Julien Odoul : "Philippine n'aurait jamais dû croiser son assassin !" (CNEWS)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 7 %Attaque 73 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:49OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous êtes d'accord avec ce que vient d'expliquer Julien Odoul ?
- 2:03RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est reconnaître un État terroriste, comme le dit Julien Odoul ?
- 2:18RelanceRéponse directe
Le problème peut-être, c'est que justement, ces questions, on n'a pas de réponse ?
- 2:22RelanceRéponse directe
Alors que c'est peut-être un peu tôt ?
- 3:02RelanceRéponse directe
Et l'urgence de la situation, elle est alimentée par la politique extrême menée par le gouvernement israélien ?
- 3:18RelanceRéponse directe
Là, c'est ce soir, c'est pas dans les semaines, c'est dans le...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueFait
« Ce n'est pas le drapeau palestinien, ce n'est pas le drapeau de Yasser Arafat, ce n'est pas le drapeau de la cause palestinienne, c'est le drapeau du Hamas, c'est le drapeau du terrorisme. »
- 0:41Invité politiqueFait
« Le 22 septembre, ce jour qui sera marqué du saut de l'infamie, sera pour les manettes de l'infamie, bien sûr, et une honte pour notre pays, sera pour tous les groupes terroristes leur fête nationale et internationale. »
- 1:10Invité politiqueFait
« et leur ont dit massacrer, violer, torturer, faites des pogroms, vous aurez la légitimité et vous aurez un État. »
- 1:35Invité politiqueFait
« parce que les méthodes des terroristes islamistes du Hamas sont exactement les mêmes, l'idéologie est la même que celle des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. »
- 2:32InvitéFait
« le risque que la reconnaissance d'un État palestinien donne lieu à l'instauration d'un État islamique, oui, bien évidemment que c'est un vrai problème. »
- 4:29Invité politiqueFait
« heureusement, ce n'est pas une naissance, c'est un processus »
- 5:16Invité politiqueFait
« ce qu'on va leur faire ce soir, c'est un cadeau. »
- 5:36Invité politiqueFait
« Pas d'État palestinien. »
- 6:00Invité politiqueFait
« C'est impossible qu'il y ait un État palestinien aujourd'hui. »
- 6:40InvitéChiffre
« Selon le ministère de l'Intérieur, au moins 21 mairies ont répondu à l'initiative lancée par Olivier Faure de hisser le drapeau palestinien sur leur fronton pour saluer la reconnaissance de l'État de Palestine par la France aujourd'hui à l'ONU malgré la consigne de Bruno Retailleau qui a sommé les préfets de saisir systématiquement la justice administrative. »
- 8:18Invité politiqueFait
« Madame la maire de Malakoff a été condamnée par la justice. »
- 8:36Invité politiqueFait
« Le préfet vient de dire, moi je tente à nouveau un recours en demandant effectivement une astreinte. »
- 11:52Invité politiqueFait
« Vous ne savez pas que ce drapeau palestinien, il a été basé sur quoi ? Il est à l'identique, celui du califat islamique de la Mecque de 1916. »
- 33:00Invité politiqueFait
« Et ce qui est très grave, c'est qu'au-delà de mettre effectivement une cible dans le dos, parce qu'à chaque fois, vous dites, un journaliste de CNews est un militant d'extrême droite, on met une cible dans le dos, un opposant politique, on met une cible dans le dos, mais ça entretient l'idée. »
- 34:25Invité politiqueFait
« Vous passez votre temps à rechercher des nazis, à busquer des nazis à gauche. »
- 34:32Invité politiqueFait
« Il y a des vrais nazis à gauche. »
- 34:42Invité politiqueFait
« Il y a des nazis en Ukraine. »
- 34:45Invité politiqueFait
« La gauche voit des nazis partout à droite. »
- 34:51Invité politiqueFait
« La droite voit des nazis partout à gauche. »
- 35:10Invité politiqueFait
« Marine Le Pen hier qui a demandé la démission de Delphine Ernotte. »
- 35:13Invité politiqueFait
« Marion Maréchal qui a demandé également à son tour la démission de Delphine Ernotte, la patronne de France Télé. »
- 48:51Locuteur non identifiéChiffre
« Le texte est voté à une large majorité, avec les voix du Bloc central et du Rassemblement national. »
- 49:12Invité politiqueFait
« L'origine de ce texte, c'est un drame. »
- 49:30Locuteur non identifiéFait
« Le meurtrier présumé est un Marocain, déjà condamné pour viol. »
- 49:32Locuteur non identifiéFait
« Il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire. »
- 50:24Invité politiqueChiffre
« Il devait rester 15 jours de plus. »
- 50:34Invité politiqueFait
« nous avons des élus de la République qui ont voté contre un texte qui visait à protéger les Français, donc à maintenir les étrangers jugés dangereux, comme ce violeur, puisqu'il était déjà condamné pour viol. »
- 51:04Invité politiqueFait
« Philippine, d'une, n'aurait jamais dû croiser son assassin, elle n'aurait jamais dû croiser cet OQTF qui avait déjà été condamné. »
- 51:13Invité politiqueFait
« C'est une faillite collective et la faillite, c'est pas seulement de maintenir en détention, mais d'obligation de quitter le territoire français, il y a obligation. »
- 51:25Invité politiqueFait
« C'est-à-dire qu'on prend la personne, on la met dans un avion, on fait en sorte évidemment que les pays de départ soient obligés, obligés de les reprendre. »
- 51:47Invité politiqueFait
« Or, ce n'est jamais fait. Or, ce n'est jamais fait. On a une impuissance. »
Temps de parole
- Julien Odoul77 %
- Invité5 %
- Invité 25 %
- Invité 34 %
- Invité 42 %
- Locuteur non identifié2 %
- Présentateur2 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Comment vous réagissez à cette volonté de résistance, je mets des guillemets, parce que voilà, mettre un drapeau, voilà. Ce n'est pas une volonté de résistance, c'est une volonté d'aller chercher des voies. C'est une opération électorale communautariste qui cherche à aller flatter une part de l'électorat dans des mairies de gauche ou d'extrême gauche, puisque vous avez cité Rennes, Nantes ou Saint-Denis, évidemment téléguidée pour flatter un électorat quelques mois avant les municipales. Et d'ailleurs, j'espère que cette opération drapeau sera intégrée dans les comptes de campagne, puisque très clairement, c'est une opération électorale qui vise à aller chercher des voies.
Moi, j'aimerais quand même rappeler que ce n'est pas le drapeau palestinien, ce n'est pas le drapeau de Yasser Arafat, ce n'est pas le drapeau de la cause palestinienne, c'est le drapeau du Hamas, c'est le drapeau du terrorisme. Et le 22 septembre, ce jour qui sera marqué du saut de l'infamie, sera pour les manettes de l'infamie, bien sûr, et une honte pour notre pays, sera pour tous les groupes terroristes leur fête nationale et internationale.
Aujourd'hui, tous les groupes terroristes islamistes vont célébrer, vont festoyer, vont encenser ce jour où les démocraties, où certaines démocraties se sont couchées, où certaines démocraties leur ont baisé les pieds, et leur ont dit massacrer, violer, torturer, faites des pogroms, vous aurez la légitimité et vous aurez un État.
Je trouve que ce jour, et de voir que la France, notre pays, patrie des droits de l'homme, est associé, est en première ligne pour reconnaître un État terroriste, parce qu'aujourd'hui, si l'État palestinien voyait le jour, ce serait le Hamas qui le dirigerait, c'est-à-dire un groupe terroriste, un groupe de nazis, on va le dire, parce que les méthodes des terroristes islamistes du Hamas sont exactement les mêmes, l'idéologie est la même que celle des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Je trouve ça terrifiant pour notre pays, et je trouve ça terrifiant pour l'image que renvoie la France à l'international.
– Mathias Leboeuf, est-ce que vous êtes d'accord avec ce que vient d'expliquer Julien Oudoul ? – Non, je ne suis pas d'accord, parce que le propos est tellement caricatural et extrême, qu'est-ce que vous voulez que je commente là-dessus ? – Est-ce que c'est reconnaître un État terroriste, comme le dit Julien Oudoul ? – Non, moi je ne crois pas que ce soit reconnaître un État terroriste, il y a un certain nombre de problèmes qui sont posés, effectivement, à savoir quel État on reconnaît, dans quelles limites territoriales, comment… – Le problème peut-être, c'est que justement, ces questions, on n'a pas de réponse ? – Ah ça, je suis d'accord avec vous. – Alors que c'est peut-être un peu tôt ?
