Déficit : les prochaines marches seront « plus difficiles à franchir » selon Gabriel Attal
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
on trouve maintenant dans le vif du sujet avec l'exécution budgétaire de l'année dernière qui en vérité peut-être considéré comme une année de transition la réalité c'est que nous sommes passés d'une crise à l'autre de la crise sanitaire à la crise de l'inflation de crise mais à chaque fois le choix de protéger les Français du mieux possible les entreprises comme les ménages tout en assurant la maîtrise de nos finances publiques je ne dis pas que tout va bien évidemment je dis simplement que nous avons choisi de protéger et que le pays a tenu bon d'abord grâce à ces millions de Français qui travaillent à ces chefs d'entreprise qui embauchent et qui investissent je suis bien sûr ici pour échanger et répondre à vos questions me permettez-moi de tirer quelques enseignements concernant l'exécution budgétaire de l'année dernière le premier enseignement à tirer je crois c'est celui de l'efficacité de la politique économique qui a été conduite pour protéger face à la crise de l'inflation pourquoi parce qu'on s'attaquant au prix de l'énergie avec les boucliers gaz électricité nous avons préservé la croissance économique et donc contribuer au dynamisme des recettes qui est le principal facteur de l'amélioration bénéficie de public au global les recettes ont progressé de 7,3% en 2022 après avoir progressé de 8,4% en 2021 cette croissance des recettes elle repose principalement sur la progression de l'impôt sur les sociétés 15,8 milliards d'euros de plus l'an dernier ce qui nous a permis d'atteindre un record d'impôt sur les sociétés avec 62,1 milliard d'euros prélevé l'année dernière alors même que nous avons diminué le taux à 25% puisqu'il est passé de 33 à 25%. je vais aussi relever la hausse des recettes d'impôts sur le revenu plus 10,3 milliards d'euros notamment grâce au dynamisme de la masse salariale et de la TVA plus 5,3 milliards d'euros évidemment dans un contexte d'inflation comme lors de l'exécution précédente ce dynamisme des recettes a largement contribué à la baisse de notre déficit public qui est passé de 6,5% en 2021 je le disais à 4,7% l'année dernière donc la réalité c'est que les choix économiques que nous avons fait ce sont révélés également vertueux dans une certaine mesure d'un point de vue budgétaire puisque cela nous a permis d'obtenir des recettes supplémentaires comme pendant la crise covid nous avons fait le choix de la protection tout en poursuivant le redressement des finances publiques c'est-à-dire en respectant les bornes que nous avons fixées pour le retour sous les 3% prévu en 2027 pour autant et c'est le deuxième enseignement le sol des administrations publiques demeure très dégradée précisément parce que nous avons consacré des moyens considérables pour casser cette spirale inflationniste au total pour les années 2021 et 2022 nous avons mis 34,5 milliards d'euros net donc je défalque les recettes de CSPE et de cri contribution sur la rente informe marginale des énergéticiens nous avons mis 34,5 milliards d'euros net sur la table pour lutter contre l'inflation au travers principalement des boucliers énergétiques le montant est considérable mais la vérité c'est que le coût des boucliers ce sera toujours moins cher que les deux points d'inflation que nous aurions eu en plus si nous les avions pas mis en place donc c'est un choix que nous assumons totalement la dernière chose que je veux dire c'est que nous devons impérativement tenir nos objectifs de finances publiques et enclencher le désendettement de la France à horizon 2027 comme nous nous y sommes engagés j'ai conscience que le défi est de taille la réalité c'est que les prochaines marches vers les 3% déficit public à horizon 2027 et même été ramené on débattra demain dans le pesta bah 2,7% seront plus difficiles à franchir parce que l'environnement économique n'est plus le même en 2022 nous avons été portés par une croissance de 2,6% celle-ci va s'établir autour de 1% cette année dans un contexte de ralentissement mondial la conséquence c'est que notre déficit devrait s'établir cette année à un niveau proche de celui de l'année dernière sans doute légèrement au-dessus de celui la semaine dernière notre endettement public devrait toutefois continuer à diminuer cette année le défi est de taille et pourtant je sais que nous pouvons y arriver nous avons une stratégie pour atteindre nos objectifs cette stratégie c'est d'abord de poursuivre la sortie du quoiqu'il en coûte c'est à dire des dispositifs généraux vers des mécanismes plus ciblés nous avons commencé à le faire l'an dernier c'est pas toujours facile on est sorti par exemple de la ristourne générale sur le carburant qui a coûté 8 milliards d'euros sur l'année 2022 pour aller vers une indemnité carburant ciblée sur les travailleurs et j'insiste là-dessus les plus modestes autour de 1 milliard d'euros dans ce qui a été budgété ensuite nous devons réaliser des économies en 2024 et les années et d'après parce que dans certains secteurs nous dépensons trop et parfois nous n'obtenons pas les résultats escomptés je pense au travail pays qui prend le chemin du pleinement foi du plein emploi peut-il se permettre de garder le même niveau de dépenses que lorsqu'ils roulait sous le chômage de masse la question se pose légitimement évidemment nous y travaillons avec mes collègues je pense enfin à certaines dépenses brunes notamment fiscales qui ne démontre plus leur efficacité et qui ne sont plus en ligne avec notre ambition écologique et dans chaque budget de manière transversale nous continuerons à maîtriser les dépenses et à compter chaque euro pour que la dépense publique augmente moins vite que sa tendance naturelle j'insiste sur le fait que la première ministre a décidé un courrier à l'ensemble des membres du gouvernement leur demandant d'identifier 5% de marge de manœuvre dans le budget de leur ministère pour préparer les travaux budgétaires pour 2024 et les années suivantes comme l'année dernière je veux que l'ensemble des groupes politiques représentés au Parlement soit associé à cette réflexion et plus largement au processus d'élaboration la prochaine loi de finances c'est la raison pour laquelle je vous proposerai de reprendre l'exercice des dialogues de Bercy avec cette année une première série de réunions délétée donc en anticipant donc par rapport à l'année dernière j'avais dit que c'était une version bêta au sens une première version qui permettent de tester les choses je pense qu'on peut aller plus loin améliorer le dispositif nous voulons aller vers davantage de co-construction il faut avoir davantage de temps pour échanger pour expertiser pour arbitrer donc nous pourrons commencer plus tôt ce travail cette année voilà pour la présentation synthétique [Musique]
Gabriel Attal