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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 7 octobre 2025 35 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesDéfense

Ultimes négociations : la mission impossible de Sébastien Lecornu

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 9 %Attaque 63 %Défensif 29 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 54 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:44OuverteRéponse partielle

    Comment réagissent les élus macronistes ?

  • 2:59OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les réactions dans votre région ?

  • 4:36OuverteRéponse partielle

    Quel interlocuteur pour l'industrie de l'armement ?

  • 7:20OuverteRéponse partielle

    Ce spectacle politique désole les citoyens cités par l'Est éclair ?

  • 9:19OuverteRéponse partielle

    C'est mission impossible ?

  • 10:43OuverteRéponse partielle

    On va parler de cette situation et tout s'accélère de minute en minute depuis quelques jours mais encore ce matin on va y revenir les tensions dans le camp présidentiel.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:15InvitéFait
    « Il n'y a donc pas de gouvernement, une assemblée par an réparalisée, pas de ministre des Armées. »
  • 5:19InvitéChiffre
    « Emmanuel Macron avait promis une réactualisation de la loi de programmation militaire pour augmenter le budget des armées de 3,5 milliards d'euros dès 2026 et encore de 3 milliards supplémentaires en 2027. »
  • 5:28InvitéChiffre
    « Tout ça devait amener le budget des armées à un peu plus de 60 milliards d'euros par an. »
  • 10:09InvitéFait
    « Non, il peut appeler quelqu'un qui vienne de la société civile. »
  • 17:40PrésentateurFait
    « Il y a une forme d'acharnement à vouloir garder le pouvoir. »
  • 21:48Locuteur non identifiéFait
    « Il accepte de lâcher sur la réforme des retraites. »
  • 27:10Locuteur non identifiéFait
    « Le MEDEF refuse à la CFDT d'inscrire la pénibilité et fait sauter la réforme des retraites. »
  • 28:00Locuteur non identifiéFait
    « Marie-Lise Léon avait accepté les 64 ans et ne parlait pas de suspendre la réforme des retraites. »
  • 30:57Locuteur non identifiéFait
    « Emmanuel Macron a d'abord désigné un premier ministre qui était son opposant, Michel Barnier. »
  • 31:05Locuteur non identifiéFait
    « L'article 20, c'est le gouvernement qui gouverne et donc le président qui préside. »
  • 31:15Locuteur non identifiéFait
    « Il a choisi un allié parfois peu commode, assez indépendant, François Bérot. »
  • 33:52PrésentateurChiffre
    « Un vol Paris-Hong Kong. »
  • 34:09PrésentateurFait
    « Le plus long match de tennis professionnel. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié34 %
  • Locuteur non identifié 223 %
  • Présentateur15 %
  • Invité10 %
  • Invité 27 %
  • Invité 36 %
  • Locuteur non identifié 32 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et on va voir à l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale. Et l'actualité dans nos régions, c'est évidemment cette démission de Sébastien Lecornu, la nouvelle crise politique qu'elle ouvre. On va voir ce qui se traduit, ce qu'en pensent les Français à travers nos régions. On va d'abord aller à Tours. Bonjour Luc Bourriane, merci beaucoup d'être avec nous. Luc, vous êtes le rédacteur en chef de la Nouvelle République. Et dans les éditions de la Nouvelle République, ce matin, vous publiez de nombreuses réactions de politiques locaux qui oscillent entre inquiétudes et agacements.

0:43
Invité

Oui, c'est même un sketch, selon les élus de Tours, qui étaient hier réunis en conseil municipal et qui, dans nos colonnes, commentent cette situation politique. Une situation ubuesque pour l'élu insoumise Tourangelle-Marie Quinton. Même sentiment pour ses alliés locaux, écologistes, qui cible, je les cite, un exécutif qui joue avec les institutions. À droite, l'ancien maire de Tours, Christophe Boucher, évoque, lui, la dissolution comme la solution qui aurait, on le cite, le mérite de clarifier cette situation. Et dans d'autres départements, les mots sont encore beaucoup plus forts.

C'est le cas dans la Vienne, où la députée écologiste Lisabée Lucot cible le président de la République, comme beaucoup, mais elle va, elle, beaucoup plus loin, puisqu'elle estime qu'il doit démissionner, toujours dans le Poitou, mais dans les deux sèvres, sa consœur écologiste, Delphine Bateau, l'ancienne ministre. Elle est moins radicale, mais tout aussi inquiète, puisqu'elle dramatise en invoquant le contexte international. Je la cite, je rappelle que les drones de Poutine sont au-dessus de nos têtes.

1:44
Présentateur

Luc, au-delà des propos et de ces états d'âme, comment réagissent les élus macronistes ?

1:50
Invité

C'est ici, Auriane, que l'on mesure l'ampleur de la crise. L'ancien macroniste Sacha Houllier, depuis Poitiers, exprime, lui, sa sidération. Son voisin, député de la Vienne, membre du groupe démocrate de votre invité à l'instant, Marc Fénaud, évoque, je le cite, là ce sont ses mots, sa honte, sa honte d'être associé à ce sujet, et qu'on soit incapable de trouver des compromis. Fin de citation.

