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DébatSUDRADIO· 20 octobre 2025 50 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asileÉconomie & entreprises

Peut-on dire qu'on aime la France sans passer pour un facho en 2025 ?

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 54 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Peut-on dire qu'on aime la France sans passer pour un fachio en 2025 ?

  • 12:14OuverteRéponse directe

    Emmanuelle, que pensez-vous des propos de Jean Dujardin ?

  • 18:31RelanceRéponse partielle

    Qui vous dit qu'on ne peut plus dire qu'on aime la France sans être traité de facho ?

  • 24:37OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une vraie différence aujourd'hui entre nos anciens et nous ?

  • 33:36OuverteRéponse partielle

    On va recentrer le sujet sur le drapeau français. Est-ce que c'est facho ou pas facho ?

  • 35:03OuverteRéponse partielle

    Peut-on dire qu'on aime la France sans passer pour un facho en 2025 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:29InvitéChiffre
    « On a réussi à avoir 160 parrainages sur presque 7000 maires qui ont été visités, quand même. Ce qui est assez énorme. »
  • 5:46InvitéChiffre
    « Il faut savoir que c'est plus de 70% des maires qui ne parrainent personne. »
  • 7:15InvitéFait
    « Citez-moi juste une candidature d'une personne d'origine maghrébine en France, dans l'histoire de la Ve République, il n'y en a aucun. »
  • 31:32InvitéFait
    « les urgences, elles ferment, etc. C'est la galère pour pouvoir se soigner. »
  • 31:55InvitéFait
    « la question de la France, c'est facile d'utiliser le terme France pour drapeau, pâté, littoral français, gorge du Verdon. »
  • 34:48InvitéPromesse
    « Moi, j'exproprierai ce dernier. »
  • 35:57InvitéFait
    « aimer la France aujourd'hui, c'est un acte courageux ou un acte politique ? »
  • 36:10InvitéFait
    « quand on met un drapeau français à sa fenêtre, on se fait taxer de fachos. »
  • 36:55InvitéFait
    « Moi je suis fière aujourd'hui de dire que je suis patriote. »
  • 38:41InvitéFait
    « C'est un drapeau qui est lié à des oppressions, on ne peut pas le nier. »
  • 40:14InvitéChiffre
    « Vous faites partie des 6% de Français qui soutenaient la réforme des retraites. »
  • 42:23InvitéChiffre
    « Bernard Arnault, un homme, il fait vivre 36 000 familles. »
  • 43:26InvitéFait
    « la Catalogne fait partie de l'Espagne. C'est selon le dernier référendum. »
  • 44:30InvitéFait
    « Si elles veulent vivre en France, elles s'assimilent. »
  • 47:48InvitéFait
    « En France, les gens, ils viennent en France, ils peuvent commettre toutes les infractions du monde, ils sont sous OQTF, ils sont fichés S, ils ne rentrent jamais chez eux. »

Temps de parole

  • Invité49 %
  • Invité 224 %
  • Présentateur23 %
  • Invité 32 %

7,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 2

Les instituts de beauté Body Minute vous présentent

0:03
Présentateur

Magali Berda, Sud Radio, on ne vit pas dans la même France. Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h03, nous sommes en direct tous les soirs du lundi. Aujourd'hui, de 20h à 21h, et je suis ravie de vous retrouver ce soir après un long week-end. On est lundi aujourd'hui.

0:23
Invité

On est lundi.

0:23
Présentateur

C'est le début de la semaine, on est au taquet. Je suis ravie, je suis très fière d'être avec vous pour cette émission qui casse les codes. Comme vous le savez, c'est un projet qui me tenait à cœur. J'ai eu la chance de pouvoir mettre en place sur Sud Radio, et uniquement sur Sud Radio. Cette radio que j'aime tant d'amour, qui est incroyable. Patrick Roger, je l'aime. Et oui, cette radio qui nous a ouvert les portes, tout simplement pour casser les codes, changer un petit peu, avoir une émission un peu nouvelle. Cette émission est faite pour faire en sorte que deux mondes qui ne se parlent jamais se rencontrent.

pour faire en sorte que les gens qui sont un petit peu déconnectés avec la politique, qui ne comprennent pas grand-chose à ce qui se dit sur les autres ondes, on va dire, et avec des gens qui n'ont pas l'habitude de parler simplement, eh bien, on les oblige à parler simplement. On reçoit donc des influenceurs tous les soirs, ou des personnalités publiques, qui vont parler à leur manière aux personnalités politiques. Et ça les met dans un exercice tout nouveau. Alors, on a eu des belles et des mauvaises surprises, n'est-ce pas, mon Mathias ?

1:23
Invité

On a eu de très belles surprises. Bon, après, en général, ça s'est super bien passé.

1:26
Présentateur

Ça s'est méga bien passé.

1:27
Invité

Comment ça va, Magali ?

1:28
Présentateur

Ça va très bien. Et toi ?

1:29
Invité

Moi, ça va. J'ai fait les courses dans un nouveau magasin ce week-end.

1:33
Présentateur

Super.

1:33
Invité

Ça s'appelle le Louvre. Tu connais ? C'est très grave ce qui s'est passé au Louvre, Magali Berda.

1:40
Présentateur

Je me suis inventé un nouveau jingle, Mathias. On va l'appeler le jingle, Mathias. Je pensais que ça allait faire carton, cette bonne. Non, c'était nul.

1:47
Invité

Ah, merci. Ah ouais, Max, il est vraiment avec toi.

1:50
Présentateur

S'il te plaît. S'il te plaît, mon Max.

1:51
Invité

Max, le réalisateur.

1:53
Présentateur

Chaque mauvaise blague de Mathias, c'est-à-dire 99%, tu nous mettra ça.

1:57
Invité

Merci beaucoup. Non, attends, il y en a des biens, quand même.

1:59
Présentateur

Alors, ce soir, on fait un grand débat. Un grand débat qui passionne sur les réseaux sociaux. Alors, je vois des vidéos TikTok de partout à ce sujet. Est-ce que, peut-on dire qu'on aime la France sans passer pour un fachio en 2025 ? C'est une vraie question. Avec des vidéos qui fusent dans tous les sens sur TikTok, on a une battle incroyable. Les pour et les contre. Et ce soir, pour parler de ce sujet, on va recevoir Anas Kazib, qui est porte-parole de Révolution Permanente, qui va débattre avec Emmanuel Brisson, qu'on voit de plus en plus dans les médias. Ça devient une resta, je ne vous dis pas, qui est présidente du Mouvement Vivement Demain.

Et alors, on va réagir aux propos de notre cher Jean Dujardin, qui, on va les écouter d'abord. Allez-y, allons-y, écoutez-les.

2:48
Invité

On peut garder son avis sur les choses, sur les gens. On a un très joli pays, entre le littoral, entre les régions, la gastronomie. Le problème, c'est quand on le dit rapidement, on est taxé de fachos. Alors, on se dit, qu'est-ce qu'il faut que je dise ? Alors, je suis rétrograde parce que j'aime le pâté. Qu'est-ce qui est compliqué, en fait, là-dedans ? Donc, évidemment, c'est de la récupération et il ne faut pas tout écouter. Mais il faut garder l'espoir. La colonne des plus.

3:14
Présentateur

Alors, il faut garder espoir, c'est la colonne des plus. Donc, on va en débattre parce que Jean Dujardin, après, il a dit un peu tout haut, ce que pensent tout bas pas mal de monde. C'est vrai que maintenant, il y a des gens qui ont peur de sortir le drapeau français, qui se font insulter, etc. Et d'autres qui le revendiquent, au contraire. Donc, on va débattre de ça. Mathias, qu'est-ce que tu en penses, toi ?

3:35
Invité

Moi, après, je n'ai pas forcément... Moi, je le sors beaucoup pendant la Coupe du Monde. Mais c'est vrai que maintenant, tu sors ton drapeau français, on dit que tu as un facho, etc. Parce qu'en fait, je pense qu'il y a certains partis politiques qui l'ont utilisé à, on va dire, des usages un peu personnels, etc. Donc, en fait, ça s'est vachement mélangé. Là où les Etats-Unis, ils ont... Tu te rappelles, on est partis à Los Angeles au mois de juin pour travailler.

3:56
Présentateur

Alors, on est partis à Los Angeles. Moi, ça m'avait marqué. Mais incroyablement marqué à quel point il y avait des drapeaux américains devant chaque maison. Tu te rappelles ou pas ? On voyait devant chaque maison des drapeaux américains. Ils sont très fiers de leur payer, etc. Voilà. Et bien voilà, on a nos deux invités qui sont là, ça y est. Donc, je reçois... Bonsoir. Alors, on reçoit Anas Kazib, qui est porte-parole de Révolution Permanente. Bonsoir, Anas.

