Thierry Ardisson « L’Homme en noir », tout le monde en parle ! - C à Vous l’intégrale - 07/05/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h.
Mohamed est avec notre chef de cette semaine. - M.Bouhafsi: Patrick aurait adoré avoir une épaule d'agneau, mais non, c'est un pressé de cochon, avec une sauce à l'ail des ours. - P.Lescure: Pardon, mais tout à l'heure, vous aviez dit "épaule d'agneau". - E.Salazar: On va le napper, faire un glaçage, comme un gâteau.
N'ayez pas peur, on peut y aller. - M.Bouhafsi: Il y aura des feuilles de moutarde. - E.Salazar: On va les mariner. - A.-E.Lemoine: Merci, "Top Chef"!
C'est une survivante, un combat gagné contre le cancer qui lui donne envie de vivre encore plus librement. Elle n'a jamais été autant sollicitée qu'aujourd'hui à la télévision et au théâtre. Elle n'aime rien de mieux qu'être autre chose qu'elle-même, quitte à être "madame sans-gêne". - Pour son retour sur les planches, elle a la peur au ventre. - Comment vous exprimez votre trac? - C.Célarié: La chiasse.
C'est atroce, vous avez mal au bide, vous allez aux toilettes tout le temps. - Une madame sans-gêne plus vraie que nature. - Dis donc, tu ne comptes pas gratter plus haut? - A.-E.Lemoine: "Jouer la comédie est un feu qui brûle".
Une passion qui l'a sauvée, qu'elle évoque dans cet ouvrage, une déclaration d'amour incandescente au théâtre: son amour, son époux, son guide. Elle est ce soir notre invitée. Bonsoir, Clémentine. - C.Célarié: Bonsoir!
Merci. - A.-E.Lemoine: Bienvenue sur le plateau.
On est ravis de votre présence, à l'occasion de ce livre qui parle de votre passion pour le théâtre, et surtout de vous. Pourquoi avez-vous cet air de pénitence? - C.Célarié: Mais non, pas de pénitence!
Je viens souvent chez vous. Je suis très heureuse, c'est formidable. Merci beaucoup. - A.-E.Lemoine: Je vous en prie, c'est un plaisir.
Dans cet ouvrage, vous parlez surtout de vous. Vous vous confondez, consumez dans cette passion. De toute façon, vous préférez la fiction à la réalité, qui vous ennuie. - C.Célarié: Oui, le rêve.
Cette réalité, elle est sympa, c'est vivant, c'est éphémère. C'est bien aussi de pouvoir s'exprimer. Ce n'était pas tant pour parler de moi, mais d'une espèce de chose, une croyance au rêve qu'on ne nous pousse pas assez dans la vie.
On ne nous pousse pas assez dans la vie à rêver. Quand on est petit, il faut avoir de bonnes notes. On nous raconte des contes, et on nous dit ensuite qu'il faut être le premier en classe.
Mais ce n'est pas une raison de quitter une espèce de ferveur, notre enfance. On a tous un feu et il faut l'entretenir. - A.-E.Lemoine: On a compris l'idée.
L'enfance, vous ne voulez pas la quitter. Etre adulte, ça ne vous intéresse pas. - C.Célarié: Si c'est pour m'asseoir sur ma vie...
Moi, je n'ai rien. J'ai 3 fils, mais je n'ai même pas de voiture. J'ai une maman qui est encore là, mais je n'ai pas le sens du concret.
Ce n'est pas toujours bien, je suis très bordélique. Ce théâtre, le tournage...
Aujourd'hui, tourner des films, inventer des histoires, pouvoir exprimer notre passion...
Récemment, j'ai rencontré C.Berling. J'ai découvert cet acteur génial.
J'ai rencontré un "camarade de feu", quelqu'un qui est complètement dingue, génial. Il est à fond. En plus, il fait un rôle...
Je ne peux pas en parler, mais c'était une rencontre fantastique. Ca fait du bien. La vieillesse, c'est des conneries. et votre mère dans la même phrase, car les 2 sont liés. - C.Célarié: Merci! - A.-E.Lemoine: Ca a bossé. - P.Cohen: Elle vous a fait découvrir le théâtre à 16 ans.
Maupassant? - C.Célarié: Les "Contes de la bécasse". - P.Cohen: Elle s'appelle Martine, et vous l'appelez chaque soir avant de monter sur scène. - C.Célarié: Maman?
Je suis sur la scène de Rueil-Malmaison. *-Tu vas jouer? - C.Célarié: Je suis filmée, donc on t'entend, ne dis pas de gros mots. *-Je te dis "merde"! - P.Cohen: Elle vous accompagne avec un objet fétiche. - C.Célarié: Sur scène, pour "La Maman du bourreau", j'ai ses boucles d'oreilles.
J'aime bien avoir sa bague. Ma maman a 94 ans. Elle fait partie de ces femmes d'une génération...
Franchement, c'est dingue. Je l'interviewe quelquefois, parce que c'est intéressant. Aujourd'hui, on est en pleine révolution.
On entend des témoignages de femmes qui ont été traitées comme de petits objets. "Fais des enfants, sois mignonne et tais-toi." Maman est une femme intelligente, brillante.
A nos mères, il faut donner nos encouragements. Elles nous ont aussi tracé la route, la voie. - M.Bouhafsi: A l'image de cela, dans ce livre, vous déclarez votre flamme au théâtre et à celui sans qui rien ne serait possible: le public.
Vous le tutoyez dans le livre et vous dites entretenir avec lui un lien sentimental. Voici ce que le public disait de vous après "Madame Sans-Gêne" et de votre relation. - Une comédienne magnifique, avec une dynamique extraordinaire, sur des thèmes déjà abordés, mais avec une verve extraordinaire. - J'ai aimé sa gaieté, sa joie, sa vie.
Elle est pétillante, émouvante. - C.Célarié: Je ne ferais pas ce métier si je n'avais pas le public qui me soutient.
Je ne le ferai plus. C'est con de dire ça, mais si je n'avais pas ce contact...
Je voulais donc écrire quelque chose pour le public. Un tête-à-tête, comme un rendez-vous amoureux. - M.Bouhafsi: "On leur fait l'amour et il faut qu'ils jouissent." Vous savez qui a dit ça? - P.Cohen: J'ai dit ça à Raphaël et Jeanne, mes techniciens.