Retour en Indre-et-Loire aussi, où si certains élus macronistes continuent de croire à l'impossible, comme le député Daniel Labaronne, qui estime sans convaincre personne, je le cite, qu'il ne manquait pas grand-chose pour arriver à un accord, la plupart, en fait, de ces macronistes pointent les erreurs du couple exécutif. Et puis, le meilleur exemple de cette perte de confiance dans Emmanuel Macron, le président de la République, elle est exprimée par cette volonté d'un candidat déclaré à la mairie de Tours, Benoît Pierre, qui ne souhaite plus être qualifié de macroniste.

Il le dit ce matin dans nos éditions de la Nouvelle République, il souhaite désormais qu'on parle de lui, d'un centriste.

2:51
Présentateur

Merci beaucoup, Luc Bourriane, merci d'avoir été avec nous à La Dérive, c'est la une de la Nouvelle République ce matin. On continue notre tour des régions, on va à Bordeaux. Bonjour, Jefferson Desport, merci d'être là. Jefferson, grand reporter à Sud-Ouest. Jefferson, vous, quelles sont les réactions dans votre région ?

3:08
Invité

Les réactions sont aussi ici très partagées. Alain Rousset, le président PS de la région Nouvelle-Aquitaine, déplore une situation ubuesque. Ce gouvernement chute sur des querelles de personnes, Retailleau versus le maire. François Bayrou, le maire de Pau et ancien Premier ministre en Versay, il y a aussi trois semaines, se dit pas surpris, cela fait des mois que je vois venir ça. Beaucoup plus critique, beaucoup plus sévère. Max Brisson, le sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques, je le cite, Sébastien Lecornu s'est moqué de nous, il a certainement voulu passer en force, pensant que nous ne réagirions pas.

Il n'a pas tout dit à Bruno Retailleau, mais encore une fois, ce gouvernement a été construit à la main du président de la République avec une majorité de ministres renaissance, comme si nous étions encore en 2017. Boris Vallaud, je poursuis le député PS des Landes, et chef de file des députés socialistes à l'Assemblée nationale, le dit, nous sommes disponibles pour Mouyam Matignon, c'est à la gauche de gouverner désormais, nous sommes prêts à discuter. Nous ne voulons ni dissolution, ni démission. La démission et la dissolution, c'est plutôt la ligne du RN.

Edwige Diaz, la députée RN de Gironde, le numéro 2 du parti de Jordan Bardella, le dit, la seule issue possible, c'est un retour au peuple. Et deux dernières réactions pour finir. Pierre Urmic, le maire écologiste de Bordeaux, appelle lui Emmanuel Macron à dissoudre le macronisme en faillite. Et enfin, une réaction du côté de Renaissance. Thomas Cazenave, l'ancien ministre du budget, député Renaissance de Gironde, lui, il croit encore, il faut utiliser tous les jours qui viennent pour trouver un accord.

4:36
Présentateur

Et Jefferson, vous suivez plus particulièrement, vous, les questions de défense. Quel interlocuteur pour l'industrie de l'armement, le poste clé du ministre de l'Armée, alors que votre région est très dépendante de ce secteur ?

4:50
Invité

Complètement, c'est exactement la bonne question. Oriane, quel interlocuteur ? Pour l'instant, il n'y en a pas. Bruno Le Maire n'ira donc pas aux armées, on le sait. C'est Sébastien Lecornu qui va faire office de premier ministre démissionnaire et de ministre des Armées démissionnaire. Mais c'est un vrai problème pour les industriels de défense de ne pas avoir d'interlocuteur, parce que ça fait déjà 27 jours, plus de 27 jours maintenant, que la France est sous le régime d'un gouvernement démissionnaire. Et ça continue. Pourtant, les attentes sont extrêmement nombreuses.

Souvenez-vous, à l'été, Emmanuel Macron avait promis une réactualisation de la loi de programmation militaire pour augmenter le budget des armées de 3,5 milliards d'euros dès 2026 et encore de 3 milliards supplémentaires en 2027. Tout ça devait amener le budget des armées à un peu plus de 60 milliards d'euros par an. Il n'y a donc pas de gouvernement, une assemblée par an réparalisée, pas de ministre des Armées. Donc voilà, ça c'est un problème. Et c'est d'autant plus un problème que les reports de charges s'accumulent, c'est-à-dire que beaucoup de commandes n'ont pas été honorées, ce qui met sous tension à la fois les industriels majeurs, mais aussi tous les sous-traitants.

Pour en citer quelques-uns dans notre région, nous avons Dassault qui construit le Rafale, mais aussi Ariane Group, pour la dissuasion nucléaire. Donc là aussi, il y a des attentes, et en tout cas l'attente d'un interlocuteur.

6:02
Présentateur

Merci Jefferson. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. La Une de Sud-Ouest, la crise à plein régime, c'est à la Une de votre journal. Merci Jefferson. Et Stéphane, on va regarder les autres unes de la presse quotidienne régionale ce matin. Elles partent toutes de ce sujet, de cette démission de Sébastien Lecornu, et de cette crise politique qui s'est donc aggravée hier.

6:23
Invité

Oui, et nos confrères de la presse régionale, Ariane, ne manque pas de mots pour décrire la situation après la démission du Premier ministre. Quel chienlit, titre Paris-Normandie, quel foutoir préfère la Charente libre ? Pour laisser clair, c'est plutôt le grand flou. Et une dernière, Ariane, l'intenable position du démissionnaire, c'est ce que nous dit la Marseillaise, parce que Sébastien Lecornu a été chargé d'ultimes négociations par Emmanuel Macron. Juste après sa démission, il doit trouver une voie de passage et définir une plateforme d'action et de stabilité pour le pays. Ces mots, ce sont ceux de l'Elysée. Il se retrouve ce matin dans tous les journaux.

