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interviewC à vous· 10 avril 2025 52 min

Dérives de Trump, sexisme en politique : Yaël Braun-Pivet, s’exprime-C à Vous l’intégrale-10/04/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Salut à tous les 4. Pierre sera de retour demain.

On l'embrasse. Emilie? - E.Tran Nguyen: Le combat d'un père pour que son fils, plongé dans un profond coma depuis 20 ans, puisse mourir dignement. - A.-E.Lemoine: Maxime Danielou en appelle à une étude du cas de son fils pour le libérer de ses souffrances.

Il sera dans un instant sur notre plateau. Mohamed? - M.Bouhafsi: Une déclaration qui a fait le tour du monde hier.

Dans "C à vous", E.Macron a dit qu'il envisageait la reconnaissance de l'Etat palestinien. On reviendra sur les réactions dans le monde et dans l'Etat palestinien. - A.-E.Lemoine: Nous recevons ce soir Y.Braun-Pivet.

Merci d'avoir accepté notre invitation à l'occasion de la sortie de votre ouvrage, "A ma place". Votre place, c'est le perchoir. Vous êtes devenue présidente de l'Assemblée nationale, la 1re femme à présider cette Assemblée.

Vous revenez sur les racines de votre engagement, la dureté du monde politique, le sexisme auquel vous avez été confrontée...

Vous portez un regard sans concession sur 8 ans de macronisme. Patrick? - P.Cohen: Je reviens sur la nouvelle tombée hier, ici pendant l'émission, en pleine interview avec D.de Villepin, ce revirement de D.Trump parfaitement inattendu.

Une semaine après avoir annoncé ses surtaxes douanières, il les a effacées provisoirement pour 90 jours. C'est sans complexe et avec le plus grand naturel. - A.-E.Lemoine: Lorrain? - L.Sénéchal: Le PSG a gagné hier soir contre Aston Villa.

Le prince William était au Parc des Princes. Il n'est pas venu pour rien. - A.-E.Lemoine: Après 20h, Régis Wargnier.

Il est retourné en Asie pour un hommage à la gastronomie française et taïwanaise. J.Cherhal sort un album plein de joie.

Elle sera avec nous. A.Duperey propose une autobiographie aussi originale qu'elle.

Ce n'est pas linéaire. Ce sont des fragments de souvenirs, de portraits et de phrases qu'elle a gardés en mémoire tout au long de son parcours si singulier. L'Edito de Patrick.

Beaucoup l'espéraient sans en être certains. Sur ses droits de douane, D.Trump a opéré la volte-face politique la plus spectaculaire de ces dernières années. - P.Cohen: Décennies.

Une semaine jour pour jour après ce que Trump avait proclamé le jour de la libération, le chaos boursier et le président a fini par céder sans reconnaître aucun tort, en faisant croire que tout était prévu, alors qu'il avait juré qu'il ne ferait jamais machine arrière et qu'il avait demandé aux Américains d'être patients et endurants. - A.-E.Lemoine: Est-ce que c'est la débâcle qui l'a fait céder? - P.Cohen: Non.

Ce serait cet homme qui a créé le déclic. C'est le patron de J.P.

Morgan. Il est loin d'être hostile à Trump. Il a fait des déclarations favorables pendant la campagne et juste avant l'installation de Trump à la Maison-Blanche.

Il est sorti de sa réserve pour dire ceci. "La situation pourrait empirer et il est probable que les Etats-Unis entrent en récession." Cette idée de Trump a créé tant d'incertitude que les taux de la dette américaine se sont envolés à 4,5 %, et même 4,9 % pour le taux à 30 ans. - P.Cohen: "Les gens étaient un peu nerveux".

Tu parles... - A.-E.Lemoine: C'est comme ça qu'il a justifié son revirement? - P.Cohen: Non. "Cela vient du coeur", a-t-il dit depuis le bureau Ovale après le message qu'il a posté, annonçant une pause de 90 jours pour les surtaxes.

Pour lui, l'idée est de ne pas faire de mal au pays. ... - P.Cohen: Vous voyez le naturel, la désinvolture...

C'est un métier. Aucun autre n'est capable de faire cet exercice de communication. C'est donc son coeur qui a parlé en faveur de l'Europe et des autres pays invités à négocier.

Une question agite un grand nombre de milliers d'Américains: est-ce que c'est son portefeuille qui lui a fait dire, le matin même, juste avant l'ouverture de Wall Street, que c'était le moment d'acheter? Regardez ce message qu'il a posté. L'opposition démocrate le soupçonne d'avoir donné avant l'heure l'information à ses copains pour leur permettre de s'enrichir. ... - P.Cohen: C'est E.Warren qui réclame une enquête indépendante.

Normalement, il y a une commission. Il y a l'Autorité des marchés financiers, en France. Il y a une autorité aux Etats-Unis, qui est théoriquement indépendante, mais D.Trump en a viré le chef.

Dans le même registre, regardez ce représentant démocrate hors de lui face au ministre du Commerce extérieur qui cachait, pendant son audition, le revirement imminent du président dont il était au courant. ... - A.-E.Lemoine: WTF... - P.Cohen: Vous avez traduit...