C'est important de faire l'amour avec son public, dans le sens grand, sacré, beau, qui nous dépasse. Se donner totalement, à tel point que quelquefois, les personnes me disent: "On n'aime pas vous voir pleurer". Je leur dis que ce n'est pas moi qui pleure, il faut aller ailleurs, être transporté de façon absolue, totale, sans aucune retenue, dans un autre monde.
Il faut emmener les gens. Ca fait un sacrifice, aussi. Mais ces instants de partage, et surtout dans certains spectacles, surtout dans "La Maman du bourreau", sur le sacré, la foi.
En plus, Pierre était venu...
Ce n'était pas sur la pédophilie, mais sur les trahisons. C'est une tragédie. Il y a des moments où il y a des instants.
Vous avez envie de vous arrêter de jouer et de dire aux gens: "Vous vous rendez compte ce qu'on est en train de vivre?" Mais on ne peut pas faire ça. C'est la grâce, c'est exceptionnel.
On est au coeur de l'humanité. - A.-E.Lemoine: Rien ne peut vous empêcher de jouer.
Vous êtes encore sur scène. Il y aura 4 dernières dates en mai, en Belgique puis à Franconville. Rien ne vous empêcherait de jouer, y compris un cancer.
Vous avez ressenti les premiers symptômes sur scène, et vous avez joué pendant toute la 1re chimio sans rien dire à personne. - C.Célarié: Je ne pouvais pas jouer pendant toute la chimio, car on a un biberon.
On est un peu trop faible. Mais au début, j'ai joué. Ca devient un gag.
Quand on survit à ça, on est "surmachin", "surtruc". On est drogué à une énergie, car on remercie tout le temps. C'est pour ça que j'ai fait ce bouquin.
C'est une obsession. "Madame Sans-Gêne", c'est il y a 30 ans. C'est la chance d'être vivant et de vouloir transmettre ce feu.
C'est lié. Il y a beaucoup de gens qui existent pour "aujourd'hui"...
Mais non, chacun a un truc en lui. Par exemple, les lectures. Lire un beau texte en famille le dimanche, se transmettre...
C'est comme la musique. C'est humain, il y a plein de possibles. - A.-E.Lemoine: "Ce feu qui me brûle" et qui doit être contagieux.
Il l'est, quand on vous lit. Restez avec nous. Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je ne vous parle pas d'un texte, mais de photos.
Connaissez-vous H.Gruyaert? C'est un photographe belge qui a fui sa Flandre natale à 21 ans, pour s'installer à Paris, où il vit.
Il n'a eu de cesse de retourner dans son pays, dont il dit que c'est un endroit "visuellement intéressant, dans lequel il se passe des choses incongrues". Une définition de la Belgique que l'on aime. H.Gruyaert a aujourd'hui 83 ans.
J'ai depuis toujours une immense admiration pour lui. Dans son style, il est le meilleur Européen Et l'égal des plus grands Américains. Dans son studio, il expliquait à notre journaliste comment lui est venu l'amour de la couleur. - H.Gruyaert: J'ai travaillé en noir et blanc pendant quelques années, avant de commencer à travailler en couleur en même temps, et trouver la couleur plus créative et intéressante.
C'était l'intérêt d'une certaine beauté et d'une certaine banalité. J'étais très attiré par cette folie de couleur, d'absurdité. J'aime beaucoup essayer de faire de l'ordre dans un bordel.
Par exemple, un souk, c'est gigantesque. Tout a sa place, et ça marche. En couleur, c'est encore plus difficile qu'en noir et blanc.
C'est le miracle: tout ensemble, ça fait sens. - P.Lescure: Quand il est arrivé à Paris au début des années 60, il a fréquenté A.Varda, F.Truffaut, etc.
Il a aussi beaucoup voyagé à travers le monde. Il aime la rue, car "chez les gens, on installe trop vite une relation sociale contraignante, pour le photographe. Dans la rue, ou encore depuis une fenêtre, c'est lui qui décide de tout." - H.Gruyaert: Ce ne sont pas forcément les gens qui m'intéressent en premier lieu.
Je suis plus un pickpocket, je travaille vite, de façon nerveuse, comme Cartier-Bresson qui voulait aussi être invisible. Dans la rue, je suis libre, je peux bouger. C'est une petite obsession, de pouvoir être fluide. - P.Lescure: Vous allez retrouver la qualité merveilleuse de ses photos dans 2 livres édités récemment.
Des photos du monde entier dans "Between Worlds" et des photos de la Belgique dans "Homeland". "J'ai grandi avec les hyperréalistes, puis les grands photographes américains comme S.Aarons qui racontait son pays en couleur.
Avec les mêmes talents, H.Gruyaert a ce sens de l'intérieur et de l'extérieur qui dialoguent en permanence. Ce sont les lieux qui l'intéresse.
Partout, il se passe quelque chose. Il aime montrer ce qu'il se passe autour de l'action. - H.Gruyaert: J'aime beaucoup la situation des gens en attente.
Très souvent, je suis à l'extérieur, je photographie l'intérieur, et inversement. Là, je suis dans la gare, dans un couloir. Je vois ce qu'il se passe dehors, j'ai fait les photos à travers une vitre.
J'aime beaucoup les différentes profondeurs. - P.Lescure: Avec plus de force dans la couleur, il est inspiré par Hopper.
C'est l'un de ces 2 bouquins, "Between Worlds" et "Homeland", qui vous permettront de découvrir ce pur génie. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, un homme en noir à vos côtés. - Je vous dérange? - Pas du tout, je n'ai rien de prévu.
Ca va? - Tu vas pouvoir ouvrir ta librairie. - Je kifferais.
Je ne sais pas comment je l'appellerais. - Il faut un jeu de mots. - "Le Roi lire"? - C'est bien.
Ce qui marche bien aussi, c'est les prénoms. Comme "Chez Justine et Lucien". - C'est qui l'invitée, ce soir? - C.Tagbo. - Je n'étais pas censée la maquiller? - On est censés ouvrir un café.
