Instant Porcher | Macron et Le Maire ont échoué, voici pourquoi !
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Questions et réponses
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- 2:00OuverteRéponse directe
Comment tu vois la suite du mouvement social après ce 1er mai historique ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Que penser de ces hommages au travail qui évoquent la fête du travail de Pétain ?
- 5:58OuverteRéponse directe
Comment analyser les violences policières et la radicalisation du mouvement ?
- 7:06OuverteRéponse directe
La France a été épinglée à l'ONU pour discriminations raciales et violences policières. Comment tu analyses ça ?
- 8:56OuverteRéponse directe
Que penser de ce discours qui tourne en boucle sur le soutien aux forces de l'ordre sans mot pour les manifestants blessés ?
- 10:27OuverteRéponse directe
Est-ce que reprogrammer une manifestation pour le 6 juin est une bonne idée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30PrésentateurChiffre
« 2,3 millions de personnes ont manifesté à travers le pays selon la CGT. Ils étaient 782 000 selon le ministère de l'Intérieur. »
- 1:47PrésentateurChiffre
« C'est la 6e plus forte manifestation depuis le début du mouvement selon les chiffres du ministère de l'Intérieur et la 5e selon les chiffres syndicaux. »
- 18:42InvitéFait
« L'agence Fitch a salué la réforme des retraites comme une pierre indispensable au rétablissement des finances publiques françaises. »
- 19:02InvitéFait
« Nous avons rétabli avec cette majorité en 2017 et en 2018 l'équilibre des finances publiques. »
- 20:16InvitéPromesse
« Nous allons sous deux ans sortir du bouclier sur le gaz puis du bouclier sur l'électricité. »
- 20:34InvitéPromesse
« Nous reviendrons sous les 3% de déficit public en 2027. »
- 26:41InvitéFait
« c'est une réindustrialisation toutes entreprises qui se créent »
- 26:49InvitéFait
« la majorité des entreprises qui se créent c'est des auto-entrepreneurs »
- 26:59InvitéFait
« la stratégie de parler de ça c'est la stratégie de diversion »
- 27:12InvitéFait
« derrière ces mots des coquilles vides il n'y a pas grand chose »
Temps de parole
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Bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel Instant Porcher post-1er mai. Il n'est pas trop tard pour vous souhaiter une belle fête des travailleurs et des travailleuses à vous. Je suis ravie de vous retrouver. L'Instant Porcher, c'est un petit moment qu'on se prend entre nous avec Thomas Porcher chaque semaine pour décrypter l'actualité, avec la multitude des discours qu'on entend de part et d'autre se poser, connaître et comprendre est une véritable arme démocratique. J'en profite pour vous remercier à celles et ceux que j'ai croisés en manifestation ce 1er mai. Avec mes camarades, nous faisions signer notre grande pétition. Et si l'Instant Porcher débarquait à la télévision ?
Vous le savez, ce programme s'inscrit dans notre grande ambition. Débarquer à la télé aux côtés des chaînes des milliardaires pour s'imposer et proposer une autre hiérarchie de l'information. Pour montrer qu'une chaîne de télé indépendante financée seulement par la force citoyenne est possible. Le projet avance mais certains opérateurs restent encore réticents. Notre modèle économique qui n'est fondé ni sur de riches actionnaires ni sur de puissants annonceurs serait fragile. Nous avons répondu que nous avons plus qu'une poignée d'investisseurs ou qu'un ensemble de marques partenaires.
Nous leur avons dit qu'il y a dans ce pays des dizaines, voire des centaines de milliers de citoyens qui pensent que le paysage audiovisuel français a besoin d'une chaîne d'infos et de combats comme Le Média. Pour le leur prouver, signez la pétition, vous et vos proches, sur unetelepourvous.lemédiatv.fr. Au programme de l'Instant Porcher aujourd'hui, 1er mai est la suite. Puis la France qui voit sa note sur sa solvabilité baisser. Et c'est parti ! Alors un 1er mai historique, c'était lundi. 2,3 millions de personnes ont manifesté à travers le pays selon la CGT. Ils étaient 782 000 selon le ministère de l'Intérieur.
Dans tous les cas, les Français et Françaises ont battu le pavé dans des centaines de villes pour marquer dans l'histoire la plus grosse fête des travailleurs et travailleuses depuis 2002. Un 1er mai en plein mouvement retraite. C'est la 6e plus forte manifestation depuis le début du mouvement selon les chiffres du ministère de l'Intérieur et la 5e selon les chiffres syndicaux. Thomas, nous disions que ce 1er mai pouvait être la fin ou le début de quelque chose en plein mouvement de contestation historique. Comment tu vois la suite ? Car malgré tout, la colère et la contestation ne faiblissent pas.