Je suis aussi très curieux de voir quels seront les premiers sondages. Est-ce que les Américains vont tenir rigueur à leur président d'une politique aussi erratique ou est-ce qu'on peut jouer avec l'opinion comme une ardoise magique qu'on efface, en imprimant un jour le contraire de ce qu'on a déclaré la veille? - A.-E.Lemoine: L'avenir se joue au gré du zapping d'un président qui tombe sur une interview de J.P.

Morgan...

Tout ça est assez effrayant. - Y.Braun-Pivet: Il est très imprévisible.

C'est ça qui est effrayant. Nul ne sait comment il va agir demain. On voit que c'est très erratique.

Ca va d'un sens à l'autre. Vous parlez d'ardoise magique. J'ai plutôt tendance à dire que c'est une politique d'essuie-glace.

Ca va d'une direction à l'autre. Ca déstabilise au-delà des Etats-Unis. Ca a des impacts majeurs.

Derrière ça, c'est des producteurs, des familles, des revenus, des employés, des vies humaines qui sont percutés de plein fouet par des décisions qui sont prises comme ça. Est-ce que c'est à l'emporte-pièce? Est-ce que c'est mûrement réfléchi?

On entend des accusations avec des soupçons de délit d'initié, ce qui serait gravissime. Tout cela est très inquiétant et absolument... - A.-E.Lemoine: Et qu'est-ce qu'on fait, nous?

On passe d'une attitude à l'autre au gré des ballottages? On se laisse ballotter? On anticipe? - Y.Braun-Pivet: Il faut absolument avoir...

C'est ce que fait l'Europe aujourd'hui. Il faut être lucide, ne pas adapter notre réponse à ce mouvement erratique. C'est ce qu'a fait la Commission européenne, notamment à propos des droits de douane.

Je pense que c'est la bonne attitude. Effectivement, comme c'est instable, si vous êtes instable également, vous rajoutez de l'instabilité et on ne sait pas où ça s'arrête. Il faut qu'on soit solide sur nos appuis, lucide, ferme sur ce qu'on porte et sur la politique qu'on souhaite.

Il faut aller négocier, discuter. On ne peut pas se résoudre à voir un monde déstabilisé par la volonté de quelques-uns, avec une volonté qui change quasiment quotidiennement. - A.-E.Lemoine: D.Trump, c'est aussi une façon de faire de la politique basée sur la domination, celle de la nature, de l'étranger et de la femme.

Tout doit rester à sa place. Ca rappelle d'ailleurs le titre de votre ouvrage. En France, on vous a aussi souvent signifié que votre place n'était pas en politique parce que vous étiez une femme? - Y.Braun-Pivet: C'est vrai.

C'était paradoxal, parce que finalement, quand je rentre en politique, c'est parce qu'E.Macron fait un double appel à la société civile et aux femmes. Nous sommes le 1er parti qui investit, aux élections législatives pour devenir députés, autant de femmes que d'hommes.

Nous parvenons à l'Assemblée nationale avec un groupe quasiment paritaire, quasiment 50 % de femmes et 50 % d'hommes. On nous renvoie malheureusement à notre amateurisme, à nos enfants, à nos familles, à notre incompétence, parfois. C'est assez paradoxal. - P.Cohen: Vous avez accédé aux responsabilités assez vite.

Vous étiez à la commission des lois... - A.-E.Lemoine: Mais ça n'a pas été sans problème. - Y.Braun-Pivet: Ca a été difficile.

J'ai accédé à ces responsabilités parce que ce sont des responsabilités électives. Mes collègues, qui étaient comme moi issus de cette vague de 2017, m'ont élue pour une 1re fois à la présidence de la commission des lois, puis à la présidence de l'Assemblée nationale. Ca montre aussi qu'on peut déjouer le sort et le destin.

C'est aussi ce que j'essaie de raconter dans mon livre. - A.-E.Lemoine: Il n'empêche que quand vous êtes candidate à la présidence de la commission des lois, vous recevez un appel de S.Séjourné, à l'époque conseiller politique d'E.Macron, qui vous demande de renoncer.

Selon lui, vous ne pourriez pas concilier cette fonction avec vos 5 enfants. Ca vous a été dit de cette façon? Aussi brutalement? - Y.Braun-Pivet: Oui.

J'ai d'ailleurs été extrêmement surprise. Je me suis dit qu'il devait avoir une fiche sous les yeux avec mon profil pour utiliser ça comme argument. C'est assez étrange.

Après, on peut imaginer...

Il ne me connaissait pas. C'est peut-être inquiétant pour l'exécutif, de voir débouler dans la vie politique et aux responsabilités quelqu'un de purement novice. En même temps, c'était ce qui était recherché par le mouvement auquel j'appartenais, En marche, qui voulait renouveler la vie politique.

Je crois que je fais partie de ceux qui ont renouvelé la vie politique. - A.-E.Lemoine: On est confronté à un boys club caractéristique de la Macronie? - Y.Braun-Pivet: Caractéristique de notre monde d'aujourd'hui.

