Antisémitisme, Mélenchon, Netanyahou : la grande explication de Caroline Yadan
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Aujourd'hui, dans notre podcast Bourdin Direct, je reçois Caroline Yadan. On a beaucoup parlé de la proposition de loi de Caroline Yadan, députée de la 8e circonscription des Français de l'étranger qui comprend entre autres Israël, bien sûr. Jean-Luc Mélenchon est ?
L'antisémitisme [musique] est une forme de racisme. Donc c'est un ? Oui.
Pourra-t-on dire que l'État d'Israël est criminel, [musique] raciste et ? Mais bien sûr. À l'époque, ben la pension que je devais recevoir, je la recevais pas toujours et parce que ben il y avait trois enfants et c'est ça coûte beaucoup d'argent.
Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous.
Merci de m'avoir Apparentée députée apparentée Mais ça veut dire quoi ? Ah ben oui, c'est pas connu mais ça existe en fait. Et il y a beaucoup de députés apparentés en fait quand vous allez sur le site de l'Assemblée Nationale, apparenté c'est-à-dire que on est totalement libre et indépendant du point de vue de la parole, du point de vue du positionnement mais on reste attaché à un groupe parlementaire parce qu'il est important de rester attaché aussi pour avoir des moyens d'actions importantes et je reste attachée au groupe parlementaire auquel j'appartenais précédemment.
Vous avez défendu des victimes dans des affaires liées à l'antisémitisme, dans des affaires liées à des violences graves. Vous êtes militante contre l'antisémitisme, ? Vous vous battez contre l'antisémitisme.
C'est la raison pour laquelle vous êtes engagée en ? Alors c'est un des engagements qui est qui est le mien depuis depuis des des décennies, depuis que je suis adolescente hein puisque j'étais déjà militante associative lors à mon adolescence et que j'avais même reçu, vous voyez, le prix de la meilleure militante en colo. J'étais au scout et après j'étais j'étais au mouvement de jeunesse et j'avais reçu la le prix de la meilleure militante et donc à cette époque j'étais déjà très engagée contre le racisme, l'antisémitisme.
Ensuite j'étais à SOS Racisme et et donc mais j'avais d'autres combats qui étaient aussi le droit des femmes, c'est qui était aussi la contre contre la peine de mort. Enfin voilà, des des des des valeurs qui étaient qui étaient les miennes et puis ensuite j'ai créé une association sur les inégalités de de destin pour aider les jeunes à trouver des stages. Donc une vraie vie militante associative mais jamais en fait engagée en politique parce que la politique m'apparaissait un monde totalement inaccessible avec vraiment quelque chose que je ne fréquentais pas.
Et comment êtes-vous Comment Comment avez-vous êtes-vous entré en ? Et ben voilà, ça ça a changé en 2017 puisque Emmanuel Macron a proposé quelque chose de très novateur à cette époque. Il Il disait ben voilà, vous n'avez qu'à cliquer sur un une petite souris d'ordinateur pour vous engager dans un mouvement et pour participer au programme présidentiel avec cette cette idée-là qu'on pouvait dépasser les clivages, qu'il y avait des des choses bonnes à prendre à droite, des idées bonnes à prendre à gauche.
Et donc ça ça m'a plu et puis l'idée de me dire en temps à l'époque, j'étais déjà donc avocate évidemment, euh de pouvoir euh influer ou en tout cas donner des idées sur un programme présidentiel à venir, euh c'était très très novateur et c'est la raison pour laquelle je me suis engagée à ce moment-là en 2017 mais pas du tout. Exactement mais pas du tout avec une ambition particulière ni de devenir euh députée ou autre. Voilà, c'était vraiment un engagement local pour participer comme citoyenne à la vie de la cité, ce que ce que on avait la la possibilité de faire.
Vous savez, c'est c'est euh Je me rappelle en en 3e euh à l'époque on faisait des on faisait des des des sortes de de de de de de rapports ou euh euh d'exposés et mon exposé c'était déjà sur sur les camps de concentration, vous voyez, d'extermination et des nazis et sur la montée du nazisme et cetera. Donc c'était effectivement quelque chose euh qui me qui me tenait à cœur euh mais à un moment donné quand on a la possibilité presque par hasard en fait de devenir députée parce que je ne l'ai pas choisi hein, on m'a on m'a appelé pour me dire Vous aviez cliqué, on vous a appelé. Non non, en 2017-2022, je suis militante, je commence à travailler sur des sujets justement sur les femmes avec Marlène Schiappa, sur la laïcité avec Jean-Michel Blanquer, je je fais des conférences aussi à l'Assemblée [raclement de gorge] nationale et cetera.
Donc je je je Vous êtes toujours avocate à ce ? toujours avocate, je suis aussi dans un réseau d'entrepreneurs, donc j'ai une vraie vie locale, associative et locale et puis d'avocat. Et puis en 2022, euh à l'époque, Stanislas Guerini m'appelle, il va être ministre, il le sait et il me dit "Bah voilà, je te vois bien à l'Assemblée nationale, est-ce que ça te dirait d'être ma ?" Et là, je me rappelle, je suis euh je suis dans la rue, c'est un matin, vendredi matin, euh je fais mes courses et je je cherche quelque chose où m'asseoir parce que je ne m'y attendais pas du tout et je me et je lui réponds immédiatement mais un grand oui parce que ça fait sens non seulement par rapport à euh mon militantisme mais pas que, par rapport aussi à l'avocate que je suis, d'être au cœur de la loi, euh c'est un cadeau euh qu'il m'offre à ce moment-là extraordinaire.
Et puis en 2024, au moment de la dissolution, euh je ne m'attendais pas non plus à ce qu'on m'appelle, je repartais comme comme suppléante de Stanislas Guerini à Paris, puisque donc je pendant 2 ans j'avais été députée de Paris. Et euh et en 2024, eh bien euh mon téléphone sonne et on me dit "Est-ce que tu veux pas te présenter dans la 8e circonscription des Français de ?" Et là, je dis "Mais c'est une plaisanterie." Et on me dit "Pas du tout." Euh et là, je me dis la 8e ?
Vous saviez En fait, [grognement] pour moi, elle était imprenable. le pays qu'elle ? Mais oui mais mais en fait, d'abord elle était imprenable parce que ça faisait 20 Habib qui était député, oui.
Donc c'est pour ça que j'ai dit "Mais c'est une plaisanterie." Enfin voilà, je je j'y je pourrais jamais et on m'a dit "Bah si en fait, il y a que toi euh qui est en mesure de battre éventuellement Meyer Habib." Donc euh bah c'est c'est devenu euh presque une évidence à ce moment-là. le périmètre de cette circonscription ou pas du tout, non. [rires] Vous saviez pas que ça allait de ça allait de l'Italie, du Vatican à Israël, quoi.
Oui, je savais quand même un peu, mais je savais pas exactement quelle était cette circonscription et puis je me je m'étais jamais imaginé pouvoir un jour te devenir devenir député de la de la 8e. Donc vraiment c'est une c'est c'est vraiment un parcours de vie en en un an, j'ai fait tous les pays de ma circonscription. Je me suis déplacée systématiquement tous les mois ou tous les mois et demi dans tous les pays de ma circonscription.
