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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 16 octobre 2026 21 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEurope & international

Manifestation du 17 octobre: la FNSEA ne participera pas à la mobilisation

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Sébastien Lecornu a-t-il prouvé qu'il allait vous aider avant l'élection présidentielle ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Comment trouver une solution pour la consommation et les agriculteurs face à l'inflation ?

  • 2:32OuverteÉludée

    À quoi correspondront les 500 à 700 millions annoncés ?

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'article sur l'aide au relais voté en 2025 n'a pas de décret d'application ?

  • 4:56OuverteRéponse directe

    Les aides du gouvernement sont-elles arrivées pour les agriculteurs ?

  • 6:16OuverteRéponse directe

    L'aide de 15 centimes sur le GNR est-elle versée à temps ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Fait
    « Ce matin, dans ma ferme, sur mon compte en banque est arrivé l'argent de la politique agricole commune. »
  • 2:32Chiffre
    « On peut dire à la louche 500 à 700 millions dans un moment où chaque euro compte, j'ai un peu du mal à comprendre. »
  • 3:06Promesse
    « Nous avons besoin d'un budget avant la présidentielle pour apporter un certain nombre de réponses. »
  • 5:36Chiffre
    « Pour juin nous ne sommes qu'à 70 % et pour juillet nous ne sommes pas encore en rendez-vous. »
  • 6:16Chiffre
    « Le gasoile non routier a fait plus que doubler dans les fermes. »
  • 8:10Fait
    « Nous sommes en train de discuter pour nous mobiliser à Bruxelles en novembre ou en décembre. »
  • 19:55Fait
    « Le bois libère des hydrocarbures aromatiques polycycliques qui pourraient être cancéreux. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Arnaud Rousseau. Bonjour de Malur. Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions. Vous êtes le président de la FNSEA, le premier syndicat agricole et c'est l'autre crise qui couvre, celle des agriculteurs. Certains ne le voient peut-être pas arriver mais ça va péter très fort. Voilà ce que dit l'entourage du premier ministre. L'agriculture française ne peut pas attendre l'élection présidentielle. Sébastien Lecornu a déclaré cela. Il l'a déclaré. a-t-il prouvé qu'il vraiment qu'il allait vous aider pour que vous puissiez vous en sortir avant avant l'élection présidentielle ? En tous les cas, la prise de conscience du Premier ministre est est factuelle. Il l'a rappelé, il a fait des annonces hier. Ce qui compte pour les

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agriculteurs aujourd'hui, c'est que les choses très concrètement prennent forme dans leur corps de fer. Il y a eu un plan d'urgence qui est annoncé, souvenez-vous, à la fin de l'été dans lequel on a annoncé un certain nombre de mesures. Ce matin, dans ma ferme, sur mon compte en banque est arrivé l'argent de la politique agricole commune. Donc ça c'est ce matinant. C'est la politique agricole commune. Absolument. C'est de l'argent qui est arrivé de Bruxelles, même si la France y contribue. Et ensuite, il y a tout un tas de mesures que nous attendons dans les jours prochains. Donc la prise de conscience est là, mais ce qui compte maintenant, c'est la transformation de l'essai. Ce dont il a parlé hier, c'est un plan de rebond qui ne verra le jour que s'il y a

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un budget. Or, chacun comprend que dans le contexte actuel, nous n'y sommes pas. Nous, ce que nous voulons, c'est travailler à des solutions pour essayer de construire un avenir. Mais la réalité d'une exploitation aujourd'hui, c'est la trésorerie. Arnaudous, le problème c'est la trésorerie. On va y revenir. Évidemment, c'est aussi le résultat de la question de la sécheresse, de la question des incendies, de ce que vous vivez aujourd'hui. Concrètement, vous devriez semer mais la plupart des semis sont repoussées parce que la terre est trop sèche. Il y a effectivement des problèmes aussi d'inflation, inflation avec des gens qui se restreignent. Et là, je pense aux autres, à ceux qui ne sont pas agriculteurs qui aimeraient bien acheter les produits de votre

