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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 2 octobre 2025 17 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsBudget & impôtsTravail & emploiRetraites

Lecornu affaibli, macron piégé : vers une dissolution ?

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:24RelanceÉludée

    Et c'est quoi du coup ? Une fausse main tendue ? Il se moque de vous ?

  • 9:55FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous attendez ce moment-là pour le censurer ?

  • 9:57OuverteRéponse directe

    Donc s'il y a des pistes intéressantes au discours de politique générale, on attendra la concrétisation dans le budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:43PrésentateurFait
    « Techniquement, Lecornu n'est même pas vraiment premier ministre. »
  • 2:35PrésentateurFait
    « Sébastien Lecornu aurait confié être le premier ministre le plus faible de la Ve République, sans majorité ni même réel poids à l'Assemblée. »
  • 3:25PrésentateurFait
    « Tout le monde veut savoir sur quelle base démarreront les discussions du budget 2026. »
  • 5:34PrésentateurFait
    « Lecornu s'est contenté de quelques annonces éparses, comme sur la réduction des privilèges des ex-premiers ministres, le gel des dépenses de l'Elysée ou de Matignon. »
  • 5:40PrésentateurFait
    « Des annonces concernant l'amélioration probable de la retraite des femmes. »
  • 6:00InvitéFait
    « C'est un « hors-sujet complet », ce courrier. »
  • 6:06InvitéFait
    « Sur l'assurance chômage, il ne nous dit toujours pas qu'il abandonne la réforme de l'assurance chômage que son prédécesseur voulait nous imposer. »
  • 6:17InvitéFait
    « Il ne nous dit pas qu'il abandonne l'année blanche. »
  • 6:19InvitéFait
    « Il ne nous dit pas qu'il abandonne le fait de supprimer 3 000 postes de fonctionnaires. »
  • 6:22InvitéFait
    « Le fait de vouloir doubler les franchises médicales. »
  • 8:11PrésentateurFait
    « Leur refus de changer la politique aura provoqué la censure et éventuellement la dissolution. »
  • 8:36PrésentateurFait
    « Un remake de 2024 avec le NFP, donc un accord large à gauche incluant LFI. »
  • 8:43PrésentateurFait
    « Il préfère le plan Bagneux, une alliance PS, écolo-communiste, place publique, et évidemment sans LFI. »
  • 8:50PrésentateurChiffre
    « Dans ce schéma, l'EPS s'imagine à 83 sièges contre seulement 30 pour LFI. »

Temps de parole

  • Présentateur82 %
  • Présentateur 26 %
  • Invité5 %
  • Invité 24 %
  • Invité 32 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 24-7, et d'activer la cloche. 20 jours, c'est long. C'est à peu près le temps qu'il faut pour traverser la France à pied, deux fois. Alors, ce n'est pas moi qui le dis, c'est de chat GPT, je n'ai pas vérifié. Mais 20 jours, c'est aussi huit jours de moins que la campagne électorale post-dissolution en 2024. Enfin bref, tout ce qu'on sait ici au Média, c'est que 20 jours, c'est long, trop long, surtout quand on attend la nomination d'un nouveau gouvernement. ... Bonjour et bienvenue dans le Récap.

Nous sommes le mercredi 1er octobre, à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation en France, à l'appel des syndicats, pile au moment où le Premier ministre Sébastien Lecornu entame une semaine décisive pour son avenir à Matignon. Nommé depuis 20 jours, donc, il n'a toujours pas formé de gouvernement. D'après les informations de BFM, il devrait procéder à sa déclaration de politique générale la semaine prochaine devant les parlementaires. Traditionnellement, elle marque le début d'un nouveau gouvernement. Ce discours à venir pourrait donc indiquer, enfin, que la fumée blanche fera son apparition sous peu. Pour autant, aucune date n'est encore annoncée et rien ne fuite.

