussi important que celui-là. C'est vrai que ça engage finalement la conscience de chacun et que le vote est libre, il n'y a pas de consigne de vote dans les partis politiques sur des sujets aussi importants. Et donc chacun, en fonction de sa conscience, en fonction de son éducation, en fonction de ce qu'il ressent, vote en conscience et en liberté pour ou contre la proposition de loi telle qu'elle a été votée à l'Assemblée nationale et la proposition de loi telle que nous avons essayé de la mettre en place avec ma co-rapporteure, Mme Bonfantino-Saint. – Et quand vous proposez cette réécriture,
vous êtes optimiste à l'idée qu'elle soit votée ou pas ? – Parce que j'imagine qu'il y a eu plusieurs formules, vous êtes arrêté sur celle-ci et il y en a d'autres.
– Il n'y a pas plusieurs formules, il y a où on est pour, où on est contre, où on essaye de trouver quelque chose qui permettrait de faire en sorte que le Sénat sorte un texte. Là, la seule formule que nous avons trouvée, on n'est peut-être pas suffisamment intelligents, c'est de dire que la loi Clès-Leonetti, c'était la sédation profonde et continue jusqu'au décès, et de dire donc, dans ces conditions et en phase terminale, si la sédation profonde et continue ne marche pas, on autorise le médecin, avec l'accord du patient, à mettre en place un produit létal. C'était en somme la solution que nous avions trouvée pour essayer de trouver un texte sénatorial.
Le vrai problème maintenant, c'est qu'il n'y a pas de texte. Le Sénat n'a pas voté l'article 2, je rappelle quand même au mois de janvier, ce n'était pas l'article 2 qui avait été mis en cause, c'était l'article 4. Mais il avait été supprimé aussi, puis il n'y avait plus de texte non plus, parce que les 4 premiers articles de la loi sont ceux qui définissent l'aide à mourir ou l'assistance médicale à mourir que nous avons mis en place. Les articles suivants sont ceux qui mettent les modalités d'application. Donc les articles importants, c'est 1, 2, 3 et 4.
Le 2 est important parce qu'il déterminait chez nous, on ne parlait plus d'aide à mourir, mais d'assistance médicale à mourir, et nous confortions la loi Claes-Léonetti avec l'administration d'un produit létal en fin de vie, ce qui est d'ailleurs la définition donnée par la Haute Autorité de Santé.
Mais ça veut dire, Alain Milon, que pour vous, il fallait de toute façon aller plus loin que la loi Claes-Léonetti, parce que ça aussi, ça fait partie des débats. Il y a une loi Claes-Léonetti, est-ce qu'il faut aller plus loin ou est-ce qu'elle est suffisante ?
Pour moi, il fallait qu'on aille plus loin pour permettre au Sénat d'avoir un texte. Enfin, le Parlement est fait de deux assemblées.
Mais si on le font pour les patients, on va venir sur l'avenir du texte, mais pour les patients, pour les Français, est-ce qu'aujourd'hui, la loi Claes-Léonetti est suffisante ou est-ce qu'il faut la faire évoluer ?
À mon avis, pour les patients actuellement qui sont en fin de vie, d'après ce que disent les spécialistes en soins palliatifs, la loi Claes-Léonetti est suffisante. L'administration d'un produit létal n'est pas nécessaire puisque la sédation profonde et continue se fait jusqu'au décès. Donc la loi Claes-Léonetti est suffisante pour les patients en fin de vie. Nous, nous avions simplement dit en plus, on met le produit létal si le patient le demande et s'il refuse la sédation profonde et continue alors qu'il est en fin de vie. C'est tout ce que nous avons dit en plus par rapport à Claes-Léonetti et différemment de ce qu'a dit l'Assemblée nationale. On reparlera après de l'Assemblée nationale.
Oui, on va en parler de l'Assemblée nationale, mais vous, vous êtes, on l'a dit, vous étiez médecin, vous êtes aujourd'hui parlementaire. Est-ce que ça change du coup votre façon de construire ce texte et de travailler sur ce texte ?
D'être parlementaire, oui.
Mais d'être médecin ?
D'être médecin, non.
Ça n'a pas influencé votre réécriture ? Non. Qui est plus modérée que celle de vos collègues à l'air ?
Qui est beaucoup plus modérée, oui. Oui, mais non, d'être médecin, tous les médecins, quand on a des patients en fin de vie, à un moment ou à un autre, on a tous fait, une fois ou deux dans notre carrière, l'administration d'un produit létal. À l'époque, c'était trois médicaments, l'aractif, l'aractif, l'aractif, etc., de l'osale. On mettait ça en place et puis on faisait l'injection. La seule différence entre ce que nous avons fait à l'époque, sous la couverture, évidemment, de nos patrons, et ce qui est fait maintenant, c'est qu'à l'époque, on le faisait alors que ce n'était pas légal. Maintenant, ça devient légal. On légalise, finalement, l'administration de produits létals.
Ce que nous souhaitions, nous, les rapporteurs, c'est légaliser l'administration de produits létals en fin de vie. On ne voulait pas aller au-delà, parce qu'il y a des amendements qui disaient que même à 12 mois de la fin de vie, on peut administrer un produit létal. Je regrette, mais moi, je ne connais pas de maladies incurables. Elles sont incurables à l'instant T. Si on avait eu cette loi, dans les années 50, la tuberculose était une maladie incurable. Dans les années 70-80, la poliomyélite. Dans les années 80-90, le cancer du sein. Maintenant, par exemple, on parle du cancer du pancréas.
Le cancer du pancréas, c'est toujours pas une maladie curable, mais c'est une maladie dont on prolonge la vie à 4 ou 5 ans, alors qu'il y a quelques années en arrière, le délai maximum, c'était 6 mois. On trouve des traitements. Et moi, ce que je crains, c'est qu'en mettant en place une loi telle que celle de l'Assemblée nationale, la recherche se débarrasse des maladies incurables. C'est pas rentable. Donc, pour l'instant, elles le font parce que dans le temps, ça peut être rentable, mais si on dit à quelqu'un que vous avez une maladie incurable, finalement, le mieux, c'est que vous disparaissiez. Je ne suis pas sûr que les...
Donc, en fait, ce n'est pas tant la loi telle qu'elle est écrite aujourd'hui, même par l'Assemblée nationale, que vous craignez, ce sont les dérives qu'elle pourrait engendrer.
Bien sûr, bien sûr.
On se souvient de cette phrase de Bruno Retailleau, c'est lors de l'examen du texte, en première lecture, le risque est qu'il devienne demain plus facile de demander la mort que d'obtenir un soin. Oui. Ce n'est pas allé trop loin que tout, c'est ça ? Non, non, non. C'est-à-dire que vous pensez qu'avec cette loi, dans une société future, les malades, les personnes âgées, deviendront un poids pour la société ? C'est un vrai risque ?
C'est évident. C'est évident. Ne serait-ce... Vous avez dit les personnes âgées, je suis complètement d'accord. Ne serait-ce que les personnes âgées. À partir d'un certain moment, on sait tous que dans la vie, les instants qui coûtent le plus cher en matière de santé sont les six derniers mois de la vie. Le reste, ça ne coûte pas grand-chose. Pour la plupart, après, il y a des maladies, évidemment. Les six derniers mois de la vie sont ceux qui coûtent le plus cher. Quand vous arrivez à l'âge de 90 ans et que vous êtes en EHPAD et que vous avez votre voisin qui a 90 ans qui dit « bon, j'en ai marre, j'arrête », on lui fait la piqûre, il s'en va.
On lui dit « écoutez, vous, pourquoi vous ne faites pas pareil ? » Et pourquoi il n'en ferait pas ? Moi, je crois vraiment qu'il y a des débordements. On le voit d'ailleurs dans les pays étrangers où la mentalité est telle qu'actuellement, certains gouvernements, en particulier au Canada, regardent les évolutions et se posent des questions quant à la façon dont ils peuvent modifier la loi pour la rendre plus stricte que ce qu'elle est actuellement. Il y a des débordements qui se font. Alors, Bruno Rotaillot a parlé des débordements de la pauvreté. Ce n'est pas tout à fait vrai. C'est des débordements.
D'abord, dans le premier temps de l'application de la loi au Canada, les débordements ont eu lieu avec les personnes les plus riches qui se faisaient euthanasier, etc. Et puis, progressivement, quand même, sont venus, parce qu'il y a eu des modifications dans la loi, les personnes handicapées. Et puis, progressivement, les personnes âgées. Et actuellement, on a un problème là-bas, aux Pays-Bas aussi, d'ailleurs, parce que vous avez vu qu'aux Pays-Bas, il y a eu des propositions qui n'ont pas été retenues, où on disait, à partir de 70 ans, après tout, vous ne servez plus grand-chose. C'est vrai, d'ailleurs. Donc, vous pourriez disparaître.
Est-ce que ce texte, la différence entre ce texte et la loi Leonetti, alors ça va changer les choses pour les patients, ça va aussi changer les choses pour les familles ?
Et pour les médecins.
Et pour les médecins ? On va revenir dans quelques instants à l'avenir du texte. Mais on le disait, il y avait deux textes. Il y a deux textes qui sont examinés. Le texte sur l'aide à mourir qui a donc été vidé de sa substance. En revanche, le texte sur les soins palliatifs, il a été radopté rapidement hier. Est-ce qu'il y a quand même encore du travail à faire ? Il y a une vingtaine de départements dans lesquels il n'y a toujours pas de services de soins palliatifs.
Honnêtement, c'est le travail qu'il faut faire. Je reviens juste deux secondes sur les soins palliatifs, justement. Au Canada, la mise en application de la loi sur l'euthanasie a entraîné une diminution de l'efficacité des soins palliatifs. Et le Canada, qui était en 11e position au niveau international sur ces soins palliatifs, a dégradé de 10 places depuis. Donc, véritablement, les soins palliatifs, ça coûte cher. Et pour l'instant, ce n'est pas mis partout. Et c'est plus facile de proposer la mort que de proposer le soin. Mais les soins palliatifs, il faut évidemment les mettre partout en place.
