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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 24 juin 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleRetraitesSanté

Prix de l'essence, chômage, retraites : Porcher répond à Macron

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Cet accord Iran-US reste fragile, qu'en penses-tu ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on pourrait s'attendre à un changement rapide pour les Français, notamment sur le prix de l'essence ?

  • 4:58OuverteRéponse directe

    On n'a pas parlé des super profits des pétroliers, pourquoi ?

  • 5:54OuverteRéponse directe

    Le RN propose une baisse de la TVA, qu'en penses-tu ?

  • 6:45OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron propose de diversifier les chemins d'approvisionnement, qu'en penses-tu ?

  • 8:09OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut vraiment se passer des États-Unis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:08Invité politiqueChiffre
    « Un salarié qui n'a pas été augmenté depuis 2020 a perdu l'équivalent de deux mois de salaire de pouvoir d'achat. »
  • 5:25Invité politiqueChiffre
    « Un salarié qui n'a pas été augmenté depuis 2020 a perdu l'équivalent de deux mois de pouvoir d'achat. »
  • 2:56Invité politiqueFait
    « Pour qu'il soit praticable réellement, il faut le déminer complètement parce que les Iraniens ont mis un certain nombre de mines. »
  • 7:23Invité politiqueFait
    « On a fermé les raffineries, on a fermé quasiment la moitié de nos raffineries ces 30 dernières années. »
  • 11:10Invité politiqueFait
    « Ça c'est clairement faux. »
  • 11:35Invité politiqueChiffre
    « Entre 2008 et 2016, on a eu 1,5 million de chômeurs en plus. »
  • 11:56Invité politiqueChiffre
    « L'Espagne c'est 3 millions de chômeurs dans cette période-là. »
  • 12:51Invité politiqueFait
    « Les critères de calcul retenus par le gouvernement sont des critères de calcul qui prennent en compte les extensions pour dire qu'il y a un solde net positif. »
  • 16:13Invité politiqueFait
    « Il a dit : oui nous sommes le pays qui prend la plus grande part de la richesse créée pour les retraites. »
  • 18:13Invité politiqueFait
    « Il y a une distribution très forte en France qui font que les écarts de salaire se réduisent très fortement. »
  • 20:30Invité politiqueFait
    « Une minorité s'est enrichie très fortement, une majorité s'est appauvrie. »

Temps de parole

  • Guillaume Porcher72 %
  • Présentateur28 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Guillaume Porcher

Tout le monde suit la même courbe, c'est-à-dire chômage, et ça rattrape tous les pays de la zone euro. Mais ils continuent à dire que c'est une part que l'on prend au PIB. Un salarié qui n'a pas été augmenté depuis 2020 a perdu l'équivalent de deux mois de salaire de pouvoir d'achat. Si c'est ça l'avenir, on le dit comme ça, et si les gens votent pour ça, ils votent en se regardant la glace tous les matins.

0:19
Présentateur

Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'Instant Porcher. Au Média, on a un message très important à vous transmettre. Nous avons besoin de 10 000 donateurs mensuels avant le 30 juillet. Notre survie en dépend, et on a déjà dépassé le cap des 3 000. Alors merci beaucoup à vous, à partir de quelques euros par mois et défiscalisables. Permettez au premier Média TV Indé de France d'exister. Rendez-vous sur capsurdica.lemédiatv.fr. Faites-nous atteindre les 5 000 avant juillet pour assurer le Média en 2027. Bonjour Thomas.

0:47
Guillaume Porcher

Salut Lisa.

0:48
Présentateur

Avec toi aujourd'hui au programme, Emmanuel Macron débriefe le G7 entre conflits au Moyen-Orient, rapports avec les Etats-Unis, mais aussi croissance française, puis une petite tape sur notre modèle social. C'est parti. Iran, Ukraine, croissance, chômage, Union européenne. Emmanuel Macron a donné une interview à France 2 en sortie de G7 jeudi dernier. Tout d'abord, Emmanuel Macron s'est félicité d'un accord entre l'Iran et les Etats-Unis. On commençait ce week-end des pourparlers en Suisse. Ils ont été mis à mal dès le début avec un cessez-le-feu non respecté par Israël et l'annonce par Téhéran d'une refermeture du détroit d'Hormuz en représailles.

