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AutreLe Média (sur YouTube)· 17 mars 2019 11 minActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleRetraitesÉconomie & entreprises

GILETS JAUNES : ACTE XVIII - L'EXPLOSION

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Fait
    « Nos retraites sont en dangers, les salariés sont en dangers, les chômeurs ne sont pas indemnisés comme prévu, on enlève tout. »
  • 5:00Fait
    « Ce n'est pas de la violence à partir du moment où on ne sort pas les armes et on ne frappe pas, c'est de la résistance, c'est tout. »
  • 9:00Fait
    « Quoi que l'on pense des événements qui ont émaillé cette journée, celle-ci sanctionne l'échec d'une politique incapable d'être à la hauteur de la demande sociale et citoyenne. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique, percussions] – On est là, on continue [Rire] [Musique, percussions] – C'est une action politique, c'est de la résistance, c'est tout. Oui, bien sûr je suis favorable Monsieur. ♫ Tout le monde déteste la police ♫ ♫ Tout le monde déteste la police ♫ C'est l'histoire d'une cocotte minute qui finit par exploser, 18 semaines de mépris, de procès en sorcellerie, de mutilations, de matraquages, de nasses, de condamnations à la chaîne.

Peut-on vraiment s'étonner que cette stratégie du pourrissement débouche sur un jaillissement de violence et l'escalade infernale qui l'accompagne. Tout a commencé à 10h, gare Saint-Lazare. – C'est le Grand Débat qui se termine, et puis nous, le "grand débat", on va le continuer parce qu'on n'est pas OK avec ce qui se passe.

On sait que c'est un grand mensonge. – Et si ça ne marche pas, qu'est ce que vous faites ? – Eh bien on sera là samedi prochain. – On fout le feu ! – On ne lâchera pas.

Action coup de poing. On est là, on continue. [Rire] ♫ Hey Macron, Aime le peuple Macron ! ♫ Les Champs se remplissent et les premiers incidents éclatent à l'angle de la rue Arsène-Houssaye comme à l'accoutumée. [Cris, coups] "La liberté se prend comme se donne la vie, avec violence et dans le bruit".

La citation est de Sean Hart, grande figure du street art. | Les premiers pavés volent en direction des gendarmes mobiles qui défendent l'Arc de Triomphe. Une pluie de projectile s'abat sur les hommes et sur les véhicules. [détonations] Parmi les lanceurs, il y a des Black Blocks bien-sûr, mais bien plus nombreux sont les Gilets jaunes.

Les gendarmes accompagnés de quelques éléments de la BAC tentent une sortie. Ils sont repoussés. Les premières grenades GLI F4 sont tirées. [Détonation] Sur l'avenue, des ébauches de barricades sont enflammées.

On brûle le drapeau américain. À la mi-journée, la devanture du Fouquet's, la brasserie où Nicolas Sarkozy célébra son élection en 2007, est saccagée. Une CSI prend position à côté de l'établissement.

Le magasin Longchamp est vandalisé. Certains Gilets Jaunes ne condamnent pas. – Oui bien-sûr que je suis favorable Monsieur.

Nos retraites sont en dangers, les salariés sont en dangers, les chômeurs ne sont pas indemnisés comme prévu, on enlève tout. Nous, les anciens… ils ont eu les congés payés en 36, nous on a quoi ? On n'a plus rien aujourd'hui.

Mais tous les Gilets Jaunes n'approuvent pas la violence. – Mais bon quand on voit là ce qui se passe, ils cassent tout… du coup on est là et on ne sais même pas ce qu'on doit faire. – Je n'accepte pas la violence d'où qu'elle vienne, quelle qu'elle soit.

Malheureusement, je crois qu'il n'y a que ça qui a été entendu jusqu’à présent. Je crains malgré tout que ce soit une surenchère et que ce soit un prétexte pour aller encore plus loin dans la violence et la répression. – C'est une action politique, ce n'est pas comme ils essaient de nous faire croire : "les casseurs cassent tout, juste pour histoire de casser".

Ils cassent des cibles bien précises et je pense que oui c'est nécessaire et c'est ce qui leur fait peur, la preuve en est, ce que là pendant les 4 mois, les seules fois où Macron a parlé à la télé, c'est quand tout avait été cassé, quand l'Arc de triomphe avait été tagué, etc. Donc ce n'est pas de la violence à partir du moment où on ne sort pas les armes et on ne frappe pas, c'est de la résistance, c'est tout. Les interpellations se font plus rudes.