Sébastien Lecornu nous a promis la rupture après sa nomination. Trois semaines plus tard, on cherche encore où elle se cache. Pour l'instant, c'est surtout l'impression d'un éternel recommencement qui domine. Depuis un an et la dissolution ratée de Macron, plus rien ne fonctionne et les scénarios se répètent inlassablement. C'est la valse des premiers ministres qui peine chaque fois un peu plus à former des gouvernements viables, plus de quelques mois. En France, la situation actuelle est absolument inédite. Techniquement, Lecornu n'est même pas vraiment premier ministre. Souvenez-vous, Macron l'a chargé de composer un gouvernement et de trouver une majorité pour éviter la censure.

En cas d'échec, le président peut estimer qu'il n'a pas relevé le défi et donc lui claquer la porte au nez avant même qu'il ne propose un gouvernement. Dans cette configuration, Macron n'aurait d'autre choix que de dissoudre l'Assemblée nationale et de procéder donc à de nouvelles élections. Mais enfin, dans l'intervalle, Lecornu nous a promis le dialogue avec les oppositions notamment. Il s'y essaye depuis 20 jours, mais sans qu'on sache vraiment ce que ça donne. Vendredi dernier, il a même indiqué à la presse qu'il constituerait son équipe avant le 1er octobre. Force est de constater que le délai est dépassé et qu'aucune annonce n'est arrivée.

Visiblement, avoir un gouvernement en France, c'est presque aussi long que de décrocher un rendez-vous chez l'Ophtalmo en race campagne. Alors lors de ses échanges, notamment avec les syndicats, Sébastien Lecornu aurait confié être le premier ministre le plus faible de la Ve République, sans majorité ni même réel poids à l'Assemblée. Une façon de les amadouer peut-être ou simplement de noyer le poisson du budget 2026 et de continuer à ne s'engager sur rien. À la fin de l'échange avec les syndicats, Lecornu aurait même joué la carte du cœur, arguant que la situation politique était très tendue en France et qu'il fallait lui laisser du crédit.

Pas sûr que les syndicats l'entendent de cette oreille. La représentante du syndicat solidaire Muriel Gilbert estime d'ailleurs qu'on ne peut pas demander une sorte de clémence de l'ensemble de l'intersyndical par rapport à la situation dans laquelle la Macronie s'est mise elle-même. Pour avancer, les organisations syndicales, comme le PS d'ailleurs, ont demandé à voir la copie budgétaire de Lecornu. Tout le monde veut savoir sur quelle base démarreront les discussions du budget 2026. Lecornu reprendra-t-il la copie de Bayrou ? Et sinon, quels seront ses arbitrages ?

Surtout que le temps presse, c'est ce qu'a rappelé Pierre Moscovici, le président de la Cour des comptes, il y a quelques jours déjà, sur le plateau de France Info. Et ce que je sais, c'est qu'il y a un compte à rebours. Nous sommes aujourd'hui le 26 septembre, et il faut, pour respecter les droits du Parlement, à délibérer sur le projet de loi de finances, que celui-ci soit déposé devant le Parlement le 15 octobre, puisque c'est nous qui commençons au Conseil des finances publiques, que nous l'ayons autour du 1er octobre. C'est-à-dire dans 5 jours ? Quelques jours. On peut avoir peut-être encore un tout petit délai, pour se prononcer, mais en compactant beaucoup.

Je vous donne quand même ça. Dans 15 jours, disons 18 jours, il est important que le projet de loi de finances soit déposé devant le Parlement. Alors, ça peut être aussi un projet qui n'est pas complètement achevé, ça peut être un projet qui peut être soumis à discussion, qui peut ensuite être amendé, bien sûr. Mais la loi de finances, elle est toujours votée par le Parlement, proposée par le gouvernement, examinée par le Conseil. Elle passe aussi au Conseil d'État, c'est peut-être un peu sur les procédures. Mais je rappelle ça en termes de délai. Finalement, on a appris ce mardi 1er octobre, vers 14h, que le budget serait terminé. Alléluia !