Et moi, j'avais proposé, mais bon, c'est peut-être parti un peu d'utopie pour l'instant, que les soins palliatifs soient mis en place dès le diagnostic de la maladie. Et pas uniquement quand le patient arrive en fin de vie. Dès le diagnostic de la maladie, parce qu'il faut évidemment les soins curatifs, mais il faut aussi des gens qui sont spécialisés dans la façon dont vous allez évoluer dans votre maladie. Et ces gens-là, ce sont les soins palliatifs. Mais pour faire des soins palliatifs sur tout le territoire national, ce qui est l'idéal, il faut aussi former les gens, former les médecins.
Ce qui n'est pas suffisamment le cas ?
Pas du tout. Pas du tout. La spécialité de soins palliatifs n'est absolument pas choisie par les jeunes médecins. Pour une raison simple, c'est que quand on a 20, 30 ou 35 ans, on n'a pas envie de côtoyer la mort tous les jours. donc ce n'est pas suffisamment formé pour les médecins, pour les infirmiers, pour les aides-soignants parce que c'est un service un soin palliatif. Les psychologues, les psychiatres, c'est un service complet fait de plusieurs spécialités qui travaillent ensemble pour soulager au maximum le patient. Autant au niveau des douleurs physiques que des douleurs psychiques.
Et face aux difficultés, on en parlait dans certains territoires sur ces soins palliatifs, les élus prennent des initiatives. C'est le cas aux Herbis en Vendée. Bonjour Christophe Augard. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le maire des Herbis. Vous avez mis en place un dispositif inédit qui concerne les soins palliatifs implantés au sein d'un EHPAD. Expliquez-nous en quoi ça consiste.
Exactement. Bonjour. Écoutez, merci de votre invitation. On a fait une petite innovation chez nous avec le soutien notamment de l'ARS qui correspond à un besoin. On s'est rendu compte que dans nos EHPAD, on avait à peu près 70 ou 80 demandes par an notamment d'accompagnement en soins palliatifs et force est de constater en fait que nos résidents nous apportaient un peu à droite à gauche pour aller se faire accompagner en soins palliatifs et donc on a essayé de faire un espace d'accompagnement palliatif au sein de notre EHPAD et ça a fonctionné et il est ouvert depuis janvier dernier avec 10 appartements.
Voilà, il y a de quoi avoir une expérimentation parce que c'est une expérimentation sur 3 ans mais qui va nous permettre d'accompagner bon nombre de personnes.
Et justement, vous le dites, c'est en place depuis le 1er janvier dernier, on a l'impression à vous entendre que le premier bilan est positif, l'expérimentation pourrait devenir pérenne ?
Alors c'est d'autres souhaits parce que ça fonctionne bien. Pour l'instant, nous avons depuis janvier accompagné 14 familles, 14 personnes et 14 familles. L'idée pour nous, c'était aussi de permettre à nos personnes âgées de pouvoir continuer ce que ça dédié d'abord aux personnes âgées, c'était de pouvoir les accompagner sur place, à proximité de leur environnement habituel, de leur famille, etc. et de ne pas faire des kilomètres dans tous les sens. Notre souhait, c'est que ce soit pérennisé, donc on est parti sur 3 ans. On a beaucoup, beaucoup de demandes d'autres établissements de partout en France.
On va d'ailleurs faire un webinaire pour expliquer comment ça fonctionne parce que ça intéresse énormément les EHPAD des 4 coins de la France.
Alain Millon, que pensez-vous de cette initiative ?
Je vous ai répondu hier, c'est super. Bravo pour ce que vous avez fait. Je pense que c'est une idée qu'il faut développer et qu'il faudrait mettre sur l'ensemble du territoire national et dans l'ensemble des EHPAD. Mais il faut aller encore plus loin probablement. C'est vrai que les soins palliatifs doivent se faire en milieu hospitalier, en milieu des EHPAD, pour une raison toute simple, et M. Le Maire a complètement raison, quand on déplace une personne âgée, on aggrave sa santé, obligatoirement. L'environnement est important. C'était l'objet de ma thèse en médecine, l'influence de l'environnement sur le psychisme de la personne âgée.
Donc l'environnement d'une personne âgée est extrêmement important. Mais dès qu'on la déplace, on change tout et on aggrave sa santé. Ça, c'est un point. Donc bravo pour ce qu'il a fait M. Le Maire. Il faut le mettre dans les EHPAD, mais il faut aller plus loin. Les soins palliatifs doivent se faire également à domicile. Toutes les personnes âgées ne peuvent pas aller en EHPAD ou ne souhaitent pas aller en EHPAD. Il faut donc aller, et toutes les personnes malades aussi, il faut donc les accompagner même à domicile. D'où, évidemment, l'importance du financement des soins palliatifs. Vous avez vu que la ministre a déclaré qu'elle mettait un milliard sur 10 ans.
Ça ne fait que 100 millions par an. Un service de soins palliatifs, ça coûte en moyenne un million. Il y a 100 départements. Donc on a beaucoup de travail à faire sur les soins palliatifs. Et avant de s'occuper de donner la mort, essayons de maintenir la vie.
Merci, merci monsieur le maire d'avoir été avec nous Christophe Augard, maire des Herbiers en Vendée. On va parler justement de la suite du texte avec ce vote hier au Sénat parce que Stéphane, le risque pour le Sénat maintenant c'est de sortir sans texte de cette deuxième lecture et du coup de ne pas peser dans les négociations face aux députés. Oui, vous le disiez Alain Milon, les textes font la navette entre les deux chambres, entre l'Assemblée et le Sénat. Après le vote des sénateurs, le gouvernement peut convoquer une commission mixte paritaire. 7 députés, 7 sénateurs pour tenter de trouver un accord sur ce texte et pour négocier il vaut mieux arriver avec un texte dans ses mains.
Ça paraît assez mal embarqué et vous pourriez vous retrouver avec une copie blanche devant les députés d'où la volonté qu'avait exprimée le président du Sénat Gérard Larcher de voir le Sénat adopter sa version de l'aide à mourir. C'était avant le rejet de l'article 2. Le risque c'est aussi qu'en cas d'échec de la commission mixte paritaire si vous n'arrivez pas à trouver d'accord avec les députés, le gouvernement convoque une dernière lecture Assemblée-Sénat et qui donne le dernier mot à l'Assemblée nationale ce qui éclipserait complètement l'avis des sénateurs dans le texte final.
Un texte d'autant plus symbolique pour Emmanuel Macron car il veut en faire la grande réforme sociale de son deuxième quinquennat et les réflexions avaient été lancées en 2022 avec la Convention citoyenne sur la fin de vie. Est-ce que vous pensez Alain Millon au vu de tout ce qu'on s'est dit jusque-là que vous pouvez quand même avoir un texte à amener devant les députés en commission mixte paritaire ? Même incomplet ?
Non, je pense qu'il n'y aura pas de texte. C'est ce que j'ai dit hier d'ailleurs juste avant le vote. Si vous votez contre l'article 2, vous votez pour le texte de l'Assemblée nationale. Je serai évidemment membre de la commission mixte paritaire si elle existe et j'arriverai avec, comme dit le poète, mes mains dans les poches crevées. Je n'aurai rien à dire.
Est-ce que vous pensez que le vote de vos collègues sénateurs il se fait sur des convictions personnelles ou est-ce qu'il y a aussi une portée politique avec un nom de la présidentielle, une volonté de ne pas offrir à Emmanuel Macron sa grande réforme sociétale ?
Non, non, non. Je pense honnêtement que chacun a voté en fonction de ses convictions personnelles. Et c'est d'ailleurs très bien comme ça, c'est normal. Les élections présidentielles, c'est ensuite... Alors, certains sont peut-être préoccupés par les élections présidentielles, mais peut-être pas obligatoirement pour ce texte. Il y en a même certains
qui sont déjà candidats. Il y en a même certains qui sont déjà candidats.
Oui, oui, oui. Heureusement d'ailleurs qu'il y a des candidats. Sinon, on serait embêté de ne pas avoir de candidats pour les élections présidentielles. Non, mais ça n'a pas joué. Il ne faut pas faire des élections
présidentielles non plus. Ça n'a pas joué. L'aspect politique n'a pas joué, selon vous.
Non, non, non. De ce côté-là, non, pas du tout. Je ne pense pas.
Ce texte, il est issu d'une convention citoyenne qui avait voté largement en faveur de la création de cette aide à mourir. L'argent en 70%. Oui, c'est quand même une majorité assez confortable. Il y avait même la question de l'euthanasie dans la convention citoyenne. Est-ce que vous n'avez pas l'impression quand même d'être en décalage en refusant cette aide à mourir avec les attentes de la société ?
D'abord, je ne suis pas d'accord pour dire avec les attentes de la société. Quand on regarde les sondages, c'est vrai qu'il y a 7 ou 8 mois en arrière, 92% de nos concitoyens étaient favorables à l'aide à mourir. On regarde les sondages actuels, on n'est plus qu'à 52%. Je ne suis pas sûr que si on avait donné l'information complète et si nos concitoyens avaient une information complète, ils seraient toujours d'accord pour le faire. Le problème est simple. On vous pose la question. Vous êtes jeune, cette chance-là. Je vous souhaite de vieillir, de pouvoir vieillir.
Mais si on vous pose la question, vous êtes jeune, quand vous serez vieux, vous serez malade, vous aurez des douleurs partout, vous n'aurez plus aucune envie de vivre. si on vous propose de mourir, la réponse naturelle, c'est oui, bien sûr. Mais si on vous dit, quand vous serez vieux, vous aurez les soins palliatifs, vous serez confortablement installés dans votre maladie, vous ne souffrirez plus ni psychiquement, ni somatiquement, et vous serez entourés. Pourquoi mourir ? Donc, ça dépend de la façon dont la question est posée et de ce que l'on propose à nos concitoyens dans le curatif, dans la santé, dans l'accompagnement.
