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Podcast / conversationBACKSEAT· 16 décembre 2023 56 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Motion de rejet, commission parentalité et quartiers populaires - L’Actu de la semaine avec Usul, Sasha et Latifa

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 18 %Attaque 57 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que la gauche a de quoi se réjouir du vote de cette motion ?

  • 12:08OuverteRéponse directe

    Est-ce que la gauche a de quoi se réjouir du vote de cette motion ?

  • 15:24OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il ne manque pas un grand mouvement populaire pour rappeler au retrait du texte ?

  • 22:17RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça rend pas long sur l'incapacité du gouvernement à gouverner ?

  • 27:49RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça rend pas long sur l'incapacité du gouvernement à gouverner ?

  • 30:12OuverteRéponse directe

    Latifa, tu as rencontré Emmanuel Macron la semaine dernière. C'est ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:19PrésentateurChiffre
    « Une motion de rejet a été adoptée sur la loi immigration. 270 voix contre 265 s'est passé, ricrac. »
  • 8:11PrésentateurFait
    « C'est exactement ce qu'a dit Ciotti. Il a dit que ce texte, nous ne voterons jamais ce texte. »
  • 9:54InvitéFait
    « la motion à la base a été rédigée par les écolos. Il y avait même écrit dedans que le texte était trop bourrin, trop d'atteinte aux droits des étrangers. »
  • 10:48InvitéChiffre
    « l'extrême droite vote en majorité, en tout cas beaucoup plus que la NUPES pour les projets de loi du gouvernement. »
  • 12:41InvitéFait
    « Le texte n'en ressortira que plus dur parce qu'il est évident que le gouvernement ne va pas choisir la ligne un peu plus à gauche de ce texte. »
  • 22:55PrésentateurChiffre
    « Il y a eu trois démissions. Agnès Martial du CNRS, Claude Martin, sociologue spécialiste de la parentalité et Irène Thiry, sociologue de la famille, ont démissionné de cette commission parentalité. »
  • 23:07PrésentateurFait
    « regretter que les travaux ne soient placés sous l'égide que des méthodes répressives »
  • 29:18InvitéChiffre
    « le gouvernement a fait appel à un cabinet de conseil pour travailler sur le même dossier, payer 425 000 euros à peu près. »
  • 29:18InvitéChiffre
    « payer 425 000 euros à peu près. »
  • 29:29InvitéFait
    « ce qui avait été rendu par le cabinet de conseil était juste nul à chier en fait. »
  • 30:49InvitéFait
    « Ils ont terminé 100 000 à Paris début décembre 1983. »
  • 31:55InvitéFait
    « la création des SOS Racismes et la carte de séjour de 10 ans. »
  • 39:14InvitéChiffre
    « on en parle à hauteur environ de 1 à 2% d'espaces médiatiques des sujets d'écologie »
  • 39:22InvitéChiffre
    « la crise du Covid ça avait occupé jusqu'à 75% de l'espace médiatique pendant la crise sanitaire »
  • 40:10InvitéFait
    « un reportage sur France Télévisions qui était filmé d'une manière qui était assez aberrante, qui mettait en scène les militants écolos comme des fous dangereux qui allaient en prison »
  • 45:26InvitéFait
    « on a beaucoup parlé de technosolutionnisme dans le cadre de la COP28 »
  • 49:10InvitéFait
    « le pilote est un député PS qui s'appelle Stéphane de Lautrette »
  • 49:33InvitéPromesse
    « on a bien sûr le quota initial qu'on a conservé »
  • 52:52InvitéFait
    « le climatocétisme n'est pas répréhensible et puni par la loi »
  • 54:13InvitéFait
    « il y a un média récemment qui a dit n'importe quoi sur la vaccination »
  • 54:30InvitéFait
    « si on continue de nier l'existence du réchauffement climatique ou son origine humaine, ça risque de mettre en danger la capacité de la société à agir »

Temps de parole

  • Invité25 %
  • Présentateur24 %
  • Invité 222 %
  • Invité 318 %
  • Invité 411 %

6,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Cette émission a été rendue possible par le CNC et par la Commission nationale du débat public. Estivale ? Non, pas estivale, c'est l'autre justement. Hivernale. Très hivernale. On va faire une pause d'un mois. Un mois pendant lequel il n'y aura pas backseat. Ce soir, c'est la dernière. Du coup, avant, c'est un mois de pause pour ce repos bien mérité pour toutes les équipes. Pensez à vous abonner si vous regardez cette vidéo sur YouTube. 50% des gens qui regardent l'émission sur YouTube ne sont pas abonnés à la chaîne. C'est dommage parce qu'être abonné, ça vous permet d'être notifié des nouvelles vidéos qui arrivent les unes après les autres. Donc, profitez-en.

Chers amis, je suis sur ce plateau très très bien entouré. J'ai le plaisir d'être avec Latifa. Salut Latifa.

1:07
Invité

Salut Jean.

1:08
Présentateur

Latifa, tu es la directrice exécutive du mouvement. Oui, c'est ça. Est-ce que tu vas bien ?

1:13
Invité

Ouais, je vais bien, je vais bien. Ce soir, je suis en week-end. Donc, si vous pouvez terminer rapidement.

1:18
Présentateur

D'accord, carrément.

1:20
Invité

Je suis pour la semaine de 4 jours.

1:21
Présentateur

Eh ben écoute.

1:22
Invité

Je suis avec toi.

1:23
Présentateur

Ouais, j'avoue, ça ferait plaisir. Mais après, t'es en vacances ? Non, non, non, t'es pas en vacances directes. Ok, d'accord. On est aussi avec Usul. Salut Usul.

1:29
Invité

Bonsoir.

1:30
Présentateur

Tu vas bien ?

1:30
Invité

Oh, la méga patate.

1:34
Présentateur

Chroniqueur sur Backseat. On te retrouve pas mal aussi sur Blast avec Rhinocéros. Et depuis la semaine dernière, t'as une nouvelle émission qui s'appelle La France à peur.

1:41
Invité

Oui, pour l'instant, c'est une mensuelle. On essaye. Blast essaie de lancer sa chaîne YouTube. Twitch. Twitch, bien sûr. Pas grave. Twitch. Et vos trucs de jeunes, là, moi, je me retrouve plus. Et donc, on a fait une première. Voilà, c'est une émission de deux heures, de plateau. On revient sur certains contenus de Blast. Et puis, après, on a un invité en deuxième partie. Donc là, on a fait une première. C'est très bien passé avec Yoann Chapoutot. Le replay est disponible sur la chaîne Twitch de Blast.

2:04
Présentateur

Yoann Chapoutot, c'est un historien spécialisé de la Seconde Guerre mondiale, du nazisme, même précisément, du nazisme. Excellent historien. Et donc, c'est chouette, non ? Mais bravo pour cette nouvelle émission. Bravo à toi et à Blast.

2:15
Invité

Bah, merci. C'est vrai que moi, j'ai pas l'habitude. C'est moi qui anime. C'est moi qui lance des jingles qui se lancent pas. Tu ressens cette solitude infinie. C'est ça. Mais c'est très sympa à faire. C'est très marrant. Je comprends que tu te plaises ici. Dans cet exercice.

2:31
Présentateur

En tout cas, ça me fait super plaisir de vous avoir sur le plateau avec moi. On est aussi avec Sacha. Salut, Sacha. Salut, Jean. Ça va ? Ça va, et toi ? Ouais, Sacha, tu es journaliste sport à France Télé. Est-ce que tout roule pour toi ?

2:42
Invité

Oui, oui, oui. Moi aussi, je suis en week-end ce soir. Bientôt les vacances ? Pareil que là, tu vas. Si tu es à 22h, on peut avoir tout bouclé. C'est cool. On aura tout bouclé. Ouais, week-end ce soir, mais pas les vacances encore.

2:53
Présentateur

D'accord, ok. Les amis, j'ai des cadeaux pour vous. J'ai des cadeaux pour vous. Les cartes. Les cartes backseat. Les cartes du club backseat. Ça fait partie des contreparties lorsque vous faites partie du club backseat sur Kissisbankbank. Donc, vous soutenez l'émission. Vous recevez par la poste une carte backseat. Et donc, je vous remets vos cartes. Énorme ! Chaque chroniqueur en a un. En a une, pardon. Elles sont numérotées. Elles sont numérotées, absolument. Moi, j'ai la numéro 1. Et pour vous, chers amis, chez vous, sachez que nous sommes en train de vous les envoyer. On a fait tout l'atelier de mise en pli.

Donc, on s'est fait chier il y a quelques jours à faire un nombre incalculable parce que moi, je dois signer les courriers parce que vous recevez la carte avec un courrier.

3:30
Invité

Jules, tes numéros combien ? 300 000 021. 021 ? Tu veux mon code aussi ? On ne peut rien faire avec cette carte.

3:40
Présentateur

Alors, cette carte vous donne accès au public une fois par semaine sur les places réservées. Mais il faut vous inscrire avant quand même. Et cette carte pourra vous donner accès à des événements qu'on organisera avec des partenaires. C'est aussi ça le but. Ah oui, c'est mes moments préférés. Les trucs qui s'organisent, que ce soit à la Bellevilloire ou nos événements spéciaux à nous, si on organise des événements spéciaux, le fait de posséder une carte vous permettra d'y entrer.

4:01
Invité

Et bravo pour le travail de marmotte sur la mise en pli.

4:04
Présentateur

Et du coup, on a fait de la mise en pli. J'ai signé de ma main 700 ou 800 courriers. Ce n'est pas un truc de cheveux, la mise en pli ? De quoi ?

