Laurent Jacobelli : "Les casseurs doivent payer les dommages !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 7 %Attaque 70 %Défensif 23 %
Questions et réponses
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- 1:42OuverteRéponse directe
On va continuer à en parler dans un instant, on va faire le CNews Info, on va continuer à en parler dans un instant parce que, quand même, Axel Ronde a dit quelque chose d'intéressant tout à l'heure, et je vous ai vu réagir d'ailleurs quand il a dit, il a dit, mais les gens doivent se défendre.
- 4:14RelanceRéponse directe
Réad Chahimi, si on vit des agressions comme celles-là et si elles se multiplient, c'est parce qu'il y a un laxisme de la justice pour vous ?
- 5:12OuverteRéponse directe
Alors, que sait-on de ce jeune casseur ?
- 8:22OuverteRéponse directe
Alors, que sait-on de ce jeune casseur ?
- 18:11RelanceRéponse directe
D'abord, la première question que j'ai envie de vous poser, c'est qu'on avait dit qu'il y avait du laxisme le premier jour. Le deuxième jour, on a dit « Ah ben, ça s'est peut-être un peu durci ». C'était comment, hier ?
- 32:46OuverteRéponse directe
Comment peut-on résumer ce qu'on sait à l'heure qu'il est sur cette agression violente ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:08Invité politiquePromesse
« Il faut des peines planchées pour que ceux qui ont fait ça ne soient pas libérés du jour au lendemain. »
- 1:16Invité politiquePromesse
« Il faut des peines plus dures. »
- 1:24Invité politiquePromesse
« Il faut construire des places de prison parce que sinon, on n'aura que deux choix. »
- 4:55Invité politiquePromesse
« Notamment en mettant des peines planchées, que ces gens-là ne se retrouvent pas à faire des cours de civilité ou des travaux d'intérêts généraux ou même à faire de la prison avec sursis. »
- 5:25InvitéPromesse
« Il faut refonder notre modèle judiciaire, très clairement, parce qu'on ne peut plus se contenter aujourd'hui d'avoir des peines de sursis pour des agressions. »
- 5:47InvitéPromesse
« Il faut mettre en place des peines courtes mais des peines fermes. »
- 9:11InvitéChiffre
« Il est impliqué également dans l'attaque de la boutique Chanel sur les Champs-Élysées pour un butin de 150 000 euros. »
- 21:58Invité politiqueFait
« Souvent, on nous dit « Oui, mais ils ont été condamnés avec un air grave. » Comment on décrit ça ? Ok, ils sont en prison. Pas du tout. Ils ont été condamnés à rentrer chez eux. »
- 28:05Invité politiqueFait
« Je pense qu'on voit bien qu'il y a aussi une jeunesse qui est mal insérée en France, qui ne considère pas la France. »
- 28:25Invité politiqueFait
« C'est aussi le résultat d'une assimilation ratée et d'une immigration mal contrôlée. »
- 45:20Invité politiqueFait
« La marche des Fiertés ou la Gay Pride, moi, l'image que j'en ai, c'est inclure les homosexuels dans la société, qu'ils aient les mêmes droits que tout le monde. »
- 45:32Invité politiqueFait
« Mais ça tue le blanc. »
- 45:56Invité politiqueFait
« Je rappelle que Mme Chikirou qualifiait les journalistes de tafiole de merde comme soutien de la cause homosexuelle. »
Temps de parole
- Présentateur54 %
- Laurent Jacobelli16 %
- Invité13 %
- Invité 26 %
- Invité 34 %
- Invité 42 %
- Invité 52 %
≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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D'abord, si vous me permettez, un petit mot pour Christophe Beaugrand et son époux et leur fils, qui peut-être va être choqué psychologiquement de ce qu'il a vu. Effectivement, aujourd'hui, on a des voyous, des criminels qui n'hésitent pas à mettre en jeu la vie de personne pour quelques milliers d'euros. On voyait au début de votre émission ce qui se passe avec le narcotrafic. On a aujourd'hui des gens sans foi ni loi. Je ne suis pas un nostalgique des anciens parrains qui avaient un code de l'éthique. J'ai toujours condamné les criminels. Mais enfin, on respectait la vie humaine. Aujourd'hui, plus rien n'est respecté. Mais pourquoi ?
Parce que ceux qui agissent comme ça savent d'abord qu'ils vont avoir une exposition médiatique. Et moi, je ne suis pas à l'abri de penser qu'ils le cherchent parce qu'on peut aujourd'hui cambrioler une maison la nuit. On dirait que ce n'est pas mieux, mais au moins, on ne blesse pas des gens, on n'attaque pas la nuit, ou le jour quand ils ne sont pas là, ou la nuit, quand ils dorment sans les réveiller et sans les ennuyer, ou quand ils sont en vacances. Maintenant, on les attaque à coups de clubs de golf. Je pense qu'ils veulent une forme d'exposition. Il y a une forme de défi aussi. Le côté où on est chez nous, on est narcotrafiquant, le quartier nous appartient.
On est voleurs, le quartier nous appartient. Et puis, il faut maintenant, face à des gens très mobiles qui inventent une criminalité moderne 2.0, avec de nouvelles méthodes, il faut aussi que la justice et la police se modernisent. Il faut arrêter avec l'excuse de minorité parce que souvent, on utilise, et je crois que vous l'avez dit, des gamins pour faire la sale besogne parce qu'on sait qu'au final, ils ne risquent pas grand-chose. Il faut des peines planchées pour que ceux qui ont fait ça ne soient pas libérés du jour au lendemain. Il faut des peines plus dures. Il faut construire des places de prison parce que sinon, on n'aura que deux choix.
Soit on vit en mûret avec des miradors et des services de sécurité qui nous protègent, soit la société aujourd'hui se réforme et combat vraiment le crime. Et c'est vraiment la deuxième hypothèse.
On va continuer à en parler dans un instant, on va faire le CNews Info, on va continuer à en parler dans un instant parce que, quand même, Axel Ronde a dit quelque chose d'intéressant tout à l'heure, et je vous ai vu réagir d'ailleurs quand il a dit, il a dit, mais les gens doivent se défendre. Ce serait un chèque. Alors, on va en parler dans un instant, mais il a dit, voilà, la loi vous autorise, la nuit, quand vous êtes attaqués, ça vous autorise à vous défendre. Alors ça, ça fait changer un peu les choses. On fait le CNews Info et puis on continue à parler de cette agression, cette nuit de Christophe Bougon et son mari. Le CNews Info, il s'est signé Somaïa Labidi.
L'idée n'est pas d'augmenter les impôts, nous voulons la stabilité fiscale. C'est ce qu'affirme ce matin Éric Lombard, interrogé sur la préparation du budget 2026. Une déclaration à six semaines de l'échéance que le gouvernement s'est fixée pour présenter ses choix budgétaires. Les corps des deux otages détenus par le Hamas ramenaient en Israël lors d'une opération spéciale. Et selon Benyamin Netanyahou, Judy et Gad, des Israélo-Américains ont été assassinés le 7 octobre. Puis leur dépouille ont été emmenés dans la bande de Gaza. Et puis Cocorico, Loïse Boisson défiera l'Américaine Cocogoff cet après-midi en demi-finale à Roland-Garros.
La bourguignonne de 22 ans est devenue la première française à se qualifier dans le dernier carré depuis 14 ans grâce à sa victoire contre la numéro 6 mondiale hier.