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agriculture mais qui n'osent même plus y penser et qui renoncent les chiffres de l'inflation et les chiffres du pouvoir d'achat euh vont aussi dans le sens de moins de viande, moins de produits français parce qu'ils n'ont pas les moyens. Comment on fait pour trouver la solution à la fois pour la consommation et pour les agriculteurs ? Mais si on s'arrête sur ce plan de relance, il y a eu un peu plus d'un milliard à fin d'été et là on nous annonce en effet 500 à 700 millions de rallonges en fonction du budget. Ça servirait à quoi ? Ça irait où ? Alors je ne sais pas vous répondre Pauline de Malière puisque cette annonce de 500 à 700 millions, d'abord 200 millions d'écarts pour nous c'est beaucoup. Oui. Je vous avoue que je me suis dit quand on peut dire à la louche 500 à 700

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millions dans un moment où chaque euro compte, j'ai un peu du mal à comprendre. Alors, je je ne sais pas vous répondre ce matin. En revanche, on considère que c'est une nouvelle intéressante qu'on veut travailler. D'ailleurs, le Premier ministre a dit qu'il nous recevrait mi-octobre, nous y sommes. Donc, nous avons très envie de découvrir ce qu'il va mettre dans le pacte Jeunevar puisque c'est ainsi qu'il a appelé ce plan. Il y a des mesures en fait, vous avez l'enveloppe mais vous savez pas à quoi ça correspond. Pardon, mais au moment où on se parle, on a même pas l'enveloppe si nous avons un budget. Et ça nous permet de dire que nous avons besoin d'un budget. C'est ce que nous disons tous les hivers à la même époque puisque la crise agricole ne date pas simplement de cet été, c'est

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que nous avons besoin d'un budget avant la présidentielle pour apporter un certain nombre de réponses. Nous voulons construire ce plan. Nous avons besoin que ce soit concret pour que rapidement les choses arrivent. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que par exemple dans la loi d'orientation agricole de mars 2025, il y avait un article qui a été voté par les parlementaires qui est une une aide au relais. Vous savez quand vous êtes errinté, vous êtes fatigué, vous en pouvez plus, vous êtes au bout du rouleau, ce qui est le cas dans beaucoup d'exploitation aujourd'hui, et bien vous avez la possibilité quand vous avez 59 ans d'avoir une aide au relais qui vous permet de transmettre votre exploitation, de préparer l'avenir. Et bien vous voyez cet article de loi voté

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en mars 2025, il a même pas de décret d'application. Il y a 1 an et demi. Non, c'estàd ça fait ça fait un an et demi et c'est resté totalement théorique. C'est resté totalement théorique. Il y a pas de décret d'acciliation, il y a pas de finance. Donc vous voyez que à la fois on a envie de construire l'avenir mais qu'en même temps quand il y a eu des engagements, des lois votées par les parlementaires il y a un an et demi, on a même pas le décret d'application. Donc c'est saisissant. C'est saisissant parce que ce qui vous arrive à vous, ça arrive dans tous les domaines. C'està-dire qu'en fait, il y a un décalage total entre les annonces et la réalité. Dans le réel, ça n'est toujours ça n'a pas atteint le mur du réel. Nous voulons travailler à des solutions

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pour l'agriculture, mais les annonces ne suffisent pas. Nous avons besoin d'un budget. Nous faisons constat que un certain nombre d'éléments qui ont été construits dans des lois agricoles depuis près de 3 ans ne trouvent pas débouché. Et je le redis, la situation y compris psychologique et la ministre madame Jeunevar l'a rappelé il y a quelques jours de l'agriculture nécessite que ce qui a été promis soit. Vous m'avez dit que vous aviez touché les aides de la PAC, que ça y est, elles sont sur le compte en banque des agriculteurs. Les aides en revanche du gouvernement, c'estàdire les aides françaises, ça vous les avez pas touché. Alors le plan d'urgence annonce à la fin de l'été. devrait arriver dans quelques jours, nous dit-ons, fin octobre. Donc au moment où je vous parle, ça n'est pas