Dans le monde économique, nous n'avons que 4 femmes qui dirigent des entreprises du CAC 40. On ne peut pas dire qu'on soit vraiment à la parité. Les grandes fédérations sportives ne sont présidées quasiment que par des hommes.

Aujourd'hui, dans le gouvernement mené par F.Bayrou, tous les postes régaliens sont occupés par des hommes. C'est assez classique.

Ce n'est pas nouveau. C'est dingue qu'on en soit toujours là en 2025. - A.-E.Lemoine: Le week-end dernier, lors de la table ronde des chefs de la majorité de G.Attal, vous étiez la seule femme. - Y.Braun-Pivet: Tout à fait.

Mon livre est aussi une ode à l'engagement des femmes pour qu'elles aient leur juste place dans la société. On en a marre. Quand je vais sur le territoire français, je rencontre des femmes qui en ont marre d'avoir des salaires qui sont inférieurs à ceux des hommes pour des postes égaux, qui en ont marre que les charges familiales, mentales, reposent sur elles et ne soient pas à égalité, qui en ont marre d'assister à des réunions où il n'y a que des hommes, qui en ont marre que la santé des femmes soit moins bien considérée que celle des hommes...

On est arrivé à un moment où les femmes en ont marre d'être dans une société qui n'est pas encore parfaitement égale et où la mixité n'est pas encore assurée. - A.-E.Lemoine: Marre du sexisme en politique et déçue de la verticalité exercée par le président, E.Macron.

Ca, c'est une méthode qui vous a déçue réellement? - Y.Braun-Pivet: Oui.

Il ne faudrait pas imaginer que la méthode repose seulement sur les épaules du président de la République. C'est une façon globale d'exercer le pouvoir. Les gouvernements, les Premiers ministres, les ministres, les administrations sont extrêmement verticales, habituées à cela.

C'est aussi la facilité, lorsqu'on a une majorité absolue. Aujourd'hui, nous n'avons plus de majorité et il faut faire différemment. On voit à quel point c'est difficile de faire différemment.

Dans mon livre, je plaide pour une société de l'engagement et de la participation, où les citoyens sont davantage associés aux décisions qui les concernent, où les sociétés civiles et les corps intermédiaires peuvent participer à la construction démocratique. On en est encore un peu loin. - A.-E.Lemoine: La verticalité s'est exprimée en juin dernier avec la décision de dissoudre l'Assemblée nationale.

Vous avez tenté pendant plus de 15 minutes de dissuader E.Macron de prendre cette décision. Vous écrivez que le président a joué notre avenir aux dés.

Les conseillers qui l'ont encouragé sont toujours en place? - Y.Braun-Pivet: Moi, j'ai été extrêmement surprise et déçue de cette dissolution.

Je pensais qu'on avait d'autres moyens de faire et de travailler à l'Assemblée. J'étais à la tête d'une Assemblée nationale qui fonctionnait. Ce n'était pas facile, mais elle fonctionnait.

On avait adopté des textes importants. On pense notamment à une loi dont on mesure à quel point elle est vitale, la loi de programmation militaire, qui prévoit notre engagement pour la défense. Je pensais qu'on pouvait faire mieux et davantage avec des alliés.

Le président a pensé autrement. C'est sa prérogative. J'ai la chance, en tant que responsable politique, de pouvoir lui exposer mon point de vue.

C'était à lui de trancher et il l'a fait. Après, nous nous sommes battus dans une campagne législative. Je me suis battue pour être réélue.

Je voudrais aussi lui rendre hommage parce qu'il m'a aidée pour ma réélection au perchoir, considérant que j'étais celle qui pourrait conduire cette nouvelle Assemblée, que c'était ma place, ce perchoir. Il m'a beaucoup aidée pour le reconquérir. En cela, je lui suis extrêmement reconnaissante.

J'essaie toujours d'être le plus nuancé possible pour être la plus juste possible. - P.Cohen: Depuis mercredi, la proposition de L.Wauquiez d'envoyer les étrangers sous OQTF fait polémique.

G.Larcher, le président du Sénat, a pris la parole ce matin. - G.Larcher: Cette proposition est inappropriée et irréalisable.

Parce que je suis le président du Sénat, tous les territoires, quel qu'en soit le statut, appartiennent à la République et doivent être respectés. - P.Cohen: J'imagine que votre avis n'est pas très différent.

Dans votre livre, vous faites une proposition originale. Vous proposez de séparer la question de l'immigration du domaine habituel, qui est celui du ministère de l'Intérieur, et de créer un ministère de la Politique migratoire auprès du Premier ministre. Qu'est-ce que ça apporterait, sachant qu'il y a beaucoup de prérogatives de police et d'autorité qui dépendent du ministère de l'Intérieur et qui doivent permettre de traiter la question des flux migratoires? - Y.Braun-Pivet: L'immigration, ce sont des personnes qui viennent dans notre pays.

Il y a des étudiants. Ils doivent être traités en termes de politique publique par le ministère de l'Enseignement supérieur. On a des chercheurs.

Ca concerne évidemment le ministère du Travail, de la Santé, de l'Education...

