Marine Le Pen assure que les aides sur le carburant "ne sont pas à la hauteur"
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Il est 8h26 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Marine Le Pen. Bonjour.
Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions. Vous y répondrez d'ailleurs jusqu'à 9h, exceptionnellement. Beaucoup, beaucoup de questions à vous poser sur votre candidature d'ailleurs également puisque vous êtes toujours au moment où l'on se parle candidate à l'élection présidentielle.
Vous êtes présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale. Vous êtes députée du Pas-de-Calais mais d les aides annoncées hier par Sébastien Lecornu. Je me souviens que le 24 mars dernier vous aviez dit, je vous cite, « L'État se comporte comme un profiteur de crise.
Vous pointiez du doigt des recettes indues liées à la flambée du carburant. Hier, Sébastien Lecornu a dit que les caisses sont vides. » Et il a dit d'ailleurs qu'il n'y avait pas de cagnotte ni cachée ni pas cachée puisque deux mois plus tard, côté rentrée fiscale, c'est quasiment rien.
Il estime qu'il y a 10 millions juste d'euros qui sont rentrés dans les caisses depuis le début de la crise. Est-ce que vous dites toujours que c'est un profiteur de crise ? Non, mais nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.
La réalité, c'est qu'on savait pertinemment qu'à partir du moment où le prix des carburants atteignait de tel niveau, ça allait avoir un effet récessif, c'est-à-dire un effondrement en réalité de la consommation. Donc les bénéfices que l'État souhaitait tirer, ce qui a été le cas dans un premier temps, en réalité refus parce qu'à un certain niveau, les Français renoncent. Ils renoncent à se déplacer avec toutes les conséquences que ça peut avoir sur l'activité économique.
Donc vous n'êtes pas Non, je ne suis pas surprise. Mais si comme nous le souhaitions, il avait baissé la fiscalité sur les carburants, les Français auraient continué à consommer des des carburants dont ils ont besoin pour vivre, pour se déplacer. Ça veut dire que vous dites ce matin Marine Le Pen, si effectivement il avait baissé les taxes dès le début, dès le mois de mars en gros, on ne serait pas en crise aujourd'hui ?
Ah bon, il n'y aurait pas en tout cas cette baisse de la consommation, avec toutes les conséquences encore une fois, avec leur effet récessif sur l'économie c'est sûr. La guerre sera longue dit Sébastien Lecornu, on n'a pas fini de subir, alors il n'y aura pas de baisse de taxes, mais il y aura des aides, toujours ciblées, pour certaines doublées. Comment vous réagissez ?
Oui, enfin, écoutez, franchement, le déploiement de moyens de cette conférence de presse hier est inversement proportionnelle à l'importance des annonces qui ont été faites. Il aurait pu se contenter d'un communiqué de presse plutôt que d'amener cette ministre pour expliquer qu'en réalité, l'État va faire un effort de 200 millions par mois à destination de ceux qui, s'ils ne les ont pas, vont fermer les boutique. En réalité, c'est ça parce que c'est vraiment on essaye de donner le minimum pour qu'un certain nombre de secteurs ne s'effondrent pas sur eux-mêmes.
Mais c'est évidemment pas à la hauteur des difficultés qui sont celles aujourd'hui des Français et même de ceux qui bénéficient des aides. Parce que vous voyez bien que les aides qui sont accordées ne sont pas à la hauteur de l'augmentation auquel ces secteurs font face. Et d'ailleurs, par exemple, dans le transport, les professionnels nous disent qu'ils sont incapables en réalité de répercuter la hausse du carburant sur leurs propres clients.
Donc tout ça, ce sont des affaiblissements d'entreprise dans un Il y a déjà 70 000 défaillances d'entreprise. C'est un record absolu. Et donc, le gouvernement n'est pas à la hauteur dans ce qu'il propose pour pour pouvoir permettre le moindre optimisme.
Vous en parlez presque avec une sorte de...
Vous dites de toute façon quoi ? Vous n'en attendiez pas autre chose ? Non, je n'en attendais pas autre chose puisqu'il avait dit lui-même qu qu'il refusait précisément de mettre en place la baisse que nous souhaitons de la fiscalité sur le carburant, puisque nous souhaitons que la TVA baisse de 20 à 5 nous souhaitons que les certificats d'économie d'énergie qui renchérissent le prix soient supprimés et même qu'on puisse agir sur la taille CPE de manière transitoire.