Le président américain Donald Trump a menacé d'appliquer un péage dans le détroit en cas d'échec des discussions avec l'Iran. Mais ce lundi, les négociations ont progressé à annoncer la Suisse. Téhéran et Washington vont mettre en place une cellule de gestion des conflits pour mettre fin aux affrontements entre Israël et le mouvement Hezbollah au Liban qui ont fragilisé le protocole d'accord signé entre les Américains et les Iraniens.

Et au sujet du détroit d'Hormuz, les Etats-Unis et l'Iran vont mettre en place une ligne de communication destinée à prévenir les incidents et les malentendus avec l'objectif d'assurer un passage sûr pour les navires commerciaux dans le détroit d'Hormuz ont annoncé les médiateurs de leur communiqué. Alors évidemment ici on parle d'économie, sujet secondaire au regard des vies humaines qui souffrent et meurent dans le conflit. Mais voilà, on va parler d'économie. Thomas, Emmanuel Macron s'est félicité de cet accord Iran-US mais on voit que ça reste fragile en fait.

2:10
Guillaume Porcher

Exactement, ça reste fragile parce que tu l'as très bien rappelé dans ton introduction il y a des parties prenantes qui sont difficiles à comprendre par exemple Israël qui veut continuer, Netanyahou qui a intérêt à faire la guerre, à continuer Trump qui peut changer d'avis tous les 48 heures et après même si cet accord qui reste un mémorandum, c'est-à-dire un protocole relié à plusieurs conditions, même si cet accord passe de là à ce que l'on voit des effets tout de suite dans le réel.

Alors vous allez avoir la prime de risque on va dire sur les marchés financiers qui va un peu s'écrouler parce que les marchés financiers ont intérêt à bouger et donc les prix du pétrole vont redescendre un petit peu mais c'est pas sûr qu'il soit au niveau d'avant crise et puis après le détroit d'Hormuz pour qu'il soit praticable réellement il faut le déminer complètement parce que les Iraniens ont mis un certain nombre de mines les Américains ne sont pas capables de le faire, les spécialistes c'est l'Italie donc le retour à la normande dans l'économie réelle va prendre un peu de temps même si sur les marchés financiers ça risque de se dégonfler un peu.

3:08
Présentateur

Oui parce qu'après cet accord est-ce qu'on pourrait s'attendre à un changement rapide pour les Français par exemple notamment sur le prix de l'essence c'est ce qui est attendu et c'est un peu ce que sous-entendait le Président quand même.

3:17
Guillaume Porcher

Oui alors ce qui est assez marrant c'est que déjà on voit le gouvernement a tardé avant de mettre en place un plan. Il a tellement tardé qu'il met en place le plan très rapidement il y a cet accord qui est en train de jouer. Voilà un plan pour les gros rouleurs, pour les spectateurs, des mesurettes on l'avait déjà dit ici mais il a mis quand même du temps à réagir. Au début il a réagi par le déni en disant il n'y a pas de problème puis après il met en place son plan.

Là ce que l'on voit c'est qu'effectivement sur les marchés pétroliers ça a légèrement baissé sur les prix de l'essence ça a baissé mais on n'est pas encore en dessous des prix d'avant crise et on va voir tout est lié au fait que l'accord tienne ou pas mais les marchés financiers ont intérêt à du mouvement donc là comme ça se dégonfle un peu suite à cette bonne nouvelle peut-être que dans quelques mois ça repart à la hausse. Mais ce qu'il faut dire, et ça c'est important à le dire pour la première fois nous avons une baisse de la consommation des carburants quand les prix du pétrole augmentent. Ça ne s'est jamais vu.

Normalement quand les prix du pétrole augmentent, les prix de l'essence augmentent et les gens ils sont obligés d'aller prendre leur voiture. Là il y a eu un ajustement. C'est-à-dire que l'ajustement n'a pas été pris en charge par l'État comme d'habitude il a été pris en charge par le consommateur qui a refusé de faire des déplacements qui a probablement fait du covoiturage, du télétravail qui a renoncé à des déplacements peut-être parfois même plus ou moins essentiels de loisirs etc. Donc là justement pour la première fois a été supporté par le consommateur parce que le gouvernement n'a pas fait grand-chose.

