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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 31 mai 2023 31 min

Sécheresse : vers une guerre de l'eau ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et avec nous aujourd'hui pour ce club Emma Ziza bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes hydrogue experte en stratégie de résilience des territoires face aux risques climatiques merci beaucoup d'être avec nous Jean-Sol bonjour merci d'être là sénateur les républicains des Pyrénées-Orientales et vous êtes auteur d'un rapport évitez la peine sèche 8 questions sur l'avenir de l'eau et ce sera évidemment le débat de ce club Steve on va en parler également avec vous je vous oublie pas la sécheresse de votre club faut-il s'inquiéter de la situation alors que les nappes phréatiques sont au plus bas notamment dans votre département Jean-Sol des Pyrénées-Orientales où nous irons efface à cette situation des mesures de restriction ont été prises un plan haut a été présenté par le gouvernement alors est-il suffisant faut-il revoir notre manière de consommer l'eau ce sera l'une des questions et la sécheresse ça fait aussi l'actualité dans nos régions on regarde ça tout de suite et l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale on va à Tours on retrouve Valérie pernède bonjour Valérie merci d'être avec nous directrice départementale adjointe de la rédaction de La Nouvelle République en Indre-et-Loire on va parler des conséquences de la sécheresse mais on parle écologie tout de suite avec vous puisqu'il y a une grande opération spéciale aujourd'hui dans toute la presse régionale vous avec la nouvelle république évidemment supplément réalisé avec 50 titres de la presse régionale pour partager les solutions de nos territoires pour faire face aux dérèglements climatiques oui parce que l'idée c'est de partager avant tout des bonnes solutions des bonnes initiatives locales et sur nos territoires on en a beaucoup on en a beaucoup dans tous nos territoires ruraux et à la Nouvelle République d'Indre-et-Loire nous sommes dans la Vallée des Rois et nous avons choisi de parler des prairies du roi il s'agit d'un espace classé naturel sensible depuis 20 ans situé au carrefour des communes de Loches Beaulieu-lès-Loches et pérusson c'est une vaste zone humide inondable elle est gérée par la Communauté de Communes loches Sud Touraine et ici la collectivité a fait disparaître des dizaines d'hectares de peupliers alors cela a dégagé le paysage et laisse aujourd'hui apparaître un joli panorama sur la cité royale de Loches mais cette mesure a surtout permis de rendre disponible des milliers de mètres cubes d'eau en effet les prairies absorbent moins d'eau que les peupliers on parle de 200 000 à 400 000 mètres cubes qui sont désormais disponibles parlant pendant la période estime estivale ce n'est quand même pas négligeable c'est un exemple concret de ce qui est appelé la solution fondé sur la nature et cela permet de favoriser en plus la biodiversité et même de créer de la richesse avec la production de fourrage supplémentaire les agriculteurs sont 8 à pouvoir produire ici du foin pour leur bétail donc c'est du gagnant-gagnant car leur intervention représente aussi des économies d'entretien pour la collectivité cet exemple des prairies du roi et développer avec une quinzaine d'autres initiatives dans le supplément en quête de demain comme vous l'avez dit Oriane ouais justement puisque vous nous parliez du foin Valérie c'est aussi l'autre thème aujourd'hui qui à lire c'est la saison des foins en Touraine et la sécheresse a des conséquences alors on est tout à fait en pleine saison de la de la fenaison ici en Indre-et-Loire si vous n'avez pas encore eu le plaisir de vous balader au milieu des champs mais la bonne odeur ici de foin coupé est déjà là comme le rapporte très justement notre journaliste Pascal Landry les défilés des tracteurs et de faucheuse à repris depuis le 20 mai alors c'est plutôt en avance par rapport à aux années précédentes ça a été favorisé par une sécheresse par la par le printemps humide justement avant de devenir le printemps a été humide et avant de devenir ensoleillée et chaud ça a permis de favoriser la pousse c'est pas pour autant que les agriculteurs sont pas inquiets des sécheresses à paix à répétition mais au moins là ils peuvent rentrer du stock du stock de foin parce qu'en plus d'être en avance cette précocité donc le fourrage les fourrages s'annoncent plutôt bon en rendement les rendements s'annoncent très bons on parle de 5 à 7 tonnes de matière sèches à l'hectare qui seront récoltés et une seconde coupe et envisagée