4:21
Locuteur 3

Bonsoir.

4:21
Présentateur

Et vous allez débattre avec Emmanuel Brisson, qui est présidente du Mouvement Vivement Demain. Bonsoir, Magali. Bonsoir, Emmanuel. Alors, on fait quelques présentations. On va commencer par Anas Kazib. Donc, vous êtes un syndicaliste français, cheminot à la SNCF. Alors, vous me dites oui ou non, parce que des fois, j'ai sorti des conneries, mais je ne vous dis pas.

4:42
Invité

Des fois, le Wikipédia, il n'est pas très bon.

4:43
Présentateur

Après, il ne faut pas m'en vouloir. Voilà. Militant au sein de Sudrail, vous vous êtes fait connaître lors des mobilisations contre la réforme ferroviaire, puis contre la réforme des retraites, devenant l'une des voies les plus médiatisées du secteur. Issue d'un milieu populaire, vous revendiquez une ligne de lutte radicale ancrée dans l'auto-organisation des travailleurs. Vous avez brièvement tenté une candidature à l'élection présidentielle de 2022.

5:09
Invité

Exact.

5:09
Présentateur

Et avant de vous retirer, faute de parrainage ?

5:13
Invité

Je ne me suis pas retiré, mais bon, le système des parrainages des 500 fait que...

5:18
Présentateur

Vous n'avez pas eu les 500, quoi ?

5:19
Invité

On s'arrête au moment où... Vous en avez eu combien ? On a réussi à avoir 160 parrainages sur presque 7000 maires qui ont été visités, quand même. Ce qui est assez énorme. En fait, c'est un système totalement antidémocratique. La question des 500 parrainages, on dit souvent, c'est pour éviter les clowns, etc. Ce n'est pas ça la réalité. C'est que si vous ne faites pas partie d'un gros parti institutionnel qui a pignon sur rue, en fait, la plupart des maires ne parrainent pas. Il faut savoir que c'est plus de 70% des maires qui ne parrainent personne. Parce que l'interco, elle appartient à LR. L'autre interco, elle appartient au PS.

Vous comprenez, si je ne parraine pas à Nidalgo, on va m'en vouloir, on ne va pas me donner les subventions. Moi, j'aime bien, j'aimerais bien vous soutenir. Vous êtes jeunes, etc. Donc, en fait, on se retrouve face à des maires qui ne sont pas encartés du tout.

6:06
Présentateur

Ils sont peut-être pas aussi de faire confiance parce qu'ils ne connaissent pas. C'est vrai qu'on voit des...

6:09
Invité

C'est un soutien démocratique. En réalité, le parrainage, il n'est pas... Il est ce que je considère que vous êtes légitime à pouvoir vous présenter. Après, la personne n'est pas obligée de voter pour vous. Comme une personne va parrainer Marine Le Pen ou, je ne sais pas moi, n'importe qui à gauche. Sans avoir d'obédience politique vis-à-vis de ça. Mais c'est de considérer est-ce que la candidature est légitime. Beaucoup, on avait eu 300 promesses de parrainage avant la conversion au mois de février. Et le problème, c'est qu'il y a les pressions qui commencent à arriver. Parce que quand vous êtes dans le Gers, vous parrainez un candidat qui s'appelle Anas Kazib, qui est marxiste.

Il y a tout de suite le canard du coin qui vous sort que le maire de machin, il a parrainé un arabe. Pourquoi t'as parrainé un arabe alors qu'ici, Marine Le Pen a fait 70% aux élections ? Donc vous avez des maires qui vous disent, moi je suis gêné, j'aimerais bien vous parrainer. Mais désolé, le jeu n'en vaut pas la chandelle.

7:02
Présentateur

Vous pensez que vous n'avez pas été pris au sérieux ? Ou alors, du coup, vous n'avez pas eu vos 500 signatures parce que... Je reprends vos mots. Parce que vous êtes arabe, c'est ça ?

7:12
Invité

Je pense que déjà, la question de l'origine, oui, elle joue. Enfin, je veux dire, citez-moi juste une candidature d'une personne d'origine maghrébine en France, dans l'histoire de la Ve République, il n'y en a aucun. Christiane Taubira, elle n'a pas eu les parrainages. Vous imaginez, par exemple, Christiane Taubira qui a été garde des Sceaux et qui est une figure éminemment politique et institutionnelle depuis des décennies. Je veux dire, elle n'a pas réussi à avoir les parrainages. Donc quand vous dites que des personnes comme Christiane Taubira, je crois qu'il y a eu le président de l'UPR, Asselineau non plus, qui n'avait pas réussi.

Et puis vous voyez comment même pour les Jean-Luc Mélenchon, pour Marine Le Pen, c'est sur les deadlines, c'est les pressions de la dernière semaine. Donc vous imaginez bien, pour une organisation comme la nôtre, qui n'a pas des députés, des sénateurs, etc., face à une ribambelle de secteurs qui sont profondément gérés par LR et le Parti Socialiste, c'est eux qui gèrent la France, les régions, les départements, etc. C'est une pression terrible. Je vous raconte juste une micro-histoire. Une mère qui avait promis son parrainage et qui, moi, je l'avais eu en pleurs, d'accord ?

Elle m'avait dit, écoutez, je vais reculer parce que j'attends 8000 euros pour mettre un chapiteau, un cirque dans ma commune, etc. Elle m'a dit, on m'a mis des pressions, on m'a dit de ne pas parrainer parce que sinon, je n'aurai pas les subventions. Elle me dit, je suis désolé pour 8000 euros, mais malheureusement, dans mon coin, il n'y a pas d'activité pour la jeunesse, etc. Je ne peux pas me permettre. Je lui ai dit, écoutez, il n'y a pas de... Mais pour vous dire, parfois, jusqu'où, ça va malheureusement.

8:36
Présentateur

Il y a eu des pressions. Alors, on va recevoir en face de vous, Anas, Emmanuel Brisson. Alors, Emmanuel Brisson, que je présente du coup, merci d'être venu. Merci pour votre invitation. Vous êtes une jeune militante du parti Les Républicains. Alors, pareil, si je dis des conneries, ne m'en voulez pas. Mais normalement, je fais de mieux en mieux. Je vous assure, je deviens de meilleure de soir en soir. Oui, c'est vrai. Je prends des coups, c'est sympa. Alors, vous êtes la fille du sénateur Max Brisson. Oui. Vous avez mené des études littéraires, puis un master en stratégie et décision publique et politique, puis un master en journalisme.

Vous avez été candidate aux élections législatives 2024 des Pyrénées-Atlantiques sous l'étiquette LR. Vous êtes engagée pour renouveler les cadres du parti et défendre la voix des jeunes militants. Tout à fait. Ça va ? C'est parfait. Ok. Et vous, qu'est-ce qui vous a donné envie de vous lancer en politique ?

9:24
Invité

Déjà, ça aide d'avoir grandi dans un univers politique. Je ne vais pas vous le cacher. Très tôt, moi, j'ai suivi mon père qui était à l'époque un élu local. Donc, j'ai pu voir le travail d'un élu, les convictions, mais aussi les sacrifices, parce que je ne le voyais pas beaucoup. Je ne vais pas me plaindre. J'ai eu l'opportunité de beaucoup lire, d'avoir des choses que d'autres enfants n'ont pas à cet âge-là. Mais quand on grandit dans un tel environnement, on a deux choix. Soit on fait un rejet total de la politique, ce qui est arrivé à ma grande sœur, qui ne voulait pas du tout entendre parler politique. Soit on a envie de s'engager. Et moi, c'est ce que j'ai voulu faire.

Et à l'âge de 16 ans, parce que c'est l'âge à laquelle on peut prendre une carte dans un parti politique, j'ai décidé d'adhérer à l'UMP à l'époque, parce que j'adorais les discours de Nicolas Sarkozy. C'était en 2012. Puis ensuite, aux Républicains, ma famille politique.

10:19
Présentateur

Alors, restez avec nous. On va revenir sur un sujet qui fait beaucoup de débats sur les réseaux sociaux. Peut-on dire qu'on aime la France sans passer pour un facho en 2025 ? C'est la question du jour. Suite aux propos tenus par Jean Dujardin, qu'on réécoutera juste après ça. Et on va faire un super débat avec Anas et Emmanuel. On revient tout de suite sur Sud Radio. Magali Berda, Sud Radio, 20h, 21h, on ne vit pas dans la même France. Sud Radio, parlons vrai.

10:49
Locuteur 2

Les instituts de beauté Body Minute vous présentent.

