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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 20 février 2026 64 minContradictoireFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesNumériqueSolidarités & famille

Audition de Jean-Michel Javelle, président de Sodiaal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 71 %Attaque 10 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les actions ou missions en parallèle à porter à la connaissance de la commission ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Expliquez la manière dont Sodiaal aborde les relations commerciales avec ses partenaires en amont et en aval.

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Quelle est la conséquence de la structure coopérative sur la détermination des prix du lait ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Quelle est la clé de répartition des résultats de Sodiaal ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment se passe les négociations commerciales pour une coopérative comme Sodiaal ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les pratiques des distributeurs lors des négociations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Jean-Michel JavelleChiffre
    « Nous avons 53 sites de transformation en France et depuis janvier 2025 un site au Canada. »
  • 9:00Jean-Michel JavelleChiffre
    « Nous réalisons un chiffre d'affaires consolidé de 5,8 milliards. »
  • 11:00Jean-Michel JavelleChiffre
    « On a 50 % de nos volumes qui vont sur la GMS française, soit Marque, soit en MDD. »
  • 35:00Jean-Michel JavelleChiffre
    « Nous avons 9000 collaborateurs. »
  • 0:10Jean-Michel JavelleFait
    « il faut aussi investir dans nos outil de transformation parce que c'est pas le sujet de faire une rente et d'être moins compétitif que nos concurrents européens »
  • 1:00Jean-Michel JavelleFait
    « Je sais ce que c'est de faire vellerer une vache. Je sais ce que c'est de nourrir une vache, de nourrir un veau, de subir des aléas climatiques »
  • 3:00Jean-Michel JavellePromesse
    « on doit se poser cette question. Donc, on doit être les meilleurs en terme d'exigence et d'excellence opérationnelle »
  • 5:00Jean-Michel JavelleFait
    « on a encore des progrès. Et quand on regarde ce qui se passe au niveau de l'environnement européen, à la vitesse où ça se concentre dans les autres pays européens »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Donc nous recevons à présent monsieur Jean-Michel Javel, président donc de Sodial. Donc merci beaucoup monsieur d'être avec nous ce soir. Je vous précise donc les règles des commissions d'enquête qui consistent à prêter serment en début d'intervention.

Donc je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission est passible de peine qui sont prévus aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 années d'emprisonnement et de 75000 € d'amende. Donc je vous invite monsieur Javel s'il n'y a que vous qui prenez la parole donc à ouvrir votre micro devant vous petit bouton le petit voyant rouge qui c'est parfait voilà levez la main droite et dites je le jure. Je le jure.

Merci monsieur. Ne vous ne prendrez pas la parole aussi. Alors moi je suis Frédéric Chausson.

Je m'occupe des relations extérieures et du développement durable chez SOAL et je vais le jurer quand même puisque c'est possible que je prenne la parole. Effectivement. Très bien.

Très bien. Messieurs, auriez-vous éventuellement d'autres déclarations à faire sur des actions, des missions en parallèle qu'il serait bon de porter à la connaissance de la commission d'enquête ? Non, rien à déclarer.

Donc merci beaucoup une fois encore de de votre présence. Nous avons bien sûr voulu vous entendre parce que votre coopération est incontournable dans l'industrie agroalimentaire française par son poids économique évidemment [grognement] avec près de 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires mais aussi par sa forme juridique. Sodial, c'est en effet plus de 14000 éleveurs adhérents répartis dans 71 départements français avec un portefeuille de marques dont certaines sont très connues comme Yoplay Candia et c'est un bel outil industriel.

Nous aimerions donc vous entendre notamment euh pour que vous nous expliquiez la manière dont vous abordez les relations commerciales avec vos partenaires à la fois en amont et en aval. Nous aimerions aussi connaître votre analyse des avancées, voir des lacunes des lois égalimes et la manière dont vous mettez en œuvre la sanctuarisation de la matière première agricole et puis euh vous entendre plus globalement sur l'évolution de vos relations commerciales avec vos différents partenaires, notamment pour le coût distributeur et dans quelle mesure l'organisation en centrale d'achat en centrale européenne qu'elle soit soit d'achat donc ou de services en centrale nationale ou européenne qu'elle soit d'achat ou de services impacte vos stratégie de de commercialisation. Voilà.

Donc si vous intervenez tous les deux nous a priori, c'est que monsieur Javel dans un premier temps. Oui. Donc je vous donner la parole monsieur Javel pour une dizaine de minutes.

Ensuite c'est madame la rapporteur qui vous posera quelques questions et enfin nous réserverons un temps pour les questions de nos collègues sénateurs. Voilà donc vous avez la parole monsieur Javel. Ben je vous remercie.

Donc peut-être tout d'abord je vais me présenter. Donc je m'appelle Jean-Michel Javel. Je suis producteur de lait dans le département de la Loire en GAEC avec trois associés et une salariée.

La typicité de mon exploitation, c'est que mes associés sont des anciens salariés [grognement] euh que en fait d'une ferme familiale, on est passé à une ferme entrepreneuriale. Et vous comprendrez dans mes propos que le renouvellement des générations fait partie de mes préoccupations au même titre que les préoccupations de la coopérative sodiale. Je suis le plus vieux des associés, ce qui va m'amener dans quelques années à faire valoir mes droits à la retraite et le sujet de la transmission.

Donc je suis président de la coopérative sodiale depuis 2024. J'ai succédé à Damia Lacombe qui a pendant 10 années exercé la présidence de la coopérative sodiale et avec qui j'ai été compagnon de route et nous l'avons beaucoup transformé, modernisé. Aujourd'hui, nous représentons 14500 éleveurs, ce qui fait environ 8000 exploitations et nous avons 9000 collaborateurs.

Euh vous avez parlé du poids de Sodial ? Oui, on représente 20 % de la collecte française. Nous sommes présents dans sur 71 départements et nous avons 53 sites de transformation en France et depuis janvier 2025 un site au Canada.

Euh nous réalisons un chiffre d'affaires consolidé de 5,8 milliards. Euh et vous l'avez dit, nous sommes présents sur tous les métiers du lait [grognement] et nous avons une certaine fierté. Euh nous éleveurs, il y a un certain nombre de marques qui sont iconiques et patrimoniales qui sont présentes d'après les études dans 9 foyers sur 10.

Ce sont les marques Yoplay, Candia et Entremont. Il faut savoir que les marques Yoplay ont été créées il y a un peu plus de 60 ans par les éleveurs et en ont fait la 4e marque d'ultrafis au monde. Et cette marque est à la main des éleveurs et je veux dire qu'on y tient un peu comme à la prunelle de nos yeux.

La marque Candia, elle a été créée en 1971 et la marque Entremont a été a été le fruit d'une acquisition en 2010 face à la défaillance de cette entreprise et on en a fait un projet coopératif. Donc ça veut dire qu'on a aussi une gouvernance qui est singulière et notre gouvernance est composée d'un conseil d'administration qui est composé d'éleveurs euh et aussi de salariés associés. Donc dans notre gouvernance, nous avons h régions qui sont représentées par trois administrateurs.

Euh dans ces administrateurs, il y a un président de région, donc 8 x 3 24, le président de Sodial 26, un salarié associé, c'est-à-dire nos salariés détiennent du capital et participent à la gouvernance. Et puis depuis tout récemment, nous avons aussi des des associés non coopérateurs qui sont des anciens producteurs qui ont laisser du capital et dont on va s'attacher à ce qui faisait une activité sur la transmission puisque ça fait partie des des défis qu'on souhaite mener. Cette gouvernance bien entendu, elle est démocratique et elle a un maillage très fort avec un ancrage territorial très fort puisque je vous ai parlé de de h régions qui ont des conseils de région, qui ont des conseils de section.