Dans le contexte En revanche, étant à notre sens nécessaire de manière définitive. Dans le contexte actuel, en l'état de nos finances, vous maintenez qu'il faut baisser les taxes ? Bien sûr, parce qu'en réalité, tout ça est une histoire de choix, de choix politique.
Il ne s'agit pas de geler la situation. Parce que geler la situation, ça veut dire que le gouvernement refuse de faire des économies. C'est ça !
La réalité, c'est qu'il refuse de faire des économies sur d'autres sujets. Et nous, nous disons qu'il faut faire cet effort fiscal pour les Français. Et par ailleurs, nous l'avons fait dans le contre-budget que nous avons présenté, il y a énormément d'économies à faire sur ce que nous considérons Vous allez me dire où vous feriez, vous, les économies.
Mais quand je regarde nos voisins, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, qui ont baissé les taxes. L'Espagne a baissé la TVA à 10 % jusqu'à fin juin. Le coût, c'est 5 milliards.
Et fin juin, mécaniquement, l 'essence va remonter. Mais alors d'un Parce qu'il faut bien comprendre une chose, c'est qu'à côté de l'augmentation des carburants, il y a tout le reste. Mais regardez, l'Italie, elle a baissé effectivement les taxes.
Et juste après l'avoir fait, elle s'est rendue compte que ça lui coûtait tellement cher qu'elle a déjà renoncer à le faire sur l'essence. Elle ne le fait plus que sur le diesel. C'est leur problème, mais est-ce que leur taux de fiscalité est le même ?
Est-ce que vous vous heurteriez pas au même réel que l'Italie ? Non, non, non. Est-ce que le taux de fiscalité de l'Italie est C'est aussi important sur le carburant que celui de la France.
Donc parallèlement, encore une fois au carburant, le fuel a pris 55%. Aujourd'hui, les Français n'arrivent plus à remplir leur cuve. Ça veut dire que l'hiver prochain, ils ne vont pas se chauffer.
Le Le gaz a pris 20 % en un an. Le soufre a augmenté de 90 % l'urée, de 60 % le bitume, de 40%. Vous voyez, il y a un effet cumulatif, en réalité, qui aujourd'hui met honnêtement les Français dans une situation intenable.
Total va prolonger ses plafonnements. Finalement, à ce week-end de grand départ de Pentecôte, Mais après, on ne sait pas. Pour l'instant, c'est censé être le dernier week-end.
Qu'est-ce que vous dites à Total aujourd'hui ? C'est bien le problème. C'est pour ça que je préfère qu'il y ait une taxe sur les surprofits plutôt que d'attendre la bonne volonté de totale qui peut en avoir, mais qui peut aussi décider de ne plus en avoir de bonne volonté.
C'est plus simple à mon avis et plus juste de mettre en place une taxe sur les surprofits, c'est-à-dire les profits qui sont générés en été sans que la qualité de l'entreprise, sa stratégie soit à l'origine de cette augmentation et c'est aussi d'ailleurs plus juste que le super IS qui a été choisi, qui est la voie qui a été choisie par le gouvernement et contre laquelle nous étions. Dans les choix budgétaires qui sont faits, vous dites au fond l'État ne fait pas les bons choix, c'est une question aussi au fond d'attribution de l'argent public. Il y a quand même une chose qui coûte très cher à l'État, c'est la question des retraites.
Je voudrais vous interroger parce que je ne sais plus quel est votre programme sur les retraites. C'est le même que celui de 2022 en l'État. Donc vous êtes toujours pour un retour à la retraite à 62 ans ?
Oui voire 60 pour ceux qui ont commencé à travailler. Mais en réalité, je crois que Jean-Philippe Tanguay a raison. Cette réforme n'a pas été comprise par nos interlocuteurs.
Ça n'est pas une réforme paramétrique. D'ailleurs, on voit que les réformes paramétriques ont toujours été inefficaces. Plus on demande aux gens de travailler longtemps, plus en réalité, le déficit continue.
Donc ça n'est pas la bonne technique. Ça veut dire qu'en fait, on n'agit que sur l'âge du départ à la retraite. La vraie question, c'est comment est-ce qu'on règle le problème de la retraite sur les fondamentaux qui sont ceux de notre système de répartition ?