donc c'est plutôt une bonne nouvelle pour les agriculteurs qui étaient plutôt in pour autant ça ne veut pas dire que c'est la panacée les grands étaient vides donc il faut remonter les stocks l'année dernière l'Indre-et-Loire avait même été obligé d'aller acheter du foin chez les voisins chez les voisins de chez des départements voisins en Loir-et-Cher ou en Eure-et-Loir par exemple et cela ne doit pas cacher non plus que que les que les éleveurs sont de moins en moins dans nombreux vous parlez tout à l'heure de la Une de La Dépêche qui disait mort aux vaches en Indre-et-Loire aussi ils sont de moins en moins nombreux voilà tout ça est à lire dans l'article de ce matin dans la Nouvelle République et sur la nouvelle république.fr merci beaucoup merci Valérie Pernette d'avoir été avec nous on regarde la une à un autre sujet c'est la vente à domicile la vente à domicile toujours tendance c'est à la Une de votre journal ce matin merci beaucoup d'avoir été avec nous Valérie et on parlait de la situation on va parler de la sécheresse c'est évidemment le débat de notre club d'abord Emma Aziza pour qu'on comprenne bien avec vous quel est aujourd'hui la situation dans le pays quel est l'état des nappes phréatiques non il y a deux situations il y a une situation globale générale il faut comprendre que la France et le pays qui se réchauffe le plus rapidement au monde donc déjà quand on a posé cette base on comprend quoi se réchauffe 20% plus vite que le reste du monde ça s'explique par un certain nombre de paramètres notamment le fait qu'on ait une très grande façade littorale qui est soumis soit au dépression soit aux phases anticycloniques actuellement on a de plus en plus tendance à avoir des phases de beau temps donc d'anticyclones ça signifie qu'au lieu de gagner de l'eau avec des vents dominants qui viennent d'Atlantique qui permettent ensuite de nourrir toute la France en pluie et bien nous perdons notre eau donc ça c'est quelque chose qui est le premier constat qu'il faut faire parce qu'il y a cette question de rythme et cette question d'adaptation qu'il va falloir mettre en oeuvre parce que ça nous dépasse ensuite à l'échec globale les choses ont commencé à partir des années 2000 jusqu'en 2016 ça ne s'est pas vu sur nos territoires et pour autant on avait les températures historiquement élevées les 16 années les plus chaude quand on se positionne en 2017 et bien l'ont été après les années 2000 donc on voit à quel point on a une bascule qui se joue mais qui est pas visible et puis ensuite et bien à partir de 2017 on va avoir cette séquence d'année de sécheresse répétitive avec une année 2021 qui va être plus vieux sur l'ensemble du pays sauf les Pyrénées-Orientales et la Provence qui vont se retrouver dans des situations de plus en plus drastiques puisque ce stress hydrique va s'accentuer et donc quelque part ce sont les pays enfin les pays non les zones on parle du pays document mais si vous voulez ce sont vraiment les zones qui sont les plus sous tension et qui nous racontent une nouvelle histoire il y a quand même une inégalité sur notre territoire il y a une inégalité déjà par rapport à la ressource en eau c'est à dire que si vous positionnez à 30 km d'écart et bien vous pouvez vous retrouver dans la plaine du Var à Nice alors qu'il ne pleut pas et avoir pour autant de lots à profusion alors qu'à 30 km de là vous avez le pays de faïence qui se retrouve avec des interdictions parce qu'il parce qu'il ne peut pas aller plus loin pour urbaniser et qui est encore alimenté par camion-citerne donc on voit qu'on est très inégaux face à la ressource en eau pour compléter ce que ce que vous dites au 1er mai 68% des nappes étaient déficitaires et la situation c'est pas vraiment rangée tout au long du mois de mai notamment dans la moitié Nord où il a très peu plus la sécheresse encore aggravée puis je vais vous montrer cette carte publiée par Christophe Béchu c'était il y a deux semaines sur ce compte Twitter le ministre de la position écologique d'y vouloir anticiper la sécheresse de l'été la carte on va le voir voilà hiérarchie un peu les niveaux de risque et en rouge on le voit tout le bassin méditerranéen et le bassin le Bassin parisien le risque est présenté comme très pauvre le risque de sécheresse cet été et présenté comme très probable donc on voit il y a des inégalités au sein même du territoire donc on va vers un état risque on va faire un tété à risque à deux niveaux stress qui risque de revenir de manière très claire de façon disparate sur le territoire mais en tous les cas c'est ce risque qui risque de qui va qui va évoluer mais surtout le risque de vague