Au soir de la manifestation, on dénombrera 237 interpellations, dont 200 assorties d'une garde à vue. | Des journalistes seront rudoyés, comme ces deux photographes, expulsés sans ménagement. Un kiosque est à son tour incendié. – Les kiosques à journaux, c'est inadmissible, ce sont des petits artisans ça. – Ils ont brûlé une banque. – C'est ça le problème, ce sont toujours les petits qui trinquent le plus.

Les gros… bon, c'est vrai que c'est dommage, il y a de la casse, mais ça n'empêchera pas les gros de s'en tirer. – C'est dommage qu'il y ait des cons qui cassent n'importe quoi, c'est tout. On n'est pas là pour casser, on est là juste pour des revendications.

Visiblement dépourvue de radio, cette gradée de la CSI en est réduite à joindre ses supérieurs par téléphone Sur la Place de l'Étoile, l'accalmie prend fin. Très vite, assaillants, comme assiégés, retrouvent les techniques des légions romaines pour se protéger des projectiles. Les heurts feront 42 blessés parmi les manifestants et 17 du côté des forces de l'ordre.

Les affrontements se déplacent Avenue Marceau. Le canon à eau bloque la progression des manifestants ♫ Ahou ♫ ♫ Ahou ♫ Les forces de l'ordre interviennent pour stopper les débuts de pillage, mais ils ne parviennent pas à reprendre la chaussée Les palissades qui protègent la boutique de l'enseigne Bulgary sont arrachées. Une CSI intervient.

Un engin incendiaire est lancé dans sa direction. Deux policiers se sont enfoncés dans la foule, ils sont pris à partie. Leurs collègues viennent à leur secours.

Le Fouquet's est à nouveau attaqué. La CSI et la BAC qui le protègent sont contraintes de reculer, avant de contre-attaquer. La bâche de la terrasse prend feu, vraisemblablement à cause d'un engin pyrotechnique.

L'individu avec un gilet jaune à la ceinture est un policier, ce n'est pas la première fois que nous constatons ce subterfuge des services de police pour s'infiltrer parmi les manifestants. Dans quel but ? Au cœur de l'émeute, on essaye encore de dialoguer. – On est des frères, mois j'te tutoie comme un frère, – Citoyen, taisez-vous !

Et on ne se tutoie pas, on se vouvoie. … ce n'est pas pour me foutre de toi parce qu’on te respecte, mais il faut nous respecter aussi. – Il n'y a pas de manque de respect, moi, ce que je constate Monsieur, c'est que quand les pompier sont arrivés… – Bullshit, on n'a pas chercher à empêcher le camion d'arriver. – Mais je ne dis pas le contraire… Des manifestants ont dérobés des parapluies, ils s'en servent pour progresser vers les cordons de police.

Le magasin Longchamp est incendié à son tour. Des médics, ces secouristes bénévoles et des Gilets Jaunes, se précipitent dans le couloir avoisinant pour s'assurer que personne n'est resté dans l'immeuble – Il n'y a personne ? – Non, il n'y a personne. – Bande d'enfoirés – Reculez ! – Putain, ça ne va pas se passer comme ça, je vous le dis. – regarde le mec qui est derrière son… – Ouais je sais, mais j'le vois pas, il y a trop de monde, je ne peux pas tirer là.

Les arrestations se multiplient. La boutique du PSG est saccagée. Les gaz lacrymogènes font suffoquer les manifestants.

Affolés, certains se réfugient dans le hall d'un immeuble. Une CSI se précipite et matraque tout le monde. – Bande d'assassins ! – Qu'est-ce qu'ils ont fait ? – Il n'arrêtaient pas de frapper, on n'était tous au sol.

On était tous au sol, il nous ont roués de coups. – Assassins – Ils m'ont frappé la tête, ils m'ont ouvert la tête. – Criminels – Continuez à rester pacifique les gens.

Une secouriste est rouée de coups, bien que son casque blanc et son sac-à-dos rouge signalent son appartenance au Street medics. | [Huées] [cris] – Mais ils sont malades ! Sur la Place de l'Étoile, les canons à eau dispersent ce qui reste de la manifestation au terme de 8 heures d'affrontement. [Sirènes] Vers 20 heures, Cristophe Castaner à grand renfort de gyrophares, vient saluer les fonctionnaires qui défendaient le périmètre de l'Arc de triomphe avant de retrouver le Président de la République, revenu en urgence de son week-end au ski.

Quoi que l'on pense des événements qui ont émaillé cette journée, celle-ci sanctionne l'échec d'une politique incapable d'être à la hauteur de la demande sociale et citoyenne.