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le cas mais ça devrait arriver. Nous avons comment commencer à toucher les aides sur le gasoil puisque vous parliez de la situation mais le gasoile par exemple au même titre que les Français, nous nous mettons dans nos tracteurs du gazoile non routier, du GNR. Bien, ce GNR a beaucoup augmenté. Nous avons une aide de 15 centimes. Cette aide, elle est versée trop doucement. Alors, il y a un peu de rattrapage maintenant, mais ça a été très long. L'aide de mai pour les routiers notamment, elle n'a été perçue que fin septembre. Est-ce que c'est à peu près les mêmes délais pour vous les agriculteurs ? Oui, absolument. Nous avions maintenant les aides d'avril puisque ça a commencé en avril sont quasiment totalement payées. Les aides de mai sont bien avancées mais par exemple pour juin nous

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ne sommes qu'à 70 % et pour juillet nous ne sommes pas encore en rendez-vous. Donc vous voyez ça ça ça tarde trop. Je le redis. il y a les du gouvernement et puis il y a il y a Total hein qui sur le GNR comme sur le reste dit je vais encore plus plafonner. Est-ce que ça vous paraît à la hauteur ? Là aussi c'est une très bonne nouvelle puisque le PDG de Total monsieur Pouyané a annoncé qu'il aiderait aussi le monde agricole avec à partir du 1er novembre une baisse de 20 centimes. C'est une très bonne nouvelle parce que tout ce qui contribue à réduire nos charges va dans le bon sens. Mais je le dis, le gasoile non routier a fait plus que doubler dans les fermes. Nous ne pouvons pas nous passer de mettre du carburant dans nos tracteurs. Et donc c'est un une aide

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bien reçu. Moi je remercie le président PDG de Total énergie pour ce geste mais il faut aller encore plus loin tant les charges sont importantes. Arnaud Rousseau, la colère, il y a la France et il y a l'Union européenne. Il y a eu ces dernières années de nombreuses colaires agricoles non seulement en France mais aussi partout en Europe avec vos collègues des autres pays qui convergeaient vers Bruxelles. En ce moment même il y a le money time européen comme on dit c'est le moment où justement on négocie le budget européen. Si ça se passe mal ça pourrait plonger nos agriculteurs dans une très très forte mobilisation. Voilà ce que dit le cabinet euh aussi non seulement le vôtre mais aussi du ministre de la ministre de l'agriculture qui sait que c'est aussi

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là que ça se joue. Qu'est-ce que vous attendez de Bruxelles ? D'abord, on est déjà dans une situation difficile parce que le budget, tel qu'il est annoncé par la commission, n'est pas au rendez-vous pour la France, simplement pour que les gens ai conscience, aujourd'hui les aides de la PAC, ça représente de l'ordre de 130 € par français et par an, versé aux agriculteurs français pour contribuer à produire une alimentation parmi les plus sûres de la planète. Et là, on a une amputation de l'ordre de 13 à 15 % et nous n'avons pas de sécurisation de la totalité du budget. Le président de la République, monsieur Macron, a dit "Je ferai en sorte qu'il ne manque pas un centime." Mais aujourd'hui, avec nos collègues européens, nous ne sommes pas satisfaits de la sécurisation qui est apportée à

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cette politique. Et je peux vous annoncer que nous sommes en train de discuter pour nous mobiliser à Bruxelles en novembre ou en décembre au moment des conseils des ministres et des chefs de gouvernement parce que nous voulons redire que pour l'Europe la question de la PAC de la politique agricole commune c'est la colonne vertébrale et que si demain nous réduisons l'ambition de cette politique le risque c'est de voir encore plus d'importation. Je vous rappelle qu'aujourd'hui à peu près un/ers de ce que nous consommons en France est importé. Tout le monde a conscience que la France est un un pays un grand pays agricole. elle est de moins en moins. On va y revenir sur cette question de la consommation et des produits français. Euh mais quand vous dites, je vous