Merci Alain Milon. Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin, rapporteur de ce texte sur le droit à l'aide à mourir. Stéphane, vous revenez dans 20 minutes ? Avec la revue de presse, on parlera notamment de l'antavirus qui occupe beaucoup de l'une ce matin. Et on va tout de suite accueillir notre prochain invité. On va parler de la gauche, de la primaire de la gauche. C'est Clémentine Autain qui nous rejoint. Eh oui ! Bonjour Clémentine Autain, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes candidate à la primaire de la gauche. On va évidemment longuement en parler. Vous êtes députée l'après de Seine-Saint-Denis.
Nous sommes ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle. Bonjour Ariane. Bonjour Clémentine Autain. Bonjour Christelle. Et Clémentine Autain, vous faites donc partie des candidates à cette primaire de la gauche. Alors, Jean-Luc Mélenchon est candidat à la présidentielle. Le PS se déchire. Fabien Hausset, elle a redit hier qu'il se préparait à être candidat. Est-ce que franchement cette primaire de la gauche a encore un sens ? Elle a un sens absolu. Pour une raison simple, 80% des électeurs du nouveau Front populaire sont favorables à une candidature commune en 2027.
Nous sommes dans une situation politique où il y a désormais trois grandes familles politiques, l'extrême droite, le bloc dit central qui est en fait un bloc de droite et la gauche qui est issue de cette histoire du nouveau Front populaire. C'est encore une même famille pour vous. Si nous partons façon puzzle, c'est-à-dire dans la dispersion et dans la division, nous perdons nos chances d'être au second tour pour la troisième fois puisque les deux dernières fois nous n'avons pas, la gauche a été absente du second tour.
c'est quand même la condition sine qua non pour pouvoir l'emporter et je crois que seule cette union peut permettre une dynamique populaire et c'est pourquoi la primaire est la méthode de départage parce que comme vous le dites, il y a différentes candidatures, très nombreuses, et je ne vois pas d'autres méthodes que de donner démocratiquement le pouvoir au peuple de gauche de désigner son incarnation. Cette primaire, Brice Vallon n'en veut pas, François Hollande n'en veut pas, Raphaël Glucksmann n'en veut pas, François Hollande a dit ça y est, elle est enterrée de toute manière, quel sens est-ce qu'elle a si tout le monde n'y participe pas ?
Moi je pense que si le parti socialiste, les écologistes, l'après, Génération, debout avec François Ruffin, participent à cette primaire, il y aura une dynamique. Et l'aile droite qui en fait a un autre projet, son projet c'est quoi ? Il est contre la primaire mais il y a une raison, c'est qu'en réalité – Vous parlez de qui ? François Hollande ? – Oui, de Bernard Cazeneuve et maintenant peut-être aussi de Boris Vallot – Ça c'est l'aile droite de la gauche pour vous ? C'est l'aile droite de la gauche, François Hollande ? – Non mais pour moi, pour vous, je veux dire, c'est factuel, je ne suis pas en train de vous donner un scoop. – Et c'est quoi le projet ? – J'observe là.
– C'est quoi leur projet ? – Leur projet, c'est l'union des centres, mon projet, c'est l'union de la gauche et en fait, le débat autour de la primaire, c'est celui-là, c'est ceux qui pensent que ça ne sert à rien de s'allier avec nous parce que ce qu'il faut, c'est aller chercher le modem, c'est aller chercher les macronistes et ça pour moi, ça ne crée pas de la dynamique politique qui nous permet d'accéder au second tour.
Ma conviction, c'est que c'est le cœur du peuple de gauche qui doit être galvanisé, mobilisé par cette primaire qui peut rassembler des millions, des millions, vous m'entendez, peut-être un, peut-être deux, peut-être trois, peut-être quatre, qui vont venir participer à désigner l'incarnation. Mais vous le savez, il y a des différences entre nous, ce n'est pas un scoop, je peux vous les donner sur plein de sujets. Moi, je pense qu'un socialiste ne peut pas incarner parce qu'il y a un lien avec un bilan qui a été désastreux qui est celui de l'ère Hollande et que les Français et notamment les électeurs du Front Populaire ne veulent pas de retour à cette ligne politique, c'est ma conviction.
Mais je vous le dis, c'est ma conviction. C'est au peuple de gauche de trancher. Donc je suis prête à dire que je suis dans cette primaire. Cela signifie une chose, je veux gagner et je crois que je peux gagner. Mais je suis prête à perdre parce que c'est la condition du rassemblement. Et signer la page Hollande, elle n'est pas tournée au PS pour vous ? Le PS, c'est encore le bilan de François Hollande ? Non, je ne le crois pas. Je ne crois pas que c'est majoritaire au Parti Socialiste. Je ne crois pas que... Mais vous dites qu'un candidat PS ne peut pas incarner. Non mais ça dépend éventuellement s'il y a un candidat PS qui est clair sur une rupture avec cette ère.
Hollande, qui est un carnotre chose. C'est tout ce François Hollande au PS. Ce que je veux dire c'est qu'il y a une blessure dans le peuple de gauche. Il faut entendre les élections. Pourquoi Jean-Luc Mélenchon les deux dernières fois est arrivé franchement en tête ? C'est parce que l'aspiration aujourd'hui à gauche elle est à une transformation profonde sociale et écologique. C'est ma conviction. Mais vous dites que pour arriver au second tour il faut que la gauche soit unie. La gauche elle a déjà un candidat aujourd'hui. Il s'appelle Jean-Luc Mélenchon. Si de votre primaire sort un candidat et une candidate vous serez quand même deux.
Pourquoi dans ces cas-là si vous voulez que la gauche soit unie ne pas vous rallier directement à Jean-Luc Mélenchon ? Vous le savez ça a été un des désaccords majeurs qui a conduit d'ailleurs à la purge et à notre exclusion de la France insoumise. Nous avons défendu l'union la culture de l'union. Voilà. Jean-Luc Mélenchon dès 2022 a décidé et c'est la raison d'ailleurs pour laquelle il nous a exclus pour éviter d'avoir toute forme de concurrence crédible pour être candidat. Ça a été son choix. Donc je ne suis pas étonnée qu'aujourd'hui il soit candidat et effectivement il a un dispositif qui est connu qui est d'ailleurs une machine de guerre en campagne et il a des atouts.
Il faut dire les choses franchement. Quels sont encore ses atouts aujourd'hui ? Ce que je vous dis Je vous dis un positionnement dans une gauche franche et la capacité d'avoir une organisation qui est une machine de guerre. Il a aussi des handicaps solides le fait de ne pas avoir accepté de construire le cadre de l'union et des effets d'image des polémiques des positionnements qui ont heurté et qui ne permettent pas de rassembler toute la gauche. Voilà. Je vous parle franchement. Bon. Ça il est parti je ne suis pas étonnée.
Si le reste de la gauche est dans l'état dans lequel il est à un an de la présidentielle incapable incapable de trouver la méthode pour s'unir et je n'en vois pas d'autre que la primaire. D'ailleurs Boris Vallaud et ses amis qui nous disent la primaire ça ne va pas sont dans l'incapacité de nous dire quelle est l'autre méthode de départage.
Nous sommes je parle de moi je parle de François Ruffin je parle de Génération je parle de Marine Tournelier nous nous disons nous sommes prêts à mettre notre candidature en jeu à dire voilà nous on a des convictions chacun sur pourquoi on pourrait être le meilleur ou la meilleure candidate mais nous acceptons cette règle parce que nous avons une responsabilité historique on n'est pas par temps calme je vais vous le dire on n'est pas par temps calme on est dans un moment où l'extrême droite est aux portes du pouvoir. Mais vous dites François Hollande fait le pari.
Notre responsabilité politique elle est d'être capable de construire cette union et cette union pour la construire il faut une méthode de désignation et je ne vois pas d'autre solution que la primaire. J'ai toujours pas la réponse à ma question vous dites la France est divisée en trois blocs le Rassemblement National aura un candidat ou une candidate le bloc central est en passe finalement de trouver un accord on verra s'il le trouve ou pas vous aurez quoi qu'il arrive deux candidats en quoi ça vous amènera au second tour ?
