Ukraine, Gaza, droits de douane... Le ministre Jean-Noël Barrot s'exprime depuis Bruxelles
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je souhaite qu'aujourd'hui nous puissions aller plus loin et que nous puissions adopter le paquet de sanctions massifs visant la Russie pour contraindre Vladimir Poutine à mettre fin à sa guerre d'agression coloniale, illégale et meurtrière. Je rappelle que Vladimir Poutine ne progresse quasiment plus sur le front ukrainien, pris de pertes humaines pourtant très lourdes, qu'il a épuisé son économie et qu'il s'en prend désormais aux zones résidentielles et aux civils en Ukraine pour tenter de saper le moral ukrainien, ce qui est peine perdu. Dans ce contexte, l'unité, la détermination de la coalition des volontaires que le président de la République, premier ministre britannique ont rassemblé la semaine dernière, les décisions du président américain de fixer un ultimatum de 50 jours à Vladimir Poutine sous peine de droit de douine dévastateur et de fournir des systèmes de défense antiaérien à l'Ukraine.
Et ce paquet de sanctions massifs que j'espère voir adopter aujourd'hui sont de nature à contraindre Vladimir Poutine à se rendre à l'évidence. Il est allé beaucoup trop loin et il est désormais dans une impasse. Il doit cesser le feu.
Je me rendrai euh lundi prochain 21 juillet en Ukraine à l'invitation d'Andry Sibia à l'occasion de la conférence des ambassadeurs pour réaffirmer le soutien de la France et de l'Europe à la résistance ukrainienne. Au Proch Orient, l'Union européenne est la première puissance depuis le 2 mars et la violation du cess le feu à avoir obtenu du gouvernement israélien des concessions substantielles en matière d'accès de l'aide humanitaire. Comme quoi, lorsqu'elle s'en donne les moyens, l'Union européenne est capable de faire bouger les lignes.
Désormais, il faut que ces concessions soient visibles, tangibles sur le terrain et nous y serons extrêmement vigilants. C'est une première étape, mais ça n'est pas suffisant. Nous continuons d'exiger le cesser le feu immédiat, inconditionnel et la libération de tous les otages du Hamas qui doit être désarmé.
Mais nous exigeons également du gouvernement israélien qu'il lève le blocus financier sur l'autorité palestinienne en payant les 2 milliards d'euros qu'il doit à l'autorité palestinienne et qu'il mettent fin à la colonisation de la 6 Jordanie et en particulier au projet funeste dit projet E1 qui avec 3400 logements menace de couper en deux l'ass Jordanie et de porter un coût fatal à la solution à deux États. Dans ce contexte, à l'initiative du président de la République, la France coprésidera avec l'Arabie Saoudite les 28 et 29 juillet prochain une conférence à New York sous l'égies qui aura pour vocation de cristalliser les engagements déjà pris et en particulier les engagements pris par Marbou DAAS dans une lettre adressée au président de la République et au prince héritier de l'Arabie Saoudite de dessiner le l'après-gerre à Gaza et de préparer la reconnaissance de l'État de Palestine par la France et les pays qui s'engageront dans cette démarche. J'appelle toutes les parties prenantes et en particulier les pays arabes à se mobiliser pour apporter leur propre contribution à cette solution reposant sur des deux États vivant en paix et en sécurité côte à côte euh dans la région.
Euh en Iran, nous appelons à la libération immédiate inconditionnelle de nos compatriotes retenus otage. Nous appelons la reprise du travail des inspecteurs de LAAIEA et à l'ouverture d'un processus diplomatique conduisant à un règlement négocié et à un encadrement de des activités nucléaires, balistiques et déstabilisatrices de l'Iran. C'est un fait l'Iran a violé les obligations qu'il avait prises il y a 10 ans lors de la négociation sur le nucléaire iranien.
La France et ses partenaires sont donc fondés à réappliquer les embargots mondiaux sur les armes, sur les banques, sur les équipements nucléaires qui avaient été levé il y a 10 ans. Sans engagement ferme tangible vérifiable de la part de l'Iran, nous le ferons au plus tard à la fin du mois d'août. Je pourrais terminer par deux sujets qui me paraissent essentiels.
Le premier, c'est la liberté rendue par la Commission européenne aux États-membres de reprendre le contrôle des réseaux sociaux qui intoxiquent les cerveaux de la jeunesse européenne. Jusqu'à présent, nous étions entravés dans notre capacité à le faire. J'avais réussi en 2023, grâce à à la loi pour la sécurisation de l'espace numérique, à imposer la vérification d'âge pour l'accès au site pornographique.
Mais nous ne parvenions pas à imposer des restrictions d'âge pour l'accès aux réseaux sociaux. J'avais dit clairement que si la Commission européenne renonçait à instaurer un ordre public dans l'espace numérique, il fallait qu'elle rende la possibilité aux Étatsmembres de le faire. Depuis hier, c'est choses faites et je m'en félicite.
Deuxème sujet, c'est la négociation euh des droits de douane. Euh la menace de l'application par les États-Unis euh de droits de douane de 30 % sur l'Union européenne est une mauvaise manière qui a l'apparence d'un chantage qui n'est pas à la hauteur de la relation privilégiée entre les États-Unis d'Amérique et l'Union européenne. Rappelons que les droits de douane, de tels droits de douane, amputeraient très profondément le pouvoir d'achat des classes moyennes américaines qui seraient les premières victimes d'une telle décision.
Les droits de douanes sont un impôt sur les classes moyennes. Rappelons que l'économie américaine a un besoin vital de l'économie européenne pour fonctionner. Les grandes entreprises du numérique, les GFAM réalisent 25 % de leur revenus en Europe et la zone euro finance l'économie, le déficit public américain à hauteur de 3000 milliards d'euros nets des investissements américains en Europe.