C'est-à-dire comment on agit sur la productivité ? Comment on agit sur le taux d'activité en France qui est beaucoup trop bas et comment on agit sur la création de richesses ? Et tout ça, c'est un ensemble.
Notre réforme à nous, elle part du principe qu'on n'est pas assez à travailler en France. Et c'est vrai, on n'est pas assez à travailler en France. Notre taux d'activité est 10 points inférieurs.
Donc vous voulez que les gens commencent à travailler plus tôt notamment et travaillent plus tard ? Donc cette réforme, elle avait deux objectifs. D'abord, c'était faire entrer les jeunes sur le marché du travail plus tôt parce que ainsi...
Mais ça, tout le monde le veut. Quand vous écoutez le gouvernement, il vous dit qu'il veut bosser sur le chômage des jeunes et le chômage des seniors. Oui mais ils ne font aucune incitation.
Cette réforme des retraites que nous proposons qui permet lorsque vous commencez avant 20 ans de pratiser 40 annuités et de partir à 60 ans, c'est une forte incitation pour les jeunes pour rentrer sur le marché du travail. C'est une vraie incitation. Donc il faut que les jeunes travaillent plus tôt, ça c'est une absolue certitude.
Il n'y a pas que ça, il y a l'apprentissage, il y a la réindustrialisation qui est nécessaire, il y a la baisse de la fiscalité de production. Mais dans cet ensemble, Marine Le Pen, vous maintenez un départ à la retraite à 62 ans. Oui.
Parce que la question a été posée à Jordan Bardella, vous l'avez j'imagine lu, l'interview qu'il a donnée à nos confrères allemands du Frankfurter Allgemeine Zeitung. La La question c'est, êtes-vous pour un âge de la retraite plus élevé ? Et Jordan Bardella répond, nous examinons actuellement cette question.
Non, ce que nous examinons, c'est parce qu'il nous manque un bout sur lequel ça mérite qu'on travaille encore et on sera prêt pour la présidentielle, c'est comment est-ce qu'on fait augmenter le taux d'activité des seniors. Parce qu'aujourd'hui, c'est bien gentil de vouloir faire travailler les gens 64, 65, voire 67 ans comme M. Édouard Philippe le souhaite.
Il n'y a qu'un malheur, c'est que les entreprises les virent à 55. Et ça, pour l'instant, nous sommes en train de réfléchir pour savoir comment on met en place des incitations, soit pour que les seniors aient un avantage à continuer à travailler, y compris à temps partiel, alors qu'ils sont déjà à la retraite, soit pour négocier avec les entreprises pour qu'elles arrêtent tout en réclamant une une augmentation de la durée de travail dans la vie, qu'elles arrêtent de les considérer comme inemployables à côté de 60 voire 57. Est-ce que ça veut dire, Marine Le Pen, que si vous ne trouvez pas C'est-à-dire si vous vous heurtez effectivement au fait qu'en France, même si vous arrivez au pouvoir, imaginons que vous êtes élu mais vous vous rendez compte qu'au fond, vous mettez énormément de temps à réussir, à prolonger, à faire en sorte que les entreprises gardent, en effet, comme vous dites, les gens en activité plus longtemps.
Ça veut dire que vous suspendrez ce retour à 62 ans ? Ou vous le ferez quand même ? Vous le ferez quoi qu'il arrive ?
Cette réforme, c'est une très bonne réforme. C'est une réforme qui est, encore une fois, juste et économiquement pertinente et performante. Elle est juste aussi parce qu'il y a quand même une forme d'injustice aujourd'hui.
C'est que celui qui commence à travailler avant 20 ans, il va cotiser un nombre d'annuités beaucoup plus important que celui qui commence à travailler à 30 ans. Et ça, je trouve que ça n'est pas juste parce que souvent quand on commence à 30 ans, il pourra partir à 62 ? Non, parce qu'il y a des annuités quand même nécessaires.
Vous faites le mélange quand même entre les deux ? Vous savez qu'à compter de 67 ans, il y a en quelque sorte...
Mais vous comprenez que celui qui commence à travailler avant 20 ans, en règle générale, a un travail plus difficile que celui qui commence à travailler à 30 ans. Parce que celui qui commence à travailler à 30 ans a fait des longues études et donc, en règle générale, a un travail...
Il y a une chose que je voudrais comprendre, Marine Le Pen, c c'est est-ce que le programme vous dit qu'on sera prêt pour la présidentielle ? On sait bien, évidemment...
