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interviewFrançois Ruffin· 7 avril 2024 22 min

Bruno Le Maire : comment le pire économiste de France a ruiné le pays ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il nous manque un serpentin. J'aimerais bien avoir un truc pour faire comme ça parce que c'est la fête. Youpi !

Youpi ! Le champagne, le confetti, les feux d'artifice. Pourquoi ?

Bah vous voyez les unes des échos s'enchaînent sur en décembre c'était la bourse à nouveau au sommet. On a eu ensuite les bourses mondiales au sommet. C'était plus seulement la bourse de Paris, c'était les bourses du monde entier.

Et ça c'était en février. Là maintenant on a le CAC 40 passe un cap historique puisqu'il a dépassé les 8000 points. Et alors c'est incroyable à quel point tout va bien.

Vous savez quand je lis la presse chcho, quand je lis le journal de Bernard Arnaud, j'ai l'impression que c'est ma fille qui serait journaliste et que à la fin de chaque phrase, elle ajouterait des points d'exclamation et des smiley parce que c'est la 3è année d'affilé que les entreprises du CAC 40 dépassent les 140 milliards d'euros de profit. Voilà, très heureux. Les dividendes atteignent de nouveaux records, ils sont stupéfaits parce que l'an dernier, on avait déjà établi un record, l'année d'avant c'était un record.

Donc on fait sur sur record et on nous dit bah donc le mot un chiffre record en hausse de 5 % sur 1 an. La hausse des rémunérations des actionnaires est encore plus marquée en France avec 13,3 %. Bref, c'est la fête.

Et au milieu de tout ça, on a un piss froid, un briselageoie qui vient nous dire austérité, ça va pas et qui vient nous dire réveillons-nous. C'est son livre Cri d'alarme à Bruno Lemire, ministre de l'économie qui nous dit "Ça va pas du tout. Il est ministre de l'économie et il pratique ce qu'on a peu appelé un lippogramme." Vous savez ce que c'est qu'un lippogramme ?

Non. C'est une figure de style qui consiste à ne pas utiliser un mot ou une lettre. par exemple, c'est George Peret qui écrit la toute la disparition, un roman entier sans utiliser la lettre E.

Et ben lui, il est ministre de l'économie. Il y a tout ça, il y a des records de dividendes, il y a des records de profit et monsieur Bruno Lemire parvient à nous parler d'économie sans prononcer le mot profit, sans prononcer le mot dividende, sans prononcer le mot actionnaire. Bref, c'est un vrai champion littéraire.

On l'avait déjà mesuré à une autre occasion. Et donc, il nous dit quoi monsieur Bruno Lemire ? Alors que là-haut, il se gave, il nous dit la gratuité de tout pour tous tout le temps, c'est intenable.

Il y a toujours quelqu'un qui paye la gratuité. Mais alors ces gens ont un culot, c'est incroyable. Ils tous, c'est à ça qu'on les reconnaît quoi.

Parce que non seulement il a ses copains qui sont en mode orgie permanente là-haut, mais en plus monsieur Bruno Lemire, qu'est-ce qu'il a fait dans sa vie ? a fait une carrière entière au crochet de l'État à être payé par l'État mais surtout à ne rien payer. Logement de fonction, voiture de fonction, les billets de train, il les paye pas.

Qu'est-ce qui lui reste à sa charge ? Rien. Et il est vit comme ça depuis qu'il est sorti de l'ENAT.

Et monsieur vient nous faire des leçons aux ouvriers, aux salariés, aux gens qui tiennent ce pays debout en leur disant "La gratuité c'est finie." Mais qui connaît la gratuité ? y compris pour l'école, elle est pas gratuite aujourd'hui et les gens le savent parce que il faut payer la cantine, il faut payer le périscolaire, il faut payer les fournitures et monsieur Brinolver encore ajouté ça ne peut pas être open bar mais c'est pour lui ou ses amis qui aujourd'hui c'est open bar complet.

Bref, il faut que je me calme parce que l'idée c'est d'avoir une vidéo pédago, didactique pédagogique avec des chiffres et les statistiques pour être aussi sérieux que Bruno Lemer qui est pas sérieux du tout. C'est le pire économiste de France en fait. C'est le meilleur économiste de France, mais c'est le meilleur économiste évidemment pour ses amis, pour le capital, pour les financiers qui ont payé la campagne d'Emmanuel Macron et dont il peut espérer qu'ils payeront la sienne.