C'est l'AFP qui est allé chercher l'info auprès d'une source à Bercy. Cette dernière a déclaré à nos collègues, ça devait être aujourd'hui, ce sera demain, je n'ai aucun doute. Jeudi 2 octobre donc. Ensuite, le projet de loi finances poursuivra son voyage législatif habituel. Il arrivera entre les mains des ministres, en théorie, avant le 1er mardi d'octobre, c'est-à-dire le 7. Pour enfin être déposé à l'Assemblée nationale, au plus tard, le 13 octobre, avant que les députés disposent des 70 jours prévus par la Constitution pour en débattre. Pour l'heure, le flou total règne. Tous les partis d'opposition sont dans l'attente de connaître le projet de Sébastien Lecornu.

Tout ce qu'on sait, c'est qu'il a fermé la porte aux différentes demandes du PS, et des syndicats d'ailleurs, dont la taxe Zuckmann sur les grandes fortunes et la suspension de la réforme des retraites. Lecornu s'est contenté de quelques annonces éparses, comme sur la réduction des privilèges des ex-premiers ministres, le gel des dépenses de l'Elysée ou de Matignon. Et encore, ce matin, des annonces concernant l'amélioration probable de la retraite des femmes, une tentative de s'attirer l'indulgence de la gauche et des syndicats, qui n'a pas vraiment fonctionné. Immédiatement, la CGT a crié au « hors-sujet complet ». Pour Sophie Binet, c'est une fin de non-recevoir.

5:57
Invité

On l'écoute. C'est un « hors-sujet complet », ce courrier. Il ne répond à aucune de nos exigences. Sur les retraites, les choses sont claires. Il faut abroger la réforme des retraites. Sur l'assurance chômage, il ne nous dit toujours pas qu'il abandonne la réforme de l'assurance chômage que son prédécesseur voulait nous imposer. Et sur le budget, il ne nous donne aucune réponse à nos questions. Il ne nous dit pas qu'il abandonne l'année blanche. Il ne nous dit pas qu'il abandonne le fait de supprimer 3 000 postes de fonctionnaires, le fait de vouloir doubler les franchises médicales.

6:24
Présentateur

Et c'est quoi du coup ? Une fausse main tendue ? Il se moque de vous ?

6:27
Invité

Ça s'appelle un « hors-sujet ». J'avoue qu'en lisant le courrier, je me suis même demandé si ce n'était pas le président du MEDEF qui l'avait écrit. Olivier Faure, le premier secrétaire du PS,

6:36
Présentateur

qui a tenté de s'imposer dans cette séquence politique particulièrement défavorable au socle commun, commence d'ailleurs lui aussi à trouver le temps long. Malgré la présentation d'une proposition de budget à la sauce socialiste dès début du septembre, les discussions n'avancent pas. Une nouvelle rencontre entre les socialistes et Lecornu est prévue pour vendredi. Olivier Faure compte bien obtenir des réponses concrètes pour décider de la suite des opérations.

7:00
Invité

Pour l'instant, on a bien compris ce qu'il ne voulait pas, on n'a pas très bien compris ce qu'il était prêt à faire. Et donc ce que je veux, vendredi, c'est de savoir exactement ce qu'il sera demandé aux Françaises et aux Français et quel sera le rendement de toutes les mesures qu'il entend présenter face au nôtre. Moi, ce que j'ai présenté avec les socialistes depuis plus d'un mois, c'est une équation complète. Donc quelle est la trajectoire ? À quel rythme on réduit le déficit ? Qu'est-ce qu'on fait pour économiser sur le budget de l'État ? Qu'est-ce qu'on fait aussi comme prélèvement supplémentaire, la taxe Zuckman ? Et qu'est-ce qu'on fait aussi pour relancer l'investissement ?

Qu'est-ce qu'on fait pour relancer le pouvoir d'achat ? À ces conditions-là, on peut discuter. Pour l'instant, on a compris simplement ce qu'il ne voulait pas.

7:50
Présentateur

La question qui se pose, c'est toujours la même. Censure, hors-notes, censure. Mais au final, en interne, personne ne croit vraiment à une solution positive. D'après Le Monde, les socialistes seraient en ordre de bataille pour une prochaine dissolution. Si nous allons à la dissolution, ce sera de la responsabilité du gouvernement. Leur refus de changer la politique aura provoqué la censure et éventuellement la dissolution, que nous n'appelons pas de nos voeux, a déclaré le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Boris Vallaud. Derrière la communication et les aires de responsabilité se cache pourtant une stratégie bien huilée. Depuis fin août, l'EPS cartographie le terrain.