10:53
Présentateur

Magali Berda, Sud Radio, on ne vit pas dans la même France. Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h16. Nous sommes en direct tous les soirs du lundi au jeudi de 20h à 21h. On ne vit pas dans la même France et ce soir, un débat très sympathique. Peut-on dire qu'on aime la France sans passer pour un facho en 2025 ? Alors, on ne pouvait pas passer à côté de ce débat. D'une, parce qu'on va réécouter dans un instant les propos de Jean Dujardin. Et puis de deux, parce que c'est un sujet qui fait tellement parler sur les réseaux sociaux et que notre domaine de prédilection à nous, c'est les réseaux sociaux. On le voit de partout. Voilà, des vidéos pour, des vidéos contre, ça n'arrête pas.

Donc, on reçoit ce soir Anas Kazib, qui est porte-parole de Révolution Permanente, qui va débattre avec Emmanuelle Brisson, qui est présidente du mouvement Vivement Demain. Et on réécoute tout de suite les propos de Jean Dujardin.

11:45
Invité

On peut garder son avis sur les choses, sur les gens. On a un très joli pays, entre le littoral, entre les régions, la gastronomie. Enfin, le problème, c'est quand on le dit rapidement, on est taxé de fachos. Alors, on se dit, qu'est-ce qu'il faut que je dise ? Alors, je suis rétrograde parce que j'aime le pâté ? Qu'est-ce qui est compliqué, en fait, là-dedans ? Donc, évidemment, c'est de la récupération et il ne faut pas tout écouter. Mais il faut garder l'espoir. La colonne des plus.

12:09
Présentateur

Alors, avant de parler du sujet en général, je vais vous donner la parole. Alors, honneur aux dames. Emmanuelle, que pensez-vous des propos de Jean Dujardin ?

12:18
Invité

Jean Dujardin a entièrement raison. En 2025, malheureusement, quand on dit « j'aime la France », c'est devenu un acte de résistance culturelle. C'est bizarre parce que ce qui devrait être un sentiment qui est naturel, un sentiment qui est partagé par tous, est maintenant suspect. Dès qu'on parle de l'amour de la France, dès qu'on dit qu'on est attaché à nos paysages, qu'on est attaché à notre histoire, à notre langue, on est tout de suite soit nationaliste, soit réactionnaire, soit fachos. Moi, je ne trouve pas ça normal. Je trouve ça très absurde.

Et en fait, j'ai envie de poser une question, c'est pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas chérir ce qu'on a reçu, ce qu'on a perçu et ce qu'on a tous en commun ? Parce qu'on est tous français. Donc, on devrait aimer notre pays et ne pas avoir peur de le dire. Et vous, Anas ? Sur la polémique autour de Jean Dujardin, moi, je pense que c'est une véritable connerie. Ce qu'il raconte, il n'y a personne qui pense une seule seconde qui a aimé le pâté ou la bouillabaisse ou je ne sais quoi, ça fait de vous un facho. Enfin, je veux dire, c'est pas... J'ai jamais entendu qui que ce soit vous dire « j'adore les gorges du Verdon », on dira « ça le raciste ». Ça n'existe pas.

La réalité, c'est que moi, je pense que Jean Dujardin, déjà, il est rattrapé par le tollé qu'a pris son spectacle au moment de la cérémonie de la Coupe du monde de rugby en France où il a voulu essayer de faire un scénario autour d'une France qui n'existe pas. Je veux dire, on a mis en noir et blanc des moustachus avec un béret et une baguette en faisant croire que c'était ça la France, etc. Donc, en fait, la réalité, c'est qu'il n'y a personne qui pense une seule seconde ce qu'il dit.

Par contre, oui, il y a des personnes qui sont en colère vis-à-vis de la politique du gouvernement français, des gouvernements même précédents, qui, pour eux, en fait, c'est pas la question du pâté ou du littoral français qui est au cœur, mais c'est la question des inégalités sociales et autres. C'est qu'est-ce qu'on met aussi dans la question de la France ? Parce que, moi, je trouve que c'est assez intéressant de voir que les personnes qui veulent s'approprier plus que qui que ce soit le pays et autres, en réalité, ils ne connaissent pas déjà la France.

14:28
Présentateur

Mais la baguette, le béret, tout ça, c'est un peu notre histoire. C'est un peu la France.

14:32
Invité

Mais je ne sais pas ce que ça veut dire, faire partie de notre histoire. C'est des éléments culinaires, c'est des éléments gastronomiques. Je ne vois pas en quoi, en fait, il y a un problème. Pour moi, il n'y a aucun problème à ça. Alors, je ne comprends pas le dédain que vous avez envers ce spectacle-là, alors que lors des Jeux Olympiques, on a eu un spectacle qui était plutôt woke, moderne. Vous allez me dire, à mon avis, vous n'allez pas le critiquer. Alors, pourquoi est-ce que vous critiquez la France du pâté, de la baguette et du béret et pas la France du monde woke avec des transsexuels partout, des drapeaux LGBT et autres ? Et ça, vous ne le critiquez pas.

Vous dites même que c'est la France. Parce que la France, c'est tout. En fait, pour moi, il y a une identité commune. La France, c'est tout dans son ensemble. Donc, on ne peut pas critiquer l'un et pas l'autre. Pour moi, tout le monde est français et on a une vraie identité. Il y a quoi qui a été représenté dans la Coupe du Monde de rugby et dans sa cérémonie, exactement ? Elle ressemble à quelle France ? Mais c'était un magnifique spectacle. Jean Dujardin, c'est un des plus bels acteurs français. Vous le savez très bien. Oui, mais la question, elle n'est pas là.

La question, c'est que dans la phrase de Jean Dujardin, la question, elle est qu'au fond de ce qu'il dit, c'est parce qu'il sait très bien qu'il a vu un spectacle qui était un spectacle avec des rôlants un peu réacs. Je ne dirais pas, moi, que c'était raciste ni quoi que ce soit. Qui est réactionnaire ? Pour moi, c'est réac. Je veux dire, en 2025, de faire un spectacle dans lequel vous effacez de la mémoire collective ce qu'est la vie de la France aujourd'hui et qu'en réalité, vous êtes en train de romancer une situation française du passé.

Et que la réalité, c'est que même si on prend la France des années 20, des années 30, je veux dire, les classes populaires qui ont souffert, les gens dans les mines, on ne parle jamais de la France des insurgés de Saint-Domingue, on ne parle jamais de la France des mutins de la Première Guerre mondiale, ça, ça n'intéresse pas, ça. C'est-à-dire que la France, c'est sous l'œil des bourgeois, c'est Napoléon Bonaparte, c'est les rois de France, c'est ça la France. Ce n'est jamais la colonisation, ce n'est jamais les mutins de la Première Guerre, ce n'est jamais Saint-Domingue, ce n'est jamais mai 68, ce n'est jamais les grandes grèves de 36, ce n'est jamais ça.

C'est systématiquement Napoléon Bonaparte, le béret, le pâté. Mais moi, je pense qu'il n'y a personne, en tout cas, autour de moi, et moi, le premier, qui considérons quelqu'un, moi, il y a beaucoup de choses de la gastronomie française que j'aime bien, mais je veux dire, le sujet, il n'est pas là. Il vient dans un JT où il y a une crise sociale et politique profonde en France, où en fait, les gens, ils sont en train de dénoncer le système. Ils sont en train de dénoncer, par exemple, qu'on va enlever 7 milliards pour l'hôpital public. L'hôpital public, il est français, là, ça n'intéresse pas, en fait. La salle pétrière, la riboisière, et tous les hôpitaux de France, ça, ça n'intéresse pas.

Mais après, est-ce qu'on peut reprocher à Jean Dujardin,

17:15
Présentateur

aujourd'hui, de venir dans un JT, justement, et de ne pas parler de toute la crise politique ? Mais il est déconnecté ? Oui, mais c'est pas trop haut, il est l'acteur.

17:22
Invité

Mais je veux dire, Magali Berda, vous tapez sur Google « Villa Jean Dujardin », il est dans une villa qui vaut des millions d'euros à Saint-Cloud, je veux dire, il est totalement déconnecté. Qu'est-ce qu'il connaît de la France, en fait, en train dîner avec Georges Clounet et une balade dans le littoral ? Il parle à qui, exactement, en fait ? Il parle aux personnes qui prennent le métro, qui galèrent, qui font les 3-8, qui sont à ArcelorMittal, à qui on annonce un plan social. Est-ce qu'il fait partie des personnels hospitaliers qui, dans le budget d'austérité de Sébastien Lecornu, ils viennent d'apprendre qu'on va supprimer 3100 postes de fonctionnaires ?