Une mission qui n'a rien d'un boulevard, mais permet à Macron de sortir un peu de l'impasse. C'est ce qu'écrit Paris-Normandie. Le Quotidien Normand nous propose d'ailleurs de revivre dans ses pages la chute en moins de 24 heures du gouvernement. Une tragique comédie en cinq actes. Désormais, Emmanuel Macron donne à Sébastien Lecornu deux jours pour tenter de trouver une solution. 48 heures chrono, nous dit le Télégramme.

7:20
Présentateur

Et ce spectacle politique désole les citoyens cités par l'Est est clair.

7:23
Invité

Oui, parce qu'au-delà des tractations, c'est la lassitude qui domine. Yannick Vincent, chauffeur taxi à Lyon, se désole. Un de plus jusqu'au prochain, dit-il, avant de raconter cette anecdote. Une cliente a acheté le journal avec la composition du nouveau gouvernement lundi. Elle n'a même pas eu le temps de le lire, de l'ouvrir, que le gouvernement avait déjà démissionné. Autre témoignage, celui de Géraldine Cousin, la gérante d'un bar à Lille, pour qui cette situation est lassante. Rien ne bouge, rien n'avance, on stagne, dit-elle. Il y a aussi la parole donnée à cet étudiant, Simon Levant. Il est étudiant à Sciences Po Strasbourg. J'étais encore au collège quand Emmanuel Macron a été élu.

Pour beaucoup d'étudiants, ça devient la norme de ne pas avoir un gouvernement. C'est dommage, dit-il.

8:04
Présentateur

Et les journaux se concentrent aussi sur un homme, Emmanuel Macron.

8:08
Invité

Oui, et là aussi, les titres ne manquent pas. Macron seul face à son chaos. C'est ce que nous dit Midi Libre. Macron décision, enjoint le courrier Picard. Et plus sobrement, Macron face à une crise sans fin. Ça, c'est la une de la dépêche du Midi. Dans Midi Libre, on se projette déjà après les 48 heures de mission de Sébastien Lecornu, avec les choix que peut faire le Président de la République. Nommer un Premier ministre, ce serait son sixième Premier ministre en trois ans. Une nouvelle dissolution ou encore une démission du Président de la République. Seule phrase de l'Élysée hier soir. Emmanuel Macron prendra ses responsabilités à l'issue de ses dernières consultations.

Pour le moment, c'est le brouillard absolu résumé de la situation. Encore ce matin, Oriane, qui rappelle quand même que l'urgence reste la même. Présenter et faire adopter un budget pour 2026.

8:53
Présentateur

Merci beaucoup. Merci Stéphane d'avoir été avec nous. Et on continue, bien sûr, à parler de ce sujet et place au débat des éditorialistes. Après sa démission hier matin, Sébastien Lecornu est donc désormais chargé d'une mission. Le Président de la République lui a donné 48 heures pour d'ultimes négociations. Et on va voir également que ça se tend dans le camp présidentiel. Édouard Philippe qui, ce matin, demande une présidentielle anticipée. On en parle dans quelques instants avec les éditorialistes. D'abord, on regarde ce sujet. D'Aurélien Romano.

9:26
Invité

D'ultimes négociations qui semblent pouvoir se résoudre très simplement si on en croit les prises de position de la soirée. Marine Le Pen l'a répété, il reste deux solutions, la dissolution ou la démission du Président de la République. Marine Tondelier y ajoute une troisième possibilité.

9:42
Locuteur non identifié

Il a désormais trois solutions. La première solution, c'est la démission. La deuxième solution, c'est la dissolution. La troisième solution, la cohabitation.

9:53
Invité

Une cohabitation, c'est avec un Premier ministre de gauche. Je plaide ce soir, devant vous, devant les Françaises et les Français, pour que ce changement de cap ait lieu et qu'un gouvernement de gauche puisse arriver au-mêmes. Côté bloc central ou ex-bloc central, la solution serait un Premier ministre qui ne soit pas macroniste. Non, il peut appeler quelqu'un qui vienne de la société civile. En tout cas, pour nous, nous n'envisagerons de rentrer de nouveau dans la participation à un gouvernement que si nous avons la certitude que ce n'est plus pour l'Élysée l'occasion de revenir à cette tentation d'exercer le pouvoir sur tout.

Le chef du parti Renaissance ne précise pas qui mais reste opposé à la dissolution.

10:31
Locuteur non identifié

Tout n'a pas été essayé. Le président a essayé trois fois la même chose depuis un an. Je pense qu'on peut essayer autre chose.

10:36
Invité

Essayer autre chose en 48 heures, la mission flash peut devenir mission impossible.

10:41
Présentateur

Et on en parle tout de suite avec nos éditorialistes politiques. Bonjour Françoise Degoix. Bonjour. Merci d'être là et bonjour Valérie Lecable. Merci également d'être avec nous. On va parler de cette situation et alors tout s'accélère de minute en minute depuis quelques jours mais encore ce matin on va y revenir les tensions dans le camp présidentiel. D'abord démission hier de Sébastien Lecornu à qui il est confié une mission hier soir. C'est quoi François ? C'est mission impossible ?