de chaleur on a actuellement quelque chose qui se passe très très loin de chez nous sur le Pacifique Sud ce phénomène s'appelle el ninio il a un pouvoir réchauffant à l'échelle planétaire ce que nous avons vécu ces trois dernières années l'été alors qu'on avait un pouvoir refroidissant avec un phénomène qui s'appelait la Ninja donc ça signifie qu'il va falloir se préparer aussi à du très très chaud et parmi les départements les pays à risque gens seuls c'est chez vous on va aller dans les Pyrénées les en situation et critiques Jonathan du prix assez rendu dans les Pyrénées-Orientales à la rencontre d'agriculteurs inquiets et d'élus qui cherchent des solutions au regard le ciel est menaçant mais la pluie se fait toujours attendre près de Perpignan les arboriculteurs comme Joël jouannol désespèrent de voir de l'eau s'abattre enfin sur leurs abricotiers ça fait mal au cœur ça fait 15 ans qu'on les soigne que qu'on les chouchoute un petit peu puisque on vit avec eux ils souffrent comme ça et ben on souffre avec eux aussi quoi Joël cultive deux hectares et demi d'abricots des fruits qu'il ne peut presque plus arroser l'arboriculteur s'attend donc à une récolte tronquée voire inexistante on voit que les arbres commencent à avoir soit des petites brindilles sèches soit cette année des petits calibres c'est une plantation qui est complètement dans un stress hydrique puisque avec les nouvelles directives préfectorales on ne peut plus puiser ce qu'on veut dans le sol on est réduit à - 80% de prélèvement donc il dit que 20% d'alimentation à l'eau dit stress hydrique avec 60% depuis en moins par rapport à 2022 les mois à venir s'annoncent très difficile dans les Pyrénées-Orientales professionnelles et particuliers sont soumis à d'importantes restrictions le département a même été placé en état de crise sécheresse par les autorités le plus haut niveau d’alerte alors sur le terrain certains élus à l'image du maire de Claira tente de trouver des solutions pour moins gaspiller une ressource devenue rare et si nous avons le rejet de la station d'épuration donc avec une eau qui est quand même particulièrement claire regardez vous voyez c'est vraiment de l'eau très claire puisque nous ressortons en fait une eau usée traitée de qualité a puisque nous sommes à l'embouchure bien sûr de la Gly il y a à côté de la mer donc on se doit on a l'obligation évidemment de rejeter l'eau la plus simple possible si elle n'est pas potable cette eau propre se trouve aujourd'hui gâché rejeté sans être réutilisé dans cette rivière à sec une hérésie que dénonce le maire la moyenne annuelle de ce qu'on rejette à peu près c'est 30 mètres cubes heures ça veut dire que tous les trois jours nous sommes en capacité de remplir une piscine olympique ce sont des volumes très importants sachant que nous quand même en sachant que Claira si on une somme une ville de 5000 habitants donc nous sommes une petite toute petite station parfait face à ce constat marque Petit a lancé une étude avec les services de l'État ils doivent lui donner à l'automne leur feu vert pour réinjecter jusqu'à 20000 mètres cubes d'eau usées par an pour l'irrigation la voirie ou encore la lutte contre les incendies donc aujourd'hui nous sommes où nous avons lancé une étude de faisabilité parce que Ben en France c'est on le saurait aujourd'hui on ne peut pas dire tiens demain on va utiliser les rejets de la station d'épuration aujourd'hui je crois qu'il y a véritablement urgence après qui dit urgence c'est pas non plus faire une précipitation et de faire n'importe quoi du côté de l'État l'idée semble faire son chemin la préfecture qui réunit toutes les deux semaines une cellule de crise sur la gestion de l'eau étant passe d'autoriser plusieurs communes à réutiliser des eaux usées pour des usages prioritaires sur les eaux usées effectivement c'est un volume très important donc on a réussi à débloquer des situations une situation aujourd'hui mais probablement trois nouvelles dans les prochains jours pour réutiliser des eaux qui sortent de station d'épuration pour des usages prioritaires donc ça c'est fait et ça marche et c'est des volumes très importants maintenant il faut qu'on arrive à amener cette eau qui sort vers les usages prioritaires et notamment vers le monde agricole ça c'est le point qui nous reste à travailler mais à l'approche d'un été difficile la priorité pour la préfecture des Pyrénées-Orientales et de garantir l'accès en eau potable aux habitants et touristes actuellement 23 communes du département ont un risque prononcé de rupture en eau potable il y a beaucoup de choses dans ce sujet beaucoup dont on va débattre mais en