Ça, cette France-là, Jean Dujardin, il n'en a rien à taper. Il pense que les gens, ils sont en colère aujourd'hui, ils dénoncent les choses qui se passent dans ce pays, uniquement sur le prisme de la culture ou de la gastronomie. Très sincèrement, moi, je trouve que c'est un bon sujet.

18:12
Présentateur

Alors, vous, vous êtes dans la politique. Nous, en tant que personnalité, enfin, que personne un peu plus classique, lambda, ce qu'on ressent dans ce que dit Jean Dujardin, c'est qu'en fait, il dit qu'on ne peut plus, aujourd'hui, dire qu'on aime, ben oui, tout ce qui représente un peu la France, sans être traité de facho ou de personnalité d'extrême droite, par exemple.

18:31
Invité

Mais qui vous dit ça ? Qui vous dit ça, Magali Verda ?

18:34
Présentateur

Non, mais c'est ce que...

18:34
Invité

Non, mais il ne faut pas être sur des sentiments. Il faut être sur des choses factuelles. Vous avez entièrement raison. Aujourd'hui, la fierté nationale française, elle est beaucoup moins marquée que dans d'autres pays européens. Ça, vous ne pouvez pas le nier. Il y a plein de sondages qui l'ont prouvé. En Allemagne, au Royaume-Uni ou même en Italie, les gens, ils vont afficher fièrement dans la rue, dans leur maison, sur leur fenêtre, leur drapeau. Même dans des pays de gauche. Parce que là, vous allez me dire, vous parlez de l'Italie, vous parlez de Giorgia Meloni. Je n'ai pas pris l'exemple des Etats-Unis exprès. Vous en aviez parlé tout à l'heure.

On aurait pu me dire que je suis Trumpiste. Donc, je vais prendre un pays de gauche, l'Espagne. Vous allez en Espagne, il y a des drapeaux espagnols partout. Vous allez en France, on ne voit pas de drapeau français. Sauf, et vous l'avez très bien dit tout à l'heure, lors d'un match de foot. Voilà. On sort le drapeau français.

19:22
Présentateur

Pour Maroc aussi, les Marocains, le drapeau est très très important.

19:26
Invité

Vous avez raison. En fait, en France, on va sortir notre drapeau lors des compétitions sportives. Moi, je me réjouis de ça, mais j'aimerais savoir pourquoi est-ce que ce n'est pas tout au long de l'année qu'on ne peut pas sortir notre drapeau ? J'ai juste cette question. Est-ce que vous, par exemple, vous sortiriez le drapeau français à votre fenêtre ? Est-ce que vous êtes fier du drapeau français ? Parce que vous êtes français. Moi, je suis français, tout à fait. Je suis une assarcelle et personne ne pourra m'enlever que je suis français. On est tous français ici.

Mais la réalité, c'est que moi, déjà, je ne porte pas le drapeau français ni aucun autre drapeau parce que je suis marxiste, je suis internationaliste. C'est-à-dire que moi, j'ai un drapeau, c'est le drapeau rouge. Après, je peux comprendre le drapeau français quand il est porté dans... J'allais dans les manifestations du mouvement des Gilets jaunes où les gens s'approprient le drapeau bleu-blanc-rouge dans le sens de la révolution, dans le sens de la lutte contre Emmanuel Macron, etc. Enfin, je veux dire, il y a une symbolique que je peux entendre de la part d'un gilet jaune qui dit Macron démission et qui a le drapeau français.

La réalité, c'est que ce drapeau-là, il a aussi un poids politique important dans le passé colonial, dans le passé impérialiste.

20:33
Présentateur

Vous avez honte d'être français ?

20:35
Invité

Je n'ai pas honte d'être français. Moi, je ne sais pas ce que ça veut dire d'avoir... Mais je pense que le Belge, il n'a pas honte d'être Belge et le Jamaïcain, il n'a pas honte d'être Jamaïcain. Mais quand vous dites

20:41
Présentateur

moi, je ne sors pas et je ne porte pas le drapeau français...

20:43
Invité

Je vous ai dit n'importe lequel. Je veux dire, si j'étais américain, je ne sortirais pas le drapeau américain. Je veux dire, après, c'est mes positions politiques. Moi, je suis internationaliste. Vous savez, il y a une phrase magnifique de Orwell. Est-ce que vous pouvez Orwell disait, là où il y a la patrie, il y a la guerre. Et moi, je suis tout sauf pour considérer que je suis le meilleur, ma gastronomie est la meilleure, ma culture est la meilleure et tout ce qui est à l'extérieur sont des ennemis à abattre et qu'en fait, moi, Cocorico, il faut que je défende coûte que coûte contre l'italien, le russe, le sénégalais, le marocain. C'est moi le meilleur, c'est moi le français, etc.

Je suis contre cette position-là. Moi, je considère que mon intérêt, c'est un intérêt de classe. Je me sens aussi proche du travailleur américain que du travailleur sénégalais, que du travailleur polonais, belge. Si être français, c'est avoir les mêmes intérêts communs que Bernard Arnault et Bolloré, je ne me sens pas avoir des points communs avec ces personnes-là. Et la preuve étant qu'on peut voir que dans un même pays, que vous ayez une pièce d'identité ne vous garantit pas les mêmes droits, etc. dans la période. Vous avez l'impression que les extrêmes, ils ont récupéré le drapeau français ?

Est-ce que les extrêmes, enfin déjà, l'extrême droite, l'extrême gauche, est-ce que l'extrême droite, pour vous, ils ont récupéré le drapeau français à leur fin ? Pour moi, l'extrême droite, elle essaye de... C'est normal, c'est sa politique autour qui est une politique nationaliste, une politique patriotique et une politique raciste. C'est complètement différent, nationaliste et patriotique. Pour les gens qui nous écoutent, j'aimerais juste expliquer que nationaliste, c'est la haine des étrangers et patriotique, c'est l'amour des autres, l'amour des siens. Donc moi, je me sens patriotique, c'est de mettre ces deux mots dans le même sac. C'est très dangereux, c'est faire un amalgame.

La substance des mots... Non, mais c'est parce qu'il y a des jeunes qui nous écoutent dans votre commission et je pense qu'il faut réagir ici à tout l'un et l'autre. Oui, mais la substance des mots, elle est...

22:34
Présentateur

Restez sur Sud Radio, on revient juste après pour continuer et on vous fera réagir, Emmanuel Brisson, au propos de Anas par rapport au fait, justement, de dire qu'aujourd'hui on est français mais on ne s'identifie pas à Bernard Arnault, etc. J'aimerais vous entendre là-dessus. On revient tout de suite sur Sud Radio.

22:48
Locuteur

Merci.

22:48
Présentateur

Sud Radio.

22:49
Locuteur 2

Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio. Les instituts de beauté Body Minute vous présentent...

22:56
Présentateur

Magali Berda, Sud Radio. On ne vit pas dans la même France. Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h30, nous sommes en direct, on ne vit pas dans la même France, un débat qui... Ils ne sont pas du tout d'accord. Peut-on dire qu'on aime la France sans passer pour un facho en 2025 suite aux paroles, aux propos tenus par Jean Dujardin, au JT, on les réécoute tout de suite.

23:21
Invité

On peut garder son avis sur les choses, sur les gens. On a un très joli pays entre le littoral, entre les régions, la gastronomie. Le problème, c'est quand on le dit rapidement, on est taxé de fachos, alors on se dit qu'est-ce qu'il faut que je dise ? Je suis rétrograde parce que j'aime le pâté. Qu'est-ce qui est compliqué en fait là-dedans ? Donc évidemment, c'est la récupération et il ne faut pas tout écouter mais il faut garder l'espoir. la colonne des plus.

23:46
Présentateur

Alors, pour débattre sur ce sujet, on reçoit Anna Skazib qui est porte-parole de Révolution Permanente qui débat avec Emmanuelle Brisson qui est présidente du mouvement Vivement Demain. Alors, avant, c'est vrai que nos anciens, on voyait beaucoup, nos anciens mettent le drapeau français, ça ne posait pas de problème.

Aujourd'hui, quand même, et au vu de ce qu'on voit sur TikTok, sur plein de plateformes, il y a de plus en plus de jeunes qui font des vidéos pour dire moi je suis très très fière d'avoir le drapeau français mais il y en a aussi beaucoup, beaucoup, beaucoup qui ne veulent pas du drapeau français, qui disent que en gros, quand on arbore un peu trop le drapeau français, c'est qu'on est automatiquement des fachos. Il y a Thibaut Encheip aussi qui fait pas mal de vidéos sur son drapeau français dans sa salle de sport. C'est-à-dire qu'on en vient aujourd'hui à devoir se justifier de pourquoi on pose le drapeau français à côté de nous. On devient limite obligé de se justifier.