11:07
Locuteur non identifié

Je ne crois pas moi que c'est mission impossible. D'abord je trouve que Sébastien Lecornu a été vachement digne. Je tenais quand même à le dire parce que j'ai beaucoup aimé sa déclaration de départ. Je trouvais qu'il y avait de la hauteur et puis j'ai aimé peut-être parce que ça me parle parce que j'aime la politique j'ai aimé qu'il rappelle qu'il est un militant et qu'est-ce que ça veut dire faire de la politique. Donc moi il m'a beaucoup j'ai trouvé intéressant je me suis dit bon là on sombre carrément c'est orwellien il va être renommé et après j'ai compris que non finalement il n'était pas renommé en mode je pars par la porte je rentre par la fenêtre. Ah ça demande. Non.

D'accord il n'est pas renommé et tant mieux et c'est heureux.

Oui moi je pense que ça peut tout à fait aboutir on a bien compris ce que je crois comprendre de l'Elysée c'est qu'Emmanuel Macron se refuse à une dissolution pour le moment qui entraînerait quasiment obligatoirement quand on voit les chiffres qu'on a une démission on ne sait pas comment vous pouvez rester quand c'est un tel désastre électoral pour votre propre camp donc tout va être fait pour et moi je vois bien ce qui est à l'oeuvre je vois bien comment ça travaille en coulisses pas simplement avec Sébastien Lecornu avec Gabriel Attal avec une partie de la gauche non LFiste bien sûr je vois comment ça travaille également avec Gérard Larcher et Albrun Pivet donc oui je voudrais qu'on y a en tout cas moi je souhaiterais qu'on y arrive je fais partie des gens depuis le début qui pensent que la démission ne peut pas purger quoi que ce soit pas plus que la dissolution

12:30
Présentateur

alors on va voir parce que pour réussir cette mission cette négociation déjà il faut solidifier le camp présidentiel le socle commun et là ce matin on voit que ça se complique un peu dans le camp présidentiel on va écouter cette déclaration d'Edouard Philippe ce matin sur RTL et on la commente juste après

12:48
Invité

j'ai observé dans les années récentes qu'il était capable de surprendre il y a un de ses prédécesseurs le général de Gaulle qui a mis un terme à son mandat

12:59
Locuteur non identifié

donc vous l'appelez à être à la hauteur

13:01
Invité

du général de Gaulle en le faisant de façon ordonnée donc vous l'appelez à être à la hauteur du général de Gaulle pas sous la pression mais en le faisant de façon ordonnée donc moi je ne lui recommande rien je n'appelle pas à sa démission je dis qu'il doit être à la hauteur du mandat qu'on lui a confié qui est un mandat incroyablement exigeant et qu'une façon d'être à la hauteur de cette mission une façon d'être le garant des institutions c'est de faire en sorte qu'elle puisse être préservée et qu'on puisse épargner au pays 18 mois d'une crise politique délétère délétère pour le pays

13:28
Présentateur

Voilà donc Edouard Philippe qui demande ce matin le départ de façon organisée d'Emmanuel Macron des présidentielles anticipées après le budget

13:37
Locuteur non identifié

Il y a tout à fait intérêt Edouard Philippe pour un certain nombre de raisons le président de la République entraîne son camp dans sa chute c'est-à-dire qu'on voit jour après jour les sondages en faveur de ce qu'on appelle le socle commun ce qu'on peut encore l'appeler comme ça dégringolé dans les derniers sondages ils sont à 14% pas plus que ça ce qui veut dire qu'il ne serait pas en cas de législative forcément au deuxième tour face aux autres et il va y avoir un recul ce sont les calculs que fait le parti socialiste en cas de dissolution c'est-à-dire le pari de dire que la gauche sera devant le socle commun au second tour et qu'il y aurait un effondrement du socle commun donc dans ces conditions-là Edouard Philippe comme on l'a vu dans les sondages est quand même passé de 26% au mois de mai à 15% aujourd'hui à un niveau qui fait que Luxemann est en train de lui mordre de lui coller au train vous dites en fait Valérie oui je cherchais une expression de lui coller au train donc si vous voulez cette situation est très mauvaise pour Edouard Philippe qui est en train de chuter sur sa course à la présidentielle

14:55
Présentateur

je vous entends il la joue perso

14:56
Locuteur non identifié

c'est pas

14:57
Présentateur

les moyens de sortir d'une prise politique c'est il faut une présidentielle maintenant parce que dans les sondages ça va pas non non attendez je termine

15:03
Locuteur non identifié

il la joue pas perso il la joue le camp Gabriel Attal il pense la même chose ceux qui sont dans le socle commun aujourd'hui je ne mets pas les LR c'est pour ça c'est plutôt le bloc central que le socle commun je veux dire que ce soit le modem mais plus modéré mais que ce soit Renaissance ou enfin ensemble donc Gabriel Attal ou Edouard Philippe ils n'en peuvent plus de cette situation parce qu'il coule avec le président alors je trouve que Valérie elle est très elle est vachement aimable et je pense et non non mais je veux dire