Non, mais on améliorera. Tout est toujours améliorable, vous voyez ? Ce que je veux dire, nous on ne s'arrête pas en disant on est les meilleurs, on a trouvé un truc génial et donc on arrête de travailler on travaille tout le temps en permanence depuis 2022 on a énormément travaillé pour trouver des solutions améliorer celles qu'on avait d'ores et déjà proposés pour que les choses soient les plus performantes possible ma question c'est le 7 juillet on saura si vous pouvez être candidate à la présidentielle et si ça n'est pas vous, on l'a bien compris ce sera Jordan Bardella.
Le programme que ce soit vous ou Jordan Bardella il y aura zéro changement Je ne peux pas vous dire ça parce que de toute façon nous allons être amenés à faire Jordan et moi des arbitrages. Là on démarre un cycle extrêmement...
Avez-vous la même vision économique ? Oui je crois qu'on a la même vision économique. D'ailleurs nous avons défendu le même programme et en 2022 et en 2024 sans que ça pose aucune difficulté.
Alors je sais que le monde journalistique adore essayer de jouer le jeu des sept différences. Ah oui mais là il n'a pas utilisé le même terme que nous avons les mêmes objectifs, nous avons le même projet, nous en discutons. Parfois nous sommes amenés à faire des arbitrages, nous les faisons ensemble et nous entrons là dans une série de réunions qui vont être nombreuses, lui, moi et nos équipes pour effectuer les derniers arbitrages.
Ma question est moins un jeu des sept différences que de savoir au fond quel poids vous accordez à l'incarnation pour la présidence de la République. C'est-à-dire, est-ce qu'au fond, le programme, que ce soit vous ou lui, de toute façon, il est arrêté et donc ça ne changera rien ? Ou est-ce que vous considérez que vous, comme lui, vous avez des convictions, vous avez une manière de faire la politique qui est différente ?
Mais la manière n'est pas la même. Encore une fois, le fait que nous soyons d'accord sur un...
Est-ce qu'il y aura une marge ? Le fait que nous serons d'accord...
Est-ce que vous en aurez ? Mais évidemment qu'un candidat à la présidentielle a l intégralité des marges qu'il veut, qu'il souhaite. Mais je crois que pour qu'on utilise ces marges, encore faut-il avoir des divergences.
Et des divergences profondes. Nous n'en avons pas. Je suis désolé de le dire parce que je sens que ça plairait à certains qu'on ait vraiment des différences considérables.
On n'en a pas, voilà. Et si je suis candidate, il sera mon premier ministre. Vous imaginez bien qu'il est quand même mieux que nous ayons les mêmes Mais ce ne sera pas l'inverse par contre.
Non, ce ne sera pas l'inverse. Qu'est-ce que vous ferez si le 7 on vous dit que vous ne pouvez pas être candidate ? Eh bien je ferai la campagne de Jordan Bardella.
Vous n'arrêterez pas, vous ne vous retirerez pas, vous ferez la campagne activement à ses côtés. Vous continuerez à être tous les deux. Mais oui, parce que je ne me suis jamais battu pour moi-même.
Je me bats pour des idées. Je me bats pour que nos idées arrivent au pouvoir, parce que je pense qu'elles sont bonnes pour la France et pour les Français. Donc, il ne s'agit pas de dire je vais arrêter de combattre au motif que ce n'est pas moi qui suis candidate.
J'ai combattu, j'ai défendu d'autres candidats, en moins un autre, candidat pendant longtemps. Et demain, si la justice, ce que je considérais quand même comme un déni démocratique majeur, m'empêchait d'être candidate, eh bien je continuerai à défendre le porte-avions est un élément de puissance de notre pays. C'est la raison d'ailleurs pour laquelle je me suis prononcée pour qu'il y ait un deuxième porte-avions.
Je sais qu'un certain nombre de membres du gouvernement ont une vision un peu différente mais je pense que ce porte-avions il incarne en quelque sorte la puissance française. Maintenant a-t-il une utilité autre que celle là au moment où nous nous parlons ? Manifestement non.
Je vais vous poser des questions évidemment sur les ZFE, y compris sur aussi des questions de société, sur ce qui s'est passé la nuit dernière à Paris mais quand on regarde le contexte il est évidemment dû à ce qu'il se passe là-bas. Vous Présidente, est-ce que vous resteriez par exemple dans le commandement intégré de l l'OTAN ou est-ce que vous le quitteriez comme c'était votre programme initialement ? Non je pense qu'il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN.