Donc c'est de nombreuses réunions qui se déroulent. C'est un peu plus de 50 assemblées de sections qui se déroulent partout sur le territoire qui qui élisent nos délégués qui sont au nombre de 326 il me semble euh et qui participe à l'assemblée générale qui se tient une fois l'an en général la deuxème quinzaine de juin puisqu'on clôture nos comptes en septembre et qui délibère des sujets de résolution du partage du résultat euh de certaines orientations stratégiques [grognement] et on vous expliquera la formule prix du lait qu'on a et la clé de répartition qu'on qu'on a. Euh j'insiste sur ce modèle coopératif parce que on est à la fois apporteur de la et transformateur.

C'est pour ça que moi je suis avant tout éleveur, mais je suis aussi un transformateur et on a un patrimoine commun, nous producteurs à travers ces marques, à travers ces outils industriels. Et je vous ai parlé de nos trois grandes marques PGC qu'on connaît bien, mais aussi on fabrique des ingrédients parce qu'on sait que les produits laitiers se cachent un peu partout dans notre alimentation, dans les chocolats, dans la pâtisserie. Euh on a aussi du beurre, on a aussi euh une activité à l'infantil.

Donc on embrasse tous les métiers. euh de la transformation laitière. Nous, ce qu'on fait et qu'on affirme depuis un un certain temps, euh c'est notre identité et notre ADN euh notre origine et euh et on l'a décliné en 2024 face à une arrivée massive de produits d'importation où on avait lancé en octobre 2024.

Est-ce que c'est râpé pour l'émental français ? et et ça on en a fait notre crédau l'origine France et l'année passée au salon de l'agriculture c'était pour dire oui au lait français et un certain nombre de d'élus députés sénateurs étaient venus à notre rencontre et on avait expliqué ces ces sujets-là [grognement] et cette année encore plus encore on va défendre notre identité coopérative en disant oui à la coopérative d'éleveur nous la valeur qui est créée à travers le prix du lait à travers la transformation la terre, c'est à la main des éleveurs. C'est à la main des éleveurs pour moderniser les fermes mais aussi pour moderniser nos outils industriels.

Et en fait le sujet de la compétitivité aussi bien à mon qu'Aval est un sujet qui nous préoccupe et qui nous obsède parce qu'on sait qu'on est devant des enjeux majeurs, des enjeux de renouvellement des génération, des enjeux de décarbonation des des enjeux de compétitivité de bien-être animal et sodial. On veut se placer comme un référent de la filière laitière. Après, si on fait un état des lieux rapide de la filière de ce qui s'est passé ces dernières années, on peut dire que les crises n'épargnent pas le monde agricole, que ce soit les crises climatiques, les sécheresses, les épis.

Euh mais euh je dirais que les choses se sont améliorées ces dernières années sous l'effet de la loi égalim où on a été euh un des artisans de la loi égalime. En tous les cas, on y a contribué. mon prédécesseur a été un grand défenseur de cette loi de cette loi de cette loi égalime et ça on veut le le transmettre à nos à nos producteurs.

Euh si on reprend euh les effets, j'ai j'ai peut-être été un peu aller un peu vite. Le rôle essentiel de la coopérative, c'est de relever les défis et d'amortir les chocs qui fragilise souvent la la filière laitière et la souveraineté. [grognement] Les coopératives jouent un rôle essentiel dans l'ancrage territorial.

Elles sont non délocalisables car certains abandonnent les producteurs. Nous, on reste sur les territoires. On reste sur les territoires de montagne.

On a 30 % de notre collègue qui est en zone de montagne. On structure les filières, on transforme les productions et en garantissant des débouchés. Euh, j'ai évoqué le sujet de la transformation de sodial entre 2010 et aujourd'hui.

On a fait beaucoup d'opérations de fusion et de rachat. L'opération la plus transformante a été le rachat d'entremement en de en 2011. et après la fusion avec des coopératives qui étaient en difficulté face à la sortie des quotas que ce soit Blamont que ce soit la coopérative 3A et des coopératives plus petites qui avaient pas d'outil de transformation sur mon secteur la coopérative de l'URCVL qui était une coopérative de collecte qui n'avait pas d'outil de transformation nous avait aussi rejoint et puis euh Sodial avait créé cette marque Yoplay en 1965 et on avait connu un certain nombre de de déboirs En 2001, on avait été obligé d'en céder la moitié à un fond et on on avait gardé une attention toute particulière.

En 2011, le fond l'avait cédé à un de nos plus gros franchisés qui s'appelait General Mills. Et en 2021, General Mills a cédé vendre sa participation sur France et Europe et l'ensemble des franchises et on a pu se porter acquéreur. Et cette opération s'est consolidée en janvier 2025 avec le rachat d'une partie de ce qui restait de Général MS puisqu'ils avaient gardé le territoire des États-Unis et de l'Amérique et on a pu racheter une filiale canadienne.

Donc les enjeux de cette de ces 20 dernières années a été de structurer et d'investir massivement dans les outils. On [grognement] avait fortement sous-investi dans la filière laitière française et donc on a investi de façon massive de l'ordre de 100 à 160 millions d'euros par an pour répondre à des enjeux industriels d'obsolescence de mise en conformité pour activer les nouveaux leviers de croissance et rester compétitifs sur les marchés européens qui sont très bataillés concernant la distribution elle elle est de plus en plus concentrée aujourd'hui il existe environ 35000 exploitations ation laitière dont 8000 adérassodiales. Il y a aussi un tissu de d'entreprises laitières et de PME et de grands groupes qui façonnent le paysage laitier.

Face à nous, nous avons quatre centrales d'achat qui const qui concentrent près de 90 % des des paires de marché hors centrale européenne. Cette asymitré cette asymétrie crée des situations de dépendance plus fortes que pèsent sur les capacités de négociation et de valorisation de la production agricole. Dans ce contexte, la question des prix, des marges et de partage de la valeur au cœur de la capacité de la France à préserver notre potentiel productif et à maintenir une filière laitière à la fois compétitive, durable et souveraine.

La souveraineté est quelque chose d'essentiel pour nous, une filière performante à la fois sur le marché intérieur mais aussi sur le marché extérieur. concernant les relations avec les distributeurs et le climat des négociations. Sodial, je vous l'ai dit, a fortement soutenu la mise en place des galimes.

Depuis l'entrée en vigueur de ces lois, la guerre des prix reste toutefois une réalité en particulier sur les produits d'appel, au point d'ailleurs de faire parfois perdre au consommateurs la valeur réelle de l'alimentation. Nous avons eu des combats, par exemple la brique de lait à 1 € pour nous c'est un totem. Monsieur le président, on va peut-être arrêter la présentation.

On a un document bien document enfin bien référencé pour suivre le le reste. Ce qui est important, c'est l'échange et les questions. Si vous voulez bien, on va attaquer tout de suite les questions parce que sinon on va dépasser notre temps.

Madame la peut-être sur la formation des prix. Ah mais justement c'est ma première question, ne vous inquiétez pas, je vais rebondir sur tout ce que vous avez dit. Première question, vous nous avez promis la formule du prix du lait et la répartition euh la clé de répartition.

La clé de répartition. Alors, moi, je veux bien vous entendre là-dessus. C'est mon premier sujet.

Donc, j'ai bien compris, hein, que votre coopérative était assez originale. Euh et donc, je veux savoir quelle est la conséquence de la de cette structure coopérative sur la détermination des prix. Alors, est-ce qu'il y en a une ?

Est-ce qu'il y a une spécificité qui est la votre ? J'imagine que oui, bien entendu. Et puis également sur la sur les prix transformés de enfin pardon les prix de vos produits transformés.

Expliquez-nous ça puisque là on est vraiment dans le cœur de notre sujet sur la formule sur la formule prix du lait payé à nos producteurs. Euh souvent on parle de la paye de lait. Moi, je préfère parler de la facture de la parce que c'est euh c'est le fruit d'un travail et c'est c'est l'émission d'une facture.