Tout à fait. Ce que tu as dit est extrêmement intéressant. C'est que la colère ne faiblit pas. Et là, vraiment, le gouvernement avait parié dès le début que les gens n'allaient pas aller manifester à cause de l'inflation, que le mouvement allait s'arrêter petit à petit avec le temps. Et que là, on voit que la colère reste la même. Et que le fait qu'il y ait beaucoup de gens qui se réunissent comme ça, un 1er mai, contre toute attente et combattent encore un record, ça montre que les gens ont toujours cette colère au fond d'eux. Et il faut vraiment comprendre une chose.
Je pense que le gouvernement ne saisit pas à quel point il a laissé cette réforme des retraites et la manière de faire, la manière dont elle a été faite, en utilisant cette constitution de manière opportune, a laissé vraiment des cicatrices très profondes dans la société française. Et donc là, il a beau jouer la montre, en voulant passer à autre chose, en faisant les 100 jours, en essayant de s'agiter un petit peu, qu'est-ce que l'on voit ?
On voit un gouvernement qui est aux abois, un président qui doit quasiment vider des villages pour sortir, qui dès qu'il sort quelque part, on entend des casseroles, des sifflets, que quand il se rend dans un match, on ne doit surtout pas mettre la télé, la caméra sur son visage, parce qu'on a peur qu'il y ait des problèmes, qu'il se fasse suer, etc. Donc le quinquennat risque d'être difficile jusqu'au bout. Et il faut qu'il comprenne, Macron, que les Français ne veulent pas de cette réforme.
Alors, les responsables politiques en sont allés de leur petit tweet pour la fête des travailleurs et des travailleuses. Vous vous levez tôt pour nous nourrir, vous faites rayonner les savoir-faire de nos territoires, vous contribuez à notre souveraineté. En ce 1er mai, à tous les travailleurs, merci. Ça, c'est Emmanuel Macron entouré, avec une photo entourée du personnel de l'Elysée. Sans travail, pas de création de valeur, sans création de valeur, pas de redistribution et de solidarité. En ce 1er mai, nous réaffirmons notre attachement à ces valeurs fondamentales que sont le travail et la solidarité, tweet le compte les députés Renaissance avec une photo marquée « Fête du travail ».
Bon, rappelons quand même que la fête des travailleurs et des travailleuses est née de la lutte pour le droit des travailleurs et des travailleuses et que le terme « la fête du travail » est celui de Pétain. Thomas, que penser de ces hommages qui donnent quand même à voir une certaine conception du travail ?
En fait, ce qu'a oublié Macron, et ça, on le savait depuis le début, c'est que le travail est émancipateur à partir du moment où il y a des droits. Je veux dire, sinon, demain, on applaudit le travail des enfants en disant « Bravo aux enfants, vous avez commencé à travailler, etc.
» D'ailleurs, je rappelle que c'est assez marrant de revoir toujours les débats et de les mettre dans leur contexte, c'est que les premiers débats sur le travail des enfants, il y avait des gens qui vous disaient, un petit peu comme les libéraux aujourd'hui, quand on parle de la flexibilité du marché du travail, des gens qui vous disaient « Écoutez, si l'enfant veut travailler et que l'employeur veut l'employer, pourquoi l'État doit intervenir et interdire le travail des enfants ? » C'était ça, les premiers débats.
Je veux dire, c'est ça, les premiers droits du travail, ça a été d'encadrer le travail des enfants, de les faire travailler au début 6 heures quand ils avaient moins de 12 ans, et ainsi de suite, et puis d'interdire le travail des enfants. Donc, le travail est émancipateur à partir du moment où il y a des droits qui y sont associés.
Quand vous cassez les droits du travail, comme a fait Macron avec la loi travail, et là, il voulait en refaire une autre de loi travail, on va voir s'il va la mettre en place, parce que, visiblement, et c'est à ça que sert aussi le mouvement, c'est que là, toutes les réformes qu'il voulait faire après, il a l'air de se dire « bon, on va attendre un petit peu, finalement ».
Mais chaque fois que Macron retire des droits du travail, il rend la vie des travailleurs beaucoup plus difficile, et il rend les travailleurs un petit peu comme des meubles, que l'on bouge en fonction des profits des entreprises, et puis si les profits baissent, on compresse les coûts plus facilement, en licenciant les gens, ou en les payant moins cher, et donc on préserve les profits. Et donc Macron, quand il célébre le travail, il devrait célébrer les droits du travail qu'ils ont avec. Et c'est pour ça que ce débat qu'il y a eu à gauche, à un moment, c'est « est-ce qu'on est la gauche du travail de M. Roussel ou la gauche de la paresse de Sandrine Rousseau ?
» C'est un débat qui est très mal posé, qui ne veut rien dire. Le travail a permis d'émanciper les femmes, le travail des enfants, c'est une régression. Donc un travail est émancipateur à partir du moment où on y associe des droits. Et quand on travaille et qu'on a des bons droits, ben oui, effectivement, le travail peut être une bonne chose.