15:35
Présentateur

et vous allez l'être un peu moins

15:36
Locuteur non identifié

je vais être très désagréable parce que pas du tout avec Valérie je plussoie tout ce qu'elle dit sauf à une chose bien sûr que la situation résulte des calculs personnels de chacun pourquoi croyez-vous que Bruno Retailleau d'un seul coup pète les plombs devient fou etc parce qu'il se rend compte que pour son destin présidentiel rester dans ce gouvernement toxique qui va être censuré il faut en partir donc ils trouvent le prétexte ils veulent tous partir ils prennent le prétexte de Bruno Le Maire mais la réalité c'est le poison présidentiel Marine Le Pen on le sait elle ne s'en cache pas c'est le poison présidentiel Jean-Luc Mélenchon et Edouard Philippe je suis d'accord ils font comme un esquimau au bord de la plage Edouard Philippe son entrée dans l'atmosphère est désastreuse alors je veux bien qu'on mette tout sur le dos d'Emmanuel Macron il ne faut quand même pas non plus exagérer c'est à dire que Emmanuel Macron comme beaucoup de leaders charismatiques du début tout le monde pense qu'il peut être Emmanuel Macron comprenez tout le monde pense qu'on va reproduire ce qu'il a réussi à faire en 2017 mais est-ce que les gens s'interrogent Emmanuel Macron entraîne tout son camp dans sa chute mais est-ce que les héritiers sont à la hauteur d'Emmanuel Macron c'est ça aussi le sujet quand vous entendez Gabriel Attal est-ce que vous pensez que Gabriel Attal qui est complètement à côté de ses pompes et navigue et godille un peu à la dérive dans son groupe je l'ai entendu encore hier est-ce que vous pensez que Gabriel Attal a le niveau d'Emmanuel Macron en 2017 non Édouard Philippe non donc c'est aussi leur propre responsabilité donc contrairement à Valéry il joue absolument perso en se drapant dans les institutions

17:11
Présentateur

on va l'écouter Gabriel Attal c'était hier soir sur TF1 on réagit juste après on n'entend pas on va essayer c'est dommage on va essayer de remettre du son parce que là du coup sans le sens c'est beaucoup moins drôle Gabriel Attal alors on a Édouard Philippe qui donc appelle Emmanuel Macron à une présidentielle anticipée on a Gabriel Attal hier qui dit je comprends plus les décisions du président de la République d'Emmanuel Macron il y a une forme d'acharnement à vouloir garder le pouvoir est-ce que ce matin Emmanuel Macron il a encore un camp sur lequel s'appuyer ?

17:46
Locuteur non identifié

je pense que ça se pose pas comme ça ça se pose entre ceux qui veulent une dissolution et ceux qui n'en veulent pas ceux qui veulent une dissolution on en est sûr et certain et Marine Le Pen est extrêmement insistante encore plus aujourd'hui qu'hier c'est le Rassemblement National et la France Insoumise après Édouard Philippe il a intérêt à une présidentielle anticipée mais le Bloc central n'a pas intérêt à une dissolution à cause de ce que je viens de vous dire c'est-à-dire qu'ils vont finir en culotte courte à l'issue d'une dissolution il n'y aura plus de bloc central c'est-à-dire qu'ils vont perdre un nombre de députés absolument considérable le Front Républicain c'est eux qui ont le plus profité du Front Républicain il n'y aura plus de Front Républicain en cas de législative donc ils sont dans une situation qui est très compliquée qui est de dire à Emmanuel Macron arrête de nous empêcher de trouver un accord parce que ça devient ça aujourd'hui c'est-à-dire que il y a les gens qui sont à la manœuvre qui disent il faut qu'on trouve un accord parce qu'on ne veut pas de cette dissolution ou sinon tu t'en vas parce qu'à ce moment-là il n'y a que Edouard Philippe aujourd'hui il n'y a que Edouard Philippe qui est prêt à une présidentielle il faut dire les choses comme ça il y a Marine Le Pen qui est prête il y a Jean-Luc Mélenchon qui est prêt et il y a Edouard Philippe parce que pour lui le plus vite c'est le mieux c'est il se prépare depuis au moins deux ou trois ans donc il a tout en boîte et il voit qu'il ne fait que dégringoler donc lui il veut créer un sursaut pour pouvoir revenir mais les autres que ce soit le parti socialiste que ce soit les Verts que ce soit Gabriel Attal etc personne n'est prêt on est encore on était en coulisses on était en coulisses et NILR évidemment en train de trouver de dire ça va être qui le candidat personne ne sait ça encore qui va être le candidat donc si vous voulez on assiste à une déconnexion entre ceux qui veulent trouver un premier ministre et un accord et qui disent au président de la République arrête va t'occuper de l'état de Palestine ce que tu fais très bien va t'occuper de la coalition des volontaires dont tu fais très bien mais laisse nous faire voilà c'est ça je suis absolument d'accord et je pense qu'aujourd'hui les choses peuvent atterrir justement sur ceux qui ne veulent pas ni de dissolution ni de démission et il me semble quand même que ce qui se passe en coulisses notamment Gabriel Attal qui serait à demi-mot capable de toper avec Olivier Faure et Marine Tondelier sur en gros vous allez à Matignon vous gouvernez et nous tombons sur un accord de non-censure entre gens raisonnables on peut se dire que ces discussions avancent on peut aussi se dire qu'Emmanuel Macron il n'a aucune envie de dissoudre il a encore moins envie de démissionner donc vous savez Emmanuel Macron il est comme tous les présidents de la République comme tous les chefs d'État et bien il n'est gouverné aussi que par la peur mais quand il va attendez c'est quand il sent le vent du boulet qu'il lâche il sent le vent du boulet avec les gilets jaunes au puits quand les gilets jaunes attaquent sa voiture il lâche les milliards il lâche là il a senti le vent du boulet dimanche soir je pense qu'il ne voit pas du tout arriver Retailleau et là il lâche Emmanuel Macron c'est un entêté bien sûr comme beaucoup de gens qui nous gouvernent mais la réalité c'est qu'à un moment donné il va voir ses propres intérêts il ne veut ni dissolution ni démission donc il va falloir s'entendre moi je pense que ce matin les choses elles sont plus simples que ce qu'elles ont l'air d'être vous avez d'un côté où c'est la gauche qui va à Matignon avec un accord de non-censure de Gabriel Attal du bloc central ce qui n'est pas du bloc central oui du bloc central parce que eux ils terminent ils passent de 90 députés à 40 si jamais il y a une dissolution donc Gabriel Attal c'est sa survie soit on repart sur Gérard Larcher qui est pressenti pour être le quatrième premier ministre de la dernière chance je ne sais pas s'il est d'accord pour aller dans ce traquenard mais en tout cas on repart sur il y a Elbrun Pivet qui est d'accord pour y aller aussi merci c'est ça vous avez raison Aléry on repart sur de la gauche de la droite le même ticket etc et là Emmanuel Macron lâche un des deux trucs ou pas si c'est la gauche au gouvernement et si c'est à nouveau la droite et le socle commun et bien il accepte de lâcher sur la réforme des retraites moi je pense que c'est ça qui est en train de se jouer