Il faut rester dans l'OTAN, je le redis parce que parfois mes propos sont dénaturés, il faut rester dans l'OTAN mais il faut sortir...
C'est une question de gouvernance. Exactement, il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN et le fait de sortir du commandement intégré de l'OTAN n'empêche absolument pas d'avoir une interopérabilité entre les armées et les armées alliées. C'était le cas avant que Nicolas Sarkozy ne décide de réintégrer le commandement intégré de l'OTAN.
Ça veut dire Marine Le Pen que vous le feriez dès que vous arrivez au gouvernement. La vraie question aujourd'hui c'est quid de l'OTAN surtout, vous voyez au-delà du commandement intégré. Vous vous interrogez même sur la suppression de l'OTAN ?
Est-ce que vous seriez favorable à la suppression de l'OTAN ou est-ce que vous la subireriez la suppression de l'OTAN ? Non, je ne suis Ce n'est pas favorable à la suppression de l'OTAN, mais j'ai entendu il y a plusieurs années le président de la République dire « L'OTAN est une coquille vide » et je m'attendais à ce qu'il fasse des propositions. Moi, j'ai fait des propositions pour que l'OTAN se réorientent dans le cadre de la lutte contre le fondamentalisme islamiste, parce que je pense que c'est un des plus grands dangers qui pèsent sur l'ensemble de nos pays.
Bon, donc je propose quelque chose. Lui il dit « Sinko qui vide » et puis pas cette question-là, mais il se trouve que c'est Jordan Bardella qui l'a dit. Lui lorsqu'il a été interrogé la dernière fois là-dessus, il dit « On ne le ferait pas tout de suite parce qu'on ne change pas les traités en temps de guerre. » Mais oui, mais il a raison.
Il a raison. Tant qu'il y a la guerre et notamment la guerre en Ukraine à l'époque. Je pense que ça n'est pas de bonne politique, mais c'est notre objectif.
Qui seront vos alliés ? Donald Trump, Georgia Meloni ? Est-ce qu'il faut reparler avec la Russie ?
Est-ce qu'il faut aller en Chine ? Mais il faut parler à tout le monde. En fait, c'est ça le concept même de la diplomatie, c'est de parler à tout le monde.
Parce qu'à force de ne plus parler à personne, eh bien on ne joue plus en réalité aucun rôle. Et l'effondrement de l'influence française est aussi lié à une problématique qu'a Emmanuel Macron. C'est qu'il a tendance à se fâcher avec la Terre entière.
Souvent, il a quand même réussi à se fâcher avec le Maroc et l'Algérie en même temps, ce qui n'arrive jamais. Il veut se réconcilier avec l'Algérie ? Ou l'un ou l'autre.
Il veut se réconcilier avec l'Algérie ? Oui mais...
Vous auriez envoyé vos ministres en Algérie ? Moi je crois qu'avec l'Algérie, il n'agit pas de la bonne manière. L'Algérie est un pays indépendant depuis 1962.
Donc l'Algérie indépendante a 64 ans. Elle est C'est adulte. C'est une nation souveraine.
Mais il faut qu'elle se comporte comme une nation souveraine. Donc s'il s'agit de se comporter comme une nation souveraine, en respectant le droit international, en arrêtant de faire peser sur la France les responsabilités, qui sont la responsabilité du gouvernement algérien sur les difficultés, notamment économiques et sociales, qui sont les scènes. Nous, on est prêts à discuter.
Parce qu'il faut discuter avec tout le monde. Mais s'il s'agit de continuer à voir nos compatriotes être traités de manière scandaleuse, comme c'était le cas pour Boilem-Sensal, comme c'est le cas pour Christophe Glaze, à se faire cracher au visage, à demander à la France des génouflexions ininterrompues. Pour nous, ce sera non.
Voilà, c'est aussi clair que ça. Gérald Darmanin parle d'un éventuel traité d'amitié. Un nouveau traité d'amitié avec Algérie.
Mais tout ça, ce sont des mots...
Tout ça, ce sont des Ce qu'il faut, c'est que l'Algérie récupère les OQTF algériens. C'est assez simple comme concept. Il faut qu'elle arrête de refuser d d'appliquer le droit international.
