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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 6 octobre 2015 11 min

Urvoas: «La justice est un ministère qui n'a pas bénéficié du budget nécessaire»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

la campagne des régionales la colère qui monte chez les policiers et puis et puis les suites de l'affairé air france qui fait couler énormément d'encre si avec jean jacques urvoas qu'on va parler de cela ce matin député socialiste du finistère avec est aussi le président de la commission des lois à l'assemblée nationale jean jacques urvoas bonjour jours alors il ya des petits soucis pour claude bartolone qui est le président enfin le président oui de l'assemblée nationale mais qui veut briguer la présidence du conseil régional d'ile-de-france et puis une enquête préliminaire qui avait été ouverte par le parquet de bobigny pour un emploi fictif il aurait pris la place de quelqu'un au conseil général et le quai laquelle personne devait faire un travail qui n'a pas fait apparemment peut-être votre réaction non aucune ou alors constaté que les campagnes entre elles sont propices à nourrir le rôle des tribunaux fin les ordres du jour est des tribunaux donc je pense qu'il ya peut-être un lien et puis pour le reste le meilleur service à rendre pour la faire et pour être président bartolone s'est surtout ne rien dire parce que la chine va faire son métier oui or on est dans l'ordre des boules puantes ou rose rien je constate ça tombe au moment d'une campagne électorale est prête ou il est président de l'assemblée nationale depuis trois ans mais nous sommes soucieux de la morale publique comme un moyen pour y attaquer mais je serais inquiet le jour je serai un quinze jours il y aura des investigations et des preuves seront apportées çà peut pas de l'empêcher de se présenter en aucune façon dont aucune façon dont nous la présomption d'innocence évidemment vous étiez ribreau clairsienne auquel tout le monde va dire aucune présomption d'innocence auquel tout le monde va contribuer en ne commentant pas ça va pas arranger les affaires de la gauche du ps avec la gauche de la gauche n'a encore une fois ça n'a rien à voir à une campagne électorale est la justice chacun de son côté alors la colère monte chez les policiers vous avez vu encore hier avec ce fait divers impressionnant en scène samedi également un policier qui est entre la vie et la mort et surtout surtout et bien le profil des assaillants qui laisse songeur quelqu'un qui à 24 ans cadets antécédent judiciaire long comme le bras plus d'une vingtaine de dossiers et qui est classée en fiche est ce qu'est ce qu'il faut penser de ça d'abord encore une fois c'est sont en droit d'être inquiet quand même non non le français ont droit de savoir ce qui s'est vraiment passé du coup il faut toujours être extrêmement prudent parce que personne n'a vraiment accès au dossier donc les commentaires que vous pouvez faire que je peux faire sur la base de ce qu'on peut en lire sans qu'on ait aucune certitude sur la véracité si ce qui est dit est vrai moi j'en tire deux conclusions d'abord il ya une radicalisation en prison c'est une confirmation ce n'est pas une information de cet individu se serait radicalisé aussi contacter c'est ce que sa vie c'est ce que je ne suis pas certain que ces actes de criminalité organisée ou de banditisme et un lien avec sa radicalisation disque se nourrit souvent où l'argent oui mais dans le cas des leviers très justement si encore une fois ce que vous avez dit est juste que cet individu avait déjà des antécédents judiciaires et que les processus de radicalisation serait donc plus récents donc il ya deux choses ya la radicalisation sur ce plan là je crois qu'il faut que l'administration pénitentiaire en prêt de la mesure elle le fait parce que c'est le cas elle le fait elle le fait alors évidemment elle le fait d'abord en analysant le phénomène parce que disons la réalité ce sont des phénomènes que nous ne connaissons pas bien et donc il ya beaucoup de coopération qui sont faites avec les universitaires et puis avec les pays étrangers qui sont contre et comme nous à ce défi comme en traitant la radicalisation est-ce qu'il faut rassembler ceux qui sont radicalisées dans votre ignorance et justement j'ai c'est d'être prudent parce que ce qui a été fait à fresnes en aucun cas d'espèce l'individu était incarcéré à fresnes il ya une observation il ya des travaux qui ont été conduits à une inspection qui a rendu