commençant par le début on l'a vu cette arboriculteur c'est l'inquiétude dans votre département Jean-Sol des conséquences de la sécheresse pour les cultures oui c'est effectivement une inquiétude je pense légitime pour avoir été sur le terrain il y a quelques semaines notamment lors de la venue des ministres du ministre fhéno nous avons nous avons nous avons nous avons pu voir de de nos propres yeux les dégâts déjà au niveau des cultures alors on parle de l'arboriculture on a pu voir que des fruits étaient vraiment réduits à leur plus simple expression et puis sur des terrains où il y avait un minima une irrigation les fruits étaient déjà un peu plus gros alors si vous voulez ces arboriculteurs sont inquiets non seulement pour les récoltes là qui sont imminentes à venir mais aussi pour certains pour la survie de leurs exploitations puisqu'on sait très bien que pour avoir un terrain de d'arbres de ce type là il faut quand même quelques années des conséquences sur les cultures sur du plus long terme ou est-ce que c'est rattrapable pour vous et Mazda est-ce que si il pleut beaucoup dans les prochaines semaines c'est ça peut être rattrapé ou pas oumin ou c'est un peu trop tard on a quand même des nappes qui sont souffrances depuis trop d'années on estime qu'une nappe qui se tarie elle met 10 ans avant de se reconstituer elle se reconstitue jamais complètement donc de toutes les façons la teinte et là et on voit très bien qu'on est qu'on est à la fin j'ai envie de dire d'un système où il va falloir qu'effectivement on réfléchisse autrement sur notre consommation en eau sur ces territoires et bien il va falloir essayer d'optimiser la gestion de cette eau c'est sans doute le territoire sur lequel il va falloir chercher le plus à innover parce qu'on n'arrive vraiment face au mur j'ai envie de dire parce que depuis le début de l'année il n'y a jamais quasiment aucune pluie sur toute la région que ce soit enfin entre Perpignan et la frontière espagnole et bien on a l'impression que cette zone est oubliée complètement par les pluies et le peu de pluie qui est passé elle est passée d'un côté de l'autre côté des Alberts en Espagne elle est passée ensuite sur Marseille et toute la zone mais encore une fois les Pyrénées-Orientales ont été vraiment dans une situation extrême donc effectivement on est dans cette période face donc déjà repenser l'agriculture ben ça va être on est quand même dans des valises et des vallées que je connais très bien parce que j'ai grandi là-bas donc effectivement que ce soit les cerisiers et les abricotiers on est sur des territoires ou un arbre mais des années avant de pouvoir fournir ses fruits c'est la même chose d'ailleurs que ce soit pour les arbres fruitiers ou les arbres en ville si on ne réfléchit pas à une manière d'alimenter ses arbres en eau et qu'on se retrouve face à des arrêtés d'interdiction d'alimentation en eau on voit que de grandes villes ont planté massivement des arbres et trois mois après ils étaient morts donc il va falloir effectivement se préparer autrement avec des solutions qui sont loin d'être parfaites mais en tous les cas qui peuvent être intéressantes que ce soit la réutilisation des eaux usées ou même dans ce cas là localement la décennalisation même si c'est loin d'être la panacée on pourra en reparler on va en parler puisque c'est aussi l'un des angles du sujet de Jonathan mais l'autre question qui se pose dans votre territoire on le voit dans le sujet c'est le risque sur l'eau potable il y a un vrai risque aujourd'hui nous en avons fait malheureusement l'expérience il y a quelques semaines sur quatre communes du département qui sont retrouvés alimentés par par des bouteilles d'eau des des palettes arrivées par camion sur l'initiative des mers et bien évidemment ça représente là aussi un budget et on est quand même garant ben de ces taux et surtout de la qualité de de ces taux que l'on apporte aux administrés alors bon là il y avait quatre communes mais il est fort possible qu'il y a né qu'il y ait d'autres et il faut effectivement qu'on est cette capacité non seulement d'adaptation j'ai envie de dire mais mais mes d'anticipation et c'est un combat qui doit se faire individuellement mais aussi collectivement les initiatives qui qui pointeront ici est là si elles sont isolées à mon sens n'apporteront pas grand chose que ce soit une prise de conscience bien sûr tout à fait aujourd'hui avec les tomes sauf dans notre département Monsieur le Préfet a pris les choses à moi le corps et à réuni il y a à peu près deux trois mois un comité de de sécheresse d'ailleurs il poursuit ses réunions je maniais de manière à mettre