11h06 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On continue donc à vous parler de cette information qu'on a appris juste avant le début de cette émission. C'est l'animateur Christophe Beaugrand et son mari qui ont été victimes cette nuit d'un très violent home-jacking à leur domicile de Sèvres dans les Hauts-de-Seine. Alors qu'ils dormaient au premier étage, ils ont été réveillés en pleine nuit. Ils sont tombés nez à nez sur deux cambrioleurs. Leur premier réflexe a été de protéger leur fils qui dormait au premier, bien évidemment. Guylain, le mari de Christophe Beaugrand, s'est précipité sur le balcon.
Il a été frappé à coups de club de golf par deux individus décrits comme étant de type africain par les sources policières. Guylain est alors tombé du balcon, faisant une chute de 3 ou 4 mètres. Mais il a réussi à se réfugier chez la voisine pour donner l'alerte. On avait tout à l'heure les dernières informations nous disant qu'on ne savait pas quel était l'état de santé pour l'instant de Guylain. C'est Sabrina Berlin-Boulier qui nous disait ça. On refera un autre point tout à l'heure à 11h30. On espère que ça va pour lui, bien évidemment. Mais on sait qu'il a pris des coups de golf, de club de golf et qu'il est tombé du balcon.
Et tout à l'heure, on parlait également, Laurent Jacobelli, on parlait avec Axel Ronde qui nous disait « Oui, mais il faut que les gens se défendent. » En fait, il faut que quand les gens sont agressés chez eux, désormais, il faut leur rappeler que la loi les autorise à se défendre. Et moi, ça me fait peur en même temps d'entendre ça parce qu'où on va ?
Vous avez raison d'avoir peur Jean-Marc Morboudini parce que c'est un constat d'échec. Ça veut dire que la société organisée n'est plus capable de défendre les honnêtes gens contre les voyous. Et puis attention, la légitime défense, elle est reconnue en France, c'est vrai. Et d'ailleurs, si on veut se protéger, c'est normal, on ne va pas se laisser tuer ou laisser tuer son enfant. En revanche, l'histoire est pleine de cas comme ça où des commerçants ont voulu défendre leur boutique. C'est eux qui ont été condamnés et pas le voleur parce que la justice est rarement du côté des honnêtes gens aujourd'hui, malheureusement.
Donc ce qu'il faut, c'est remettre en place des moyens pour la police, soutenir notre police, arrêter de leur mettre des limites sans fin et puis avoir une justice qui soit tournée dans la condamnation du crime et non plus dans l'excuse. Il faut leur donner les outils et il faut encadrer, je le dis, par la loi, le travail des juges, notamment en mettant des peines planchées, que ces gens-là ne se retrouvent pas à faire des cours de civilité ou des travaux d'intérêts généraux ou même à faire de la prison avec sursis. Non, leur place, elle est clairement en prison parce qu'une fois encore, le rôle de la justice, c'est de protéger la société et non pas de trouver des excuses aux criminels.
Réad Chahimi, si on vit des agressions comme celles-là et si elles se multiplient, c'est parce qu'il y a un laxisme de la justice pour vous ?
Je ne parlerai pas de laxisme, mais il faut refonder notre modèle judiciaire, très clairement, parce qu'on ne peut plus se contenter aujourd'hui d'avoir des peines de sursis pour des agressions, comme je pense qu'on va évoquer, certaines agressions qu'on va évoquer dans quelques instants, on ne peut plus se permettre d'avoir des peines comme ça de sursis et donc quelque part un permis à l'impunité. Et là-dessus, moi je suis assez d'accord avec une proposition qu'a formulée Édouard Philippe hier en disant qu'il faut mettre en place des peines courtes mais des peines fermes. Oui, c'est ce que dit Brune Rotailleux, Édouard Philippe.
Merci pour cette majeure de notre programme. Écoutez, moi je... Édouard Philippe, il fallait qu'il fasse, excusez-moi.
C'est peut-être dans votre programme, mais en tout cas il a été formé par Édouard Philippe hier.
La différence peut-être, c'est que Laurent Jacobili, il n'a jamais été au pouvoir, tandis qu'Édouard Philippe, oui, donc il ne l'a pas fait.
Il est venu depuis au mois 2012. Ouh, non mais j'entends bien, mais c'est pas... Non mais on cherche pas à savoir qui l'a dit en premier. Non, non, c'est ça, mais c'est... On peut en se demander pourquoi il l'a pas fait. Il l'a rappelé hier, ben il aura l'occasion de le faire. Mais en tout cas, il faut effectivement refonder notre... Il faut refonder le modèle judiciaire et appliquer de véritables peines fermes pour donner clairement un signal à celles et ceux qui veulent, comment dirais-je, emprunter ce chemin de la violence et de l'indélinquance.
Bon, voilà en tout cas ce qu'on pouvait vous dire sur Christophe Beaugrand. On fera un point avec notre service Police Justice tout à l'heure en 11h30, puisqu'on est en train de recueillir toutes les informations sur ce qui s'est passé, et en particulier sur l'état de santé de Christophe et de son compagnon et de leur fils également. Mais on va rester sur cette violence avec ce casseur de 15 ans, 15 ans, qui a nargué les policiers et qui a été interpellé. Alors on va vous montrer deux images pour commencer. La première, c'est celle qui a circulé sur les réseaux sociaux, quand avec un grand sourire, très heureux, ce garçon se fait filmer en train de casser un abribus.
Voilà, et tout ça se fait sous les applaudissements, tout le monde est content. Et alors le pire, c'est que ce jeune homme, ensuite, il a fait une vidéo. C'est-à-dire qu'il a fait une vidéo face caméra, il est allé parler, et il a raconté ce qui s'était passé, et il a expliqué que finalement, c'était pas si mal, et que la police ne s'en était pas mêlée, qu'il espérait qu'elle ne s'en mêle pas jusque-là. Voilà, ça c'est la vidéo qu'il a faite juste après sur les réseaux sociaux, en expliquant que bon, ben voilà, il n'aurait peut-être pas dû le faire, mais c'était assez satisfaisant d'avoir vu l'abribus écouté.
Donc la police, bien évidemment, a vu la vidéo, ils l'ont identifiée assez facilement, son portrait avec Hélène Chapry.
Alors, que sait-on de ce jeune casseur ? On sait donc qu'il a 15 ans, c'est parce qu'il est mineur qu'on ne connaît pas son prénom, la justice ne le dévoile pas pour le moment. Il est originaire du Val-de-Marne, et surtout, il a déjà connu des services de police pour différentes raisons, menaces de mort réitérées, recels de vol, et plus récemment, en mars dernier, participation avec arme à un attroupement. Il a donc été interpellé, on l'a appris ce matin, et convoqué au commissariat du 8e arrondissement de Paris. Pendant sa garde à vue, il a cette fois indiqué qu'il regrettait son geste.
Et un dernier petit détail, l'enquête de police a permis de déceler qu'il serait aussi impliqué dans l'attaque de la vitrine du magasin Chanel, située aussi sur l'avenue des Champs-Élysées. Une attaque dont le préjudice est estimé à près de 150 000 euros.
Et c'est important de rappeler qu'il a 15 ans. Vous vous rendez compte, le palmarès a 15 ans. Je vous répète, quand même, il est connu des services de police pour menaces de mort réitérées, recels de vol, participation avec arme à un attroupement. Il est impliqué également dans l'attaque de la boutique Chanel sur les Champs-Élysées pour un butin de 150 000 euros, Arnaud Benedetti. Et il va se faire filmer en train de casser un abribus. Et il fait une vidéo où il se montre et il parle aux gens tranquillement. Mais c'est là où on voit que la peur n'existe plus. La peur pour ces gens-là ne fait plus partie de leur vocabulaire. C'est le produit d'une société.