4:11
Invité

Ce n'est pas un truc de cheveux, la mise en pli ? De cheveux ? Pas que, oui, oui. Faire une mise en pli ? Oui, oui, oui. Je ne sais pas si c'est pour les cheveux. Dans les années 80, mais oui. Ah oui, d'accord. Tu sais, les bigoudis, tout ça. C'est ça. Voilà. Comment ? Ça se disait pour le courrier, quoi. Ça désigne quoi ?

4:28
Présentateur

Peut-être que c'est mise sous pli ? Mise sous pli ? Ah oui.

4:30
Invité

Oui, mise sous pli, c'est pour le courrier. Et mise en pli, c'est la coiffure. Voilà. Je me disais bien qu'il y avait une erreur.

4:37
Présentateur

Non, mais bien joué. Bien joué, bien joué. On s'est fait chier à faire de la mise sous pli, donc ça y est, c'est dans les enveloppes. Vous allez recevoir vos cartes. Elles vont arriver chez vous. Elles vont arriver chez vous. Qu'est-ce que je voulais dire ? J'en profite du coup pour vous rappeler de soutenir cette émission. L'émission Backseat est réalisée grâce à vos dons. Ça permet de financer, donc de payer le salaire des personnes qui réalisent cette émission. Rendez-vous sur KissKissBankBank. Vous avez le lien dans la description de la vidéo YouTube, du podcast. Et dans le chat, vous avez le lien également. Vous aussi, faites un don mensuel pour soutenir Backseat.

C'est grâce à vous et à nos partenaires qu'on réussit à faire cette émission.

5:11
Invité

Une petite anecdote un peu marrante, parce que je suis comme vous, je suis claqué. Je me suis levé à 6h30 pour prendre mon train ce matin, parce que j'animais un stream pour la CGT ce midi, à 11h. Et j'arrive, je suis creux, je me suis levé à 6h30. Il m'a fait comme des milliers de travailleurs. Je fais OK, ça rigole pas à la CGT. On peut pas se plaindre qu'on s'est levé tôt. Et donc voilà, un peu claqué comme tout le monde, mais j'ai pas le droit de me plaindre. Il était moustachu ou pas ? Non, non, mais enfin quand même, il était sincère, je crois.

5:46
Présentateur

Bon, les amis, ça vous dit qu'on parle de politique ? Allez, c'est parti. Pour l'actualité de la semaine. Bon, alors, premier sujet. Oui, on va tous claquer, mais de toute façon, on va parler d'un sujet qui va nous passionner, c'est le gouvernement. Allez. On adore. Non, le premier sujet, c'est qu'est-ce qui s'est passé, bordel de merde ? Lundi, journée difficile pour le gouvernement, et particulièrement pour Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur. Une motion de rejet a été adoptée sur la loi immigration. 270 voix contre 265 s'est passé, ricrac. Mais s'est passé. Une motion de rejet préalable a donc dégagé le texte de loi immigration.

Alors ça, s'il y a bien un truc auquel je m'y attendais pas, c'était bien qu'une motion de rejet soit adoptée. Mais on a finalement, mais personne s'y attendait, absolument personne s'y attendait, même pas les opposants. Je vous rappelle, pour essayer de faire les choses simples, que quand un texte arrive en discussion à l'Assemblée nationale, il commence par être travaillé en commission. La commission commence à adopter des amendements, commence à modifier le texte et tout. Mais la commission, ce n'est qu'un groupe de travail avant le vrai grand galaud d'essai, enfin, pas galaud d'essai, le vrai grand moment important qui va être la séance publique.

En séance publique, où là, il y aura à nouveau le travail d'amendement qui va pouvoir être fait par les députés, le vote, le débat, on modifie le texte, on le vote, on avance, etc. Au moment où le texte sort de commission et arrive en séance publique, on commence par ce qu'on appelle la discussion générale. Et dans la discussion générale, il y a la possibilité de déposer ce qu'on appelle des motions de rejet. Motion de rejet, c'est tout simple, c'est un texte tout simple d'une ligne qui dit « le texte est rejeté ». Il est motivé quand même, il faut le motiver.

Oui, il faut le motiver, mais c'est justement la raison pour laquelle il y a toujours une motion de rejet qui est déposée par les opposants au gouvernement. C'est normal parce que ça donne l'opportunité aux oppositions de prendre la parole une première fois sur le texte, sur l'ensemble du texte, avant d'entrer dans le détail, pour dire globalement à quel point on n'est pas d'accord avec le texte. Ceux qui ne sont pas d'accord avec le texte votent la motion de rejet. Ceux qui sont d'accord avec le texte ne votent rien. Et donc, normalement, classiquement, ça va se passer normalement, la motion de rejet est rejetée.

Les motions de rejet sont tout le temps rejetées parce qu'il n'y a jamais assez de voix pour les adopter. Sauf lundi. Lundi, il s'est trouvé qu'une motion de rejet, si je ne dis pas de conneries, c'est la motion de rejet des écolos. Oui, absolument. C'est celle des écolos. Elle a été votée par un panel de gens très différents pour des raisons très différentes. On a un peu la gauche qui trouvait que le texte était trop à droite et la droite qui trouvait que le texte était trop à gauche. C'est pas ça. C'est exactement ce qu'a dit Ciotti. C'est exactement ce qu'a dit Ciotti. Il a dit que ce texte, nous ne voterons jamais ce texte.

Il a été trop modifié par la jambe gauche de la Macronie qui a le pouvoir sur le gouvernement.

8:23
Invité

Genre Sacha Oulier, il a une influence sur Darmanin. Il faut qu'il cite ses sources aussi

8:28
Présentateur

parce que ça m'intéresserait de savoir comment il a appris ça, lui. Donc, c'est exactement ce qui s'est passé. C'est que la motion de rejet des écologistes a été votée par toute la gauche, toute la gauche nupesse, mais aussi par les Républicains, mais aussi par le Rassemblement National. Et quand on additionne toutes les voix, ça fait une majorité, 270 voix. Et voilà que le gouvernement se retrouve... Gros gens comme devant.

8:50
Invité

Dans la panade.

8:51
Présentateur

Dans la merde. Mais oui, dans la merde, parce que plus de texte. Donc, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, prend sa bagnole, se rend à l'Elysée pour présenter sa démission au président de la République. Ce cirque. C'est normal.

9:01
Invité

Quel moment de grâce à suivre en direct à la télé.

9:04
Présentateur

Ah ouais, j'ai pas vu le direct. Mais c'est normal de remettre sa démission au président de la République lorsque l'on est désavoué par le Parlement. On vient de perdre un vote extrêmement important à l'Assemblée Nationale. On est désavoué. On va voir le président de la République à qui on remet sa démission. Et pas le Premier ministre. Tout à fait logiquement. Non, parce que c'est le président de la République qui est le Premier ministre. Et logiquement, le président de la République a refusé cette demande de démission. Il a conservé Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur. Il l'a, je sais pas, renforcé dans ses attributions.

Et le gouvernement se retrouve dans la merde avec un texte qui a été rejeté une première fois à l'Assemblée Nationale. Donc très affaibli, en réalité, le gouvernement, non ? Si, si, ah bah oui, complètement.

9:44
Invité

Musul. Bah c'était le but du Rassemblement National. C'est surtout eux qu'on tergiversait aussi toute l'après-midi. Jusqu'à la dernière minute, oui. Voilà, en se demandant. Parce qu'en effet, il faut préciser, la motion à la base a été rédigée par les écolos. Il y avait même écrit dedans que le texte était trop bourrin, trop d'atteinte aux droits des étrangers. En fait, il y avait deux textes en fait.

10:06
Présentateur

C'est une différence fondamentale entre les écolos, entre la gauche et l'extrême droite au Parlement. C'est qu'au Parlement, l'extrême droite n'a aucun problème à voter des textes de gauche. Alors que la gauche rechigne toujours à voter des textes racistes, par exemple.

10:15
Invité

Oui, c'est ça qui est extraordinaire. C'est-à-dire que c'est la gauche qui propose le texte et l'extrême droite qui s'y rallie. Et on dit à la gauche « Vous votez avec l'extrême droite ! » Jamais on dit à l'extrême droite « Vous avez voté avec la gauche, c'est honteux. Vous avez voté avec les cutéreux, les étudiants, les chevelus, les communistes. » Non, non, c'est encore la faute à la gauche. C'est extraordinaire. Oui, pire que ça, même. Latifa ? Il a été reproché, notamment à la gauche, certains, de voter tout le temps les projets du gouvernement, etc. Alors que c'est l'extrême droite qui vote plus pour les projets du gouvernement, plus de 50%.

Il y a même eu presque ce switch à un moment donné de dire « Non, nous, on vote que de l'extrême droite, de dire « Nous, on vote tout le temps contre. » Alors que non, l'extrême droite vote en majorité, en tout cas beaucoup plus que la NUPES pour les projets de loi du gouvernement. C'est incompréhensible. Il y a eu des invectives très, très violentes en mode « Vous votez avec l'extrême droite, vous, la gauche, machin. » Et c'est vraiment parti jusqu'à ce que Cyril Châtelain, des écolos, s'est fait accuser de... On lui a dit... Alors, je ne sais pas lequel... Ah oui, vous serez tondus à la libération. Vous serez tondus à la libération. C'est Cazenave, non ? Voilà, Cazenave.