Puisque allez, faut se rajouter ça dans la barque à Bruno Lemer quand même. Sa seule entreprise, qu'est-ce qu'il en a fait ? C'était un microparti.

Il a fait dépôt de bilan, il a pas payé ses fournisseurs, il a laissé 44 millions de dette lui qui a géré son entreprise comme ça qui vient nous dire comment il va gérer le pays. Et ben, on comprend dans quel état il est le pays. On comprend pourquoi on dépasse les cinq points de PIB de déficit public.

Parce que on a Bruno Ley, qu'on a maintenant Bruno Lemer à Berpuis cette année et que c'est une véritable catastrophe pour la nation. Donc on va essayer de vous dire ça de manière plus apaisée même si franchement on a envie de se le faire. Bruno Lomè non bon [Musique] mais il y a le nouveau Ruffin qui va donc vous sortir des études de l'OCDE, de l'OFCE et de la cour du compte.

Voilà. Et donc Bruno Leire, il y va, c'est le boucher maintenant, tu vois. C'est le boucher de la République.

Il il a fait son propre budget à l'automne. Faut savoir que de l'Assemblée nationale, on amende plus de budget, on le vote pas, on le discute pas. Donc c'était son budget à lui, mais il trouve que son budget était pas assez méchant.

Donc il se refait son propre budget là maintenant. Bon et dedans il dit "Allez, je taille 10 milliards d'euros." Où est-ce qu'il taille monsieur Bruno le maire ?

Et ben, il taille numéro 1 dans l'écologie. Il baisse de 10 % les dépenses sur l'environnement. Ça veut dire quoi très concrètement ?

Ça veut dire les passoirs thermiques. D'accord ? Ça veut dire que il met 1 milliard de moins sur les passal termir là où je pense qu'il faudrait mettre 20 milliards de plus.

Si on veut plus être dépendant du gaz, du pétrole des Américains, des Russes et de de l'Arabie Saoudite, et ben normalement il faut plus avoir de passoir thermique. C'est la première dépense à faire à la fois pour notre souveraineté, pour notre déficit commercial, pour nos emplois et évidemment pour la planète. Ça serait la première dépense à faire.

Et monsieur Bruno Lemire, il baisse ça d'abord. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand on a un petit comptable minable à Berci comme monsieur Bruno Lemè et ben on n'investit pas pour l'avenir.

On se prépare pas au défi à venir. Au contraire ça va ne faire que empirer la situation. Deuxième chose sur lesquelles iloggent travaill et emploi et là il vient à peine de faire France travail qu'on a le patron de France travail monsieur Thbao Guiloui qui est pas content du tout parce que on lui avait dit qu'il aurait des moyens pour aider les gens à aller vers l'emploi parce que ça va pas de soi et ben il y a des soucis de santé de mobilité de tout ça à résoudre avant de pouvoir aller vers l'emploi.

Il faut des moyens d'accompagnement. On lui avait promis ça et booum il se retrouve avec un milliard en moins d'emblé. Ensuite la recherche.

Alors que évidemment si on veut sortir l'agriculture des phyes, il nous faut de la recherche. Il va gratter évidemment sur les écoles, il va gratter sur la justice qu'ils avaient promis de réaugmenter, il va gratter sur la jeunesse, le sport, la vie associative. Bon bref, il va gratter partout.

C'est un boucher de la République. Ça c'est un truc qui a été inventé, s'appelle la politique des caisses vides. Un industriel suisse qui était devenu ministre des finances il y a un siècle, qui avait théorisé ça, qui avait dit "C'est toujours bien de clôturer ses comptes en déficit parce que comme ça ça fait peur à la population et comme ça on peut aller tailler dans les dépenses et puis on peut aussi privatiser." Tu avais même Clinton, donc ça c'est aux USA à la fin des années 90, il avait des marges de manœuvre, il avait des sous, il va dire "Bah, je vais rembourser ma dette." Et là, tu avais tous les journaux économistes économistes par exemple qui avait dit "La réduction des dettes peut aussi provoquer des problèmes.

Un gouvernement serait insensé s'il repayait toute sa dette parce que il préfère la politique des caisses vides de venir nous dire "Ond est en déficit, regardez, on va aller massacrer tout." Et pourquoi il va gratter tout ça ? Pourquoi il fait le boucher ?