4:35
Présentateur

Quand on entendait Emmanuel Macron pendant cette interview on voit qu'il parlait beaucoup de la conjoncture internationale qui peut permettre ou pas de faire baisser les prix comme si on ne pouvait pas mettre d'action en place par l'État ou pas parler de ce sujet des super profits parce qu'on le rappelle les prix à la pompe ils n'augmentent pas par magie ou parce que l'essence coûte plus cher. Il y a aussi le fait qu'entre deux il y a quand même un pétrolier qui se fait des super profits et il faut en parler. On n'en a pas du tout parlé de ce genre de choses.

5:00
Guillaume Porcher

Non. Et d'ailleurs même on a tout l'épisode de l'inflation à partir de 2022 avec le conflit entre la Russie et l'Ukraine où tous les prix ont augmenté, les prix y compris de l'alimentation où il y a eu un ajustement majeur de la part des consommateurs et beaucoup de gens qui nous écoutent n'ont probablement pas été augmentés ou pas été augmentés au niveau de l'inflation c'est-à-dire qu'ils ont perdu des équivalents de mois de pouvoir d'achat. Un salarié qui n'a pas été augmenté depuis 2020 a perdu l'équivalent de deux mois de pouvoir d'achat deux mois de salaire de pouvoir d'achat.

Et beaucoup de gens se reconnaissaient peut-être pas perdu deux mois mais peut-être perdu un mois, trois semaines enfin les gens ont perdu du pouvoir d'achat ils ont dû s'adapter et de l'autre côté les distributeurs, Leclerc, Total, etc. ont fait des profits records. Donc on voit très bien que dans l'inflation il y a eu un conflit de classe très très fort et là c'est pareil. Là l'essence a été les gens ont moins consommé mais derrière vous avez eu des profits, des super profits des gens pétroliers.

5:54
Présentateur

Le Rassemblement National propose lui une baisse de la TVA t'en penses quoi de cette solution ?

5:57
Guillaume Porcher

On a bien vu que ça ne fonctionnait pas parce que la première des choses c'est que comme la consommation a baissé et que la TVA dépend de ça et bien probablement que les rentrées budgétaires auraient diminué. Non, en fait... Oui, c'est pour pas certains qui ont problème. Non, et puis à partir du moment où vous baissez des rentrées compte tenu de l'idéologie du RN il faut me dire où est-ce qu'ils coupent parce qu'ils veulent baisser sur les impôts sur les sociétés pour plaire au MEDEF là ils allaient baisser la TVA non, c'est la solution de faciliter ça.

La vraie question ça aurait été de bloquer les prix pour qu'il y ait un prix lisible sur le long terme et de réajuster ce prix en fonction des mouvements pour que la perte ne soit pas trop forte pour l'État mais pour aussi établir un rapport de force avec les distributeurs notamment les distributeurs en position de force comme c'est le cas de grands groupes comme Total.

6:45
Présentateur

Emmanuel Macron lui a proposé de diversifier les chemins d'approvisionnement pour ne pas être dépendant du détroit d'Hormuz qu'est-ce que t'en penses ?

6:52
Guillaume Porcher

Ça a créé des nouvelles voies de business quand même sur le pétrole la France n'est pas très dépendante du détroit d'Hormuz elle n'est dépendante qu'à 10% seulement de son pétrole la majorité du pétrole français vient d'Afrique puis aussi un peu des Etats-Unis et d'ailleurs après la vraie question qui se pose c'est la question du diesel où nous avons une dépendance aux importations du diesel qui était au début en Russie et qui maintenant est plutôt au Moyen-Orient et ça c'est la vraie question encore une fois de la planification et de l'outil industriel pendant très longtemps on a fermé les raffineries on a fermé quasiment la moitié de nos raffineries ces 30 dernières années on nous expliquait que ça ne servait à rien de maintenir ces raffineries parce qu'on pouvait importer du pétrole des produits raffinés de Russie ou du Moyen-Orient là on voit bien le résultat et la vraie question c'est qu'aujourd'hui l'outil de raffinage français n'est pas adapté à la consommation de carburant français ce qui veut dire qu'on exporte du super on importe du diesel ce qui est parfaitement idiot les raffineries doivent être normalement adaptées à ce que l'on consomme sur place et ça c'est une question qui dure depuis une dizaine d'années et rien n'a été fait non plus

7:54
Présentateur

ça a également été un sujet dans cette interview entre les menaces de droits de douane par Donald Trump sur le vin en représailles de notre taxe sur le numérique Emmanuel Macron lui prône le dialogue il faut discuter etc. plutôt que le rapport de force Jean-Luc Mélenchon lui a plaidé de se passer des Etats-Unis est-ce qu'on peut vraiment se passer des Etats-Unis Thomas ?