Est-ce que c'est normal, pas normal ? Emmanuel Brisson, qu'est-ce que vous pensez ? Est-ce qu'il y a une vraie différence aujourd'hui entre nos anciens et nous ?

24:39
Invité

Je vais vous répondre, mais juste avant, j'aimerais juste rebondir sur Bernard Arnault parce que moi, je trouve ça important de rebondir là-dessus. J'en ai assez en fait que dans notre pays, on n'aime pas les riches. En fait, Bernard Arnault, c'est qui ? C'est un homme qui donne énormément d'emplois à des milliers de personnes qui exportent le bienfaire français à l'étranger. Donc moi, déjà, je le remercie parce qu'il permet à de nombreuses familles de pouvoir manger. Et en fait, je pense que c'est ça la différence entre la gauche, monsieur, et après, je sais que vous allez bon dire.

La grande différence, c'est que la gauche, elle va toujours insister sur tout ce qui n'est différencié, sur les pauvres, les riches. Elle va parler des origines des gens. Elle va parler du culturel, de l'ethnique. Elle va mettre en avant sa religion, sa couleur de peau, tout ça. Alors qu'à droite, qu'on soit catholique, qu'on soit juif, qu'on soit musulman ou qu'on soit athée, en fait, on est avant tout français. C'est ça la différence. Nous, on parle d'identité commune avant de faire valoir ces différences. Et moi, j'en ai assez qu'on insulte constamment les riches en France. Qu'est-ce que vous voulez ? Qu'il n'y ait plus de riches dans notre pays ? Que le pays s'appauvresse encore plus ?

Moi, quand je vois quelqu'un qui réussit, j'ai envie de l'imiter. Et du coup, je me demande qu'est-ce qu'il a fait comme études ? Qu'est-ce qu'il a fait pour entreprendre ? Je suis admirative. Je ne suis pas jalouse. Et je pense que c'est une différence entre nos deux messieurs. C'est une grande différence. Bernard Arnault, il ne nourrit pas des familles. C'est les familles ouvrières qui le nourrissent. D'accord ? Il ne fabrique rien du tout. Il n'est ni vendeur chez Sephora. Il ne fabrique pas un sac Louis Vuitton. Il ne fait rien du tout. Il ne sait même pas mettre un rouleau de scotch autour d'un carton. Et pourtant, c'est l'homme le plus riche de la planète Terre.

C'est quand même incroyable. Moi, je dis juste une chose. Sortons tous les salariés du groupe LVMH de l'ensemble des usines, des ateliers, des boutiques. Alors, il embauche

26:29
Présentateur

39 351 personnes en France en décembre 2023.

26:33
Invité

Il profite d'une richesse qui lui a été donnée pour un franc symbolique à l'époque par François Mitterrand. Il s'était sauvé aux Etats-Unis où il s'est lancé dans l'immobilier dans les années 80 au moment de l'élection de François Mitterrand en pensant que c'était le communisme qui était arrivé. Et puis au final, il a vu que ce n'était rien du tout comme communisme. Et au contraire, c'est François Mitterrand, c'est son ami Laurent Fabius qui était dans la même école que Bernard Arnault qui lui a dit « Viens Bernard, ici en France, on va te refiler les usines Dior pour un franc symbolique.

» Et c'est la social-démocratie qui a fait la richesse de Bernard Arnault et c'est surtout les travailleurs des travailleurs.

27:09
Présentateur

Vous pensez que Bernard Arnault dans toute cette fortune LVMH, il n'a aucun rapport ?

27:12
Invité

Il n'a aucun rapport s'il n'y a pas un seul travailleur. Je vous donne un exemple. Carlos Ghosn. Carlos Ghosn, il était en fuite pendant un an. Il était toujours PDG de Renault. Moi, je n'ai pas vu une seule voiture de Renault arrêter de sortir. Par contre, sortez tous les ouvriers de Renault des usines, mettez Carlos Ghosn à l'intérieur. On voit combien de scéniques, combien de voitures il est capable de fabriquer. Je veux dire, à un moment donné, après, c'est toujours intéressant, il y a toujours un avocat de Bernard Arnault. C'est ça qui est bien. C'est-à-dire qu'il y a une conscience de classe dans la bourgeoisie qui est assez intéressante.

Bernard Arnault, vous agoniserez dans la rue et vous ne vous calculerez même pas parce qu'il n'en a rien à taper en réalité de ce que les gens peuvent penser de lui. L'essentiel, c'est de le défendre. Et moi, je pense qu'au contraire, il ne faut pas de riches. Il faudrait partager la richesse qui est produite par les milliers et les milliers de travailleurs, sinon les millions de travailleurs qu'il y a ici en France et qu'au final, Bernard Arnault, mis à part faire de la captation, utiliser le fruit et la sueur du travail. Je vous donne ce qu'avait dit un ouvrier des ateliers à Saint-Ouen parce que Louis Vuitton a aussi des ateliers à Saint-Ouen.

Il dit, vous imaginez, je fabrique un sac Louis Vuitton qui se vend pièce 2500 euros en boutique. Il dit, j'en fabrique quasiment une dizaine par mois. Il dit, mon salaire n'est même pas capable d'acheter un seul des sacs que je fabrique. Est-ce que c'est normal pour vous, Emmanuel Brisson, qu'un ouvrier de Louis Vuitton qui fabrique 10 sacs qui vont rapporter 25 000 euros à Bernard Arnault, il ne touche même pas un dixième de ce qu'il produit ? Est-ce que c'est normal pour vous ? Alors que c'est sans lui, sans ses mains, sans son savoir-faire. Ce sac-là, il n'existe pas en fait. Ce n'est pas Bernard Arnault qui va le fabriquer. Mais ça, ça vous dépasse.

Donc vous, vous considérez que c'est normal que des gens qui se réveillent le matin, qui font les 3-8, gagnent un salaire de misère. Par contre, qu'une personne pèse 200 milliards, ça sert à quoi, Emmanuel Brisson, que quelqu'un ait 50 pièces, 200 salles de bain, 300 chiottes et qu'à côté, vous ayez des personnes qui sont SDF, qui galèrent, que vous ayez 10 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Vous vous intéressez au drapeau, mais le drapeau français, le drapeau américain, il remplit le frigo de personnes. Et ça, c'est une réalité factuelle. Il ne soigne personne. Il n'emploie personne le drapeau français. Et ça, c'est factuel.

29:19
Présentateur

On va laisser Emmanuel répondre. Juste pour information, Bernard Arnault, qui a fait un don de 10 millions d'euros, qui a annoncé un don de 10 millions d'euros en septembre 2023 par la famille Arnault au Resto du Coeur pour répondre à l'appel lancé.

29:29
Invité

Pour que vous le disiez, Magali Berda.

29:36
Présentateur

Moi, si je donne

29:41
Invité

10 euros à une personne dans la rue, vous n'allez pas le dire à votre antenne.

29:47
Présentateur

Je trouverais ça très honorable.

29:48
Invité

Mais je n'ai pas besoin d'en faire la publicité. Mais est-ce qu'un travailleur comme moi, qui gagne à peu près autour de 2100 euros en 3-8, en travaillant avec les samedis-dimanches et en faisant parfois 22h-6h du matin, est-ce que moi, qui touche 2100 euros, c'est mes 10 euros que je peux donner dans une association ou une personne qui est dans le besoin valent moins qu'une personne qui pèse 200 milliards et qui va donner 10 millions qu'il va utiliser pour défiscaliser ? Moi, je pense qu'il ne faut pas utiliser ça parce que ça sert à ça.

30:16
Présentateur

Chacun fait avec ses moyens. Mais après, chaque personne qui donne, on peut quand même le dire et le reconnaître.

30:22
Invité

Mais pourquoi il n'augmente pas tous les salaires ? Après, c'est un autre sujet. C'est sa politique d'entreprise. On reprend notre débat. On reprend notre débat. Mais l'obligé de se justifier de donner à chaque fois, c'est ça qui est malheureux. C'est qu'à chaque fois, on lui demande pourquoi il ne donne pas ? Non, c'est surtout

30:36
Présentateur

que tu ne donnes pas tes critiqués.

30:38
Invité

Mais il ne veut pas payer d'impôts. Il donne 10 millions d'euros pour qu'on en fasse la publicité. Il n'y a pas de vous, Magali Berda, parce que c'est quelque chose qu'on a entendu plein de fois. Je veux dire, le mécénat, c'est une stratégie de management ultra importante qui est connue, qu'on donne au Téléthon, au Resto du Coeur pour dire France Orange a donné, Thalès a donné, etc. Ça permet de les faire mousser aussi un petit peu, de faire croire qu'ils s'intéressent au féminisme, au handicap, etc. Mais la réalité, c'est que dès que vous astrapez ces patrons-là sur l'hôpital public, sur la sécurité sociale, sur l'éducation nationale, il n'y a plus personne en fait.