Alors je vous le dis la dynamique politique que peut créer la primaire à la condition que nous ayons une candidature qui est capable de parler à l'électorat insoumis à l'électorat communiste qui d'ailleurs je vous le rappelle chez les insoumis c'est 77% des sympathisants insoumis qui veulent la candidature commune donc pour l'instant quand ils voient le désastre du reste ils se disent pour l'instant c'est Jean-Luc Mélenchon qui tient bon mais si demain nous avons une candidature qui est capable de parler à son électorat alors nous pouvons devenir le vote utile et nous pouvons être en tête à gauche et nous pouvons passer au second tour et à ce moment-là disputer la victoire à l'extrême droite c'est ça c'est ce scénario que je veux et donc quand on a ce que je veux dire c'est qu'on focalise sur la méthode de la primaire je n'en vois pas d'autres mais j'insiste sur le fait que le vrai débat il est sur l'orientation la stratégie politique est-ce que au fond ce qu'on veut c'est draguer le centre ou est-ce qu'au fond ce qu'on veut c'est galvaniser le peuple de gauche et donc sur un projet d'union et de transformation en profondeur de ce pays est-ce qu'il ne va pas falloir tout faire et amener à vous certains électeurs de Jean-Luc Mélenchon mais aussi draguer le centre est-ce qu'il y a un espoir d'être au second tour sans séduire ce centre dont parle François Hollande ça c'est la question du second tour je vais vous dire Lionel est-ce que le barrage en TIRN il ne va pas se jouer au premier tour je vous rappelle une petite histoire récente Lionel Juspin il a fait cette erreur il s'est adressé directement aux électeurs sur un mode de changer et la structuration du paysage politique est différente il y a des règles pardonnez-moi je suis en désaccord complet je pense que ce qu'il faut c'est galvaniser et je le redis le peuple de gauche c'est notre garantie pour être au second tour sans poser des mots des actes qui soient rédhibitoires pour un second tour pour que quelqu'un du centre honnête mette un trait d'égalité et n'ait pas envie de voter entre l'extrême droite dont la dangerosité pour ce qui est le cœur des principes républicains d'accord c'est le cœur notre moteur c'est la liberté l'égalité la fraternité notre bien commun c'est quand même la démocratie ils vont tout mettre à terre tout mettre à terre je ne sais même pas dans quelles conditions nous pourrons faire de la politique nous pourrons contester si l'extrême droite est au pouvoir donc il faut à la fois galvaniser notre camp et être capable au second tour de rassembler mais quand on fait les choses à l'envers et Jospin l'a fait il en a payé le prix il n'a pas eu le prix mais vous croyez qu'elle est encore possible il espérait rassembler au second tour c'est pour ça qu'il y avait un éperpillement des candidatures au premier tour est-ce que là en 2027 le barrage anti-RN il ne va pas se jouer dès le premier tour est-ce que ce n'est pas dès le premier tour qu'il faut vous adresser à vos électeurs dès le premier tour ce qu'il faut c'est montrer qu'on est capable déjà d'être au second et pour être capable d'être au second il faut rassembler la gauche voilà et ceux qui ne comprennent pas ça font fausse route vous voulez que je vous donne l'exemple britannique vous avez vu ce qui s'est passé là voilà c'est-à-dire que la ligne travailliste qui est une ligne d'une tièdeur absolue je vous dirais la gauche tisane mais j'adore la tisane donc je n'ai pas de mépris pour la tisane mais vous voyez ce que je veux dire la gauche tisane c'est quoi c'est la gauche Hollande chez nous mais oui c'est la gauche la gauche qui ne tire pas les leçons de l'impasse de la social-démocratie depuis 40 ans qui s'est moulée dans les normes néolibérales là on parle beaucoup de popole on fait de la politique on fait de la cuisine les français qui nous regardent je pense qu'ils sont saturés le spectacle que l'on donne c'est un cirque moi je dis qu'il faut que ça suffit ça s'arrête il faut que le parti socialiste tranche et avant l'été qu'il y ait un vote ce qu'ils veulent je ne suis pas membre du parti socialiste ils se débrouillent ils arrêtent de faire ce congrès permanent du parti socialiste en nous prenant en otage en nous prenant en otage parce que nous sommes tous otages de ce cirque et de ce spectacle donc j'appelle à ce que ça cesse j'appelle les militants socialistes à prendre leur responsabilité à sortir de cette ambiguïté de ce jeu de un coup oui un coup non etc et finalement de ne pas choisir il est temps de choisir nous sommes à un an de la présidentielle maintenant chacun doit prendre leur responsabilité Clémentine Tartre là vous demandez à Olivier Ford d'accélérer le calendrier s'il ne le fait pas il se passe quoi et s'il n'y a pas de primaire si cette primaire comme le dit François Hollande est morte que faites-vous ?
d'abord j'ai du mal à me situer dans cette perspective parce que je pense que le sésame c'est cette primaire donc moi jusqu'à l'été je me battrai bec et ongle j'ai la foi du charbonnier pour que cette primaire existe ce qu'on fera s'il n'y a pas cette primaire c'est la séquente après l'été d'accord est-ce que vous pourriez être candidate hors primaire pour être claire ?
non mais l'idée c'est pas de rajouter plein de candidatures dans un contexte de division moi je l'ai dit je suis une candidate pour l'union je ne serai pas une candidate de la division ça veut pas dire que je vais disparaître de la circulation même si c'est toujours possible si le carnage est total je chercherai à trouver du rassemblement qui n'est pas la candidature de mes rêves la plus large possible donc on verra ce qui est possible de faire mais chaque chose mais ça pourrait encore être Jean-Luc Mélenchon ou pas ?
chaque chose ou Jean-Luc Mélenchon il n'y aura jamais de ralliement de votre part à Jean-Luc Mélenchon vous m'entendez je n'exclus rien y compris un ralliement Jean-Luc Mélenchon non mais je n'exclus aucune hypothèse je chercherai avec mes camarades de l'après quelle est la solution dans un contexte qui n'est pas celui que nous voulons qui nous permettra d'être au plus haut et je l'espère d'accéder au second tour donc une chose après l'autre je ne renonce pas je suis pour l'union parce que je pense que c'est la condition pour gagner donc Jean-Luc Mélenchon appelle à éviter le suicide anti-LFI quand il propose aux forces de gauche une campagne commune présidentielle législative vous pourriez vous voyez un peu le cirque là aussi pardon excusez-moi mais il décide du candidat tout seul et ensuite il dit si vous voulez venir coller trois affiches et faire coucou on est avec vous c'est ok bon ce n'est pas des manières de rassembler ce n'est pas comme ça qu'on rassemble ce n'est pas vrai d'accord c'est un problème de méthode minimale normalement s'il veut un rassemblement on fait le rassemblement et on désigne une méthode pour choisir le candidat mais on n'impose pas un candidat après il y a on verra quand il faudra faire de l'affreuse tout ce que je déteste de la réelle politique dans une situation donnée mais nous ne sommes pas dans ce moment nous avons encore deux mois et je veux dire un mot vous savez nous avons eu un meeting cette semaine à la Bellevileuse voilà et je suis assez ahurée de voir la couverture médiatique qui en fait fait le jeu de la division fait le jeu des prophètes de la défaite avec le grand bonheur à la fois de Hollande et à la fois de Jean-Luc Mélenchon où les éditorialistes se sont précipités pour expliquer que tout ça c'était nul que tout ça n'avait pas d'avenir je le redis 80% des électeurs de gauche veulent une candidature commune et j'aimerais que celles et ceux qui commentent les politiques juste prennent conscience de ça pourquoi je veux une primaire ?
parce que je pense que c'est galvanisant parce que je pense que les partis politiques représentent peu de choses malheureusement et je le regrette si on a une dynamique qui implique des millions de gens vous allez voir que ça change la donne juste parce qu'il faut qu'on avance et parler d'un sujet que vous portez la question de l'alimentation puisque le RN exactement juste un dernier mot le RN est en tête actuellement dans les sondages le maire et la fille non mais juste le maire et la fille de Saint-Saint-Denis Balibagayoko il évoque une possible insurrection populaire en cas de victoire du RN est-ce que vous êtes d'accord avec ses propos ?
je pense que si le rassemblement national gagne dans ce pays il y aura des résistances mais insurrection populaire c'est pas vrai la résistance et après l'insurrection c'est pas la même chose oui je pense que effectivement il peut y avoir des colères qui s'expriment dans ce pays mais insurrection le mot est fort c'est-à-dire si le RN gagne il gagnera de manière démocratique oui de manière démocratique dans une démocratie qui est quand même très abîmée à plein des gals ça veut dire que vous remettrez en place à la légitimité du vote ?
je suis pas comme ça si il y a un vote en France voilà le peuple aura tranché par ce vote-là mais de là à dire que la démocratie est parfaite dans un monde où par exemple l'Arcum autorise CNews à être sur une chaîne de la TNT dans une démocratie où Emmanuel Macron qui est président depuis 9 ans a abîmé considérablement et préparé le terrain vous savez si Marine Le Pen ou Jordan Bardella arrivent au pouvoir ils sont dans le cadre de la 5ème république la destruction va être immédiate le pouvoir enfin s'ils sont au pouvoir pardon c'est parce qu'ils auront été élus par une majorité de français donc une insurrection populaire ça veut dire ne pas reconnaître le vote d'une majorité de français c'est compliqué vous pouvez dire que les gens n'ont pas le droit de contester n'ont pas le droit de manifester qu'est-ce que vous mettez derrière insurrection il faut s'entendre c'est lui qui est employé vous m'interrogez sur ce mot qu'est-ce qu'on met derrière moi je mets derrière insurrection des colères les gilets jaunes ça peut être une forme d'insurrection c'est-à-dire des gens très en colère et je le crois je ne pense pas que le pays aujourd'hui soit prêt à donner les clés au Rassemblement National et je termine d'un point avant d'arriver à Master Poulet qui m'intéresse énormément parce que l'alimentation pour moi doit être une priorité mais je veux rappeler que Front Populaire 27 qui s'est réuni mardi dernier a mis sur la table 8 priorités visiblement un certain nombre de socialistes un certain nombre d'éditorialistes n'ont pas lu ces priorités il y a des dizaines et des dizaines de propositions concrètes est-ce qu'on veut c'est ça le sujet de la primaire est-ce qu'on veut être en capacité de faire que demain on ait un panier de 100 produits qui sont dans les hypermarchés sans marge c'est-à-dire à prix coûtant est-ce que demain on est capable de mettre sur la table un million de voitures électriques en leasing social et d'investir dans les transports collectifs du quotidien et d'avoir un ticket qu'on a pour le rail est-ce que demain on est capable d'encadrer les loyers et le foncier c'est ça le sujet d'augmenter les salaires de reconstruire le code du travail je vous parle contenu parce que celles et ceux qui nous regardent il faut qu'ils comprennent que c'est ça l'enjeu c'est leur quotidien alors Master Poulet c'est aussi une question de contenu vous avez dit c'est une question d'alimentation c'est vraiment une question d'alimentation ou c'est une question politique Master Poulet les deux l'alimentation est une question politique et je pense même qu'aujourd'hui la lutte des classes la lutte des classes pour utiliser des grands mots c'est-à-dire en fait les inégalités se jouent considérablement dans l'assiette l'insécurité alimentaire c'est dans les chiffres très officiels 11% des français qui sont en insécurité dans des chiffres qui sont un peu plus complets on sait que c'est un français sur trois qui ne mange pas à sa faim ce qu'il veut de manière diversifiée donc oui nous avons un enjeu collectif immense à faire en sorte que notre santé ne soit pas abîmée par notre alimentation et que les classes populaires en particulier ne fassent pas les frais le rôle des maladies de se battre Clémentine Autain vous défendez l'implantation de Master Poulet ou pas ?