Donc, c'est lié à euh à notre mixte produit. Euh c'est une formule qui est calculée, qui nous est propre et qui évite bien des débats au sein de notre conseil d'administration. Donc, on sait qu'on a 50 % de nos volumes qui vont sur la GMS française, soit Marque, soit en MDD.

Donc là-dessus, on a choisi d'appliquer 50 % de coût de production des éleveurs et on s'applique sur tous les indicateurs qui sont publiés par l'interprofession, par l'idel et ça c'est un totem, c'est ce qu'on appelle la sanctuarisation de la MPA. Après, on a une partie de nos activités qui représentent environ 36 % qui sont en confront avec le marché européen. C'est ce qu'on appelle le B2B, la RHF.

Et là, on se sert sur des indicateurs du prix du lait allemand. Et puis après, on a une partie de commodité commodité court mondiale, ce qu'on appelle le bord poudre qui représente 14 %. Et là aussi, on utilise des cotations qui sont publiées par l'industrie laitière, Atelas, l'interprofession, le KNIEL pour des cotations beurre et des cotations poudre.

Et ça c'est très soumis à la volatilité des des marchés mondiaux. pour ce qui est de la partie française qui nous concerne et dont j'imagine que c'est un peu le le le but de de notre de notre audition euh et en partie de la commission d'enquête et de la commission d'enquête. Nous, je vous l'ai dit, on a été très favorable à Égalim.

Euh mon prédéceur a été une chevise ouvrière et on considère que Egalim a créé de la valeur pour les producteurs de lait euh français et pour les producteurs de lait sodial puisqu'on veut se placer en en référent. euh pour plusieurs raisons parce qu'on a été capable de sanctuariser la MPA euh et un certain nombre de distributeurs, je dirais même les distributeurs ont joué le jeu dans ce sens ces trois dernières années et bien nous en a pris parce que on se rend compte que les produits laitiers étaient certainement sous-valorisés euh dans les rayons, qu'aujourd'hui certes, on peut considérer que vis-à-vis des consommateurs, il y a eu des augmentations de tarifs mais on n'a pas vu de consommation massives du prix du lait. Et c'est pour ça qu'on se dit il faut replacer l'alimentation au centre des préoccupations des Français.

Se nourrir ça un coût. Se nourrir avec de l'origine France, ça mérite de la considération et le modèle sodial à travers le prix du lait qui est un prix du lait d' compte. Après, il y a le sujet de la redistribution.

Donc je sais pas si vous mon explication est suffisamment claire sur la formule prix du lait payé producteur en prix d'accomte au mois le mois. Bien entendu, on tient compte aussi un peu de saisonnalité et tout ça ça nous donne un objectif qu'on affirme aussi à notre assemblée générale. Le statut coopératif nous oblige à donner une vision objective au mois de juin, c'est-à-dire à mi-é de qu'est-ce qu'on va faire sur le prix du lait.

Je peux vous dire que cette année en 2025 ce qu'on a connu, ça pas été exercice facile parce qu'on a donné un objectif extrêmement ambitieux qu'on a tenu à 2 € près mais la situation s'est fortement dégradée sur le deuxème semestre parce que sous l'influence des prix, sous l'influence des bonnes récoltes, des coûts de production, et ben la production est arrivé massivement dans notre coopérative. Mais si c'était arrivé que dans notre coopérative, ça aurait été finalement un moindre mal. et c'est arrivé en France, en Europe et dans le monde.

Et tout ça a eu un un impact fort sur les deux volets que je vous ai expliqué, les 34 et les 16 % qui sont soumis à des cotations et à la volatilité. Nous, ce qu'on veut, c'est stabiliser ces 50 %. Aujourd'hui, ce qu'on dit et ce qu'on réaffirme, c'est que la valeur de la MPA dans le cadre des négociations commerciales doit être sanctuarisé bien sûr pour maintenir une certaine stabilité au prix du lait français.

C'est ce dont les producteurs de lait ont besoin et tout particulièrement les producteurs sodiales qui sont très attachés à leur coopérative. Pardon ? Oui, j'ai une question sur la redistribution du résultat.

Vous en avez pas parlé, il me semble pour l'instant. Si vous pouvez nous préciser ça. Donc euh vous le voyez dans le petit tableau qui vous a été remis.

Euh bien entendu, donc on a un un prix de base. Donc on voit l'évolution, on vous a mis de 2020 à 2025, on voit l'évolution du prix du lait qui a augmenté de l'ordre de 40 % entre 2020 et 2025. Et bien heureusement puisque je pense qu'il y a une génération d'agriculteurs qui a été un peu sacrifiée euh et je veux pas dire que j'en fait partie mais on a été capable bien souvent de de produire en dessous de nos coût de vendre en dessous de nos coûts de production et ça c'est pas durable pour les nouvelles générations parce que avoir une vie sociale moderniser ses élevages, rendre le métier plus attractif ça mérite une juste rémunération.

Donc tout ce travail qui a été fait dans le cadre de la loi galim, on voit que ça nous a amené à un prix euh de base à 468 euh en 2025 auquel on rajoute tout le travail de l'éleveur, la composition, les divers primes. Non, on a des producteurs bio, on a des producteurs AOP, ce qui nous fait un 502. Aujourd'hui, on n pas encore décidé de notre distribution sur 2022.

Mais si vous regardez sur les années 2022, 2023, on a été capable de renvoyer au producteur en cash 1,87 € en 2022 € 8,05 en 2023, 8,73 € en 2024. Mais comme ils sont aussi des investisseurs de la coopérative, on leur a distribué des parts sociales qui n'étaient qui étaient liés au résultat. Donc en redistribution sur les deux dernières années, on a distribué plus de 14 € additionnels au prix du lait.

Et ça c'est la mission. Et dans le même temps, on a été capable de laisser en réserve dans le bien commun, le patrimoine commun qui est la coopérative euh 66 %. Et depuis en 2025, on va appliquer une nouvelle clé de répartition où on distribuera 50 % de notre résultat consolidé mo IS.

Euh donc c'est quand même significatif intérêt par sociale compris parce que nos parts sociales aujourd'hui elles sont elles sont rémunérées et on vous voyez que l'intérêt au PEUR aujourd'hui représente en 2024 2,54 € les 1000 L. Donc on veut créer une certaine dynamique autour de la coopérative à travers la rémunération. mais aussi le développement de l'outil industriel et de la modernisation pour assurer la pérennité et la compétitivité de la souveraineté laitière française.

Merci. Merci. C'était très clair.

Concernant les négociations commerciales, si vous voulez qu'on entre dans ce sujet, je vous y invite. Donc est-ce que vous pouvez nous expliquer comment se passe pour une coopérative comme la vote les négociations commerciales ? Est-ce que vous confirmez qu'elles sont très tendues, très musclées, très violentes ?

Est-ce que Enfin voilà, expliquez-nous comment Sodial vit les négociations commerciales. Alors, je laisserai compléter Frédéric. Nous, nos clients nous sont indispensables.

C'est un des leviers importants de la distribution de nos produits. Donc bien entendu, on est dans un cadre de négociation. Je vais dire bah ça frotte un peu.

Euh nous on est capable de publier nos indicateurs de MPA, ils sont argumentés, on va voir les distributeurs, ils ont une écoute attentive à ce sujet-là. On défend aussi la spécificité de notre modèle. Mais clairement aujourd'hui, il faut qu'on ait une application strict au sensau de égalime.

Aujourd'hui, c'est pas parce que on a une conjoncture qui semble un peu déséquilibrée. Quel impact ça aurait pour le consommateur si nos prix PVI ou les PVC diminuent ? un peu sur le pouvoir d'achat mais à terme c'est la baisse de la souveraineté laitière française qui est en jeu parce que tous ces euros qui seront perdu sur ce marché intérieur seront répercutés dans les cours de ferme et aujourd'hui on a suffisamment à faire avec ce sujet de la volatilité et de ce confront ce marché européen et de ce marché euh mondial pour qu'on n'impacte pas notre marché français qui d'ailleurs n'a pas tiré la pleine quintessence sur l'année 2023 et 2024 quand nos concurrents allemand était à des prix supérieurs à 500.