C'est un enfant qui est complètement désocialisé, où l'autorité parentale n'existe plus, où l'autorité de l'éducation nationale, évidemment, est totalement également absente. Et alors ce qu'il y a de terrible en plus dans cette affaire, c'est qu'en effet, c'est que non seulement il commet un délit, mais il est fier de ce délit puisqu'il a des amis qui le filment en train de produire ce délit. C'est-à-dire que c'est vécu non seulement comme quelque chose de transgressif, mais aussi comme quelque chose de valorisant qui va d'une certaine manière s'ajouter dans un palmarès que vous avez largement décrit.
Oui, mais enfin tout ça, c'est quand même, malheureusement, j'allais dire, le produit de décennies et de décennies d'abandon de toute politique d'autorité, à la fois sur le plan, encore une fois, parental, sur le plan de l'État, sur le plan de l'éducation, etc. C'est un phénomène qu'on a vu quand même venir depuis très longtemps, mais qu'on a vu venir depuis très longtemps, parce que là, ce n'est pas quelque chose qu'on découvre aujourd'hui. Bien sûr, bien sûr. C'est quelque chose qu'on avait déjà vu. Non, mais jusque-là, au moins, avant, il ne s'en vantait pas. Moi, ce qui me choque, on va l'écouter. Pourquoi ne s'en vantait pas ? Parce qu'avant, ils n'avaient pas les moyens de se faire.
Oui, d'accord, mais quand même. Donc ça, ça rajoute, si vous voulez, à la pathologie du système.
Mais aussi non plus la notion du bien, c'est du mal.
Oui, je ne crois pas qu'il l'avait beaucoup il y a 20 ans non plus.
Quand vous aviez affaire à la police, quand vous étiez menacé de prison, etc., vous sentiez quand même. Là, aujourd'hui, ça se trouve, il va devenir une star. Donc, c'est quand même un vrai problème. C'est quand même un vrai problème. Et c'est le résultat d'une faillite, d'une faillite judiciaire, d'une faillite policière. Et je ne mets pas en cause nos policiers, mais ceux qui nous dirigent depuis au moins 20 ans, peut-être un peu plus. Cette scène, elle n'aurait jamais dû avoir lieu. D'abord, à partir du moment où il brise un abribus, les policiers auraient dû tout de suite arriver et l'attraper. Pourquoi n'était-il pas là ? Sauf si un risque des meutes. Sauf si un risque des meutes.
Non, mais on le sait.
Vous connaissez la tactique policière. On ne va pas jouer les naïfs. Il faut changer la doctrine. La règle aussi pour les policiers, c'est effectivement d'essayer qu'il n'y ait pas d'incident. D'accord.
Pour moi, ça, c'est un incident. Il faut changer les...
Le matériel, ce n'est pas grave. Non, mais d'accord. Les policiers l'ont toujours dit, le matériel, ce n'est pas grave.
Il a 15 ans. Il a 15 ans. Il a été attrapé pour tentative d'homicide, si j'ai bien compris. Et il avait une arme sur lui dans le passé.
Non, mais il casse un abribus. Il n'a jamais été condamné. C'est un trouble à l'ordre public. Donc, la police doit interagir, tout simplement. Excusez-moi, la doctrine... Enfin, je ne veux pas vous faire un cours sur la police, mais la doctrine qui est donnée aux policiers aujourd'hui, c'est que tant que c'est du matériel, on n'intervient pas. C'est ça la doctrine. Alors, peut-être qu'il faut changer la doctrine. Il faudrait peut-être la voir. Mais la doctrine, c'est ça. Il faut peut-être se poser la question. Si, lorsqu'il avait 14 ans,
que pour la première fois, il a menacé ou agressé quelqu'un, il avait été, un, attrapé par la police, deux, été passé immédiatement devant un juge, avait fait deux mois dans un centre d'éducation spécialisé, on se serait donné une chance de sauver ce gosse, pour la société, et de protéger la société. Or, par laxisme, on n'a rien fait.
Alors, on va l'écouter, parce que c'est intéressant de l'écouter. Alors, tendez un peu l'oreille. Enfin, moi, je n'ai pas tout compris dans ce qu'il dit, pour être honnête, mais on va essayer de l'écouter. Ça dure à peu près une minute. Et il essaie de justifier un peu ce qu'il a fait en disant... Et moi, ça fait partie des choses choquantes quand même. Il dit, moi, j'étais satisfait quand l'abribus a explosé. Enfin, voilà, il dit, je regrette un peu, mais j'étais satisfait. Donc, on l'écoute, ça dure une minute.
Les gens, ils ont fait de foutre le cœur, de compter, bref, t'as vu, t'as vu, t'as la merde. Je connais, moi, je m'en foutais encore, en vrai, t'as vu, sur tout ce côté-là. Et ça ne m'intéressait pas vraiment. On voit, il y a des mecs qui commençaient de se calader un arrêt de bus, qui commençaient à essayer de le détruire pour ça. Une fois, ils me disent, viens, on y va. T'as vu, moi, j'ai écouté la petite voix, la matinée, je me suis dit, c'est une bonne idée. Alors, c'est bon. Moi, je vois, vraiment, il est à côté de moi, il essaie de casser tout ça. J'ai dit, passe là-bas, mon ref. T'as vu, j'ai mis un coup, deux coups. Je crois, le troisième coup, c'est cassé.
T'as vu, j'ai trouvé ça satisfaisant. C'est dur, je voulais continuer. J'ai envoyé un chat se voir. Deuxième, il s'est cassé. T'as vu, et les mecs, ils filmaient, là. Je vous en veux même pas. Je vous en veux même pas. C'est totalement normal. Il y a tout le monde qui filme. Ils vont mettre un story, faire les flammes, tout ça. C'est totalement normal. Mais les mecs, ils ont gratté du buzz avec mes vidéos. Ils font des collages, ils les mettent sur TikTok, tout ça. Voilà, vous êtes un chien de... Les mecs, ils ont brûlé des voitures. En bref, il y a eu plein de trucs, t'es idéaux. Et vous êtes focalisés sur ça. Vous connaissez de l'air pour le moment. La police, ça s'en est pas mêlée.
Et j'espère que ça... Ils vont pas mettre leur nez dedans.
La police s'en est pas mêlée. J'espère qu'ils vont pas mettre leur nez dedans. Mais la police s'en est mêlée. Il est en garde à vue et c'est tant mieux. Christine Kelly, quand vous entendez ces jeunes qui ont... Alors lui, il y a 15 ans. Lui, il y a 15 ans. Il est super content d'avoir cassé cet abri bus. Et s'il vient, il le dit, il s'en vente. C'est excitant. J'ai donné un coup, deux coups. Et puis ça m'a plu. J'ai recommencé trois coups. C'est quand même ce qu'il explique. Elle est perdue, cette jeunesse ?
Cette jeunesse, elle est perdue. On sent bien la jouissance. Non seulement de lui, mais aussi de tous les autres. Parce que lui, il met des mots sur sa jouissance. Alors que les autres, on voit sur leur visage que c'est un plaisir. Ils annoncent qu'ils vont casser. Avec plaisir, avec le sourire. Ils viennent casser avec le sourire. Ils cassent avec le sourire. Et ils repartent des tribunaux, en comparution immédiate, avec le sourire. Donc comment voulez-vous qu'on ne recommence pas ? Et comme le disait le pédopsychiatre Maurice Berger, Oui, cette jeunesse est perdue. Chez vous hier soir. Chez moi hier soir. Et qu'est-ce qu'il dit ? Il dit que dès le berceau, dès deux ans, il faut les aider.