Vous avez Bernard Arnault qui vous explique qu'en France, il faudra arrêter de commencer à taxer les patrons, etc. Alors que la réalité, on l'a vu, et c'est un chiffre, je ne sais pas si vous en avez parlé dans votre antenne il y a quelques semaines, mais c'était ce chiffre de 211 milliards qui ont été donnés d'aide aux entreprises. Et à côté, vous avez 7 milliards de moins dans le prochain budget pour la santé. Donc en même temps, on a des personnes qui disent qu'il n'y a pas suffisamment de lits d'hôpitaux, les urgences, elles ferment, etc. C'est la galère pour pouvoir se soigner. Et puis on trouve normal d'aller donner encore des cadres aux entreprises.

Il est remonté, on le réinvitera sur les prochains sujets. On fera un débat avec Bernard Arnault.

31:43
Locuteur 3

Oui, il veut venir. De toute façon, quoi qu'il fasse, Bernard Arnault, ce ne sera jamais suffisant de promotion du fer. C'est pas incohérent, pardonnez, pardonnez.

31:50
Invité

Nous, Anas, on donne la parole à tout le monde. Parce que pour moi, la question de la France, c'est facile d'utiliser le terme France pour drapeau, pâté, littoral français, gorge du Verdon. Mais la France, des travailleuses et travailleurs, des gens qui galèrent, des hôpitaux, de l'éducation nationale, elle n'existe pas en fait. Elle n'est pas agitée. Je veux dire, moi, j'étais à ArcelorMittal il y a quelques mois et je n'ai pas vu de personnes du Rassemblement national devant ArcelorMittal se plaindre du licenciement d'ouvrier. Vous voyez ? Emmanuel, moi, je suis ahurie de tout ce que j'entends depuis tout à l'heure. Vous avez l'impression que Bernard Arnault ne fait rien de ses journées.

Je n'ai pas dit ça. Pourquoi vous caricaturez ? Je vous ai posé une question factuelle. Je vous ai dit est-ce que c'est normal ? Non, vous pouvez mettre ça à finir ? On est quatre autour du plateau. Vous vous réécouterez. Peut-être que vous entendrez ce que vous avez dit. Vous avez dit qu'il ne fait rien de ses journées. De toute façon, quoi que fait Bernard Arnault, selon vous, il a tort. Moi, je suis désolée. Le rôle de Bernard Arnault, ce n'est pas d'être un homme politique. Le rôle de Bernard Arnault, c'est d'être un chef d'entreprise et un chef d'entreprise, il a des salariés. Chaque salarié a une tâche à faire.

Ces salariés-là sont contents de faire ce travail parce qu'à la fin du mois, ils ont un salaire. Et voilà, comme chez Sud Radio, en fait. Il y a des journalistes, il y a des chroniqueurs, il y a des programmateurs. Chacun son rôle. Il y a des gens qui font la régie, ils sont très contents à la fin du mois d'avoir un salaire, de nourrir leur famille. Donc, il faut arrêter en France, la gauche, s'il vous plaît, de vouloir à ce que tout le monde ait le même salaire, que tout le monde fasse le même travail. Je ne dirais pas le même salaire que Magali. Ce n'est pas possible. Non, mais ce n'est pas possible. C'est irréalisable.

Et c'est peut-être aussi pour ça que vous n'avez pas eu vos parrainages à la présidentielle. Moi, je le comprends. Vous vous rendez compte que le patronat, c'est uniquement une chasse gardée pour quelques personnes. Tout le monde ne peut pas être pas... Pour des personnes

33:36
Présentateur

qui se donnent les moyens. On va recentrer le sujet sur le drapeau français. Est-ce que c'est facho ou pas facho ? C'est vrai que quand on entreprend, on prend aussi beaucoup de risques. Il y a beaucoup de risques que vous ne voyez peut-être pas. Ou que vous... Voilà. Mais après, attention, moi ma mère... Enfin bref, je ne sais pas d'où je viens, mais je vous assure que je viens d'un milieu très, très, très, très, très, très populaire. Et je n'ai aucun souci avec ça.

34:05
Invité

Mais Magali Berda, moi je ne parle pas du boulanger ou de l'épicier qui reste dans son épicerie jusqu'à 6h du matin pour essayer de sortir. Je souhaite à n'importe quel boulanger d'arriver à ouvrir

34:14
Présentateur

une chaîne de boulangerie et de devenir...

34:17
Invité

À l'artisan charpentier, il y a plus qu'un gouffre en fait. Et qu'on ne peut pas en fait systématiquement aller utiliser le petit boulanger qui galère, le petit... Parce que ça, c'est toujours facile. C'est systématiquement, même dans les grèves, on va aller chercher la petite femme de ménage, etc. pour dire « Oh, vous le cheminot ! » C'est des discours qu'on entend beaucoup. Et moi, je pense que Bernard Arnault, il fait partie des familles les plus riches de France comme le groupe Auchan, comme toutes ces familles, la famille Mullier. Ce sont des fortunes historiques depuis des décennies. En tout cas, Magali, je ne le considère pas. Magali, Anas, la femme d'Anas n'aura jamais un Vuitton.

Moi, j'exproprierai ce dernier. J'expo, j'ai pas entendu...

34:52
Présentateur

Vous n'achèteriez pas de sac Vuitton ?

34:53
Invité

Pas de sac Vuitton à votre femme. Mais la question, elle n'est pas d'acheter des sacs Vuitton, mais c'est un T-shirt-like, c'est pas ça la question.

34:59
Présentateur

Restez avec nous sur Sud Radio, on revient pour le sujet de ce soir. Peut-on dire qu'on aime la France sans passer pour un facho en 2025 ? Restez avec nous parce qu'après, on se pose des questions cash directes. Est-ce que c'est facho ou pas facho, Anas ? On revient tout de suite sur Sud Radio. Magali Berda, Sud Radio, 20h, 21h, on vit pas dans la même France. Sud Radio, parlons vrai.

35:23
Locuteur 2

L'Institut de beauté Body Minute vous présente...

35:27
Présentateur

Magali Berda, Sud Radio, on vit pas dans la même France. Magali Berda, sur Sud Radio, il est 20h44, nous sommes en direct. On vit pas dans la même France et alors ce soir, on vit pas du tout dans la même France. On reçoit Anas Cazib, porte-parole de Révolution Permanente qui débat en face d'Emmanuel Brisson, président du mouvement Vivement Demain. Peut-on dire qu'on aime la France sans passer pour un facho en 2025 ?

35:53
Invité

On a une réaction là sur Instagram. C'est quoi ? Pour Emmanuel, aimer la France aujourd'hui, c'est un acte courageux ou un acte politique ? Ça devrait être un acte du cœur, je pense. Ça ne devrait pas être courageux d'aimer la France, même si je comprends en effet la peur de certains. C'est vrai qu'aujourd'hui, quand on met un drapeau français à sa fenêtre, on se fait taxer de fachos. Moi, je pense qu'il y a beaucoup de jeunes qui aimeraient pouvoir dire voilà, je suis fière d'être français, je suis fière d'être française, mais qui n'osent plus le faire parce qu'ils ont peur qu'on les mette dans des cases.

Ils ont peur qu'on leur dise voilà, vous êtes d'extrême droite parce que c'est un gros mot aujourd'hui. et c'est malheureux. Mais vous savez, d'où ça vient, moi je pense que c'est parce que c'est la gauche et c'est le centre qui depuis de nombreuses années a peur de dire vive la France. Et forcément, quand il y a un vide, qui aujourd'hui parle de la France, qui aujourd'hui parle du drapeau français, c'est le Rassemblement National parce que malheureusement, la gauche n'en parle plus, le centre non plus. Chez les Républicains, nous on en parle, mais c'est parfois un petit peu compliqué. Moi je pense qu'on devrait davantage en parler. Moi je suis fière aujourd'hui de dire que je suis patriote.

Ce mot est également tabou. Ce mot est un gros mot actuellement. Alors qu'à l'époque de nos grands-parents, tout le monde se sentait français. C'est-à-dire que vous le disiez tout à l'heure, on affichait le drapeau français à sa fenêtre très facilement. Aujourd'hui, ça ne l'est pas. Mais j'espère qu'il y a une jeunesse qui va se réveiller et j'encourage en tout cas les jeunes à être courageux pour reprendre vos mots et afficher le drapeau français.