Nous, on on avait géré une certaine temporalité avec moins d'inflation. Donc certes, les produits laitiers ont augmenté, mais il reste totalement abordable et c'est un enjeu de souveraineté laitière française. Si demain on venait à baisser drastiquement par des négociations qui se passeraaient mal et je peux vous dire que on reste extrêmement confiant sur le fait que on va y arriver.

Après, on est questionné sur les centrales européennes, donc on n'est pas concerné, mais ça nous pose question quand même de nos concurrents qui pourraient être concernés et par effet ricochet avoir un impact sur nos tarifs. Donc nous, on reste ambitieux, déterminé pour aller chercher la MPA, pour avoir les augmentations nécessaires pour garder un tissu laitier, dynamique qui permettent les engagements que je vous ai signalés, que sont le renouvellement des génération, la décarbonation, le bien-être animal et tous ces sujets qui qui de compétitivité parce que demain on l'avait déjà alerté sur les importations massives et je pense que nos concitoyens sont aussi sensibles à l'origine des produits qu'ils auront dans leur assiette et aussi au poids de l'agriculture qui façonne les territoires, qui crée une activité économique et dont on a perdu un peu pied ces quelques ces dernières années. Frédéric, tu veux compléter ?

Oui, juste juste dire effectivement que pour les négociations actuelles, comme l'a dit le président, nous on arrive avec une volonté de de passer des hausses de tarifs raisonnables pour couvrir les hausses de production de coût de production au niveau des exploitations qui sont constatées par les éleurs. En face de nous, on a des distributeurs qui sont plutôt avec des propositions déflationnistes. Et j'ai envie de dire qu'à partir de là, à partir de ce schéma de base, chacun joue son rôle.

C'estàdire que la NGO forcément elle est la négociation forcément elle est rude pas forcément beaucoup plus rude que les années précédentes si c'est c'est un élément à à porter à votre connaissance mais j'ai envie de dire que c'est que c'est un peu comme comme un match de rub c'estàd c'est des packs qui s'affrontent les commerciaux les acheteurs. Tout ça ça doit être rester régulé à je vais vous poser des questions plus précises voilà si vous voulez bien. Et en tout cas, c'est le cadre dans lequel dans lequel on est.

Et comme l'a dit Jean-Michel, on on pense qu'on va arriver euh à un résultat de de négociation qui satisfa les deux parties. Mais en tout cas, on est dans ce cadre. Vous négociez avec quelles centrale euh d'achat ?

Des centrales d'achat françaises uniquement, quelquefois européennes. Quelles sont les pratiques des distributeurs à votre rencontre ? Voilà, en fait euh on n'est plus dans les dans les centrales européennes, c'est-à-dire que on l'a été à un moment euh et en fait on on est sorti de ces centrales européennes et je crois pouvoir dire que notre statut coopératif en fait est pris en compte par les centrales d'achat, enfin par les acheteurs d'une manière générale, la grande distribution et qu'on a un traitement un peu particulier du fait qu'on ait une coopérative, une grosse coopérative nationale et donc très concrètement on négocie avec les centrales d'achat françaises en fait.

Très bien. Est-ce que vous pensez avoir un traitement qui est plus clément que d'autres que d'autres industriels parce que vous êtes une coopérative de producteur ? Le marché reste le marché reste le marché la compétition reste la compétition dans les linéaires.

Euh malgré tout, ça veut dire non malgré tout on s'efforce d'affirmer notre différenciation et c'est pour ça que on peut vous inviter à venir au SIA pour voir le moment le mouvement qu'on va défendre. C'est oui à la coopérative d'éleveurs. On vient de lancer une grande campagne de communication pour expliquer ce qu'est une coopérative, pourquoi nos produits au-delà de la valeur alimentaire ou si ils ont aussi une valeur euh un peu citoyenne et militante euh parce que nous on n'abandonne pas.

Nous on veut construire la France laitière de demain. Je vous remercie. Alors, toujours sur les négociations, est-ce que vous pouvez me dire comment ça se passe dans le cadre des négociations sur les services en ce qui vous concernent ?

Et là vraiment, j'aimerais bien qu'on rentre dans le détail des négociations puisque vous avez des marques très connues de toutes et tous. Donc, elles sont, j'allais dire, elles sont dans tous nos réfrigérateurs. On sait ce que vous vendez, tout le monde tout le monde a déjà consommé vos produits.

Donc là, ça nous intéresse. On est vraiment dans du concret. Vous allez euh avec des cent vous négociez avec des centrales d'achat nationales, ça on l'a compris, et uniquement nationales.

Ce qui nous rassure quand même. Ça veut dire que sur ce point tout le monde s'entend à dire la vérité au micro. Euh par contre, comment ça se passe ?

Les prix sont négociés, vous avez des services qui vous sont vendus. Est-ce que ces services vous sont vendus en tant que service et vous êtes libre de les acheter ou est-ce que c'est un peu un passage obligé ? Vous vendez 100, on vous dit "OK, mais vous nous achetez 35 de services, 40 de services." Comment ça se passe ?

Oui. Alors, comment ça se passe ? En fait, bah vous le savez aussi bien que nous, c'est quand même des choses qui sont très très regardées par la DGCRF de façon très très précise.

Donc les relations en fait sont vraiment des relations encore une fois qui sont qui font partie de la négociation globale mais qui sont des relations contractuelles que j'ai envie de dire assez saines. C'est-à-dire que en fait derrière votre question, il y a la notion de la contrepartie. Est-ce qu'elle est réelle ?

Est-ce qu'elle est pas réelle ? Et cetera et cetera. Exactement. et et moi, je crois pouvoir dire à notre niveau que effectivement le les règles sont respectées, que les contreparties sont respectées et bien évidemment encore une fois ça fait partie de la négociation globale.

Il y a des euh des approches par client qui peuvent être différentes mais euh les règles du jeu sont assez claires. D'accord. Est-ce que vous avez Est-ce que vous avez déjà été dééférencé euh de certains grands distributeurs parce que les négociations ne se passait pas bien ou parce que vous aviez vous avez été trop lent à accepter une offre.

C'est déjà arrivé ? C'est arrivé ponctuellement. Oui.

Donc ça se passe pas si bien que ça. Si on en est quand même à cette mesure de rétorsion qui consiste à vous dééférencer, on peut pas dire que tout se passe bien. J'ai envie de dire que c'est c'est arrivé ponctuellement mais pas plus moins que l'historique de la négociation en cours. que quelque part quand je disais tout à l'heure que ça frictionne, que quelque part les négociations sont rudes, euh ça fait vraiment ponctuellement partie ben de d'espèce de d'affrontement qu'il peut y avoir, mais encore une fois jusqu'à maintenant toutes les négociations ont trouvé une issue à peu près équilibrée.

C'est ça le message qu'on veut passer. Donc si je vous résume, vous dites c'est difficile, ça fait partie du métier, mais à la fin on finit toujours par se par trouver une plateforme de compromis. Et là où je voulais rebondir sur une de vos appréciations tout à l'heure quand vous dites est-ce que vous avez un traitement particulier ou ou non dans ces négociations là ?

Alors je sais pas si c'est le le traitement particulier de Sodial qui représente quand même une grosse partie des éleveurs laitiers français et qui est une coopérative. Mais globalement quand même ce qu'on peut dire c'est que la très grande majorité des distributeurs ont une attention particulière sur les équilibres de filière, ont une écoute attentive sur le sujet. C'est-à-dire que quand on est dans la négociation, quand on parle de variation de MPA qui impacte le prix du lait, euh les les distributeurs nous demandent c'est quoi le prix du lait, c'est quoi la comment ça va impacter le prix du lait, c'est quel niveau de prix du lait et cetera et cetera.