Il faut leur apprendre à dire non. Dès deux ans, dès sept mois, les mettre dans une crèche pour apprendre à vivre en communauté. Et ensuite les aiguiller après. Là, c'est trop tard, malheureusement. Et ça fait peur pour la société. Il a 15 ans. Vous vous rendez compte ?
Il a 70 ans, j'espère, pour lui, à vivre encore. Il est peut-être allé dans une crèche. C'est ça. Une âge qu'il a, 15 ans. Pas forcément.
Pas forcément. Je dis ce que donne cette expérience. de psychiatre qui a 35 ans d'expérience et qui dit que, voilà, ce sont des parents qui n'ont pas su dire non. Et même aujourd'hui, on vient leur dire non. Comment vous l'avez vu qu'ils changent de cap ? C'est compliqué.
Mais Laurent Jacobili, c'est assez flagrant. Les derniers mots qu'ils prononcent sont « Ah ben, la police s'en est pas mêlée. J'espère qu'ils vont pas venir. Et j'espère qu'ils vont venir me chercher. » C'est terrible.
Il n'y a aucune peur. Donc, il n'y a pas la peur d'un côté ni du gendarme ni du juge. Il y a des copains à côté qui tournent une vidéo avec leur téléphone pour mettre sur TikTok. Et donc, il est dans la jouissance pure. Et l'être humain est comme ça. C'est-à-dire que l'être humain, quand il est dans la jouissance pure, il peut être terrible. Et c'est parce qu'il y a des codes sociaux, des règles sociales, qu'on n'est pas des animaux. Et le problème aujourd'hui, c'est qu'on ne donne pas ces règles sociales à ces jeunes. Et surtout, on ne les fait pas respecter.
Si demain, il est attrapé, ce que j'espère, et qu'il n'est pas libéré, et qu'il n'est pas libéré immédiatement, il faudra aussi qu'il paye les dommages. Et je sais qu'il n'a que 15 ans, mais que sa famille soit solidaire et que lui, après, quand il travaillera, chaque mois, il verse 100, 150, 200 euros. L'assurance de responsabilité civile empêche de payer. Oui, mais il faut maintenant mettre ça en place. Parce qu'il faut responsabiliser ces gens que la violence ne soit pas impunie et surtout qu'il y ait un coût judiciaire, un coût social et un coût économique.
Et puis 15 ans, il est tout seul. Enfin, il est dehors. Il est 15 ans, c'est la pleine nuit. Il est dehors. Excusez-moi. Arnaud, il est là que c'est le gamin dehors. Arnaud, il faut l'advocation de logement. C'est vrai que là, vous avez l'image même de ce qu'est un processus de décivilisation. C'est-à-dire que vous avez un enfant qui n'a pas été en mesure d'intérioriser ce qui fait qu'on est des êtres civilisés, des interdits, tout simplement. Quand vous n'êtes plus en mesure d'intérioriser des interdits, vous êtes dans la désinhibition permanente et vous êtes sûr qu'on mettez ce type de forfait. C'est ça. Mais c'est l'État aujourd'hui.
Le problème, c'est que, si vous voulez, aujourd'hui, c'est massif. C'est-à-dire que là, on a un individu. Il y a 20 ans, 25 ans, ça pouvait exister. Mais c'était quand même... 30 ans même. Allez, parce que je pense qu'il y a 20 ans, 25 ans, déjà, c'était un peu plus développé. Déjà, ça commençait à se développer. Mais c'était moins visible, en l'occurrence, en raison de tous les moyens de captation qu'on a aujourd'hui, qui ont changé vraisemblablement aussi et qui changent les comportements.
Mais là, en l'occurrence, la vérité, c'est que quand même, ce qui s'est passé samedi sur les Champs-Elysées, c'est qu'il y a eu quand même 500 interpellations, ce qui est considérable, sans compter tous ceux qui ont pu fuir et qui ont participé à ce processus quand même totalement de folie que constitue une foule qui, je veux dire, aujourd'hui, s'en prend à des biens. Donc, c'est cette massification à laquelle aujourd'hui est confrontée l'État. Donc, c'est évident que c'est un problème politique, c'est un problème d'ordre public et c'est un problème où les politiques ont une responsabilité majeure aujourd'hui.
Alors, vous savez, nous, à CNews, ce qu'on a voulu faire, ce que ne font pas les autres, c'est qu'on a voulu suivre le processus judiciaire, justement. Et on a, chaque jour, on a un des journalistes du service police-justice qui est aux comparutions immédiates, qui voit comment les choses se passent et qui voit quels sont les jugements. Tanguy Amon, bonjour. Merci d'être en direct avec nous. Pour CNews, vous avez donc assisté à ces comparutions hier. D'abord, la première question que j'ai envie de vous poser, c'est qu'on avait dit qu'il y avait du laxisme le premier jour. Le deuxième jour, on a dit « Ah ben, ça s'est peut-être un peu durci ». C'était comment, hier ?
Eh bien, hier, bonjour Jean-Marc, bonjour à tous. Hier, justement, on a pensé voir une justice un peu plus ferme pour ces affaires, tout simplement, parce que la procureure, lors de son réquisitoire, avait fait quatre demandes de dépôt sur les cinq affaires, quatre demandes de dépôt, c'est-à-dire qu'elle demandait que ces quatre individus soient en prison. Mais résultat, aucun n'a été incarcéré. Il n'y a eu que des peines de sursis. Je vais vous détailler certains profils et les peines de justice qui ont été prononcées. Yanis A, un jeune homme de 19 ans, connu des services de police, qui a été condamné pour groupement en vue de commettre des violences contre la police.
Six mois de prison avec sursis simple. Ali B, un Algérien de 28 ans, connu pour trafic de stupéfiants, port d'armes blanches, violence, outrage. Il bénéficie d'un titre de séjour jusqu'en 2035. La procureure avait d'ailleurs demandé à lui retirer ce titre de séjour et l'interdire du territoire français. Elle n'a pas du tout été suivie par la justice. Cet individu a été condamné à six mois de prison avec sursis probatoires et un stage de citoyenneté. Également Biagui, c'est 22 ans, qui n'a jamais travaillé depuis qu'il a arrêté le lycée à 22 ans. Connu lui aussi pour port d'armes blanches.
Il a été condamné à six mois de prison avec sursis simple pour les mêmes faits que j'ai expliqués précédemment. Deux autres profils pour en finir. Félix Tépé, 26 ans, un éducateur spécialisé, déjà connu pour outrage et rébellion. Lui a commis des violences contre un agent de sécurité du Parc des Princes. Il s'est entraîné 15 jours d'ITT pour cet agent. Il a reçu trois mois de prison avec sursis simple, un stage de citoyenneté et il est censé indemniser la victime également. Enfin, il est...
Tanguy, vous allez nous donner le dernier profil dans un instant, mais juste, je m'arrête un instant sur ce Philippe, là, qui a 26 ans. Il est éducateur spécialisé et en fait, il est pris, il est pris là-dedans, il est pris pour des violences sur un agent de sécurité en tant qu'éducateur spécialisé. Il a juste trois mois de prison avec sursis et il peut continuer à être éducateur spécialisé. Donc, il va continuer à former les gamins alors que lui-même, en fait, il a été surpris en train de frapper quelqu'un, c'est ça ? Il doit faire un stage de citoyenneté.