Je suis contre l'interdiction de manière absolument radicale je trouve ça même insupportable Est-ce que le rôle d'un élu n'est pas de se battre contre ces chaînes qui de toute manière grignotent un peu partout dans le territoire D'accord est-ce que c'est une question ?
Alors ok il s'est battu contre le Burger King qui est à 100 mètres il s'est battu contre le McDo qui est à quelques centaines de mètres de plus et par ailleurs Certaines municipalités se battent contre des McDo et ça fait moins de polémique Arrêtez On nous dit que le poulet en plus il n'est même pas frit chez Master Poulet donc c'est du poulet Non mais il en battrait en revanche C'est du poulet avec des frites je suis d'accord En face vous avez un restaurant c'est Thierry Marx qui est d'ailleurs un grand chef cuisinier qui y est il y a aussi du poulet frites il existe ce poulet frites il n'est pas au même tarif Il n'est pas du tout Clémentine Autard un dernier mot parce que malheureusement le temps s'est Qu'est-ce qu'on propose qu'est-ce qu'on propose pour que les jeunes issus des quartiers populaires issus aussi de l'immigration parce que c'est beaucoup ce public qui va dans le Master Poulet qu'est-ce qu'on leur propose qu'est-ce qu'on leur propose qu'est-ce qu'on leur propose Moi c'est ça qui me met en colère c'est qu'en fait il y a une sorte de guerre vers des pratiques qui sont liées au fait que Master Poulet c'est quantité prix tout à fait accessible Clémentine Autard très rapidement un autre sujet sur l'administration ça vous concerne aussi c'est aujourd'hui que les chefs de groupe de l'Assemblée vont décider d'examiner ou non votre taxe sur le cadmium pour réduire la teneur en cadmium des engas agricoles Vous êtes confiante sur le fait qu'il va être examiné ?
Oui il va finir par être examiné il ne va pas l'être cette semaine parce qu'on est en position 7ème il va l'être je l'espère ça dépend demain matin de la décision des présidents de groupe il va l'être normalement en tout cas je le souhaite Est-ce que tous les présidents de groupe vous soutiennent là-dessus ?
Comprenez une chose non pas encore et c'est demain matin que nous aurons la confirmation ou non qu'ils prennent au Cernieux cet enjeu de sécurité alimentaire qui vous est si beaucoup je vous dis juste un mot l'équation qu'on a à résoudre c'est comment faire en sorte qu'une alimentation de qualité soit accessible au grand nombre et notamment aux classes populaires voilà et comment faire en sorte que la puissance publique sécurise nos vies et ça ça passe par des réglementations sur le camion on sait faire il faut arrêter d'empoisonner les français et quand on parle beaucoup de sécurité parlons-en pour l'alimentation Merci Clémentine Autain merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin la une de la dépêche faut-il avoir peur de l'antavirus on va en reparler longuement puisque c'est évidemment la une de beaucoup de journaux de la presse régionale ce matin mais d'abord on regarde notre reportage en région Les effets de la guerre au Moyen-Orient ne se font pas ressentir seulement à la pompe avec l'augmentation du prix du pétrole causé par le blocage du détroit d'Hormuz les prix des produits dérivés du pétrole augmentent également c'est le cas du bitume des lubrifiants mais aussi des emballages plastiques les fabricants de ces emballages comme les utilisateurs craignent d'ailleurs la pénurie reportage de nos partenaires de Val-de-Loire TV il est signé Romain Delville
Spécialiste des emballages plastiques alimentaires et réutilisables l'entreprise Cartier a joué les tours subi de plein fouet les conséquences économiques de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran On a vu nos prix de matière première grimper de 62% en 4 semaines donc début avril on payait disons 1500 euros la tonne de polypropylène et on est aujourd'hui 2400 euros la tonne Cette matière première la voici le polypropylène ce plastique dérivé du pétrole et le plus inquiétant pour l'entreprise c'est qu'il vient à manquer depuis début avril le parc de stockage est à moitié vide une véritable crainte pour l'emploi des salariés La disponibilité de la matière première va nous mettre un défaut pourrait nous mettre un défaut si jamais on se voit face à un manque total de matière première et après une sensation d'activité une sensation partielle d'activité parce qu'il n'y en a plus quoi produire va provoquer forcément un arrêt d'activité et ça va forcer ça va nous forcer à faire à faire du chômage partiel mais on se bat pour ne pas arriver là A l'autre bout de la chaîne ce chef d'entreprise voit lui aussi les prix du plastique s'envoler la société d'Hervé Champin produit 3000 tonnes de charcuterie par an et il faut bien les emballer dans des barquettes un surcoût qui s'ajoute à l'augmentation du prix du transport Depuis le 1er avril toutes les commandes qu'on passe c'est de l'ordre entre 20 et jusqu'à 50% de hausse sur les matières plastiques et le verre aussi et les cartons aussi tous les emballages sont impactés d'une façon énorme Flambé des prix de polypropylène donc des matières plastiques ces entreprises tourangelles sont prises en étau face à leurs clients de la grande distribution le pire est à craindre la pénurie qui menacerait l'emploi
Et on regarde ce qui fait la une de nos quotidiens régionaux et beaucoup de quotidiens régionaux Stéphane font leur une sur l'antavirus Oui avec cette question à la une du télégramme Faut-il craindre l'antavirus qu'en sud-ouest préfère écrire décrire les mesures prises par le gouvernement après le traumatisme du Covid-19 midi libre se veut plus rassurant si l'on veut avec cette une dangereux mais contenable car ce virus est connu rappelle dans ses pages le télégramme même s'il reste rare le télégramme qui compare l'antavirus avec le Covid-19 les experts interrogés par le télégramme se veulent rassurants l'antavirus des Andes est connu contrairement au Covid où il y avait tout à construire pas de crainte donc même si les mesures de confinement strictes ont été décidées par le gouvernement Le narcotrafic a frappé hier à Lyon et à Nice Oui avec un incendie suspecté d'être criminel à côté de Lyon à Dessine-Charpieu et une fusillade à Nice les bilans sont lourds trois morts à Dessine-Charpieu et deux morts à Nice le progrès fait le point ce matin sur cette tragédie tant redoutée écrit-il à Saune une tragédie malgré les renforts de policiers arrivés depuis un mois vous imaginez tout un immeuble qui veut se jeter par la fenêtre témoigne un habitant qui décrit des scènes de panique après que deux feux aient été allumés dans l'immeuble incendie Et on va aller à Nice justement Bonjour Baptiste Biz merci beaucoup d'être avec nous directeur des rédactions de Nice Matin Var Matin Monaco Matin Baptiste Le Choc à Nice une fusillade mortelle qui fait la une de votre journal
Bonjour oui j'aurais pu vous parler ce matin de l'ouverture du festival de Cannes des stars attendues sur le tapis rouge et du guide de 12 pages qu'on publie aujourd'hui dans nos éditions papiers l'événement aurait pu aurait dû faire la une de Nice Matin et comme vous le disiez à l'instant c'était sans compter sur cette fusillade qui a une nouvelle fois semé la terreur à Nice hier dans l'après-midi un homme arrivé à trottinette a ouvert le feu sur des personnes qui se trouvaient sur une place du quartier populaire des Moulins il était pris en charge par un véhicule complice et il a pu prendre la fuite bilan deux morts trois blessés graves trois blessés légers trois personnes en état de choc et surtout toute une ville saisie d'effroi dans nos éditions papiers de ce mardi nous revenons sur les faits mais aussi sur le profil des victimes Ahmed, 57 ans père de 4 enfants salariés dans le secteur social Adilson, 39 ans père de 3 enfants sur nos maisous est présenté comme un éducateur au grand cœur dans le quartier il entraînait notamment les enfants de 10 et 11 ans au club de foot de la SD Moulins nous revenons dans Nice Matin ce matin également sur le contexte car le 3 octobre dernier sur cette même place une fusillade avait déjà fait deux morts et cinq blessés samedi soir un homme avait surgi d'une voiture pour tirer en rafale sur un jeune homme âgé de 15 ans qui a été blessé à la jambe gauche la veille au soir vendredi même mode opératoire un homme encagoulé avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur un commerce de l'avenue principale du quartier des Moulins
Eric Ciotti s'est rendu sur place le maire de Nice
c'est vrai que c'est la plus importante crise que le nouveau maire de Nice a eu à gérer depuis son élection il y a moins de deux mois sur le terrain hier juste après le drame Eric Ciotti a cherché à rassurer les habitants du quartier qui ont exprimé leur exaspération mais aussi leur peur directement auprès de leur maire dans le viseur des autorités de la municipalité mais aussi de la préfecture on retrouve le narcotrafic après avoir fait campagne en promettant de consacrer davantage de moyens à la sécurité Eric Ciotti veut s'attaquer au point de deal alors sur les lieux du drame hier il a été conforté dans son constat par un riverain originaire de Tchétchénie qui lui a confié devant les journalistes de Nice ce matin vouloir rentrer dans son pays car il ne se sent plus en sécurité à Nice sa première adjointe qui est en charge de la sécurité l'ancienne préfète Françoise Souliman elle aussi était interpellée directement et vivement par des habitants un baptême du feu dans ses nouvelles fonctions alors à chaud le député maire UDR de Nice a confirmé qu'un poste de police municipal ouvrirait dans les prochains jours ou les prochaines semaines sur la place même où a eu lieu la fusillade hier en plein jour il a aussi annoncé des patrouilles mixtes avec des policiers nationaux et des policiers municipaux il dit s'être entretenu avec le ministère de l'Intérieur le ministre de l'Intérieur pardon lui-même pour lui demander des renforts urgents de policiers judiciaires la campagne est terminée à présent Eric Ciotti se retrouve à l'épreuve de la réalité à Nice sur ce terrain de la sécurité dont il a fait sa priorité