sans et son analyse qui ne conclut pas à l'exportation de la solution mais en même temps a conclu en ski et nantes espère comme autre alternative la bonne alternative ça serait qu'il chaque détenu soit effectivement individualisé dans sa cellule et qui soit sous observation mais vous n'avez vous avez aujourd'hui une surpopulation il ya un mouvement de personnel donc c'est difficile donc on essaie de s'adapter 1 / cas d'école ici la radicalité a été repéré à telle enseigne si ce que j'ai lu est vrai que cet individu aurait été séparés de ceux avec lesquels ceux avec lesquels ils étaient donc exclues l'un de ceux qui vient d'être expulsé à l'enterrer tourner ça c'est pour la radicalisation après il ya quand même les failles du système judiciaire cet individu à une permission il sort de prison qu'il ne s'est jamais représenté c'était en mai 2015 donc là il ya quand même les affaires sont cumulés quoi se dire le nombre de je ne suis pas aussi excessif ça que moi non mais je suis s'aperçoit qu'il ya des failles du système non je suis pas aussi excessif que vous il y a une autorisation qui a été donnée par un magistrat indépendant un juge d'application des peines ils sont indépendants voyez vous si je vous avais gentils moutons béliers que je suis président de la commission des lois civiles gary sion ok il a une permission mais il n'était bien quand il n'a pas aidé le parquet de meaux a lancé une procédure la direction centrale de la police judiciaire a été saisie d'une enquête préliminaire donc là l'individu était recherché oui donc qu'est-ce que les cons fasse de plus si ce n'est au rocher l'opinion publique vous le savez a l'impression qu'à chaque fois qu'ils aient des gros faits divers comme saab on s'aperçoit et ben saada intéressés ça ça doit plaire à l'opinion publique que ce que l'état devait faire a été fait c'est à dire que l'individu a été en les procédures de signalement ont été engagés jusque là fichet ce dont vous parlez ce n'est disons le à chaque fois le figaro le dis sous la plume de vos jours notamment de christophe cornevin régulièrement la fiche est ce n'est pas un outil d'interpellations c'est un affiche c'est une fiche d'isolement des repères alors de mise en alerte néanmoins vous pouvez pas nier il ya quinze jours il ya un policier et une femme qui était accusé de et condamné d'ailleurs pour un assassinat qui ont été libérés alors là on est un peu dans un autre registre cb qui montre quand même des des failles du système ils ont été libérés pour non-respect des délais raisonnables de la conduite de la justice mais il avait fait appel de leur condamnation c'est parce que la justice depuis des décennies est un ministère qui n'a pas bénéficié du soutien financier que l'état devrait y conserver le budget de la justice il a doublé en dix ans oui et il est pour les 110 passer de quatre milliards à 8 milliards milliards principalement pour la pénitentiaire principalement pour la pénitentiaire est essentiellement pour des constructions que l'on appelle de partenariat public privé c'est à dire qu'ils coûtent horriblement cher à l'état puisque nous payons des redevances à des propriétaires privés ce qui veut dire que sur les 8 milliards vous en avait beaucoup qui sont dans la baie d'audierne et tous les autres notamment l'exécution des peines dont nous parlons à l'instant c'est à dire que le suivi justement de ce qu'ils sont qui ont bénéficié de permissions il ya 370 juge d'application des peines de sept à dix ans dans ce pays on a d'ailleurs annoncé la garde des sceaux l'a fait l'année dernière cinq ans de recrutement ils ont quand même mille dossiers à traiter donc évidemment que et ben on fait justement on essaie d'avoir de la constance nous et nous essayons de le faire depuis trois ans nous allons continuer cela s'ajoute la réforme pénale de madame taubira qui est bien instaure la contrainte pénale qui est très très gourmande je dirais en personnel judiciaire comment on fait c'est impossible de faire cette contrainte d'ailleurs les magistrats la prononce peu c'est pour des peines égales ou inférieures à cinq ans il ya deux ans quand ce projet né vous avez beaucoup ont dit par vous même le journal dans lequel vous écrivez que je lis avec toujours beaucoup d'intérêt a donné la parole à beaucoup de députés de l'opposition qui ont dit le seul objectif de cette loi c'est de vider les prisons nous sommes à un an après le vote de la loi avant nous vider les prisons la réponse est non il y à 810 détenus de moins cette année au 1er septembre 2015 qu'il y en avait en 2014 donc cette critique qui était portée n'a pas de fondement est-ce que la contrainte pénale produit ses effets c'est trop tôt pour le dire il y a six cent mille condamnations pour des livres qui sont ceux qui sont visés par la contrainte pénale nous en espérions des contraintes pénale entre 8000 et femmes il en est aujourd'hui un millier c'est évidemment très loin de ce que nous espérons mais les juges commencent et magistrats pendant commence à découvrir l'outil est donc moi j'étais hier à une réunion de la pjj puisque c'étaient les soixante dix ans après cession judiciaire de la jeunesse nous en avons parlé l'outil est utile est-ce que faut-il vérifier maintenant là vous êtes vous d'accord je suis content quand vous voyez tous ces dysfonctionnements judiciaires en voyant qu'on ne met pas deux choses la contraindre à des deux hommes n'a suivi la contrainte pénale est un outil à la disposition des magistrats aujourd'hui je ne tire pas de conclusions parce que nous n'avons pas le recul suffisant vrai nous avons que quelques mois et les magistrats nous dirons et la commission des lois fera le travail d'ailleurs avant la fin du quinquennat bossa est-ce que c'est utile ou pas si c'est pas utile et bon supprimés alors il ya eu des nouveaux styles de la délinquance ce matin alors grande nouveauté c'est l'insee qui donne ces chiffres plutôt louche au barrage ou de houe dacquois où la croissance mais là c'est délinquance alors pas toutes les délinquances et on s'aperçoit que et bien les vols les homicides sont en baisse mais les vols avec armes à feu ou couteaux sont en hausse de 10 % les vols violents sont aussi en hausse les cambriolages aussi quel est l'intérêt de ce nouvel outil qui 2 qui ne recense pas les viols et d'autres d'avril ça va nous permettre d'avoir des débats sur les causes et sur la manière de traiter la délinquance mis en garde non nous avions un débat sur le fétichisme des chiffres la sincérité des chiffres la structure qui publiait les chiffres l'observatoire de la délinquance et de la réponse pénale n'était pas paré de toutes les qualités de l'indépendance n va ce n'est pas une critique sur les personnes qui servent mais dorénavant manuel valls avait souhaité comme ministre de l'intérieur bernard cas simples à appliquer c'est un administrateur un inspecteur général par dong l'insee monsieur françois blanchet qui est venu dans la commission de lois nous expliquer ce qu'allait être le service statistique ministériel de la sécurité intérieure est d'ailleurs les chiffres que vous évoquez ont été publiées sur le site de l'insee c'est à dire et nous avons maintenant enfin la garantie que ces chiffres sont sérieux ils mesurent quoi dans neuf domaines précis qui ont été décidés justement parce qu'ils travaillent dans cette structure neuf domaines qu'ils ont été identifiés ils mesurent sur les trois derniers mois et mesure sur la dernière année donc ils ont constaté vous l'avez dit qu'il ya des violences qui augmente mais il y en a aussi qui baissent il ya 18 % de baisse des homicides notamment et puis par exemple sur les zones de sécurité près de 25 ans et il ya d'autres d autres formes de délinquance qui sont fiancés autres je ne sais pas si nous avons créé justement cette structure subissent de l'intérieur l'a créé c'est justement pour laisser à l'insee la responsabilité de la catégorisation à laquelle ils procèdent mais j'observe que dans les zones de sécurité prioritaires là où l'état mais une priorité avérée les chiffres sont meilleurs sans langue de bois il faut des poursuites pour l'histoire de verre france contre ceux qui ont agi ainsi pour moi le proposions le propre d'une civilisation c'est ne pas faire appel à la violence pour régler les conflits donc en guerre et la violence qu'il faut évidemment que des poursuites sont engagées c'était le temps que deux ans jacques urvoas qui nous est dit oh la sphère barcelone et vienne ne fait que commencer la présomption d'innocence s'imposent notamment en période électorale et pas uniquement mais en l'occurrence et deuxièmement et bien il faut donner du temps à la contrainte pénale pour qu'elle puisse s'imposer il reconnaît quand même et bien que la justice souffre depuis longtemps d'un manque de moyens importants pour et bien le suivi des peines et l'application des peines merci jean jacques urvoas

Urvoas: «La justice est un ministère qui n'a pas bénéficié du budget nécessaire» — Michel J.-P. Debré · Pourquijevote