En Italie par exemple, j'ai été j'ai déjà été cinq ou six fois, j'ai été déjà trois fois en Grèce, je suis allée dans dans tous les autres pays et il me tient à cœur d'essayer de régler les problèmes des Français de l'étranger qui sont des problèmes administratifs, fiscaux et par exemple sur les Français d'Italie, je me suis j'ai été très très investie sur une difficulté pour les retraités de problématique de double imposition. Pendant des années, il n'y avait pas les Français d'Italie ne savaient pas de bonne foi qu'il était nécessaire de faire deux déclarations, une en France et une en Italie à partir du moment où ils touchaient leur retraite en France, ils faisaient leur déclaration en France. Sauf que à partir de 2021, les choses ont changé, il y a des retraités qui touchaient 2000 euros, 1500 euros par mois qui se sont vus pénalisés en devant payer des sommes astronomiques, 50000 euros, 30000 euros, 80000 euros.
Donc c'était vraiment et ça continue de l'être encore une un un quelque chose de terrible pour ces familles-là et j'ai vraiment pris ce sujet à bras le corps en disant en bras le corps en disant il va falloir essayer de trouver une solution pour ces retraités-là. Et alors et alors et alors j'ai on a travaillé ensemble avec Laurent Saint-Martin anciennement ministre des Français de l'étranger et puis Éléonore Carroy et on a réussi à faire avancer ce dossier. Bon, je vais revenir sur votre proposition de loi qui a fait couler tant d'encre.
Je vous reprends une déclaration que vous avez faite qui est je crois que c'était en 2024 et qui a fait énormément de bruit. Je vous cite "Je veux que lorsqu'on devient français, on signe une déclaration reconnaissant l'État d'Israël." Vous le ?
Est-ce que vous le demandez ? C'est vrai ou ? mais c'est ça ça c'est pas d'abord c'est c'est pas ça n'a rien à voir avec ma loi Non, rien à voir avec votre proposition de loi, on est d'accord mais Mais c'est vrai ou ?
C'est quelque chose que j'ai dit dans une réunion comme ça parce que je prenais l'exemple de l'Allemagne à ce moment-là. Oui. Donc c'était après le 7 octobre et l'Allemagne avait décidé à ce moment-là que lorsqu'on devenait allemand et bien il y avait la nécessité puisque en fait on sait que la la la l'appel à la destruction ou à la négation de l'État d'Israël c'est aussi une forme d'antisémitisme, l'Allemagne l'avait bien compris à ce moment-là et avait décidé dans le cas je crois que c'était un décret que il y avait au moment de l'acquisition de la nationalité allemande cette nécessité de dire en fait Israël est un pays qu'on reconnaît.
Donc c'était dans ce cadre-là, je parlais de l'Allemagne et je dis j'avais dit moi je souhaiterais que ce soit aussi le cas en France, voilà. Mais ça n'a rien à voir Avec votre proposition de loi, je suis d'accord mais en fait toujours là vous le demandez ? c'est pas c'est pas d'actualité euh Non mais vous l'avez dit.
C'est pas bien sûr demandiez, vous le vouliez. Mais à ce moment-là, je disais que c'était effectivement le demandez toujours ou ? A aujourd'hui aujourd'hui ce qui m'intéresse c'est ma proposition de loi et surtout le projet de loi du gouvernement euh voilà mais Caroline Yadan c'est de c'est de c'est de de marquer Non mais c'est de marquer aujourd'hui ce qu'est l'antisémitisme, ce qu'est devenu l'antisémitisme, les nouvelles formes d'antisémitisme, cette haine des juifs-là qui fait que les juifs en France aujourd'hui ont leur bagage imaginaire dans l'entrée et qu'ils s'imaginent les prendre à tout moment.
Est-ce que on imaginait euh on est je crois à peu près euh de la même génération euh bon à quelques à quelques Vous avez à quelques plusieurs [rires] années près. Voilà, mais est-ce [raclement de gorge] qu'on imaginait euh cher Jean-Jacques à notre époque euh que le plus jamais ça se transformerait en plus jamais ça oui mais tout de même ou en plus jamais ça oui mais. En 1989 quand la France descend dans la rue après euh la la la la après Carpentras, euh c'est une tombe en fait qu'on a profané à Carpentras.
Il y a pas eu une attaque euh antisémite d'une personne ou ou un meurtre. La France entière en 1989 descend dans la rue parce qu'il était inimaginable Elle ne descendrait plus. Mais elle n'est pas descendue.
Est-ce qu'elle est descendue pour Ilan ? Alors elle est descendue là effectivement euh et c'est heureux à la marche à la marche contre l'antisémitisme mais mais avant il y a eu euh je vous rappelle 11 assassinats de juifs parce que juifs euh qui était descendu dans la rue pour Ilan Ilan Ilan Halimi, euh pour Mireille Knoll. Pendant des années, on a vu cet antisémitisme s'en prendre aux juifs physiquement, c'est-à-dire assassiner des juifs parce que juifs euh à Toulouse, on a euh tué des enfants à bout touchant qui avait la tétine dans la bouche euh qui est vraiment descendu dans la rue à ce moment-là.
C'était quelque chose d'effrayant qu'on voyait monter avec évidemment des condamnations, des bougies et cetera. Mais donc à un moment donné, le législateur que je suis euh se dit que à la place où je suis on ne peut plus laisser passer ça et il faut nommer les choses, nommer ce qui est tout simplement, nommer que aujourd'hui euh le sale d'hier a été remplacé par le sale sioniste génocidaire que 91 % des étudiants juifs disent avoir été victime d'un acte antisémite dire que ces étudiants là aujourd'hui choisissent leurs études en fonction des lieux où il règne plus ou moins d'antisémitisme. Voyez quand je quand je dis qu'on a dit oui mais est-ce que c'est vraiment le moment de votre loi mais est-ce que moi je sais expliquer à au père qui me téléphone parce que mon téléphone malheureusement ou heureusement est récipiendaire de beaucoup beaucoup d'actes antisémites et c'est tous les jours Jean-Jacques Bourdin.
Est-ce que je sais expliquer à ce père de famille qui me dit quelques quelques jours avant que ma loi passe à à l'Assemblée que son fils en CM2 en CM2 il a été mis la tête dans les toilettes en étant traité de sale sioniste par ses camarades. On est en CM2. Est-ce que moi je sais expliquer à toutes ces personnes-là qui me disent qu'est-ce qu'on va faire Madame ?
On était on est bien en France. On est chez nous en France. Pourquoi on est ?
Pourquoi en tant que juif on est israélisé ? Qu'est-ce qu'on peut ? Est-ce que moi législateur je peux je peux laisser faire sans ?
Donc c'est tout une loi à laquelle non seulement j'ai réfléchi mais sur laquelle j'ai travaillé. J'ai travaillé pendant plus d'un an. J'ai saisi le Conseil d'État parce que en tant que juriste il et en tant qu'avocate il était important pour moi de de ne surtout pas porter atteinte aux principes fondamentaux qui régissent notre République et parmi les principes fondamentaux il y a la liberté d'expression.
C'est vrai que on a entendu moi dans toute ma jeunesse, plus jamais ça et c'est vrai qu'on on a acquiescé, on était tous d'accord. Vous pensez que les Français ne sont plus comme ? Franchement.
Alors qu'il y a il y a il y a beaucoup de Français qui se disent "Bon bah finalement la Shoah, l'extermination des Juifs, bon bon ouais d'accord, c'est terrible mais" Non, je pense euh je pense que la France n'est pas antisémite. Très clairement. Vous avez un sondage Ifop qui démontre que 82 % des Français Hmm. estiment que l'État doit agir plus fermement contre l'antisémitisme.