Il n'y a rien de plus interministériel qu'une politique d'immigration et d'intégration. C'est la raison pour laquelle un ministère dédié, qui pourrait s'occuper de politique de façon transversale et embrasser l'ensemble des sujets pour les détacher de ces questions uniquement sécuritaires, ça me semble être une bonne façon d'appréhender cette politique de façon globale. - P.Cohen: Et de faire baisser la température? - Y.Braun-Pivet: Peut-être aussi.

De considérer que l'immigration n'est pas juste un problème d'ordre public. Ce n'est pas ma conception des choses. Je pense que si on veut parler d'immigration et d'intégration, il est mieux de l'appréhender de façon plus posée, plus neutre et plus globale. - E.Tran Nguyen: Il y a un média qui parle beaucoup d'immigration, c'est le média d'extrême droite Frontières.

Hier, il y a eu des incidents à l'Assemblée nationale. Les journalistes de ce média ont dû être exfiltrés. Dans son dernier numéro, Frontières ciblait les assistants parlementaires de LFI en les classant par catégories "réseaux islamistes", ou "black blocs", par exemple.

La semaine dernière, ils avaient visé des avocats spécialisés en droit des étrangers. On a demandé quelle était l'origine de ce média à un journaliste qui y a consacré une longue enquête dans "Télérama". - C'est un média qui dispose d'un agrément délivré par une commission du ministère de la Culture qui lui donne droit à la fiscalité de la presse, qui facilite l'octroi de cartes de presse, etc.

A côté de ça, ça ressemble à une officine, à une extension de parti politique, à une agence de communication. Il y a un lien organique assez profond avec l'extrême droite, la droite identitaire. Frontières vient d'une chaîne YouTube qui s'appelait Livre noir, qui a embrassé la candidature d'E.Zemmour en 2022. - E.Tran Nguyen: On comprend l'ambiguïté de Frontières.

C'est enregistré comme un média et c'est pour ça qu'ils ont accès à l'Assemblée nationale. Les syndicats de collaborateurs parlementaires aimeraient qu'ils n'y aient plus accès. L'extrême droite soutient Frontières.

Où est-ce que vous vous situez, vous? - Y.Braun-Pivet: Je me situe dans l'Etat de droit et dans mes prérogatives de présidente de l'Assemblée nationale.

L'Assemblée est le lieu démocratique par excellence. Tout organe de presse, tout journaliste qui dispose d'une carte de presse a le droit d'y pénétrer et d'y travailler. Quelle présidente de l'Assemblée nationale je ferais si je faisais le tri entre les organes de presse, à partir du moment où ils sont enregistrés et habilités? - P.Cohen: Même s'ils provoquent le désordre? - Y.Braun-Pivet: Après, je dois m'assurer du maintien de l'ordre à l'Assemblée, du fait que les députés puissent accéder à l'Hémicycle.

On a eu des soucis hier. J'ai fait évacuer les journalistes quand on a vu que leur présence causait un trouble à l'ordre public. - A.-E.Lemoine: Sans les interdire? - Y.Braun-Pivet: Bien évidemment.

Nous sommes dans une démocratie. Il me revient de garder cet Etat de droit, d'être gardienne du fait que l'Assemblée nationale est un espace démocratique. Vous imaginez quelle présidente de l'Assemblée nationale je serais et quelles critiques vous pourriez m'adresser si je me mettais à interdire à des organes de presse et à des journalistes de rentrer à l'Assemblée? - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.

On aura d'autres sujets à vous soumettre. - E.Macron: On doit aller vers une reconnaissance et je ne le ferai pas pour l'unité ou pour faire plaisir à untel ou untel.

Je le ferai parce qu'à un moment donné, ça sera juste. Je veux aussi participer à une dynamique collective. Ceux qui défendent la Palestine doivent aussi reconnaître Israël.

En juin, avec l'Arabie saoudite, on pourrait finaliser le mouvement de reconnaissance réciproque par plusieurs. - M.Bouhafsi: Une déclaration qui a fait le tour du monde.

Hier, E.Macron a annoncé son intention de reconnaître l'Etat palestinien en juin, à condition que les Etats de la région reconnaissent en partie l'Etat hébreu. La France rejoindrait 149 autres Etats qui ont reconnu la Palestine.

Une décision qui permettrait de sécuriser l'avenir des Palestiniens et de lutter contre ceux qui nient l'existence d'un Etat hébreu, comme l'Iran. Cette annonce a fait la une de toutes les télévisions arabes. ... - M.Bouhafsi: A Ramallah, la capitale administrative de l'Autorité palestinienne, cette annonce a suscité beaucoup d'espoir. ... - M.Bouhafsi: Pour la ministre des Affaires étrangères palestinienne, cette annonce va dans la bonne direction.

Je me suis entretenu cet après-midi avec l'ambassadrice de la Palestine en France. Selon elle, la reconstruction de Gaza doit se faire sans le Hamas et les mots d'E.Macron sont une formidable espérance pour l'Etat palestinien. - Nous saluons cette prise de position.

Ce serait déjà une action légale et politique. Le seul légitime représentant du peuple palestinien, c'est l'Organisation de libération de la Palestine. C'est elle qui a signé les accords d'Oslo avec l'Espagne.