Jean-René Cazenave, c'est ça ? Je ne sais plus. Non. Jean-Pierre Cazenave. Jean-René Cazenave. Jean-René Cazenave. Jean-René. Ça, c'est un prénom Jean-René, apparemment. C'est le sien, en tout cas. Ça colle avec la phrase qu'il a dit, en tout cas. Oui, je serai tondus à la libération. Donc, voilà. Alors, c'est eux qui, factuellement, proposent des textes qui sont votés par l'extrême droite, dont le refus de la hausse du SMIC, etc. Ça, ça vote avec l'extrême droite tranquille. Mais là, il y a une motion de rejet. En fait, on a senti une surprise de leur part. Ça, c'est sûr. De la part de la majorité relative, donc de la minorité gouvernementale. Et on a senti une frustration.

Vraiment, il y a eu un truc de on est surpris, on est vénère. Et là, les coups sont partis sur la gauche, pas sur l'extrême droite. Encore une fois, je ne comprends pas. Je m'étonne.

12:06
Présentateur

Je feins de ne pas comprendre, peut-être. Sacha, à moyen terme, est-ce que la gauche a de quoi se réjouir du vote de cette motion ?

12:12
Invité

Alors, pour moi, non. Vraiment, c'est pour ça que, dans un premier temps, on voit les premières réactions et on se dit, à cette motion de rejet, on se dit, c'est cool. Il y a un peu un regain de démocratie, enfin, au sein de cette Assemblée, alors que ça gouvernait à coup de 49-3 depuis quand même plus d'un an. Et puis, quand on prend un peu de recul, on se dit, mais maintenant qu'il y a une CMP, une commission mixte paritaire, pardon, le texte n'en ressortira que plus dur, a priori. Et c'est d'ailleurs ce que Sacha Ollier a admis lui-même ce matin sur France Inter, si je ne dis pas de bêtises.

Le texte n'en ressortira que plus dur parce qu'il est évident que le gouvernement ne va pas choisir la ligne un peu plus à gauche de ce texte. Et ils vont peut-être même se rapprocher de la ligne du Sénat, avec notamment la suppression de l'AME, tout ça. Donc, non, je ne vois pas la gauche être gagnante là-dessus. Et surtout, la gauche s'est réjouie de cette motion de rejet, mais elle n'a pas été très proactive non plus à faire des propositions sur le thème. Donc, voilà. Mais après, le gouvernement peut tout à fait dire bon, ça ne passe pas, rejet du texte, on le met de côté. C'est ce qu'Emmanuel Macron a dit, si ça ne passe pas en CMP, abandon du texte.

C'est-à-dire que si le texte revient plus dur, que ce soit à cause de la CMP, où ça aurait pu être aussi un autre cheminement, où il serait revenu aussi plus dur, c'est le gouvernement qui le décide, ça. Ce n'est pas la gauche. La gauche, elle n'a pas grand-chose.

13:35
Présentateur

Pour préciser, effectivement, le texte maintenant va passer en commission mixte paritaire entre le Sénat et l'Assemblée nationale. La commission mixte paritaire est à majorité à droite. Le gouvernement va avoir intérêt pour ne pas avoir à nouveau un camouflet comme ils viennent d'avoir, parce qu'ils ne peuvent pas se le permettre. Ils ne peuvent pas se permettre de l'avoir une deuxième fois en deuxième lecture. Ils vont modifier le texte en le rapprochant du texte sorti du Sénat, c'est-à-dire en le droitisant. Le texte va ressortir de la CMP droitisée. Il faudra que cette droitisation soit suffisante pour que les députés LR ne votent pas la motion de rejet en deuxième lecture.

14:06
Invité

Et alors, même en le droitisant, je pense que ça ne va pas être si simple que ça de faire voter les députés LR, parce que le Figaro a sorti ce soir que les trois chefs, donc Marlex, Retailleau et Ciotti, des Républicains, ont envoyé une lettre à Emmanuel Macron, alors qu'ils ont rencontré Elisabeth Borne ce matin, si je ne dis pas de bêtises, en lui disant qu'il n'y a qu'une seule solution pour l'immigration, c'est une réforme constitutionnelle. Et nous n'accepterons que la réforme constitutionnelle sur l'immigration.

14:33
Présentateur

Ils veulent quoi dans l'immigration ? Le référendum. Ils veulent le référendum. Oh là là ! Il ne lâche pas cette histoire ! Il ne lâche pas du tout cette histoire.

14:39
Invité

Donc, en fait, on n'est même pas sûr que la commission mixte paritaire va bien se passer. Et qui va lâcher quoi ? À quel moment ? Je ne savais pas qu'ils étaient... Donc, en fait, ils se rongent avec la stratégie du RN qui est « On veut vous pousser à la dissolution ». C'est la stratégie du RN. Le RN vote pas. Oui, mais je n'ai pas l'impression que ça... Quand on a reçu

14:59
Présentateur

Olivier Marlex sur ce plateau, je n'ai pas senti un Olivier Marlex qui cherchait à jouer à la dissolution. Non, je ne crois pas. Je n'ai pas l'impression. C'est peut-être qu'une impression, mais je n'ai pas l'impression que les Républicains cherchent à aller en direction d'une dissolution. L'extrême droite, c'est sûr. Le RN, il votera toujours toute l'émotion possible, même les plus à gauche. Il les votera tant que ça peut aller dans le sens d'une dissolution. C'est eux qui bordélisent. Oui. En tout cas, ils ont une stratégie parlementaire qui décoiffe. Ça, c'est sûr. Latifa, est-ce qu'il ne manque pas un grand mouvement populaire pour rappeler... Le mouvement, justement.

Non, mais est-ce qu'il ne manque pas un grand mouvement populaire pour rappeler au retrait du texte ?

15:33
Invité

Mais oui, c'est ça. Moi, je pense que dans la stratégie de l'année du PES, c'est ça que je n'ai pas compris. C'est que ce soir-là, tout le monde disait « Victoire, victoire ». Donc, on a épargné deux semaines de discours xénophobes, etc. Soit. Mais comment... Enfin, Bardella et le RN étaient beaucoup plus audibles sur ces histoires de dissolution. Et d'ailleurs, on a parlé de ça tout de suite. Mais pas, en fait. Normalement, dès le lendemain, la question qu'aurait dû s'imposer dans le champ politique, c'est « retrait du texte, point ». Et en fait, tout ne doit tendre qu'à cela parce qu'on en pense qu'on en veut.

Les députés qui ont rejeté et qui ont voté cette motion représentent la France beaucoup plus que le gouvernement de manière globale. Enfin, ça, c'est factuel. C'est des gens qui ont voté. Mais qu'il n'y ait pas eu, dès le lendemain, cette mobilisation plus globale, peut-être difficile à faire. Mais en tout cas, c'est le retrait. Là, il ne peut pas... Enfin, de mettre la pression pour dire que c'est le retrait. Et puis, c'est tout en termes de stratégie politique. C'est là où j'ai été un peu, en tant que spectatrice, un peu... Ouais, où ça m'a interpellée, interrogée.

Mais en même temps, je sais que c'est parce que, finalement, avant ce projet de loi où il y a des mesures complètement abjectes, on a pu... Enfin, je n'ai pas senti non plus avant ça beaucoup de mobilisation. Il y a eu un ou deux meetings de la gauche, je crois, autour de ce projet de loi pour le rejeter. Je n'ai pas senti une mobilisation citoyenne énorme. Je n'ai pas senti une couverture médiatique qui montre à quel point ça pouvait être dangereux pour les étrangers, les immigrés de manière générale et les incohérences même, en fait, de la droite au contexte économique, etc. Donc, c'est un tout. Mais c'est vrai que, ouais, j'étais un peu... Enfin, le rejet de cette...

Enfin, le vote de cette motion de rejet, ça ne peut pas être la fin du combat, en fait. Ça ne devait être que le début pour la gauche. Après, je pense que... Sacha ? Pardon, je pense que s'il n'y a pas eu d'appel à retirer le texte en toute époque... Enfin, et basta cosi, c'est aussi que LR et RN ont un intérêt à ce qu'il y ait une loi à immigration et une énième loi à immigration. Eux sont pour avoir une loi à immigration. Donc, je pense que, voilà, la gauche veut... Enfin, la NUPES, pardon, veut complètement retirer le texte. Mais ça ne pèse pas assez par rapport à...

En termes de poids électoral et tout ça, ça ne pèse pas assez pour le gouvernement, à mon avis, face à LR et au RN qui, eux, poussent depuis des mois sur cette loi à immigration. Ça fait un an qu'on nous parle d'une loi à immigration. Voilà, je pense que le gouvernement a fait son choix dans le poids des uns et des autres. Ce serait une humiliation de s'arrêter là pour eux. Ils en ont fait une affaire personnelle. Darmanin en a fait une affaire personnelle. J'allais te demander

17:51
Présentateur

pour toi, Darmanin, il joue très très gros. On parlait de Darmanin, éventuel successeur d'Emmanuel Macron en 2027. Est-ce que là, il vient de cramer définitivement toute fin de carrière ? Honnêtement, je ne pense pas. Pour une raison très simple, c'est que les Français s'embranlent complètement de ce qui se passe à l'Assemblée nationale.