Rappelons enfin que l'Union européenne dispose depuis 2023 d'instruments de défense commerciale extrêmement puissants face à la coercition qui lui permettent de restreindre l'accès à ces marchés publics, de restreindre l'accès au marchés uniques pour les services, y compris les services numériques et les services financiers, que nous sommes des partenaires, que nous devons trouver un accord, que l'Union européenne est le premier partenaire commercial des États-Unis mais n'a pas vocation à devenir un vasal des États-Unis. Après après est-ce que vous pensez qu' bien sûr nous continuons à faciliter au côté des des Américains le dialogue entre les autorités syriennes et les autorités kurdes. C'est un enjeu majeur. et Kurdes ont été des alliés fidèles dans la lutte contre Daesh.
Leur pleine intégration dans la citoyenneté syri syrienne est un objectif majeur de de la France et et c'est pourquoi nous souhaitons que ces discussions puissent se poursuivre dans les meilleures conditions. Donald Trump a fait complètement vol de face dans dans sa dans sa vision et dans son politique par rapport à la Russie. Euh comment la France va faire pour continuer à acheter du gaz russe alors que Donald Trump vient de dire qu'il allait peut-être sancturer les pays qui continuer à acheter des des produits de la Russie.
Je ne crois pas que la France soit très dépendante au gaz russe. Ça peut poser des questions à d'autres pays européens. Et vous avez sans doute relevé comme moi que la Commission européenne a d'ors et déjà mis sur la table avec Reower EU un plan très concret, très ambitieux pour sortir définitivement l'Europe de sa dépendance à cette énergie fossile en provenance de la Russie.
Des compromettes aujourd'hui les contre Israël, est-ce que vous souhaitez une mesure en particulier par proposé par Calas ? Ce que je peux vous dire euh d'ors et déjà, comme je l'ai fait à l'instant, euh c'est ce que nous attendons dans l'immédiat du gouvernement israélien. Euh la levée du blocus financier, la fin de la colonisation, le renoncement au projet E1 qui est un projet funeste euh et puis évidemment le cesser le feu immédiat.
J'ai déjà eu l'occasion de le dire ici comme j'ai eu l'occasion de le dire à Paris à l'Assemblée nationale ou ou au Sénat. Je crois que l'Union européenne s'honorerait à suivre, je dirais les les orientations que nous avons proposé, de sanctionner les individus entités responsables de la colonisation extrémiste et violente et à cesser toute forme de soutien financier direct et indirect à la colonisation. Monsieur le ministre, sur les droits est-ce que vous satisfaisez des contesures en l'état ?
Vous avez parlé d'instrument anticeration. Est-ce qu'il faut d'ors et déjà aller plus loin ou vous vous accommodez de ce qui est déjà de ce qui est français ? Je vous ai donné ma position.
Nous soutenons la la commission dans son effort pour négocier un un accord équilibré défende les intérêts européens. Mais chacun doit le savoir. Il n'y a pas besoin de d'être un expert du commerce international.
Euh les Européens en 2023 ont décidé de se doter euh d'instruments de défense commerciale extrêmement puissants euh qui euh euh qui ont vocation à dissuader euh les euh coeritions, quelle que soit leur forme. Pourquoi c'est aussi compliqué un accord sur le le 18e paquet aujourd'hui ? Pourquoi c'est si c'est si compliqué ?
Tous les ministres nous disent ce sera peut-être aujourd'hui, sera peut-être demain. Je souhaite vivement Je souhaite vivement que ce soit aujourd'hui puisque vous l'avez vu, nous avons travaillé étroitement avec nos partenaires américains qui ont d'ailleurs participé à la coalition des volontaires qui s'est réunie depuis Londres la semaine dernière. Euh, j'ai moi-même rencontré à Rome vendredi matin les deux sénateurs qui portent le paquet de sanctions qui permettront au bout de 50 jours euh à Donald Trump euh d'appliquer euh les droits de douane euh sur la Russie et sur les pays qui continuent d'importer euh du pétrole russe.
Vous aurez d'ailleurs noté que il y a une forme de parallélisme entre le paquet de sanctions des sénateurs américains et le paquet de sanctions européen puisque nous aussi avons décidé de mettre en place des embargots sur les produits pétroliers en provenance de pays qui continuent d'importer du pétrole russe. Et donc c'est maintenant que nous devons adopter ce paquet de sanction puisque c'est maintenant que le président des États-Unis a décidé d'appliquer une pression très forte sur Vladimir Poutin. Bien sûr et j'ai eu l'occasion d'en d'en parler avec Hakan Fidan.
C'était c'est une nouvelle que nous avons salué d'ailleurs et et dont nous souhaitons qu'elle puisse produire maintenant ses pleins effets pour permettre à à la à la région de cheminer vers la stabilité. [Musique] Euh nous avons d'ors et déjà décidé cette année d'un soutien de 2 milliards d'euros au profit de l'Ukraine. Nous avons initié des coopérations nouvelles sur le plan industriel avec l'Ukraine.
Des entreprises françaises produi prochainement sur le sol ukrainien des drones, ce qui permettra d'équiper la l'armée ukrainienne pour lui permettre de de résister. Donc vous voyez notre soutien est constant et inaltérable. [Musique] C'est une discussion que nous allons avoir aujourd'hui.
Nous souhaitons que la Geéorgie puisse revenir sur le chemin européen auquel aspire le peuple georgien. et nous avons déploré un certain nombre de décisions récentes euh en en appelant les autorités georgienne à se mettre en en conformité avec l'aspiration de leur propre peuple. Merci beaucoup.
Yes.
Jean-noël Barrot