Pourquoi il découpe la France en morceaux là ? Parce que il y a le déficit, tu vois, c'est le monstre qui est devant nous, ce déficit à plus de 5 %. Et là où ils ont un culo immense, je dis eux parce que évidemment pour moi c'est pas Bruno Lemer tout seul, c'est Bruno Lemire, Emmanuel Macron à minima, c'est les deux qui marchent main dans la main.

Ils ont un culoance parce que le déficit c'est eux. C'est eux qui l'ont creusé. C'est eux qui ont creusé le plus gigantesque déficit de l'histoire de notre pays.

Alors là, si on regarde ce graphique, qu'est-ce qu'on voit ? On voit que les deux gouvernements qui ont le plus creusé le déficit public, c'est un sous la présidence Sarkozi, c'est deux sous la présidence Macron. La droite, elle est en bleu, la gauche avec beaucoup de guillemets, elle est en rouge.

Mais qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on voit ? On voit que c'est pendant les deux périodes de droite Macron Sarkozy que le déficit a explosé. Alors, il y a l'excuse d'un côté de la crise sur prime, de l'autre de la crise Covid, mais on voit que bien au-delà de ça, le déficit public, il est beaucoup plus important dans ces périodes de gens qui se présonnent comme des bons gestionnaires, pépè, en bon père de famille, ainsi de suite.

C'est là que c'est la catastrophe budgétaire. Pourquoi ? Parce que le déficit public, c avant tout une crise des recettes.

Sarkozi, il avait fait la loi TPA avec la garde. Alors ça, les anciens se souviennent, c'était un paquet fiscal et il s'agissait de baisser les impôts des plus riches de ce pays. Que font Emmanuel Macron et Bruno Lamè depuis 7 ans ?

La même chose et il s'en vent. C'est le président de la République qui dit c'était à Davos, je crois. C'est là-bas qu'il va se vanter de ça, qu'il a baissé les impôts de 60 milliards d'euros par an.

Mais à qui il a le plus baissé les impôts ? C'est pas la TVA qui a baissé. La TVA est l'impôt le plus injuste, on le verra parce qu'elle le touche euh les foyers les plus modestes.

Mais c'est pas ça qu'il est allé toucher. Il est allé toucher première chose qu'il a fait pendant son mandat parce que la FEP, l'association française, des entreprises privées, mais ça veut dire c'est pas le MEDEF, c'est le MEDEF du MEDEF, tu vois le sommet de la pyramide, c'est les PDG du CAC 40 sont venus taper à sa porte. En fait, ils sont rentrés à lesé, ils se sont installés dans les jardins et ils ont dit "Maintenant, vous allez tenir votre promesse dès cette année.

Vous allez nous supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune." Il a remé l'impôt de solidarité sur la fortune. 3 milliards d'euros en moins.

Mais c'est pas tout. Il a instauré la flat taxe. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'on taxe moins les dividendes. C'est au moins 1 milliard d'euros par an. toujours sur les plus riches, sur les riches particuliers, il a supprimé la tranche d'imposition sur les haut salaires, il a supprimé une taxe pour faire revenir, c'est ce qu'on appelait la taxe Brexit pour faire revenir en France les banquiers et les financiers pour les faire venir plutôt et pour les les faire fuir le paradis fiscal qui est la Grande-Bretagne.

Il a supprimé l'exit tax. Tout ça c'est sur les particuliers et en plus et surtout il t'a fait sur les entreprises et ça a beaucoup plus massivement bénéficié aux grandes entreprises. La CVAE supprimé contribution sur la valeur ajoutée des entreprises 17 milliards d'euros.

Il a transformé le CICE qu'il avait inventé sous Hollande parce que Macron c'est pas d'aujourd'hui. Il était déjà à l'Élysée il y a maintenant 12 ans. En 2012, il était déjà à l'Élysée sous Hollande.

C'est lui qui soufflait à l'oreille droite et lui avait dit "Faites ce crédit impôt compétitivité emploi coût de 20 milliards d'euros qui maintenant est pérénisé et a été transformé en suppression de cotisation. On a eu un une baisse de l'impôt sur les sociétés, on a une baisse des impôts de production. Bref, ce sont des dizaines de milliards d'euros faits en cadeau aux entreprises et aux plus grosses des entreprises.