18:05
Invité

Pour lui, c'était son moment. Il a vu comme son moment de briller, d'être dans les médias, de faire ses petites tournées, de voir, voilà, on l'a voté, on verrait contre tout, etc. Et oui, c'est surtout ça. Je pense que lui, c'est vrai que ça fait un peu pétard mouillé pour lui. Il faut vous rendre compte de l'énergie qu'il avait déployée. Il y a beaucoup d'articles qui en rendent compte. Il avait appelé des députés, un parrain, LR, pour dire, vote le texte vote mon texte et je mets une gendarmerie dans ta circo parce que je suis ministre de l'Intérieur. Figure-toi que dans le baron noir, c'est une pratique ultra courante. Quand bien même, on peut quand même interroger,

18:40
Présentateur

même si ça a toujours... Oui, on a toujours fait comme ça. Oui, c'est une manière de gouverner. C'est comme ça qu'ont été votés les plus grands textes et les meilleurs. Mais bon, là, on n'est pas sur... C'est le film Lincoln, notamment, qui raconte ça sur l'abolition de l'esclavage aux Etats-Unis et qui montre comment c'était dégueulasse les négociations.

18:55
Invité

Et on sait à quel point Darmanin peut être insistant par SMS aujourd'hui. Or, c'est ce qui... 22 heures ? C'est ce dont les articles qui en parlent rendent compte aussi. C'est-à-dire, c'était vraiment, il appelait tout le monde, il insistait, etc. C'est ce que disent les députés aujourd'hui. C'est un foirage alors qu'il avait mis énormément d'énergie. Et je pense que c'était un peu ça le jeu de LR. Ça a été de dire on ne va pas se laisser faire par Darmanin qui a envoyé des signaux contradictoires. À la fois, je fais de la séduction, à la fois, voilà. Mais bon, revenons. En effet, Latifat a raison. Est-ce que la gauche peut miser sur une mobilisation populaire ? Ce n'est pas dit.

Beaucoup d'énergies militantes sont prises dans autre chose. Il y a les problèmes de salaire, d'inflation, de machin. Même les manifs palestines qui mobilisent aussi de l'énergie militante et tout. Et c'est vrai que pour l'instant, on n'a pas vu un grand mouvement populaire contre cette loi immigration.

19:46
Présentateur

Et puis par ailleurs, pour une autre raison, c'est quand on avait regardé ensemble sur ce plateau, rappelez-vous, les sondages et les enquêtes d'opinion sur la question migratoire, l'enquête qui avait été faite par l'IB, je me souviens, montrait une ambivalence. C'est-à-dire qu'une partie des Français sont d'accord pour un durcissement des règles en matière d'immigration, tout en reconnaissant dans la même enquête qu'ils sont en manque de connaissance et de compréhension du phénomène déjà, de son ampleur, de la réalité des conditions des personnes sans papier dans ce pays. Et c'est vrai qu'on peut chacun se faire son examen de conscience.

Est-ce que vous connaissez, vous, les règles pour avoir des papiers ? Combien de temps ? C'est quoi les délais ? C'est quoi les conditions ? Sachant qu'elles sont

20:21
Invité

considérablement durcies, alors qu'il y avait quand même une demande, y compris des milieux patronaux, nous ne voulons pas la face, de rendre ça aussi plus simple parce que nous, c'est quand même une main-d'oeuvre dont on ne peut pas se passer. Or, les conditions ont été durcies, les délais ont été rallongés. Enfin, on a quand même, l'idée, c'était de compliquer l'accès qui est déjà compliqué. C'est déjà des démarches, des préfectures, des heures d'attente, y compris dans la rue, parce que ce parcours, il faut aussi rappeler ce qu'il est. C'est-à-dire, il est aussi le parcours pour l'accès aux papiers, pour l'accès même à un truc temporaire.

Il est humiliant, il est dur, il est déjà très pénible et la France n'est pas si attractive que ça. Quand on regarde les faits, quand on regarde les chiffres, on se dit, on n'est clairement pas le paradis des travailleurs immigrés qui voudraient venir. Oui, en plus, c'est déjà énormément compliqué. On a plein d'exemples, notamment Préfecture d'Elaissonne, parce qu'il y a des gens qui se mobilisent sur des délais. Parfois, il y a des gens qui ont leurs papiers, mais qui veulent juste ramener leur famille, leur femme, leur fille, et qui attendent un an, deux ans, trois ans. En fait, les procédures de regroupement familial, il y a très peu d'agents.

Et dans des préfectures, effectivement, on peut attendre parfois un an, deux ans, avant juste de se retrouver avec sa famille, sa famille proche, c'est-à-dire sa femme ou son époux et ses enfants. Alors même qu'on travaille en France et qu'on a rempli exactement toutes les conditions pour le faire. Donc oui, c'est des choses dont les gens se voient forcément conscients. Mais ouais, il suffit de faire un peu tour des préfectures tôt le matin. Et là, je vois des gens dans le chat qui disaient, en vrai, si, on est un paradis pour les immigrés et pourtant, plein d'immigrés viennent. Mais regardez les chiffres, en fait. Regardez le nombre de gens qu'on accueille. Il n'y a pas tant que ça.

On est le pays de l'OCDE qui a le moins d'immigrés. Même les Ukrainiens, ils ont fait, la France, bof. Non, mais vraiment. C'est vrai, alors qu'on a mis le paquet pour accueillir les Ukrainiens. Non, on n'a pas mis le paquet, d'ailleurs. On n'a pas mis dans le paquet que ça. On a mis plus que pour les autres, c'est sûr. Mais par rapport à nos voisins, on n'a pas mis le paquet. Ah non, par rapport à nos voisins, non. Donc non, le message, en tout cas, il est passé.

22:16
Présentateur

Visiblement. Autre sujet qu'on voulait aborder ensemble, alors ça, je vais avoir besoin de votre aide, les amis, parce que je n'y comprends rien, Aurore Berger et la parentalité. Aurore Berger, c'est la ministre des Solidarités et de la famille qui organisait lundi le premier jour d'une commission scientifique sur la parentalité. Ça avait été annoncé fin octobre dernier. Des mesures qui font suite aux émeutes de juin dernier, les révoltes après la mort de Naël, rappelez-vous. Oui, mais les petits chenappants dans la rue, oui, mais les parents, qu'est-ce qu'ils font ? Il faudrait s'occuper des parents.

Donc, on va mettre en place une commission parentalité et c'est ça dont on est en train de parler puisqu'elle a commencé à se réunir et ça n'a pas manqué dès le premier jour. Il y a eu trois démissions. Agnès Martial du CNRS, Claude Martin, sociologue spécialiste de la parentalité et Irène Thiry, sociologue de la famille, ont démissionné de cette commission parentalité en expliquant, je cite, « regretter que les travaux ne soient placés sous l'égide que des méthodes répressives ». Fin de citation.

23:13
Invité

Et surtout, ils n'étaient pas au courant que c'était aussi placé dans l'axe des violences qui avaient eu lieu en juin dernier. C'est lunaire, on leur demande de travailler sur du temps long sur un truc et en fait, on se rend compte que ça va être une réponse politique très courte

23:26
Présentateur

à un problème

23:28
Invité

qui a eu lieu il y a des mois. Usul, c'est quoi cette histoire de commission ? C'est quoi son rôle ? C'est du conseil scientifique, c'est-à-dire, on va essayer de produire des propositions puis après, le gouvernement fait ce qu'il en veut, on est comme d'habitude, mais on leur a dit, « venez, il y a de nouvelles formes de parentalité, qu'est-ce qu'on fait ? La garde alternée, je ne sais pas quoi, il faut repenser peut-être la parentalité ». Bon, il y a des sociologues, il y a des chercheurs, ils disent « bon, pourquoi pas, peut-être, éventuellement ».

Et puis là, bam, interview d'Aurore Berger dans la tribune du dimanche et là, ils apprennent que, en fait, c'est parce qu'à la suite des émeutes, à la suite de la mort de Naël, toute la charge de la responsabilité de ces garnements, parce qu'ils étaient, Éric Dupond-Moretti l'a dit, il a été surpris qu'ils étaient si jeunes, ces jeunes-là, ils sont jeunes, ces jeunes, donc c'est de la faute des parents, les parents ne les tiennent pas.

Et c'est pour ça qu'ils apprennent ça dans le journal, ils apprennent que Aurore Berger dit déjà, elle a déjà prévu qu'il y aura peut-être des travaux d'intérêt généraux pour les parents défaillants et que tout ça, c'est pour réapprendre l'autorité un peu dans les familles et eux, ils sont sociologues, ils pensaient venir travailler sérieusement et ils apprennent ça dans la tribune du dimanche. Donc, il y a eu trois démissions, ils ont motivé leur truc et ça se profile assez mal pour la suite parce que, bon, voilà, faire une commission et dire fournissez-nous des propositions mais en fait, nous, tapés sur les parents.

Voilà, donc c'est pour ça que c'est assez intéressant ce nouveau parce qu'encore une fois, c'est un machin. Macron et son équipe créent un machin et là même le machin, c'est un pétard mouillé dès le début parce qu'en fait, il a déjà une idée en tête. C'est ça. Oui, d'insister que sur l'aspect répressif avec notamment, enfin, le plus dingue, c'est mettre en place des amendes, je crois, pour les parents dont les enfants mineurs ont commis des dégradations alors même que l'on sait que par exemple, ça concerne des familles monoparentales, que les familles monoparentales, c'est une question qui est genrée. Plus de 60% apparemment pour les événements de juin. Oui, voilà, c'est ça.

Il y a la question dans les quartiers populaires de cette question de la famille monoparentale. Les familles monoparentales, c'est plus de 80% de femmes et 40% d'entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. Donc là, on est en train de mettre une amende en plus sur des gens qui sont déjà en fait dans la précarité, qui ont déjà du mal à payer par exemple la cantine de leurs enfants, qui doivent et travailler des fois des horaires pénibles très tôt le matin, très tard le soir et s'occuper aussi de leurs enfants.