Alors, il est éducateur spécialisé, il s'occupe d'adultes handicapés et d'adultes autistes, notamment. Et concernant son travail, ça a été un débat lors de son affaire, lors du jugement de son affaire et la Cour a estimé qu'il ne fallait pas l'empêcher de travailler, qu'il allait pouvoir continuer à travailler auprès des adultes handicapés. Lui, c'était défendu, mais on a diffusé une vidéo dans la salle d'audience où on le voit bel et bien forcer les portiques de sécurité du Parc des Princes et mettre une balayette, ce qu'on appelle une balayette, un croche-patte assez violent à l'agent de sécurité. Cet agent de sécurité, je vous l'ai dit, a reçu 15 jours d'ITT.
Incroyable. Et le dernier, que je ne veux pas vous couper, le dernier que vous vouliez nous indiquer ?
Le dernier, c'est un jeune lycéen, il est l'Est, qui doit d'ailleurs passer son bac de français dans les prochains jours. Lui, il avait été formellement identifié par des policiers comme étant l'auteur de violences à leur rencontre en leur tirant des mortiers d'artifice de façon tendue directement sur eux. Il a été relaxé au bénéfice du doute.
Merci beaucoup, Tanguy. C'est vraiment super intéressant le travail que vous faites parce que c'est très précis, c'est très concret, on a le profil des gens, on a ce qu'ils ont fait, on a leur condamnation et vraiment, ça apporte beaucoup de choses au débat et c'est vrai que c'est très intéressant. On fait ça depuis lundi sur CNews et vraiment, Laurent Jacobini, je trouve que ça apporte beaucoup de choses parce que c'est... Voilà, on sait maintenant, on sait, on ne peut plus nous enfler parce que les politiques qui viennent sur les plateaux « Oui, la justice est dure, je vous promets que la justice... » Voilà, on voit le résultat.
Et ça casse le discours parce que souvent, on nous dit « Oui, mais ils ont été condamnés avec un air grave. » Comment on décrit ça ? Ok, ils sont en prison. Pas du tout. Ils ont été condamnés à rentrer chez eux. Donc, une fois encore, rien ne se passera demain, personne n'aura peur. Les profils que vous venez de décrire sont souvent des récidivistes voire des multi-récidivistes. C'est-à-dire qu'ils n'ont même pas l'excuse d'avoir fait pour la première fois une bêtise qui aurait pu leur échapper. Donc, ils ont ça en eux. Et que fait la justice ? Rien. Et bien demain, ces gens-là peut-être seront amenés puisqu'ils agressent apparemment assez facilement des policiers à tuer un policier.
Et là, qu'est-ce qui se passera ? Il faut maintenant réagir. Ces gens-là doivent aller en prison et pour les mineurs dans des centres spécialisés. Je le répète, peut-être que trois semaines, peut-être qu'un mois. Mais est-ce que vous croyez que celui qui a plusieurs fois agressé, celui qui a dealé, celui qui a voulu tuer des policiers va se retrouver en stage où on va lui apprendre ce que c'est que le civisme ? Mais enfin, tout cela est aberrant, tout cela est grotesque. Il y a des juges aujourd'hui qui prononcent ces peines. Eh bien, je le dis gravement, cette justice-là, et je ne mets pas tous les juges dans le même panier, a une part de responsabilité dans l'ensauvagement de la société.
Christine Kelly.
On sait très bien ce que fait CNews, effectivement, d'arriver et de suivre chaque profil parce qu'on annonce souvent les interpellations. Ouh ! 500 interpellations. Et on veut applaudir. Mais on ne va jamais derrière. Avant aussi, on annonçait les voitures brûlées. On n'annonce plus le nombre de voitures brûlées le 31 décembre. Et maintenant, on annonce ce chiffre d'interpellations. « Ah, ça y est, on a fait notre travail. » Oui, un travail très difficile, mais allons jusqu'au bout, effectivement. La police fait son travail et la justice, point d'interrogation. Hier soir, je rentre chez moi, ma chef d'édition m'envoie un SMS.
Christine, 90 euros d'amende pour avoir conduit à 54 km heure au lieu de 50 km heure. Voilà la France aujourd'hui. Et les Français regardent la télévision, regardent ces images, Jean-Marc, et se disent « Moi, je travaille. Moi, je bosse. Moi, je paie mes impôts. Pour ça, je vais encore payer. Comment est-il possible de supporter ça alors que moi, je suis droite dans mes bottes, je respecte la République, je fais attention, je reste au feu rouge, je paie mes impôts, je ne casse pas, mais c'est moins comptable. »
La seule différence, vous savez, c'est quoi ? Je vais vous dire la vérité. C'est que votre chef d'édition, elle n'ira jamais rien casser parce qu'elle a eu une amende de 50 euros ou de 60 euros. Elle n'ira jamais rien casser, donc elle ne fait pas peur. Et pire, Jean-Marc,
elle va payer pour eux.
Bien sûr, bien sûr. C'est-à-dire que les gens aujourd'hui qui sont intégrés, les gens qui sont dans la société, on peut leur taper dessus. Ce n'est pas grave, il n'y aura pas de conséquences. Mais quand vous vous attaquez à ces gens-là, à ces gens qui sont là, qui sont des casseurs, vous vous dites, « Oh là là, mais attention, ça risque de mettre le feu dans une banlieue. Donc on va leur mettre du sursis. Les pauvres, mais tous les autres, on leur tape dessus, les gens qui travaillent, les gens qui se lèvent le matin à 6h. » Et on ne les entend pas. Et on ne les entend pas. Mais ils prient chez eux.
Rayet Chahimi. Moi, je suis à la fois effaré, mais en même temps, ça ne m'étonne absolument pas. Mais je suis effaré d'ailleurs de voir qu'on se filme face caméra, enfin une impunité à ciel ouvert, comme si c'était vraiment un jour de gloire. Donc on voit bien que ce...
Mais c'est un jour de gloire pour eux.
Mais cet individu est complètement déconnecté de sa raison. C'est à une vitesse incroyable. Pour moi, ça doit être de la fermeté, mais alors avec un grand F. Il doit aller carrément en prison avec ce qu'il a fait. Il faut arrêter les conneries. Passez-moi l'expression des peines avec sursis, comme l'a indiqué votre journaliste tout à l'heure. Et puis aussi, la responsabilité des parents. Pardonnez-moi, mais à un moment donné, on n'arrive pas à tenir son gamin de 15 ans qui commet de tels délits. Il faut aussi responsabiliser
Non, mais si on n'arrive pas à le tenir, on fait appel à des services sociaux. Excusez-moi. Honnêtement, je peux comprendre 15 ans. L'autre jour, on parlait d'un gamin de 12 ans, on me disait on n'arrive pas à le tenir. Je disais, si à 12 ans, on n'arrive pas à tenir un gamin, c'est qu'on n'est pas capable d'être parent. Excusez-moi. Mais à 15 ans, c'est différent. Je pense qu'à 15 ans, c'est un adulte. C'est presque un adulte. C'est une parole compliquée. Mais dans ce cas-là, on fait appel. En France, il y a des services sociaux partout. Il y a des aides. On peut appeler à l'aide. Donc voilà. Et puis le gamin, il est dehors à 15 ans quand même. Les enfants ont besoin d'autorité.