Donc crise des recettes. Mais c'est pas seulement ça. Maintenant, quel est le principal poste de dépense de l'État ?

Ce sont les aides aux entreprises. 30 % du budget de l'État, c'est pour aider les entreprises. C'est trois fois le budget de l'éducation nationale.

Et on voit comment ça a bondi ces dernières années pour atteindre plus de 200 milliards d'euros. Dans les aides d'entreprise, on a le crédit impôt recherche qui sert pas du tout à la recherche ou à la recherche de produits financiers. surtout ça nous fit en bénéficie et on voit pas que ça produise beaucoup de médicaments et encore moins dans notre pays mais on a aussi par exemple l'aide à l'apprentissage et dans un premier temps, je dis la vérité, pourquoi pas ?

J'ai pensé et c'est passé de 6 milliards d'euros à 23 milliards d'euros. Ça a quasiment quadruplé. Et ce qu'on voit c'est que alors que je me disais que ça allait servir euh aux gens qui avaient de la peine à l'école pour obtenir un diplôme, bah non, ça sert surtout au déjà diplômé au-delà du baccalaurat qui fait que malgré cette multiplication par 4 des aides à l'apprentissage, le taux de NIT, alors ça veut dire les jeunes qui sont ni en emploi ni en formation n'a pas baissé mais au contraire il a continué un petit peu à augmenter.

Donc c'est une politique qui est inefficace mais qui fait des un immense cadeau là encore aux entreprises. Les niches fiscales là aussi ça grimpe, ça grimpe, ça grimpe. On est arrivé à 94 milliards d'euros près de 100 milliards d'euros.

Donc 200 milliards d'euros pour les aidantes entreprises, 100 milliards d'euros pour les niches fiscales et la Cour des ponts compte appelle à une évaluation d'ampleur de tout ça. Et enfin, on a ce qu'on appelle les dépenses socio-fiscales. Mais par exemple la prime d'activité, c'est quoi la prime d'activité ?

Ça veut dire que à la place que ça soit l'employeur qui paye le salaire et ben c'est l'État finalement qui subventionne les salaires. Et ben voilà une autre dépense dont on voit qu'elle augmente. Tout cela explique un paradoxe.

On est en effet l'un des pays qui prélève le plus dans le monde. C'est vrai. Mais bizarrement en face on a des services bibliques qui sont de plus en plus rachitiques, squelétiques.

Pourquoi ? parce que l'essentiel des prélèvements ne va pas à la justice, ne va pas à l'école, ne va pas à l'hôpital. Non, les prélèvements, ils sont rebalancés en aide aux entreprises, en niche fiscale.

On voit que dans ces centaines de milliards d'aide, Bruno Lemire, il pourrait bien aller trouver ses 10 milliards ou ses 20 milliards sans difficulté. Et ces services publics, Bruno Lemire veut les rendre encore plus rachitique parce que quand il a besoin de 10 milliards ou 20 milliards, il pourra aller les gratter sur les centaines de milliards d'euros de niche fiscale ou d'aide aux entreprises. Mais non, c'est pas dans cette masse gigantesque qui va chercher.

C'est sur l'école, c'est sur l'hôpital, c'est sur la justice. Et surtout surtout surtout Bruno Lemire ne va pas chercher l'argent là où il se trouve. Je peux pas ne pas en revenir à ce graphique.

Il y a 25 ans maintenant, quand Challenge lance son palmarès des 500 fortunes, elle pèse l'équivalent de 5 % du PIB. À l'arrivée d'Emmanuel Macron, au pouvoir, on est à 20 %. Au moment de la crise Covid, on arrive à 40 %.

Et en vérité, je me dis, c'est parce que le PIB a baissé. Donc ça fait monter la part des riches dans la société. Mais non, maintenant on est ces 500 fortunes pèsent l'équivalent de 45 % du PIB.

Il a décidé de ne pas toucher au profiteurs de crise. On se souvient des trois secteurs qui ont profité de la crise Covid et qui n'ont pas été touchés. Il y avait les assurances parce qu'il y a eu moins d'accidents de voiture, il y avait la grande distribution et il y avait tout le monde du numérique, des plateformes et ainsi de suite.

Et l'histoire se répète puisque maintenant il ne va pas chercher l'argent chez les profiteurs de guerre. Qui sont-ils ? Ce sont les portes conttainers avec par exemple CMA CGM, Rodolphe SAD qui maintenant a les liquidités pour s'offrir BFM, RMC et tout le groupe Altis.