Et donc, c'est une question centrale en fait sociétale qui doit tous nous concerner sur un collectif des maires isolées notamment qui s'est constitué et qui fait un projet de loi pour demander au même moment un statut spécifique pour les maires isolées, pour leur ouvrir droit un certain nombre de droits à plein d'égards. Et en fait, de l'autre côté, qu'est-ce qu'on a ? Enfin, ces femmes se mobilisent depuis je ne sais pas combien de temps sur ces questions-là et la réponse du gouvernement ou les décisions du gouvernement c'est avoir ce volet uniquement répressif là-dessus et ça participe toujours la même dynamique.

C'est l'impression en fait de frapper sur les plus pauvres et les plus faibles en pensant vraiment que... Enfin, je ne sais pas, est-ce qu'il y a vraiment des parents qui se réjouissent de se dire mon gamin de 13 ans, 14 ans, 15 ans se retrouvent dans des émeutes ? Les parents ont aussi un sentiment de... Ils ont un sentiment de honte. L'autorité parentale, ça m'emmerde. Oui, et en fait, ça n'existe pas. Ça n'existe pas. Voilà, ça n'existe pas ces parents-là et on ne discute pas de la question centrale en fait de ces familles monoparatales, de la question d'élever un enfant.

On dit que ça demande un village pour élever un enfant et là, on refuse en fait tout ce débat qui est une transformation de notre société qui mérite des mesures importantes mais on préfère évacuer le sujet en... Je ne sais pas, c'est encore une fois flatter l'extrême droite ou flatter la droite sur... C'est la métaphysique libérale de... Parce que c'était ça le problème qu'ils avaient eu. C'est-à-dire que quand il y a les magasins un peu pillés, les écoles brûlées ou je ne sais pas quoi, ils se disent c'est de la faute de l'individu parce que c'est des libéraux donc il faut punir les individus et puis là, ils se disent ah merde, l'individu c'est un enfant en fait. Il a 16 ans.

On est dans la merde. On va punir les parents. Eh bien, on va punir les parents parce que c'est le libre-arbitre, il faut responsabiliser les gens. C'est-à-dire qu'en fait le collectif, y compris l'État et peut-être qu'on parlera un petit peu plus tard aussi du département pour l'aide sociale à l'enfance et des trucs comme ça, n'a aucune responsabilité. La seule responsabilité, ça doit être ses parents qui doivent être sur-responsabilisés et donc punis parce que la carotte et le bâton c'est fini. Il n'y a que le bâton pour les pauvres maintenant.

27:49
Présentateur

Sacha, est-ce que ça rendit pas long sur l'incapacité du gouvernement à gouverner justement ?

27:55
Invité

Avec des commissions ?

27:56
Présentateur

Avec des gens normaux ? Organiser des discussions quoi.

27:59
Invité

Disons qu'on ne va pas crasher dans la soupe. C'est positif quand le gouvernement s'entoure de membres de la société civile comme des sociologues, des démographes, etc. Parce que c'est des gens qui sont proches du terrain et qui travaillent sur les dossiers depuis des années. Après, c'est ce qu'on se rend compte là. Le temps politique et le temps sociologique entre guillemets scientifique plutôt, pardon, ne sont pas du tout les mêmes. C'est-à-dire qu'Aurore Berger, on lui demande de taper vite et fort pour des raisons qui, à mon avis, sont électorales. Alors que les scientifiques demandent au moins... En plus, on les a convoqués à la dernière minute.

Depuis le début, cette histoire est lunaire. Et alors, autre anecdote sur le traitement des commissions par ce gouvernement. en 2019 ou 2020, le gouvernement demande à un neuropsychiatre qui s'appelle Boris Cyrulnik de pondre un dossier sur les mille premiers jours de l'enfance. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, il y avait eu toute une campagne de pub aussi à la télé et tout. enfin, voilà. Boris, l'ami Boris pond ce rapport de manière tout à fait bénévole et on apprend en même temps que le gouvernement a fait appel à un cabinet de conseil pour travailler sur le même dossier, payer 425 000 euros à peu près. Alors qu'il fallait les donner à Boris ?

Alors qu'il fallait les donner à Boris et en plus, le Sénat s'est rendu compte que ce qui avait été rendu par le cabinet de conseil était juste nul à chier en fait.

29:32
Locuteur non identifié

Étonnant.

29:32
Invité

Contrairement au dossier d'un neuropsychiatre. Voilà. Donc, que le gouvernement utilise les acteurs de la société civile, je pense que c'est nécessaire et il faut le faire mais le fait est que ce gouvernement ne sait pas le faire pour l'instant. Enfin, ne sait toujours pas le faire plutôt après 7 ans de mandature. Et puis voilà, étude d'impact aussi, peut-être, ça pourrait être intéressant avant des mesures comme ce dont on parlait, c'est-à-dire de punir les parents, de mettre des amendes, de faire des travaux d'intérêt général pour des parents défaillants. Ils sont défaillants. Et toi, tu leur mets encore plus la tête sous l'eau.

Ça va être quoi les conséquences de ça, y compris pour les enfants ? Bon, voilà. Encore une fois, c'est aberrant.

30:12
Présentateur

Autre sujet, Latifa, tu as rencontré Emmanuel Macron la semaine dernière. C'est ça. Cette information est vraie. Ça se faisait suite à une tribune dont tu étais co-signataire dans Le Monde, une tribune qui portait sur la mémoire des quartiers populaires. Et Macron a dit Banco pour la création d'un groupement d'intérêts scientifiques sur le sujet. De quoi ça s'agit ? Explique-nous.

30:32
Invité

Oui, ça s'inscrivait dans le cadre de décembre 2023. En décembre 1983, il y a eu la marche pour l'égalité et contre le racisme qui a été menée par des militants notamment de Lyon dans un contexte de crimes racistes en France, etc. Donc, ils ont marché de Marseille à Paris pour dénoncer les crimes racistes. Ils ont terminé 100 000 à Paris début décembre 1983. Donc, cette tribune... La marche des beurres. Voilà, c'est ça. L'autre nom... Pour l'égalité et contre le racisme. Oui.

Et en fait, à l'occasion de cette 40e anniversaire, il y a une historienne à Imaïaïe et un militant associatif Salah Mokran qui ont fait cette tribune pour demander la tenue d'État généraux sur la mémoire politique culturelle des quartiers populaires, un groupement d'intérêts scientifiques pour qu'on puisse inscrire la mémoire des quartiers populaires de manière claire dans l'histoire du pays.

Et notamment, l'histoire de cette marche qui a été aussi un hold-up politique, il faut le dire, de la part de la gauche où en fait, Mitterrand n'a bien joué aucun des militants à l'époque de cette marche qui est à l'origine de cette marche, y compris les jeunes de quartiers populaires ou le père Christian Delorme, Toumi Jaijab, bref, les différentes personnes n'ont eu de responsabilités politiques après ça, etc. C'est-à-dire qu'ils ont représenté une avancée et en même temps, pour le pouvoir, en place une crainte qui a décidé de pousser, de donner beaucoup d'argent à une association qui s'appelle Les SOS Racismes, notamment Arlem Désir et Julien Dré.

et pour créer la conséquence principale de ça, ça a été la création des SOS Racismes et la carte de séjour de 10 ans. Mais bref, en tout cas, dans le cadre des commémorations là-dessus, j'ai voulu signer cette tribune et après ça, effectivement, j'ai eu un mail dans ma boîte de la présidence de la République pour m'inviter à participer à un échange et je pensais qu'on serait plusieurs, j'avoue, je n'ai pas d'où ça sortait mais j'avoue, je suis arrivée, j'ai vu le plantable, j'ai dit Ah !

32:14
Présentateur

Vous étiez combien ?

32:16
Invité

On était, nous militants on était 7 et eux, ils étaient 5-6.

32:20
Présentateur

Ah bah d'accord, c'est vraiment une discussion quoi.

32:22
Invité

Ouais, un petit café. Un petit café.

32:24
Présentateur

Alors ?

32:25
Invité

Et il y avait donc des marcheurs de l'époque, il y avait et puis avec d'autres personnes, moi je représentais plus les héritiers de ces combats-là liés au quartier populaire et à l'immigration.