Et donc enfin Jean-Michel, je pense que tu peux en attester. Il y a quand même dans les discussions qu'on a euh j'ai envie de dire une attention particulière sur la pérenité de la filière. Alors je sais pas c'est peut-être spécifique au lait euh ça je je le reconnais.

Peut-être spécifique à la coopérative au statut coopératif, ça c'est c'est possible aussi. Je sais pas pour les autres, mais en tout cas, je pense qu'on peut on peut dire ça. Qu'est-ce que vous pensez de cette affirmation ?

Bah vous avez les chiffres devant vous donc euh Ouais, on n' pas eu le temps de les regarder. Vous les avez donné en début d'entretien donc Oui. Bah euh bien heureusement que les marges des exploitations se sont confortées parce que sinon euh il y aurait de moins en moins, on perd de façon euh démographique 3 à 4 % d'exploitants par an.

Donc ça c'est mécanique. Donc soit on voit notre pays en attrition laitière et c'est un un approvrissement et une perte de souveraineté laitière. Euh et comme nous la coopérative c'est le bien commun, bien entendu qu'il faut qu'on investisse on investit 150 millions d'euros sur le territoire français.

Donc on contribue aussi à l'économie à l'emploi, on a 9000 collaborateurs. Donc on contribue aussi à l'économie euh de la France laitière. Donc bien heureusement et tout ça est extrêmement transparent dans nos comptes.

Après, vous pourriez peut-être me poser la question "Et comment vous avez fait pour faire une acquisition à l'étranger Ben, on l'a fait en s'endettant et parce que cette marque, je vous l'ai dit, on y tient comme à la prunelle de nos yeux. Ça a été un de nos tout premiers pays franchisés. C'est un pays qui était sécurisé et qui est en développement et tous les bénéfices bien entendu seront rapatriés en France pour parfaire le prix du lait des producteurs de lait français.

Très bien. Alors, mais ça me va bien comme réponse. C'est une réponse que vous leur donnez puisque c'est ce qu'ils nous disent en fait.

Ils nous disent "Ben oui, mais les industriels euh quel qu'ils soit et ça inclut les producteurs reconstitue leur marge." Vous dites "Oui et heureusement." Très bien.

Alors, vous nous avez parlé de l'initiative ? Oui. Au lait de notre coopérative d'Eleveur.

Est-ce que vous pouvez la présenter succintement euh et puis nous expliquer comment vous allez faire pour aller plus loin dans la promotion des intérêts de vos éleveurs ? Est-ce que vous pensez adopter une politique qui ressemble à ses kill patron ? Qu'est-ce que vous avez comme réflexion autour de cela ?

On va insister en tous les cas depuis que j'ai pris mon mandat, j'en ai fait un de un de mes chevals de bataille. Donc clairement réaffirmer l'identité coopérative parce que qui sait ? Je suis même pas sûr que vous vous en aviez la connaissance que les marques Candia Yoplay appartenaient aux éleveurs et que quand vous achetiez ces marques-là, c'est pas des des marques tout à fait comme les autres.

Euh et on fait beaucoup d'animations magasin, on va faire des spots télé. C'est pour ça que pour la 4e année consécutive, on va être au salon de l'agriculture pour aller à la rencontre. euh des décideurs mais aussi des consommateurs et des distributeurs.

J'ai eu la chance d'accueillir déjà deux distributeurs sur mon exploitation euh pour leur montrer la réalité du métier de producteur laitier. euh reconstituer des marges, je peux vous dire que ça se fait à la su front parce que le métier d'éleveur, c'est 365 jours, c'est des soins journaliers aux animaux et j'ai beaucoup de chance d'avoir des associés qui sont euh euh combatifs euh et qui croient à l'avenir du lait parce que pour la spécificité, les derniers ne sont pas issus du milieu agricole du tout. Euh le père de mon dernier associé est chauffeur routier, sa maman est babysitter et la jeune salarié, son papa est agent de maintenance dans une usine de l'agroalimentaire.

Donc ils auraient l'opportunité et ces gens et ces jeunes là, ils veulent faire du lait. Donc il faut surtout pas les décourager. Donc on a besoin de constituer des marges pour moderniser nos exploitations, pour avoir une vie sociale, prendre des weekends, prendre des vacances.

Et donc sodial, on a aussi des process pour accompagner le renouvellement des générations. On a quelque chose qui s'appelle la sodial box où on y consacre un peu plus de 2 millions d'euros par an pour aider les jeunes installés. On installe plus de 250 jeunes par an.

Et madame la sénatrice du Tarne. J'ai eu la chance d'aller dans une de nos très belles exploitations dans le Tarne dans le cadre de nos journées J où on avait réuni nos jeunes éleveurs dans le sud-ouest. Euh on a aussi euh lancé euh une Happy Box euh où on accompagne les jeunes sur euh les congés, sur le repos, mais aussi sur la formation pour devenir manager euh c'est-à-dire faire rentrer du salariat dans les exploitations agricoles.

Et pour ça, une, il faut avoir les compétences, mais il faut aussi avoir les moyens de payer des salariés. Et donc la rémunération du prix du lait est extrêmement fondamentale et nous on accompagne au-delà et tous ces tous ces ces éléments ces 2 millions et cette sodial box elles sont pas compris dans la redistribution et moi je souhaite qu'on les mette parce que c'est bien de l'argent qui sort dans la de la coopérative et qui arrive dans les courtes fermes. OK. par rapport à ses patrons, vous avez pas répondu.

Par rapport à ses patron euh nous je vous ai dit, nous on a les vaches, nous on a les usines, on a les marques. C'est qui le patron, il a une marque mais il a pas d'usine et il aide 360 producteurs. Je trouve que ce qu'il fait, c'est qu'il a tracé un chemin et c'est et et on trouve ça très bien.

Mais c'est 360 éleveurs. Moi ma responsabilité c'est 14500 éleveurs partout en France quel que soit leur territoire. Et moi j'ai pas le droit c'est qui le patron ?

Il a le droit de il réussit très bien sur le conso et la démarche on la connaît très bien parce qu'elle a démarré dans ma région. Je vous ai parlé de l'URCVL et c'était un résidu de l'IRCVL qui n'était exposé au marché italien très fortement et qui s'est posé la question et c'est une très belle réussite et on peut le féliciter. On fabrique des produits pour Squil patron.

On fabrique notamment le bord bio et on fabrique les mental aussi c'est qu'il patron. Donc vous voyez qu'on n'est pas on n'est pas en opposition. Une voie est ouverte mais le chemin pour 14000 producteurs n'est pas le même que pour 360.

Merci. Quand vous dites que les lois égalim ont amélioré amélioré les choses, je vous paraphrase, qu'est-ce que est-ce que vous pouvez revenir rapidement sur cette affirmation en précisant qu'est-ce qui dans les lois égalimes permet cette évolution positive ? péur Ouais.

Après en fait ce qui ce qui ce qui permet dans les lois égalimes de beaucoup stabiliser la situation, c'est qu'effectivement c'est c'est un dispositif qui est au milieu de quatre centrales d'achat et de très nombreux acteurs agricoles en amont. Donc égalime au milieu avec la la marche en avant, c'està-dire la le fait de baser les discussions non plus sur des éléments d'offre de demande, des éléments de marché exogène et cetera, mais sur la variation du coût de production à grandement stabiliser le modèle. C'est-à-dire que par exemple typiquement dans les bas de cycle, c'est-à-dire quand les marchés mondiaux partent vraiment vers le bas, la discussion elle se base non plus sur ces marchés qui sont partis vers le bas mais sur les coûts de production ce qui a mérite de de stabiliser la la situation.

Donc c'est là nous où on dit que Egalume a a une vertu très importante de stabilisation des prix. Ça a permis aussi, je le disais tout à l'heure, de partager avec tous les acteurs de la filière des visions un peu globales, un peu moyen long terme, on va dire. Et donc c'est pour ça que nous on est très attaché en fait au aux égalimes, on est très attaché au fait de conserver la notion de SRP + 10 puisque tout part de là dans les dans les égales.