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annonce qu'on on réfléchit à cette mobilisation, est-ce que ça veut dire que euh vous envisagez euh un nouveau une nouvelle marge des agriculteurs, c'est-à-dire concrètement des tracteurs vers Bruxelles, voire même des blocages en France ? Oui, absolument. Je peux vous dire que nous avons la ferme volonté et l'ensemble des de mes homologues européens, des syndicats agricoles étaient réunis hier en Suède à Stockholm et que il y a une volonté rapidement de pouvoir élaborer une action à Bruxelles dont la forme n'est pas définie encore aujourd'hui parce que il nous paraît important comme nous l'avions fait en il y a quelques mois sur le Mercossur de redire que sur cette question de l'alimentation européenne de la politique agricole commune il n'est pas question de lâcher

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du terrain. Donc vous pourriez, je repense à aux images de l'année dernière de tracteur devant la Commission européenne à Bruxelles çait virer quand même à l'empoignade. Est-ce que est-ce que vous vous dites s'il le faut on recommence ? Absolument. Je je je suis absolument déterminé et encore une fois avec un certain nombre de nos collègues européens à réfléchir à la manière dont nous pouvons dire à la Commission qu'il n'est pas question de reculer sur ce point. Vous avez parlé de Money Time, c'est maintenant qu'il faut agir pour redire que les agriculteurs européens n'entendent pas réduire l'ambition. deux points, un sur l'Union européenne parce que elle est en train de remettre en cause une de nos un de nos patrimoines français de l'agriculture la Landouille

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de Gueméné. J'y reviendrai dans un instant mais sur la question des mobilisations. La mobilisation de demain, journée de mobilisation à l'appel à l'origine des gilets jaunes mais désormais poursuivi par les syndicats, un certain nombre de partis de gauche et les lycéens. Est-ce que vous estimez que les agriculteurs doivent être au côté de cette mobilisation demain ? En tous les cas, pour ce qui concerne la FA, nous n'y serons pas pour une raison assez simple, la Pine de Méum, c'est que c'est la pleine période du boulot dans nos champs. Nous sommes en ce moment en train de récolter le peu de maïs que l'été nous a laissé. Nous sommes en train de semer nos céréales. Nous sommes en train de récolter nos betterves. Euh les éleveurs essaient de se battre pour

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trouver des fourrages. Et donc le mois d'octobre, comme tous les ans, si je puis dire, est un mois où les agriculteurs sont au travail. Mais la question se posera mais est-ce que vous êtes en solidarité ? C'est que vous dites "Bon, on n'y sera pas parce qu'on sera dans nos champs", mais est-ce que vous estimez qu'il y a et qu'il faut qu'il y ait une forme de convergence des luttes pour reprendre l'expression d'un certain nombre de parti ? Ça n'est pas aujourd'hui les solutions que nous portons. Nous comprenons que les lycéens puissent avoir un certain nombre de revendications que d'autres corps de métier. J'ai eu un échange il y a quelques minutes avec des gens du bâtiment qui nous disent aujourd'hui que dans la promotion immobilière, c'est une catastrophe. Et bien, il y a aujourd'hui

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tout un tas de de métiers qui sont en en forte difficulté, mais pour ce qui nous concerne, nous avons des revendications très clair. Je vous ai parlé du volet européen, je vous ai parlé de la nécessité de rendre concret les aides. Il y a eu quelques avancées, la ministre a annoncé par exemple le préato zéro, mais demain le 17, nous ne serons pas contrairement à la coordination rurale, autre syndicat, la confédération paysane, pardon, qui sera sur place. Oui, encore une fois, chacun fait ce qu'il veut. Nous, nos revendications sont des revendications agricoles. Nous portons un projet très clair. Nous voulons renouveler les générations. Nous voulons nous battre pour le revenu d'agriculteurs. Ces sujets-là de convergeon, vous savez, il y a déjà du chaos en agriculture et beaucoup de de

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d'états psychologiques difficiles. Pour nous, c'est pas le chaos demain qui la solution. Mais bien sûr qu'ils sont à bout. Vous savez, quand vous avez pas rentré vos fourrages, quand vous avez un tas de factures sur le coin du bureau, c'est difficile d'envisager l'avenir. Et donc le sujet pour nous, c'est à la fois de trouver les solutions immédiates et puis d'essayer de se projeter parce qu'il va bien falloir qu'on essaie de se construire un avenir. En revanche, nous avons besoin que les engagements pris soient tenus et je vous ai pris cet exemple très concret de l'aide au rebond. Nous avons besoin que les engagements pris soient tenus et je suis très frappé euh par effectivement le décalage entre les promesses qu'on vous a fait et la réalité ensuite tangible de ces

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promesses. Euh l'an dernier, vous avez obtenu combien et et ça a servi à quoi ? C'estàd moi, j'aimerais comprendre où va quand on vous dit une enveloppe là quand récemment ils disent il y a une enveloppe d'un milliard, ça va où concrètement ? Alors il y avait dans cette enveloppe un certain nombre de choses. Il il y a des choses très concrètes qui se mettent en œuvre. Par exemple, l'abattement de la taxe sur le foncier Nombadie, les agriculteurs, les propriétaires de terre. paye une taxe sur le foncier non bâti qui finance les communes, les collectivités. Cette taxe, elle a été réduite dans de nombreux endroits et le propriétaire doit l'imputer à l'exploitant à tout parti. Donc ça c'est très concret, c'est maintenant les aides au GNR, elles viennent soulager les

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trésoreries. Je dois soulager parce que le prix du carburant reste élevé. Il y a eu, nous l'avons demandé, un prêt à ta zéro. Donc on va voir s'il se met en place, mais en tous les cas qui est nécessaire pour financer les cycles d'exploitation. Il y a eu 200 millions qui ont été mis au plus près du terrain qui est une enveloppe qui n'est pas suffisante mais qui va être distribuée dans vous avez promis aussi de vous soulager d'un certain nombre de normes qui parfois vous rendent très périlleux et difficile l'agrandissement des exploitations. On pense notamment à cette fameuse histoire des œufs des poulaillers et de la question de on vous oblige à adapter la manière dont vous exploitez les poules pondeuses pour faire simple avec plus de pleinire avec moins de cage. Ça oblige à des

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adaptations du bâti sauf que pour adapter le bâtis si j'ai bien compris parfois vous en avez pour des années entre les arbitrages les décisions des uns et des autres les documents que vous devez et et les recours. Est-ce que ça très concrètement ça avance ? La réponse à ce stade, c'est non. Mais nous avons dans la loi d'urgence agricole un certain nombre de décrets qui vont nous permettre sur la question de l'eau, sur la question des bâtiments d'avance par futur. Mais je parle au futur parce que je crois vous avoir dit que c'était non au moment où on se parlait mais moi mon boulot c'est d'essayer de se projeter. Donc nous avons un texte de loi qui a été voté cet été qui prévoit un certain nombre d'avancées mais mais qui ne sont pas encore Nous n'avons pas les décrets

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d'application, nous les attendons mais la clairement vous voulez construire un poulailler aujourd'hui c'est non mais mais c'est pire que ça. Pauline de Manière, vous avez parlé des cages par exemple, il y a plus de cages en France, très peu. Elles ont été vendues il y a une dizaine d'années, notamment aux Ukrainiens qui aujourd'hui nous importe des œufs produits en cage qu'on leur a vendu il y a 10 ans à des prix et dans des conditions de production qui ne respectent pas nos standards. Voilà les sujets qui héritent profondément les agriculteurs, c'est-à-dire qu'à la fois vous n'arrivez pas vous à faire un nouveau poulailler. On va préciser des choses. Au moment de la du début de la guerre en Ukraine, une des manières d'aider les Ukrainiens a été précisément de lever les barrières

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douanières pour qu'ils puissent, puisqu'ils n'avaient plus accès au marché russes, en gros, pour qu'ils puissent écouler leur marchandises vers nous pays de l'Ouest, mais avec des conséquences qui sont qu'effectivement là-bas, il y a des giga factory de de poulailler et on se retrouve avec des chiffres, je sais pas s'ils sont vérifiables mais qui disent que près d'un poulet sur deux qui est consommé en France et de toute façon importé et majoritairement d'Ukraine. Oui, c'est exact du et et d'ailleurs mais avec des normes qui donc pour vous ne sont absolument pas les mêmes que nous, donc forcément moins cher factuellement. factuellement et c'est la raison pour laquelle à la fois nous avons besoin de réaffirmer une vision pour l'agriculture. Vous savez quand on

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parle de souveraineté alimentaire et et c'est ça qui compte au-delà des Ukrainiens, c'est que on puisse réaffirmer de la cohérence quand on dit qu'on veut avoir une agriculture parmi les plus durables pour défendre l'environnement, pour protéger l'environnement, pour défendrez- est-ce que vous demandez à ce que ces accords avec l'Ukraine soient revus ? Non, mais surtout on demande à ce que les règles qu'on nous demande soi respectées quand il s'agit d'importation. Nous l'avons dit pour le monsieur rapporté OK mais aux mêmes normes que nous mais dans les standards qui sont ceux qu'on impose aux agriculteurs européens. D'ailleurs, vous avez noté que concernant le Brésil Commission européenne ast par compte que c'était pas terrible finalement. Donc ça ça n'est pas possible. Il faut de la

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cohérence. Nous avons besoin de rester dans un monde ouvert mais il faut qu'on lutte. L'objectif à Pauline de Merbe c'est de ne pas perdre notre souveraineté et notre appareil productif français. Le problème c'est la souveraineté mais le problème c'est aussi le pouvoir d'achat. Ici même le 3 septembre, je vous ai reçu, vous me disiez qu'il allait falloir accepter un peu d'inflation alimentaire parce que le problème c'est que sinon quand on tire les prix vers le bas, c'est vous les agriculteurs qui allaient en crever. C'était votre mot. Euh, on a eu hier les chiffres de l'inflation, 3,1 %. On sait et on voit et la plupart des grands distributeurs le disent, que l'inflation, elle va encore augmenter. Euh, est-ce que au moins au moins, on peut se consoler en se disant qu'une

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part de cela va dans vos poches ? Alors, c'est ce qu'on veut vérifier parce que moi je veux aussi que l'effort qu'on senti puisse bénéficier à la production. Je vous parle de l'appareil productif français. Donc, nous avons un certain nombre d'échanges avec nos partenaires de l'industrie agroalimentaire, de la grande distribution, de la restauration, ce qu'on appelle hors foyer, de tout ce que les Français consomment euh au restaurant d'entreprise, dans la cantine des enfants. Voilà. Oui, parce qu'il y a ce qu'on achète et on vérifie l'origine, mais il y a ce qu'il y a dans nos assiettes et on n'est pas tout à fait sûr. Absolument. En gros, pour vous donner les chiffres, c'est 45 % dans la grande distribution et et tout le reste est est orfoyé. Et ça, on a besoin de vérifier

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que les les les centimes additionnels que les Français consentent à payer et parfois de manière très difficile, vous l'avez dit, et nous en sommes conscients, bénéficier la production. Je dois voir très prochainement le président de la Fédération du commerce et de la distribution, Alexandre Bompard, pour discuter de la répartition parce que ceux qui compte à la fin, vous avez l'impression qu'il y a quand même une petite entonloupe ? En tous les cas, il y a à certains endroits des doutes. À certains endroits des doutes, très clairement, on peut pas aujourd'hui dans le trio agriculteur, industriel distributeur, à un moment il y a de l'argent qui qui se dilue quoi. Oui, mais bien sûr. Je je rappelle le chiffre sur 100 € dans un cadit de supermarché c'est 7 à 8 € dans la poche

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de l'agriculteur. Alors, je dis pas que le reste, il y a pas de la logistique, de la valeur ajoutée et des biens. Après, vous vous êtes vous faites la matière première, quoi. C'est exactement ça et et et c'est un vieux débat mais aujourd'hui face à cette inflation alimentaire et à cette difficulté pour un certain nombre de nos compatriot de se nourrir, il faut s'assurer que l'effort consenti bénéficie à ceux qui en ont besoin. Je parle des campagne dans la campagne présidentielle actuelle. Avez-vous le sentiment ? Je sais que vous rencontrez petit à petit la plupart, vous allez les voir tous d'ailleurs les les candidats à l'élection présidentielle. Oui, c'est le souhait de la FNA de rencontrer l'ensemble des candidats y compris. Marine Le Pen, Jean-Luc