Et voilà, après le président a écouté tout le monde discuter, ça a duré une petite heure mais il a ouvert, voilà, comme il dit, un chantier présidentiel et il y a eu un papier là-dessus cette semaine dans l'Ibé sur la mémoire des quartiers populaires et à quel point c'était important pour les habitants de quartiers populaires ou ici de l'immigration de voir comment ils peuvent s'inscrire dans une histoire plus grande qu'est l'histoire de la France en fait tout simplement et voilà, ça c'était important mais on a conscience aussi que la question mémoriale est la plus simple à aborder parce qu'il faut faire la même chose que pour l'Algérie mais la question mémoriale pour la quartier populaire est aussi simple à aborder si elle ne s'accompagne pas de mesures politiques plutôt claires et importantes pour les habitants des quartiers populaires moi c'est bien j'ai beaucoup travaillé sur les travailleurs immigrés etc donc c'est quelque chose pour lequel je milite et si ce projet se concrétise c'est très bien mais en plus personne n'était dupe sur le fait que l'idée c'est quoi c'est de changer mettre des noms de rue c'est ça un mémoriel non ?

ouais de créer un groupement scientifique du coup de voir comment ça peut être bon intégrer dans des manuels d'éducation de l'éducation nationale tu vois genre sur les vagues d'immigration des années 60 les ouvriers issus de l'immigration de montrer que c'est pas un désert politique les quartiers populaires que déjà les travailleurs immigrés se mobilisent à l'époque normalement c'est pas au gouvernement de dire ce qu'il y a dans les manuels scolaires mais il y a tout ce qui est on va dire comment dire pas au roman national mais comment on fait pour que cette réalité là existe en fait comment on fait pour que ce récit

33:56
Présentateur

mais d'ailleurs c'était déjà le cas du travail de Benjamin Stora qui avait fait

34:00
Invité

sur la mémoire

34:03
Présentateur

de la colonisation en l'occurrence

34:04
Invité

oui oui le président a fait directement ce parallèle lors de l'entrevue en disant voilà on l'a fait sur l'Algérie donc on peut le faire là dessus voilà après comme c'était dit dans l'article de Libé personne ne croit plus au Père Noël parmi les personnes qui étaient présentes il y a d'ailleurs des militants de la marche qui ont refusé d'aller à cette rencontre ce que aussi on peut totalement comprendre après c'est toujours des positions différentes quand on est militant est-ce qu'on va rencontrer le pouvoir entre guillemets quand il nous invite ou est-ce qu'on décide de continuer de le boycotter complètement

34:31
Présentateur

et du coup t'as pas peur d'une récupération politique tu penses que le travail qui va être fait va être intéressant

34:36
Invité

on verra en fait c'est peut-être affaire à suivre on verra comment ça se passe par la suite

34:40
Présentateur

d'ailleurs c'est quoi le calendrier t'as des infos ?

34:43
Invité

apparemment rendez-vous en janvier pour en tout cas Naïma qui est l'historienne qui gère cela et voilà mais oui ça reste à voir je vous redirai si je revois Macron

34:55
Présentateur

tu nous racontes à chaque fois que tu vois Macron parle-nous on veut savoir

34:59
Invité

mais voilà en tout cas

35:02
Présentateur

Zul tu penses que c'est une volonté

35:03
Invité

de maîtriser le récit oui ça sert à rien de très étonnant qui est une volonté justement de maîtriser le récit après voilà comme tu disais le plan Borloo pour les banlieues il a été foutu à la poubelle directement c'est à dire que là encore une fois on avait demandé une expertise le plan Borloo il arrive il est épais comme ça et puis Macron ça dégage en fait oui s'il n'y a pas de plan derrière et qu'on fait juste de la mémoire bon c'est intéressant de voir comment on l'intègre d'accord ok mais on peut aussi regarder les erreurs qui ont été faites à l'époque et voir qu'en fait on est en train de continuer la même chose et même j'ai même envie de dire que c'est pire que ça c'est à dire que la mémoire des quartiers populaires elle est aussi contenue dans un titu associatif elle est aussi contenue dans une mémoire militante etc qui a été saccagée aussi le titu associatif en banlieue a été saccagé est-ce qu'on laisse voilà est-ce qu'on laisse des assos est-ce qu'on laisse des commerces est-ce qu'on laisse de machins bon comment sont gérés aujourd'hui ces quartiers populaires là et est-ce qu'on laisse des choses y vivre là on rejoint aussi le truc sur l'autorité parentale l'autorité qu'est-ce que tu fais de tes gamins quand dans le quartier il n'y a plus de club de sport il n'y a plus de voilà il n'y a plus de terrain de foot il n'y a plus de de cours de théâtre de radio libre de trucs qui pouvaient y avoir à l'époque et tout ça ça a été saccagé de juste maison des jeunes en fait de maison de quartier où tu peux aller pour faire juste tes devoirs et cette dimension aussi éducation populaire qui existait beaucoup dans les quartiers enfin il y a tout il y a tout un environnement qui a été ouais qui a disparu en fait et les acteurs de cette époque disent souvent qu'ils ont du mal à raconter ça aux jeunes tellement les quartiers aussi se sont transformés et se sont devenus plus durs plus secs aussi au niveau de cette richesse qui était peut-être là avant mais qui a eu une effervescence à un moment mais qui n'est plus là et donc du coup oui on peut faire de la mémoire des vieux trucs mais ceux qui transmettent le mieux cette mémoire et qui la font vivre c'est encore les acteurs c'est encore les gens qui sont là-bas quoi et ceux-là on ne les a pas laissés faire en fait voilà

36:54
Présentateur

alors on va continuer on voudrait parler un petit peu de climat on va parler de la COP mais on va surtout parler du climat dans les médias avec une invitée de la semaine chers amis je vous demande d'accueillir sur ce plateau la cofondatrice du collectif Cota Climat Eva Morel bonsoir Eva merci d'être avec nous

37:17
Invité

merci de l'invitation

37:18
Présentateur

bienvenue sur le plateau de Backseat on voulait discuter avec toi parce que vous portez vous Cota Climat vous portez une initiative en ce moment dont on va parler en lien avec le climat et les médias raconte-nous d'abord c'est quoi déjà t'es qui toi ? c'est quoi Cota Climat ? c'est sec c'est un peu raide excuse-moi

37:34
Invité

bel accueil

37:34
Présentateur

c'est la fatigue excuse-moi

37:36
Invité

qui je suis donc je m'appelle Eva j'ai cofondé l'association Cota Climat en effet il y a un an et demi et c'est mon titre professionnel je travaille à l'Assemblée Nationale pour une députée et c'est important de dire que Cota Climat c'est un collectif donc il n'y a pas que moi dans l'association on est une dizaine voilà

37:51
Présentateur

et c'est un collectif qui fait quoi alors ? c'est du plaidoyer ?

37:55
Invité

ce qu'on fait chez Cota Climat c'est qu'on travaille sur le rôle des médias dans la transition en fait ce qu'on a constaté c'est qu'il y avait une très faible proportion des contenus qui parlaient d'écologie dans les médias et c'était particulièrement problématique en période électorale puisqu'on n'était pas du tout informé sur les programmes des candidats sur le sujet et donc ça avait une incidence directe sur la manière dont les propositions étaient formulées et donc derrière de la manière dont les entreprises parlaient de ce sujet et les citoyens étaient informés

38:17
Présentateur

d'accord

38:18
Invité

et donc nous on a décidé d'agir sur ce sujet donc on a proposé au départ l'instauration d'un quota volontaire de 20% d'informations environnementales dédiées dans les médias ça a eu un bel engouement en fait il y a eu pas mal de commentateurs politiques Jean-Marc Jancovici Valérie Masson-Delmotte qui ont signé la tribune et qui se sont dit ah c'est intéressant c'est vrai que peut-être l'approche quota qui est en fait historiquement le quota c'est une mesure qui permet de redresser dans l'urgence une carence quantitative donc comme par exemple dans les comités exécutifs on se rend compte qu'il n'y a pas assez de femmes on peut mettre des quotas

38:46
Présentateur

et ça marche en fait

38:47
Invité

donc on a décidé de faire la même chose dans les médias en tout cas de proposer ça et depuis on a plusieurs exactions qui permettent d'avancer sur le sujet et on a l'impression que depuis un an et demi on parle de plus en plus du rôle des médias dans la transition donc c'est assez positif

39:00
Présentateur

Est-ce que vous avez des données ? Est-ce que vous avez des datas sur la quantité de fois que le climat est abordé dans les médias ?

39:09
Invité

En fait le point de départ de l'association c'est de se dire on en parle à hauteur environ de 1 à 2% d'espaces médiatiques des sujets d'écologie donc à la fois dans la presse mais aussi dans l'audiovisuel 1 à 2% c'est à mettre en perspective par exemple la crise du Covid ça avait occupé jusqu'à 75% de l'espace médiatique pendant la crise sanitaire au pic de la crise donc en fait un sujet qui fait l'actualité ça sature l'espace médiatique la coupe du monde de Qatar par exemple avait occupé plus de 20% de l'espace médiatique en comparaison l'écologie c'est 1 à 2% donc nous ça nous semble problématique et au-delà de ce quota quantitatif c'est important de dire qu'il n'y a pas que le problème de la quantité nous on travaille de plus en plus à développer de la donnée quali sur la manière dont ces sujets sont abordés parce qu'on se rend compte qu'il y a encore trop de climato-scepticisme trop de confusion entre faits et opinions trop de désinformation sur les enjeux écologiques et au-delà de ça par exemple la manière dont on dépeint les militants les défenseurs de l'environnement c'est trop souvent connoté au champ lexical de la violence c'est trop souvent des connotations en fait péjoratives dans la manière dont c'est mis en récit il y a un exemple très frappant récemment il y a eu un reportage sur France Télévisions qui était filmé d'une manière qui était assez aberrante qui mettait en scène les militants écolos comme des fous dangereux qui allaient en prison qui étaient extrêmement radicaux alors c'est pas du tout de dire qu'il n'y en a pas mais ça ne représente pas du tout de manière exhaustive le spectre de ces personnes là et en fait je pense pour le grand public ça antagonise vraiment vis-à-vis de ces modes d'action et nous ça nous semble important de faire évoluer la manière dont on en parle globalement et peut-être dernier point la manière surtout dont on parle des solutions parce qu'en fait trop souvent quand on parle des enjeux écologiques dans les médias on a tendance à parler des vagues de chaleur des incendies des canicules des inondations mais pas du tout déjà pourquoi est-ce que tout ça se passe donc faire le lien avec les causes des émissions de gaz à effet de serre etc et surtout ce qu'on pourrait faire pour y remédier et c'est pourtant la chose la plus essentielle à transmettre dans l'espace médiatique

40:56
Présentateur

et du coup une de vos stratégies c'est d'afficher les médias sur les réseaux sociaux de faire du name et une chaîne de dénoncer publiquement les médias qui ne parlent pas assez de climat est-ce que ça fonctionne ?