– Alors, il y a une fois… – Au minimum, on peut dire que c'est tôt. – Effectivement, il y a un vrai problème qui est posé, et que moi je reconnais, c'est que le risque que la reconnaissance d'un État palestinien donne lieu à l'instauration d'un État islamique, oui, bien évidemment que c'est un vrai problème. Donc quel État on reconnaît ? Quel territoire ? Comment il va être organisé ? Comment cet État va être financé ? Tout ça, effectivement, reste sans réponse, et il y a une forme de précipitation peut-être, mais ce que je voudrais dire, c'est que cette précipitation n'est due qu'à l'urgence de la situation.
Et l'urgence de la situation, elle est alimentée par la politique extrême qui est menée par le gouvernement israélien, et si on ne reconnaît pas, laissez-moi terminer, si on ne reconnaît pas un État palestinien dans les semaines, dans les mois, dans les jours, aujourd'hui… – Là, c'est ce soir, c'est pas dans les semaines, c'est dans le… – Oui, c'est ce soir. – Autant votre discours, on peut l'entendre, quand on va voir si la situation s'arrange, si les otages sont libérés, si il se passe des choses, on peut imaginer la reconnaissance. Et là, c'est ce soir.
– Oui, mais c'est ce soir, parce que c'est l'ouverture de la session de l'ONU, et que, effectivement, c'est aujourd'hui l'ouverture de la session de l'ONU, et c'est à cette occasion, effectivement… – Non, mais Emmanuel Macron, il a changé d'avis, Franck Tapirot, parce que dans un premier temps, il nous a expliqué qu'il fallait que les otages soient libérés, avant de reconnaître. Moi, j'ai entendu hier, hier, il nous explique autre chose. Il nous explique, il fait, attention, on n'ouvrira pas d'ambassade si jamais les otages ne sont pas libérés. Mais qu'est-ce qu'ils en ont à faire de l'ambassade ?
– Non, mais non seulement c'est absurde, mais réduire la libération des otages, plutôt l'ouverture de l'ambassade à la libération des otages, c'est d'abord totalement hors de propos, puisqu'il ne devrait pas y avoir de conditions à cela. Les otages et la libération des otages, ce petit pin que je porte et que nous sommes nombreux à porter, je dirais aussi le porter, plein de gens, montrent à quel point, quoi qu'il arrive, la libération des otages est un préalable. On ne parle même pas de conditions prérequises, puisqu'il n'en a plus. Il n'y a plus de conditions du tout. Alors, bien entendu, il est en train de rétro-pédaler. Vous savez, il fait une moonwalk à la Michael Jackson.
On croit qu'il avance, en fait, il recule en permanence. Il dit, je vais reconnaître, alors je rappelle à tout le monde la reconnaissance, heureusement, ce n'est pas une naissance, c'est un processus, mais pour que ce processus puisse marcher, fonctionner, il faut qu'on comprenne quelque chose. Comment voulez-vous qu'on reconnaisse ce soir un État palestinien, alors que dans les sous-sols de Gaza, il y a 48 otages vivants et morts. Déjà, c'est impossible. Deuxièmement, que ce soit, si Jordanie, mais je l'appelle à Judée, Samarie ou à Gaza, s'il y avait une élection demain matin, ah mais tout se passe bien, il y a un miracle, on ouvre des élections, le Hamas se porterait à plus de 70%.
Donc, ça veut dire qu'aujourd'hui, on est dans un vœu pieux. Alors, c'est bien de croire au miracle, mais pour cela, il faut qu'il y ait une action forte. Et la première action, c'est d'abord, on ne dit rien, on ne fait rien, tant que les otages sont encore dans les sous-sols, deuxièmement, tant que le Hamas est là, mais je suis désolé, ce qu'on va leur faire ce soir, c'est un cadeau. Vous êtes pour une solution à deux États ou pas ? Mais monsieur, les palestiniens n'ont jamais voulu les deux États. Jamais. C'est vous que j'interroge, vous êtes pour une solution à deux États ou pas ? Vous savez, la perversion de cette solution, c'est que même, moi j'étais... Vous ne l'avez pas répondu.
Oui, je le suis, je l'étais avant le 7 octobre. Donc, vous ne l'êtes plus. Je ne l'êtes plus et je vais vous dire pourquoi. Pas d'État palestiniens. Je vais vous dire pourquoi. Rapidement, il faut qu'on fasse une étape. Laissez-moi vous répondre. Mais laissez-moi vous répondre. Mais l'État palestinien, il existe déjà. Il fallait un État palestinien à cause de l'Octobre. Vous n'en voulez pas. Il fallait un État à cause de l'Octobre pour justement permettre à nos États s'affronter s'il y avait un affrontement. Aujourd'hui, depuis le 7 octobre, il y a une analyse totale. C'est impossible qu'il y ait un État palestinien aujourd'hui. Vous ne l'êtes pas. Mais c'est pas possible.
Mais on va faire une pause. On va faire le sénu à fond, on prend le débat dans Jonathan. Ils n'en ont jamais voulu. Juste, Franck, Franck, Franck, Franck, Franck, Franck, Franck, Franck. On fait le CNews Info, on en parle dans un... Juste, je veux préciser une petite chose parce que vous avez montré le prince jaune. Ne pas le porter, bien évidemment. Ça ne veut pas dire qu'on n'est pas pour la libération. Non, mais je le précise parce que vous disiez qu'on le porte tous les deux, que ce soit Thomas, moi ou les gens. À CNews, si on ne le porte pas, c'est bien évident. On réclame ça, mais on a un devoir de neutralité. Contrairement à France Télévisions.
On fait le CNews Info et c'est avec Sommeil à la midi.
Selon le ministère de l'Intérieur, au moins 21 mairies ont répondu à l'initiative lancée par Olivier Faure de hisser le drapeau palestinien sur leur fronton pour saluer la reconnaissance de l'État de Palestine par la France aujourd'hui à l'ONU malgré la consigne de Bruno Retailleau qui a sommé les préfets de saisir systématiquement la justice administrative. Face à la montée de la criminalité au HAL, la procureure de Paris lance une offensive judiciaire. Désormais, une cellule spéciale coordonnera les actions des forces de l'ordre pour lutter contre le trafic de drogue et les vols avec violence dans ce quartier emblématique de la capitale.
Et puis l'une des neuf chapelles de Bune dans le Pas-de-Calais vandalisée pendant le week-end des Journées du Patrimoine. Comme vous pouvez le constater sur ces images, la chapelle Notre-Dame auxiliatrice a été recouverte de graffiti. Un acte commis dans la nuit de vendredi et samedi qui a provoqué la colère du maire de la commune.
Merci beaucoup, Sommayé. Vous nous l'annonciez, 21 communes. On rissait le drapeau palestinien. C'est les chiffres que vous nous donniez. 21 communes sur un total de 34 875 communes de France. Jérôme Dubus, ça reste très localisé. Et ce sont toutes des communes de gauche. Oui, alors ce sont des communes PS, PC ou d'hiver gauche. Peu importe, parce que Corbeil, c'est d'hiver gauche. C'est un ancien communiste. Saint-Ouen a fait la même chose. Il a mis le drapeau israélien. Alors lui, il est plus intelligent que les autres. Il a mis les deux drapeaux, le maire de Saint-Ouen. Le maire de Saint-Denis a mis le drapeau fait palestinien, etc. Donc il y a plusieurs choses. Ça a commencé à Malakoff.
Bon, le préfet a fait un recours judiciaire contre la mise de ce drapeau sur la façade de la mairie de Malakoff. Madame la maire de Malakoff a été condamnée par la justice. Et elle a dit, je ne respecterai pas cette décision. Et je laisse le drapeau sur la façade de la mairie de Malakoff. Et le préfet vient de dire, moi je tente à nouveau un recours en demandant effectivement une astreinte. Une astreinte financière à la mairie de Malakoff. Donc j'espère que maintenant elle va comprendre. Cette affaire est absolument incroyable. Mais ce n'est pas elle qui paye, l'astreinte financière. Elle s'en fout.
Vous voyez, le problème, c'est qu'en fait, c'est les habitants qui vont payer l'astreinte financière. Elle va être pour la mairie. Attendez, je termine. Donc elle n'a rien à faire de l'astreinte financière. Il faudrait lui mettre à elle, personnellement, l'astreinte financière. Mais ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible, mais c'est dommage. Ces maires sont tous hors la loi. Ils ne respectent pas les décisions de justice. On n'est plus dans un état de droit. Il y a une décision de justice. Excusez-moi, Mathias, je me bats. Il y a une décision de justice. Je n'ai rien dit. Non, non, mais je vous dis, il y a une décision de justice.