Ca va être compliqué de gérer 2 établissements commerciaux en même temps. - Ca va? - Tu as vu la photo devant toi?
Je crois que c'est clair. - On se voit plus tard? J'ai l'impression que je dérange. - C'est ça, à plus. - Attends, Justine... - A jamais! - Tu as les raquettes?
Trop bien! Justine, on peut se faire une partie. - A.-E.Lemoine: Quand l'homme en noir, grande figure de la publicité, de la télévision, publie ses mémoires, il ne fait rien comme les autres.
Ce ne sont pas vraiment des mémoires. Ce n'est pas un roman non plus. Ce n'est pas un récit.
C'est une émission qu'il pitche lui-même. - T.Ardisson: C'est quoi, le pitch?
C'est un animateur télé qui arrive le samedi sur son plateau pour faire son émission, il trouve une lettre de menaces de mort, il la range dans sa poche, et juste après le générique, on entend un coup de feu. Mais l'émission continue. La police enquête.
Arrivent tous les personnages de sa vie avec la même lumière, les mêmes "applau", la même musique que les invités habituels. C'est une espèce de Jugement dernier déjanté. - A.-E.Lemoine: Voilà le pitch du livre disponible aujourd'hui, mais dont L.Baffie assurait déjà hier la promotion sur notre plateau. - L.Baffie: Je peux parler d'un coup de coeur pour un livre? - A.-E.Lemoine: Il est à l'envers.
Stop! Il est à l'envers. Posez ça.
On y viendra. - E.Tran Nguyen: On continue avec T.Ardisson. - L.Baffie: C'est le plat préféré de l'homme en noir!
Je montre le bouquin de Thierry. Je l'ai lu d'une traite. C'est un bouquin formidable! - Arrête de faire de la pub pour le bouquin d'Ardisson! - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.
Vous montrez le livre de Laurent. T.Ardisson est notre invité.
Salut, Thierry! Bienvenue sur notre plateau. - P.Lescure: Salut. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous accueillir à l'occasion de vos mémoires, aux côtés de Clémentine, que vous avez reçue à de très nombreuses occasions. - T.Ardisson: On a de très bons rapports depuis 30 ans. - A.-E.Lemoine: Hier, L.Baffie a plus parlé de vous et de ce livre que de lui-même.
Il a quelque chose à se faire pardonner? - T.Ardisson: Oui.
Quand il est allé chez L.Salamé, il a dit: "On était cons et machistes". Je lui ai dit: "Parle pour toi." Le lendemain, il m'a dit qu'il avait merdé.
Je lui ai dit qu'il m'avait foutu dans la sauce. - A.-E.Lemoine: Il s'est rattrapé hier. - T.Ardisson: Il m'a dit qu'il se rattraperait ici.
C'est ce qu'il a fait. L'affaire est close. - A.-E.Lemoine: En imaginant que vous êtes froidement abattu sur votre plateau de télévision, ça veut dire que vous vous êtes fait des ennemis mortels? - T.Ardisson: Peut-être.
Un des intérêts du livre est de savoir qui m'a tué. La police enquête. - A.-E.Lemoine: Il y a une fan soupçonnée. - T.Ardisson: Elle dormait sur mon paillasson. - A.-E.Lemoine: Comme pour C.François. - T.Ardisson: Un peu, en moins bien.
Dans ce bouquin, il y a cette arrivée de tous les personnages de ma vie. Au lieu d'arriver en vrac, ils arrivent comme les invités habituels, avec l'escalier, la lumière, la musique. Pour expliquer un peu, au début, C.Barma, que j'ai dans l'oreillette pendant tout le bouquin, ma productrice bien-aimée, me dit: "Tu vas te régaler.
Tu vas te marrer ce soir. Luchini est très en forme." Et je dis que j'accueille J.Hallyday.
On comprend que le truc part en couilles et que ça va être surréaliste. Je me suis bien marré à l'écrire. Ils arrivent les uns après les autres, et pendant ce temps, on fait l'enquête. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas l'occasion de solder les comptes ou de vous excuser.
Vous considérez que vous n'avez d'excuses à présenter à personne. Vous donnez l'occasion à certains de vos invités qui ont peut-être mal vécu l'émission de se venger, notamment l'actrice star du "Cinquième élément" de L.Besson.
Vous voulez parler de son père, qui a fait de la prison. Elle quitte le plateau. - T.Ardisson: Il n'y avait pas de méchanceté de ma part.
Quand elle venait en France, les journalistes lui parlaient de L.Besson, du "Cinquième Elément". Elle avait toutes les réponses préparées.
Quand elle est venue ce soir-là, elle avait bu du champagne. A un moment, j'ai dit que son père était allé en prison. J'ai raconté sa vie. - M.Bouhafsi: Il y a beaucoup de gens qui font des blagues sur elle.
Ce n'est pas vous, d'ailleurs. C'est le plateau qui est oppressant. - A.-E.Lemoine: Elle vous jette son verre au visage. - T.Ardisson: Elle jette le verre, et j'imagine dans le livre qu'elle revient pour se venger et qu'elle me dit: "Tu as pompé 5 pages dans un livre en 93." - A.-E.Lemoine: Ce qui est vrai. - T.Ardisson: Oui.
C'est la honte de ma vie. J'ai une telle admiration pour les écrivains et la littérature que d'un coup, j'étais honteux. - A.-E.Lemoine: Ce qui est formidable avec une émission fictive, c'est que tout est possible.
Une interview de J.Lennon dans les toilettes et une interview de Jésus. C'est un bon client? - T.Ardisson: Oui.
Il est très gentil. Je dis que Jésus est un petit juif qui a foutu la merde. Le vrai Jésus, c'est l'amour. - A.-E.Lemoine: C'est une sorte de Jugement dernier.
Vous aimeriez que Dieu vous dise quoi au moment de votre arrivée? - T.Ardisson: Je ne suis même pas sûr qu'il m'accueille.
Peut-être que j'irai en enfer. - A.-E.Lemoine: En imaginant qu'il vous accueille. - T.Ardisson: Je ne sais pas.
Qu'il me dise: "Enfin, tu es là. Je t'attendais depuis longtemps." - A.-E.Lemoine: Et "on va faire une bonne émission!" - P.Lescure: Jésus, J.Lennon, mais aussi Marie-Antoinette, votre héroïne absolue.