41:05
Invité

oui tout à fait alors c'est pas un mode d'action qui était un peu culotté au départ parce qu'il n'y a pas beaucoup de personnes qui font ça vis-à-vis de l'écologie et des médias donc nous ce qu'on fait c'est qu'on décrypte tous les jours sur nos réseaux sociaux donc notamment LinkedIn et Instagram des contenus médiatiques et on dit là par exemple vous avez omis telle variable d'analyse ou vous avez carrément désinformé sur les questions d'écologie au départ les journalistes étaient très braqués vis-à-vis de ce mode d'action

41:27
Présentateur

on peut les comprendre ils n'aiment pas

41:30
Invité

qu'on les critique les journalistes et ce qu'on peut totalement comprendre en fait déjà quiconque déteste qu'on les critique mais les journalistes c'est une profession qui est particulière en plus qui est protégée en termes de liberté d'expression quasiment en France on a le droit de dire quasiment tout on n'a pas le droit de diffamer on n'a pas le droit de nier l'existence de la Shoah mais sinon grosso modo c'est assez libre et nous ce qu'on s'est dit c'est ce serait quand même intéressant de les confronter au fait que la liberté d'expression à certains moments empiète sur d'autres droits et libertés fondamentaux comme par exemple le droit à l'environnement ou le droit à l'information environnementale

42:00
Présentateur

c'est-à-dire que vous voulez limiter la liberté d'expression au nom de la nécessaire lutte contre le droit climatique

42:05
Invité

en fait j'ai l'impression qu'on confond liberté d'expression et droit d'informer je veux dire un journaliste qui parle c'est pas de la liberté d'expression c'est juste de l'information alors en fait liberté d'informer mais quelle est la limite à partir du moment où on désinforme et la qualité de l'information en France elle est encadrée par l'autorité de régulation audiovisuelle par l'ARCOM et donc en fait c'est important de dire que peut-être il faudrait incorporer des nouvelles variables d'encadrement comme on le fait par exemple pour la protection de l'enfance ou la représentation des femmes dans les médias où il y a des critères où on dit mais en fait à ce moment-là on a dépassé les bornes et ça relève quasiment de la mauvaise information bref tout ça donc j'ai pas répondu à la question est-ce que ça a un impact au niveau de la protection et bien oui au départ on avait juste des commentaires extrêmement virulents de journalistes qui disaient d'arrêter et en fait de plus en plus

42:47
Présentateur

d'accord donc ça marchait pas ouf mais non mais

42:50
Invité

ça attire l'attention c'est quand même un premier levier et en fait au fur et à mesure des mois on a de plus en plus intégré dans les rédactions pour essayer de voir dans quelle mesure est-ce que certains angles pourraient être infléchis et on a des relations qui sont de plus en plus cordiales en fait avec énormément de médias donc enfin je pense que le topo c'est que oui ça fonctionne carrément puisque jusqu'à présent il n'y avait personne qui se battait en fait pour que les enjeux écologiques soient mieux représentés

43:11
Présentateur

et comment est-ce que vous imaginez réussir à poursuivre ce combat sur des médias qui sont sur internet nous par exemple on n'a rien à voir avec l'ARCOM pourvu que ça dure oui non mais complètement pourvu que c'est dur on n'aura rien à voir avec l'ARCOM d'ailleurs il n'y a pas de contrat avec l'ARCOM il n'y a pas de rien à voir parce que moi le climat

43:26
Invité

non non parce qu'en plus dans les 1 à 2% ça comprend les éditos de Pascal Praud où il dit qu'il n'y a pas de réchauffement parce que là il fait froid alors tout à fait parce qu'on incorpore dans nos comptabilisations les contenus qui relèvent du climato-scepticisme parce que ça parle de climat ça parle mal mais ça en parle et là non on ne traite pas pour l'instant des plateformes numériques parce qu'en termes d'encadrement c'est pas du tout du même ressort donc on n'en parle pas et je pense qu'il y a d'autres personnes qui le font très bien par exemple il y a Payton Influence qui travaille beaucoup sur le rôle des influenceurs sur les réseaux sociaux et donc on s'est dit que d'un point de vue rationalité on avait peut-être lui délégué ce combat et non prendre celui des médias qui est déjà assez important mais pour être optimiste peut-être sur les plateformes numériques c'est un peu mieux vous n'avez pas dû toucher parce qu'il y a quand même pas mal de médias écolos etc qui se sont créés ces dernières années comme Vert Vakita Reporters qui existent en ligne mais oui ça rentre

44:19
Présentateur

ils sont carrément

44:22
Invité

Mais bon la télé reste prescriptrice encore Exactement en fait il y a deux choses c'est qu'il y a une partie de la population qui est informée sur les questions d'écologie mais qui est quasiment surinformée et du coup assez anxieuse parce qu'elle constate qu'il y a un décalage un fossé qui se crée entre eux et puis l'autre partie de la population qui consulte des médias qui ne parlent pas de ces sujets et quand je dis 1% c'est en moyenne donc il y a des médias pour lesquels c'est vraiment quasiment invisible dans l'espace médiatique et nous ce qui nous inquiète c'est qu'il y a quasiment une polarisation qui se passe dans l'espace public comme ce qui s'est passé aux Etats-Unis où les enjeux d'écologie sont devenus identitaires pour une partie de l'électorat notamment républicain et nous on est très inquiets qu'il se passe la même chose en France et le fait qu'il y ait des médias spécialisés c'est indispensable parce que ça inspire d'autres médias pour mieux parler de ces sujets diversifier les angles etc le problème c'est qu'on ne peut pas attendre que la majorité de la population consulte ces médias pour que l'information vienne à eux et exactement ce que je disais sur la question de la prescription d'informations l'audiovisuel pour ça est très fort et donc c'est pour ça qu'on a quand même une partie de notre action qui est en particulier axée là-dessus quand on a un JT de TF1 qui diffuse un sujet qui relève de la désinformation par exemple on a beaucoup parlé de technosolutionnisme dans le cadre de la COP28 de solutions par exemple de capture et de stockage de carbone qui sont en réalité pas vraiment prescrits par les experts comme une solution hyper efficace quand on a un sujet technosolutionnisme qui passe sur un JT de TF1 c'est 5 millions d'individus qui se voient dire qu'en fait c'est une bonne solution pour le climat et donc qui se rassurent dans leur action

45:45
Présentateur

Sacha ?

45:46
Invité

Au début vous êtes partie du postulat que les médias ne parlaient pas assez des propositions politiques je vais retourner le problème est-ce que c'est pas plutôt les propositions des personnalités politiques qui sont pas à la hauteur qui fait que les médias c'est un peu le serpent qui se mord la queue à chaque fois et je te dis ça d'autant plus que t'es assistante parlementaire d'une députée Renaissance et qu'on vous attend aussi un peu sur le côté écolo en ce moment donc voilà c'est ma question si totalement enfin en fait l'ensemble des acteurs dans la société ont des interactions entre eux en fait nous le cadre conceptuel qu'on s'est donné c'est celui du triangle de l'inaction où en fait on a les entreprises les citoyens et les politiques qui se refilent la balle de la responsabilité et qui conduit à l'inaction et en fait on s'est rendu compte qu'un des moteurs pour mettre en branle et faire de ce triangle de l'action et un triangle de l'action c'était les médias et donc bien sûr que le discours politique impacte le discours médiatique mais les médias ils sont tenus parquet mais ça c'est un autre sujet ah bah non c'est un peu le même non non mais tout à fait le modèle économique des médias joue beaucoup sur également la ligne éditoriale nous c'est un nom qu'on adopte dans nos réflexions aussi

46:51
Présentateur

je crois que c'est France Télévisions qui a adopté une charte assez ambitieuse en matière de de contenu éditorial je sais plus comment s'appelle le document mais c'était assez Radio France aussi l'a fait j'avais une question pour toi il paraît que vous avez lancé une proposition de loi un truc transpartisan en plus c'est ça qui a un peu soulevé ma curiosité tu peux nous en parler de ce projet ?

47:09
Invité

oui tout à fait en fait on a constaté comme je disais tout à l'heure qu'il y avait un groupe de médias pour qui c'était compliqué de parler de ces sujets et qui naturellement n'allait pas avancer beaucoup on s'est dit que passer par le prisme de la loi ce serait intéressant pour contraindre au moins la lutte contre la désinformation et peut-être aussi faire évoluer les discours pour plus de qualité donc arrêter de confondre faits et opinions etc donc on a commencé à rédiger une proposition de loi avec l'Institut Rousseau il y a un an ensuite une fois qu'on a été carré on l'a poussé auprès des députés donc de tous les bords politiques parce que pour nous c'était super important que ce soit un sujet qui rallie plutôt que qui divise une fois encore parce que l'écologie ça a souvent tendance à diviser

47:42
Présentateur

y compris l'extrême droite ?