Ce n'est pas une décision de justice, c'est une décision préfectorale. Non, c'est une décision de justice. Je leur donnerai un vrai. Elle saisit la justice. Expliquez-moi. J'ai essayé de dégouter ce que je dis. En second, le préfet a saisi la justice. Il y a eu une condamnation par la justice. J'ai bien compris qu'en fait, tous les maires étaient, comme dit Donald Trump, des dégénérés de gauche. Non, il y en a 21. C'est vous, 21. 21 dégénérés, c'est vous. Mathias, est-ce que vous êtes d'accord qu'il y a une décision de justice qui a été rendue ? On leur demande d'enlever. Autrement, il y a une astreinte financière que vont payer les habitants de la ville.
Ce n'est pas elle qui va payer, ni lui. Même si on va voter pour eux. Je suis un légaliste, donc effectivement, il y a une décision de justice et avant, une décision préfectorale. Je vais même vous dire, moi, je ne suis pas pour le pavoisement des drapeaux palestiniens parce que je pense que ça ne sert à rien et que ça risque d'attiser des problèmes sur l'ordre public. Néanmoins, je voudrais quand même dire une chose. Quand il y a deux poids, deux mesures, on met à un nombre de mairies des drapeaux ukrainiens. Ça ne gêne personne. Et vous trouvez que ça attise la haine ? Vous trouvez que ça attise la haine, chose ? Attendez, vous trouvez que les drapeaux ukrainiens attisent la haine ?
Répondez à ma question. Est-ce que vous trouvez que les drapeaux ukrainiens attisent la haine ? Ça peut... Ah bon ? Non, mais ça peut choquer. Mais non. Est-ce qu'il y a des manifestations ukrainiennes ? Une dernière chose. Une dernière chose. Pardonnez-moi, mais une dernière chose. À la mairie de Nice, il y a un drapeau israélien qui a pavoisé pendant des mois sur la mairie de Nice. Ça n'a choqué personne. Je n'ai entendu. Il a été retiré. Il a été retiré. Ah oui, sur des saisons de justice. Mais ça ne vous a pas choqué ? Il y a une décision de justice. Ça ne me choque pas. Vous savez pourquoi ça ne me choque pas ? Vous avez des invitations. Israël est une grande démocratie.
Vous avez des invitations. Vous avez des invitations. qui partagent nos valeurs. Je vous disais pas. Tellement une grande démocratie que les journalistes ne peuvent pas aller sur le terrain. Ça ne me choque pas qu'en France, patrie des droits de l'homme, on exhibe un drapeau d'une grande démocratie plutôt que celui d'un groupe terroriste. Parce qu'aujourd'hui, la bannière palestinienne, c'est celle du Hamas. France Apéro, vous avez un message pour revenir sur l'histoire et sur l'histoire du drapeau palestinien. D'abord, ce drapeau n'a jamais été le drapeau d'un État palestinien puisque, comme je vous l'ai dit, vous le savez, les Palestiniens n'ont jamais voulu un État.
Il y a eu cinq propositions. On ne va pas les refaits, mais 37, 47, 2000, 2001, 2007. Ils n'ont jamais accepté. Et deuxièmement... 88, il n'y a pas eu une proclamation par Yasser Arafat d'un État palestinien ? Il est où ? Il est où ? Il est où ? Il est où ? Mais pourquoi on ne l'a pas reconnu ? Il est où ? Parce qu'on ne l'a pas reconnu. On ne l'a pas reconnu d'exister. Mais non, quand il sort. Deuxième argument. Vous avez une vision partielle. Je n'ai pas fini ma démonstration. Quand on veut faire des leçons d'histoire, on donne... Non, vous allez voir, je vais vous apprendre quelque chose, monsieur. Vous ne savez pas que ce drapeau palestinien, il a été basé sur quoi ?
Il est à l'identique, celui du califat islamique de la Mecque de 1916. Ressortez vos livres d'histoire et vous le verrez. Donc oui, c'est une leçon d'histoire que je vous donne. Parce qu'aujourd'hui, sur les mairies françaises, sur ces 21 mairies, on a affiché le drapeau du califat islamique de la Mecque. Ça veut dire qu'on sous-entend, bien entendu, qu'on n'est pas du tout en train de reconnaître un état palestinien, mais l'état d'esprit et le combat des frères musulmans qui veulent installer ce califat islamique. Vérifiez et vous verrez, c'est l'identique.
On va écouter le président du consistoire Elie Kortia qui s'est exprimé justement et qui s'est exprimé par rapport à la reconnaissance que doit faire ce soir Emmanuel Macron. Et vous allez voir, il est plutôt en colère.
Notre inquiétude principale, vous le savez, est un acte qui va compter plus que des paroles aujourd'hui. C'est de savoir ce qui sera exactement déclaré à la tribune de l'ONU demain par Emmanuel Macron au nom de la France.
C'est-à-dire s'il y a une reconnaissance de la Palestine sans condition, c'est-à-dire est-ce que le président de la République va, oui ou non, revenir sur les conditions qu'il avait lui-même posées, qu'il avait fait siennes il y a encore quelques mois, ou est-ce que, comme nous l'avons demandé dans la tribune qui a été publiée dans le Figaro, comme nous l'avons demandé, est-ce qu'il va conditionner cette reconnaissance aux deux conditions principales que sont la libération des otages et le démantèlement du Hamas ? Je crois que nous attendons aujourd'hui une parole et surtout un acte en ce sens du président de la République.
et je crois que tous nos regards sont tournés aujourd'hui vers ce qui va être dit.
Jérôme Lillus. Oui, sur les façades de nos mairies, ne doit figurer qu'un seul drapeau, c'est le drapeau français, éventuellement le drapeau européen pour ceux qui le veulent, mais pas d'autre drapeau, ni israélien ni palestinien. C'est le drapeau français, c'est la République française, point à la ligne. Et on ne doit pas se battre là-dessus. Il y a des décisions de justice qui sont claires. Deuxièmement, pour rappeler un peu l'histoire de ce qui s'est passé du conflit au Proche-Orient, moi je rappellerai deux choses à celui qui veut faire de l'histoire. – Et vous parlez à Mathias Leboeuf. – Oui, Mathias Leboeuf. – Je ne veux pas faire de l'histoire, je ne veux pas faire de l'histoire.
– Il est prof de philosophie, mais il ne faut pas faire de l'histoire. – Je ne fais… non, non, non, Jérôme, arrêtez de… – Premier point, franchement, c'est l'important de dire ça. – Est-ce que je peux terminer ? – Moi j'essaye d'être juste et d'avoir une vision juste, et pas d'avoir une vision partiale. – C'est la justice à un sens unique. Premier point en histoire, l'agresseur a toujours été les pays arabes. – Jamais Israël, Israël a toujours été l'agressé. Et j'en veux pour preuve qu'en 48, l'encre de la création de l'État d'Israël n'était pas sèche, que les États et la Ligue arabe déclaraient la guerre à Israël pour l'anéantir.
Deuxième point, et Franck Tapirot l'a rappelé tout à l'heure, sur l'affaire de l'État palestinien, la création de l'État palestinien. Il y a eu 4, au moins 5 décisions et possibilités de le faire. Les accords de tabac, l'encre était quasiment écrite, l'accord était écrit, l'encre était prête à être signée. C'est Yasser Arafat, une semaine après, qui a dénoncé ces accords. Pourquoi ? Parce qu'il avait peur pour sa vie. Parce que le Hamas, à l'époque, l'avait menacé, et il avait peur pour sa vie, donc il n'a pas signé. Et donc, le refus d'un État palestinien, c'est toujours les Palestiniens qui l'ont refusé. Donc, au nom de l'histoire, c'est le retour de l'État.
Je vois la question que vous me pose. Ce que vous dites est factuellement juste. Au nom de l'histoire, vous allez périmer l'avenir. Parce qu'en 1948, ça s'est passé comme ça. Mais alors, je vais prolonger, Mathias. Mathias, je vais essayer de prolonger votre question. Thomas Bonnet, pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron fait ça ce soir ? C'est quoi son intérêt ? Qu'est-ce qu'il cherche ? Je pense qu'il y a une part du bris dans cette affaire. C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron n'a plus vraiment de pouvoir en France, suite à la dissolution ratée de 2024. Et donc, il va chercher à l'étranger des moyens d'agir. Là, il se rend compte qu'il avait une possibilité.