Nous sommes déterminés à assumer nos responsabilités, le gouvernement palestinien. Le président palestinien est l'interlocuteur légitime de l'ensemble de la communauté internationale. - M.Bouhafsi: E.Macron a bien précisé que cette reconnaissance ne pouvait pas se faire avec le Hamas.

Des propos réaffirmés par l'ambassadeur israélien à Paris. - Ce genre de déclaration encourage le Hamas à rester au pouvoir, bien que le président a dit de façon très claire que le Hamas devait partir. - M.Bouhafsi: Pour plusieurs éditorialistes ou spécialistes des relations internationales, cette annonce pourrait faire consensus en France. - Il avait refusé de le faire il y a un an, lorsque 3 pays européens, l'Irlande, l'Espagne et la Norvège avaient décidé ensemble de reconnaître l'Etat de Palestine.

C'est la 1re fois que, véritablement, il y a un lead français depuis 18 mois de guerre. - Ca peut aider. On revient sur les fondamentaux de la diplomatie française.

On reconnaît le droit de l'Etat d'Israël à se défendre, à être en sécurité et, en même temps, on est pour un Etat palestinien. On va avoir une diplomatie plus équilibrée. - M.Bouhafsi: Aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, les propos d'E.Macron étaient sur toutes les lèvres.

La gauche félicite le chef de l'Etat, mais l'extrême droite émet des réserves. - Il y a une perspective à soutenir et je suppose qu'il y a des discussions et de la négociation avec les autres parties prenantes. - La solution à 2 Etats est la solution traditionnelle de la France.

Il n'y a pas de raison d'en dévier. - Ca peut être un effet d'annonce. E.Macron a parfois condamné à demi-mot la politique du gouvernement israélien et a fait machine arrière. - C'est maintenant que tout est en jeu.

Juin me paraît très tard. - Un Etat palestinien serait un Etat terroriste. Le Hamas est toujours présent. - M.Bouhafsi: Y.Braun-Pivet, vous avez regretté ce matin avoir employé l'expression "soutien inconditionnel à Israël" au sein de l'Hémicycle. - Y.Braun-Pivet: C'est vrai que le président exprime une position qui est celle de la France traditionnelle, qui est la mienne également, une solution à 2 Etats.

Ce qui est intéressant, c'est qu'il va présider, avec l'Arabie saoudite, une conférence de paix. On espère que ça va permettre d'embarquer un certain nombre de pays sur une double reconnaissance, une reconnaissance de l'Etat palestinien et une reconnaissance de l'Etat d'Israël qui permettrait peut-être d'avancer sur une solution à 2 Etats, garantissant la sécurité de ces 2 Etats. C'est ça, l'objectif affiché du président de la République.

En cela, il a entièrement raison. Nous avons besoin de progresser sur la voie de la paix, d'une solution diplomatique. Ce double mouvement de reconnaissance peut permettre de progresser.

J'y suis favorable. - A.-E.Lemoine: C'est l'appel d'un père pour que son fils, plongé dans un coma profond depuis 20 ans, meure dans la dignité. - Ces images sont les dernières de Benjamin Danielou en Thaïlande, où il faisait un stage.

C'était 10 jours avant son très grave accident de scooter qui le plonge dans un coma en juillet 2005. Il avait 20 ans et il ne s'est jamais réveillé. Les 1res années, les parents s'accrochent au moindre battement de paupières de leur fils.

Ils espèrent un signe. Il n'y en aura jamais. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Merci de votre présence, alors que la proposition de loi sur l'aide active à mourir sera débattue à partir du 12 mai à l'Assemblée nationale, que préside Y.Braun-Pivet. Le vote solennel sera le 27 mai.

Vous espérez que l'aide à mourir devienne un nouveau droit, ce qui serait une libération pour vous, votre épouse et votre fils. Pour vous, surtout, des parents qui souffrent un peu plus chaque jour de voir l'état de Benjamin se dégrader. - M.Danielou: L'état de Benjamin se dégrade de jour en jour.

Nous avons longtemps cru qu'il allait pouvoir revenir parmi nous. - A.-E.Lemoine: Vous avez tout tenté, plusieurs établissements différents, des hospitalisations à Paris.

Vous avez essayé une hospitalisation à Liège. Là, vous n'avez plus d'espoir? - M.Danielou: Je n'avais plus d'espoir depuis la Belgique.

Ma femme continuait à y croire. Elle se rendait chaque dimanche auprès de son fils pour faire certains soins. La manucure, lui nettoyer les oreilles, lui passer de la crème...

Elle y passait des heures et des heures. - A.-E.Lemoine: Mais aujourd'hui, elle n'en a plus la force.

Votre grande angoisse, c'est que vous avez 70 ans. Vous ne voulez pas laisser Benjamin seul, derrière vous. - M.Danielou: C'est surtout ma femme qui ne pourrait pas supporter de partir sans son enfant. - A.-E.Lemoine: Aujourd'hui, vous souhaitez que Benjamin puisse mourir dignement, dans vos bras, après une injection létale.

C'est illégal aujourd'hui en France. La seule option qu'on vous propose, c'est l'arrêt des soins. Cette solution-là, elle vous indigne, vous n'en voulez pas. - M.Danielou: Rien qu'au niveau des mots...