La fête a parfois été de courte durée, malheureusement. Il y a eu dans les manifestations, notamment à Paris, à Nantes, des centaines de blessés, une main arrachée, une blessure à l'œil et j'en passe. Il y a eu cette image aussi du policier dans le feu qui a circulé à peu près partout. Bref, une nouvelle séquence politique où l'on tente de diviser les bons et les mauvais manifestants, où les responsables politiques n'arrêtent pas d'exprimer leur soutien aux forces de l'ordre sans aucun mot pour les manifestants blessés, dont des très graves, où, une nouvelle fois, les médias et politiques ont tourné en boucle sur la diabolisation de la technique black bloc.
RMC a d'ailleurs interrogé Virginie manifestante sur les affrontements. Regarde.
C'est très bien et moi, je les soutiens. Moi, j'ai plus l'âge de foutre les feuilles aux poubelles, mais moi, je soutiens le black bloc tout à fait. Parce que les manifestations gentilles depuis le mois de janvier, franchement, ça suffit en fait. Ça ne le fait pas changer d'avis, l'Otaho, et ben nous, on va le faire changer d'avis d'une façon ou d'une autre. Mais là, ils ne se rendent pas compte que les gens, en fait, ils sont très, très en colère en fait. Et plus les gens vont monter en pression, et plus il y aura de casse. Et ça, ils ne comprennent pas. Et ben, on ira jusqu'au bout. On a beaucoup de mal à respirer après les gaz, mais ce n'est pas grave, on sera là la prochaine fois encore.
Sachant que la France, ce 1er mai, a été épinglée à l'ONU pour les discriminations raciales et les violences policières, comment tu analyses tout ça ? Est-ce que la stratégie de division faillit encore une nouvelle fois ?
Alors, elle a entièrement raison, Virginie. C'est-à-dire qu'il faut toujours rappeler ce qui s'est passé. On a eu une inter-sindicale pour la première fois, depuis janvier, qui manifeste, ce qui demandait à rencontrer le président de la République. Le président ne voulait pas les rencontrer. La première ministre allait dans les médias en disant « L'âge de départ n'est pas négociable ». On avait très bien compris que c'était un critère qui visait à faire des économies, donc on ne peut pas négocier sur les économies. C'était ça un peu qui a été dit.
Et là, on a laissé les gens faire des manifestations, chaque fois de plus en plus fortes, des manifestations records, des sondages qui montraient que les Français étaient opposés, et rien n'a été fait. On passe la loi de la manière la pire, et après on s'étonne qu'il y ait une partie des gens qui se radicalisent. Mais en fait, c'est le gouvernement qui crée cette radicalisation. Et pourquoi il l'a créée ? Parce qu'il sait très bien qu'après, il va y avoir des affrontements, et il va tenir grâce à la répression policière. Cette répression a été documentée au moment des Gilets jaunes, dans tous les médias. Il y a eu un envoyé spécial là-dessus, qui a été fait.
Vous avez eu un complément d'enquête qui a été fait sur les bassines, après que vous ayez fait cette enquête, qui rejoint finalement ce que vous avez dit. Ce nombre de grenades qui a été lancée, le cortège qui a été... On s'est trompé, on était sur le cortège des familles, avant d'aller... Et ainsi de suite. On a vu toutes ces erreurs qui ont été faites. Donc on sait très bien aujourd'hui que Macron, en fait, qu'est-ce qu'il fait ? Il veut diviser le mouvement avec une partie qui se radicalise, et il envoie au casse-pipe aussi des policiers, parce qu'il veut que cette partie s'affronte.
Donc en fait, le gouvernement ne tient que par la police, et vise par la radicalisation à diviser le mouvement, en faisant comme si l'ensemble des manifestants étaient complètement radicalisés. Mais ils vont tous se radicaliser. Plus il attend Macron, plus ça va se radicaliser. Et au final, on va avoir des scènes de plus en plus comme ça, difficiles. Parce que c'est ce qu'il cherche depuis le début.
Elisabeth Van a rendu hommage aux policiers en disant, dans de nombreuses villes en France, ce 1er mai a été un moment de mobilisation et d'engagement responsable. Les scènes de violence en marge des cortèges en sont d'autant plus inacceptables. Soutien à nos forces de l'ordre. Que penser de ce discours qui tourne en boucle, et pas que à droite, d'ailleurs ?
Quand on regarde les sondages, les Français soutiennent toujours la police de manière générale. Ils sont plutôt pour. Quand vous regardez, après les attentats, il y a beaucoup de gens qui ont remercié les policiers. Donc, il faut arrêter d'instrumentaliser la police. Là, les gens voient très bien qu'il y a des violences policières. Et là, le gouvernement remercie les policiers qui tapent sur les manifestations. Qui tapent sur les manifestants. Je veux dire, toute la technologie, les drones extérieurs orientés contre les manifestations. C'est quelque chose quand même de dingue. C'est-à-dire que là, le gouvernement assume que finalement, sans la police, ils ne tiendraient plus.