Factuellement, et on peut le dire, il a été suivi par un certain nombre de pays. Donc, de ce point de vue-là, c'est une réussite diplomatique. Après, c'est vrai, on a du mal à comprendre. C'est-à-dire que les conditions ne sont plus réunies. Donc, on ne sait pas pourquoi c'est aujourd'hui et pas dans un an, etc. Je pense aussi, ça c'est mon avis, je pense qu'il y a une sorte de pari sur l'avenir. C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron sait qu'en faisant ça, il flatte une partie de la population, la jeunesse très engagée, une partie des gens qui habitent dans les banlieues difficiles, etc. Et il se dit, si un jour il doit revenir, s'il tentait de revenir en 2032, c'est peut-être mieux.
– Mais il engage la France quand même, là. Enfin, il engage la France, c'est pas juste un... C'est un pari important pour la France, quand même. – La question que je lui pose, c'est effectivement, vous engagez la diplomatie française entièrement dans une décision alors que vous êtes plutôt sur la fin de votre règne, etc. Donc, c'est vrai que là, il y a une question qui est posée. – Mais il y a une grande perversion. La grande perversion, c'est que, vous me posiez la question tout à l'heure, pour toutes les personnes qui étaient favorables dans l'histoire à la création d'un probable État de Palestine. Et même si depuis le 7 octobre, les choses sont très mal engagées.
Avec cette décision, à l'importe-pièce, parce que c'est une question de timing, ça pousse des personnes, comme moi, par exemple, qui étions plutôt favorables, à être totalement contre. Pourquoi ? Ça ne veut pas dire qu'on est contre l'absolu dans la création d'un État de Palestine. Mais comme aujourd'hui, c'est une absurdité de créer un État alors qu'aucune condition ne sont respectées, donc ça pousse des gens comme nous à nous exprimer et à ce que l'opinion pense que nous sommes contre cet État. Voilà la perversion de cette décision de ce soir. Et le symbole des drapeaux palestiniens est fort aux mairies.
On est allé à Rennes pour voir ce qu'en pensaient les habitants de Rennes, puisque Rennes avait décidé de mettre les drapeaux au fronton de la mairie.
À Rennes, chacun a son avis sur la question. La mairie doit-elle prendre position ?
Je suis contre, parce que dans la mesure où il y a le drapeau français, on n'a pas besoin de faire d'autres manifestations de soutien.
C'est une très bonne chose parce que le monde politique et les collectivités en général aujourd'hui ne s'occupent absolument pas du tout de cette cause, rien n'est relayé. Ça ne peut produire que des réactions pour, contre, durcir les réactions et je crois que ce n'est pas très bien pour le climat actuel. Lundi prochain, jour de la reconnaissance prévue par la France de l'État palestinien, les insoumis comme les élus écologistes de Rennes réclament de hisser le drapeau palestinien sur le fronton de l'hôtel de ville. Le président du groupe Libra Gire de la ville suit la ligne du ministère de l'Intérieur qui a demandé au préfet de s'y opposer.
Choisir un camp plutôt que l'autre dans un conflit millénaire extrêmement complexe où on a encore des otages d'un côté, des populations qui souffrent de l'autre, des bombardements, des morts, instrumentaliser ce conflit, c'est avoir un manque de dignité.
Interrogé à plusieurs reprises, la ville n'a pas souhaité répondre. Il faudra attendre lundi pour obtenir une réponse, jour, de conseil municipal.
Voilà, on va guetter la réponse bien évidemment. Vous êtes venu avec une kippa bleu-blanc-rouge, c'est ça ? Ce qu'on appelle la kippa triote. Pourquoi ? Parce que devant cette annonce épouvantable de mettre des drapeaux de Palestine partout, le jour de Rochachana, parce qu'aujourd'hui c'est le nouvel an juif, 5786. Donc on s'y est avec cette double peine finalement. Nous on va répondre comme on l'a fait depuis 1793, où les Français de confession juive sont des citoyens, citoyens à part entière, exemplaires, reconnus comme exemplaires, et qui prient chaque samedi matin, le jour de Shabbat, pour la République française.
Donc aujourd'hui comme c'est Rochachana, on a distribué des petites kippa triotes, avec le drapeau bleu-blanc-rouge que vous pouvez customiser, pour la mettre dans toutes les synagogues, pour montrer qu'il n'y a qu'un seul drapeau qui compte, c'est celui de la République française. Celui qui regroupe nos valeurs. Celui qui a permis justement aux Français de confession juive, de pouvoir être des citoyens français à part entière. Parce que oui, la France est une chance.
Donc aujourd'hui, face à cette très mauvaise campagne, de pavoisement on va dire, de drapeaux, qui n'ont rien à voir avec nos valeurs, je le répète, c'est pas le drapeau d'un État, même d'un État potentiel, mais celui du califat islamique de la Mecque, on doit répondre par des valeurs universelles, par de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Donc il fallait remettre un petit peu l'église et la synagogue au milieu du village. À la guerre des drapeaux, vous répondez par la guerre des Kippa. Je vous remercie à tous les Français qui nous regardent. Vous répondez par la guerre des Kippa finalement. Chata Tova, pardon ? Vous répondez à la guerre des Kippa, à la guerre des drapeaux.
C'est pour ça le Kipatriot, c'est très intéressant pour cela, parce qu'au moins on va mettre un petit peu de valeur là où on est en train d'en perdre. Donc Chata Tova à tous, et on a tous le même drapeau, il est bleu, blanc, rouge aujourd'hui. Et Kipatriot, c'est très fort, je trouve, vous devriez faire de la pub. Je ne sais pas ce que vous avez pensé dans votre carrière, mais essayez d'y penser. Ce qui est très inquiétant, et Jean-Marc, vous avez employé le terme guerre, malheureusement, ceux qui ont voulu importer ce conflit sont en train de réussir.
Je pense notamment à LFI bien évidemment, un certain nombre d'autres gens d'extrême-gauche, même des écologistes, qui voulaient importer le conflit, on l'a vu lors des élections européennes. Ils n'ont fait campagne que sur la guerre au Proche-Orient, et aujourd'hui ils sont en train de réussir. Vous avez parlé de guerre, effectivement, j'ai l'impression qu'on arrêtera cette affaire, mais on est en train de rentrer dans une semi-guerre-sible en France.
Alors ce qui est intéressant, c'est la réaction hier face à la reconnaissance justement d'État palestinien, la réaction du Premier ministre israélien, qui tout à coup est très ferme, même s'il a toujours été, mais là il a dit, il n'y aura pas d'État palestinien. Écoutez. Voilà, tout à coup, une réponse encore plus ferme, justement, en fait. On a le sentiment que ça crispe les positions de chacun, Julien O'Doul. Non, mais il a parfaitement raison, Benjamin Netanyahou, il n'y aura pas de reconnaissance de l'État palestinien, parce qu'il n'y a pas d'autorité palestinienne qui reconnaît l'existence d'Israël. Non, mais il n'y aura pas de reconnaissance.
Non, mais il n'y aura pas de reconnaissance. Non, non, mais il n'y aura pas de reconnaissance. La reconnaissance, elle aura lieu ce soir par la France à 21h. La condition sine qua nonne, pour qu'il y ait coexistence entre deux États, pour qu'il y ait cohabitation entre deux États voisins, c'est que l'un des deux États veuille accepter l'autre. Or, en Israël, ce qu'on observe, c'est que vous avez des parlementaires à la Knesset, c'est que vous avez des associations, c'est que vous avez des élites qui militent pour un État palestinien qui sont pro-palestiniennes. Vous n'avez personne en Palestine ou à Gaza qui demande le droit de vivre et le droit d'exister à l'État d'Israël.
Parce que pour l'instant, leur problème, c'est d'échapper au monde et tenter de survivre. Non, non, mais arrêtez, arrêtez. Gaza, Gaza est rasée, la bande de Gaza est rasée. Il n'y a aucune autorité palestinienne qui garantisse à l'État d'Israël le droit d'exister et à son peuple le droit de vivre. J'ajoute que si le quartier de Rafa, le district de Rafa, totalement rasé, le nord de la bande de Gaza, si demain, un État palestinien se crée avec à sa tête le Hamas, c'est-à-dire que dans la... Vous êtes complice, laissez-moi parler, laissez-moi parler. Vous êtes complice, arrêtez-le, arrêtez-le, arrêtez-le, arrêtez-le avec ça, ces arguments déliles.