Questionnaire au FED, projection sur 577 circonscriptions, scénario confidentiel peaufiné par Pierre Jouvet en personne. Et deux options circulent. Un remake de 2024 avec le NFP, donc un accord large à gauche incluant LFI. Mais l'EPS n'y croit pas. Il préfère le plan Bagneux, une alliance PS, écolo-communiste, place publique, et évidemment sans LFI. Dans ce schéma, l'EPS s'imagine à 83 sièges contre seulement 30 pour LFI. Un pari qui hérisse les Verts et les communistes, eux plutôt favorables à inclure les Insoumis. Certains socialistes eux-mêmes doutent. Pour sauver les sortants écologistes, il faudrait céder des circonscriptions gagnables, quitte à renier sur les ambitions socialistes.

Officiellement, Jouvet nie toute stratégie secrète, parlant seulement de dizaines de projections testées sur 10 ans d'élections. Mais dans les couloirs, une certitude s'installe. Le PS n'a jamais été aussi prêt à une dissolution. Et les socialistes ne sont pas les seuls à attendre impatiemment une potentielle dissolution. Le RN s'en frotte également les mains. Pour le moment, l'extrême droite se contente de mettre la pression en agitant le chiffon rouge de la censure, comme tout le monde finalement. On écoute le député RN, Jean-Philippe Tanguy.

9:39
Locuteur 5

On subodore, même si ça n'a pas été confirmé, par Matignon qui va faire sa déclaration de politique générale la semaine prochaine. Est-ce que vous attendez ce moment-là pour le censurer ?

9:48
Invité

Ah bah oui, s'il annonce des choses qui sont complètement incohérentes avec ce qu'il faut pour la France, je pense que Marine Le Pen et Jordan Berdella décideront la censure. Mais dès le discours de politique générale, vous attendez le budget ? Ah non, mais nous on attend de voir ce qu'il a à dire. Donc s'il y a des pistes intéressantes au discours de politique générale, on attendra la concrétisation dans le budget. C'est ce qu'on avait fait par exemple avec M. Attal ou avec M. Barnier. Et s'il annonce dès la discopédie générale des orientations qui ne vont pas du tout dans le bon sens, on ne s'interdit pas du tout de censurer.

10:16
Présentateur

Et en coulisses, les choses sont un peu différentes. Comme au PS, les grands stratèges s'affairent, comprenaient Marine Le Pen et Jordan Berdella. Eux ont ressorti le plan Matignon de l'année dernière, sobrement rebaptisé Matignon 2. On reprend les mêmes et on recommence. Enfin, les mêmes sans les brebis galeuses, selon l'expression consacrée par Berdella, ces candidats épinglés pour leurs propos racistes, antisémites ou encore homophobes. Échaudés par 2024, avec une avance au premier tour, balayée au second par le Front Républicain, le parti à la flamme rumine sa revanche depuis des mois. Encore plus quand il voit le Front Républicain de plus en plus fissurer.

Le plan Matignon 2, donc, est déjà lancé. Les investitures RN tombent par dizaines, pilotées par les députés Thomas Ménager et Julien Odoul, avec le renfort d'un prestataire externe chargé de fouiller les réseaux sociaux des candidats potentiels. Le RN aurait même déjà sélectionné 85% des candidats qu'il s'apprête à présenter, d'après les propos de Berdella, en ouverture du bureau de campagne le 1er septembre dernier. Lui-même serait d'ailleurs en lice pour tenter de rejoindre les rangs de l'Assemblée. Il aurait même déjà choisi sa circo. Alors cette valse sans fin à Matignon n'est pas un simple caprice institutionnel.

Elle révèle l'impasse politique dans laquelle Macron et sa majorité ont plongé le pays. Entre promesses creuses et bricolages parlementaires, la Macronie démontre chaque jour son incapacité à gouverner. La situation expose les limites même de la Ve République, un régime hyper-présidentialisé qui met entre les mains d'un seul homme un pouvoir disproportionné, mais incapable de construire des majorités stables et cohérentes. Si rien ne change, le pays pourrait se retrouver plus vite qu'on ne le pense, à repenser ses institutions.