Quand il y a un déplacement, il faut qu'il y ait les policiers qui retirent les casseroles, qui retirent les sifflets, qui jettent les cartons rouges. Il faut que les policiers soient là, qu'ils fassent peur, qu'il y ait de la répression pour décourager les gens d'aller manifester. Pour calmer les gens, comme il y a eu à l'époque des mouvements des Gilets jaunes. Et c'est cette police-là qu'on remercie. Donc, non, non, il y avait quelque chose. Je remercie les forces de l'ordre qui font en sorte, comme un roi remercierait finalement ces forces de l'ordre, qui font en sorte qu'il peut être encore au pouvoir contre sa population. Il y a quelque chose un petit peu qui était comme ça.
Et ça, c'est assez gênant.
Et ça ne marche pas. On l'a vu avec Virginie.
Ça ne marche pas pour la partie de la population qui reste encore contre. Ça ne marche pas pour certains sondages qui ont montré que les Français comprenaient la radicalisation du mouvement. Et moi, je pense, et là, je rejoins ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il faudrait que les policiers rejoignent la manifestation également. Parce qu'ils sont aussi impactés. Ils sont aussi impactés par cette réforme.
La prochaine manifestation à l'appel de l'intersyndical est prévue pour le 6 juin. Est-ce que pour toi, c'est une bonne idée là de reprogrammer une date ?
Je pense que l'intersyndical a fait tout ce qu'il a pu. Et il a vraiment fait tout ce qu'il a pu. Et là, bien sûr que dans un monde où on serait étudiant, où on aurait un travail comme le mien qui permet d'organiser son emploi du temps un peu facilement, on pourrait faire des actions, des grèves pratiquement toutes les semaines. Là, les gens, quand ils font une grève, ils s'arrêtent de travailler, ils ont des pertes de salaire. Ça fait quand même 2-3 mois que les mecs font ça. Donc, je pense que les syndicats se disent que s'ils tirent trop sur la corde, le mouvement va s'arrêter tout simplement.
Donc, ils trouvent des temps de respiration, des temps où les gens peuvent retravailler et il faut un mouvement pour l'inscrire dans la longueur. On n'est pas en 95. Bien sûr qu'un mouvement type 95 aurait permis peut-être de changer les choses. Mais là, il y a l'inflation. Il y a des fins de mois difficiles pour tout le monde. Et moi, j'arrive à comprendre qu'un ouvrier ou un employé qui a déjà des fins de mois très difficiles et qui a des enfants, parfois, il se dit que ça ne tiendra pas. Et donc, voilà. Donc, il y a cet état de fait. Mais après, entre ces deux, entre ce mois, vous avez plein de collectifs qui lancent, comme vous avez dit, des casseroles.
Vous avez la CGT Énergie qui va perturber des matchs de rugby, peut-être Roland-Garros, le festival de Cannes. Et ça, je trouve ça bien qu'entre des grandes manifestations, il y ait des relais de collectifs citoyens qui viennent perturber des événements et des déplacements. Parce qu'il faut exprimer au gouvernement qui est sourd sur cette question qu'il y a une colère populaire.
Justement, que penser de la stratégie de l'incertement syndical dans le sens où, comme tu viens de le dire, il y a une union historique des syndicats qui a tenu dans le temps et qui tient dans le temps et le 1er mai aussi historique par rapport à cette union intersyndicale. Mais d'ici le 6 juin, tu l'as dit, les opposants et syndicats continuent de s'organiser, les casses Roland, le secteur de l'énergie qui multiplie les coupures. Est-ce qu'on n'est pas aussi à une ouverture d'invention pour aller chercher le pouvoir là où ça le dérange ? Parce que les manifestations, on dirait qu'à force, ça ne les dérange plus.
C'est assez inédit ce qui se passe. Peut-être que ça s'est passé en d'autres temps, mais moi qui ai commencé à faire des manifestations en 1995, c'est assez inédit ce qui se passe. Il y a l'intersyndicale, mais aussi plein de mouvements collectifs citoyens. Je pense que les réseaux sociaux aident ça aussi et c'est un des bons côtés des réseaux sociaux qui veulent continuer le combat sous des formes différentes en perturbant des événements, etc. Et je trouve ça très bien. Je trouve ça très bien parce qu'au début, tout le monde a respecté ces marches, ces grèves syndicales et c'est une bonne chose. Il faut toujours y aller et les gens continuent à y aller puisque là, on a battu un record.
Alors tout le monde disait ça va s'essouffler en mars, puis en avril, on est quand même en mai. Mais il faut aussi qu'il y ait des actions avec des contours un peu moins identifiables parce que c'est aussi ce qui fait peur au gouvernement et nous l'avons vu au moment des Gilets jaunes. Alors Macron, dans sa tête, il se dit je ne vais pas céder deux fois. Il n'est pas impacté mais au bout d'un moment, quand ça dure dans le temps, ben voilà. Là, on est dans un véritable bras de fer en fait. On est dans un véritable bras de fer et c'est assez intéressant parce que moi, je n'ai jamais vécu une situation comme ça.