Démonstration en 86. On va vous voir chez Pivot, qui vous recevait pour la sortie de votre bouquin, "Louis XX". - Vous êtes né le jour des rois.
Je me suis demandé si c'était un sentiment de monarchie. - T.Ardisson: Pas du tout.
C'est sans doute la providence divine. - Que faites-vous le 14 juillet? - T.Ardisson: Je ne trouve pas normal que le président de la République s'assoie à l'endroit exact où Louis XVI a été guillotiné.
Poser son cul là où Louis XVI a eu le cou coupé, je trouve ça trivial. - Vous notez qu'il y a une passion pour les Grimaldi, ceux qui règnent à Monaco. - T.Ardisson: Je dis qu'ils sont la revanche de Louis XVI.
Les Français ayant tué leur roi, ils se réfugient sur Stéphanie. Je préférais Marie-Antoinette. - P.Lescure: Marie-Antoinette entre sur votre plateau, avec l'orgue de "In My Life". - T.Ardisson: Vous avez remarqué. ...
Elle arrive avec K.Lagerfeld. C'est très mondain. "Tu as inventé la mode, ma chérie." Je les vire tous les deux.
Les révolutionnaires ont fait boire son fils, l'ont saoulé, lui ont donné de l'opium pour qu'il avoue qu'il avait couché avec sa mère. Il faut se souvenir de ce genre de truc. Il faut vous voir d'où vient la République.
Elle me regarde avec un regard noir. - A.-E.Lemoine: Pas du tout.
Vous regrettez Lady Di comme invitée. - T.Ardisson: Oui.
Ceux que je n'ai pas eus dans la vraie vie, je les ai mis dans le bouquin, comme Jésus. Il y a sainte Rita qui me dit que je suis un cas désespéré. J'aurais aimé interviewer Lady Di.
J'ai commenté bêtement: "Etre princesse de Galles, ce n'est pas marrant." Elle n'a pas supporté ça. Et puis, j'ai commencé à m'intéresser à elle.
J'ai compris comment ils l'ont traitée. C'est un agneau qu'on a conduit à l'abattoir. Je ne sais même pas s'ils ne l'ont pas tuée à la fin.
Je le suppose. Elle a été victime... - A.-E.Lemoine: D'un accident de la route.
C'est une certitude. C'était un accident de la route avec un chauffard en état d'ébriété au volant, non? - T.Ardisson: Je ne suis pas complotiste, donc je ne vais pas faire de théories là-dessus. - A.-E.Lemoine: Vous avez toujours eu le goût des coups et des interviews scandaleuses avant même de faire de la télévision. - P.Cohen: Une pépite que vous connaissez par coeur mais qui a sans doute été décisive.
C'est peut-être le passage télé qui vous a fait aimer la télé, un peu comme la bière qui fait aimer la bière. Vous connaissez le slogan. Au tout début des années 80, vous êtes un buvard...
Je viens de citer un slogan de pub. Vous avez une agence business et l'idée de vendre une série d'entretiens au magazine papier "Rock & Folk". Vous réalisez un entretien qui fait scandale.
Y.Noah dit qu'il a fumé des joints et que d'autres joueurs se dopent. - "Le haschisch, j'aime vachement.
De toute façon, au tennis, on ne fait jamais de contrôles. Les meilleurs se droguent avant les matchs sur conseil de leur médecin." Ces déclarations sans détour, c'est le Français Y.Noah qui les a faites.
Avec nous sur le plateau, celui qui a récolté les déclarations de Y.Noah. "Mes propos ont été déformés.
C'est grave. Ce qu'on rapporte n'est pas conforme à ce que j'ai dit." - T.Ardisson: Tout le monde sait que les tennismen prennent des amphétamines avant les matchs.
Simplement, personne ne le dit. Y.Noah l'a dit.
Il faut lui reconnaître le courage de l'avoir dit. - P.Cohen: En moins de 2 minutes, on a une interview choc, des allusions à la drogue, le buzz à la télé...
Il y a tout Ardisson! 5 ans après, "Descente de police" devient votre 1re émission. - T.Ardisson: M.-F.Brière a lu "Descente de police" et m'a dit de le faire à la télé.
Quand j'interviewe Y.Noah, c'est gentil. Après, c'est réécrit. - P.Cohen: Dans le magazine papier, il y avait des photos de mises en scène avec des mecs qui se prenaient des baffes.
Le sang coulait. - T.Ardisson: Absolument.
On a réussi à mettre J.Hallyday et E.Taylor, Salvador, Y.Montand, mais je leur ai vendu le général Bigeard... - A.-E.Lemoine: Ce style, quand vous étiez rentré dedans, ce n'était pas un choix.
Vous racontez dans votre livre que vous étiez terrorisé par la caméra. - T.Ardisson: Oui.
Personne ne peut imaginer ce que j'ai vécu. 3 jours avant l'émission, j'avais l'estomac noué, des sueurs froides, 15 ventilateurs devant moi. Une de vos assistantes m'a gentiment proposé un ventilateur.
Mais c'est fini. J.-P.Foucault, à côté, ce n'était rien.
J'étais très malheureux. Et puis, le fait d'être mal à l'aise...
Je me disais que si j'étais mal à l'aise, il n'y avait pas de raison que les gens en face de moi ne le soient pas. Gainsbourg choquait tout le monde. C'est comme ça que je suis devenu connu.
Je lui ai dit: "Avec tout ce que tu t'envoies, tu n'as pas peur que le petit Lulu soit un peu mongolo?" Il brûlait des billets de 500. Après, G.Bécaud.
Je lui ai dit qu'il était génial parce qu'il vivait avec 2 femmes dans la même maison. Il m'a dit: "On ne m'a jamais demandé ça à la télévision." J'ai aussi dit au chanteur d'Indochine qu'il chantait faux. - A.-E.Lemoine: Vous parlez aussi de vos parents, qui viennent dans l'émission. - T.Ardisson: C'est des faux, des sosies.
La conversation commence et mon frère arrive du fond du studio et me dit: "Ce ne sont pas nos parents!" Je lui dis: "Non, mais ne fais pas chier." Ensuite, mes vrais parents arrivent.