21:51
Présentateur

donc ça veut dire que pour vous d'ici demain soir quelque chose peut sortir de la mission de Sébastien Lecornu

21:57
Locuteur non identifié

je suis absolument persuadé que quelque chose peut sortir de Sébastien Lecornu mais contrairement à ce qu'on pense c'est que c'est pas Sébastien Lecornu qui négociera parce qu'il est très bien mais il est très seul la réalité ça se joue entre à l'Assemblée nationale entre la gauche et Renaissance et peut-être même une partie des LR raisonnables vous savez vous vous souvenez que Laurent Wauquiez avait dit quand on parlait d'Olivier Fort à Matignon il y a 15 jours je ne censurerai pas a priori un gouvernement de gauche donc des gens raisonnables soit on penche à gauche soit on retombe du côté où on penche Emmanuel Macron c'est ce que disait toujours Mitterrand on va vers la droite avec l'archer ou Gaëlle Brun-Pivet non mais je suis tout à fait d'accord avec ça finalement on est d'accord vous êtes d'accord sur tout on a un non on a un non on a un temps gueulé en fait ça nous ennuie Auriane pas du tout en fait Sébastien Lecornu il a très bien dit hier il a dit on était proche il y avait des possibilités de discussion il a c'est vrai que la gauche

22:50
Présentateur

il a critiqué les jeux partisans des partis qui demandent tout le programme sans jamais céder le leur