Les syndicats aussi organisent et participent à ces actions un peu je pense à la CGT, Solidaires, Sud, etc. Par exemple, avec l'envahissement de Black Rock ou des choses comme ça. Donc c'est ce genre d'action aussi qu'il faut mettre en avant dans cette contestation au-delà des manifestations.
Les manifestations n'ont pas fonctionné ou elles ont fonctionné en partie. Elles ont exprimé une colère mais ça n'a pas fait reculer le gouvernement. Donc il faut maintenant que ce soit en dehors des clous, que se passent aussi des choses avec des interlocuteurs beaucoup plus difficiles à identifier pour que le gouvernement sentent vraiment la colère. Là, il part du principe que c'est ce qui a été dit au départ. Les syndicats ne représentent plus grand monde ou plus personne, c'est ce qu'on dit avec le taux de syndicalisation qui a baissé, ce qui est parfaitement faux par ailleurs.
Mais là, avec ces mouvements collectifs qui se créent soit par des collectifs citoyens soit par des associations comme Attaque, on voit finalement que ça prend d'autres formes. C'est plus difficile à identifier, il n'y a pas d'interlocuteur direct. Et là, le gouvernement se méfie de ça. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, il y a un tas de députés qui sont mal à l'aise dans leur circonscription, il y a des ministres qui font attention à leur déplacement et que même le président de la République, sur des possibles sifflets et un carton rouge à un match, c'est toute une organisation en amont qui fait pour être là et ne pas perdre la face tout en ne se montrant pas.
Dans la réforme des retraites, la note de la France risquait d'être dégradée selon Jacques Attali. Ces notes consistent à évaluer le risque des États à ne pas rembourser leurs dettes ou leurs emprunts. Cela peut ensuite avoir des conséquences sur les taux d'intérêt, etc. Ça, tu vas bien nous l'expliquer. Jacques Attali qui, il y a deux semaines, expliquait en quoi cette réforme était indispensable au regard de la situation financière du pays et bien d'autres vanter la réforme pour garantir notre stabilité économique, rassurer les marchés financiers. Et qu'est-ce qu'on a appris il y a quelques jours ?
L'agence Fitch a dégradé la note de la France à A1- sous l'effet de, je cite, l'impasse politique et les mouvements sociaux. L'une des quatre principales agences chargées d'évaluer la solvabilité de l'État déplore un risque pour le programme de réforme de Macron et pourrait créer des pressions en faveur d'une politique budgétaire plus expansionniste ou d'un renversement. Des réformes précédentes rapportent le monde. La tribune explique que Fitch a jugé que le programme de stabilité adressé ce mois-ci par Bercy à l'Union européenne s'appuyait sur des prévisions de croissance trop optimistes ou des trajectoires de dette et de déficit différentes de celles que prévoit l'agence.
Autrement dit, l'État va devoir prouver qu'elle peut réunifier le pays derrière ces réformes pour espérer remonter sa note sachant que les notes des autres agences ne vont pas tarder à tomber non plus. Thomas, est-ce qu'il peut y avoir des conséquences à ça et qu'est-ce que ça dit de la situation actuelle qu'on est en train de vivre ?
Alors moi, j'ai le souvenir à l'époque quand nous avons perdu notre triple A qui était la note maximum je crois que c'était en 2012 ça devait être une catastrophe. Bon, on l'a perdu ça n'a pas été une catastrophe. Il faut savoir d'où sortent ces notes et qui les donne. Ces agences de notation elles ont été complètement décrédibilisées quand elles ont mis un triple A c'est-à-dire sécurité maximum au crédit subprime qui a fait la crise de 2008. À partir de ce moment-là tout le monde s'est dit tiens, ces agences de notation elles n'ont rien vu venir parce qu'elles ont aussi noté par exemple des gens comme Madov, très bien, alors que c'était la pyramide de Ponzi.
Donc tout le monde s'est dit tiens, ces agences-là n'ont aucune crédibilité, il y a eu des gros débats, elles existent toujours. Elles notent toujours. On a fait comme si on avait au pied la crise de 2008. Mais rappelons quand même que ces gens n'ont jamais pensé que la crise allait venir un, de l'endettement privé et deux, des Etats-Unis la première puissance. Ils étaient en train d'embêter l'Argentine ou des pays d'Asie du Sud-Est sur leur notation, sur leur politique budgétaire alors que c'est venu de la première puissance qu'ils avaient oublié de regarder. Donc c'est très marrant.