On est [rires] aussi si je rentre un peu dans le détail, on est aussi très attaché au maintien de l'option 3 des Galim qui est pour nous la on va en parler la la façon la plus pratique euh de de faire marcher cette mécanique est quand même complexe. on est attaché à l'encadrement des promotions et on est aussi attaché au maintien de la date butoire des égalimes qui correspond au salon de l'agriculture, qui correspond à un grand moment agricole et qui donc ben permet vraiment de mettre la lumière en fait sur ces négociations. Et en tout cas voilà, c'est c'est le si on doit avoir un message à faire passer dans notre audition, c'est que effectivement égalim c'est c'est une c'est une bonne construction pour l'agriculture et on est très attaché à conserver ce système.

Alors, vous allez m'expliquer pourquoi vous êtes très attaché à l'option 3 si vous voulez bien et puis m'expliquer aussi pourquoi la grande distribution est si opposée à l'option 3. Peut-être que c'est complémentaire. Allez-y, on vous écoute là-dessus.

Alors, en fait, l'option 3, c'est quand même celle qui est la plus euh la plus pratique, hein, c'est-à-dire qu'on on travaille donc sur une variation euh de de de matière première agricole, euh ce qui est euh beaucoup plus simple à faire pour une entreprise comme nous où il y a beaucoup de produits, beaucoup euh de catégories euh différentes euh que passer au rayon X, j'ai envie de dire, chacune des catégories de nos produits. Donc, il y a un côté simplicité de l'option 3 qui est quand même assez fort. Donc, ça c'est le premier point.

Le deuxième point, c'est que si d'aventure on devait supprimer l'option 3, ce qui pour nous serait vraiment quelque chose de très préjudiciable à l'édifice égalime, on se retrouverait avec une énorme complexité à décomposer produit par produit toute la chaîne de valeur de nos différents produits. Et on a aussi un problème de fond qui est qu'un certain nombre de nos clients distributeurs sont eux-mêmes producteurs. Donc aller exposer à nos potentiels concurrents sur le marché une répartition de marge.

C'est pas du tout intuitif pour nous. Je crois que je crois que vous vous le comprenez. Donc ça enfin mais je je j'insiste quand même sur le début de ma discussion mais c'est quand même le le la côté pratique de l'option 3 qui est quand même je comprends mais j'ai quand même besoin d'un éclaircissement.

Quand vous dites vous comprendrez que c'est pas du tout pratique d'aller leur expliquer notre constitution de marche parce que c'est pas tant la recette en fait que vous ne voulez pas donner que la enfin oh si quand même il y a une partie de recette dans leur produit. C'est pas tant la recette que vous voulez pas donner que la répartition de marche puisque si c'est ça quand on tout est lié en fait c'est-à-dire que la part de la matière première agricole qui va rentrer dans votre produit et si vous faites du la du lait de consommation ou du yaourt c'est quand même voilà enfin bien sûr j'entends mais ce que je veux dire ce que ce que vous ne voulez pas donner c'est votre répartition de marge puisque votre recette elle est quand même écrite sur vos sur la composition de vos produits en quelque sorte ouais encore une fois ce que je vous dis c'est que c'est c'est effectivement un argument J'ai envie de dire effectivement on n pas forcément envie d'être à livre complètement ouvert avec des gens qui fabriquent les mêmes produits que nous quand même. Ça c'est c'est un point.

Mais encore une fois, je me permet de beaucoup insister sur le fait que l'option 3 avec les doubles certifications qu'il y a aujourd'hui, ça ça quand même ça apporte quand même une assurance vraiment raisonnable sur le fait que ce qui est sur la table est vrai, certifiable, certifié et cetera et cetera. Euh ça fonctionne franchement, ça fait des années qu'on fonctionne comme ça. Je pense que tout le monde a l'habitude aujourd'hui euh de de de ces de ces mécanisme là.

Et encore une fois, on est assez persuadé que se passer de l'option 3, ça reviendrait à fragiliser complètement l'édifice égalime tel qu'il existe aujourd'hui. D'accord. Très bien, j'entends et certains disent que l'option 3 est pas assez complète en réalité pour enfin c'est ce que nous dit la grande distribution qu'il faudrait au moins donner la part que représente la matière première agricole dans le prix global.

Ça ça vous concerne peut-être un peu moins puisque vous vous êtes quasiment à 100 % j'imagine. Ouais. Voilà, ça dépend ça dépend des catégories mais je peux vous dire que entre le calcul de la variation de la MPA, la certification Amont et la certification de la sanctuarisation, c'est déjà assez complet comme dispositif quand même.

C'est c'est ça fait beaucoup quand même de beaucoup de D'accord. Donc à votre avis, les la grande distribution a tout pour s'assurer une fois que vous avez pris l'option 3 à toutes les informations en main pour pouvoir négocier hormis bien sûr votre répartition de marge, votre consitiers qui sont quand même assez bruts en fait. C'est ça.

Pense que oui. Transformé. Et sur des produits transformés, vous pensez que peut-être il manque une information.

Ça je sais pas dire. En fait, nous vous savez quand quand vous faites du yaourt, du lait de consommation ou du beurre ou du fromage, c'est vraiment des produits très simples en fait hein. C'est très bien.

Juste une petite question complémentaire. Est-ce que dans vos produits laitiers, vous enfin est-ce que vous êtes amené à acheter de la matière première agricole à étranger ? Dans les yaourts, dans le lait ?

Non. Quoi ? Pas de lait de CR.

Vous n'achetez vous n'achetez pas de lait complémentaire les Français. Ah non non non. D'accord.

OK. Non. En fait euh notre crédo, ça va être 100 % de lait français et oui au lait de la coopérative d'éleveur.

Donc bien entendu. Mais vous achetez donc des fruits et vous les achetez à l'étranger. Oui.

Part de matière première agricole, il y a de la part de matière première agricole étrangère. Euh ouais très très alors très très localement, c'est-à-dire il y a certains fruits alors il y a il y a certains fruits qui sont achetés en France et il y a certains fruits qui viennent de l'étranger. Typiquement le cacao oui c'est c'est des choses qui viennent de l'étranger.

Très bien. Alors moi je voudrais je voudrais qu'on parle de Mar Distributeur si vous voulez. vous l'avez vous l'avez abordé un peu.

Donc on voit bien que ça occupe une place croissante dans les rayons des des magasin moins qu'à l'étranger tout de même. Donc je voulais savoir quelle part représentent les marques distributeurs dans votre chiffre d'affaires globalement si vous pouvez nous donner cette information. Est-ce qu'il y a des différences dans les négociations dans les négociations commerciales de fin d'année ou dans les négociations que vous pouvez avoir pour les marques distributeurs qui ne se passent pas au même moment et cetera ?

Donc on enfin en tout cas si elles se passent au même moment et dans le dans le même lieu, dites-le nous mais je ne pense pas. Et puis euh je voudrais que vous puissiez nous dire quelle est la différence de comment vous expliquer la différence de prix entre les marques distributeur et les marques nationales. Voilà mes questions sur les marques distributeurs.

On peut les reprendre si vous voulez la part dans votre chiffre d'affaires, les négociations et les différences de prix. Alors la part des marques distributeurs dans notre chiffre d'affaires ou notre mix produit, c'est à peu près la même chose. On fait donc 50 % de notre business dans le avec la GMS française et dans ces 50 % c'est 50 % marque nationale, 50 % marque distributeur.

Donc c'est c'est important. C'est beaucoup c'est 25 % de votre chiffre. D'accord.

Absolument. Absolument. Et on est des très gros opérateurs de marque distributeur en la consommation en émal.

L'émental est un énorme sujet pour nous. le beurre, la crème, des choses comme ça. Les négociations en fait sont un peu différentes de celles des marques nationales.