22:54
Locuteur non identifié

tout à fait ça vous avez raison mais n'empêche que en raison du fait qu'ils ne veulent pas de dissolution en gros pour la faire courte la gauche a fait un totem de la suspension de la réforme des retraites de Zuckman un des deux vous ne pouvez pas dire oui mais Zuckman personne n'y croit pas en tant que Zuckman Valérie vous pouvez venir à la gauche vous rentrez en négociation vous savez quoi vos deux totems vous n'aurez rien et puis soyez bien gentil vous avez un 49.3 ce que je veux dire c'est que vous avez reçu Marc Fénaud juste avant et Marc Fénaud nous rappelait que le modem a fait voter sous Michel Barnier ce qui a été les prémices de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus qui est passée et qui a été votée parce que il y a eu une majorité pour cet amendement que Michel Barnier n'a pas retenue donc il est tout à fait possible de trouver quelque chose qui ne s'appellerait pas une taxe Zuckman mais qui serait une contribution sur les hauts revenus le parlement est prêt à le voter parce qu'Olivier Fort a dit que si c'était lui le premier ministre il n'utiliserait pas non plus le 49.3 donc ça fait partie du deal aussi c'est-à-dire d'obtenir le vote au parlement et l'autre chose si vous voulez effectivement c'est de savoir est-ce qu'Emmanuel Macron va enfin comprendre après trois ministres successifs de son camp qui ont échoué son camp étant la droite est-ce qu'il va enfin comprendre qu'il faut tenter la gauche avant d'aller à la catastrophe de la dissolution parce qu'il a brandi la dissolution dans ce qu'il a dit hier à Sébastien Lecornu il a dit je prendrai mes responsabilités donc ça c'est demain soir et prendre ses responsabilités en tant que président de la République c'est quand même de dissoudre l'Assemblée nationale Valérie oui alors vous savez après le langage enfigurique d'Emmanuel Macron on connaît l'anfigurisme en tout cas c'est la menace de la dissolution il a toujours fait ça en réalité il a toujours fait ça je ne m'enlèverai jamais vous vous souvenez la dernière fois je ne me départirai jamais de mes pouvoirs constitutionnels en gros c'est les gros yeux le problème d'Emmanuel Macron il faut qu'il se fasse les gros yeux à lui-même ok combien de temps il reste attaché lui à ses totems vous savez pourquoi ça échoue parce que Sébastien Lecornu il est tout à fait d'accord pour donner notamment aux socialistes l'examen de la réforme des retraites en décembre le débat d'ailleurs il n'est pas rien il ne demande plus la suspension il demande le débat juste le débat ce qui est une nuance importante mais c'est très important parce que ça veut dire que ok en gros vous êtes sympas les socialistes vous allez jouer dans votre chambre regardez comme on est gentil on vous a donné le 49-3 mais le 49-3 il est en liberté surveillée il y a tout un tas de sens interdit de contresens de ronds-points vous n'avez pas le droit d'aller et justement vous n'avez pas le droit d'aller sur la réforme des retraites qui est quasiment identitaire maintenant chez Emmanuel Macron et là moi je me pose une question sur Emmanuel Macron comment quand on est ce président qui a à peu près tout réussi en tout cas en termes électoraux il a réussi ce que personne n'a réussi on peut faire de la réforme des retraites totalement médiocre et minable son identité ça c'est vraiment un truc qui me paraît fou psychologiquement donc Emmanuel Macron au lieu de faire les gros yeux en disant oui attention la dissolution et bien s'il pouvait lâcher c'est lui qui retient ça Sébastien Lecornu il est prêt à lâcher l'idée qu'on aille en débat que le gouvernement mette au débat la réforme des retraites c'est pas Emmanuel Macron maintenant de lâcher j'ai une très grosse interrogation qui reste et je ne sais pas qui a la réponse c'est que Michel Barnier François Béroud Sébastien Lecornu aucun des trois n'a rué dans les brancards vis-à-vis d'Emmanuel Macron chacun en fait a accepté le diktat de Emmanuel Macron Michel Barnier qui est quand même un ALR qui a une expérience il a 72 ans il a été le plus jeune député de France c'est absolument hallucinant il n'a jamais contrevenu aux lignes rouges et aux règles que lui avait fixé Emmanuel Macron deuxième personne François Béroud qui arrive qui arrache Matignon on se dit il va aller au bout il va faire ce que lui il pense il ne va pas faire ce que pense Emmanuel Macron et au moment du conclave sur les retraites qui a été le moment décisif quand le MEDEF refuse à la CFDT d'inscrire la pénibilité et fait sauter la réforme des retraites François Béroud ne dit rien il ne tord pas le bras à Patrick Martin c'est inexplicable et Patrick Martin qui aujourd'hui ose sortir ce matin encore un communiqué pour dire la France est en train de commencer à décrocher si on avait signé le conclave on n'en serait pas là monsieur Patrick Martin aujourd'hui pourquoi est-ce que vous avez bloqué c'était la seule chance qu'on avait de s'en sortir c'était de réussir ce conclave parce que les socialistes ont arrêté ils s'en seraient contentés à l'époque et on ne parlait même pas ce mot est un peu moche ils ne sauraient pas qu'ils s'en seraient contentés mais sur la recherche sur la recherche d'équilibre si vous voulez et à l'époque il faut rappeler que Marie-Lise Léon avait accepté les 64 ans et ne parlait pas de suspendre la réforme des retraites donc on n'en était pas dans une situation si compliquée et je termine juste avec le cornu qui nous dit moi je suis le plus proche je vais pouvoir lui dire enfin la vérité mais il lui a dit quoi ?

Non mais alors là je pense qu'il y a des gens il y a des moments où un homme ou une femme politique qui a très peu de fenêtres de tir ratent leur destin vous voyez je parlais de Jean-Luc Mélenchon je voudrais avoir une pensée on est le 7 octobre il y a deux ans notre cœur se glacait d'effroi encore nous étions dans un chagrin infini et là Jean-Luc Mélenchon si vous voulez a pris le mauvais côté de l'histoire c'est-à-dire qu'il n'a pas eu les mots qu'il fallait avoir et finalement alors qu'il aurait pu être peut-être ce François Mitterrand qui réconcilie toute la gauche il est parti dans le côté obscur et il a ouvert il est devenu un ingénieur du chaos donc d'abord je pense au 7 octobre à nous parce que c'est l'humanité entière qui a été meurtrie ce jour-là donc j'ai une pensée vraiment et pour l'état d'Israël évidemment je n'ai pas dit le gouvernement de Netanyahou je pense profondément à eux et aux Palestiniens de Gaza mais le point de départ c'est le 7 octobre mais voyez Mélenchon il rate son destin sur le 7 octobre et Sébastien Lecornu c'est pareil et je suis d'accord avec Valérie c'est incroyable il s'achetait un destin Sébastien Lecornu il fait un dîner avec Emmanuel Macron mercredi soir et Sébastien Lecornu à l'Élysée plaide en disant les retraites il suffit juste de mettre les retraites si vous voulez au débat et ça va passer on échappera à l'ascension des socialistes non pas parce que les socialistes sont dans la compromission c'est parce qu'ils sont un parti de gouvernement Olivier Faure est un type responsable et pas simplement lui Boris Valot et on y va et on avance parce que voilà et là c'est non possumus voilà Emmanuel Macron c'est nous ne pouvons pas pas toucher mais la réalité c'est que là Sébastien Lecornu s'il a la trempe d'un futur président il rompt il s'émancipe il sort et il dit c'est moi le premier ministre et moi je vais le faire quand même et là tu t'achètes un destin et là tu deviens presque quasiment le candidat naturel du socle de En Marche pour la présidentielle là il l'a raté c'est tout à fait exact c'est le premier ministre qui conduit la politique de la nation ce n'est pas le président de la République donc Sébastien Lecornu aurait pu le faire comme François Bérot aurait pu dire qu'il mettrait la pénibilité dans la réforme des retraites et on va voir comment ça vous en dit ce qu'on raconte pas du tout mais au contraire mais c'est juste que le temps file