Il faut qu'elle arrête, encore une fois, d'accuser la France de tous les maux, alors qu'une grande partie des responsabilités sont les leurs dans la situation de l'Algérie. Et si elle se comporte en nation mature en nation majeure au sens qu'elle n'est pas dans la minorité elle a la majorité vous voyez ce que je veux dire ? et bien il y a très certainement moyen de que la situation s'améliore.
Vous parliez de la question des OQTF. En l'état, c'est non. En l'état, c'est non.
Laurent Nunez, qui était mon invité cette semaine, disait que son homologue, c'est-à-dire le ministre des Affaires de l'Intérieur algérien allait venir, probablement la semaine prochaine en France. Est-ce que vous êtes favorable, vous justement au pouvoir ? Vous seriez pour ce genre de dialogue ?
Est-ce qu'il faut dialoguer ? C'était l'inverse que demandait Bruno Retailleau. Il faut dialoguer avec toutes les nations parce que ça permet de défendre les intérêts de la France.
Donc il faut dialoguer, mais il ne faut pas s'agenouiller. C'est là où je crois que le gouvernement a du mal à voir la différence. Nous n'avons pas à nous agenouiller devant l'Algérie, qu'il faut bien le dire à l'égard de la France, un comportement qui est éminemment critiquable.
Vous avez vu sans doute les images qui ont été diffusées par le ministre de la Sécurité intérieure israélien, où on voit des militants d'une flottille pro-palestinienne qui ont été menottés à genoux, plaqués au sol, la tête baissée. L'ambassadeur d'Israël en France a été convoqué officiellement par le Quai d'Orsay, même si lui-même, comme Benjamin Netanyahou condamne les agir de leur ministre de la Sécurité intérieure. Quelle est la position que doit avoir la France ?
Je crois que la France doit condamner ce type de comportement. Ce comportement est inadmissible. Voilà, C'est inadmissible et je pense que le gouvernement israélien l'a lui-même admis.
Il faut espérer maintenant qu'il en tire les conséquences. Il y a 37 Français parmi ces militants qui ont été arrêtés en Israël. Oui, mais je pense que la France a bien fait d'exprimer sa très vive réprobation de ce type d'agissement.
Marine Le Pen, les Et ZFE, finalement, s'est rétabli. Le Conseil constitutionnel a rétabli les ZFE, les zones à faible émission, hier, au motif qu'il s'agissait d'un cavalier législatif. En gros, l'idée, c'est que ce soit un morceau de loi qui n'a rien à voir avec la loi principale.
Comment est-ce que vous réagissez ? Je pense que c'est une analyse éminemment politique de la part du Conseil constitutionnel parce que le fait de permettre à des gens qui sont interdits d'aller travailler, d'aller rencontrer leurs clients dans les grandes villes au motif qu'ils ont une voiture trop vieille si ça n'a pas de lien avec la simplification de l'économie je vois pas avec quoi ça a un lien donc le conseil constitutionnel avant avait une vision restrictive de ses cavaliers législatifs aujourd'hui il en a une vision extrêmement extensive c'est ainsi d'ailleurs qu'il a pu considérer par le passé il y a quelques mois que le fait de repénaliser le séjour irrégulier des immigrés n'avait rien à voir avec la loi immigration il n'y avait ni lien direct ni lien indirect bon ça me pose un problème moi je vais vous dire parce que quand il a été auditionné M. Ferrand s'était engagé à quelque chose M.
Ferrand c'est le président du conseil constitutionnel voilà le président du conseil enfin à l'époque le Le candidat à la présidence du Conseil constitutionnel s'était engagé à ne pas se prendre pour un législateur et à ne pas se prendre pour un constituant. Or, c'est exactement ce qu'il fait aujourd'hui. Et je pense que le Conseil constitutionnel a tort et affaiblit beaucoup son autorité en se comportant ainsi.
Parce que ce que veut le peuple français doit être respecté. Et ça n'est pas par des arguities juridiques du type de sel utilisée par le Conseil constitutionnel qui empêchera les Français d'obtenir ce qu'ils veulent. Alors nous allons demander à la présidente de l'Assemblée nationale d'inscrire à l'ordre du jour de la semaine de l'Assemblée une une PPL sur la suppression des ZFE pour que l'Assemblée puisse à nouveau exprimer sa rénovation. – Donc vous allez retenter votre chance, j'allais dire, mais ça veut dire qu'aujourd'hui vous considérez que le Conseil constitutionnel, que les juges font de la politique En tout cas, ils contraignent la démocratie.