8:11
Guillaume Porcher

On ne peut pas s'en passer complètement aujourd'hui parce qu'on est très dépendant du digital par exemple on est complètement dépendant du digital les téléphones que nous avons sont dans une grosse partie les téléphones américains mais il faut trouver un moment un chemin pour aller vers l'indépendance c'est-à-dire pareil encore une fois se dire dans quel secteur nous voulons avoir moins de dépendance vis-à-vis des Etats-Unis alors le digital c'est foutu sur l'IA il y a une vraie question sur d'autres choses il y a aussi des vraies questions mais là on reste dans une économie qui est fortement intégrée on courbe un petit peu le dos en disant bon Trump va passer puis il y aura quelqu'un d'autre après et ça va revenir à la normale la réalité c'est qu'aujourd'hui dans l'instabilité du monde c'est que sur des secteurs stratégiques il faut qu'on ait aujourd'hui une indépendance et c'est cette indépendance qui nous permettra d'établir un rapport de force la Corée du Sud arrive plus facilement à établir un rapport de force avec par exemple la marque iPhone parce qu'elle a Samsung et donc elle a un substitut nous nous avons établi un rapport de force qui n'en est pas un puisque Apple a payé très peu d'impôts en Irlande tout en distribuant ses téléphones parce que nous n'avions pas d'autre substitut donc c'est ça l'important c'est d'avoir une certaine souveraineté dans les secteurs dits stratégiques comme ça nous pouvons passer nous pouvons nous passer des Etats-Unis après sur la filière vin c'est un mauvais coup pour la filière vin mais en même temps les champagnes etc alors 100% c'est énorme mais un champagne restera toujours un champagne ceux qui l'achètent peuvent peut-être payer un petit peu plus cher c'est un produit dit de luxe donc c'est des produits en fait pour le vin ça peut peut-être poser problème parce qu'il y a un substitut du vin californien mais pour le champagne avec la marque champagne même un peu plus cher les gens qui achètent déjà du champagne achèteront toujours probablement du champagne

9:49
Présentateur

Comment on deal économiquement avec la première puissance mondiale gérée par un milliardaire d'extrême droite en fait parce que tu disais que nous on était dépendants sur des domaines mais est-ce qu'on peut quand même instaurer un rapport de force dans le sens où il y a quand même une interdépendance parfois

10:02
Guillaume Porcher

C'est très difficile plus il y a de l'interdépendance plus c'est difficile d'établir des rapports de force donc là c'est un jeu vraiment où on doit un petit peu avancer sur un autre etc surtout dans le cas des Etats-Unis qui est quand même la première puissance mondiale dont l'Europe dont l'Europe dépend énormément en termes de protection militaire avec à l'intérieur de l'Europe des intérêts divergents concernant les Etats-Unis donc c'est très difficile de dire au revoir c'est très très difficile mais après il faut que sur certains secteurs on établisse une indépendance pour pouvoir justement être libre voilà et c'est pareil pour d'autres pays à partir du moment où on est dans le commerce international que nos économies sont imbriquées les unes avec les autres ce qui était le but de départ nous créons des dépendances très fortes et donc quand il y a un revirement politique ça crée les tensions que nous connaissons aujourd'hui mais c'est pas pour ça qu'il faut se coucher il faut continuer à avancer sur les points sur lesquels nous voulons avancer

10:53
Présentateur

Pendant cette interview le chef de l'Etat a également essayé de défendre son bilan national pas une masse à faire Emmanuel Macron a notamment affirmé que le chômage baissait plus vite que chez les voisins européens il parle notamment de l'Italie de l'Allemagne etc pour se défendre sur le chiffre du chômage qui remonte qu'est-ce que t'en dis ? ça c'est fou