Merci beaucoup merci Baptiste terrifiant c'est le mot à la une de Nice Matin aujourd'hui merci d'avoir été avec nous tout autre sujet à la une de la presse régionale Stéphane après la grêle les agriculteurs du Gers et de Loire-Atlantique comptez des gars oui à la une de Presse Océan et de l'édition du Gers de la dépêche du midi de département mais une même détresse pour les agriculteurs ce week-end un maraîcher de Carquefou Corentin Atimon a perdu 35 000 pieds de salade hachés par la grêle en 5 minutes il en aura fallu 5 de plus à Maxime Pelfig pour voir sa vigne défigurée à Rochlor dans le Gers 10 minutes 80% de pertes tout est cassé raconte-t-il à la dépêche du midi il n'est pas le seul concerné la chambre d'agriculture demande un fonds d'urgence Allez on termine avec les mythiques poteaux carrés de Saint-Etienne c'était il y a 50 ans tout pile une écharpe de la Sainte-Etienne pour remplacer le logo du Dauphiné libéré et ce titre 50 ans est toujours vert vert de cette défaite contre le Bayern Munich en finale de la Coupe des clubs champions la Ligue des champions c'était le 12 mai 1967 défaite 1 à 0 à Glasgow à cause des poteaux accusés d'être carrés et à cause de ces poteaux le ballon aurait heurté deux fois la transversale empêchant les verts de gagner vous pouvez lire les souvenirs des supporters stéphanois et des anciens joueurs dans les colonnes du Dauphiné libéré merci beaucoup Stéphane pour cette revue de presse à les places au débat des éditorialistes va-t-on vers un réel dégel des relations entre la France et l'Algérie Lénine Élisée a annoncé que l'ambassadeur de France en Algérie allait retourner sur place les retours de QTF ont repris la ligne diplomatique est-elle plus payante que celle de la fermeté prônée par Bruno Retailleau nos éditorialistes vont en débattre et Emmanuel Macron appelle à l'apaisement il s'est exprimé dimanche depuis le Kenya
je considère que mon devoir est de défendre les intérêts des françaises et des français et leur intérêt c'est que nous retrouvions une relation apaisée constructive avec l'Algérie cette relation doit être respectueuse des deux côtés mais elle doit permettre d'apporter des solutions sur tous les sujets et les derniers mois ont causé beaucoup de torts et à l'Algérie et à la France et ce n'est pas notre intérêt de poursuivre cette solution et d'avoir quelques postures de politique intérieure et donc mon souhait c'est avec pragmatisme au service de l'intérêt de nos compatriotes pour des solutions qu'elles soient humanitaires migratoires sécuritaires mais aussi économiques ou régionales de bâtir des solutions responsables avec l'Algérie et j'espère donc que c'est le début d'une progression on a déjà eu des premiers signaux et d'une reprise
on va en parler avec vous Françoise Degoy bonjour merci d'être là éditorialiste politique Arnaud Menetti bonjour merci également d'être avec nous directeur de la nouvelle revue politique vous êtes fondateur du comité de soutien à Boilem sans salle est-ce qu'on est en train Arnaud de retrouver une relation apaisée avec l'Algérie quand on entend les propos d'Emmanuel Macron
j'y crois pas du tout j'y crois pas du tout parce que tout ça relève d'une forme de mise en scène vous savez il y a quand même des faits quand on analyse une situation il faut d'abord regarder les faits moi je note qu'il y a trois semaines Kamel Daoud écrivain franco-algérien qui vit fort heureusement à Paris a été condamné à trois ans de prison ferme pardonnez-moi pour avoir écrit un livre il a été primé d'ailleurs avec le prix Goncourt qui parle de la décennie noire que nous avons toujours Christophe Gleize à ce stade qui reste incarcéré malgré les efforts de la France justement pour essayer d'apaiser la relation avec le régime algérien nous avons des opposants algériens qui sont régulièrement incarcérés en Algérie une jeune une jeune cabine vient d'être condamnée à cinq ans de prison ferme parce que elle procédait à des opérations humanitaires en cabine alors on nous parle d'une reprise éventuelle de certains OQTF c'est des chiffres qui sont très faibles une centaine d'OQTF je rappelle qu'il y a eu 50 000 irréguliers algériens qui ont été contrôlés l'année dernière et les experts considèrent qu'il y en a 50 000 certainement en plus qui ne l'ont pas été donc si vous voulez même sur la question de la politique migratoire on voit bien que les efforts que l'on demande à l'Algérie ne sont pas finalement à la hauteur de ce que l'on pourrait attendre et puis on a un discours du régime algérien qui reste un discours fondamentalement j'allais dire emprunt d'un ressentiment qui est un ressentiment fin d'ailleurs qui ne correspond pas à la réalité de la société algérienne les Algériens ne sont pas forcément anti-français mais le pouvoir algérien fait du ressentiment anti-français le facteur de légitimation de son pouvoir mais aussi de sa cohésion interne c'est ce qu'il faut bien comprendre d'ailleurs c'est qu'en fait le pouvoir algérien est un pouvoir qui est traversé de lutte de clan et le seul moyen aujourd'hui de donner de la cohérence à ce pouvoir c'est de réactiver en permanence le récit anti-français alors que
vous ne croyez pas une relation apaisée
quand vous dites
mise en scène c'est la mise en scène d'Emmanuel Macron
non je pense que ce qu'on a vu ces derniers jours la visite de madame Ruffo en Algérie la rencontre avec les hiérarches algériens la visite à Sétif montre en effet la bonne volonté de la France mais vous n'avez pas de signaux aujourd'hui du côté algérien qui permettent de croire qu'on va rentrer dans une relation équilibrée juste un dernier point un dernier point un dernier point quand la France remercie le pouvoir algérien de permettre les visites consulaires auprès de Christophe Gleize on est dans une une espèce de soumission absolue je rappelle que
nous allons en parler on va en parler à nous on a un peu de temps
la convention de Vienne je veux dire oblige je veux dire tout simplement c'est de droit en l'occurrence donc on n'a pas remercié
sauf qu'il n'y en a pas eu depuis le début de son incarcéré
oui d'accord mais justement c'est le problème François
vous croyez en déjeun ou pas ?
je pense en apparence qu'il vaut mieux ça que de s'insulter à travers des journaux si vous voulez par ministre interposé je pense que je préfère voir Alice Ruffeau ou précédemment Laurent Nunez en train de discuter avec le président Téboune plutôt que d'entendre Bruno Rotaillot il y a un an enfin je veux dire on peut faire le film insulté et Téboune qui lui répond si vous voulez des deux côtés ça ça ne crée strictement aucune valeur je suis assez d'accord avec Arnaud sur l'idée que voilà c'est un régime qui est monolithique c'est un régime qui est une dictature c'est un régime qui a mis en coupe réglée ce pays qu'est-ce qu'on fait avec ce régime ? quand vous discutez avec...
mais est-ce que pour vous c'est un régime qui a envie lui de relations empaisées avec la France ? écoutez
ce n'est pas le problème d'avoir envie ou pas envie vous savez très bien que la relation franco-algérienne si vous voulez c'est une relation très particulière c'est passionnel c'est une relation comment dirais-je qui est inévitable incontournable vous savez c'est comme si vous voulez éviter l'hiver au Canada alors bon là j'ai décidé qu'il n'y a plus d'hiver au Canada donc nous sommes dans l'obligation de nous entendre nous sommes dans l'obligation de coopérer par l'histoire de nos deux pays etc.
nous devons faire des pas Emmanuel Macron je ne suis pas sûr que les zigzags permanents d'Emmanuel Macron je vous rappelle Emmanuel Macron 2017 candidat à la présidentielle il est à Alger et il parle évidemment de crimes contre l'humanité il n'a pas tout à fait tort moi je fais partie des gens qui considèrent qu'on ne peut pas banaliser et surtout on doit ouvrir les yeux sur ce qu'ont fait les colons en France on est d'accord les colons français en Algérie ok mais le président Tebboune et je rejoins tout à fait Arnaud c'est tout un système qui a mis en coupe réglé ce pays vous comprenez très bien que ce pays là à part la Kabylie évidemment qui résiste et ça vaut l'emprisonnement de Christophe Glez parce qu'il est allé faire en gros des reportages dans ce qui est le symbole de la résistance kabile qui est la JSK bien sûr le club mythique de football de Tizi Ouzou et bien ce pouvoir là il est là ok comment est-ce qu'on le manœuvre ?
et bien on le manœuvre par petits bouts je pense que l'idée de mettre de l'égo là-dedans il faut le faire plier par la fosse qu'est-ce que vous faites plier ? qu'est-ce qu'il a obtenu Bruno Retailleau ? qu'est-ce qu'on a obtenu ?
rien du tout aujourd'hui c'est une forme de diplomatie moi je ne suis pas d'accord quand Arnaud parle de soumission parce que tout est soumission la diplomatie à un moment donné ça peut être interprété comme une soumission si après-demain Christophe Glez je vais vite dont la famille annonce qu'elle a renoncé au pouvoir de cassation pour avoir la grâce du président Tebboune si demain ou après-demain Christophe Glez est libéré on se dira écoutez ça n'a déjà pas si mal les algériens nous font sauter à la corde c'est vrai mais nous aussi la question c'est comment est-ce qu'on peut les faire sauter à la corde je pense qu'il doit quand même y avoir des moyens de faire un peu pression notamment sur les fortunes engrangées par comment dirais-je les hiérarches algériens les oligarques j'ai envie de dire deux éléments je suis assez d'accord vous êtes d'accord avec ça ?