Oui, c'est clair que les enfants ont besoin d'autorité. Ben oui, à un moment, il faut appeler. La première autorité, quand même, ce sont les parents, qu'on le veuille ou non. Et le problème, c'est que comme aujourd'hui, l'éducation nationale n'est pas en mesure non plus d'assumer cette autorité, d'ailleurs. De toute façon, elle est faite pour assumer une autorité, mais pas cette autorité que l'on demande aux parents. L'éducation nationale ne peut pas se substituer aux parents. Et malheureusement, on lui demande trop souvent de se substituer aux parents. Mais encore une fois, moi, ce qui me frappe dans cette affaire, c'est que ce sont des enfants qui ont un sentiment d'impunité.
C'est-à-dire qu'en fait, ils ont là aussi intériorisé le fait, intégré le fait que la société étant de plus en plus laxiste et l'État n'apportant pas des réponses de fermeté, eh ben, ils peuvent tout se permettre. Et donc, ils se permettent tout. Alors après, la question aujourd'hui, en effet, moi, ce que je vois apparaître dans le débat, et ça sur le plan politique, c'est quand même intéressant, c'est qu'on commence à se poser des questions qui sont des questions sérieuses. Quand j'entends M. Rotaillot nous dire, en effet, qu'il faut revenir vraisemblablement aux peines de moins d'un mois qui avaient été supprimées par Mme Belloubet, il a parfaitement raison.
La question que pose Gérald Darmanin en disant supprimons le sursis pour les atteintes aux personnes dépositaires de l'autorité publique, là aussi, ça me paraît être une mesure qui, en l'occurrence, est de bon sens. Ce qu'on sait quand même quand on regarde, les pays qui adoptent la sanction dès le premier délit sont des pays où on voit quand même ce type de délinquance reculer. Et puis moi, je suis frappée. Et puis ça marche à New York. Un dernier point. Il ne faut pas oublier à New York, c'était Guilherme qui a fait ça, ça marchait très très bien. Un dernier point. Ces événements que l'on a vus samedi, c'est quand même une singularité française. Je suis désolé.
C'est vrai, vous avez raison. Le Real de Madrid gagne la Coupe d'Europe une fois tous les deux ans, une fois tous les trois ans. Je ne crois pas voir à Madrid, si vous voulez, la débauche de violence que l'on a vue dans les rues de Paris ce samedi. Il y a quand même quelque chose qui relève de la France.
Allons au bout du raisonnement et demandons-nous pourquoi. Parce qu'il y a l'éléphant au milieu du couloir dont on ne parle pas, mais je vais le faire. Je pense qu'on voit bien qu'il y a aussi une jeunesse qui est mal insérée en France, qui ne considère pas la France. Et casser du policier ou casser des aveilles de bus de la France ne les peine pas parce qu'ils ne se sentent pas partie intégrante de ce pays. Il faut le dire aussi. C'est aussi le résultat d'une assimilation ratée et d'une immigration mal contrôlée. Pas seulement. D'ailleurs, il y avait toutes sortes de personnes. Non, non, mais c'est la vérité.
C'est votre vérité.
C'est la vérité et c'est la vérité qu'on a vu dans les cas qui ont été énoncés et qu'il ne faut pas renier parce que c'est un échec là aussi d'avoir ouvert les portes sans permettre... Qu'est-ce qui nous lie ? Qu'est-ce qui fait qu'on se respecte les uns les autres ? C'est qu'on a le sentiment d'appartenir à la même nation.
Non, c'est beaucoup. Christine Kelly. Deux choses pour vous dire ce que je disais, c'est que ce n'est pas la généralité, bien sûr, mais il n'a pas tort non plus. C'est-à-dire qu'on entend aussi la voix de Français issus de l'immigration que vous avez bien mis en avant, Jean-Marc Chaotique avec ce mouvement Lève-toi et il faut aussi les écouter. Ce qui n'empêche pas de voir que sur le terrain, ce sont des jeunes issus de l'immigration. Tout le monde le sait, tout le monde le voit et il faut le dire. Après, pour remonter et c'est pour ça justement que les autres Français de l'immigration qui aiment et qui respectent la France, crie fort ! Non, pas en notre nom.
Je remonte juste sur ce que vous disiez tout à l'heure. On l'a fait. On l'a fait lundi, il était là, on était les premiers à le faire
et on a fait une demi-heure sur ça.
Pour remonter le manque d'autorité, j'en viens, Jean-Marc, à m'a posé la question comment est-ce qu'à l'école on peut dire aujourd'hui qu'on ne fait pas de dictée pour ne pas sanctionner un enfant ? Comment est-ce qu'on ne donne pas de notes à un enfant ? Moi, j'ai veillé dans la scolarité de mon enfant à ce qu'elle soit à chaque fois notée qu'elle apprenne par cœur, qu'elle apprenne la difficulté, mais qu'elle apprenne le nom. Et aujourd'hui, il n'y a pas d'autorité. Depuis, à l'école, il n'y a pas d'autorité. Donc voilà ce que ça donne.
Bon, on va faire une pause et puis on va se retrouver dans un instant à faire la pub, le CNU's Info. Juste après la pause, on va vous donner les toutes dernières informations qu'on a recueillies autour de Christophe Beaugrand et de son agression cette nuit, son agression, celle de son compagnon, celle de son fils chez eux, vous le savez. Guylain, le compagnon de Christophe Beaugrand est tombé par le balcon de leur appartement alors qu'il était en train de prendre des coups de la part des gens qui étaient chez eux.
Sabrina Bialin-Bier va nous donner les toutes dernières informations dans un instant et puis on vous parlera de l'extrême gauche qui est en train de faire une OPA sur la Gay Pride qui devient une manif politique. Tout ça, c'est dans un instant. Vous restez avec nous à tout de suite sur CNews. Vous voyez ce caillou ? Si un gravillon comme ça heurte votre pare-brise, bam, ça peut faire une grosse fissure. Chez Carglass, on s'en occupe de votre pare-brise. Allez sur Carglass.fr tapez votre numéro d'immatriculation choisissez votre Carglass le plus proche le jour et l'heure et on remplace votre pare-brise avec les mêmes options que l'ancien.
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Carglass rend place. Hapai, géolocalisable en toute sécurité. Christophe Bé, le suspect du meurtre raciste d'Ishem Mirawi samedi appugé sur argent dans le bar va être présenté à un juge antiterroriste dans la journée en vue d'une mise en examen. Je vous rappelle que l'homme qui aurait diffusé des propos racistes sur ses réseaux sociaux est aussi accusé d'avoir blessé un autre de ses voisins de nationalité turque. Un automobiliste de 60 ans blessé par balle à la hanche après avoir klaxonné un conducteur qui lui avait coupé la route dans le centre-ville de Nantes.
L'agresseur présumé à un Tunisien de 28 ans connu des services de police a été interpellé hier par la BRI, brigade de recherche et d'intervention. Et puis vous découvrez les images de l'arrivée du président brésilien au palais de l'Elysée. Une visite d'État au cours de laquelle seront abordées les crises internationales et l'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur. Accord auquel Paris est fermement opposé.
11h35 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. Vous le savez, on a commencé cette émission en vous parlant de cette agression qu'on venait d'apprendre, l'agression de Christophe Beaugrand chez lui. On a les toutes dernières informations avec Sabrina Bialin-Bouillet qui est avec nous, journaliste police-justice de CNews. Sabrina, vous êtes intervenue une première fois au début de cette émission avec les premières infos. Comment peut-on résumer ce qu'on sait à l'heure qu'il est, il est 11h36, sur cette très violente agression qui s'est produite cette nuit ?