11:09
Guillaume Porcher

ça c'est clairement faux en fait quand Emmanuel Macron a pris la France la France revenait à peine à son niveau de richesse d'avant crise c'est-à-dire qu'on avait vécu vraiment une descente comme ça et la richesse revenait à son niveau d'avant crise donc on était sûr que même si ça n'avait pas été lui que les emplois allaient se recréer par effet de rattrapage parce que dans cette période entre 2008 et 2016 on a eu 1,5 million de chômeurs en plus qui allait être réabsorbée par l'économie parce qu'elle revenait à son niveau de richesse d'avant crise cette courbe comme ça c'est vu dans tous les pays dans tous les pays on rattrapait alors il y a des pays qui ont eu plus l'Italie a eu un peu plus de je crois que c'est 1,7 1,8 million de chômeurs l'Espagne c'est 3 millions de chômeurs dans cette période-là et ils ont tous rattrapé leur niveau d'avant crise et quand on regarde les créations d'emplois dans la zone euro elles ont été plus fortes dans les autres pays que chez nous donc en fait pour résumer tout le monde suit la même courbe c'est-à-dire chômage et ça rattrape tous les pays de la zone euro ce qui veut dire que c'est pas dû uniquement à Macron mais c'est dû plutôt à la conjoncture et ensuite les autres pays ont créé plus d'emplois que nous n'avons créé en France donc on peut pas dire ça

12:21
Présentateur

parce qu'en plus Emmanuel Macron il défend une réindustrialisation il dit qu'on crée des emplois qu'on crée des entreprises ça aussi ça se débugne qu'on en a parlé pour l'année 2025 on le rappelle le solde net d'ouverture et d'extension d'usines est de plus 19 en gros il y a eu 158 extensions 103 ouvertures 160 fermetures et 82 réductions donc en fait si on prend que les ouvertures et les fermetures il y a eu en 2025 plus de fermetures de sites que d'ouvertures c'est juste avec les extensions qu'on arrive à remettre le solde en positif

12:51
Guillaume Porcher

exactement en fait les critères de calcul retenus par le gouvernement sont des critères de calcul qui prennent en compte les extensions pour dire qu'il y a un solde net positif en réalité quand on regarde ouverture fermeture on est sur un solde négatif il y a eu en disant toute la vérité depuis 2015 une forme de solde net positif mais pas quelque chose d'énorme avec le CICE etc en partie mais aussi avec surtout le retour conjoncturel de niveau de richesse d'avant crise mais ça s'est très vite ça s'est très vite refermé et là Emmanuel Macron terminera son quinquennat avec un solde négatif donc la réindustrialisation elle a été très brève très très faible et aidée par des milliards d'argent public donc il faudrait aussi évaluer le coût de cette petite réindustrialisation qui s'est refermée depuis 2024 et qui repart dans le négatif en termes de perte de deniers publics

13:47
Présentateur

parce qu'on parle de dizaines de milliards de recettes perdues par an par baisse d'impôt par subvention par allègement des cotisations etc

13:55
Guillaume Porcher

pour quel effet pour un effet très faible et qui s'est refermé et qui est terminé par contre les pertes elles sont bien réelles elles vont se poursuivre

14:04
Présentateur

et puis ça n'a pas loupé Emmanuel Macron s'en est aussi pris au modèle social qu'il faut continuer à réformer dit-il disons détricoter plutôt il faut s'attaquer aux retraites qui coûtent trop cher dans un pays qui vieillit je te refais pas la chanson il faut un pays puissant on est d'accord que c'est du bouchy de cette histoire de modèle social qui coûte trop cher

14:21
Guillaume Porcher

en fait c'est toujours la même chose il dit il faut réformer le modèle social pour que la France aille mieux en réalité quand on regarde le modèle social depuis qu'il a été créé depuis l'après-guerre je pense que la France lui doit plus qu'il n'a coûté et puis il devrait rappeler que pendant le Covid c'est quoi qui a tenu l'économie c'est le modèle social son ministre de l'économie il n'y a pas si longtemps disait encore que la France résistera bien parce qu'elle a des amortisseurs sociaux mais c'est vrai c'est à dire que nous avons fait aussi une meilleure croissance que nos pays voisins avec une géopolitique qui était vraiment contre nous grâce aux transferts aux amortisseurs sociaux donc je ne comprends pas pourquoi Macron a cette obsession de s'attaquer enfin je comprends parce qu'on comprend très bien derrière il y a un point de vue politique parce que le modèle social c'est l'impôt c'est la redistribution et je pense que Macron est très foncièrement libéral et donc contre ça mais c'est pas étonnant après il y a toujours la même chose on relie modèle social et perte de croissance alors que quand vous regardez en fait vous comparez des pays avec des modèles sociaux différents de nous vous avez des résultats de croissance qui peuvent être parfois meilleurs chez les pays qui ont un modèle social fort comme la Suède et même comme nous