sur la façon dont il faut cibler un certain nombre d'oligarques et hiérarches algériens je suis d'accord je suis moins d'accord sur les enjeux mémoriels les enjeux mémoriels sont des enjeux extrêmement compliqués il ne faut jamais oublier qu'il y a des partis en France qui aujourd'hui considèrent qu'elles ont également une mémoire vis-à-vis de l'Algérie je pense au Pied-Noir et je pense au Harki dont on doit entendre aussi l'expression et que Emmanuel Macron n'entend pas parce qu'il est rentré si vous voulez dans un débat mémoriel où finalement nous n'entendons qu'une mémoire et nous n'entendons pas la mémoire des autres parties prenantes donc c'est un point important faut-il encore qu'on fasse l'histoire et qu'on fasse l'histoire de manière équilibrée ce que l'on ne fait pas puisque on avalise totalement le récit algérien qui est un récit évidemment qui est porté par l'idéologie au pouvoir qui règne à Alger depuis 1962 Non mais Arnaud je vous interromps vous admettrez qu'au-delà du pouvoir porté le récit vous admettrez que les faits sont atrocement cruels sur la colonie d'action française d'Algérie on ne va pas s'engueuler Non mais ils sont atrocement cruels sur le plan historique pour les harkis qui ont été massacrés Non mais ça je suis d'accord je ne parle pas de ça je suis d'accord et vous ils sont atrocement cruels pour les pieds noirs et si l'Algérie commence à faire l'histoire de la colonisation il faut qu'il fasse l'histoire de la colonisation et de toutes les colonisations dont ils sont d'une certaine manière le produit également de la colonisation automane On ne va pas recommencer avec ça Non mais c'est un point Arnaud terminez François vous lui répondez Non mais terminez là-dessus comme ça François je vous réponds Sur le deuxième aspect sur Bruno Rotaillot Il y a eu une espèce de légende urbaine qui s'est propagée cette dernière année sur finalement la politique de rapport de force que voulait mettre en place Bruno Rotaillot mais qu'il n'a pas mis en place Clairement il y a eu un discours en effet qui était un discours de fermeté mais de toute façon à partir du moment où au niveau de l'état français et du gouvernement français personne n'était aligné sur la même ligne la politique de fermeté était totalement impossible donc dire qu'il y a eu une politique de fermeté ou politique de rapport de force il y a eu une politique de rapport de force verbale mais il n'y a pas eu une politique de rapport de force sur un plan pratique et sur le sujet que vous abordez Françoise en effet celui qui consiste maintenant à dénoncer le double discours des hiérarches algériens qui tapent sur la France à Alger mais qui profitent en effet d'une certaine manière d'un certain nombre de largesses en France notamment en termes de visa en termes de gestion de leurs propres biens financiers familiaux je veux dire il n'y a strictement rien qui n'a été fait et là on a en effet un levier si vous voulez à un moment donné qui permet de cibler un certain nombre de responsables politiques algériens qui n'est pas utilisé et on se pose la question d'ailleurs de savoir pourquoi il ne l'est pas parce que ça c'est une vraie question en l'occurrence parce que c'est tout à fait faisable parce que c'est l'escalade vous savez très bien que si vous touchez on va dans l'escalade déjà non mais Arnaud la Russie objectivement sérieusement l'Algérie n'est pas la Russie de Poutine on est d'accord je ne parle pas de la difficulté du régime ok on tape les oligarques russes on les tape directement au portefeuille parlons clairement disons les choses simplement ok c'est normal il y a une guerre etc je ne suis pas certaine que nous ne déclenchons pas à un moment donné le bouton nucléaire en allant frapper parce que c'est ça que vous dites et c'est ça que je pense en allant frapper directement au portefeuille ce n'est pas du tout aux complaisances médicales etc c'est au portefeuille de comment dirais-je de ceux qui dirigent ce pays je ne suis pas sûr que nous ne déclenchions pas je comprends qu'on puisse comment dirais-je avoir des doutes avant d'appuyer sur ce type de bouton voilà c'est ce que je pardon
non non un mot parce qu'on va rentrer un peu dans le détail dans le détail de ce qui se passe on peut commencer par le mémoriel
je suis d'accord avec Arnaud sur l'idée que la mémoire ça doit être l'ensemble des souffrances ça ne peut pas être d'un côté les algériens colonisés et de l'autre les français je suis d'accord sur les harkis je suis d'accord sur les pieds noirs etc et je suis d'autant plus d'accord que je vais prendre en une seconde un exemple de l'autre côté du pacifique je vais vous prendre un pays que je connais très bien qui s'appelle le Japon ok et bien depuis 1940 depuis la seconde guerre mondiale jamais le Japon n'a accepté de reconnaître ces crimes de guerre si vous voulez notamment en Anka etc le comportement de l'armée japonaise en Birmanie en Chine etc et bien savez-vous parce que nous n'avons jamais l'œil tourné vers cette partie du monde savez-vous que à chaque instant cette mémoire qui n'est pas réglée ces excuses qui ne sont pas faites à chaque instant empoisonne quoi par exemple la relation sino-japonaise non mais ce sont des abcès je parle de cela parce que il y a beaucoup de pays qui ont nous devons absolument résoudre ces abcès je ne sais pas si ça mais donc il faut faire un travail pardon mais juste concrètement
Alice Ruffaut a rencontré le président Théboune non mais je vous assure que non mais on va continuer sur cette question de la mémoire mais concrètement concrètement juste par nous
le travail de mémoire ne peut pas être fait de manière unilatérale c'est le vrai sujet je termine juste un point je vous interroge là-dessus Arnaud
Alice Ruffaut et le président Théboune ils ont convenu notamment de reprendre les travaux de la commission d'historiens français et algériens qui ont été suspendus ça a été créé à l'été 2022 depuis c'est suspendu est-ce qu'il faut reprendre les travaux de cette commission et sur quoi ça peut déboucher parce que là on n'est pas dans un travail unilatéral là on est sur des historiens français des historiens ingériens
on n'est même pas déjà d'accord sur les chiffres je ne dis pas qu'à Sétif il n'y a pas eu répression évidemment il y a eu répression à Sétif en 1945 tout le monde est d'accord pour le dire mais les chiffres ne sont pas les mêmes c'est la répression de l'armée de manifestations indépendantistes les historiens français qui ont travaillé sur le sujet parlent d'une répression 6 000 et 8 000 algériens le régime algérien nous parle déjà de 45 000 alors je ne dis pas que un de un c'est déjà un de trop on est d'accord mais je veux dire il y a eu aussi des français qui ont été tués et des musulmans et des musulmans pro-français qui ont été tués donc si vous voulez on n'est même pas d'accord sur les chiffres il y a un vrai sujet non mais je veux dire quand on travaille sur la mémoire on travaille sur l'histoire je suis d'accord on travaille sur les faits et pas sur leur interprétation c'est bien le sujet fondamental moi je suis vous avez vu le problème encore qui se pose voilà sur l'Algérie on est 50 ans après nous n'arrivons même pas 60 ans pardon nous n'arrivons pas à avoir un débat apaisé même entre nous qui ne sont même pas partie prenante je ne sais pas si vous êtes pieds moi moi en tout cas je ne le suis pas j'ai déjà été en reportage en Algérie j'ai vu ce pays magnifique avec cette jeunesse incroyable avec ses richesses incroyables et qu'est-ce que je vois un pays complètement comment dirais-je ratiociné parce qu'il est mis en coupe réglée par une bande de un carteron de généraux qui se remplit les poches pendant que ce pays souffre etc mais ça veut dire
que 60 ans après le ressentiment est toujours trop fort pour faire ce travail de mémoire de manière apaisée on ne peut pas le faire de manière apaisée
là où je rejoins Arnaud c'est que je ne suis pas sûr que ce soit entre le peuple en réalité mais c'est entre les dirigeants c'est évidemment cette arme là il faut que chacun s'en départisse c'est pour ça que je ne crois pas à l'honnêteté intellectuelle du président Théboun qui dit nous allons relancer les discussions interrompues de 2024 il n'y croit pas une minute d'accord on pourrait éventuellement les relancer si Emmanuel Macron revenait sur sa déclaration sur le Sahara occidental par exemple par rapport au Maroc qui est à l'origine
de la brouille
mais qui est à l'origine de la brouille plus qu'à l'origine de la brouille qui est en déclencheur de quelque chose qui de toute façon nous n'avons pas réglé quand je vous parlais du Japon et de la Chine il y a beaucoup d'abcès comme ça dans le monde nous devons régler notre histoire nous devons la regarder en face sans nous couvrir la tête de cendre voilà la colonisation a été une abomination et on a le droit de le dire pardon je pense que si vous voulez le problème c'est que quand vous voulez avoir une relation apaisée il faut être deux oui en l'occurrence la France n'est pas fâchée avec l'Algérie l'Algérie le régime algérien d'ailleurs moi j'emploie toujours le mot de régime algérien je ne parle pas de l'Algérie justement parce que je ne confonds pas l'Algérie avec le régime algérien les hiérarques qui aujourd'hui gouvernent à Alger sont eux fâchés avec la France je pense qu'il y a beaucoup de comédies d'ailleurs dans cette fâcherie encore une fois parce que c'est une mise en scène qui leur permet encore une fois d'asseoir leur pouvoir et encore une fois de garder leur cohérence et leur cohésion mais quand vous n'avez pas si vous voulez de volonté du côté du régime algérien véritablement d'envoyer des signaux qui sont des signaux qui permettent d'équilibrer la relation c'est extrêmement difficile d'équilibrer la relation c'est la difficulté pour avancer un peu sur la question des OQTF
les obligations de quitter le territoire français l'Algérie ne voulait plus reprendre ses ressortissants que la France voulait expulser alors vous nous avez dit Arnaud tout à l'heure Bruno Retailleau il y a eu un peu une légende urbaine il n'a pas mis en place une politique de fermeté c'était uniquement verbal mais est-ce que quand même par exemple typiquement les mots de Bruno Retailleau ils n'ont pas eu des conséquences sur ces OQTF est-ce que si l'Algérie ne voulait pas reprendre ses OQTF c'est un peu une mesure de rétorsion par rapport aux mots de Bruno Retailleau et est-ce que là le fait qu'ils aient repris depuis la visite de Laurent Nunez en février ça ne veut pas dire qu'il y a un changement de ligne il y a quelque chose