La fin de cette République centralisée ne serait alors plus un scénario de science-fiction, mais une nécessité politique pour restaurer un pouvoir réellement capable de répondre aux enjeux sociaux et démocratiques. On poursuit avec l'appel à la grève de l'intersyndicale demain, ce jeudi 2 octobre. Il fait suite à deux journées de mobilisation en septembre. Le mouvement Bloquons-Tout du 10 septembre, puis la grande mobilisation syndicale du 18, pour laquelle la CGT a revendiqué plus d'un million de participants. Cette fois, la grève s'annonce moins suivie, c'est du moins ce que laissent entrevoir les premiers indicateurs.

Dans les transports, par exemple, le service sera quasi normal sur l'ensemble du réseau RATP. Pareil côté SNCF, à l'exception de quelques perturbations à prévoir sur les RER, TER et Intercité. Dans les écoles, le SNU-IPP-FSU annonce seulement 10% de grévistes dans le premier degré. Alors, dans la France de Macron, tout a été pensé pour étouffer la contestation, répression syndicale et militante, démantèlement des outils collectifs, réforme du code du travail à marche forcée. Le terrain a été méthodiquement miné. Et dans un contexte d'inflation et de précarité grandissante, la grève devient un luxe que beaucoup ne peuvent plus se permettre.

En tout cas, le média sera mobilisé pour rendre compte, comme toujours, de ce mouvement. Nos équipes seront sur le terrain toute la journée à Paris et en région. Alors, retrouvez-nous en direct à 18h30 pour un journal des luttes spéciales consacré à cette journée de mobilisation. La justice parisienne a autorisé le leader indépendantiste canaque, Christian Tain, à retourner en Canaqui-Nouvelle-Calédonie. Il reste néanmoins mis en examen dans l'enquête sur les révoltes indépendantistes de 2024 qui faisaient suite à la réforme constitutionnelle qui avait modifié la constitution du corps électoral de l'archipel.

Selon l'AFP, qui a consulté une source proche du dossier, le chef de file du mouvement indépendantiste va toutefois rester en France dans l'attente d'un éventuel appel du parquet de Paris. Il reste en effet mis en examen pour vol en bande organisée avec armes, destruction en bande organisée également et association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et de délits. Interpellé en juin 2024, il avait été placé en détention provisoire et transféré immédiatement dans l'Hexagone avec six autres militants à bord d'un avion spécialement affrété.

Même si le leader indépendantiste a toujours nié avoir appelé à commettre des violences, le harcèlement judiciaire ne semble pas prêt de s'arrêter. On termine avec l'international et les Etats-Unis en voie de blocage politique. Les Républicains et les Démocrates du Congrès n'ont pas réussi à s'entendre sur le budget, une situation que l'on connaît bien ici aussi. Là-bas, on appelle ça le shutdown et plus qu'un blocage politique, en réalité c'est surtout le blocage d'une partie de l'administration fédérale. Démocrates et Républicains se renvoient à la responsabilité.

Trump et les leaders républicains accusent l'opposition de vouloir tout fermer, tandis que les Démocrates critiquent le manque de volonté de négociation des Républicains. En conséquence, plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires vont être mis au chômage technique et de fortes perturbations, notamment dans les services publics, sont attendus dans l'attente d'une résolution face à cet impasse politico-budgétaire. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via e-mail si vous nous regardez à la télé.

Et souvenez-vous, il y a un peu plus d'un an, le média a été auditionné par l'Arcom pour investir la TNT nationale plutôt qu'une chaîne libre et indépendante comme la nôtre. L'Arcom a préféré celle du milliardaire Daniel Kretinsky. Aujourd'hui, de nouveaux canaux se libèrent sur la TNT nationale à nouveau et sur la TNT francilienne avec ses près de 12 millions de téléspectateurs potentiels. Alors le média compte bien e-candidater si l'Arcom en décide ainsi. Et comme toujours, nous porterons un projet commun avec nos camarades indépendants qui le désirent.

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