L'édito de Laurence Ferrari du jeudi 26 septembre
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
il y a ceux qui s'indignent du viol et du meurtre de Philippines et puis il y a ceux qui s'indignent du fait qu'on en parle trop et que l'on pointe du doigt l'impuissance de l'État français à protéger ses concitoyens et surtout ses concitoyennes ce qui s'indignne aussi de la récupération politique il y a ceux et celles qui considèrent que la mort de Philippines c'est un fait divers comme un autre et surtout pas un fait de société ceux qui pensent que le problème c'est le suivi des violeurs qui sortent de prison mais surtout pas celui des ocutf obligation de quitter le territoire français cela ces milliers d'expulsions qui sont pas exécutés chaque année en France il ne faudrait surtout pas en parler même si c'est l'éléphant au milieu de la pièce il n'est pire aveugle que celui qui ne veut voir il y a ceux au fond qui préfèrent réserver leurs indignations aux droits des délinquants et qui oublient et foulent au pied les droits des victimes demain après-midi les amis et les proches de Philippines se retrouveront autour de sa dépouille pour célébrer ses obsèques une cagnotte a été lancée en ligne pour leur venir en aide la région Île-de-France a annoncé prendre en charge leur frais de justice les Français dans le RIM immense majorité ont fait preuve d'une grande et profonde compassion tant mieux cela veut dire qu'il reste un peu de lumière au milieu de toute cette obscurité
Marina Ferrari