Enfin, je veux dire, le Parlement est la représentation du peuple français. Or, pour encore une fois, avec des arguments très contestables sur le plan juridique, ils contraignent la volonté exprimée par le peuple. C'est quand même très problématique parce que c'est vrai sur les ZFE, c'est vrai sur le zann c'est vrai sur l'immigration ça commence à faire beaucoup sur la question des nominations emmanuel moulin confirmé comme gouverneur de la banque de france on voit bien qu'il y a là une quirielle de nominations de macronistes à tous les postes qu'il considère comme étant importants, parce qu'en réalité l'objectif d'Emmanuel Macron c'est de faire survivre le macronisme après la fin du macronisme.
Alors je vais lui dire quelque chose de très clair, il n'y arrivera pas. Voilà, il n'y arrivera pas. Ça ne sert à rien d'aller multiplier les nominations des copains.
Mais une fois qu'ils seront là, vous n'allez pas les virer ? Il y en a un certain nombre qu'on peut changer, si, si, quand même. Qui vous pouvez changer ?
Non mais il y en a quand même un certain nombre qu'on peut changer. Je peux vous le dire, moi. Donc il n'arrivera pas à contraindre, à empêcher l'expression, encore une fois, de la volonté politique du peuple.
Parce que ça, c'est très condamnable. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire qu'en réalité, on met...
Vous estimez...
Vous Vous estimez que c'est antidémocratique ? Bien sûr, parce qu'on met des gens à des postes qui sont vos copains en se disant qu'ils vont être autant d'obstacles à la mise en œuvre d'une autre politique que celle que j'aurais exercer, alors que les Français auront voulu une autre politique. C'est vraiment, je trouve, une manière de voir les choses qui est très C'est très antidémocratique.
Marine Le Pen, est-ce que Patrick Bruel peut encore donner des concerts ? Il peut donner des concerts, mais personne n'est obligé d'aller les voir. Vous n'iriez pas ?
Ah non, moi je n'irai pas. De toute façon, je n'y serais pas allé même si...
Vous n'y seriez pas allé parce Non, parce que je ne l'aime pas. Pardon ? J'ai encore le droit ?
Non, non, mais c'est...
Il n'aime pas non plus, vous me direz. Donc en fait, quelque chose, quelque part. Voilà.
Est-ce qu'il faut aller plus loin c'est-à-dire pas juste dire il a le droit d'y aller mais les gens ne sont pas obligés d'y aller ou est-ce qu'il faut comme un certain nombre de maires s'engager à lui demander vraiment de renoncer ? Le problème c'est qu'on ne peut pas parce que si on fait ça on rompt avec l'état de droit voyez moi je suis avocat je sais que ça peut déplaire à certains mais il ya un principe fondamental dans notre droit c'est la présomption d'innocent cercle temps que vous n'êtes pas définitivement condamné vous êtes présumé innocent ça n'empêche pas que chacun peut avoir sa conscience personnelle son intime conviction sur l'effet de la cause mais en l'espèce si vous voulez faire cela ça veut dire et c'est lui ou pour les autres d'ailleurs ou pour quiconque d'autre c c'est condamner quelqu'un à la mort professionnelle ou à la mort sociale avant que la justice se soit prononcée Est-ce que ça veut dire par exemple prenons l'exemple de Patrick Poivre d'Arvor Patrick Poivre d'Arvor un certain nombre de témoignages de femmes mais pas de procès, parce que les faits étaient prescrits. Est-ce que vous considérez que Patrick Poivaud d'Avort, en fait, aujourd'hui, il pourrait, et ce serait la présomption d'innocence, aller, je ne sais pas, présider des festivals de lecture avoir même peut-être une émission sur la lecture mais encore une fois ça ne choquerait pas c'est pas la présomption d'innocence ça peut me choquer à titre personnel mais ça vous choquez à titre personnel mais je me suis oui moi je considère que tous ces gens qui sont en tout cas accusés de se comporter comme des porcs avec les femmes c'est une véritable honte Vous êtes très choquée par les témoignages des femmes sur Patrick Bruel ?