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Mélenchon pour vous voyez tout le monde. Vous estimez que il faut les alerter sur votre situation ? Est-ce qu'il répondent présent ? Alors, d'abord, il faut les alerter. J'ai la faiblesse de penser que pour ne pas aujourd'hui voir la difficulté du monde agricole, c'est difficile, mais surtout ce qui nous intéresse, c'est les solutions qu'ils entendent mettre en place. Comment ils entendent construire un projet viable pour l'agriculture, pour les agriculteurs, pour le renouvellement des générations, pour le revenu. Et c'est tout ça l'enjeu. Et j'ajoute que nous avons nous à FNSOA produit un document dans lequel nous portons nos positions. Donc, c'est pas seulement les entendre, c'est aussi porter nos notre ambition. Est-ce que vous allez réussir à sauver l'endouille de Geméné ?

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Mais écoutez, l'endouille de Gueméné comme tous les signes de qualité, vous savez nous on est attaché à ce qui fait la singularité française. Je vais expliquer ce qui se passe. Des normes sanitaires nouvelles ont été dictées par l'Union européenne et elle pourrait remettre en cause la façon dont est préparé l'endouille de Gueméné. Parce que pour préparer l'endouille de Gueméné, il faut la technique dite du fumage. Or, le fumage est de plus en plus interdit progressivement. On peut plus acheter de thé fumé par exemple dans l'Union européenne et ça pourrait remettre en cause la fabrique même de l'endouille de Gueméné. Alors, la ministre de l'agriculture hier a dit que c'était en particulier un fabricant dont le taux était légèrement au-dessus de celui qui est accepté. Mais est-ce que

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concrètement vous avez le le sentiment que un certain nombre de nos nos traditions pourraient être supprimées par ça ? Est-ce que l'endouille de Gueméné va quand même résister ? Mais qui qui peut accepter à de Malerbe que de Bruxelles on est dicte des normes et qui nous fasse renoncer à notre identité, à notre histoire ? Vous savez, les choses sont simples. Où il y a un problème de santé publique, c'est dangereux pour le consommateur et là il faut prendre des décisions sans hésiter. Ou alors on nous fout la paix. Si vous voulez les sujets sur le lait au lait cru dans les fromages, ce sujet spécifique de l'endouille de Gené et bien d'autres, c'est des sujets qui irritent. Il disent à l'Union européenne que le bois libère des hydrocarbures aromatiques polycycliques qui pourraient

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être cancéreux. Très bien. Je je redis où il y a un problème de santé publique et ne faut pas trembler et il faut prendre des décisions. Moi quand je consomme uneouille de gué, je prends du plaisir. Je ne veux pas mettre ma vie en danger. Donc où il y a un problème de danger, il faut prendre des décisions. Enfin, ne nous cachons pas derrière des mots qui pourraient faire craindre. Voilà, je vous ai parlé du lait cru qui a un vieux débat sur lequel voilà c'est notre histoire. Je dire il faut il faut un moment que ces normes qui nous pourrissent la vie puissent faire en sorte de nous protéger quand c'est nécessaire mais cessons en permanence que ce soit Bruxelles qui explique à chaque français comment il doit vivre et la manière dont il doit vivre. Nous sommes attachés à nos traditions

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culinéaires. Vous savez il y a beaucoup de Français sous signe de qualité produits français agricoles sous signe de qualité que les Français adorent et dont nous avons besoin. Merci beaucoup Arnaud Rousseau, président de la FNSEA. Vous avez dit que vous alliez voir Sébastien Lecnu. Vous avez une date ? Je n'ai pas de date au moment où je vous parle mais je l'attends. Il avait parlé de mi-octobre, nous sommes le 16. Ça devrait ne pas t Oui, [grognement] ça y est, on commence à basculer dans la 2e partie.