Le trafic pourrit la vie des quartiers populaires
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Surtout, il faut aider les habitants, il faut aider les parents, il faut aider les associations. Or, de votre texte, ils sont absents. Monsieur le ministre, je voudrais voter cette loi sur le narcotrafic. Je voudrais la voter parce que la drogue pourrit la vie dans les quartiers populaires. Ce sont des parents qui disent à leurs enfants quel chemin emprunter pour aller au collège et qui, de retour le soir, demandent à être appelés sur leur lieu de travail parce qu'ils sont inquiets. Parce qu'ils sont inquiets, pas seulement des balles, mais aussi dans quel sens va basculer le destin de leurs gamins. Je veux la voter parce que la commission d'enquête au Sénat a posé un principe simple.
Follow the money, suivre l'argent, taper les gros bonnets aux porte-monnaies. Je veux la voter, mais il faut nous aider. Il faut nous aider avec un équilibre entre l'efficacité, la sécurité et nos libertés. Or, même des experts de la criminalité organisée, même des magistrats spécialisés, s'inquiètent aujourd'hui de, je cite, des mesures très instruisives, des dispositifs très offensifs. Il faut nous aider avec des moyens, avec des budgets, pour les inspecteurs des douanes, les inspecteurs des impôts, les inspecteurs de police, les officiers de police judiciaire, qu'ils puissent mener de longues enquêtes dans la durée.
Il faut nous aider, surtout, il faut aider les habitants, il faut aider les parents, il faut aider les associations. Or, de votre texte, ils sont absents. La guerre contre la drogue ne peut pas être menée seulement de l'extérieur. Elle doit être menée aussi de l'intérieur, avec des forces d'appui qui, aujourd'hui, sont volontaires, qui demandent à ce qui est de la prévention, à ce qui est des associations. Le blanc-borleau, vous l'avez jeté à l'eau. Les crédits politiques de la ville, vous les avez baissés de 5% cette année.
Je le dis, la bataille contre la drogue ne peut pas se mener seulement avec des forces de l'extérieur, mais aussi en aidant les forces positives de l'intérieur, qui fassent que, pour la jeunesse de quartier, il y ait un avenir entre dealer et Uber.