30:36
Présentateur

on va voir comment se positionnent les LR on va écouter le président du parti Bruno Retailleau il était l'invité ce matin

30:42
Locuteur non identifié

ce matin vous ne fermez pas la porte à une éventuelle participation à une condition dans un gouvernement à une condition c'est que ce soit un gouvernement que j'appellerais de cohabitation qu'est-ce qui s'est passé depuis un an Emmanuel Macron a d'abord désigné un premier ministre qui était son opposant Michel Barnier c'était une sorte une forme de cohabitation avec l'application de l'article 20 de la Constitution vous le connaissez je le rappelle aux auditeurs l'article 20 c'est le gouvernement qui gouverne et donc le président qui préside ensuite il a choisi un allié parfois peu commode assez indépendant François Bérot et enfin Sébastien Lecornu pour lequel j'avais confiance mais je pensais qu'il s'émanciperait du président de la République en réalité j'ai vu à la formation du gouvernement qu'il s'agissait là encore d'une hyper présidence mais ça c'est pas possible

31:33
Présentateur

juste Bruno Retailleau gouvernement de cohabitation avec les macronistes

31:38
Locuteur non identifié

écoutez comment je vous dire j'en ai marre de Bruno Retailleau en réalité Bruno Retailleau est celui qui vous voyez le manque de sens politique qui s'est fait complètement rouler dans la farine par Laurent Wauquiez donc on voit déjà le niveau en tout cas si ce n'est de fourmerie mais en tout cas d'ingénierie et de sophistication politique Bruno Retailleau il meurt d'envie dans son gouvernement simplement il se rend compte que ça ne suit pas avec les ALR et donc il se trouve le prétexte de Bruno Le Maire pour sortir qu'est-ce qu'il fait là Bruno Retailleau Bruno Retailleau vous imaginez une minute que Bruno Retailleau va exister quand il aura quitté le surplomb et la lumière de la place Beauvau évidemment que non sa notoriété est trop fragile encore elle n'est pas assez construite donc il va occuper tous les plateaux toute la journée pour nous expliquer il a fait une crise de nerfs c'est lui en fait bon ça m'arrange d'habitude c'est toujours la gauche l'ingénieur du chaos mais là non c'est lui c'est lui qui met le feu en fait à la prairie avec son tweet et sa crise de nerfs parce que Bruno Le Maire la réalité étant qu'il sent très bien que les ALR ne le suivront pas et donc moi je suis fatigué en fait de ce genre de faire du bruit avec la bouche ne sert à rien Bruno Retailleau est-ce qu'il re-rentre dans ce gouvernement futur ou est-ce qu'il re-rentre pas si c'est la gauche jamais évidemment et si c'est la droite Gérard Larcher où il y a le brune pivée on va encore aller rechercher Bruno Retailleau mais jusqu'à quand on va faire ça et on va faire le jeu des chaises musicales et finalement c'est Elisabeth Borne qui est ministre des armées ces gens sont fous c'est-à-dire que sortez de votre château sortez de votre aveuglement Bruno Retailleau ne peut plus être dans un gouvernement pour moi

33:16
Présentateur

allez on a 30 secondes c'est pas juste très vite

33:22
Locuteur non identifié

vraiment 10 secondes Valérie non moi je trouve qu'il a flingué sa carrière politique parce que il a toujours dit qu'il était pour l'interdiction générale la sécurité des français etc et là il s'est comporté comme un vice-premier ministre en exigeant de connaître le nom du ministre du domaine réservé c'est pas normal

33:38
Présentateur

alors c'est pas une histoire du jour parce qu'on termine par une histoire du jour là ça va être un quiz alors en rapport avec l'actualité est-ce que sachant que le gouvernement de Sébastien Lecornu a duré 14h vous allez me dire si les choses suivantes ont duré plus ou moins de 14h un vol Paris-Hong Kong

33:54
Locuteur non identifié

Paris-Hong Kong non c'est 14h

33:55
Présentateur

13h50 tout juste le gouvernement le record du monde de la plus longue partie d'échec

34:01
Locuteur non identifié

je pense que c'est au-delà c'est plusieurs jours la plus longue partie d'échec

34:05
Présentateur

20h 20h c'est un jour on est bon le plus long match de tennis professionnel

34:11
Locuteur non identifié

ah non ça a duré plus long non c'est en dessous je pense que c'est 8 ou 9h le plus long match 14h ça me semble bon allez 11h

34:17
Présentateur

allez je termine par un dernier le nombre d'heures que dort un koala chaque jour

34:22
Locuteur non identifié

ah mais non c'est 17h un koala 17 à 18h même 20h ouais moi j'aime les koalas

34:27
Présentateur

donc il y a beaucoup de choses il y a beaucoup de choses ça manque de koalas dans ce gouvernement des animaux gentils des gens qui dorment enfin qui dorment 20h par jour quand même on va éviter pour un gouvernement merci beaucoup merci Françoise merci Valérie merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain

34:45
Locuteur non identifié

bah oui

34:45
Présentateur

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