Sauf que sauf que aujourd'hui il y a un courant qui est de plus en plus euh je dirais audible à cause notamment des réseaux sociaux et à cause d'un parti politique qui s'appelle LFI qui remet euh la haine des Juifs et l'antisémitisme sur le devant de la scène comme si on pouvait à nouveau le banaliser sous couvert de progressisme, sous sous couvert de droits humains, sous couvert euh de de morale et et donc en fait c'est c'est ça ce qui fait extrêmement mal et c'est sans doute aussi euh à la fois l'indifférence et à la fois le silence. Le silence et la lâcheté, l'absence de courage euh de ceux qui pourraient dénoncer et qui ne dénoncent pas et et et voilà. Donc c'est pour ça que cette majorité silencieuse dont je suis absolument certaine qu'elle n'a rien d'anti- sémite euh et on l'entend moins.
On l'entend moins que cette parole antisémite qui est devenue euh une parole somme toute qu'on que qui qui qui traverse le débat public, vous ? J'essaie de comprendre pourquoi elle est pourquoi elle est si présente cette parole. Et qu'est-ce qui la nourrit cette ?
C'est intéressant Caroline Adam mais je je m'arrête puisque vous portez une une une une accusation envers LFI. Vous avez demandé l'interdiction, je crois, hein, de LFI. Pas l'interdiction, mais la dissolution.
Non, il y avait un petit mot qui c'était il y a deux c'était il y a trois ans. Il y a trois ans, oui. il y a trois ans, je savais déjà que LFI était antisémite, c'était voilà.
C'est antisémite ? C'est un parti ? très LFI Mais le parti n'a jamais été condamné pour antisémitisme. qui le dit.
Il y a eu une décision judiciaire du 6 novembre 2025 qui a affirmé qu'il était loisible dans le débat public de déclarer que LFI était passionnément antisémite ouïghour à l'ensemble des pièces et des preuves fournies au débat, versées au débat. Et vous retrouvez l'ensemble de ces preuves, l'ensemble de ces propos, l'ensemble de ces déclarations, l'ensemble de l'entourage de LFI dans un livre que je vous conseille de lire qui s'appelle Passion antisémite de Richard Malka. Et donc simplement ce ce que je veux vous dire c'est que oui, évidemment, LFI aujourd'hui est devenu le parti antisémite de France.
Mais ce qui ce qui m'intéresse moi, c'est pourquoi pourquoi ça passe crème en ? C'est-à-dire que à l'époque Jean-Marie Le Pen était condamné par toute la société. C'était c'était on savait que le le le Jean-Marie Le Pen était antisémite et voyez, lorsque par exemple Jean-Luc Mélenchon a fait ce calembour là avec les édredons et les milliardaires, on va prendre les cheveux des milliardaires pour en faire des édredons.
Il connaît le sens de l'histoire Jean-Luc Mélenchon. Lorsque Jean-Marie Le Pen fait des des calembours de la même espèce, mais il est immédiatement condamné par toute la société, c'est un scandale absolu. Mais qui se rappelle que Mélenchon a dit ça.
Je parle même pas des caricatures, je parle même pas des voyez de de d'Epstein et d'Epstein et cetera. En fait, il reprend et c'est très bien expliqué d'ailleurs vraiment dans dans le livre de Richard Malcade toutes les les poncifs antisémites d'avant-guerre donc le mythe le la double allégeance, le peuple déicide. Jean-Luc Mélenchon a quand même rétabli l'idée que le peuple juif était un peuple déicide alors même que on ne parle plus de peuple déicide depuis Vatican II.
Mais c'est passe-crème encore une fois. Toutes ces déclarations passe-crème lorsque il parle de Yaël Braun-Pivet qui campe à Tel-Aviv, ça reprend ? Ça reprend les éléments de Drumont d'avant-guerre qui de la double allégeance et c'est sans arrêt sans arrêt sans arrêt.
Mais on a l'impression que parce que c'est de la de la gauche on est n'a pas été condamnée par la justice pour antisémitisme Caroline Fourest. on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est on est pourtant on sait que telle personne est profondément raciste peu importe mais Jean-Luc Mélenchon est ? L'antisémitisme est une forme de racisme.
Donc c'est un raciste. Oui. Oui.
A partir du moment où on estime que l'antisémitisme on ne peut pas faire de hiérarchisation dans les racismes. Le racisme c'est le rejet de l'autre pour ce qu'il est. Le racisme c'est le rejet de l'autre de l'autre être humain du fait de ses origines.
C'est l'essentialisation d'une personne en fonction de sa naissance. Ça, c'est du racisme et l'antisémitisme, on le sait, est une forme de racisme. Je dis qu'aujourd'hui, oui, LFI est un danger absolu pour notre République.
Mais alors, ? Pourquoi est-ce qu'une partie des Français et une partie euh euh des dirigeants euh euh pourquoi euh tout ces personnes ne réagissent ? Caroline Yadan, ?
Et ben oui, c'est vraiment mais mais c'est c'est le problème. Alors, je pense que euh je pense que le PS a une grande responsabilité dans la banalisation ? Ben c'est-à-dire que euh le PS, on l'a vu rien qu'aux municipales, euh le PS dit nationalement, il y aura pas d'alliance parce qu'on ne salit pas un parti antisémite.
Il le dit, le PS. LFI est devenue antisémite. Il y a un problème d'antisémitisme chez LFI.
Et pourtant, et pourtant, on trouve normal euh que il y ait des alliances d'un point de vue local. À partir du moment où on accepte l'inacceptable, où on accepte on banalise, en fait, le mal. On dit "Oui, mais c'est pas si grave." On l'accepte, l'antisémitisme. "Oui, il y a de l'antisémitisme, mais après tout, qu'est-ce qui vaut ?
Quelques sièges supplémentaires ou ? Ou ou ou ou ou de ou ou ou perdre des Donc, vous dites que le PS le PS a préféré les sièges à la lutte contre l'antisémitisme. Mais tout mais toute la toutes ces alliances là contre nature avec un parti dont on sait qu'il n'est pas euh fréquentable.
Euh toute cette c'est c'est vraiment pour moi, c'est vraiment banaliser le mal et banaliser ce qui ce qui devrait être un cordon sanitaire total, absolu et c'est d'ailleurs c'est d'ailleurs la discussion en interne au PS, je dirais il y en a il y en a qui ne veulent plus qui veulent créer ce cordon sanitaire qui sont profondément [raclement de gorge] laïques républicains et qui ne veulent plus de cette tendance là à à s'allier D'autres sont plus qu'ambigus, oui. Alors Bardella contre Mélenchon vous pouvez imaginer ce face-à-face au second tour de la ? je vais vous dire franchement et ça on l'avait eu cette discussion en 2017 déjà et c'est peut-être aussi un de mes engagements de pourquoi de mon engagement en 2017 c'est le cauchemar absolu.
Les extrêmes au second tour de la présidentielle en 2017 on s'était dit avec on on était réunis je me rappelle avec quelques amis on s'était dit mais c'est quoi le notre cauchemar ? Bah c'est clair c'est un Jean-Luc Mélenchon Marine Le Pen ou Bardella voilà extrême droite contre extrême gauche le cauchemar absolu. Donc je veux même pas l'imaginer et c'est pour ça et c'est pour ça que je je je je ferai tout ce qui est en pouvoir de ma petite personne pour pousser un candidat qui sera en mesure de de ne pas nous faire vivre ce cauchemar.
Le RN est toujours un parti ? Alors en fait c'est c'est le RN il y a moi je je m'attache aux faits et les faits c'est ? C'est par exemple le RN qui dit lutter contre la la la radicalité l'islamisme n'a pas voté par exemple la loi de 2021 d'août 2021 confortant le respect des principes de la République n'a pas voté contre la loi les lois antiterroristes n'a pas voté contre les lois sécurité globale et puis n'a pas voté par exemple la loi que j'avais présenté avec Mathieu Lefèvre il y a un an et demi pour justement mettre quelqu'un comme comme Soral comme Alain Soral en prison pour faciliter en fait les les mandats d'exécution et cetera. un militant d'extrême droite, voilà. qui est plus que ça en fait, qui est le qui est négationniste, qui a fait qui a fait de l'antisémitisme son fond de commerce à la fois sur le site d'ailleurs c'est amusant parce que sur le site d'Alain Soral euh et sur le site Égalité et Réconciliation et Rivarol également, donc les deux gros sites néonazis, on va dire vraiment euh extrêmement racistes, antisémites, néonazis, et bien ils font les loges de qui euh aussi ?
Euh de Jean-Luc Mélenchon euh qui sauve l'honneur de la France par exemple. Vous voyez c'est c'est c'est c'est pour ça qu'on quand on dit extrême droite extrême gauche, il y a quand même beaucoup de points communs. Et puis je continue sur sur le RN, euh les faits c'est ?
Donc ils s'opposent à beaucoup de lois qui viennent justement lutter contre euh contre les combats qui que que moi que moi je porte aussi. Mais il reste euh oui, il reste aujourd'hui dans les coulisses de du Rassemblement national des cadres qui sont évidemment éminemment problématiques euh Ax Axel euh Loustau, Axel Loustau, Frédéric Châtillon, euh des personnes qui se sont alliées, qui sont associées d'une d'une société de communication qui continue à faire la communication au Parlement européen du du du RN et ces personnes-là sont des anciens guidards, sont des anciens amis euh proches de Marine Le Pen, je veux dire Jordan Bardella quand on voit son directeur de de de cabinet euh jouer de la guitare euh en en se moquant de de la Shoah, euh on a on a cette mouvance encore dans les coulisses. Alors oui, il y a il y a il y a une volonté de respectabilité et cetera, mais moi ce que je remarque par exemple sur la loi euh qui était la mienne, qui visait à à qui visait à lutter contre l'antisémitisme, sur laquelle personne ne s'est opposé quand quand en commission des lois à part l'extrême gauche et leurs alliés.
Je veux dire, tout le monde était pour cette loi. Même le PS s'est abstenu. Et à l'époque, enfin, au moment de de il y a au mois de janvier dernier, donc c'est pas c'est pas lointain.
Le RN le RN avait voté avait voté pour. Bah là, il y a pas eu d'expression publique du RN et puis il y a plusieurs plutôt eu des réserves et cetera. Donc moi j'estime aujourd'hui que cette respectabilité est de façade quand toute état de cause, il y a beaucoup de points communs entre l'extrême gauche et l'extrême droite sur le complotisme, sur sur le par exemple les les les les vaccins, sur le l'anti-européanisme, sur les liens avec Vladimir Poutine et puis donc sur le rapport avec avec la Russie.
Donc évidemment que pour moi, il y en a il y a peut-être un un un parti qui était effrayant qui continue à l'être sur plein de sujets. Alors ne parlons pas du sujet économique hein. Pour moi, ce serait une une catastrophe aussi.
Donc que donc oui, il y a un parti qui est effrayant, un parti qui est terrifiant et j'ai pas du tout envie de choisir entre l'un ou l'autre entre l'un et l'autre. Si vous avez Bardella et Mélenchon face à face, vous faites ? Non, je je je ferai enfin, j'espère vraiment qu'on fera tout qu'on fera tout.
Je vous le dis, je vous le dis et c'est peut-être par superstition, je ne je veux pas répondre à cette question parce que je ne veux pas imaginer que ça puisse ça puisse advenir. Alors, je vais revenir sur votre proposition de loi. Vous avez déposé donc une proposition de loi visant je cite à lutter contre les formes renouvelées, je dis bien le mot renouvelé est important, de l'antisémitisme.
La loi Yad retirée le 16 avril. Contre votre avis, Caroline Yadan, franchement. Alors, je vais vous expliquer.
Mon texte doit passer le jeudi. Oui. Jeudi.
Euh or en fait LFI fait tout depuis le début de la semaine pour retarder tous les textes donc qui sont sur le temps gouvernemental et on sait que le jeudi après-midi alors que mon texte aurait dû passer selon l'agenda parlementaire, [raclement de gorge] on sait qu'en fait il reste encore quatre textes à passer [grognement] et que euh avant le vôtre avant le avant le mien que le mien donc en fait ne va pas passer ou s'il passe ça va être vendredi à partir de de 22h30 donc vu l'obstruction parlementaire annoncée annoncée par LFI depuis plusieurs semaines on sait que le texte va pas passer et donc on se dit OK à un moment donné euh on va pas laisser cette victoire là à LFI euh et on va imaginer un autre scénario C'est vous qui avez eu cette ? On a eu cette discussion avec le gouvernement avec le gouvernement et donc on se dit on ne peut pas euh on ne peut pas laisser cette victoire là parce que cette loi est importante parce que lutter contre l'antisémitisme est important et donc le gouvernement euh décide à ce moment-là de reprendre à son compte une loi plus globale sur une loi un projet de loi un projet de loi plus une proposition avec une force gouvernementale pour envoyer un message et pour dire non seulement on renonce pas on renonce pas à cette lutte contre l'antisémitisme qui a bien marqué la loi Yadan mais on va aller plus loin dans un projet de loi gouvernementale qui passera au Sénat et ensuite qui passera à l'Assemblée nationale Voilà, c'est une projet de loi qui sera en Conseil des ministres avant l'été on est bien d'accord et qui probablement sera voté ou pas d'ailleurs on verra bien à l'automne c'est bien ? oui Caroline Yadan ? oui Bon, je vais vous poser des questions directes et précises.
Pourra-t-on dire que l'État d'Israël est criminel, raciste et ? Mais bien sûr, parce que cette loi ne vient pas viser la critique, même virulente, de l'État d'Israël. Cette loi ne vient pas museler la défense du peuple palestinien.
Cette loi n'est pas une loi de circonstance, c'est pas une loi de d'émotion, c'est une loi sérieuse qui a été travaillée avec le Conseil d'État. C'est c'est une loi qui reprend, à la virgule près, les préconisations rédactionnelles du Conseil d'État. Et ça veut dire ?
Ça veut dire que le Conseil d'État a envisagé tous les garde-fous possibles pour justement qu'il n'y ait aucune atteinte à l'article 10 de la Convention européenne des Alors Alors je vais vous vous dites oui ou non, je vous pose trois quatre questions. Pourra-t-on dire que l'État d'Israël est criminel, raciste et ? Oui.
Que il doit être détruit, oui ou ? Non. Ça non, c'est la limite.
C'est l'appel à la destruction d'un État reconnu par la France, 1er garde-fou, conformément des droits des peuples à disposer d'eux-mêmes, 2e garde-fou, et conformément à la charte en méconnaissance du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et conformément à la charte des Nations Unies, 3e garde-fou. Sauf que la loi, elle n'indique pas, elle n'indique à aucun moment dans le dispositif, le mot Israël. Sauf que, en [rires] fait, quel [grognement] est l'État au monde dont la critique, quel est le seul État au monde dont la critique fait l'objet d'un appel à la ?
Et ça ça date pas d'hier, ça date pas d'hier. Le seul État au monde, et on peut se demander pourquoi, dont la critique fait l'objet d'un appel à la destruction, c'est l'État d'Israël. J'ai écouté Luc Ferry récemment, je le cite, il parlait des ministres d'extrême droite du gouvernement Netanyahou, Smotrich et Ben-Gvir, les ministres.
S'ils n'étaient pas juif, il serait au parti nazi, a-t-il dit. Est-ce que ce sont des propos qui seront condamnés par la ? Non. ?
Non. On a le droit de dire ? Oui.
Bon. Bon, si je dis "Free Palestine", suis-je ? Alors, c'est d'abord, c'est ce sera pas condamné par la loi, que ce soit très clair, hein.
Free Palestine, on pourra crier Free Palestine dans la ? toujours crier Free Palestine, mais je vais vous donner un exemple. Oui.
Il y a cet été, cet été, ça a été l'été dernier, donc hein, en 2000 2025, l'été 2025. Il y a eu un un déferlement d'actes antisémites. Et parmi les faits que je je reçois un jour, on est en plein mois d'août, il y a des des des juifs religieux qui sont en France, dans une alors, en montagne, parce que il y a voilà, ils se réunissent en montagne.
Et ils vont voir toutes leurs voitures taguées avec Free Palestine. Hmm. Est-ce que vous pouvez m'expliquer le lien entre des juifs religieux qui n'ont rien à voir avec ni la nationalité israélienne, ni a priori Israël, même si ils ont le droit d'être attachés à Israël, mais on va on va pas sonder leurs cœurs un par un, on ne les connaît pas.
On sait juste juste qu'ils sont juifs. Hmm. Et on va taguer sur leurs voitures Free Palestine.
Qu'est-ce que ça signifie à ce moment-là de taguer Free Palestine sur des voitures de personnes dont on a dont on a identifié donc Free Palestine, c'est un slogan antisémite. Palestine à ce moment-là, quand on tague à ce moment-là sur des voitures de juifs identifiés comme tels, ça veut dire Juden raus. Ça veut dire les juifs dehors.
Mais on le comme on comme on parle de Free Palestine, on se dit "Mais pas du tout, c'est pour deux États palestiniens, c'est pour la paix dans le monde" et cetera. Mais mais on se fout de qui en fait à ce ? Je dis que quand on identifie des juifs parce que juifs et qu'on vient euh euh euh euh euh inscrire des euh ces mots-là, ça veut dire quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Pardon, mais faut pas être sorti de Saint-Cyr pour comprendre que ce ce sont à ce moment-là des inscriptions de rejet de l'autre, d'essentialisation de l'autre par rapport à la naissance. Est-ce que vous soutenez la politique conduite par euh Benjamin ?
Il y a des questions qui qui demandent euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des longues euh des commises par ? Euh des violences Par l'armée ? Non, alors de toute façon euh Par l'armée israélienne qui tue qui tue, qui détruit, qui détruit des maisons, qui détruit des cultures euh euh euh euh en en ?
Alors euh Et qui commet des crimes de guerre ou ? savez par exemple que la Cour suprême s'est saisie en Israël, puisque Israël reste un État de droit, euh que euh la Cour suprême s'est saisie et a prononcé de nombreuses condamnations Cour suprême euh euh euh dans laquelle siègent euh des euh des des des magistrats arabes, hein, je vous le rappelle. Donc la Cour suprême a condamné à de très nombreuses reprises, y compris dans à la prison ferme, attendez, à la à la à la à la à la prison ferme, à la prison ferme euh des euh personnes qui avaient par exemple incendié des mosquées ou incendié euh des biens euh palestiniens, euh que euh c'est euh cette cette Cour suprême-là a donc été saisie de choses qui n'étaient pas acceptables.
Et et je vais reprendre les paroles du président Herzog que je je vraiment que que je que j'admire énormément. Et le président Herzog, il a évidemment [raclement de gorge] condamné euh ce qu'il ce qui se passait, euh ces exactions là, ces ces condamnations là. Euh mais euh mais il y a il y a il y a aussi Mais si elle continue mais si elle continue le président Herzog n'est pas Benjamin Netanyahu, pardon, non, Caroline Yadan.
Alors, bien sûr, bien sûr. Mais si euh d'abord si elle continue, il faut il faut continuer à condamner judiciairement. Mais euh il y a aussi des choses qu'on ne dit pas.
Par exemple, vous parlez de la Cisjordanie. Hmm. Euh la politique de pay for slay.
Vous savez, lorsque euh lorsque la la France a reconnu euh l'État l'État palestinien, il y avait notamment cette condition que euh l'autorité palestinienne abandonne euh le euh le la politique de pay for slay qui est une politique de prime au terrorisme, de prime aux aux tueries et aux assassinats puisque chaque euh terroriste qui va se faire euh qui va commettre un attentat, eh bien, aura une prime de l'autorité palestinienne. De la même manière, et donc ça, c'est toujours en cours. De la même manière, euh euh il y a cette éducation à la haine.
Et j'avais déposé une proposition de résolution sur cette éducation à la haine. Quand vous apprenez dès le plus jeune âge, dès le plus jeune âge, aux aux jeunes enfants euh dans par exemple des exercices de mathématiques à compter des cercueils de Juifs. Lorsque vous leur dites que euh être martyr demain, euh c'est euh le euh bonheur absolu.
Lorsqu'ils ils ils apprennent des comptines sur cette haine-là, comment vous voulez bâtir la ? Vous savez, moi je suis une femme de paix et j'ai participé dans ma dans ma jeunesse à une à une opération pendant plusieurs années qui s'appelait le voyage pour la paix, qui faisait venir à l'époque en France des euh enfants euh adolescents palestiniens et israéliens pour qu'ils se parlent, pour qu'ils fassent du sport ensemble. Donc moi je pense que je fais partie des des optimistes, vous ?
La paix est possible même si c'est pas toujours des des relations extrêmement fortes mais avec l'Égypte, avec la Jordanie. Moi je pense demain qu'une paix est possible par exemple avec le Liban. Je je pense demain que les accords d'Abraham sont quelque chose de formidable et que peut-être que l'Arabie Saoudite demain pourra s'y joindre et que depuis le 7 octobre et bien il y a une il y a une véritable évolution dans la région et et je et et il n'en reste pas moins il n'en reste pas moins L'évolution on ne la voit pas, on ne la voit plus en tout cas.
Elle est peut-être de fond Elle est peut-être mais enfin aujourd'hui la les proxys les proxys de l'Iran sont quand même très affaiblis. Regardez ce qui s'est passé en Syrie, on a quand même voilà. Alors Alors est-ce que oui oui Bah oui il y a quand même il y a quand même une une grande évolution je je j'écoute évidemment tout ce que vous dites mais est-ce que ça justifie le comportement des colons israéliens en ?
Je vous pose la question. Franchement aucun aucun comportement aucun comportement violent n'est acceptable. Aucun comportement être condamné.
Bien sûr mais c'est mais c'est ce que je vous disais Mais c'est avec l'assentiment pardon du gouvernement Netanyahou Caroline Yadong. Et bien et bien en toute état de cause c'est c'est il doit y avoir des s'il y a des violences. On ne peut pas brûler les biens d'autrui, on ne peut pas agresser l'autre.
On ne peut pas agresser l'autre et cetera. On ne peut pas mais il y a et c'est ce que et c'est pour ça que je je commençais par ça tout à l'heure. On ne le dit pas assez mais tous les jours la la les les tribunaux israéliens sont saisis de plaintes de plaintes qui aboutissent à des arrêts de la Cour suprême qui confirment ces condamnations notamment aussi à de la prison ferme et il faut savoir aussi qu'en Cisjordanie, il y a le djihad islamique qui qui est qui est très actif.
Il y a ce pay for peace qui continue, il y a cette éducation à la haine qui continue. Vous savez, il y a trois zones, enfin je vous apprendrai rien. Il y a il y a suite aux accords d'Oslo, il y a trois zones en fait, il y a la zone A, la zone B, la zone C, une administration sur la zone A, une administration 1 et 2 Le gouvernement n'en veut plus, Netanyahou Écoutez, en tous les cas en tous cas en tous cas les accords d'Oslo c'est de la vieille histoire.
En tous cas c'est de la vieille histoire qui continue de s'appliquer puisque ces trois zones-là existent, administration uniquement palestinienne, administration à la fois palestinienne à la fois israélienne et administration israélienne. Donc ces accords d'Oslo-là, ils sont quand même solides, ils continuent à s'appliquer et moi ce que ce que ce que je dis et ça faisait partie aussi de de ce que je disais à l'époque, je disais pour avoir la paix, on peut pas mais de de de quelque côté que ce soit, on ne peut pas on ne peut pas continuer à à à éduquer étatiquement et et c'est pour ça que je parlais de l'éducation sur les manuels scolaires palestiniens sur lesquels je me suis penchée mais c'est effrayant. Comment voulez-vous quand on éduque quand un petit gamin de 4 ou 5 ans, on lui met autour autour de la taille des bombes des des simili bombes pour qu'il aille se faire sauter en lui disant c'est ça ton avenir demain de devenir un un un martyr du djihad, comment voulez-vous qu'un enfant qui qui est endoctriné à cette haine-là puisse même envisager la ?
Oui, Caroline Yadan mais aujourd'hui l'actualité fait que il y a une guerre entre entre le Hezbollah et Israël que Israël occupe une partie du territoire libanais, le sud le sud du Liban. Ceux qui font la guerre sont des voleurs qui dérobent notre avenir paisible. Vous savez qui a dit ?
Le pape Léon. Bah vous êtes vous représentez le Vatican aussi les Français qui les Français du Vatican oui oui les Français encore une fois je représente pas le Vatican. favorable à cette guerre au Proche-Orient ajoute-t-il et il condamne Israël.
J'ai en mémoire l'image d'un enfant musulman tué au Liban qui lors de ma visite au Liban se tenait là en brandissant une pancarte disant "Bienvenue pape Léon" et il vient d'être tué. L'armée israélienne l'armée israélienne occupe le sud Liban c'est une armée d'occupation. Caroline ?
Vous savez Jean-Jacques Bourdin le le Hezbollah Hmm. a pris en otage un pays entier qui s'appelle le Liban euh au service d'un état qui s'appelle l'état islamique d'Iran. Le Hezbollah a été et reconnu comme une organisation terroriste par de très nombreux pays y compris beaucoup de pays arabes euh que ce soit l'Union et aussi l'Union européenne l'Allemagne le Canada euh les les Pays-Bas le le Royaume-Uni euh je rappelle et et je veux avoir aussi une pensée pour ces 58 parachutistes français qui sont morts euh assassinés à Beyrouth en 1983 par un attentat euh du Hezbollah euh qui continue de euh sévir au Liban et qui devait je le rappelle depuis 2004 depuis 2004 il y a des résolutions à l'ONU qui prônent et qui demandent une démilitarisation et un désarmement du Hezbollah.
Depuis 2004 et puis c'est renouvelé avec les mandats de la FINUL à chaque fois les résolutions sont reprises. Et [grognement] qu'est-ce qu'on constate en ? On constate que les populations du nord d'Israël ne vivent pas normalement pas depuis le 7 octobre, depuis des décennies, depuis que le Hezbollah est là. ?
Parce que le Hezbollah, devant la FINUL, devant les yeux, aux yeux et au sud de la FINUL, a continué, non seulement à s'installer, mais à s'armer et à construire des tunnels. Et vous savez à quoi ils servaient, ces ? Ces tunnels servaient à reproduire le 7 octobre.
Donc on a une population israélienne du nord d'Israël qui ne vit qu'au travers de ses abris. C'est-à-dire, il faut s'imaginer parce que du sud-Liban, d'ailleurs. Aujourd'hui, oui, mais ça fait depuis 2004.
C'est-à-dire que on a une population là du nord d'Israël qui Comme la population de Gaza, aussi. Gaza qui est rasée à 80 % je le rappelle. qui donc c'est là on parle du du Hezbollah, vraiment.
Oui, je parle du Hezbollah. Et donc je vous dis le Hezbollah, le Hezbollah, exactement, les cousins et c'est toujours c'est toujours l'Iran. Donc lorsque on est un habitant d'Israël, du nord d'Israël, et que depuis 20 ans on vit sous les roquettes, sous les menaces des roquettes, sous les alertes, il faut savoir juste, moi j'étais en Israël pendant pendant 3 semaines, donc j'ai vécu la guerre telle que le le vivent aussi les Israéliens, les alertes, il faut descendre aux alertes quand on a des petits enfants par exemple en pleine nuit et cetera.
Donc on a des enfants qui sont traumatisés depuis des décennies. Qu'est-ce que qu'est-ce qu'on fait à ce ? On ?
Qu'est-ce qu'on ? On rase de l'autre côté de la ? On détruit les ?
On tue les ? On rase pour être tranquille, pour avoir une zone dite ? C'est ça la ?
On est alors, moi ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est ce qui se passe avec le gouvernement libanais. Parce que qu'est-ce que dit le gouvernement ? Depuis mars dernier, le gouvernement libanais a signé, en tout cas pas signé, mais a commencé des pourparlers et des discussions avec euh Israël en direct. ?
Parce que le gouvernement libanais a une a a a le même objectif. Et il l'intérêt est commun avec Israël. C'est ?
C'est de désarmer de désarmer ce Hezbollah-là qui euh euh encore une fois qui prend en otage. Et donc ces accords-là qui j'espère vont être signés ont d'abord eu pour fonction euh d'abord de de de que le gouvernement libanais dise "Le Hezbollah est hors-la-loi." C'est la première fois qu'ils ont dit ça.
Avec Israël. Avec euh au côté d'Israël. Et donc le Hezbollah est hors-la-loi et donc nous allons réfléchir au côté d'Israël.
C'est la première fois que ça ça ça existe. Et donc moi je veux vraiment m'attacher à à à à ces signes-là euh positifs. Au côté d'Israël, nous allons voir ensemble parce que le gouvernement libanais en réalité lu le les déclarations du général Aoun et il il dit pas vraiment ça aujourd'hui. gouvernement libanais aujourd'hui n'a pas les moyens matériels de de de de de sud-Liban.
C'est clair. Mais aujourd'hui le gouvernement libanais veut agir de concert puisqu'il n'a pas les moyens de désarmer le Hezbollah, veut agir de concert avec Israël pour pouvoir enfin faire en sorte de se débarrasser du Hezbollah. Et moi je ne et et encore une fois c'est peut-être parce que je suis optimiste, mais je ne désespère pas vraiment qu'un accord de paix puisse intervenir de la même manière qu'il est intervenu avec l'Égypte et avec la Jordanie demain avec le Liban et demain avec l'Arabie Saoudite.
Euh sans Netanyahou au pouvoir, est-ce que vous pensez que la paix serait plus ? La paix, vous savez vous savez ça fait euh euh 80 ans que que qu'en réalité euh les dirigeants israéliens et donc je vous parle aussi des décennies qui qui ont précédé euh et on y a cru à la paix, voyez avec les accords d'Oslo, on y a cru à la paix. Donc moi je veux continuer à croire à croire à la paix, mais pour ça, euh il faut aussi euh euh savoir, connaître l'histoire.
Voyez, en 2008, en 2008, il y avait un accord, à l'époque, c'était Ehud Barak, en 2008, qui donnait 97 % du territoire à l'Autorité palestinienne. Il y avait Jérusalem-Est comme accord. Il y avait quasiment la totalité de ce que souhaitait à l'époque, et il aurait pu y avoir un État palestinien.
Et c'est encore à ce moment-là, on le dit pas assez, ce qui s'est passé dans l'histoire, parce que les gens l'ignorent. Mais il y a eu a minima quatre accords potentiels de paix qui ont à chaque fois été refusés à l'époque par l'Autorité palestinienne. Et encore une fois, tant qu'on continuera à endoctriner à la paix, et tant qu'on donnera des des prix, des primes financières aux familles des terroristes, on ne pourra pas avancer.
Est-ce que deux questions, puis je passe à autre chose. Caroline Yadan, deux questions quand même. Si vous étiez Israélienne, voteriez-vous ?
Franchement. Écoutez, euh euh Franchement. En l'état, en l'état, je pense que je voterais plutôt pour la coalition qui est en train de se mettre en place.
Vous ne voteriez pas pour Netanyahu. Voilà, pour plutôt plutôt pour pour pour Bennett ou voilà. Donc, vous ne voteriez pas pour Netanyahu.
En l'état, je ne pense que je je ne voterais pas forcément pour Netanyahu, non. Bien. Est-ce que la politique israélienne nourrit l'antisémitisme en ?
Est-ce que le comportement justement de ce pouvoir israélien nourrit l'antisémitisme en ? Alors, est-ce que lorsqu'il y a eu Ilan Halimi, il y avait déjà, comme vous le dites, cette coalition d'extrême droite en Israël. Non, mais mais moi, je je vous repose une question.
Parce que en réalité, cet antisémitisme qu'on a vu évoluer n'est pas lié à Benyamin Netanyahu. Ce déferlement d'antisémitisme, cette marmite qui a explosé d'antisémitisme, euh a a vu une date en fait qui est la date du 7 octobre comme comme point de départ d'une nouvelle ère. dire attendez, je je je m'arrête Caroline Yadant.
Est-ce que vous voulez dire que par exemple LFI a profité du 7 octobre pour nourrir ? À partir du 7 octobre euh c'est comme une comme une marmite en fait, comme un couvercle de marmite qui s'est ouvert comme s'il était de nouveau autorisé de s'en prendre aux juifs euh dans le monde euh et et en France en particulier et on a vu euh on a vu des des discours banalisés ou considérés que violer des femmes en masse, brûler des familles entières, euh commettre des des massacres euh de de civils euh délibérément en appelant par exemple euh un membre de sa famille en disant "Maman, j'ai tué 10 juifs" et on et la mère euh la mère qui dit "Bravo, tu es un héros." Euh on a vu avec des des des des GoPro euh filmer toutes ces tous ces massacres là euh y compris dans des kibboutz de paix, des kibboutz qui prenaient la paix, qui prenaient les qui étaient des kibboutz de de gauche euh on a on on a vu avec ces discours-là se profiler quelque chose de d'extrêmement nauséabond comme si ça devenait permis en fait, comme si attaquer des juifs dans le cadre d'un de ce qu'on peut qualifier d'un pogrom comme on n'en avait pas vu depuis depuis la Shoah, euh c'était c'était quelque chose qui pouvait devenir devenir banal et devenir explicable, devenir quelque chose de légitime.
Voilà et c'est ça c'est ça ce qui a été nouveau. Et à de là, et à partir de là, LFI porte LFI porte une très lourde responsabilité dans la montée de l'antisémitisme en France. Donc complice complice de ces ?
Non mais je ça c'est c'est vous qui dites complice de ces crimes. vous dis aussi parce que vous laissez entendre que vous laissez entendre, vous dites LFI a utilisé le 7 octobre Je dis je dis je dis que je dis que je dis je dis que la l'antisémitisme c'est-à-dire les propos, l'entourage, euh la manière de de de dire d'LFI même avant le 7 octobre hein pour moi était était était antisémite mais il est évident que après le 7 octobre cette flambée d'antisémitisme, je veux dire quand qu'est-ce qu'il dit qu'est-ce qu'il dit qu'est-ce qu'il dit qu'est-ce qu'il dit qu'est-ce qu'il dit Jean-Luc qu'est-ce qu'il dit Jean-Luc ? Il dit euh l'antisémitisme est euh est dérisoire.
Euh c'est c'est résiduel pardon. Résiduel. Résiduel c'est ?
Qu'est-ce qu'il y a dans ce mot en ? Euh c'est du négationnisme c'est-à-dire que c'est une manière de de de de de négationnisme sur l'antisémitisme actuel ce mot-là de résiduel c'est dire ça n'a pas d'importance. Est-ce que vous pensez que Jean-Luc Mélenchon est ? la même manière que de dire euh voyez quand quand une jeune fille euh se fait exclure à Sciences Po d'un amphi parce qu'elle est juive et lorsqu'il qualifie cet incident d'incident dérisoire pour moi c'est de la même c'est la même manière c'est la même chose que de dire quand Jean-Marie Le Pen dit bah c'est c'est un détail de l'histoire ça ça n'a pas d'importance vous ?
C'est quelque chose qui n'existe pas. Pourquoi donner tant d'importance à euh un phénomène et là en l'occurrence on parle du pire massacre antisémite euh des juifs dans dans des villes de France depuis 2012 euh LFI en tous les cas exploite l'antisémitisme à des fins électorales. Et donc a exploité le 7 octobre.
Exploite l'antisémitisme à des fins électorales. Bien, est-ce que Emmanuel Macron a commis une faute en ne se rendant pas à la marche contre l'antisémitisme en ? Vous lui avez dit, vous lui avez ?
Franchement, vous avez une discussion face à face, les yeux dans les yeux avec ? Non, j'ai pas de discussion face à face. J'ai fait savoir ce que je je pensais et je pense qu'il aurait dû venir à cette marche qui était très importante. ou ? ?
Je je lui ai écrit. Il vous a ? Non.
Mais mais pour moi oui, je je n'ai pas du tout compris à ce moment-là pourquoi il ne descendait pas dans la rue. Je vous parlais tout à l'heure de de de Mitterrand [raclement de gorge] qui était qui était descendu pour Carpentras pour une tombe profanée. Pour moi, il était il était important à l'appel de l'Assemblée nationale et et du Sénat de marcher contre cet antisémitisme qui explosait déjà après après le 7 octobre alors même qu'on avait on avait dit le le plus jamais ça de que de voir le chef de l'État descendre dans la rue à ce moment-là.
Caroline Yadan, vous travaillez vous avez travaillé sur une mission mission sur le prosélytisme dans le sport et dérives communautaristes et islamistes. C'était cela le le titre de la mission avec un co-rapporteur Julien Odoul. D'ailleurs c'est c'est très curieux de vous retrouver avec Julien Odoul.
Comment se fait-il que une mission soit comme ça confiée à deux députés qui sont totalement opposés ? Comment ça se ? pas en fait.
Voilà. On choisit pas. Oui.
C'est-à-dire qu'en fait notre groupe propose de de faire partie d'être rapporteur d'un ou d'être membre en fait d'une commission d'enquête ou d'une mission flash et comme le sujet peut nous intéresser, on dit bah moi je suis candidat ou je suis candidate et on se retrouve face enfin avec quel un autre rapporteur bah qu'on on ne sait pas en fait qui qui ça va être. Voilà et donc vous vous êtes retrouvés Julien Odoul qui a fait acte de candidature quoi en quelque sorte. Bien mission sur les dérives communautaristes et islamistes dans le sport, ça va ça va être suivi de d'un projet de loi, d'une proposition de loi, d'un ? doit il doit y avoir, je sais que le gouvernement réfléchit actuellement à un projet de loi gouvernemental pour être en quelque sorte la suite au à la loi du 21 août 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République parce qu'il y a effectivement des préconisations qui peuvent être intéressantes et parce que il faut s'adapter en fait.
Qu'est-ce que vous ? Quelles préconisations faut-il Écoutez là en tous les cas sur ce sur ce rapport là, on a une demande ? une demande qui m'apparaît légitime et vraiment bah pour le coup ça a été de toutes les fédérations d'harmoniser la législation parce qu'aujourd'hui vous avez des fédérations qui qui interdisent le port du voile par exemple dans la compétition mais il y a pas il y avait pas dans ce rapport que le port du voile là, il y a par exemple des vestiaires réservés, la la le la volonté de ne pas croiser des filles dans les les mêmes endroits, la volonté de ne pas saluer l'arbitre, la volonté de de d'être du côté voilà de de de ne pas pratiquer par exemple le sport certains jours ou de respecter de respecter même sur des des des compétitions très importantes une volonté de respecter un certain calendrier et cetera.
Donc il y avait beaucoup de choses en fait dans ce rapport et c'est vrai qu'il y a beaucoup de fédérations qui sont démunies parce qu'il n'y a pas de de de de loi à part concernant les compétitions nationales, il n'y a pas d'harmonisation sur ce que doivent faire les fédérations. Donc il y en a qui qui le qui prône certaines interdictions et puis d'autres pas du tout et cetera et on a une sorte de cafouillage comme ça et donc ça m'apparaît important de d'harmoniser d'harmoniser le droit. Alors l'un de vos autres combats c'est le aider aider les familles monoparentales.
D'abord pourquoi ce ? Pourquoi pourquoi est-ce que vous avez épousé cette cette [rires] Mais non mais non cet engagement. Parce que je suis avocate en droit de la famille que j'ai vu beaucoup beaucoup de de de désespoir parce que je l'ai vécu aussi aussi.
Voilà, j'étais j'étais divorcée avec mes deux enfants en très bas âge. vous avez élevé vous avez élevé toute seule vos ? Voilà avec un père qui était quand même qui était quand même là qui qui avait un droit de visite et d'hébergement mais on va dire que j'étais j'étais seule avec un métier très prenant et avec des enfants bas âge avec des grosses difficultés financières à l'époque il y a plus de 20 ans.
Donc j'ai j'ai j'ai j'ai j'ai à la fois par ma pratique professionnelle et à la fois par ma vie personnelle, j'ai pu j'ai pu constater les difficultés auxquelles pouvaient être confrontées. Lesquelles quelles sont les plus grandes ? Le ? le quotidien gérer le quotidien avoir ces ces ces ces casquettes multiples quand on a un métier mais surtout beaucoup difficultés financières, on doit élever trois enfants avec Vous rappelez ?
Oui mais c'est pour ça que je je vais porter voyez une autre de c'était quoi une ? Dites-moi Caroline. j'allais chez chez les chez alors je je sais qu'on on cite pas de de de nom à l'antenne mais j'allais on va dire dans un supermarché très très low cost et je m'achetais quatre patates au lieu de cinq c'était ça.
C'était ça. Et ah oui oui c'était ça c'était ça. C'était Parce que vous n'aviez pas les moyens d'en acheter cinq. je travaillais à l'époque à mi-temps parce que parce que voilà à l'époque bah la pension que je devais recevoir je la recevais pas toujours et parce que ben il y avait trois enfants, c'est ça coûte beaucoup d'argent.
Ouais. Donc c'était un vrai un vrai sujet. Vous vous souvenez de ces fins de mois, ces fins de mois, c'est je peux vous dire que les fins de mois difficiles, je je je les ai largement connues.
C'est vrai. Et donc et donc c'est c'est aussi pour ça que je vais porter, vous voyez, une autre loi Yad'v qui n'a rien à voir là, sur laquelle je je réfléchis sur sur aider sur deux points particuliers les familles monoparentales, euh sur notamment les pensions alimentaires et le droit de visite et d'hébergement. Voilà. ?
Pension alimentaire, alors c'est-à-dire qu'en fait je j'imagine là créer euh ce qu'on pourrait appeler une sur-pension. Euh lorsque euh lorsque le en général le père, alors c'est en général, hein, je je je pardon de faire une généralité, parfois c'est le contraire, mais c'est souvent la mère. Euh donc quand euh le père décide par exemple de ne pas exercer ses droits de visite et d'hébergement, c'est un droit et pas une obligation.
Et combien de fois j'ai été confrontée dans le cas de mes dossiers, euh d'avocate en droit de la famille, à euh à des euh euh des euh des des des jeunes enfin des des des femmes euh qui euh avaient leur euh ex-époux, leur père de leurs enfants, qui ne euh venaient pas. Qui ne venaient pas. pas chercher les enfants. chercher les enfants.
Et donc, de ce fait, il y avait un surcoût. Oui. Un surcoût, donc automatiquement.
Euh voilà. Et donc et donc Ça vous est ? Oui, un petit peu.
Alors c'était moins sur ça que sur sur autre chose, mais pension, ouais. Et donc une sur-pension alimentaire, ça viendrait euh simplement combler l'absence euh d'exercice du droit de visite et d'absence d'exercice effectif du droit de visite et d'hébergement du père. augmente la pension. au prorata, voilà, on augmente la pension.
Il y a pas d'obligation, il y a jamais il peut pas y avoir d'obligation absolue euh d'exercer son droit de visite et d'hébergement. Par contre, une conséquence directe, normale, financière. Voilà, ça c'est la première partie et la seconde partie concerne la fiscalité de la pension alimentaire et des frais exceptionnels.
Le fait que ça soit fiscalisé pour la mère, c'est du revenu en plus et ce revenu en plus va pouvoir peut-être être pénalisant pour elle et elle peut-être à cause de ça, elle ne pourra plus percevoir des allocations vous vous vous souhaitez Je souhaite défiscaliser ces frais exceptionnels et exactement, c'est c'est c'est frais exceptionnels en fait pour la mère et pour le père. et pour les les pères qui ne payent pas leurs pensions alimentaires Bah ça ça existe Il y a déjà oui, ça existe enfin bon la loi Oui oui non non mais ça et puis l'État prend le problème et donc voilà, on verra après comment cette loi évolue, s'il y a des choses à rajouter et cetera. Moi, je me tiendrai évidemment à la disposition, je vais en parler avec un avocat et cetera.
Est-ce que c'est un ? C'est déjà un délit mais est-ce que c'est suffisamment ? Oui oui, c'est un délit d'abandon de famille, il y a déjà de pas mal de de décisions là-dessus.
Bien, Caroline Adam, merci Merci à vous. d'être venue nous voir aujourd'hui, d'avoir parlé librement. Merci beaucoup Caroline Adam d'être venue nous voir dans notre podcast Bourdin média.
Merci. Vous évidemment vous abonnez et puis vous likez. Nous regardons toutes vos réactions bien évidemment.
Caroline Yadan