Donc généralement ce qui se passe c'est que les marques nationales historiquement enfin en tout cas ce qui se passait c'est que il y avait la négociation sur les marques nationales qui se terminaient et tout de suite après euh s'embrayait les les négociations sur les les marques distributeurs et généralement les marques distributeurs suivant le la tendance des des marques nationales. Là, ce qui nous inquiète un peu dans le dans les dans les négociations avec les marques de distributeur, c'est que ce cette espèce de calendrier tacite qui existait est un peu bouleversé. On passe en appel d'offre de plus en plus court et de plus en plus opportuniste quelque part.

Euh jusqu'à maintenant, il y avait un relatif intérêt des distributeurs pour faire que les marques distributeurs soient d'origine France. Euh et donc c'était c'était la très grande majorité des marques distributeurs étaient d'origine France et ce front c'est un peu fissuré notamment sur les mentales. J'en parlais j'en parlais à l'instant et il y a de plus en plus d'hémentales d'origine étrangère, d'origine allemande notamment ou d'origine belge, hollandaise et cetera et cetera qui rentrent par le canal des marques distributeur et donc ça crée bien évidemment une pression à la baisse sur les prix et cetera et cetera.

Donc nous, on se bat beaucoup, on se bat beaucoup contre ça en faisant de la promotion de l'origine France et on sait que les que les consommateurs sont sensibles à la promotion de l'origine France. Euh mais quand même c'est c'est je le porte à votre intention, c'est c'est quelque chose qui nous inquiète en fait. Très bien.

Vous seriez favorable à l'affichage de l'origine France à côté de l'étiquette de prix ? On le fait en fait. Nous on le fait.

On le fait. Ouais. Nous on va le faire et on va le porter.

Vous vous le faites sur vos produits mais comme ça n'est pas fait sur tous les produits, c'est ce qu'on est en train d'essayer de travailler sur les matales. Frédéric a beaucoup parlé de l'Émal, on veut relancer le SIGF euh le syndicat de produit, le syndicat de produit de du gruillère français mais qui est un relic et qui est aujourd'hui de l'émental pour faire la promotion de du fromage français et de l'émental français. Et ça c'est un gros travail et qu'on souhaite de faire de façon collective.

Euh d'ailleurs, on a prévu et j'espère que ça aura lieu à un lancement au salon de l'agriculture. Donc ce sujet de l'origine est un sujet essentiel pour nous. Après euh si on pouvait avoir une sanctuarisation de la MPA parce qu'on a beaucoup parlé de la GMS mais on peut aussi parler de la RHF euh et nous on voudrait s'accorder pour que on puisse appliquer aussi la MPA euh au secteur de la RHF et qu'on puisse identifier notre spécificité coopérative sur les produits locaux ou en tous les cas puisquon a pas le droit de parler de l'origine mais en tous les cas des produits de l'économie sociale et solidaire, du commerce équitable puisque dans le cadre de la loi égalim, il devait y avoir une application de ce sujet-là et on y est bien loin et ça ça serait un moyen de retrouver de la valorisation pour du lait français.

Très bien. Je vous remercie. J'ai une dernière question.

Quelle est la votre appréciation globale sur les évolutions de de nouvelles forme de distribution ? Je pense au magasin de producteur en ce qui vous concerne. Est-ce que ça a un intérêt ?

Pas d'intérêt ? Je pense aux AMAP. Est-ce que ça fait partie des choses [soupir][souffle coupé] euh que vous regardez de près qui vous intéresse ?

On a parlé d'économie sociale. Voilà, c'est une question assez ouverte. On on réfléchit à tous les canaux de distribution.

Euh pour illustrer, on a un certain nombre de les fromageries de la COP aujourd'hui, c'est-à-dire qu'ils sont des magasins qui sont implantés dans les territoires ruraux où la population locale peut venir se servir des des fromages qui sont produits à proximité et on on les achalande de nos autres fromageries. Euh on réfléchit aussi sur nos fromages à OP de qualité euh à des réseaux de distribution via le e-commerce. On a un site qui s'appelle lesfrumageurs.com.

Je vous invite à y aller et vous verrez que les fromages sont de qualité euh et ça peut faire l'occasion de partager le savoir-faire des territoires français et la rémunération des producteurs. Donc ça reste très modeste et très petit. Euh l'essentiel de notre distribution reste malgré tout euh l'ensemble des des canaux de distribution traditionnel qui évolue.

Peut-être se recentrer sur le proxy, sur le drive euh parce qu'on sait que les hyper même s'il restent majoritaires, il y a peut-être une érosion. Donc on essaie d'être beaucoup plus présent sur les secteurs de du drive et aussi de la proxy parce que c'est aussi un moyen de valoriser et on pense aussi qu'il y a des CSP qui sont peut-être plus sensibles à à notre mode de gouvernance de coopérative et j'insiste sur le fait que nos produits au-delà de la valeur nourricière et de la rémunération, ils ont aussi une valeur militante. Très bien, je vous remercie, c'est bon pour moi.

Merci madame la rapporteur. Moi, j'ai deux petites questions. Je sais pas, peut-être que vous les avez évoqué avant qu'on arrive.

Quel est le prix de vente du lait Candia ? Je suis pas sur site mais aujourd'hui un une brique de lait Viva doit être autour de 135 je pense dans dans dans ces goûts. Après on voit que certains Quel prix d'achat au producteur ?

Le prix d'achat, ben je vous l'ai dit euh en en 2025, il était supérieur à 500. Oh, d'accord. Pour les 1000 L, 50 centimes.

D'accord. OK. Euh dans un dans un cas, on parle du prix hors taxe, le prix d'achat producteur et dans l'autre, on parle d'un prix du lait d'un prix TTC.

Et donc, est-ce que chaque année, excusez-moi, je je suis jamais rentrée dans une com opérative, je ne sais pas comment se passe vos réunions, mais donc chaque année, le le prix de rémunération aux éleveurs, il est discuté en conseil d'administration, il ça fait l'objet. D'accord, vous avez déjà parlé. Donc, on va ce qu'on a évoqué, c'est la formule prix du lait.

Ouais. Et les variations de formule prix du lait. C'est pour ça que vous comprendrez qu'on est très attaché à ces 50 % de PGC et France qu'on fait avec le canal assez traditionnel qui est la distribution et qu'on pense que on a vraiment une coresponsabilité producteur, coopérative, distributeur et consommateur pour jouer sur la souveraineté la tiè française.

Et si tout le monde se met en mouvement, on aura la chance tous de continuer d'avoir du lait français et d'avoir des territoires ruraux vivants avec une agriculture française compétitive parce que je pense que c'est l'enjeu de demain d'avoir une agriculture compétitive et qui est capable de faire face à tous les aléas qu'on est en train de connaître, que ce soit le sanitaire, que ce soit le climatique et que ce soit la volatilité des prix. Donc je pense qu'on doit se battre tous collectivement pour défendre ce sujet-là. Est-ce que vous pensez que cette grande alliance elle arrive là ?

Par exemple, les négociations commerciales sans que vous nous dévoiliez tout. Comment ça se passe ? Vous êtes plutôt content ou plutôt inquiet ?

Si on avait signé, je vous dirais que je je je serais content, mais mais je reste ambitieux, combatif, d'accord, pour terminer ce round dans les meilleures euh dispositions et j'en appelle à la responsabilité de chacun de nos clients et je suis sûr qu'ils en ont de la responsabilité parce que c'est un enjeu, c'est c'est l'enjeu de demain qu'on est en train de jouer. Si [grognement] on détruit la valeur, on détruira la souveraineté. Ça peut aller très très vite le sujet de la démographie et du renouvellement des générations, ça peut aller très très vite.

Merci. Alors, une dernière question avant de donner la parole à notre collègue Marellisseu. Tout à l'heure, vous avez évoqué le fait que vous vous avez pu être des des référenciers.

Est-ce qu'on doit comprendre dans ce référencement d'abord est-ce que c'est par des centrales d'achat étrangères ? Non, c'est des centrales d'achat française. D'accord.