47:43
Invité

l'extrême droite n'a pas été sollicité donc tous les groupes politiques sont rassemblés sauf eux on ne les a pas contactés

47:48
Présentateur

parce que tu sais que ça fait débat sur il faut aller parler d'écologie Go Clément tu veux parler du Go Clément ? c'est le cas et Go Clément parlons du Go Clément c'est pas votre cas c'est pas votre cas

47:58
Invité

non non on les a fait contacter aussi parce que ça nous semblait important de ne pas les associer sur ce sujet de l'information qui est touchy pour un parti d'extrême droite mais aussi parce que c'était important pour nous d'avoir les autres groupes politiques et que certains n'auraient pas voulu faire partie du groupe de travail transpartisan et cette proposition de loi elle a été inaugurée à l'hôtel de la Seine donc là où réside la présidente de l'Assemblée nationale en juillet donc on a une grande conférence où tous les députés ont fait le vœu de travailler assidûment pendant plusieurs mois sur le sujet et c'est important pour nous qu'ils le disent devant un public de journalistes parce que ça crée aussi cette pression qui monte vis-à-vis du fait que bien sûr encore une fois ça va dans les deux sens mais que les politiques se préoccupent de plus en plus aussi des questions qu'on leur pose en retour pour qu'il y ait de la redevabilité de leur côté et là le groupe de travail va travailler jusqu'en mars et normalement aboutir à un texte qui sera examiné ensuite en hémicycle dans une niche transpartisane de l'Assemblée

48:48
Présentateur

il n'y a pas de niche transpartisane

48:50
Invité

si c'est les niches de l'Assemblée nationale c'est une innovation qui s'est passée depuis un an maintenant on peut déposer ah c'est ce truc là ah d'accord

48:57
Présentateur

oula oui d'accord ok ok non non mais très bien et donc le but c'est que cette loi soit adoptée soit discutée à ce moment là

49:03
Invité

oui c'est ça

49:03
Présentateur

pour l'instant dans le groupe de travail transpartisan vous avez quoi ? vous avez qui comme couleur politique ?

49:07
Invité

on a toutes les couleurs politiques sauf le Rassemblement National

49:09
Présentateur

ok

49:10
Invité

le pilote est un député PS qui s'appelle Stéphane de Lautrette et donc qui mène toutes les auditions avec des pilotes par groupe politique donc on a tous les groupes politiques représentés je pense que les groupes politiques les plus assidus sont peut-être situés à gauche du spectre politique mais vraiment on a jusqu'au LR qui sont présents aux auditions et donc les mesures que nous on a proposées elles relèvent de plusieurs ordres on a bien sûr le quota initial qu'on a conservé mais aussi il y a le fait de doter l'ARCOM comme je disais de compétences supplémentaires pour que quand par exemple nous on constate qu'il y a du climato-scepticisme sur certains médias et qu'on saisit l'ARCOM ils puissent donner un retour positif parce qu'en fait souvent ils sont complètement démunis et donc ils sont juste obligés de donner des suites négatives aux saisines mais c'est pas un peu une porte ouverte enfin ça pardon mais si on le fait sur le climato-sceptisme par exemple est-ce que c'est pas une porte ouverte est-ce qu'on pourra pas signaler l'ARCOM dès qu'il va y avoir un truc enfin il plaît ouais c'est ça vous avez pas peur d'ouvrir une porte et que tout le monde y engouffre en fait c'est un argument qu'on nous soutient souvent c'est la journaliste qui parle moi j'ai pas envie d'avoir un flic derrière moi qui me dit faut que tu fasses 20% j'écris pas sur le climat moi c'est ok oui mais elle va peut-être t'obliger le climat dans le sport je suis sûre qu'il y a des sujets à faire non vraiment tout à fait mais c'est un des sujets aussi quand on parle de quota c'est pas parler tout le temps de climat de biodiversité c'est faire en sorte que ce soit transversal dans toutes les rubriques et que ça infuse bah typiquement quand on parle de sport quand on parle de JO quel va être l'impact des JO sur le climat et du climat sur les JO parce que si on est en pleine canicule en août peut-être que ce serait important d'informer les français que ça va être problématique d'un point de vue de tenir des épreuves voilà donc c'est ce type de choses qu'on aimerait bien faire imprégner et on n'a pas enfin je pense qu'il faut discerner le fait d'obliger les médias à parler de certains sujets et le fait de lutter contre la désinformation et nous c'est plutôt sur ce niveau-là qu'on se situe et souvent on a tendance à considérer que de dire que le réchauffement climatique n'existe pas c'est ok parce qu'en fait c'est une liberté de penser en fait non il y a quand même un consensus international de 99,9% des scientifiques qui disent que non là ça a été récemment cité dans l'accord qui est issu de la COP28 ça relève d'un fait et si on considère qu'on peut remettre tout le temps en débat tout que tout est mou que en fait c'est un problème démocratique c'est important de dire ça c'est un fait réhaussons le débat d'un cran et ensuite ayons un débat véritablement sur les choix de société qui vont l'allocation des ressources des solutions c'est-à-dire sur tous les sujets on entend n'importe quoi dans les médias donc en effet qu'est-ce qu'on fait il faut repenser à ce moment-là la structure des médias ça va être difficile de demander à une émission ayez des trucs écolos et puis entre les deux on laisse des pubs pour des bagnoles polluantes et tout c'est-à-dire il faut repenser là il y a un sociologue qui est mort il y a deux jours je crois Patrick Champagne qui avait travaillé avec Pierre Bourdieu entre autres et qui avait travaillé à la création de Acrimet d'Action Critique Média et là il n'y a pas longtemps j'ai réécouté en fait Pierre Bourdieu sur la télévision et il disait un des trucs c'est le dieu au dimat en fait qui va dicter qu'est-ce qui va être repris ou pas repris dans les médias qu'est-ce qui va intéresser ou ne pas intéresser donc ces sujets-là vont être priorisés c'est-à-dire il faut repenser toute la structure du truc on ne peut pas juste mettre un gendarme derrière qui va parce qu'il y a des chaînes qui vont dire c'est bien vous me faites faire 20% moi je ne fais pas d'audience sur ces 20% or c'est mon outil de travail ma chaîne elle me génère du pognon vous êtes des libéraux laissez-moi faire mon pognon avec ma chaîne non mais c'est tout le champ qu'il faut repenser c'est tout le champ des médias parce que là ils pourraient tout à fait arguer de leur liberté commerciale pour dire moi je perds du pognon avec ce truc-là donc vous allez me compenser mais alors si l'État compense ou je ne sais qui compense du coup l'État a son mot à dire mais je ne sais pas quoi ça me paraît ouvrir une brèche même sur la question de la liberté d'expression le climatocétisme n'est pas répréhensible et puni par la loi enfin on passe pour un gros con comme Pascal Praud quand on dit oh il fait froid il n'y a pas de réjouement climatique mais ce n'est pas contraire à la loi et déjà même quand il y a des propos contraires à la loi c'est compliqué enfin même c'est vrai aujourd'hui il y a des gens ils disent des choses complètement racistes à la télévision et on n'arrive pas à lutter contre ça donc je ne sais pas si c'est quelque chose que l'Arcum peut mettre des amendes à Bolloré qu'est-ce qu'on fait ?

Bolloré peut dire moi je ne veux pas de trucs climat ça m'emmerde ça ne fait pas de vue moi je veux Hanouna les trucs racistes du Zemmour du machin et je ne payerai tant pis l'Arcum pour l'instant ou alors il faut renforcer l'Arcum plus gros Arcum Eva pour le mot de la fin vas-y oui pardon non mais je partage le fait qu'il y a une crise de l'information et que ça dépasse le champ du climat je partage le fait que sur beaucoup de sujets on entend tout et son contraire par contre il n'y a pas beaucoup de sujets comme le climat où on a un support factuel qui nous permette de discerner le vrai du faux et je pense que ce serait important qu'à minima non on peut avoir des débats de société où on dit on dit n'importe quoi sur des individus sur des opinions sur avoir des débats de vie là aussi il y a des faits oui mais il y a tous les autres sujets on peut dire il y a des faits on parlait de l'immigration on peut dire aussi il y a des faits regardez il y a des chiffres mais on entend tout de même n'importe quoi on peut objectiver il y a une vérité il y a un réel sur les faits de santé par exemple il y a un média récemment qui a dit n'importe quoi sur la vaccination et là il y a un recours qui est en face au conseil d'état pour essayer de retirer le régime économique de la presse à ce média parce que ça met en danger la santé des électeurs et donc en fait nous on considère que c'est la même chose pour le climat à un certain moment enfin si on continue de nier l'existence du réchauffement climatique ou son origine humaine ça risque de mettre en danger la capacité de la société à agir vis-à-vis de ce problème donc pour nous ça c'est le premier point et ensuite sur le fait que même quand quelque chose est interdit en fait on peut quand même le dire oui mais je pense que ça a une force assez importante de dire qu'il s'est passé quelque chose d'illégal sur un plateau ça entame fortement la réputation des personnes qui ont tenu ces propos et du média et même si une fois quelque chose est dit Anouna dirait pas ça sur un certain nombre dans un certain nombre de sphères aujourd'hui politiques ou même de la société ce média il est un peu cornerisé il y a beaucoup de personnes qui considèrent qu'il y a des choses pas très correctes qui s'y passent et ça a déjà une force prescriptive énorme et si ça ça se produisait sur l'ensemble des plateaux où on désinforme sur les questions de climat et c'est honnêtement on est encore très très loin sur les enjeux d'écologie ça aurait déjà un progrès fort et dernière chose il y a aussi avec l'ARCOM la possibilité quand il y a vraiment de la désinformation avérée d'émettre des sanctions je sais que c'est rare mais c'est aussi une possibilité pour laquelle on se voit

55:33
Présentateur

Merci beaucoup Eva Morel d'être venue sur le plateau de Backseat Merci à toi pour nous parler de cette initiative CotaClimat dont on suivra les évolutions