Si demain, il y a un État palestinien qui se crée avec le Hamas à sa tête, c'est-à-dire que dans la constitution de l'État palestinien, il y aura l'éradication d'Israël. C'est ça la réalité. Il y aura l'extermination des Juifs, qui est le seul projet du Hamas. Il n'y en a pas d'autre. Ils se foutent des Palestiniens d'ailleurs. Le peuple palestinien est otage du Hamas. Pro Hamas, je vous... Alors, ouvrez les yeux, ouvrez les yeux sur cette situation. Vous allez donner un cadeau à ceux qui exterminent. Vous allez donner un cadeau à ceux qui ont une politique législitaire. Vous faites vous identifier les Palestiniens avec le Hamas. Pour le moment, c'est ça. C'est Rima Afan qui le dit.
Je suis désolé, c'est pas un pro... Franck Tapirot et Jérôme Dubus. Excusez-moi de revenir encore un petit peu à l'histoire, on va revenir à 2005, parce que l'État palestinien, il est venu en 2005 quand Israël s'est reçu. Ils ont retiré complètement de Gaza. Ils avaient à partir de ce moment-là la possibilité de faire vraiment une petite étape palestinien. Et d'ailleurs, c'était le projet. D'ailleurs, ils ont dit, OK, on retire tout. Ils ont retiré les synagogues. Ils ont retiré même les tombes des Israéliens qui étaient enterrés là-bas. Il n'y avait plus de présence israélienne. Qu'ont-il fait depuis 2005 ? Bombarder Israël sans arrêt. Sans arrêt.
Ils ont construit des centaines de kilomètres de tunnels. Ils n'ont pas protégé la population. Ils n'ont construit que de la haine. Les tunnels, ils les ont construits. Israël n'était pas au courant ? Mais Israël n'était pas au courant ? C'est un état par entière. Pourquoi ? Non, mais on ne va pas refaire tout l'histoire non plus. On avait un état sur l'État terroriste. Et de l'autre côté anti-Jordanie, vous avez Marc Maud Abbas, qui n'a pas fait une élection plus vingt ans, qui finance les terroristes, qui écrit des têtes révisionnistes. Allez, la réponse rapide de Mathias. Mathias, j'ai toujours pas compris depuis 10h30. Vous êtes pour ou contre la reconnaissance ce soir ?
Oui, bien sûr, je suis pour. Ce soir ? Oui. Ce soir ? Oui, je crois que... Parce que si l'on ne le fait pas aujourd'hui, il n'y aura peut-être plus de bande de Gaza dans un mois. Mais ça ne changera rien. Mais parce que vous croyez que ça va arrêter la guerre ? Ce que va faire Emmanuel Macron ce soir ? Ça ne changera rien. Moi, je crois... Vous rêvez ? Je crois à la puissance du symbolique, premièrement, et je crois à la puissance du juridique. Et reconnaître... C'est marrant parce que vous parliez de citoyenneté. Moi, je suis d'accord avec ce que vous avez dit. Avec liberté, égalité, fraternité... C'est l'antiquesse du Hamas. Laïcité. C'est l'antiquesse de l'islamisme.
Également, parce que vous dites, on remet l'église et la synagogue au centre du village. Vous ne parlez pas de la mosquée. Donc, on voit bien que... Avec le caliphate... Non, mais je vous l'ai dit... Mais il y a un drapeau du caliphate... On voit bien que vous, les musulmans, sont une quantité d'églises. C'est très compliqué parce qu'ils hurlent des arguments qui ne tiennent pas. Bon, moi, je crois que... Quand on n'est pas d'accord avec vous, forcément, c'est la mauvaise foi. Est-ce que je peux m'exprimer ? Enfin, c'est insupportable d'être constamment coupé. C'est insupportable.
Bon, moi, je voudrais qu'on regarde un peu la position que l'Allemagne vient de donner hier soir, qui est aux antipodes de la position française, ou qui plus exactement rejoint la position française de Macron avant la reconnaissance de l'État palestinien ce soir. L'Allemagne dit quoi ? L'Allemagne dit oui, ok, reconnaissance, deux États, un État israélien qui a le droit de vivre en paix et un État palestinien qui a aussi le droit de vivre en paix. Mais pas avant l'ouverture de négociations. C'est typiquement ce qu'avait dit Macron avec ses quatre conditions il y a trois ou quatre mois.
Donc Macron, aujourd'hui, a changé d'avis et c'est absolument insupportable de voir le point sur lequel il est aujourd'hui. Moi, j'ai beaucoup de reconnaissance pour la position de l'Allemagne, qui est une position équilibrée et que tu devrais soutenir. Petite réponse, je ne voulais pas que vous répondez parce que je voudrais qu'on avance, mais allez-y. Je suis d'accord avec ce que dit Jérôme, sauf qu'il y a une chose, c'est qu'il y a une urgence à le faire. Et ça ne va rien changer. Mathias, vous rêvez. Mathias, vous croyez au Père Noël encore. Vous croyez que la reconnaissance de ce soir, ça va changer quelque chose. La pression militaire. C'est même parce que ça va libérer les otages.
La libération des otages. Je suis d'accord avec ça. C'est la seule urgence. Sans qu'on ne libère pas les otages, toutes les autres urgences sont reléguées. Bien évidemment, je suis d'accord avec ça. Et l'autre urgence, c'est aussi expulser le Hamas de Gaza. Permettre enfants aux Gazaouis de respirer sans leur visiter le Hamas. C'est ça l'urgence. Ça fait deux ans que Netanyahou mène une politique militaire et qu'il n'y arrive pas. Mais le 7 octobre, ça n'est jamais arrivé ? Il ne s'est rien passé le 7 octobre ? On ne peut pas faire comme s'il n'y avait pas le 7 octobre. Vous avez une naïveté. Mais Netanyahou, c'est lui qui a déclenché la guerre ? C'est lui qui a déclenché la guerre.
Mais ce n'est pas ce que je dis. Est-ce que c'est lui qui a voulu cela ? Est-ce que c'est lui qui n'abrit pas la population dans les sous-sols que le Hamas a construit ? Ce que je veux dire, c'est que même Netanyahou, avec la politique qu'il mène, n'arrive pas à éradiquer le Hamas. On n'en parlera pas dans un mois. Juste, Mathias, un dernier mot, ce n'est pas la reconnaissance de ce soir qui va aider à éradiquer le Hamas. C'est une victoire pour le Hamas. En fait, on donne raison ce soir au Hamas pour ce qu'il a fait le 7 octobre. La symbolique, elle est terrible puisque vous aimez les symboles. Elle est terrible, la symbolique.
C'est une victoire pour le peuple palestinien et pour les gens qui meurent sous les bouts. Mais pas du tout. Pour les femmes et les enfants qui sont tués. Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet. Bien évidemment, on va continuer à en parler toute la journée. On voit bien qu'il y a plusieurs avis qui s'expriment sur CNews. C'est clair, ceux qui disent qu'il y a un seul avis. Contrairement au service public. À ce que dit Mme Bernotte. Exactement. Mais c'est parce qu'il ne regarde pas la chaîne. Mme Bernotte, regardez CNews. Voilà, exactement. Ça va lui faire du bien en plus. Juste en entier, on va vous parler de France Télé hier.
Parce que France Télé hier a parlé de l'hommage à Charlie Kirk, hommage très émouvant qui était rendu, vous l'avez sans doute vu à travers beaucoup d'images. Là, vous voyez la femme de Charlie Kirk qui arrive et qui est accueillie par Donald Trump. Elle a dit des mots tirés. Moi, je trouve qu'on n'en parle pas assez. Mais c'est vrai que le pardon qu'elle a accordé à l'assassin de son mari, moi, je trouve ça incroyable. Je suis tellement admiratif pour quelqu'un qui a la force de faire ça. La foi aussi. Parce que la foi, il n'y a pas beaucoup. Mais la foi de faire ça, je trouve ça fabuleux. Et pendant ce temps, chez nos amis de France 5, que se passait-il dans l'émission C'est politique ?
Eh bien, il y avait une journaliste qui s'appelle Judith Pérignon qui nous expliquait que ce rassemblement, eh bien, c'était un rassemblement de nazis. Voilà. Elle a dit ce qu'on voit en ce moment. C'est un rassemblement de nazis. Alors, pourquoi on ne nous accuse pas de manipuler les propos, etc. ? Je vous propose de l'écouter. Écoutez hier soir.