Avec la sémantique, on peut faire plein de choses, on peut tricher sur tous les mots. Aujourd'hui, la seule mort légale qui serait envisageable, sous condition pour Benjamin, ce serait de le laisser mourir de faim et de soif. Ca m'indigne.

Comme tout le monde, j'ai eu des animaux domestiques. Malheureusement, nous vivons plus longtemps que nos animaux domestiques. Lorsqu'un animal domestique est en fin de vie, vous l'amenez chez le vétérinaire, vous êtes présent si vous le souhaitez, ils plantent l'aiguille et ils vous demandent si vous êtes prêt, vous écrasez une larme et c'est fini.

C'est un geste d'amour. Vous avez le regard de l'animal, vous le caressez. Là, on ne tolérerait pas aujourd'hui de laisser un chien ou un chat mourir de faim et de soif. - P.Cohen: Même s'il est sous sédation.

Les médecins vous disent... - A.-E.Lemoine: Il ne souffre pas... - P.Cohen: C'est la loi telle qu'elle est prévue aujourd'hui: la sédation prolongée avec l'arrêt des soins.

C'est la loi actuelle. - M.Danielou: La loi actuelle, vous voulez que je vous en parle?

Vous voulez des exemples de sédation? Il y a un exemple qui est célèbre, Hervé Pierra. Un professeur éminent qui est conseiller de la commission pour la fin de vie a dit: "Non, on ne va pas le sédater." Il y a des articles là-dessus. "Pourquoi ne va-t-on pas le sédater?" "Comme ça, il va mourir plus vite." Ca été atroce pour les équipes soignantes, à tel point qu'elles ont fait une injection.

La sédation la plus longue que je connaisse...

Beaucoup de gens m'appellent pour me dire que pour eux, ça s'est passé...

Ca s'est passé il y a quelques mois. La sédation a commencé le 24 novembre et ça a terminé le 29 décembre. Plus de 4 semaines! - A.-E.Lemoine: Vous dites que si les patients sont sédatés, leur famille assiste à une agonie. - M.Danielou: C'est une agonie.

Je trouve ça horrible. Si vous faites ça à un animal, on porte plainte. C'est un acte de cruauté et de barbarie.

Ca, c'est notre loi, aujourd'hui. Ca révolte n'importe qui. Vous n'êtes pas d'accord, madame la présidente? - A.-E.Lemoine: Votre fils n'est pas considéré comme malade ou en fin de vie.

Il ne peut pas s'exprimer. Autrement dit, si une loi sur l'aide active à mourir était adoptée, est-ce qu'elle pourrait concerner votre fils? - M.Danielou: Non.

Monsieur Falorni, je l'ai eu tout à l'heure au téléphone et l'évolution de la loi n'ira pas dans ce sens-là. - Y.Braun-Pivet: Il va y avoir un débat à ce sujet.

Ca avait été discuté pendant le 1er examen de la loi. Effectivement, il y a plusieurs sujets. Nous aimerions permettre à chacun de choisir pleinement sa fin de vie.

Nous espérons enfin avoir un examen à l'Assemblée nationale qui va commencer le 12 mai. Il y a la question des directives anticipées, qui ne s'appliquent pas à votre fils. Ce sujet était venu...

Est-ce que, dans les directives anticipées, on peut mentionner que si la situation se présente, on souhaiterait bénéficier d'une aide active à mourir...

Il y avait eu le débat en commission et ça avait été voté favorablement. Dans l'Hémicycle, ça avait été supprimé, considérant qu'il fallait être pleinement conscient et consentant lorsqu'on sollicite l'aide active à mourir et lorsqu'on est confronté à la situation. Il y a la question de déléguer cette possibilité, ce choix à un tiers de confiance.

Là aussi, l'Assemblée s'était prononcée de façon négative. Il va y avoir des débats. Ces sujets vont revenir.

Personnellement, très intimement, je considère que la question du consentement doit s'apprécier le jour venu. On voit bien qu'on évolue. On pourrait imaginer pouvoir bénéficier, à froid, d'une aide active à mourir si telle situation se présente, et que le jour venu, quand on est confronté à cette situation, ce n'est pas l'expression de la volonté qu'on voudrait avoir. - A.-E.Lemoine: Que proposer à la famille de Benjamin? - Y.Braun-Pivet: Aujourd'hui, c'est la loi Claeys-Leonetti qui existe aujourd'hui.

La loi qui pourrait être votée à l'Assemblée nationale ne pourrait pas répondre à cette situation. Elle est extrêmement douloureuse. C'est dur de vous entendre.

On est évidemment en pleine empathie avec ce que vous vivez, ce que vit votre fils. La loi ne répond malheureusement pas à toutes les situations. Nous devons avoir des lois avec une portée générale.

Il y a toujours des cas auxquels on n'est pas capable de répondre correctement et de satisfaire les aspirations des familles. - M.Danielou: La mort est toujours un sujet très individuel.

Est-ce que la loi peut encadrer tous ces cas? Le cas de Benjamin n'est pas unique. Vous en avez entre 1500 et 2000 en France. - A.-E.Lemoine: Vous voulez éventuellement des comités composés de médecins, juristes, personnes de la société civile qui statuent au cas par cas. - M.Danielou: Sur des cas exceptionnels, qu'on ouvre une porte.

Nous avons essayé la Belgique en toute discrétion. Benjamin avait été admis en Belgique, à Liège. On a vu 2 professeurs.

Ils nous ont dit qu'il n'y avait pas de problème, qu'ils prenaient le dossier. On nous l'a refusé. La direction de l'hôpital nous l'a refusé. - A.-E.Lemoine: Là où Benjamin est hospitalisé, parce qu'il faut appliquer la loi française. - M.Danielou: Non, là, je suis en Belgique. - P.Cohen: Pour quelles raisons? - M.Danielou: Premièrement, il est français. - A.-E.Lemoine: Il y a beaucoup de Français... - M.Danielou: J'ai les chiffres.

Parce qu'il n'est pas capable de manifester sa volonté. Il n'a pas fait de directives anticipées, comme tout le monde ici, je pense. On n'a pas de solution.

Nous revoilà...

Je cherche une solution franco-française. On vous dit que la Belgique est le paradis. C'est faux!

On vous dit que la Suisse est le paradis. C'est faux aussi. La Suisse n'accepte que le suicide assisté, et encore, pas dans tous les cantons.

Il faut que vous soyez capable d'ingérer vous-même la pilule, boire le breuvage ou appuyer sur la seringue. On n'a pas de solution. Ca fait 20 ans qu'il est comme ça.

Il est dans une clinique religieuse, ce qui ne simplifie pas. Mais il est magnifiquement bien soigné. En 20 ans, il n'a pas eu un escarre.

Rendez-vous compte. J'ai posé la question aux médecins: "Combien de temps peut-il vivre comme ça?" Il n'y a aucune raison que ça s'arrête.

Ce que je tiens à vous préciser...

On est donneur d'organes. Avec la loi Claeys-Leonetti, on ne peut pas. On serait contents de voir notre fils aider quelqu'un à vivre, mais on ne peut pas avec cette fichue loi. - Y.Braun-Pivet: C'est pour ça qu'il est important d'avoir des lois qui évoluent, que ces débats aient lieu dans l'enceinte de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Ce sont des débats très graves, très importants. - M.Danielou: Mais pas courageux, je suis désolé. - Y.Braun-Pivet: Si.

Il faut toujours essayer de bien respecter les valeurs, les grands principes... - M.Bouhafsi: 92 % des Français sont favorables à cette loi.

La question de ce père se pose légitimement. - Y.Braun-Pivet: Nous en débattrons.

La question du consentement est fondamentale. Vous ne pouvez pas balayer d'un revers de la main le fait qu'on a une personne qui ne peut pas exprimer son consentement. Il s'agit de mettre fin à sa vie.

Ca pose évidemment une question éthique fondamentale. J'entends votre souffrance. Il est normal et très sain que, dans une société, on puisse débattre de cette question du consentement, quand est-ce qu'on doit donner le consentement pour ce type d'acte et comment il doit être recueilli, etc.

Quelles sont les conditions requises? C'est pour ça que je veux qu'on légifère. La législation, c'est créer un cadre.

Le cadre est protecteur car on crée des critères, des conditions. Ces critères et ces conditions sont établis par le législateur, qui seul a la légitimité due à son élection de définir quel est ce cadre. - M.Danielou: Sachez quand même que j'ai lu la loi Claeys-Leonetti.

Elle interdit l'acharnement thérapeutique. Est-on dans le cadre de l'acharnement thérapeutique? - Y.Braun-Pivet: C'est pour ça qu'on peut penser que votre fils peut bénéficier de cette loi Claeys-Leonetti.

On a compris que ce n'est pas ce que vous souhaitez. Faut-il aller plus loin? Ce sera l'objet des débats dans l'Hémicycle. - M.Danielou: Ce n'est pas ce que la France veut.

Vous êtes la représentation nationale. - A.-E.Lemoine: Ce sera discuté par les députés représentant les Français.

Merci beaucoup d'être venu ce soir. - M.Danielou: La réponse, selon monsieur Falorni... - Y.Braun-Pivet: 577 parlementaires vont voter. - M.Danielou: D'ici 12 à 15 mois. - Y.Braun-Pivet: C'est le temps de la délibération.

C'est bien de prendre le temps. On a tardé. J'ai beaucoup plaidé pour que ce soit pris avant. - M.Danielou: Je vous en remercie. - Y.Braun-Pivet: Une fois que les discussions sont engagées, c'est normal de prendre le temps.

Ces sujets engagent la société dans son ensemble. J'espère qu'avant la fin du quinquennat, nous aurons légiféré en la matière. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup d'être venu sur le plateau.

C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. L'Ukraine accuse la Russie d'entraîner la Chine dans la guerre. - L.Sénéchal: Le président V.Zelensky affirme que l'Ukraine a identifié 155 citoyens chinois dans les rangs de l'armée russe, 2 jours après avoir publié cette vidéo...

Un homme qui essaie de se faire comprendre en mimant son histoire. - L.Sénéchal: V.Zelensky demande au monde occidental de réagir, particulièrement aux Etats-Unis.

Il accuse la Russie d'entraîner la Chine dans la guerre. A ce stade, rien n'indique que Pékin participerait activement à la guerre. Le régime nie toute implication et estime que ce sont des accusations irresponsables.

La Russie cherche des soutiens dans sa guerre coûteuse. La Corée du Nord a envoyé 14 000 soldats en tout. L'Iran fournit des drones qui font des dégâts considérables. - A.-E.Lemoine: Les violences sexuelles dans le cinéma... - L.Sénéchal: Un rapport accablant qui décrit un cinéma français traversé par des violences systémiques.

La présidente de la commission, S.Rousseau, a immédiatement demandé au plus grand festival de cinéma au monde, qui démarre dans un mois, de se saisir de ce rapport et de ses conclusions. La présidente du Festival de Cannes entend accompagner la lutte contre les violences sexuelles dans le cinéma. - La promesse du Festival de Cannes est aussi d'accompagner les grandes évolutions de la société.

Je saisis cette occasion pour vous dire que le Festival a pris connaissance avec sérieux et détermination les recommandations de la commission d'enquête relatives aux violences commises sur le secteur culturel. - L.Sénéchal: Le Festival de Cannes a dévoilé une partie des films en compétition. ...

Tous seront en compétition au 78e Festival de Cannes. Parmi les films projetés pendant la quinzaine et hors compétition, le nouveau Spike Lee avec D.Washington, le 1er film de S.Johansson comme réalisatrice.

Il y aura aussi le nouveau Klapisch. Et l'ultime volet de "Mission: Impossible" avec T.Cruise. - A.-E.Lemoine: Un "Jurassic Park"... - L.Sénéchal: Le magazine "Time" avec ce loup qui n'est plus éteint.

Une espèce éteinte depuis 10 ans remise au goût du jour dans la série "Game of Thrones"...

C'est ce loup gigantesque, beaucoup plus gros que les loups gris d'aujourd'hui. Le créateur de la saga pose dans la campagne de communication de l'entreprise qui a fait revenir ce loup...

Cette entreprise les a recréés en prélevant de l'ADN de ce loup sur un crâne vieux de 72 000 ans...

Un ADN introduit ensuite grâce à la technologie des ciseaux ADN dans des cellules de loup actuels puis transférées dans des ovules de louve. Une fois fécondées, des chiennes ont porté les foetus. Le résultat, ce sont ces deux loups, Rémus et Romulus.

Les détracteurs sont nombreux...

Ce sont des hybrides de loups qui vivent en captivité, nourris par des hommes dans un lieu tenu secret. L'espèce n'a pas ressuscité. L'entreprise qui a créé cette hybridation est très controversée.

Elle a déjà créé des souris. Le retour du mammouth, un des objectifs assumés de l'entreprise. Des dodos de l'île Maurice aussi...

Sauver des espèces comme le rhinocéros blanc. ... - L.Sénéchal: Recréer des dinosaures, pour l'instant, c'est de la science-fiction.

Il faudrait des ADN complets et des espèces qui soient plus proches du génome des dinosaures. Cette entreprise fonctionne grâce à des généreux mécènes. P.Hilton a participé à une levée de fonds de 75 millions de dollars.

Elle a fait cloner son propre chihuahua. - L.Sénéchal: Pour ce qui de faire revivre les mammouths, ça pourrait empêcher le dégel... - A.-E.Lemoine: Il est expert en loups, en mammouths...

Le PSG douche les espoirs du prince de Galles. - L.Sénéchal: Paris a accueilli Aston Villa en quart de finale de Ligue des champions en présence d'un fan du club anglais, le prince William et son fils, le prince George.

Aston Villa a atteint les quarts de finale de la Ligue des champions pour la 1re fois en 43 ans. ... - L.Sénéchal: Il avait mis ses vêtements porte-bonheur.

Ce sont les Anglais qui ont ouvert le score, à la plus grande joie de William et de George. Paris s'est rebellé et a marqué 3 fois...

Victoire 3-1 avant le match retour mardi. - Y.Braun-Pivet: J'y étais, il y avait une ambiance de folie.

C'était génial! 3 buts du PSG pour remonter...

C'était un très beau match. - A.-E.Lemoine: Vous évoquez votre amour du foot dans ce livre qui est destiné à vous faire mieux connaître des Français. - Y.Braun-Pivet: J'en parle un peu.

J'aime ces moments de communion...

Les concerts, les matchs où on se retrouve tous ensemble. Dans les concerts, je suis dans la fosse. Encore maintenant, au grand dam de mes officiers de sécurité. - A.-E.Lemoine: Ils sont dans la fosse avec vous? - Y.Braun-Pivet: Les gens sont assez surpris de me voir dans la fosse.

Ils sont très bienveillants. C'est sympa. - A.-E.Lemoine: "A ma place"...

Dérives de Trump, sexisme en politique : Yaël Braun-Pivet, s’exprime-C à Vous l’intégrale-10/04/2025 — Yaël Braun-Pivet · Pourquijevote