de formidable dans cette affaire le responsable de la montée en tension de la relation avec l'Algérie ce n'est pas Bruno Retailleau je ne me fais pas l'avocat de Bruno Retailleau c'est Emmanuel Macron qui nous donne des leçons aujourd'hui d'apaisement alors que c'est lui qui a décidé je ne remets pas en cause la position diplomatique de la France mais clairement en l'occurrence c'est de la reconnaissance de la maroconité du Sahara occidental qui a entraîné la montée de tension ne refaisons pas l'histoire le principal responsable de la montée de tension c'est le président de la République ce n'est pas Bruno Retailleau Bruno Retailleau il a hérité d'une situation qui a été déclenché par la position diplomatique de la France alors après l'histoire des OQTF je rappelle encore une fois que de toute façon le régime algérien dans ce moment très spécifique de la reconnaissance de la maroconité du Sahara occidental ne voulait faire aucune concession à la France et c'est la raison d'ailleurs pour laquelle Boilem Chanchal entre temps a été arrêté sur le tarmac de l'aéroport d'Alger il faut rester au fait dans cette affaire et le problème c'est qu'on ne reste pas au fait et qu'on a un récit qui ne correspond pas à la réalité mais Arnaud en plus on peut faire le récit aussi des ministres d'Intérieur qui ont tous été à Canossa que ce soit d'ailleurs à Rabat ou à Alger parce que valable pour le Maroc aussi moi je me souviens de la tournée assez stérile d'ailleurs de Gérald Darmanin évidemment souvenez-vous il y a quelques années Rabat Alger Laurent Nunez a fait exactement la même chose et s'il vous plaît auriez-vous bien l'obligeant s'il vous plaît de reprendre vos OQPTF etc donc on connaît ça il n'y a rien de comment dirais-je il n'y a rien de neuf sous le soleil la seule chose qui est neuve véritablement c'est je suis d'accord avec Arnaud quelle mouche a piqué Emmanuel Macron comment dirais-je sur le Sahara occidental nous savions qu'en domino non mais il n'était pas obligé on n'était pas obligé nous savions qu'en domino ça entraînerait je ne savais pas que ça entraînerait l'arrestation de Wadam Sassal par exemple mais en domino on savait très bien que ça c'est ça c'est véritablement appuyé sur le bouton nucléaire on va dire maintenant bon deux ans après ça se restabilise un petit peu prenons ce qu'il y a à prendre déjà on ne s'envoie pas la vaisselle au visage ça n'est pas si mal Alice Ruffeau est accueillie ça n'est pas si mal c'est normal c'est une mise d'accord mais ce n'était pas une évidence il y a encore deux ans voilà on reprend on ouvre et si Christophe Gleize comme la promesse semble avoir été faite à la famille et qui a retiré son pourvoi à cassation peut être gracié écoutez ça n'est déjà pas si mal et tout le reste nous devons le régler on ne peut pas rentrer on est au 21ème siècle nous devons absolument régler ce problème avec l'Algérie mais avec les Algériens pas avec ce pouvoir il y a une autre interprétation pour revenir à Bruno Rotaillot et expliquer finalement la position qui a été celle de Bruno Rotaillot arrêtez de défendre Bruno Rotaillot on s'en fiche il n'est même plus mais non mais parce qu'il y a une ligne il y a quand même aujourd'hui deux lignes en France qui s'affrontent sur le dossier algérien une ligne qui peut être incarnée par Bruno Rotaillot et d'autres et une ligne qui est incarnée par le président de la République et la diplomatie française c'est que quand vous discutez avec des opposants algériens et moi j'ai beaucoup discuté pendant un an avec des opposants algériens qui connaissent le régime dans son histoire profonde ils vous disent que le régime algérien est un régime qui ne connaît que le rapport de force et qui ne reconnaît que le rapport de force parce qu'ils considèrent que de toute façon c'est le langage politique qui est le leur n'oubliez jamais que ces gens ont été formés ils ont été formés dans la forge du soviétisme le FLN est un enfant aussi de l'URSS donc si vous voulez dans cette j'allais dire dans cette complexité du jeu avec Alger à un moment donné il faut savoir vraisemblablement non seulement tenir un langage de fermeté mais prendre des mesures qui sont des mesures qui sont en effet des mesures qui peuvent être dures mais qui permettent en effet de rééquilibrer la relation ce que ne fait pas manifestement aujourd'hui l'exécutif français et ce que ne fait pas Emmanuel Macron écoutez Arnaud vous savez cette tarte à la crème je ne dis pas que vous êtes une tarte à la crème mais cette tarte à la crème ok le berceau etc la tarte à la crème sur le régime algérien c'est la même tarte à la crème que sur Vladimir Poutine il ne comprend que le rapport de force donc on met ses muscles sur la table sa testotéron etc la réalité je vous dire c'est que Vladimir Poutine sur l'Ukraine par exemple la France parce que c'est quand même Macron qui est à la tête de la coalition si vous voulez européenne sur l'Ukraine a obtenu quand même des choses avec autre chose que voilà le langage de la force toutes les unes triomphales etc et je le redis pour le pouvoir algérien je pense que le seul moyen à mon avis c'est celui-là ça ne marche pas qu'est-ce que vous voulez faire à part les mesures de rétention sur les oligarques je suis d'accord avec vous mais sur Christophe Glez sur les visas sur Christophe Glez Arnaud Arnaud juste est-ce que je pense je termine vous pouvez jouer sur la politique des visas vous pouvez jouer sur les guillets rares vous avez des noviens diplomatie du chaud et du froid c'est exactement ce que fait Macron je suis désolé de vous le dire je suis pour cette diplomatie-là un coup en caresse un coup en rappel l'ambassadeur je pense que bon amalant qu'est-ce que vous avez le choix vous allez quoi
vous allez bombarder un jour Arnaud François il nous reste 3000 Arnaud est-ce que vous avez des nouvelles de Christophe Glez
aucune pour l'instant à ce stade on sait qu'il est à coléa on sait qu'il va bénéficier ou il a peut-être eu déjà d'une visite consulaire je rappelle quand même que Christophe Glez ça fait deux ans qu'il est en Algérie il a été arrêté fin mai 2024 c'est-à-dire avant Boilem Sansal qui a été arrêté je rappelle en novembre de la même année et qu'il y a dans ce dossier quelque chose qui est quand même profondément gênant c'est que pendant quasiment un an nous ne savions pas qu'il y avait un journaliste français qui était arrêté en Algérie c'est-à-dire que la politique qui a été menée c'est la politique en effet du profil bas et la politique du profil bas ça fait qu'aujourd'hui ça fait bientôt deux ans que Christophe Glez est incarcéré pour des motifs totalement illégitimes en Algérie parce qu'il a eu le malheur d'aller rencontrer des citoyens de club Kabil
que la coupe du monde peut débloquer la situation la coupe du monde de foot qui arrive dans un mois
moi je pense qu'on va vers une solution parce qu'ils ne peuvent pas vous avez raison c'est un excellent argument c'est-à-dire qu'on ne peut pas avoir un journaliste sportif français incarcéré en Algérie il faut faire comprendre au régime algérien qu'il y a un coût en termes d'image internationale mais honnêtement c'est pas non mais franchement soyons sérieux c'est pas c'est pas mais c'est sérieux non mais Tebboune n'est pas un idiot il a absolument tout écart en main là il nous fait sauter à la corde je ne peux pas imaginer que Glez ne sera pas libéré dans les jours qui viennent c'est tellement évident à mon avis c'est écrit comme pour Boilem sans sale ça sera rapide durant une grâce ça sera etc et je pour ça qu'il faut arrêter de penser vous n'estimez pas les luttes de tendance à l'intérieur de l'égime je suis d'accord avec vous mais donc la réalité c'est que je ne vois pas comment il peut en être autrement et il faut surtout poser le problème ok il y a nos ressentissants français mais la réalité et on en parlait avec Arnaud avant l'émission les prisons algériennes sont remplies de délits d'opinion aujourd'hui maintenant on incarcère en Algérie les gens pour leur opinion et ça c'est une kyriane incroyable vous m'avez cité le chiffre du nombre de ministres ok je peux vous parler il y a des journalistes il n'y a pas que des journalistes français qui sont incarcérés dans les prisons il n'y a plus de presse libre en Algérie c'est le principe donc c'est ça le sujet nous devons et je pense que nous la France nous avons un rôle moteur pour avancer sur cette question avec une diplomatie et pas avec de la testostérone ça ne marche pas à part mettre une bombe sur un jet dites-moi qu'est-ce que vous faites Arnaud non mais le problème c'est que je veux dire la diplomatie du chaud et du froid et là je ne suis pas du tout d'accord avec François c'est qu'il n'y a pas de diplomatie et du froid c'est tout simplement je veux dire toujours la main tendue la main tendue la main tendue la main tendue manifestement elle ne fonctionne pas aujourd'hui les résultats sont là on verra Christophe Glez est toujours en prison oui mais Christophe Glez quand il sera si bécom je pense quand même qu'on va vers une issue je l'espère en tout cas évidemment et puis il y avait le pape il y a 15 jours on a regardez d'ailleurs c'est incroyable on consacre le monde entier est en train d'exploser Hormuz la politique intérieure est en train d'exploser de quoi on parle pendant une demi-heure de l'Algérie je trouve ça c'est un sujet qui passionne vraiment ce que je veux dire c'est quelque chose qui passionne vous avez près de 10 millions en France de gens qui ont un lien avec l'Algérie donc c'est très important c'est totalement structurant c'est totalement structurant et c'est d'autant plus important que nous empagnons nous-mêmes de façon apaisée sur les plateaux de façon à ce que nous puissions constituer un véritable dialogue moi je ne crois qu'à la diplomatie au dialogue je ne crois pas du tout aux déclarations fracassantes et je vais vous tendre le bras et vous allez voir ce que vous allez voir ça ne fonctionne pas il vaut mieux passer pour un peu soumis si vous voulez un dernier point je pense qu'il faut certainement moins parler mais plus faire en matière de ligne de fourte alors on est d'accord
vous en avez parlé tous les deux de manière franche mais apaisée oui il faut régler ce sujet on espère que vous avez du coup éclairé nos téléspectateurs sur le sujet merci Arnaud merci François d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Merci François