En fait, la première fois que j'ai vu l'image avec vous, j'ai pensé à ces rassemblements nazis qu'il y avait aux Etats-Unis dans les années 30. Il y avait des grands rassemblements. Oui, au Madison Square Garden. Totalement. Voilà, le Madison Square Garden. Et Franklin Roosevelt était très conscient que le nazisme était aussi aux Etats-Unis. Il n'arrêtait pas de le dire. Et c'est vrai que c'est quelque chose qu'on a à l'image des Etats-Unis qui ont débarqué, sauvé l'Europe. Ce qui est vrai aussi. Ce qui est vrai aussi. Mais Roosevelt, FDR, était très conscient. Que le nazisme était aux Etats-Unis. Le suprémacisme blanc américain est complètement connecté à la pensée raciale d'Hitler.
Donc tout ça est très lié. Et toutes ces images-là me renvoient à ces rassemblements des années 30. Il faut savoir qu'il y avait même des députés américains qui étaient complètement contre l'intervention des Etats-Unis dont les discours étaient visés par le Reich directement en Allemagne.
Ce qui est fabuleux, c'est l'unité sur le plateau. Alors c'est clair que ce n'est pas ces news. C'est une news où on discute, où on débat. Là, tout le monde est d'accord. Oui, c'était un rassemblement qui ressemble au rassemblement des nazis. Que personne ne puisse trouver le moins quelque chose à redire. C'est incroyable. Le journaliste l'aide même. Le présentateur l'aide en lui disant oui. Mais qu'elles le disent déjà. Elle est assez lunaire. Mais alors que personne ne trouve à redire sur cette analyse. C'est une raison qu'elle enfile les contre-vérités historiques. D'abord, il n'y a jamais eu de mouvement nazi aux Etats-Unis. Ce n'est pas vrai.
Et si tant est qu'il y en ait eu un, c'était peut-être 0,5% de la population. C'était ridicule. Ce n'est pas nazi. C'est néo-nazi. Et deuxièmement, il y a toujours eu chez les députés républicains ou les sénateurs républicains américains un certain isolationnisme. Quand elle dit que les députés qui étaient contre l'intervention américaine voyaient leur intervention dictée par le Reich, on ne peut pas c'est pas ridicule. Excusez-moi, mais comment un hommage à une personne décédée au moment même où se déroule l'hommage, on peut dire que c'est un rassemblement nazi. Mais c'est surréaliste. Il y a deux raisons, Jean-Marc. D'abord, premièrement, c'est une forme de justification de son assassinat.
Et il faut écouter tout ce qui se passe sur les réseaux sociaux aux Etats-Unis où des gens ou font la fête, ou disent qu'il l'a bien cherché, ça nous rappelle le 7 octobre, c'est drôle, en disant comme il était nazi, c'est normal qu'on l'ait tué. Et ils vous le disent. Ils vous disent si vous aviez une machine à remonter le temps avec Adolf Hitler dans les années 30, vous l'auriez peut-être assassiné. Donc on est déjà en train de justifier un assassinat politique. La gauche a l'habitude de le faire. Mais deuxièmement, ce qu'il y a de terrible, c'est que ceci est un contre-feu par rapport à toutes les accusations récentes de nazis, c'est qui ? C'est le Hamas.
On dit que le Hamas a fait renaître finalement un mouvement nazi. On le dit, Manuel Valls le dit, David Lissnard le dit dans une vidéo formidable qu'il a fait hier. Il y a plein de gens qui disent oui, on a la résurgence du nazisme avec le Hamas. On a l'impression que c'est une forme de contre-feu idéologique des islamo-gauchistes en accusant tout ce qui est de droite, bien sûr, d'être d'extrême droite, d'être souverainiste, même pas souverainiste. Non, mais après, elle a le droit de le dire. Moi, je suis pour la liberté de parole et en fait, on le voit sans ce bateau tout le temps. Mais il faut une contradiction.
Et c'est pour ça que vous voyez le bandeau que j'ai fait, c'est la gauche a-t-elle pris le pouvoir ? J'ai mis un point d'interrogation par politesse, correcte gentil, mais c'est une évidence. Bien sûr que non. Vous avez le même débat ici sur CNews, vous avez tout de suite un coup de matraque de l'ARCOM. Mais là, comme c'est la gauche, comme c'est le service public, comme c'est la bien-pensance organisée, on peut dire toutes les horreurs du monde dans son salon, on est entre amis.
Donc tout ce qui est opposant politique, parce que ça va au-delà évidemment de Charlie Kirk, c'est-à-dire que tout ce qui contrevient à l'idéologie de gauche, à la bien-pensance, est traité soit de fasciste, soit de nazi, soit d'extrême droite. Et ce qui est très grave, c'est qu'au-delà de mettre effectivement une cible dans le dos, parce qu'à chaque fois, vous dites, un journaliste de CNews est un militant d'extrême droite, on met une cible dans le dos, un opposant politique, on met une cible dans le dos, mais ça entretient l'idée. Dès qu'on vous critique, on met. Non, là, c'est pas une critique, Mathias. Mathias, ça, c'est pas une critique. Je sais que ça vous titille.
Je sais que ça vous titille, mais très clairement. Mais ce qui est choquant, c'est que nous payons pour ça. Et on n'a plus à payer pour ça, pour cette propagande, pour cet entre-soi détestable qui vise à faire de toute opposition et de toute idée contraire, finalement, du nazisme. Mathias Leblanc, est-ce que ça vous choque ? Est-ce que ça vous a choqué ? Je trouve ça débile, en fait. Et le fait qu'il n'y ait pas d'opposition sur des plateaux comme ça. Sur le propos de ces gens, s'envoyer des fascistes, nazis, machin, moi, j'ai toujours trouvé ça complètement stupide. Et franchement, voilà. Et en plus, en particulier, j'ai regardé, moi, hier... Ah, c'était beau !
J'ai regardé le meeting d'hommage à Kerk. Dire que ça rappelle les nazis, franchement, je trouve ça outrancier. C'est hors-sol. Et je ne vois pas l'intérêt de dire ça. Qu'elles le disent. Mais pourquoi il n'y a pas d'opposition ? C'est ce que je ne comprends pas sur ces plateaux. Mais parce que le plateau... C'est là où ça ne va pas. Et après, c'est nous qui sommes de parti pris. Je travaille ça à la nuancer. Mais parce que sur ce plateau, ils sont tous d'accord. D'ailleurs, la gauche, en ce moment, voit des nazis partout. C'est comme les nains. Donc, c'est un plateau de gauche, en fait. C'est un plateau de gauche. Ça rappelle d'ailleurs...
Vous passez votre temps à rechercher des nazis, à busquer des nazis à gauche. C'est terrible de ne pas pouvoir terminer ces phrases. Il y a des vrais nazis à gauche. Non, non, mais c'est comme M. Poutine qui voit en Ukraine des nazis partout. Il n'y a pas que les gens de gauche. Il y a aussi un certain nombre de gens qui disent aujourd'hui, il y a des nazis. Il y a des nazis en Ukraine. La gauche. Il y a des nazis aux Etats-Unis. La gauche. C'est complètement dingue. C'est absolument dingue. C'est absurde, je suis d'accord, mais il faut être juste. La gauche voit des nazis partout à droite. La droite voit des nazis partout à gauche. Non, des nazis, non. Je n'ai jamais entendu.
C'est un mot naziste, machin. En tout cas, c'est vrai que les... En gauchistes. Excusez-moi, les accusations de France Télé dans tout ça, ça prend un ton un peu étonnant quand on voit ce qui se passe chez eux. Il y a Marine Le Pen hier qui a demandé la démission de Delphine Ernotte. Et ce matin, sur CNews, c'est Marion Maréchal qui a demandé également à son tour la démission de Delphine Ernotte, la patronne de France Télé.
On a le sentiment d'une espèce de collusion dont on avait quand même le pressentiment mais aujourd'hui manifeste. Et je suis d'autant plus choquée que Mme Ernotte, en effet, qui est la patronne de France Télévisions, elle-même va jusqu'à aujourd'hui sortir de son devoir légal imposé par la loi de neutralité pour attaquer notamment le groupe Bolloré CNews en expliquant que c'est une chaîne d'extrême droite. J'ai vu même le traitement de l'hommage à Charlie Coeur qui erre sur France 5, donc encore le service public, une journaliste qui explique que ce rassemblement, lui rappelle les rassemblements nazis. J'ai une proposition à faire à tous ces gens.
