Le show Macron, l'envolée Dati - Reportage #cdanslair 19.01.2024
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
C'est une conférence de presse aux accents de campagne qu'a mené Emmanuel Macron hier soir depuis l'Elysée. Devant plus de 8 millions de téléspectateurs, le président de la République en a profité pour désigner son adversaire politique, le Rassemblement National, s'attaquant directement au projet du parti d'extrême droite.
C'est le parti du mensonge et ça le continue de l'être. C'est le parti qui continue à vous expliquer que la retraite à 60 ans est possible sans vous expliquer comment la financer. Le parti qui vous explique qu'il faut augmenter le SMIC sans vous expliquer comment ça désindustrialisera pas le pays. C'est le parti qui continue de vous expliquer des choses impossibles sur le plan économique et social pour affaiblir. Et au fond, le Rassemblement National est devenu le parti de la colère facile. Du « on n'a pas tout essayé », ça paraît sympathique.
Une tentative de reprendre l'ascendant politique, d'endiguer la progression du RN, avec en ligne de mire les élections européennes de juin prochain, où le Rassemblement National distance largement le camp présidentiel dans les sondages, d'environ 10%. Pour la tête de liste du RN Jordan Bardella, cette dynamique suscite l'inquiétude du chef de l'État.
Il commente, il enchaîne les numéros dans lesquels il se veut le beau parleur du déclin de notre pays. Et je déplore que ces interventions se répètent sans que les Français ne voient véritablement de changement dans leur quotidien. Quant au fait qu'on utilise maintenant, c'est un peu la mode, les mots du Rassemblement National comme autorité, comme sécurité, comme ordre, en pensant qu'on va faire reculer le vote RN, c'est d'un cynisme absolu.
Emmanuel Macron s'est effectivement épanché sur des thèmes chers au RN, martelant par exemple, à nouveau, un retour à l'ordre.
Avoir une France plus forte, c'est aussi assurer l'ordre. L'ordre en contrôlant mieux nos frontières. L'ordre en luttant contre les incivilités, grâce à un doublement de la présence policière dans nos rues. L'ordre en luttant contre la drogue, qui ces dernières années se déploie pas simplement dans les grandes villes, mais dans des villes moyennes qui la connaissaient moins, parfois même dans des villages. Grâce à la multiplication des opérations place nette, frappant les narcotrafiquants, qui se conduiront dans toutes les catégories de villes.
Retour aussi de l'autorité à l'école pour la jeunesse, avec une panoplie de mesures déjà évoquées auparavant.
La tenue unique sera expérimentée dès cette année dans une centaine d'établissements, tous volontaires. Nous instituerons dans chaque collège et dans chaque lycée, dès la fin de cette année, une cérémonie de remise des diplômes, rite républicain d'unité, de fierté et de reconnaissance. Nous irons vers la généralisation du service national universel en seconde.
Des propositions aussitôt critiquées à gauche, pour qui les moyens alloués à l'éducation ont été éludés par le chef de l'État.
Où va-t-il ? Où emmène-t-il le pays ? Personne n'en sait rien. En fait, ne croyons pas que nous allons résoudre le problème éducatif simplement avec l'uniforme, une cérémonie de remise des diplômes et plus marseillaise. Franchement, qui peut croire que ça va remplacer les enseignants qui manquent ? Il a une vision de l'ordre qui passerait par des symboles.
Merci à tous et toutes.
En fixant son capille hier soir, Emmanuel Macron a ainsi devancé celui de son premier ministre, Gabriel Attal, dont le discours de politique générale est prévu le 30 janvier prochain. Sous-titrage ST' 501
Emmanuel Macron