Revenons sur les faits, Jean-Marc, les faits se sont produits à Sèvres dans les Hauts-de-Seine cette nuit. Christophe Beaugrand et son mari dormaient au premier étage. Ils ont été réveillés par du bruit. C'est là qu'ils ont surpris des individus qui ont pénétré dans leur logement, des individus de type africain avec des clubs de golf à la main. Aussitôt, Christophe Beaugrand court dans la chambre de leur fils de 6 ans pour le protéger. Le mari de Christophe Beaugrand, lui, retourne dans la chambre. Il se réfugie sur le balcon pour appeler les secours. Mais c'est là que les deux individus le retrouvent. Ils s'en prennent à lui.
Selon nos informations, ils l'ont frappé avec leur club de golf au niveau de la tête. Il tombe alors du balcon, une chute d'environ 3 mètres. Puis, il trouvera refuge chez des voisins. Alors, une enquête a été ouverte pour vol aggravé et violence aggravée par le parquet de Nanterre. Et les investigations, elles, se poursuivent.
Merci beaucoup, Sabrina, pour toutes ces informations à faire qu'on continue à suivre, bien évidemment, parce qu'elles symbolisent ce qui se passe aujourd'hui dans notre société. Effectivement, comme je le disais tout à l'heure, c'est vrai qu'on en parle parce que c'est Christophe Beaugrand et son compagnon, mais il y a beaucoup de gens qui sont victimes de ça dont on ne parle pas. Et le fait que ça arrive à des personnes connues permet de mettre ces choses-là en avant, de montrer ce qui se passe réellement dans la société d'aujourd'hui. C'est pour ça qu'on en parle et qu'on s'arrête dessus sur la façon dont ces gens-là interviennent chez les personnalités ou chez les anonymes.
Et désormais, ils n'hésitent pas à frapper. Ils n'hésitent pas à utiliser la violence simplement pour parfois quelques centaines voire quelques milliers d'euros. Autre sujet dans l'actualité, je voulais vous montrer une affiche. C'est l'affiche de ce qu'on appelait avant quand on était jeunes la Gay Pride mais qui s'appelle maintenant la Marche des Fiertés. Marche des Fiertés 2025 et alors l'affiche elle est sur Alice parce que l'affiche elle a été aujourd'hui préemptée par l'extrême gauche et la marche elle-même a d'ailleurs été préemptée par l'extrême gauche. Plusieurs éléments sur cette affiche qu'on va noter. Alors premier élément par exemple, on voit qu'il y a un drapeau palestinien.
Vous voyez en bas à droite, voilà, on a fait un gros plan. Il y a un drapeau palestinien. Alors on se demande ce que ça vient faire dans la Gay Pride. Le drapeau palestinien on a un peu de mal à comprendre. Est-ce que surtout quand on sait comment se comporte le Hamas avec les homosexuels qui sont jetés des immeubles là-bas quand ils sont découverts. Donc c'est vrai qu'on peut être un peu surpris. Il y a une femme voilée également sur cette affiche. Elle est en haut. Une femme voilée, pourquoi pas ? Mais alors dans ce cas-là, pourquoi ne pas mettre quelqu'un avec une kippa ? Pourquoi ne pas mettre quelqu'un avec une croix chrétienne, une croix catholique ? Pourquoi pas ?
Pourquoi juste une femme voilée ? Vous avez également l'homme blanc. Alors il y a un homme blanc, on le voit en bas. Vous le voyez ? L'homme blanc. Alors l'homme blanc, il est allongé, il a des yeux un peu exorbités. Et alors certains disent qu'il est en train d'être pendu. Il est en train d'être étranglé en étant tenu par la cravate. Mais c'est vrai que sa position, elle l'interpelle quand même. C'est le mot qu'on puisse dire, on peut se demander. On ne peut pas dire que ce soit une position très valorisante en tout cas. Et puis il a un logo également, vous le voyez, qui est un logo qui est utilisé par l'ultra droite. Et puis enfin, région Île-de-France, qui sponsorise tout ça ?
La région Île-de-France, Paris. Voilà, c'est eux qui donnent de l'argent pour ça. Alors il y a eu un tweet qui a été fait par Valérie Pécresse dans lequel elle dit qu'elle n'avait pas vu l'affiche, qu'elle ne connaissait pas l'affiche et qu'elle demande à être exclue, en tout cas que le logo de la région soit sorti. Affiche de la marche des fiertés 2025. La région Île-de-France, qui contribue à la sécurisation de la marche, refuse d'être associée à cette affiche qui incite à la violence avec son cadavre renversé. Donc vous voyez, je disais, il est pendu. Elle y voit un cadavre carrément. Nous refusons tout message qui peut inciter au débordement de haine.
Mais il ne faut pas enlever de l'affiche, il faut enlever les subventions, excusez-moi. À partir du moment où ça devient une manifestation politique et non pas une manifestation pour la défense des droits de l'LGBT, il faut enlever.
J'ai contacté la région Île-de-France pour vous et voilà ce qu'ils me répondent. La région ne versera pas la subvention. Vous l'avez ? Grosse info. Grosse information. Qu'est-ce que me dit la région ? L'affiche, elle, ne nous a pas été soumise avant. On l'a découverte hier. On ne veut pas y être associé. Et cette affiche est une incitation à la violence et qu'ils avaient voulu financer la sécurité. Bien sûr. Mais ils ne verseront pas cette subvention.
L'information importante que nous donne Christine, il n'y aura pas de versement de la subvention. Et le problème, c'est qu'ils mettent tous les... Alors on appelle ça les LGBT aujourd'hui, mais pour faire simple, tous les gays, ils mettent tout le monde... En fait, ils impliquent tout le monde avec cette histoire.
Et si vous permettez, pardon, mais je suis tellement révoltée moi aussi par cette affiche parce que je ne comprends pas le message. Comme vous disiez... Non, mais comme vous disiez par exemple, la personne voilée avec les LGBT, ça ne va pas du tout ensemble. Oui, mais c'est... Je veux dire, c'est tellement... C'est tellement antinomique. C'est tellement grave de vouloir faire croire qu'ils peuvent vivre ensemble alors que ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible.
Vous avez raison, mais ça possède d'une idéologie qui s'appelle l'intersectionnalité. L'intersectionnalité, c'est qu'on prend toutes les luttes minoritaires et on considère qu'elles vont converger pour enverser le modèle dominante et le modèle patriarcal, le modèle de l'enblanc. Quel rapport avec l'LGBT, le modèle de l'homme blanc ? Il n'y a aucun, mais c'est un combat idéologique qui est là. On est en direct avec Mathieu Gatipon-Bachette qui est l'ex-porte-parole de l'inter-LGBT. Donc ça m'intéressait d'avoir son regard. Merci beaucoup d'être en direct avec nous. Vous avez tweeté. Vous avez fait pas mal de tweets là-dessus. Je les ai vus. C'est pour ça que j'ai voulu vous avoir.
Parce que vous aussi, vous êtes révolté par cette affiche. Alors effectivement, on est révolté par cette affiche parce qu'en fait, elle procède d'un amalgame incroyable entre plusieurs luttes qui peuvent être respectables et qui n'ont rien à voir avec le combat contre les haines anti-LGBT que doit porter la marche des fiertés LGBT. C'est complètement, enfin, un véritable hold-up auquel on insiste des organisateurs de la marche des fiertés qui, en fait, préemptent un combat qui est noble pour le dévoyer. Et aujourd'hui, c'est ce que plusieurs associations dénoncent.
Il y a eu des réactions, il y a eu des réactions notamment du président de l'association Bet Averim qui est en fait l'association juive LGBT qui est révoltée par cette affiche. Il y a eu l'association Fierté Citoyenne dont je m'honore de faire partie qui a fait un communiqué pour dénoncer cette affiche. Aujourd'hui, on ne peut pas dire que cette affiche elle représente l'esprit de la marche de fierté l'ensemble des organisations de l'intérêt LGBT et je pense très sincèrement qu'elles n'ont pas été consultées sur ce visuel et que ce visuel elles l'ont découvert.
Et aujourd'hui, on déplore vraiment que des organisations d'ultra-gauche prennent le pouvoir au sein d'une organisation qui est censée représenter l'ensemble des organisations LGBT et fassent parler celle-ci sans consensus, sans discussion. encore une fois, il peut y avoir des causes qui méritent d'être reportées dans cette marche, des messages qui méritent d'être envoyés, mais pas comme ça. Il y a un gros problème sur la forme et le fond dans ce qui a été produit là. Et Mathieu, vous avez totalement raison et je suis content qu'on vous entende parce que vous avez une voix qu'on n'entend pas normalement dans les médias parce que votre voix elle est logique.
Oui, certaines causes prises indépendamment, elles sont respectables. Bien évidemment, on peut défendre les Palestiniens, bien évidemment, il n'y a pas de sujet. Bien évidemment, on peut dire on veut des femmes voilées, bien évidemment. Mais qu'est-ce que ça vient faire dans ce combat LGBT ? En fait, on peut dire les choses, on peut en débattre de ces choses-là, mais qu'est-ce que ça vient faire ce drapeau palestinien ? Moi, le drapeau palestinien, j'aurais aimé qu'il soit utilisé en disant il faut se battre contre le Hamas qui tue les gays, qui jette les gays depuis les immeubles. Là, ça aurait un sens.
Si vous voulez, en fait, la problématique, une de vos personnes sur le plateau évoquait la question de l'intersectionnalité. L'intersectionnalité, qu'est-ce que c'est ? C'est une grille de lecture. Après, une fois que vous avez fait un constat, effectivement, quelle méthode vous mettez en place pour corriger les discriminations ? Et sur la méthode, sur la façon de fonctionner, il y a aujourd'hui de gros soucis dans le mouvement LGBT avec des méthodes qui sont tout à fait discutables et que ne cautionnent pas une grande partie des personnes LGBTQI+, dans ce pays. Et je considère aujourd'hui qu'effectivement, il y a des sujets qui sont devenus tabous pour ce mouvement.
Je pense notamment au sujet de la laïcité, au sujet de l'universalisme que porte l'association Fierté Citoyenne, notamment. Et aujourd'hui, on est face à un véritable hold-up. J'espère, je le souhaite de tout cœur, que les organisations qui sont modérées au sein de l'intérêt LGBT, elles existent, vont prendre la parole, vont se désolidariser en fait de ce message. Il y a déjà des associations qui le font pour faire en sorte que les gens puissent marcher fièrement à cette Pride. Il faut clarifier en fait quel est son but. Est-ce que son but, c'est d'être récupéré par l'ultra-gauche et la France insoumise et de servir de courroie de transmission ? Non, ce n'est pas son but.
Dernière petite question, est-ce que vous appelez malgré tout les gens à cette marche des fiertés ou y aller, c'est cautionner cette affiche ? Non, je ne pense pas qu'aller à cette manifestation ce soit cautionner cette affiche. Je veux dire, on peut aller sincèrement à cette manifestation sans cautionner cette affiche en portant ses propres messages, ses propres slogans. On se demande quels sont les slogans ? Mathieu, Mathieu, Mathieu. Il y a chaque année des organisations qui viennent à se défiler et qui se distinguent par leurs messages, par des communiqués.
La marche des fiertés, elle n'appartient pas à l'intérêt LGBT, elle appartient à toutes les personnes qui la font, aux bénévoles, aux gens qui sont certes au sein des associations LGBT ou même de l'organisation, mais on ne peut pas comme ça capter le message d'une manifestation aussi importante. Juste, Mathieu, il faudra faire attention aux slogans qui vont être scandés et puis moi, je prends le pari qu'il va y avoir des drapeaux palestiniens. Il va y avoir des drapeaux palestiniens partout. C'est un appel à venir effectivement avec des drapeaux palestiniens et à un moment donné, ça n'a pas de sens dans ce type de manifestation. Merci en tout cas.
On peut être en empathie avec ce qui se passe à Gaza. Mais ce n'est pas le combat. Et on l'est. On peut rappeler aussi ce qui s'est passé le 7 octobre. On peut être en empathie avec tout un tas de luttes et de causes à travers le monde. Mais encore une fois, c'est qu'est-ce qu'on va en faire ? On va en faire une opération de récupération à dessein pour servir les intérêts d'un parti politique ou on va en faire une grande manifestation de lutte contre les haines anti-LGBT ? Il y a aussi beaucoup de questions à ce sujet. Aujourd'hui, là, le message est complètement troublé. Vous avez raison. Il faut rappeler également que les agressions homophobes sont de plus en plus nombreuses.
Et c'est contre ça, par exemple, moi, que j'aurais aimé voir cette marche se lever. Merci beaucoup, Mathieu Gatipon. Bachet, merci d'avoir été avec nous exporte parole de l'inter-LGBT. C'est des gens comme ça qu'il faut écouter. Il faut leur donner la parole à ces gens-là. On n'a que des militants d'extrême-gauche quand on veut faire parler aujourd'hui des associations homos. Ils sont tous là en disant « Regardez les cons des associations LGBT sur les réseaux sociaux. Ils sont tous là en train de dire « Gaza, Gaza, Gaza, Gaza, le Hamas, etc. » Excusez-moi, mais ces gens-là marchent sur la tête. Ils marchent sur la tête.
Effectivement, comme il disait, c'est un hold-up, pas en leur nom. Et à leur place, on leur fait porter tout et n'importe quoi. Ne sous-estimons pas la force et la puissance d'une affiche et le lien entre l'affiche et la réalité. Je n'oublierai jamais cette affiche des JO où on supprime la croix sur le dôme des Invalides. Et en réalité, lors de la cérémonie d'ouverture des JO, on a vu comment les racines chrétiennes de la France ont été piétinées.
Laurent Jacobili, on est en train d'assister à un hold-up de LFI, un hold-up de l'extrême-gauche sur la marche des Fiertés.
Oui, c'est de l'entrisme pur. C'est-à-dire que l'extrême-gauche rentre dans des associations, elle les transforme pour véhiculer son message. La marche des Fiertés ou la Gay Pride, moi, l'image que j'en ai, c'est inclure les homosexuels dans la société, qu'ils aient les mêmes droits que tout le monde, les mêmes boulots que tout le monde et qu'il n'y ait pas de haine. Or là, ça exclut. C'est complètement l'inverse. Mais ça tue le blanc. On peut être, je crois, homosexuel. homosexuel et juif. Je crois qu'on peut être homosexuel et blanc. Je pense qu'on peut être homosexuel et de droite, du centre, ou ne pas avoir d'opinion politique. Donc c'est très grave.
Bon courage à celui qui demain organisera une marche des Fiertés à Gaza. Moi, je rappelle aussi qu'il faut faire très attention à la France insoumise qui parle différemment à différents publics. Et je rappelle que Mme Chikirou qualifiait les journalistes de tafiole de merde comme soutien de la cause homosexuelle. Il y a probablement mieux. Voilà.
Laurent Jacobelli