Ce sont des gens normaux. Ca me rappelle Ruquier hier. J'en avais honte, quand j'étais enfant.
On a tous un peu honte quand notre mère nous accompagne à l'école. Je lui disais: "Tu restes à 50 m de l'entrée." Moi, je ne comprenais pas pourquoi un mec comme moi...
Je n'habitais pas au bout d'une propriété avec une allée d'arbres. Je considérais qu'il y avait peut-être eu une erreur à la maternité. C'est l'intérêt de ce livre.
Je me suis rendu compte que mon père m'avait branché sur le cinéma, l'info avec Europe 1, l'humour avec les chansonniers. Je lui dois beaucoup de choses. Il m'a ouvert l'esprit. - A.-E.Lemoine: Ca fait partie des pages très émouvantes de ce livre, formidablement bien écrit, drôle et qui nous fait revivre de grands moments de télévision.
Restez avec nous. On a d'autres images à vous proposer, notamment à l'occasion des 30 ans de "Paris Dernière". - T.Ardisson: Je suis dans les émissions hommages.
L'année dernière, on a fait le dîner. Maintenant, c'est "Paris Dernière". - A.-E.Lemoine: C'est le PVPP de M.Bouhafsi.
On commence avec le mot du jour. - M.Bouhafsi: Vous dites que vous êtes une enfant.
On va donc vous ramener en enfance. C'est un petit garçon de 8 ans qui veut faire plaisir à ses copains. Il commande des bonbons en cachette pour un carnaval.
Résultat: 70 000 sucettes livrées devant chez lui pour 4000 dollars. Il manquait 8 boîtes dans la commande. En découvrant le montant, cette maman du Kentucky a failli s'évanouir.
Après de longues négociations, le site a accepté de la rembourser. Depuis, elle a verrouillé les paramètres de son téléphone pour éviter les surprises. Ca nous a donné une idée.
On est partis demander aux enfants dans la rue quelles étaient leurs plus grosses bêtises. - Est-ce que tu fais des bêtises? - Beaucoup. - Des fois, on a menti à nos parents pour ne pas se faire prendre. - Des batailles de yaourts. - J'ai volé des bonbons.
On monte dans les cactus. - Ca, c'est une bêtise. Regardez.
T'essuyer dans papa, aussi. - Je me baigne dans la piscine quand je n'ai pas le droit. - Une fois, à mon anniversaire, il y avait un sachet plein de bonbons et j'ai tout mangé. - Non, non!
Attention! Merci, mon chéri. - Les bêtises, c'est très bien.
Il faut en faire, sinon, la vie n'est pas drôle. - T.Ardisson: Elle a raison. - M.Bouhafsi: C'est quoi, votre plus grande bêtise d'enfance? - T.Ardisson: D'adolescent, c'est d'avoir pris de l'héroïne. - A.-E.Lemoine: Clémentine, qui dit mieux? - C.Célarié: Moi, d'avoir cru au père Noël jusqu'à 14 ans. - T.Ardisson: Pardon? - C.Célarié: Oui, ce n'est pas une bêtise. - M.Bouhafsi: S'il y a des enfants qui nous regardent, on rappelle qu'il existe. - C.Célarié: J'y crois toujours! - A.-E.Lemoine: L'image du jour. - M.Bouhafsi: Oublié le cliché du professeur d'anglais austère.
Pour faciliter l'apprentissage de la langue de Shakespeare, ce professeur fait rimer grammaire et rap. Il faut du cran pour le faire en classe devant les élèves. Avec lui, les verbes irréguliers deviennent des refrains et s'enchaînent sur des beats accrocheurs.
C'est à l'école d'ingénieur du pôle Léonard de Vinci, à Paris. - Aujourd'hui, on travaille le vocabulaire. On a fait une chanson ensemble.
Les élèves ont trouvé les rimes. J'étais prof d'anglais aux Etats-Unis. J'ai commencé ma carrière là-bas.
J'utilisais le rap dans ma pédagogie. Quand j'ai pris la décision de venir ici, je suis venu avec ma méthode. Il rappe.
Je suis MC dans un groupe. Pour moi, le plus important dans ma vie, quand j'écris du rap pour les élèves... - On s'amuse, le temps passe plus vite, et on apprend vraiment. - Les élèves me donnent des idées de chansons. "Prends ça, car c'est difficile pour moi." - Il a une nouvelle approche et on se prend au jeu.
Là, on finit à 20h. Sinon, on ne serait pas venus. - M.Bouhafsi: Le succès de J.Levine ne s'arrête pas aux salles de classe.
Sur les réseaux sociaux, il cumule des millions de vues. C'est ludique, mais c'est surtout scientifique. On apprend mieux en écoutant les cours.
C'est pour ça que désormais, de plus en plus d'élèves ont des cours d'histoire ou autre en musique. - A.-E.Lemoine: La tendance du jour: on se détatoue. - M.Bouhafsi: P.Davidson a fait effacer 200 tatouages sur son corps, pour un coût estimé à 200 000 dollars.
Il n'a toujours pas terminé le processus. Rires. - M.Bouhafsi: Ca fait mal.
C'est extrêmement douloureux. Et surtout, c'est très cher de les faire enlever. Cette tendance explose dans le monde entier.
Les internautes reprennent la réplique de K.Kardashian: "Tu mettrais un autocollant sur une Bentley?" Ne pas avoir de tatouages devient un signe extérieur de richesse, de pureté et de distinction sociale, selon le magazine britannique "B.Z.". - A.-E.Lemoine: Nous, on garde nos tatouages. - T.Ardisson: Je n'en ai pas, je n'ai jamais voulu. - M.Bouhafsi: Comme Patrick. - A.-E.Lemoine: Vous n'êtes pas punk, pas rock.
Mais quand on tape votre nom sur le site de l'INA, il y a plus de 20 000 occurrences. C'est 2 fois plus que M.Drucker, je n'en revenais pas. - T.Ardisson: Mon Dieu! - A.-E.Lemoine: J'étais sûre que ça vous ferait plaisir!