Écoutez, démissionnez de vos postes, montez une chaîne publique, je ne sais pas, appelez ça Gauche News, tiens, voilà, G News, et puis demain, faites-vous financer par M. Pigasse, faites-vous financer par M. Soros, et puis on verra le public que vous avez.
Voilà, montez une chaîne privée, on voulait dire, Marion Maréchal, bien évidemment. Vous auriez du boulot là-bas, Mathias, non ? Non, parce que moi, justement, je ne suis pas de ceux qui considèrent qu'il ne faut parler qu'avec les gens avec qui on est d'accord, c'est bien pour ça. La preuve, je suis ici. Deux, je vous remercie de me donner la parole, parce que justement, si on ne parle qu'entre soi, et si on ne parle qu'avec des gens avec qui on est d'accord, alors c'est la démocratie qui perd. Donc l'échange, le débat, même quand il est virulent, c'est toujours enrichissant. Donc là-dessus, moi, parlez... Mais il n'est jamais invité sur le service public. Non, parce qu'il est assez...
Ils n'ont pas encore compris qu'il est de gauche, en fait. Il ne doit pas être assez à gauche. On va faire une pause, on va se retrouver dans un instant, reste avec tout. On ira à Albi, puisque vous le savez, il y a le procès de Cédric Jubilard, et on va avoir l'occasion d'y reparler. On vous montrera les images, justement, de Cédric Jubilard dans le box des accusés. Images très fortes. C'est dans un instant, c'est en direct, c'est sur CNews. A tout de suite. Votre vie est faite de défis, de challenges, de moments. Et pour y faire face, votre corps a besoin du meilleur. Raptor Nutrition est à vos côtés pour vous donner l'énergie, l'endurance et la force d'aller toujours plus loin.
Pour que chacun de ces moments saisis soit une victoire. Rejoignez le meilleur du Made in France. Rendez-vous sur raptornutrition.fr Le cinéma sur Canal+, ça fait rêver. Mais les héros sont des gens comme vous et moi. Avec leur quotidien, leurs amis, leurs soucis. Qui est le suspect ? La femme.
Qu'est-ce qu'il y aura au menu ?
De belles rencontres, de petits détails et des surprises de taille. Le cinéma sur Canal+, est-ce que ce serait pas tout simplement la vie ?
Et ensuite, un réseau en beaucoup, beaucoup plus grand.
Voyez la vie en grand avec le cinéma sur Canal+. Merci d'être en direct avec nous. Dans un instant, on revient sur le procès de Cédric Jubilard qui s'est ouvert ce matin avec cette image très forte de Cédric Jubilard dans le box des accusés. Mais tout de suite, le CNews Info, et c'est avec Sommayal Abidi.
Vous en parliez à l'instant, Jean-Marc. Vous découvrez les images de Cédric Jubilard dans le box des accusés à la cour d'assises du Tarn pour l'ouverture de son procès. Le peintre plaquiste de 38 ans qui a toujours clamé son innocence en cours la peine maximale pour la disparition de sa femme Delphine dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines et dont le corps n'a jamais été retrouvé. Une femme de 55 ans retrouvée morte dans sa voiture près de Guingamp dans les Côtes-d'Armor alors que le département breton est touché par de fortes pluies. Selon la préfecture, la victime s'était engagée sur une route inondée et elle s'est retrouvée bloquée dans son véhicule.
– Et puis Emmanuel Macron va reconnaître l'état de Palestine aujourd'hui à la tribune de l'ONU lors d'un discours à 21h. Le chef de l'État a toutefois conditionné l'ouverture d'une ambassade à la libération de tous les otages encore aux mains du Hamas comme le souligne encore ce matin Jean-Noël Barraud qui parle de relations diplomatiques progressives. Allocution que vous pourrez évidemment suivre en direct sur notre antenne.
– Exactement, ce sera ce soir bien évidemment sur CNews. Merci beaucoup Sommeil à cette image. Vous l'avez vu, cette image de Cédric Jubilard dans le box des accusés. Images très fortes, images qu'on attendait. On le voit arriver ici dans le box des accusés avec ce jogging blanc, avec le crâne rasé également. C'est la première fois qu'on le voit comme ça. Célia Barraud, journaliste police-justice de CNews. On regarde ces images et on voit un Cédric Jubilard qui est visiblement aminci par rapport aux images qu'on avait de lui jusque-là.
– Oui, et nos reporters sur place qui suivent ce procès pour CNews nous expliquent qu'il a l'air quand même nerveux, qu'il bouge les jambes, qu'il a l'air inquiet. C'est la première fois aussi qu'il va pouvoir s'expliquer publiquement. Il a été auditionné à plusieurs reprises par les policiers, par les enquêteurs. Mais il va pouvoir livrer sa version. Ses avocats aussi expliquent qu'il va pouvoir enfin livrer la bonne version sur sa personnalité. Il dénonce un mauvais portrait qui a été fait de lui dans les médias. Il dénonce également que l'on a trouvé le coupable idéal puisque dans cette affaire, le mystère persiste. Aucun corps, aucune sienne de crime.
Pour le moment, toute la vérité doit éclater pendant ce procès.
– Alors dans un instant, on va revenir sur cette soirée mystérieuse. Mais on part tout de suite en direct à Albi, rejoindre l'un des envoyés spéciaux de CNews, Jean-Luc Thomas, qui est avec Laura Dubois. Jean-Luc, il est 11h38. Cela fait à peu près deux heures donc que ce procès a débuté.
– Alors le procès a débuté depuis deux heures effectivement, mais Cédric Jubilard, lui, est arrivé aux environs de 8h15 ce matin dans une voiture de l'administration pénitentiaire. Il est sorti de cette voiture encadrée par quatre agents de cette même administration. Il avait un sac noir sur la tête. Donc on a vu une personne qui était totalement cachée par ce sac noir. Ensuite, deuxième fait important, ça a été aux environs de 9h20, quand Cédric Jubilard est entré dans la salle d'audience, la salle principale d'audience ici du tribunal judiciaire d'Albi. Et c'est là où en fait toutes les caméras, tous les photographes ont pu fixer l'image de Cédric Jubilard.
Vous venez de le dire, un homme entièrement la tête rasée avec un survêtement.
Et ensuite, il a répondu aux questions de la présidente sur son identité, sur son métier. Et ensuite, il y a eu une interruption de séance. Et là, le procès va réellement débuter. Tout le monde est revenu dans la salle d'audience.
Merci beaucoup Jean-Luc. Merci pour ce direct depuis Albi avec les images de Laura Dubois. Dans un instant, on va essayer de comprendre quels sont les enjeux de ce procès avec vous, Céia. Parce qu'on le rappelle effectivement, il n'y a pas de corps, il n'y a pas d'aveu. Donc on ne sait pas du tout ce que va donner le verdict de ce procès. On va essayer de revenir d'abord sur ce qu'on sait, sur les faits, sur cette fameuse soirée où Cédric Jubilard a appelé les forces de l'ordre en s'il allant que sa femme avait disparu. Ce soir-là était un soir comme les autres. Cédric, Delphine et les enfants avaient dîné ensemble dans la soirée.
Ensuite, Cédric avait vaqué à ses occupations, était parti sortir à les chiens. Tandis que Delphine regardait la télé avec son fils. La petite fille étant déjà couchée. Et Cédric va se coucher tôt, vers 22h30, parce qu'il se lève extrêmement tôt pour partir au travail.
Il va demander à son épouse et à son fils de venir lui dire au revoir dans le lit et de faire un câlin à trois. Et Cédric, lui, entamera sa nuit. Puis Delphine Jubilard et son fils vont regarder un programme de télévision jusqu'à environ 23h. Il va se coucher et ensuite, plus rien ne se passe dans la chronologie. Jusqu'à 4h du matin, où Cédric constate que Delphine a disparu. Il va ouvrir la porte de sa maison et trouver ses deux chiens, Oprah et Gnocchi, qui sont là. Donc, tout naturellement, Cédric va en conclure que sa femme Delphine est ce soir-là sortie pour promener les chiens. Et que du coup, elle n'est jamais rentrée.
Il va alors attraper son téléphone, qu'il va allumer à 3h53. Il va commencer à la contacter, voir si elle n'est pas sortie, qu'elle ne va pas répondre. Il va voir que des amis de Delphine sont en ligne. Donc, il va les contacter pour savoir si elles ont des nouvelles. Et Cédric dira, j'ai envoyé des messages à ses copines. J'ai appelé Delphine, j'ai envoyé des messages. J'ai appelé 189 fois dans la nuit, pas de nouvelles. Et de guerre au lasse, n'ayant aucun retour, n'ayant aucune information, Cédric va joindre la gendarmerie pour signaler la disparition de sa femme.
