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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 24 avril 2026 3 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & famille

L'édito de Thomas Bonnet : «L'orthographe est-elle discriminatoire ?»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Cécile DuflotFait
    « l'orthographe est devenu un outil de distinction sociale »
  • 1:00Cécile DuflotFait
    « plusieurs orthographes coexistaient puis on les a figé transformant l'orthographe en une sorte de religion »
  • 2:00Cécile DuflotFait
    « les fautes d'orthographe constituent le premier marqueur d'inégalité professionnelle »
  • 2:30Cécile DuflotFait
    « si on utilise pas la bonne orthographe, on peut changer totalement le sens de la phrase »
  • 4:00narrateurChiffre
    « en moyenne, il y a 20 fautes dans cette dictée contre 10 à la fin des années 80 »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Oui, l'ancienne ministre de François Hollande est montée au créneau contre l'orthographe qui euh selon elle serait devenue une religion et même un outil de distinction sociale. En cause, une note du ministre de l'éducation nationale, Édouard Gefrey, qui invite désormais les professeurs à prendre en compte la qualité rédactionnelle dans les notes attribuées aux élèves syntaxes, grammaire et donc orthographe doivent désormais être particulièrement surveillés pour les élèves qui préparent le brevet et le bac. Alors que jusque-là, ça peut paraître étonnant mais la doctrine se voulait plutôt permissive.

Et bien pour Cécile Duflot, cette mesure est une lubie d'un ministre en manque d'idée. Elle qui se présente comme une psychopathe de l'orthographe repentie dénonce même une forme d'obsession. Son argument, c'est donc de dire que l'orthographe est devenu un outil de distinction sociale pendant longtemps.

Plusieurs orthographes coexistaient puis on les a figé transformant l'orthographe en une sorte de religion, un instrument de sélection scolaire. En clair, la maîtrise de l'orthographe serait devenue au fil du temps un moyen de distinguer les riches des pauvres. Si on va au bout du raisonnement, ça veut dire que les personnes issues de milieux sociaux modestes n'auraient plus besoin de se conformer aux règles élémentaires de la langue.

Or, on le sait, les fautes d'orthographe constituent le premier marqueur d'inégalité professionnelle sur un CV, sur une lettre de motivation ou même lors d'un entretien. Mais surtout que si on utilise pas la bonne orthographe, on peut changer totalement le sens de la phrase accessoirement. Donc vraiment c'est ça participe au rabaissement de ce pays, à la relégation, au déclassement de ce pays.

Ce que dit Cécile Duflot. Elle elle est complètement tort. Je vois ce qui la motive des raisons politiques, mais mais elle a tort en réalité parce qu'elle abaisse tout le monde plutôt que d'élever, elle abaisse la question de l'orthographe est donc éminemment politique.

C'est très révélateur en effet, révélateur d'une partie de ces élites souvent de gauche qui ont eu la chance de bénéficier d'un enseignement de qualité mais qui estime que les classes sociales inférieures n'ont pas forcément vocation à maîtriser les mêmes compétences. Ils en viennent à prener un ivellement par le bas au nom d'une prétendue équité qui est en fait la fin de l'ascension et de l'émancipation par la langue. Et puis au-delà de l'orthographe, ce qui se joue, c'est la vocation de l'éducation nationale à exiger un niveau de connaissance exigeant.

Justement, plutôt que d'accepter la baisse du niveau général, il faut relancer la lecture qui est en train de se transformer en pratique ancestrale quasiment oubliée. Il faut dire aussi, c'est important de le rappeler, que les résultats des élèves en orthographe sont en chute libre. Il y a une dictée, la même dictée qui est réalisée depuis l'année 1987 par des élèves de CM2.

Écoutez bien, le nombre de fautes a doublé à doublé en l'espace de 30 ans. Désormais, en moyenne, il y a 20 fautes dans cette dictée contre 10 à la fin des années 80. Alors, à l'heure de l'intelligence artificielle des correcteurs automatiques dans les textaux, certains pourraient me rétorquer que l'orthographe c'est un combat d'arrièregarde.

Mais je parle ce matin au nom de tous ceux que la simple évocation d'un malgré que d'un si j'aurais fait encore frissonner. Et bien à notre nom à tous, je salue l'initiative du ministre de l'éducation nationale. Vive la défense de l'orthographe !

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