Vous ne l'avez jamais épargné, mais il a appris à vous apprécier, tout en vous comparant quand même à un scorpion. - T.Ardisson: C'est nouveau. - M.Drucker: Il est intelligent, inventif.
Il vient de la pub, ce n'est pas par hasard. Thierry, il faut le connaître. - A.-E.Lemoine: C'est un faux méchant. - M.Drucker: C'est un hypersensible.
Il n'en faut pas beaucoup pour qu'il pleure. Absolument. - A.-E.Lemoine: Vous l'avez déjà fait pleurer? - M.Drucker: C'est l'histoire du scorpion et de la grenouille.
Une fois que la grenouille l'aide à traverser, le scorpion la pique. C'est sa nature, c'est Thierry. - T.Ardisson: Il a raison.
C'est vrai que j'ai une nature...
Je ne peux pas m'empêcher de faire des jokes sur les gens. J'en avais préparé une sur Ruquier aujourd'hui, mais je me retiens. - A.-E.Lemoine: Là, vous donnez envie. - P.Lescure: On veut savoir. - T.Ardisson: Je suis allé acheter son livre ce matin, car j'étais très intéressé.
Il y a un scoop énorme: il est homosexuel! - A.-E.Lemoine: Et voilà...
Le scorpion. Ravis de vous accueillir pour déguster le pressé de cochon, préparé par E.Salazar, en compétition actuellement dans "Top Chef".
On espère qu'il a gagné. Vous avez reçu toutes les grandes stars américaines dans "Tout le monde en parle". - T.Ardisson: Je n'ai pas de mérite, c'est l'époque où ils venaient.
Aujourd'hui, ils ne viennent plus. - A.-E.Lemoine: Ils étaient soumis à la méthode Ardisson, notamment B.Pitt. - T.Ardisson: Lequel avait le plus de succès dans la rue quand vous étiez en Europe? - Ma femme m'a dit que c'était moi. - T.Ardisson: Lequel a trompé sa femme pendant le tournage? - C'est quoi?
On est en France, ici? - L.Baffie: Est-ce qu'aux Etats-Unis, sucer, c'est tromper?
Rires. - Lécher le pénis de sa femme? Ca, ce serait tromper. - T.Ardisson: En France, ce n'est pas tromper.
Mais chez vous, c'est tromper. Pourquoi ne vivez-vous pas en France? - A.-E.Lemoine: Ils sont médusés. - T.Ardisson: Je leur ai demandé pendant combien de temps ils étaient à Paris.
Ils m'ont dit: "3 jours". Je leur ai demandé s'ils voulaient des filles ou de la drogue. Ils m'ont dit qu'aux Etats-Unis, on ne leur avait jamais demandé des choses pareilles. - A.-E.Lemoine: Les attachés de presse ne sont pas intervenus?
Aujourd'hui, ce serait le cas. - T.Ardisson: On était beaucoup moins fliqués et j'étais protégé par ma direction. - A.-E.Lemoine: Par Antenne 2. - T.Ardisson: Je travaillais avec M.Cotta, et elle visionnait les émissions.
Au lieu d'essayer de me raboter, ces gens-là m'ont permis de faire ce que j'avais envie de faire. Ca les faisait marrer. - A.-E.Lemoine: On se souvient du baiser échangé sur le plateau du Sidaction.
Ce moment-là, on vous en parle encore tous les jours. - C.Célarié: Oui, c'était normal de faire ça.
On m'en parle, mais ça me fait plaisir. Ce monsieur est en vie, c'est génial. Il faut s'embrasser.
Avec le covid...
Depuis, les gens sont beaucoup moins souriants les uns avec les autres. Il y a beaucoup moins de contacts. Je prends beaucoup le train... - A.-E.Lemoine: Vous embrassez tout le wagon? - C.Célarié: Non, mais on s'éloigne de plus en plus les uns des autres.
Le baiser, c'est quand même chouette. Chez toi, c'était paradoxal. J'ai un souvenir merveilleux de la liberté que tu me donnais.
A un moment donné, on disait que j'étais nympho, car tu me branchais sur les hommes. Tu m'avais dit: "Vous êtes chiante". Mais au moins, on parlait.
C'était un ping-pong et c'était vivant. - T.Ardisson: On s'est toujours bien entendus.
C'est bien d'avoir invité celle avec qui je me suis toujours bien entendu! - P.Cohen: Une autre image de 1988, il y a 37 ans. - C.Célarié: J'étais à peine née! - P.Cohen: On fêtait les 10 ans du "Palace".
Et qui chantait? C.Célarié. - C.Célarié: Non! - Souffler n'est pas jouer, sauf au Palace, lorsqu'il est question de fêter le 10e anniversaire de ce qui fut et reste le temple de la nuit.
Hier soir, C.Célarié a rappelé que l'Espagne était toujours à la mode. Olé! ... - C.Célarié: Vous pouvez vous foutre de ma gueule...
Je sens un petit rire...
J'ai rencontré les gitans. J'aime le flamenco. J'ai entendu d'immenses chanteurs.
Ce sont mes amis. Tu m'avais invitée à chanter du flamenco. On tombe dedans...
Et c'est le Palace. - T.Ardisson: Tu parles de Camaron?
Je connais, je l'ai invitée dans "Bains de minuit". - P.Lescure: Et puis, "Paris Dernière", qui fêtait ses 30 ans.
Il y avait aussi un côté très prescripteur assez extra. Je me souviens que vous êtes le premier qui m'a fait rencontrer Jamel dès 1995. Vous étiez allé à sa rencontre. - T.Ardisson: Tu es le nouveau Smaïn? - J.Debbouze: Non, je suis Jamel!
Tu t'appelles comment? - T.Ardisson: Thierry. - J.Debbouze: C'est joli, comme prénom. - T.Ardisson: Tu es de Trappes.
C'est joli? - J.Debbouze: Oui, ça commence à virer...
Il y a 60 CRS par quartier, mais ils ne servent à rien. - T.Ardisson: Nous, on a attendu qu'ils s'en aillent.
Pas vous. - J.Debbouze: On n'a pas le temps, on a des choses à faire. - T.Ardisson: C'est la 1re fois qu'on l'a vu à la télé.