Donc beaucoup de gens et probablement Jacques Attali à l'époque parce que ce qui est bien avec Jacques Attali c'est que comme il dit tout est l'inverse dans des laps de temps parfois même très courts il a tout le temps raison. Donc à l'époque il avait critiqué probablement ces agences de notation. Les agences de notation ne sont pas crédibles. Point barre. Il y en a deux aux Etats-Unis une en Europe elles ne sont pas crédibles. La dégradation de la note c'est très bien mais ça n'a pas vraiment de conséquences. Pour l'instant en tous les cas le monde ça n'a pas vraiment de conséquences.
Donc moi ce que je dis c'est que si nous avions eu une note dégradée parce que je ne sais pas nous avions fait un investissement public très fort dans les services publics dans la transition énergétique ce qui déplaît à ces agences de notation parce que dans ces agences de notation il ne faut faire qu'une seule chose c'est baisser les impôts des plus riches puis couper de l'autre côté sur la dépense publique. Elles ne voient que ça. C'est ce qu'elles ont demandé de faire à la Grèce. Elles l'ont mieux noté. Je ne suis pas sûr que le sort des Grecs soit meilleur aujourd'hui.
Donc si on avait eu une note dégradée parce qu'on avait investi dans le soin dans la petite enfance ou ailleurs je dirais on a une note dégradée tant pis on n'en a rien à faire des agences de notation mais au moins on se porte mieux chez nous. Le problème c'est que là on fait des réformes difficiles en nous disant qu'on les fait pour les marchés financiers pour la crédibilité de la France et on est dénoté. Ce qui est un aveu d'échec pour finalement le premier de classe de la finance qui est Emmanuel Macron. Le Mozart de la finance on l'appelait certains. Donc voilà. Donc là on fait des réformes douloureuses pour les populations on a une note dégradée. Bon bah très bien.
Notre gouvernement bosse pour les marchés financiers il le dit plutôt que pour son peuple et il se voit sa note dégradée. Donc c'est un aveu d'échec pour le gouvernement.
Bruno Le Maire justement au ministre de l'économie il se défend. Il a assuré samedi 29 avril à l'AFP que Paris allait poursuivre la mise en oeuvre des réformes justement pour écouter les agences. En citant la réforme de l'assurance chômage et celle des retraites je le cite je crois que les faits infirment l'appréciation de l'agence Fitch. Nous sommes en mesure de faire passer des réformes structurantes pour le pays. Il a déclaré ça depuis Stockholm en Suède. Le ministre de l'économie s'est également expliqué lors des questions au gouvernement ce mardi 2 mai.
Vous ne faites pas dire à l'agence Fitch ce qu'elle n'a jamais dit. L'agence Fitch a salué la réforme des retraites comme une pierre indispensable au rétablissement des finances publiques françaises. Elle regrette uniquement les blocages et les violences. J'espère qu'avec nous vous regrettez aussi les blocages et les violences qui ont pu émailler cette réforme des retraites. Pour le reste quelle a été notre stratégie de finances publiques ? Nous avons rétabli avec cette majorité en 2017 et en 2018 l'équilibre des finances publiques. La bonne gestion des finances publiques fait partie de l'ADN de cette majorité.
Nous avons eu ensuite à faire face à trois crises et vous-même vous n'avez cessé de réclamer à juste titre des mesures pour protéger nos compatriotes. Crise des gilets jaunes, crise du Covid dont je rappelle qu'elle a été la crise économique la plus grave que la France ait eu à affronter depuis 1929. Crise de l'inflation avec une augmentation des prix d'énergie, la plus grave depuis le choc pétrolier de 1973. Eh bien, M. le député Lyoto, face à ces crises, nous avons fait le choix de protéger massivement nos compatriotes, nos usines, nos entreprises, notre industrie et nos emplois et nous sommes fiers de cette protection que nous avons apportée.
Qu'est-ce que vous auriez voulu que nous laissions fermer les usines, que nous laissions le chômage exploser dans notre pays ? Nous avons fait le choix de la protection. Maintenant, nous revenons à la normale et nous allons avec fermeté, avec rigueur, avec détermination, rétablir dans les quatre années qui viennent les finances publiques françaises. Nous allons sous deux ans sortir du bouclier sur le gaz puis du bouclier sur l'électricité. Nous avons engagé sous l'autorité de la première ministre une revue des dépenses publiques pour réduire toutes les dépenses lorsqu'elles sont inutiles et inefficaces pour nos compatriotes.
Et avec cette méthode, nous reviendrons sous les 3% de déficit public en 2027. Nous aurons abaissé la dette et nous aurons rétabli nos finances publiques.
Qu'est-ce que tu penses de ces explications-là de notre ministre ?