Évidemment que oui, mais encore une fois, les principes, ils doivent être appliqués même quand ils vont à rebours de votre sentiment personnel. C'est ça la force d'un principe. Et si vous n'appliquez le principe au bénéfice de vos propres amis, mais pas au bénéfice de gens avec lesquels vous n'avez pas de points communs, alors vous n'avez plus de principes.
Et moi j'ai des principes, j'y tiens et on ne peut pas encore une une fois parlé de l'état de droit en toutes circonstances, sans les respecter. Même si ça fait mal, même si ça dérange. Une trentaine de témoignages et une dizaine de plainte déposée.
Comment vous réagissez ? Vous, vous croyez ces femmes ? Non mais moi je ne suis pas magistrat.
Je ne suis pas chargé de cette affaire. Je n'ai pas entendu en instruction l'ensemble de ces plaignants voilà je pense qu'un certain nombre de personnages ont évolué dans des milieux où en réalité bien Bien souvent, tout le monde savait peu ou prou qu'il se comportait mal. J'ai entendu une attachée de presse qui évoquait ces sujets-là.
Ce n'est pas la première fois. Donc aussi peut-être la prise de conscience qui doit être celle de chaque citoyen et de chaque milieu, c'est de se dire est-ce qu'on n'a pas fermé les yeux aussi sur ces sujets-là ? Gilles Lelouch a été interrogé sur vous, sur l'ERN.
C'était en marge de la la présentation de son film, le biopic sur Jean Moulin. Il est interrogé par un journaliste qui se réclame du média Parole d'honneur qui lui dit « Pensez-vous qu'il est aujourd'hui primordial pour ne pas trahir la mémoire de Jean Moulin, de combattre résolument le Rassemblement national et il ajoute une seconde question Pensez-vous également que la France insoumise majoritaire à gauche est aujourd'hui le meilleur rempart à l'extrême droite son programme étant aussi inspiré du programme du Conseil national de la résistance Jean-Luc sort de ce corps Et Gilles Lelouch a répondu « Elle n'est pas un peu orientée votre question ? Je n'ai pas de réponse à ça, monsieur. » Bah ouais, il l'a bien fait.
Il l'a bien fait ? Bien sûr qu'il l'a bien fait. Enfin écoutez, l'outrance de la question était est-elle qu'il a eu raison de ne pas répondre à cela, enfin.
Mais sur la question, est-ce qu'il faut combattre le Rassemblement national ? Mais est-ce que c'est son rôle ? Je veux dire, est-ce que c'est le rôle d'un acteur ?
Le rôle d'un acteur, c'est de jouer. le rôle d'un scénariste c'est de faire des scénarios alors chacun a le droit comme citoyen de donner son avis mais personne n'est obligé de le faire et ce qui est incroyable c'est que quand quand il refuse de le faire, quasiment il est suspecté de je ne sais quoi. On pourrait avoir un peu de liberté là quand même où vraiment on est en train de se faire enfermer par l'extrême gauche dans une sorte de procès d'intention permanent, je trouve qu'il faut combattre ça.
Parce que la liberté, c'est fondamentalement français. Une dernière question sur ce qui s'est passé cette nuit à Paris. 65 personnes ont été interpellées.
Il y a des blessés. 6 blessés dont un grièvement. Visiblement un rassemblement de supporters de l'OGC Nice et une bagarre.
Est-ce qu'aujourd'hui, on arrive quand même à ce qu'il n'y ait pas trop de débordements autour du foot ? Non, à un moment donné, ça s'est été calmé, puis manifestement, ça repart. Enfin, j'ai envie de vous dire que de manière générale, il faut vraiment avoir une réflexion, nous l'avons eu nous, sur l'aggravation des peines quand il s'agit d'atteinte à l'intégrité physique.
Parce qu'en réalité, il faut revenir dans nos sociétés à une sacralisation de l'intégrité physique. Aujourd'hui, il n'y a plus de sacralisation de l'intégrité physique. C'est-à-dire qu'on tape, on frappe, on manque de tuer, tout ça pour un regard, une cigarette ou un désaccord sur le football.
Là, il faut vraiment être très rigide parce que c'est un danger majeur, je crois, pour notre sécurité de peuple. Merci Marine Le Pen d'avoir répondu à mes questions ce matin. Vous êtes bien sur RMC BFM TV.
Et sur BFM TV, je poursuis avec vous.
Marine Le Pen