Il avait un sketch, je l'ai coupé. Il était à 4 pattes et il avait une antenne parabolique sur le dos pour capter la télé du Maroc. - P.Lescure: 2 ans plus tard, il était à Canal.
Il est venu faire "Le Cinéma de Jamel", mais c'est chez-toi qu'il est d'abord passé. - M.Bouhafsi: Autre souvenir fou: votre rencontre au restaurant avec B.Poelvoorde.
Vous n'étiez que sucre et miel pour le comédien. Il venait tout juste de réaliser "C'est arrivé près de chez vous". - T.Ardisson: J'étais très respectueux du film.
Qu'est-ce que tu faisais avant de faire ce film? Ca nous a collés au plafond. - B.Poelvoorde: C'est vrai? - T.Ardisson: Sincèrement, je n'ai pas fait fortune dans la flagornerie, mais je trouve ça très bien. - B.Poelvoorde: Merci beaucoup.
Ca me fait très plaisir. Je peux te tutoyer? - T.Ardisson: Comme tu es belge, je ne vais pas non plus...
Le Belge et le Canadien tutoient beaucoup. En France, on est très contents de les avoir, car on ne sait plus quoi faire. Heureusement, il y a des comiques belges, ça aide. - M.Bouhafsi: Ce n'est pas le B.Poelvoorde que l'on connaît aujourd'hui.
En 95, ce n'est pas un bon client. - T.Ardisson: Il n'était pas en représentation.
Il était en train de manger avec sa femme. Je me souviens qu'il voulait boire du champagne californien, parce que c'est le moins cher. - A.-E.Lemoine: "Paris dernière: l'émission spéciale 30 ans", c'est le 9 mai à 22h50.
Pas de séquence olé-olé à la fin de l'émission. - T.Ardisson: C'est très important.
Les gens de Paris Première m'ont demandé de faire un "Paris Dernière". Ils attendaient qu'à la fin, j'aille dans une boîte. A la fin, je vais à l'église Saint-Eustache pour écouter les grandes orgues.
J'ai dit: "c'est L'époque. C'est un pied de nez." Ardisson allait aux chandelles.
Là, je vais à Saint-Eustache. Ils étaient contents, ça s'est bien passé. - A.-E.Lemoine: Clémentine, vous avez lu "L'Homme en noir"? - T.Ardisson: Je peux te le dédicacer en direct. - A.-E.Lemoine: Il y aura cette émission spéciale et un best of avec le meilleur de "Paris Dernière". - T.Ardisson: C'est très important.
C'est un best of de tous les passages poétiques de l'émission. C'est onirique, artistique. Il y a des passages que je trouve extraordinaires, notamment chez Pierre et Gilles.
Il y a des trucs incroyables. - A.-E.Lemoine: On sera au rendez-vous.
Merci d'avoir accepté notre invitation à dîner. On fait un petit tour par "La Grande Librairie". Bonsoir, A.Trapenard. - A.Trapenard: J'aime bien Ardisson à Saint-Eustache.
Ca me fait plaisir. C'est ce que j'ai envie de voir aussi. On fait une belle émission ce soir, sur la mer.
On va la regarder avec S.Tesson, qui m'a emmené grimper un pilier de la mer sur les calanques de Cassis. C'était une aventure.
J'aurai également I.Autissier, la formidable navigatrice, ainsi que L.Limongi, C.Ono-dit-Biot et S.Greggio. - A.-E.Lemoine: Avant, c'est Les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir!
A la une, F.Bayrou vient d'être élu pape. Quoi?
Pardon, j'ai mélangé mes fiches...
Ca aurait pu être évité si j'avais utilisé cette technique du Premier ministre au Sénat. - F.Bayrou: Avril 2020. - B.Chameroy: Que sort-il de sa poche?
Un pense-bête? Sont-ce des boules Quies? Un morceau de munster?
Eh non. Il s'agit d'une mini-éponge qui lui permet d'humidifier ses doigts pour tourner les pages au lieu de mettre son index sur sa langue. C'est bougrement pratique.
C'est fou! - A.-E.Lemoine: Qui a repéré cette mini-éponge? - B.Chameroy: Ah, les arcanes du pouvoir...
Cette technique a été très commentée par les fonctionnaires du Sénat. "Tu vois, là-bas? C'est C.Vautrin.
C'est elle qui a utilisé la technique de l'éponge en premier. Elle a eu des histoires pas cools avec des feuilles. Elle s'est dit qu'on n'allait pas mettre le doigt dans la bouche, donc elle a utilisé des mini-éponges.
Tu en parles ce soir au dîner. C'est ce qu'on m'a dit." Avant d'en venir au gros sujet du jour, petit quiz.
Qui était l'invité de L.Salamé sur France Inter ce matin? A vous de le deviner grâce à ses réactions en direct. - L.Salamé: Enfin... - B.Chameroy: "Elle m'agace." "Très bien." C'était la ministre de la Culture, qui était en pleine forme. - R.Dati: C'est technique.
Je peux juste terminer? Oui, mais chez qui? - L.Salamé: A France Télévisions, à Radio France. - R.Dati: Vous avez les détails ou pas?
La classe populaire, ça vous intéresse? N'ayez pas peur, madame Salamé. Vous l'avez entendu?
Une hausse. - L.Salamé: On entend. - B.Chameroy: Pour la ministre de la Culture, quand il n'y en a plus, il y en a encore.
C'était un peu trop pour elle. - L.Salamé: Un dernier mot? - R.Dati: C'est fini?
Il n'y a pas les auditeurs? - B.Chameroy: "Je ne peux pas juste défoncer un auditeur?" Tant pis...
C'est pas grave. La vraie info, c'est l'ouverture du conclave à Rome et la fermeture de 2 portes. 133 cardinaux coupés du monde.
C'est l'occasion d'avoir une pensée émue pour nos confrères de franceinfo. - 17h sur BFM. Suite de notre édition spécial conclave.
Nous vivons le cauchemar, la terreur de tout journaliste: couvrir un événement historique à portée mondiale qui se tient à huis clos. - Effectivement, Bertrand. Pas de son, pas d'image, pas d'info, et l'obligation pour nous de tenir l'antenne pendant des plombes. - Priorité au direct!