Ce qui est marrant, c'est que Bruno Le Maire, il dit des grandes affirmations comme ça qui pourraient justement mettre d'accord parfois certains économistes on va dire un petit peu keynésiens entre guillemets je dis ça avant de me faire crier dessus par d'autres économistes. C'est-à-dire qu'il nous dit il y a eu des crises l'État était présent. C'est très bien, bien sûr. Il faut quand même lui rappeler que tout ce qui nous a sauvés pendant ces crises c'est tout ce que ce gouvernement voulait détruire. D'accord ? C'est le modèle social français, les amortisseurs, etc. Alors c'est vrai qu'il y a eu ça et heureusement que c'était là.
Mais ce qu'il oublie c'est dans son plan de relance dans son quoi qu'il en coûte il y avait plein de baisses d'impôts. C'est-à-dire que c'était plutôt un plan de compétitivité c'est-à-dire que oui il y a eu un creusement des déficits qu'elle soutenait l'activité c'était normal mais il y a eu aussi beaucoup de baisses d'impôts et la réforme des retraites elle vise à compenser ces baisses d'impôts.
C'est-à-dire que là nous faire croire et c'est toujours le même scénario c'est-à-dire il y a eu une crise les banques se sont effondrées en 2008 l'État est venu à la rescousse et après on demande aux Français de faire des efforts notamment avec une réforme des retraites c'est ce qui s'est passé et là c'est la même chose il y a eu le Covid on a creusé les déficits pour soutenir l'activité et on a donné des baisses d'impôts en même temps aux entreprises qui ont réussi à négocier des baisses d'impôts quand même en pleine crise alors qu'elles avaient déjà elles profitaient quand même de prêts garantis etc et à la fin on vous dit ah oui mais il va falloir compenser ça par la réforme des retraites c'est hallucinant donc en fait cette réforme des retraites elle compense les cadeaux qui ont été faits et Bruno Le Maire je veux dire quand il dit on va redresser les comptes on peut redresser les comptes en coupant dans la dépense publique en faisant des économies comme il le fait mais on peut redresser les comptes aussi en se concentrant sur l'activité économique en choisissant des secteurs d'avenir en faisant en sorte que le PIB augmente eux ils savent très bien que le PIB ne va pas augmenter et donc qu'est-ce qu'ils font ils vont couper dans les dépenses publiques tout en baissant les impositions sur les grandes entreprises qui vont encore faire des profits records et on aura toujours les mêmes débats et Bruno Le Maire appellera à augmenter les salaires qu'ils n'augmenteront pas et ainsi de suite donc il est de mauvaise foi il est de très mauvaise foi il oublie certains détails qui changent toute l'histoire et là je viens de vous les donner et lui il ne les dit pas
qu'est-ce que tu penses du discours qui dit oui mais les manifestants c'est de votre faute si la note elle baisse et en plus c'est vous qui allez avoir les conséquences parce que du coup vos taux d'intérêt vont augmenter
peut-être que si Macron n'avait pas fait cette réforme des retraites on n'aurait pas été abaissé mais on s'en fout de l'abaissement de la note vraiment mais peut-être que s'il n'avait pas fait ça il n'y aurait pas eu de problème parce qu'en fait sur les finances publiques qu'est-ce qui se passe en fait sur la dette qu'est-ce qui se passe on a une dette qui a augmenté certes mais elle a augmenté beaucoup moins vite que d'autres pays même dans la période du quoi qu'il en coûte donc on va surveiller ça très bien mais vous avez une épargne tellement énorme qui est en circulation dans l'économie qui ne sait pas où aller elle ne veut pas aller que dans les actifs privés avec ce qui s'est passé en Silicon Valley ou ailleurs elle a besoin de se diversifier donc elle achète des dettes d'Etat et elle achète la note qui reste avec un autre taux d'intérêt même s'il augmente déflaté de l'inflation qui reste un taux d'intérêt réel négatif donc il n'y a pas de soucis je le dis je l'ai dit ici mais aussi d'autres économistes comme monsieur Blanchard économiste en chef du FMI et ancien soutien de Macron qui l'a dit et on est plein d'autres à le dire donc là il y a un entêtement il y a un entêtement parce que cette crise sert à Macron pour faire ensuite plein de réformes c'est la stratégie du choc de Naomi Klein c'est ce qui s'est passé après la crise de 2008 on l'a bien vu en Europe du Sud on l'a vu chez nous et c'est ce qui continue à se passer aujourd'hui
alors Bruno Le Maire toujours à l'AFP samedi a un peu détaillé cette série de réformes et de projets qui nous attendent le ministre a parlé du projet de loi industrieverse qui va être présenté dans quelques jours et qui va permettre de réindustrialiser la France d'ouvrir de nouveaux sites industriels et de créer de nouveaux emplois je le cite et le ministre a ajouté ne doutez pas de notre détermination totale à rétablir les finances publiques de la nation c'est un peu ce qu'on vient d'entendre à accélérer le désentraînement du pays à réduire les déficits et à accélérer la réduction des dépenses publiques qu'est-ce que ça prévaut un peu pour la suite ce genre d'annonce là ?
Moi je pense que ce que fait déjà le gouvernement et on va le voir avec les chiffres de la croissance c'est qu'il est en train de casser la reprise certes on a eu une reprise beaucoup plus rapide et encore une fois merci à des économistes comme les économistes atterrés d'avoir prévenu à l'époque qu'il fallait quand même ne pas faire de l'ajustement trop rapide des finances mais là il est en train de faire la même chose c'est-à-dire que nous sommes revenus à notre niveau au-delà de notre niveau de richesse d'avant crise du Covid mais la reprise va être probablement beaucoup plus faible dû à cette stratégie de coupe de dépenses publiques en fait qu'est-ce que l'on voit là ?
On voit que le but du gouvernement et nous l'avons dit souvent ici c'est d'avoir des beaux chiffres alors Macron c'est ses 5% le plein emploi alors on l'avait dit on l'avait dit il y a quand même quelques mois bien avant là maintenant il veut son plein emploi son beau chiffre de plein emploi il va radier beaucoup de gens il va faire en sorte que l'assurance chômage soit plus difficile à avoir il va faire en sorte que le statut de chômeur soit plus difficile à avoir il va avoir une précarité qui va augmenter des gens qui auront des petits boulots mais il aura son 5% il sera content et ben Bruno Le Maire c'est la même chose il va avoir son retour à 3% comme le voulait Hollande il a été prêt à faire des coupes très fortes dans les collectivités locales etc.
pour le faire il va avoir sa dette qui va je pense pas qu'elle va baisser mais qui va un peu se stabiliser mais c'est pas sûr c'est possible même que ça augmente avec la baisse du PIB il va avoir ses beaux chiffres quel qu'en soit le prix voilà et donc il est prêt à faire la réforme des retraites à faire toutes les réformes les plus impopulaires mais à un moment ils vont être à l'os et l'impact de la baisse des dépenses publiques va avoir un impact très fort sur le PIB et je suis pas sûr que l'effet qu'il veut va être trouvé au final on risque même d'avoir la dépense publique en pourcentage de PIB et la dette en pourcentage de PIB qui augmente comme on l'a vu en Grèce alors qu'il y aura eu des coupes sévères pour les populations sur la dépense publique
et les investissements dans l'industrie verte et la réindustrialisation t'y crois ou t'as ton devoir ?
alors il faut voir ce que le gouvernement appelle vert parce qu'on a vu qu'il mettait un peu tout et n'importe quoi dans vert notamment on avait vu qu'un fond vert finançait des ports qui accueillaient des grands bateaux de plaisance donc on va voir mais je veux dire le mot vert est utilisé à toutes les sauces comme le mot plan de relance comme le mot réindustrialisation aujourd'hui la moindre usine qui voit c'est une réindustrialisation toutes entreprises qui se créent c'est une réindustrialisation je veux dire il y a beau avoir on voit bien la majorité des entreprises qui se créent c'est des auto-entrepreneurs c'est des petits mecs qui se mettent en indépendant mais eux ils disent ah c'est super la France est de retour on crée des entreprises c'est la réindustrialisation moi je fais attention aux grands mots je pense qu'aujourd'hui la stratégie de parler de ça c'est la stratégie de diversion c'est-à-dire que les gens sont fâchés donc on essaie de leur promettre plein de choses les 100 jours la réindustrialisation des choses qui leur plaient mais en fait c'est pour faire diversion et puis je sais souvent le gouvernement nous l'a montré derrière ces mots des coquilles vides il n'y a pas grand chose
de toute façon on sera là pour surveiller tout ça tout à fait merci Thomas vous le savez ce programme s'inscrit dans notre grande ambition débarquer à la télé aux côtés des chaînes des milliardaires pour s'imposer et proposer un autre traitement de l'information pour montrer qu'une chaîne de télé indépendante financée seulement par la force citoyenne est possible le projet avance mais certains opérateurs restent encore réticents notre modèle économique qui n'est fondé ni sur de riches actionnaires ni sur de puissants annonceurs serait fragile nous avons répondu que nous avons plus qu'une poignée d'investisseurs ou qu'un ensemble de marques partenaires nous leur avons dit qu'il y a dans ce pays voire des dizaines voire des centaines de milliers de citoyens qui pensent que l'hôpital audiovisuel français a besoin d'une chaîne d'infos et de combats comme Le Média pour le leur prouver la pétition est faite signer vos proches sur unetélépourvous.lemédiatv.fr ils ont des milliards mais nous sommes des millions alors abonnez-vous au Média à partir de 5 euros par mois vous êtes notre seule force pour garantir une information libre et indépendante chaque geste compte alors vos j'aime partage et pub autour de vous sont également indispensables nous sommes ravis de décrypter l'actualité avec Thomas et vous chaque semaine merci de toujours nous suivre pour tous vos commentaires et vos postes à l'air sous les vidéos spectateurs, abonnés, donatrices et sociaux je vous dis à la semaine prochaine