Est-ce qu'on doit comprendre que vous avez été déférencé ? Est-ce que ben en fait vous avez tenu bon et que vous n'avez pas voulu vendre vos produits à un prix que vous que vous estiez par pas par rémunérateur pour vos producteurs ? En fait, moi je suis je pense que vous avez audité pas mal pas mal de gens ici et puis nous on lit pas mal les journaux.

On est on a vu effectivement qu'il y avait des opérations de déférencement massif qui ont pu être expérimenté par certains acteurs, on va dire de la filère. Tout à fait. Honnêtement, nous c'est pas c'est pas notre situation.

Ça a pu nous arriver comme je le disais tout à l'heure ponctuellement, localement et cetera et cetera, mais pas du tout avec l'ampleur que qui a pu être décrite récemment dans la presse par exemple. Donc voilà, enfin très franchement précise. Est-ce que quand vous avez été déférencié dans une enseigne, le fait que vous que que ça passe par une centrale d'achat où il y a plusieurs enchaînes, est-ce que vous avez vu évoluer aussi vos marchés avec les autres enseignes de la même centrale d'achat ?

Euh ça franchement franchement non. Enfin encore une fois je j'insiste sur le fait que D'accord. Non mais c'est une question parce que on Ouais.

Non mais je sais que c'était possible que quand il y avait une centrale d'achat avec plusieurs enseignes si ça allait pas avec une et bien ça n'allait pas avec les autres. Non, nous on a pas voir ça n'allait pas dans les autres pays. Voilà donc vous me dites que vous ça a été toujours assez assez limité.

Très bien. Euh et ben merci. On va don donc donner la parole pour une dernière question à à Marie-Lise Ousso.

Et c'était plutôt une remarque parce que j'observe que vous avez dit que finalement Égalim vous avait aidé et que alors c'est par le mécanisme les mécanismes qui ont été mis en place mais j'ai l'impression aussi que que le fait d'être une coopérative à travers ce que vous avez dit vous aide également parce que les les enseignes se ont l'impression à travers vous d'aider les éleveurs. ce qui vous amène aussi à leur répercuter un meilleur prix. J'ai observé que le prix que vous proposez est supérieur à celui que propose Danon ou ou Lactalis.

Est-ce que le comment dire cet avantage que vous propose enfin que vous trouvez dans Égalim, vous le répercutez ? Et est-ce que vous vous servez, vous utilisez plus le fait que vous êtes une coopérative dans vos négociations et est-ce que ça vous sert pour vraiment retourner vers les les éleveurs dans un un système gagnant gagnant qui était ce que souhaitait mettre en place égalim ? Madame la sénatrice, j'espère que vous l'avez bien compris.

C'est mon combat. La rémunération des éleveurs, c'est mon combat. Donc bien sûr que je vais rien lâcher pour en faire un élément de différenciation.

Je sais pas si c'est un avantage, mais en tous les cas, c'est un vrai élément de différenciation. euh à travers ces marques qui sont achetées par les consommateurs, qui sont mis en rayon par les distributeurs, c'est l'assurance d'avoir du lait français demain. Si on g si on joue le court terme, on est foutu.

Nous, on a plus de 60 ans d'histoire. On veut écrire les 60 prochaines années. Si on a des jeunes, si on installe des jeunes qui sont pas issus du milieu agricole parce qu'on aura besoin de ces gens-là, on n' pas le droit de les décevoir.

L'entreprise agricole, la production laitière est une production contraignante et capitalistique. Donc il faut redonner de la noblesse à ce métier et de la fierté. Et pour ça, il faut des prix rémunérateurs pour que les gens soient compétitifs aient une vie sociale, mais il faut aussi investir dans nos outil de transformation parce que c'est pas le sujet de faire une rente et d'être moins compétitif que nos concurrents européens.

Donc bien entendu, on va se battre et c'est mon combat et c'est le combat des 14000 éleveurs et vous vous viendrez au salon de l'agriculture et vous verrez que nos ambassadeurs sont nos éleveurs et nos salariés. Ce n'est pas des promoteurs ou des c'est des gens vrais. Notre pub qui passe à la télé, c'est des éleveurs qui la font.

Ce n'est pas des acteurs, c'est eux qui expriment des émotions. C'est ce qu'on veut faire partager à nos clients. Et quand j'ai et quand j'ai des distributeurs qui viennent sur mon exploitation, c'est pour leur montrer que le discours que je tiens quand je parle de production laitière, je sais de quoi je parle.

Je sais ce que c'est de faire vellerer une vache. Je sais ce que c'est de nourrir une vache, de nourrir un veau, de subir des aléas climatiques, d'être confronté à à des épisodes aussi. Et tout ça, il faut le faire quotidiennement et pour ça, il faut être capable d'en vivre.

Merci beaucoup, monsieur. [grognement] Je vous poserai une dernière question en vous entendant. Est-ce que vous pensez du coup que le modèle coopératif voilà votre position de président en témoigne ?

Mais voilà, comment analysez-vous le système coopératif ? Est-ce que justement vous pensez qu'il devrait évoluer pour mieux remplir ses missions de groupement de producteurs finalement ? Voilà qui qui pèse un peu plus dans la négociation commerciale face à des acheteurs qui ont beaucoup de poids ?

Qu'est-ce que voilà. Est-ce que vous avez des Je pense que c'est le meilleur modèle. Après, on pourrait toujours dire c'est quoi le niveau de la taille ?

Parce que je peux vous dire que être président d'une coopérative de 14000 éleveurs réparti sur l'ensemble du territoire français, c'est pas forcément chose facile parce que les conditions pédoclimatiques, les question les les questions d'environnement sont pas les mêmes dans toutes les régions françaises. Est-ce que je pense que face à une ce qu'on a signifié une distribution qui se concentre, il faut qu'on réfléchisse sans perdre notre identité et notre ADN à comment on est plus compétitif pour continuer d'apporter des produits sains, accessibles à nos concitoyens et qui soient mis en rayon par les clients distributeurs parce que sinon ça sera on disparaîtra et ça sera d'autres pays européens qui le feront à notre place. Donc on doit se poser cette question.

Donc, on doit être les meilleurs en terme d'exigence et d'excellence opérationnelle. Donc, il faut qu'on continue de moderniser, d'investir dans nos outils de transformation. Et puis le moment venu, on dans les périodes de crise, parfois, je vous ai dit la succession de la construction de sodial avec ses fusions, c'était pas des coopératives qui étaient en meilleure santé que Sodial.

Euh et c'est pour ça qu'on a beaucoup contribué, qu'on est extrêmement fier de ce qu'on a fait et que j'estime que et ça on l'explique au client distributeur bon qui peuvent parfois paraître comme des animat des animaux à à sang froid mais la restructuration laitière aurait pu être beaucoup plus violente sial n'avait pas joué son rôle de fédérateur et de référent de la filière laitière. Et on se dit aujourd'hui que il peut y avoir des alliances qui peuvent être faites pour créer, d'apporter le meilleur et d'avoir des complémentarités parce qu'on pense qu'on a encore des progrès. Et quand on regarde ce qui se passe au niveau de l'environnement européen, à la vitesse où ça se concentre dans les autres pays européens, on doit aussi être amené à se poser la question.

À date, on si vous voulez savoir si on a des sujets dans les cartons, on a rien clairement défini. Mais en tous les cas, ça fait partie des des préoccupations qu'on a dans un coin de notre tête. Très bien.

Ben merci beaucoup monsieur de votre engagement. Je crois que vous avez vraiment transmis voilà ce message et cette volonté de [grognement] vrai pour une meilleure enfin en tout cas une juste rémunération de de nos éleveurs. Merci beaucoup messieurs et puis n'hésitez pas, je sais pas pendant que j'étais pas là s'il y a des documents à transmettre par écrit.

Voilà, on est tout à fait preneur. Très bien. Merci beaucoup.

Merci beaucoup. M.