Un volatile...
Non, un oiseau vient de passer devant la chapelle Sixtine. - Selon nos informations, il s'agit d'un pigeon ramier. Ce n'est pas la 1re fois qu'il passe devant la chapelle. - Vous dites vrai.
Vous l'avez vécu en direct sur notre antenne, aux alentours de 13h32. - On regarde la cheminée. Toujours pas de fumée.
Nous sommes avec notre invité, un ramoneur. Comment s'entretient ce type de cheminée? - Ca va être long.
Et chiant. - B.Chameroy: Mais il y a pire qu'un journaliste de chaîne info: être consultante de chaîne info, alors qu'on crève d'envie d'être à Rome.
Je crois que C.Pigozzi en a marre d'être retenue en otage. - C.Pigozzi: Je souffre de ne pas être là-bas.
C'est formidable à regarder. Je souffre de ne pas être à Rome. - B.Chameroy: Elle souffre d'être séquestrée sur le plateau, et je la comprends.
Ils n'ont rien à raconter. Ils lui font commenter des images du conclave en 3D. - Vous pouvez nous expliquer ces images? - C.Pigozzi: Ils mettent le vote dans l'urne. 2 le matin, 2 l'après-midi. 4 par jour.
Après, ça brûle. - B.Chameroy: J'ai joué à "GTA" avec elle.
Elle commentait toute la partie de jeu vidéo. La spécialiste du Vatican a tenu à donner son favori, même si je ne suis pas certain de la valeur de son argument. - C.Pigozzi: C'est le patriarche de Jérusalem.
Il a un nom que personne n'oubliera. S'appeler Pizzaballa, c'est extraordinaire. - B.Chameroy: C'est comme si on avait le pape Lasagne.
Enfin, bon. Pas d'image, pas d'info. Heureusement, il nous reste les anecdotes. - C.Pigozzi: Ils ont beaucoup marché. - Ils repartent tous. - C.Pigozzi: En minibus ou à pied.
Les pavés sont glissants. - B.Chameroy: L'important, quand on se lance dans une anecdote, c'est de soigner la chute.
On se fait celle de l'ascenseur. - C.Pigozzi: Le pape a été coincé dans le grand ascenseur, très beau, où il y a un saint Christophe en argent.
On ne sait jamais, s'il se passe quelque chose...
Il s'est arrêté entre 2 étages. C'était un dimanche. Ils avaient du mal car il était assez volumineux.
Ils n'osaient pas toucher le pape. C'est une scène incroyable qu'il ne raconte pas. - B.Chameroy: Tu m'étonnes.
LCI avait dépêché ses envoyés spéciaux sur le terrain. Ca valait le coup. - Vous êtes auprès de fidèles qui se sont rendus place Saint-Pierre pour vivre ce conclave. - B.Chameroy: "Je t'ai vraiment donné la parole.
Tu es à 2,50 m de moi. On y va. C'est parti." - On reviendra vous voir... - B.Chameroy: La journaliste a fini par perdre patience. - Vous êtes aussi sur place, avec des fidèles français.
Malheureusement, on a quelques problèmes de liaison. - B.Chameroy: Vous n'avez pas répondu en une seconde.
On passe à autre chose. Un journaliste était sur place. Il sait vendre les images.
C'est un pro en la matière. - Regardez cette foule de journalistes, ce nombre de caméras qui suivent cet événement historique. - B.Chameroy: Il y a une caméra, deux personnes et des touristes. - Un cardinal italien a dépassé les 80 ans, et même les 90.
Il a 91 ans. - Il a 91 ans? - B.Chameroy: Ca montre bien qu'il a passé les 45, les 72, les 67...
Dans le reste de l'actualité, le Met Gala avait lieu lundi. On a croisé du beau monde sur le tapis rouge. On a croisé un abat-jour, une boule à facettes, un gilet de sauvetage...
On a retrouvé le rideau préféré de ma grand-mère. On a croisé une poupée sans expression du visage, un cardinal qui s'est trompé de chemin. Lui aussi s'est trompé de soirée.
Le gros radin qui ne voulait pas payer le vestiaire et celui qui est en plein déménagement. On adore le Met Gala car c'est l'occasion de découvrir des métiers qu'on ne connaissait pas, comme celui de porteur de traîne. Parfois, c'est le prince Harry qui s'y colle pour arrondir les fins de mois.
Après, ça monte à 2 personnes. Même 3, voire 5. Record battu avec 7 porteurs de traîne.
Merci, le Met Gala. Thierry, je pense que vous connaissez le Carpool Karaoke animé par le pape des late shows. La France a racheté le concept.
On perd un peu en standing. - Jean-Jacques! - "Envole-moi", j'adore. - Tu sais que j'apprends la guitare sur Goldman? - B.Chameroy: Je n'ai plus mes fiches, ce qui est con, mais je sais que ça parle de L.Wauquiez...
Il était invité de l'association 40 millions d'automobilistes. Il a passé un super moment à rire. - L.Wauquiez: Ils n'y vont pas en trottinette électrique.
Ils prennent la voiture. Rires. ... - B.Chameroy: Pire qu'un BlaBlaCar, il y a le "HahaCar" avec L.Wauquiez.
Le concurrent de Nono Retailleau a une fâcheuse tendance à enjoliver ses anecdotes auto. - L.Wauquiez: J'étais dans la descente.
Une série de tournants. Au fur et à mesure, je sens ma voiture partir. Elle a fait 3 tonneaux.
Je me suis retrouvé avec la voiture sur le toit. Je suis sorti miraculeusement. Derrière moi, il y avait mon amie qui roulait.
Elle s'est immédiatement arrêtée. Je suis sorti comme ça. - B.Chameroy: "Et là, il y a B.Pitt qui arrive et qui me demande si je peux lui faire le plein.
Je lui fais le plein." - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2!
Vous êtes beaux, en noir. Attendez. - T.Ardisson: Il y a la photo. - A.-E.Lemoine: Vous voulez être debout?
On peut innover. - T.Ardisson: Tu as vu comment elle est gaulée? - A.-E.Lemoine: Du coup, elle se lève.
On va tous se tourner vers Nicolas pour saluer nos téléspectateurs.
François Bayrou