37:23
Présentateur

Alors Anas, quand on voit toutes les manifestations qu'il y a eues ces dernières années, c'est vrai que, et c'est ce qui est relevé aujourd'hui sur les réseaux sociaux, il n'y a plus de drapeau français dans les manifs. Il n'y a plus de drapeau français. Il y a des drapeaux de plein de pays mais pas le français. Est-ce que vous trouvez ça gênant ou pas vous ? Est-ce que c'est normal ou pas ?

37:42
Invité

Déjà, je pense que pour répondre et dialoguer, moi je pense que ce n'est pas vrai déjà qu'avant, les gens portaient le drapeau français, etc. Je veux dire, aller demander aux Corses s'ils se sentent français, vous allez être reçus. Moi je suis Corse et c'est vrai que c'est un débat. Allez demander aux Bretons, allez demander aux Basques, etc. Et tout à l'heure, vous avez dit quelque chose qui est une erreur. Moi je vais de temps en temps en Espagne et aller à Barcelone, aller en Catalogne. Vous allez me dire combien de drapeaux espagnols vous trouvez dans toute la Catalogne.

Ils ont même un parlement catalan et les députés barcelonais ne parlent pas espagnol, ils ne parlent pas castillan, ils parlent catalan. Dans toutes leurs interventions... Mais qui aient des identités régionales, c'est normal, moi je viens du Pays-Bas. Vous dites le drapeau français, non, parce que c'est un drapeau qui pour beaucoup, pour les Bretons, pour les Corses, c'est aussi un drapeau d'oppression, etc. Ce sont des armées, ces missions, aller demander aux Corses, aller demander aux Bretons, enfin je veux dire, ça fait partie de leur identité le problème.

38:37
Présentateur

Vous pensez-vous aujourd'hui que le drapeau français est un drapeau d'oppression ?

38:41
Invité

C'est un drapeau qui est lié à des oppressions, on ne peut pas le nier. Je veux dire, quand vous parlez, vous allez demander à un Algérien, vous allez demander à un Sénégalais, à un Ivoirien le drapeau français, vous allez demander à des Maliens et autres, enfin je veux dire, on est en France. Moi je ne vais pas aller au Mali en disant que le drapeau malien est un drapeau d'oppression. Quand je vais au Mali, je respecte le pays, d'accord ? Oui, mais la différence c'est qu'au Mali, vous avez une base militaire française au Mali. Mais si vous avez honte de la France, partez. Mais pourquoi je vais partir ? Parce que vous crachez sur la France depuis le début. Je crache sur rien du tout.

Je crache sur rien du tout. Je vous dis des choses factuelles. Demandez aux Corses de se casser alors. Pourquoi vous ne dites pas les Corses, cassez-vous ? Vous qui n'aimez pas la France, les Corses, cassez-vous ? Les Bretons qui n'aimez pas la France, cassez-vous ? Pourquoi vous ne leur dites pas ça ? Parce que la réalité, vous nous parlez des Maliens depuis tout à l'heure. C'est que vous jouez à cache-cache avec votre idéologie et votre politique. Votre politique, en réalité, c'est une politique de droite, d'accord ? Réactionnaire, ok ? En quoi je suis réactionnaire ? Et vous essayez de vous approprier la France qui...

Je ne sais pas ce que vous mettez dans la France, mais dans votre France, vous ne dites pas, par exemple, que vous êtes pour la retraite à 64 ans et même plus. C'est quoi le rapport ? Vous êtes pour que les Français travaillent beaucoup plus. C'est quoi le rapport ? Vous êtes pour que les Français travaillent beaucoup plus. Vous savez que dans tous les... Vous voulez parler de la retraite ? Je suis calée sur la retraite. On ne va pas en parler. Vous êtes tombé sur le mauvais cheval. Alors, je peux vous dire que sur la retraite, vous n'avez pas fini. Alors, déjà, il n'y a aucune logique. Après, il y a Jacques Pessy.

Mais juste pour terminer mon propos, c'est-à-dire que vous essayez d'utiliser les questions identitaires nationalistes pour cacher un discours qui est minoritaire. Quelle question identitaire ? Vous faites partie des 6% de Français qui soutenaient la réforme des retraites. De quelle question ? Et ça, ça vous emmerde. De quoi vous m'acusez ? C'est-à-dire que vous êtes dans un pays où les gens n'en ont rien à taper de vos histoires de drapeau. Ils sont en train de vous dire qu'on veut manger.

Et que vous faites partie des LR, vous faites partie des Rotaillot et de toutes ces personnes-là qui, au contraire, utilisent la question nationaliste pour cacher tout ça parce que vous n'avez rien à proposer.

40:36
Présentateur

Emmanuel, à ce que vous dites.

40:36
Invité

Je lui pose juste une question. Qu'est-ce que vous avez à proposer pour toutes les personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, pour l'ensemble des personnes qui sont au chômage ? Allez-y, j'ai posé une question. Je ne peux pas y aller, il aboie. Allez-y. Excusez-moi, par contre, on essaie de se respecter. Je ne vous ai pas manqué de respect. Ne me dites pas que j'abois. Pourquoi j'abois ? J'ai l'air d'un chien ? J'ai l'air d'un chien ? Je ne peux pas débattre avec des choux. Je ne peux pas débattre avec vous non plus. Si vous me dites que j'abois et que je dois dégager si les Bretons n'aiment pas le drapeau français, je suis désolé. Est-ce que je vous ai dit que vous aboiez ?

41:04
Présentateur

Laissez répondre, Emmanuel,

41:05
Invité

s'il vous plaît. Il n'y a pas de problème. Emmanuel. Monsieur m'a taxé de poser des questions nationalistes, fachos, identitaires. J'aimerais bien savoir lesquelles. On a tous entendu ici autour de ce plateau de quoi monsieur m'accuse. Ensuite, il m'a dit vous vous cachez derrière le drapeau français pour ne pas parler des vrais sujets. Je suis désolée, Magali, c'est vous qui avez fait le thème. C'est votre thème de parler ce soir du drapeau français. Donc moi, je réponds tout simplement à vos questions. Je serai honorée d'être invitée. Vous êtes venue parler du pâté ? Attendez. C'est le thème de Magali. On va se parler du pâté alors il y a de la quicheuraine.

C'est pas ça, c'est pas ça le débat. Le thème de l'émission. On pensait que vous étiez au-dessus un peu et d'une compréhension plus de vos mots.

41:46
Présentateur

Anas, vous ne laissez pas finir beaucoup les gens. Il y a beaucoup de choses à dire. Emmanuel, finissez vos arguments.

41:53
Invité

Allez jusqu'au bout

41:53
Présentateur

de vos arguments.

41:54
Invité

Oui, donc. Monsieur dit que je me cache derrière le trapeau français. Visiblement, monsieur m'insulte de facho. C'est quand même malheureux tout ça parce que j'aime la France contrairement à vous. Je suis désolée mais depuis tout à l'heure en fait, vous faites tout ce que les Français ne supportent plus. C'est-à-dire que vous mettez les Français dans des cases. Vous séparez les pauvres des riches. Vous séparez toutes les... Mais vous avez fait ça, madame. Je ne peux pas parler. Mais vous avez fait ça. Anas, Anas. Mais vous avez fait ça. Vous avez dit que Bernard Arnault, un homme, il fait vivre 36 000 familles. Vous n'avez pas honte. Vous avez craché à la gueule de 36 000 familles.

Vous les avez réduits à des merdes qui ne vivent grâce à un homme. S'il vous plaît. Non, c'est pas ça. C'est pas ça. Vous les avez ritués sur ce plateau. S'il vous plaît. Dire qu'un homme, il fait vivre 36 000 familles. Vous n'avez pas honte. 36 000 personnes qui vivent, qui se réveillent le matin. Anas, on va mettre un temps de parole. C'est fini la cloche. Elle est où la cloche ? Quand il y a la cloche, c'est fini. S'il vous plaît. C'est dans les grandes gueules, ça. Oui, mais en fait, on doit... On l'a inventé, mais il l'a refusé.

42:49
Présentateur

Il faut que chacun arrive à aller jusqu'au bout de ses arguments pour que le débat soit constructif. Et en fait, c'est vrai que vous êtes très nerveux. Non, ça va. Je vous jure, vous êtes très nerveux. C'est vrai ? Ça va ?

42:58
Invité

Ça va. Non, je n'aime pas qu'on me traite de chien et qu'on me dise des gars. Je ne dis pas qu'Emmanuel Brisson est une chienne. Je ne dis pas qu'elle aboie. Non, elle ne vous a pas dit que vous êtes un chien. Si j'abois, je ne sais pas. Je ne connais pas les plus humains qui aboient.