Les gendarmes font alors le tour de la maison, à la recherche d'indices, leur permettant de comprendre ce qui est arrivé à Delphine Jubilard. Alors ça, c'est à peu près ce qu'on sait, Céa Barotte, concernant les faits. Mais je l'ai dit, il n'y a pas de corps, il n'y a pas d'aveu. Sur quoi les jurés vont-ils se baser pour dire s'il est coupable ou pas, Cédric Jubilard ?
Et bien sur ce faisceau d'indices que l'on dit graves et concordants, qui a permis au magistrat de mettre en examen Cédric Jubilard et de le poursuivre dans cette affaire. Alors on parle des propos qu'il aurait tenus auprès de son entourage, disant un jour je vais la tuer, si elle me quitte notamment. Ou encore on se base sur les déclarations du fils aîné Jubilard qui dit que ce soir-là ses parents se sont disputés, qu'ils en sont venus aux mains. On se base également sur les lunettes de Delphine Jubilard qui ont été retrouvées cassées, des traces de sang sur une couette qui était en train de tourner en machine.
On se base aussi sur les témoignages de voisins, de voisines qui expliquent avoir entendu du bruit aux alentours de 23h ou encore sur les témoignages qui expliquent que les chiens n'étaient jamais sortis par Delphine en promenade et ce soir-là ils étaient tout seuls dans la cour. En tout cas on parle d'indices de faisceaux graves et concordants mais il faut bien le rappeler, à l'issue de ce procès, si le doute persiste, le doute doit revenir au bénéfice de l'accusé. Le doute profite à l'accusé, c'est ce qu'on dit tout le temps.
Voilà, le doute profite à l'accusé et donc c'est quand même une mission importante et une grande responsabilité que les jurés vont devoir avoir sur les épaules pendant 15 jours.
Je disais qu'on n'avait pas de certitude sur la façon dont les choses allaient se conclure, effectivement parce que beaucoup de gens pensaient que c'était sûr, c'était lui, mais ce n'est pas vrai parce que dans un procès, effectivement, il y a des preuves qui sont amenées. La défense de Cédric Jubilard va également amener des éléments qui parfois font douter de certaines preuves. Donc on ne sait pas du tout comment les choses vont se dérouler et ça va durer longtemps en plus.
Oui, jusqu'au 17 octobre. Le verdict est attendu le 17 octobre. Donc les jurés vont devoir se baser sur les nombreux témoins. Une soixantaine de témoins vont être auditionnés à la barre. De nombreux experts également vont être interrogés. Et puis, est-ce que Cédric Jubilard va donner une autre version des faits ? En tout cas, pour le moment, il nie toute implication dans le décès de sa femme.
Autre drame dont je voulais qu'on parle aujourd'hui, c'est le meurtre de Philippine. Vous vous en souvenez, elle avait été tuée par un OQTF qui était déjà condamnée pour viol. C'était le 21 septembre 2024. Son corps avait été découvert à proximité de l'université de Paris-Dauphine, dans le bois de Boulogne, où elle suivait ses études. On va partir justement devant l'université de Paris-Dauphine, en direct avec nos envoyés spéciaux Mathilde Libanaise et Laurence Ellarier, puisqu'un hommage va être rendu à Philippine tout à l'heure à midi.
Exactement, à midi, une plaque commémorative à la mémoire de Philippine sera dévoilée aux professeurs, aux étudiants qui sont venus rendre hommage à cette jeune femme âgée de 19 ans qui a été violée et tuée dans le bois de Boulogne, qui se trouve juste derrière l'université Paris-Dauphine. Une plaque que nous ne pourrons pas vous montrer, puisque cet hommage se fait en toute intimité, à l'abri des caméras, des journalistes. Un an après, en tout cas, l'émotion reste entière ici. Philippine était décrite par ses amis, par sa famille, comme une étudiante brillante, souriante, douce.
Un autre lieu d'hommage a aussi été installé, où une stèle en gratuite noire portant le nom de Philippine a été déposée sur les lieux où la jeune femme, où le corps de la jeune femme a été retrouvé partiellement enterré. Une chose est sûre, c'est qu'un an après, le choc et l'indignation sont toujours présents ici, devant cette université Paris-Dauphine.
Merci beaucoup, Mathilde, de l'hommage à partir de midi. On va y revenir, bien évidemment, dans les différentes émissions de CNews. Et c'est vrai, et là, on va aller sur un terrain un peu plus politique, parce que c'est vrai que ce meurtre a ouvert beaucoup de questions en ce qui concerne les OQTF, en particulier les OQTF dangereux. Et Bruno Rotaillot a envie de durcir la loi. Et c'est justement ce drame de Philippines qui l'a poussé dans ce sens-là. Regardez.
Le 8 juillet dernier, l'Assemblée nationale adoptait la loi visant à rallonger la durée du maintien des étrangers jugés dangereux dans les centres de rétention administrative. Le texte est voté à une large majorité, avec les voix du Bloc central et du Rassemblement national. La mesure a été portée par le ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot.
L'origine de ce texte, c'est un drame. Le drame de la jeune Philippine.
Le 20 septembre 2024, Philippines, une étudiante de 19 ans, a été tuée après avoir été violée au bois de Boulogne. Le meurtrier présumé est un Marocain, déjà condamné pour viol. Il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire. Après avoir séjourné dans un centre de rétention, le juge des libertés l'avait relâché 15 jours avant la fin légale du délai de 90 jours. La loi votée à l'Assemblée nationale rallongeait donc ce délai à 210 jours, soit près de 7 mois.
Sur le plan du droit européen, de très nombreux pays, 13, ont porté la durée maximale de rétention à 18 mois et non pas à 210 jours.
Mais le 7 août dernier, le Conseil constitutionnel, saisi par les députés insoumis et communistes, sont sur le texte. Bruno Rotaillot déclare qu'il présentera un nouveau projet de loi, une annonce conditionnée désormais à sa reconduction dans le nouveau gouvernement en tant que ministre de l'Intérieur.
– Julien Oudoul, je ne sais pas s'il était resté jusqu'au bout, ça aurait changé grand-chose. Hélas, il n'y aurait pas eu Philippine peut-être, mais il y aurait eu une autre victime. Il devait rester 15 jours de plus. Ce qui est clair, c'est qu'est-ce qu'on fait une fois qu'on arrive à ces 90 jours ? C'est trop court, c'est une évidence. – Bien sûr, mais est-ce qu'on se rend compte quand même que dans notre démocratie, nous avons des élus de la République qui ont voté contre un texte qui visait à protéger les Français, donc à maintenir les étrangers jugés dangereux, comme ce violeur, puisqu'il était déjà condamné pour viol.
Ils ont voté contre ce texte, donc pour la libération des étrangers jugés dangereux. Ils ont ensuite fait censurer ce texte et ils mettent en danger nos filles, nos fils, partout en France, en laissant des bêtes fauves dans la nature. C'est ça la réalité et c'est ça qui est dramatique, parce qu'effectivement, Philippine, d'une, n'aurait jamais dû croiser son assassin, elle n'aurait jamais dû croiser cet OQTF qui avait déjà été condamné. C'est une faillite collective et la faillite, c'est pas seulement de maintenir en détention, mais d'obligation de quitter le territoire français, il y a obligation. C'est pas suggestion, c'est pas proposition, c'est obligation.
Donc c'est-à-dire qu'on prend la personne, on la met dans un avion, on fait en sorte évidemment que les pays de départ soient obligés, obligés de les reprendre. Et ça, il y a tout l'arsenal nécessaire, suppression de visas, suppression d'aides publiques au développement, suppression des transferts financiers, etc. On a toute la palette, encore une fois, l'arsenal, pour faire en sorte que ces pays reprennent ces ressortissants. Or, ce n'est jamais fait. Or, ce n'est jamais fait. On a une impuissance. Moi, j'entends M. Retailleau durcir, durcir, durcir, c'est très bien, sauf que résultat des courses, ce sont des Français qui sont livrés et qui sont...
À part qu'il n'arrive pas vraiment à durcir pour l'instant, à chaque fois, c'est bloqué, il n'arrive pas à faire ce qu'il veut. Ok, mais encore une fois, parce qu'il n'y a pas de volonté politique de faire reprendre ces obligations de quitter le territoire français. Jérôme Dubliss, c'est un mot régaleuse. C'est un mot régaleuse.
Julien Odoul