Ce sont les industries agroalimentaires qui se gavent à la fois sur le dos du consommateur et des agriculteurs avec des taux de marge record. Et enfin, ce sont les énergéticiens. Total, comme presque tous les ans est en tête des résultats nets du CAC 40 cette année.

Et on ne va pas chercher les de l'argent dans les poches de monsieur Pouyané. Et peut-être le pire du pire, le scandale du moment, ce sont les tarifs d'électricité avec cette aberration que je rappelle mais 1 gigw he en France est produit à 60 € et va être revendu 4 5 6 10 fois plus cher au français avec au passage les spéculateurs, les fournisseurs, les producteurs qui se gavent. Ça a été la montré dans un rapport de la cour des comptes qui estime qu'il y a au moins 37 milliards d'euros de surprofit qui n'ont pas été captés par l'État.

Ça c'est pour les entreprises, pour les secteurs qui tirent profit de la crise Covid puis de la guerre en Ukraine, mais il y a les riches eux-mêmes, les grandes fortunes de ce pays. Qu'on regarde ce graphique, qu'est-ce que c'est que cette courbe qui monte, qui monte, qui monte et qui d'un seul coup comme une falaise se casse la figure ? Elle signifie tout simplement que les plus riches de ce pays ne sont pas taxés ou en tout cas sont deux fois moins taxés à peu près que les Français ordinaires.

Sans même rêver à un impôt progressif, on aurait juste un impôt proportionnel qui ferait que les plus riches de ce pays paient le même pourcentage que les Français moyens, que vous, que moi. Et bien, on aurait 30 milliards d'euros en plus dans les caisses de l'État aujourd'hui. Comment ça se passe ?

Comment ils arrivent à faire chuter ça ? Alors là, faut revenir à mon histoire de dividende de début, aux jubilations des échos, aux orgasmes de Bernard Arnaud. 96 % des dividendes vont au 1 % des Français les plus riches.

Les 2/ ti3 des dividendes vont au 0,1 % des Français les plus riches. Or, ils ont trouvé une combine pour ne même pas payer la flat taxe que a instauré monsieur Macron pour le rendre service. Ils ont trouvé un truc qui est beaucoup mieux encore.

C'est quoi ? Ce sont les sociétés écran qui font que à partir du moment où on installe une société, par exemple au Bahamas, au Luxembourg, dans un paradis fiscal, et bien on construit cet écran là, on considère que on ne peut plus taxer directement monsieur Bernard Arnaud par exemple. C'est l'Union soviétique que vous proposez si vous voulez taxer les sociétés écran.

Non, ce sont les États-Unis. Les États-Unis taxent les sociétés écran et rien que cette seule mesure-là, c'est 20 milliards d'euros supplémentaires. Monsieur Bruno Lomer déciderait de taxer les sociétés écran, on récupère 20 milliards d'euros en plus.

Mais non, que veut faire Bruno le maire à la place ? Il décide d'accroître l'injustice fiscale, de faire les poches toujours des mêmes, c'est-à-dire des salariés, des gens qui travaillent avec une grande idée qui est la TVA sociale. Ce qu'on voit là, c'est la part du budget des ménages qui est consacré à payer de la TVA.

Et on le voit que chez les plus modestes, on est aux alentours de 12 10 % tandis qu'on tombe à 4 % chez les plus riches. En fait, si on avait un zoom et qu'on regardait chez 1 % les plus riches et chez les 0,1 % les plus riches, on serit encore en dessous. Pourquoi ?

Parce que chez les modestes, à peu près tout l'argent qui rentre, il est consommé, il est utilisé, on va au supermarché et sur tout ça, il y a la TVA tandis que chez les plus riches de ce pays, on épargne, on a les moyens de ça et donc on consomme moins et donc on p beaucoup moins de TVA. Et qu'est-ce qu'il a comme idée monsieur Bruno le maire ? C'est de dire on va augmenter les salaires, comment ? en baissant les cotisations mais en augmentant la TVA, c'est-à-dire le plus injuste des impôts.

Cette injustice fiscale, ce Macron, Bruno Lemer, Robin des Bois à l'envers qui vont chercher l'argent dans la poche des pauvres pour les donner aux riches, pour moi, ça a des conséquences. Ça a des conséquences évidemment sur une tension qui s'installe dans la société, du dégoût, de l'amertume, du ressentiment. Ça a des conséquences parce que aujourd'hui avec la guerre en Ukraine, on réclame aux Français non pas une économie de guerre.

Faut pas rigoler hein. L'économie de guerre c'est 30 40 50 % du budget qui est consacré aux dépenses militaires. On en est pas là.

On est loin de ça. En revanche, ils ont décidé de donner 3 milliards d'euros à l'Ukraine cette année. Ils ont décidé de donner 6 milliards d'euros à l'Ukraine l'an prochain.

Comment les français pourraient l'accepter quand dans le même temps on vient raboter sur l'éducation, quand on vient raboter sur la justice, quand on vient raboter sur l'hôpital et quand on veut continuer à leur faire de les poches avec une grande injustice. Les temps de guerre sont toujours des temps où il y a besoin de la cohésion de la nation. Et pour avoir la conision de la nation, il faut un sentiment de justice.

Et les temps de guerre sont toujours des moments où normalement on construit des systèmes fiscaux qui sont plus justes. C'est de la Première Guerre mondiale qui est née l'impôt sur le revenu. Et on sait combien l'Angleterre et les États-Unis ont renforcé leur impôt sur les plus riches pendant la deuxième guerre mondiale pour affronter les nazis et les Japonais. enfin dans notre pays, pays de la grande révolution.

Cette révolution là, elle est née de l'injustice fiscale, elle est née d'une crise fiscale, d'un roi qui réunit les États généraux. Pourquoi ? Parce que il a décidé d'aller s'endetter pour mener la guerre déjà, pour mener la guerre aux États-Unis contre l'Angleterre, pour aider les indépendantistes américains.

Mais ça a produit une dette gigantesque en plus des tenues de Marie-Antoinette. Et du coup, ben il faut payer ça. Euh le royaume est surendetté.

Et euh qu'est-ce qu' propose comme solution le roi ? D'accroître lui aussi l'injustice fiscale en se disant bah le clerger et l'aristocratie vont se mettre d'accord pour aller chercher encore de l'argent dans les poches de la bourgeoisie et éventuellement des paysans. Et ben c'est de là que la Révolution française parce qu'il y a un refus.

Il y a un refus de la classe montante qui est la bourgeoisie qui dit euh pourquoi pas payer mais en échange, on veut de pouvoir et un refus aussi des paysans dans les campagnes ou du peuple de Paris qui vit dans la misère et qui refuse de payer plus pour ça. Quand je regarde un sondage paru cette semaine via Voice Libération, je retrouve la France de la grande révolution. ce sentiment d'injustice.

C'est 75 % des Français qui considèrent que le système fiscal est injuste et qui disent maimement quoi ? Ce sont les deux gros ronds verts que vous voyez qui disent un il faut augmenter les impôts sur les entreprises qui font le plus de profit de il faut augmenter les impôts sur les plus aisés des Français. des Français qui eux-mêmes réclament davantage de services publics s'ils sont financés dans la justice.

C'est un peu long hein, mais voilà ce qu'il faut répondre à le maire et à Macron. Le déficit c'est eux. Ce sont eux les pires gestionnaires de ce pays.

Simplement parce qu'ils veulent pas aller chercher l'argent là où il se trouve, là où il se trouve massivement, là où c'est maintenant une orgine de profit, là où ça devient nausé à bon tellement ce sont des bulles gigantesques qu'il y a. Et ben il faut que tout ça serve un peu aujourd'hui à la société. Je veux pas qu'on croit qu'on a une gauche ghetto qui serait repliée et qui serait déconnectée d'une France qui se droitiserait toujours davantage.

Ce qu'on voit là, c'est une France qui demande de la justice, une France qui demande des services publics et donc une France qui est potentiellement de gauche sur tout ça. Maintenant, c'est à nous d'ouvrir le chemin à ça, à ouvrir le chemin pour renverser Bruno le maire qu'il a découvrir. Qu'est-ce que ça veut dire de bosser vraiment he d'être planqué dans les ministères en disant depuis sa forteresse là-haut de Bercy comme un espèce de nouveau seigneur que c'est aux autres de de plus vivre dans la gratuité.

Allez, petite flèche de fin de vidéo pédago et pas que pédago.