43:12
Présentateur

Emmanuel, allez jusqu'au bout

43:13
Invité

si vous voulez terminer vos arguments sur... Écoutez, je vais essayer par respect pour les gens qui nous écoutent ce soir. Monsieur parle de la Catalogne qui veut être indépendante. Mais pour autant, je suis désolée, la Catalogne fait partie de l'Espagne. C'est selon le dernier référendum. Je ne sais pas si vous êtes au courant. Et ils ont voté pour rester espagnols. Donc oui, les Espagnols sont fiers d'arborer le drapeau espagnol. Donc de ce que vous avez dit tout à l'heure est complètement faux. Ensuite, vous essayez depuis tout à l'heure de diviser... Je vous ai dit que le drapeau espagnol, vous avez dit qu'il est partout en Espagne.

Je vous ai dit aller en Catalogne et vous ne trouvez pas le drapeau espagnol. Vous avez parlé également du drapeau basque. Malheureusement, je suis basque. J'étais candidate aux élections législatives. Je viens de Biarritz. J'ai fait les 25 circots de ma commune. Il y a des drapeaux français également. Donc on peut être basque Vous nous dites oui, le drapeau français est oppressant. Il est oppressant pour les populations étrangères. Vous avez cité les Maliens. Je suis désolée mais quand je vais au Mali, je respecte les coutumes du Mali. Je respecte le drapeau malien. J'estime que quand des personnes étrangères viennent en France, elles respectent la France.

Elles respectent le drapeau français. Elles respectent son histoire. Elles respectent sa langue. Elles essayent... Si elles veulent vivre en France, elles s'assimilent. D'accord ? Elles parlent français. Elles aiment leur pays. Et vous vous parlez malien quand vous allez au Mali ? En vacances ? Oui, vous parlez malien ? Quand je vais au Mali ? Quand vous vous installez au Mali, vous connaissez combien de patrons français qui parlent malien, qui parlent soniquet, qui parlent marocain ? Combien de retraités ? Moi, je suis de Marrakech. Allez dans la ville, allez au centre, au cœur de Marrakech. Allez visiter tous les riads.

Comment ils ont exproprié la totalité des familles marocaines et ce ne sont que des maisons d'hôtes tenues par des Français. Il y a combien de Français qui parlent marocain ? Vous les regardez dans les reportages. Il y a un reportage il n'y a pas longtemps en 60 minutes. Je ne connais aucun Français qui parle marocain. Ça, ça vous dérange ? À gauche, quand vous êtes issu de l'immigration, vous aimez beaucoup le mettre en avant. Je vais vous le dire, je ne l'ai jamais fait sur un plateau. Moi aussi, je suis issu de l'immigration. Je ne le mets jamais en avant. Et vous êtes issu de quelle immigration ? Marocaine, comme vous. Ok, très bien. Marocaine, comme vous.

Moi, mon père, il n'était pas sénateur. Mon père, il est venu avec de la craie sur le torse. Si vous voulez parler de mon père sénateur, je suis très fière de son parcours parce que ses parents étaient ouvriers. Il a perdu ses parents à 25 ans et il a réussi tout seul. Donc maintenant, si vous voulez partir sur des choses qui sont en dessous de la ceinture, monsieur, on peut y aller. Je suis très fière de mon histoire. Et donc, vous voulez parler du fait, parce qu'à gauche, vous adorez ça, du fait que vous venez de l'immigration. Moi aussi, je suis issu de l'immigration mais je n'en parle jamais parce que j'estime que quand on va dans un pays, on s'assimile. Ça veut dire quoi s'assimiler ?

S'assimiler ? Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que j'avais envie d'être en France. Enfin, moi, je suis née en France. Mais quand on souhaite aller en France... Pourquoi vous devez vous assimiler si vous êtes née en France ? C'est exactement ce que vous dites depuis tout à l'heure. Je vous pose une question. Vous répétez un discours creux. Vous êtes jeune et vous répétez ce que vous entendez de chez Jean Messia et Marine Le Pen. Vous répétez le parcours de votre père. Vous n'avez aucune identité en réalité. Vous répétez le discours et le parcours des gens. Vous racontez une histoire qui n'existe pas. Donc, ça veut dire quoi s'assimiler ?

Vous me disiez depuis tout à l'heure que vous venez du Maroc. Vous étiez content de dire que vous venez de l'immigration, etc. Je ne vous ai pas dit que je viens du Maroc. Vous avez dit que je viens de Marrakech. Je vous ai dit que je suis d'origine de Marrakech. Je ne dis pas que je viens de Marrakech. Écoutez, quand on va en France, qu'on a envie de vivre dans un pays, on s'assimile. C'est-à-dire qu'on apprend sa langue, monsieur, d'accord ? On aime son pays. Mais est-ce que les Français qui vivent à l'étranger, est-ce qu'ils apprennent ? On aime les siens. Les expats, les fameux expats qui font vivre la belle boulangerie quand ils vont au Thaïlande.

Quand on va aux Etats-Unis, il y a une immigration qui est choisie. Les militaires français qui vivent en Côte d'Ivoire, est-ce qu'ils parlent ? Ils parlent ivoirien. Anas, arrêtez. Un peu parler. Oui, mais on peut parler, mais il faut répondre aussi un petit peu aux questions. On ne peut pas dire que les gens doivent apprendre le français, mais quand on vous pose une question et qu'on vous bloque, vous êtes incapables de dire que oui, il n'y a aucun français qui ne veut pas se dire. C'est pas un débat, ça. Là, voilà, c'est bon. OK. Non, alors, les Etats-Unis ont choisi de faire une immigration qui est contrôlée, qui est choisie.

C'est-à-dire que les gens viennent aux Etats-Unis pour une mission, pour y travailler. Ils y apprennent la langue. Ça marche très bien. Et ceux qui n'arrivent pas à bosser, ils rentrent chez eux. C'est aussi simple. Et ceux qui n'arrivent pas à s'assimiler, c'est-à-dire à apprendre la langue, à s'intégrer à ses coutumes, qui ont un quartier judiciaire vierge parce qu'aux Etats-Unis, quand on commet une infraction, on retourne dans son pays. C'est normal. En France, les gens, ils viennent en France, ils peuvent commettre toutes les infractions du monde, ils sont sous OQTF, ils sont fichés S, ils ne rentrent jamais chez eux. Ça, c'est pas normal.

Et même quand Nicolas Sarkozy, il est condamné, vous faites une manifestation pour empêcher qu'il rentre en prison. C'est incroyable, la France. Bien sûr. Mais si vous voulez aller aux Etats-Unis, je terminerai sur une question

48:09
Présentateur

avant de rendre l'antenne. Anna, ça en réponse claire, vous êtes fier d'être français ?

48:14
Invité

Est-ce que je suis fier d'être français ?

48:15
Présentateur

Oui ou non ?

48:16
Invité

Moi, je suis fier d'être un travailleur ici en France et qui lutte. Non, est-ce que vous êtes fier d'être français ? Je suis fier de lutter ? Mais ça ne veut rien dire, en fait. Si, on peut dire qu'on est fier d'être français. Écoutez, Magali Berda, moi, je suis désolé. Vous posez une question, je vous dis que la question, pour moi, elle n'a aucun sens. Ça veut dire quoi, être français ? Si être français, c'est porter le combat des travailleuses et travailleurs de 36, les mutins, etc., l'histoire de Saint-Domingue, les luttes anticoloniales, moi, je suis fier de tous ces combats et de toutes ces luttes-là, de 68, de 95, des gilets jaunes, etc. Moi, je porte ce combat-là.

Maintenant, ce n'est pas ce que vous mettez derrière France, je pense, et ce que Emmanuel Brisson ne met pas les mêmes choses. Et je suis pour l'accueil des étrangers, je suis pour même la liberté de circulation et d'installation. Et il y a quelque chose qu'on ne dit pas, c'est qu'être français, c'est aussi une carte d'identité sinon des millions de personnes qui, malheureusement, vu qu'ils n'ont pas ces papiers-là.

49:06
Présentateur

Je vous remercie à tous les deux. Merci, Anas Kazib. Merci, Emmanuel Brisson. Merci pour l'invitation. Merci pour ce débat mouvementé. Et je vous dis à demain soir sur Sud Radio. On se retrouve demain à 20h. Tout de suite, vous retrouverez Les Clés d'une vie avec Jacques Pessy. C'est son invité, le metteur en scène et comédien Thomas Ledouarec. À demain sur Sud Radio. Magali Berda, Sud Radio, 20h, 21h. On ne vit pas dans la même France.

49:33
Locuteur 2

Avec Body Minute.

49:35
Présentateur

Sud Radio. Sud Radio.

49:37
Locuteur 2

Parlons vrai.

49:37
Présentateur

Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai.