Guerre au Moyen-Orient : ce qu’il faut retenir de l’allocution d’Emmanuel Macron
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Autre information à retenir ce matin Théo, le renforcement de la présence militaire française au Moyen-Orient.
Oui, allocution solennelle d'Emmanuel Macron hier soir à 20h, le ton grave, prise de parole d'une dizaine de minutes depuis son bureau de l'Elysée. La France demeure une puissance qui protège les siens, a-t-il déclaré, avant d'en dire plus sur les moyens militaires mobilisés, à commencer donc par le porte-avions Charles de Gaulle en route vers la Méditerranée. Il devrait arriver d'ici une dizaine de jours dans la région. En clair, Alexandre Ochovo, plus question de rester les bras croisés.
Face à une guerre dont il impute la responsabilité à l'Iran, Emmanuel Macron appelle par principe à un arrêt des frappes et à une reprise des discussions, tout en se montrant pragmatique. La sécurité des bases militaires françaises de la région a ainsi été renforcée et le rapatriement des Français présents sur place a débuté.
Je sais l'angoisse, l'impatience qui existe, mais je veux ici vous dire que les équipes sont pleinement mobilisées pour organiser les retours dans les meilleures conditions.
Sur le plan militaire, Emmanuel Macron annonce que les accords de défense avec le Qatar, le Koweït ou les Émirats arabes unis seront respectés. Des rafales, des systèmes de défense anti-aériennes et des radars aéroportés ont ainsi été déployés sur zone ces dernières heures, annonce le président.
Il en va de la crédibilité de la France d'être ce partenaire de confiance qui honore ses engagements, surtout dans ces temps troublés.
Paris renforce également sa présence en Méditerranée avec l'arrivée prochaine du porte-avions Charles de Gaulle donc, mais aussi l'envoi d'une frégate à Chypre, également touchée par des frappes. Enfin, pour limiter une possible crise de l'énergie, Emmanuel Macron dit vouloir agir, y compris militairement, pour rouvrir le détroit d'Hormuz, actuellement fermé par l'Iran.
Alexandre Chauveau du service politique d'Europe.
Emmanuel Macron