15:30
Présentateur

c'est surtout que il est censé quand même avoir quelques billes en économie c'est pas un modèle social qui fait mal à la croissance c'est une politique austéritaire quand on n'investit pas et quand on n'injecte rien ou qu'on injecte des cadeaux bah forcément l'activité peut pas repartir

15:43
Guillaume Porcher

exactement surtout quand on n'injecte rien dans une conjoncture faible donc là c'est la pire des choses et surtout quand on fait des économies dans une conjoncture faible c'est la pire des choses et tu fais bien de dire ça parce que dans son discours par exemple sur la dépense publique il continue à dire que c'est une part que l'on prend au PIB alimentant en fait ce mensonge comme si la France prenait 57-60% de son PIB de sa richesse créée pour la dépense publique il a dit oui nous sommes le pays qui prend la plus grande part de la richesse créée pour les retraites non mais c'est faux c'est pas ça c'est pas comme ça que ça se passe c'est pas une part qu'on prélève et il resterait le reste du gâteau pour d'autres non non c'est des indicateurs qu'on compare avec une mesure on l'a déjà expliqué ici avec une mesure qui est connue et là il continue à dire ça pour alimenter la suspicion autour du modèle social qui coûte très cher et de la richesse qui serait partagée trop en faveur du public plutôt que le privé ce qui est faux le privé reste très largement majoritaire en France encore

16:44
Présentateur

en quoi modèle social et puissance d'un pays sont liés en fait pourquoi lui il crée ce lien entre la France doit être puissante du coup on doit casser le modèle social

16:52
Guillaume Porcher

je pense pour une raison idéologique parce que le but pour lui c'est

16:55
Présentateur

il dit la France il dit pas les français

16:56
Guillaume Porcher

oui oui normalement pour moi je pense qu'un pays puissant c'est un pays justement qui arrive à protéger dans les moments de crise y compris quand des gens sont exclus du marché du travail ou quand des gens sont malades arrive à protéger ces gens là ça a été le but d'ailleurs de la création du modèle social lui s'il part du principe que ça c'est un frein pour moi c'est un problème et d'ailleurs lui il a contribué à créer des freins autour du modèle social à l'affaiblir en faisant les baisses d'impôts que nous avons dit et on voit les résultats les résultats ne sont pas ce qu'il nous avait promis au départ donc il ferait mieux de faire son autocritique plutôt que de dire voilà et puis après il faut encore une fois écouter les français la question du modèle social est dans les priorités des français les inquiétudes comme les envies de le préserver c'est dans les priorités des français donc on ne peut pas aller contre son peuple constamment

17:45
Présentateur

je le rappelle souvent mais le modèle social ce n'est pas un cadeau c'est juste pour essayer et ça ne fonctionne pas de pallier des inégalités c'est à dire qu'à la naissance on n'est pas tous égaux en droit et en richesse il y a le fait aussi que par rapport au travail qu'on fait une aide soignante elle gagne 1500 un emploi en marketing c'est 4000 enfin c'est des trucs peut-être un peu bateau à rappeler mais le modèle social normalement il est là pour pallier ce genre

18:06
Guillaume Porcher

d'inégalités factices ça fonctionne bien

18:08
Présentateur

il y a quand même un appauvrissement aujourd'hui

18:11
Guillaume Porcher

les inégalités réaugmentent mais grosso modo il y a une distribution très forte en France qui font que les écarts de salaire se réduisent très fortement que les taux de pauvreté d'un enfant né pauvre le taux de pauvreté des enfants c'est quoi 24-25% et que vous le passez à 7% après redistribution donc ça fonctionne bien il faut le préserver et après bien sûr il faut l'améliorer parce que la population va vieillir etc. et donc il va falloir la prendre en charge

18:34
Présentateur

et justement sur la population qui vieillit c'était l'argument d'Emmanuel Macron de dire on a une France qui vieillit donc on peut pas continuer à financer les retraites comme ça

18:40
Guillaume Porcher

alors j'ai pas compris ça parce que si la France vieillit il faut justement avoir parce que si la France vieillit et qu'on arrête de financer les retraites ça veut dire très clairement qu'on veut que les retraités soient plus pauvres donc c'est ça qu'il faut dire si on donne moins d'argent pour les retraités et que la France vieillit on veut que les retraités soient plus pauvres et en plus d'ailleurs il a découlé de ça a découlé une question sur l'hôpital où il a dit encore que c'était mal géré qu'il fallait plus individualiser les choses alors là

19:04
Présentateur

que les gens prennent leurs responsabilités

19:05
Guillaume Porcher

que les gens prennent leurs responsabilités ça c'est très problématique comme si on choisissait d'être malade parce que si la population vieillit les maladies graves vont augmenter les maladies graves sont des maladies très coûteuses avec des nouveaux traitements et donc la vraie question c'est voilà est-ce qu'on veut les soigner ou pas moi je pense que on a une population qui vieillit donc il faut donner plus d'argent aux retraites parce qu'elle vieillit sinon on sait très bien on va le redire ici s'ils sont plus pauvres ceux qui n'ont pas de famille vont travailler jusqu'à ce que mort s'en suive ceux qui ont un patrimoine vont vivre de leur patrimoine et ceux qui ont des enfants qui peuvent payer pour eux et bien c'est les enfants qui vont sortir de l'argent ils vont donner de l'argent de poche à leurs parents ça revient vraiment au même là on a décidé de collectiviser tout ça pour que ce soit plus juste et c'est le cas on a écarté de la pauvreté un grand nombre de nos seniors et il faut que ça se poursuive donc s'il y a plus de vieux et qu'on réforme les retraites ils vont être plus pauvres si on réforme en plus la santé ils risquent d'être plus malades alors si c'est ça l'avenir on le dit comme ça et si les gens votent pour ça et bien ils votent en se regardant la glace voilà on a mes consciences en se regardant la glace tous les matins

20:04
Présentateur

et puis encore une fois on demande aux gens de se responsabiliser s'ils sont malades juste après le scandale cadmium juste après la pollution et des chaleurs impossibles dans les écoles et les hôpitaux enfin en fait à chaque fois il faut juste prendre il faut dézoomer sur ah bah oui il faut que les gens prennent leur responsabilité pendant que je fais rien par rapport à la pollution ou des scandales sanitaires ça marche pas comme ça est-ce que dernière question la France est plus puissante sous Macron parce qu'il a beaucoup parlé de puissance Emmanuel Macron

20:28
Guillaume Porcher

non moi je ne crois pas en fait des personnes sont devenues plus puissantes une minorité s'est enrichie très fortement une minorité mais ça vous le voyez vous le constatez presque dans votre vie de tous les jours une minorité s'est enrichie très fortement une majorité s'est appauvrie et ça vous le constatez aussi quand vous vivez dans la vraie vie vous le constatez les modes de consommation des gens ils vont moins en vacances il y en avait déjà pas beaucoup qui n'avaient pas en vacances mais ce qui marche c'est les premiers prix partout les hard discounters etc les modes de consommation donc la classe moyenne s'est affaissée très clairement la classe moyenne et on a une classe de riches qui s'est très fortement enrichie donc Macron a rendu plus fort une partie des gens mais cette partie des gens c'est une minorité c'était pas la France

21:13
Présentateur

très très minoritaire et très majoritaire en termes d'accaparement des richesses

21:17
Guillaume Porcher

bien sûr

21:18
Présentateur

merci à vous chez vous le média je le rappelle a besoin de vous nous devons réunir 10 000 donateurs mensuels avant le 30 juillet pour assurer la survie du média à un an de 2027 garantir un média audiovisuel indépendant qui produit un véritable contre-discours est vital pour la démocratie alors faites partie des 10 000 sauvez le média à partir de quelques euros par mois et défiscalisable rendez-vous sur capsurdica.lemédiatv.fr spectateurs, abonnés, donatrices et sociaux je vous dis à la semaine prochaine