autour de la table amène tous les tous les acteurs qui soient là la Chambre d'Agriculture mais aussi les représentants du tourisme puisque dans notre département on a quand même deux pans de l'économie qui sont l'agriculture la viticulture le maraîchage l'arboriculture mais aussi les éleveurs dont on n'a pas parlé et puis ce pan ou se voler du du tourisme puisque on arrive donc à l'été et on espère aussi on appelle de nos vœux que les que les touristes viennent quand même dans notre département malgré toutes toutes ces inquiétudes notamment sur le tourisme sur l'eau potable puisqu'on l'a vu c'est l'un des sujets est-ce que l'eau potable ça risque de devenir une ressource rare dans notre pays à maaziza et bien il y a encore quelques années c'était vraiment un scénario de science-fiction on imaginait absolument pas que ce soit possible d'ailleurs en 2005 on avait deux communes qui avaient été rupture d'alimentation d'eau potable ça remonte il y a tout de même 15 ans et le ministère à l'époque de l'époque de l'écologie avait lancé un très grand programme de sensibilisation de la population et c'est de là qu'on retient le fait qu'il faut couper le robinet lorsqu'on se lave les dents donc il y avait à l'époque que deux communes et une en milieu insulaire en plus que c'était Bel-Air donc là on voit que plus de 1300 communes l'été dernier on a passé un cap colossal et il va falloir comprendre qu'effectivement cette bascule est en cours chaque année nous n'avons pas les mêmes communes qui se retrouvent en rupture d'alimentation parce que parfois ce sont des problèmes de réseau parfois les forages ne sont pas exploitables il y a quand même plus de 4000 forages qui aujourd'hui pourrait être exploité pour des circulation et ne le sont pas par faute de taux de pesticides trop importants donc il va falloir aussi que l'on travaille massivement sur la protection de cette ressource en eau quand elle devient rare il faut la protéger et il va falloir notamment recréer ces cycles de l'eau localement avec peut-être une adaptation massive de l'agriculture si je prends le cas des Pyrénées-Orientales vous avez normalement un cycle de l'eau qui est carrément visible quand vous remontez dans la vallée du vallespire vous voyez en fin de journée ces nuages se formaient et ces nuages finir par précipiter ce phénomène là ne se produit plus on a notamment un la tramontagne qui est en train de carrément disparaître localement ça signifie qu'il y a des processus en cours mais qu'à partir du territoire on peut les recréer à condition de remettre en place de nouvelles solutions notamment plus basées sur l'agroforesterie et on va parler justement des solutions parce que l'autre point qui est assez marquant dans le reportage de Jonathan c'est cette question de la réutilisation de l'eau d'abord si on va faire un point avec vous puisque l'exécutif if a présenté son plan haut et ça fait partie des mesures oui c'est Emmanuel Macron lui-même et qui s'en est chargé c'était le 30 mars dernier lors d'un déplacement dans les Hautes-Alpes il a annoncé un plan de sobriété sur l'eau pour tous les secteurs économiques cela concernerait aussi les particuliers qui pourraient payer plus cher s'il consomme trop écouté les premiers mètres cubes sont facturés à un prix modeste proche du prix coûtant c'est ça l'évolution vers laquelle on va aller tarification progressive pour tout le monde ça correspond à l'eau dont nous avons tous besoin pour boire nous laver et pratiquer les usages domestiques du quotidien ensuite au-delà d'un certain niveau le prix du mètre cube sera plus élevé et c'est normal pour les consommations que j'appellerai de confort et pour inciter à la sobriété au total 53 mesures ont été annoncées parmi elles la réutilisation des eaux usées objectives 10% de réutilisation d'ici 2030 on est actuellement autour à moins de 1% Emmanuel Macron qui est assis annoncé un plan de sobriété on en parlait secteur par secteur la mise en place d'un ÉcoWatt de l'eau un programme d'investissement pour adapter les centrales nucléaires au changement climatique ou encore la mise en place de bassines sébacina qui font l'objet de polémique elle pompe l'eau pendant l'hiver pour que les agriculteurs puissent arroser leur culture pendant l'été pour Emmanuel Macron toutes ces mesures visent à être au rendez-vous de l'eau il s'agit d'un enjeu de souveraineté alimentaire selon le président est-ce qu'elle permettront d'être au rendez-vous est-ce qu'elles sont assez ambitieuses ces mesures et ma vie alors déjà il y a une très grande différence entre ce qui a été annoncé par Emmanuel Macron et la réalité des 53 mesures on retrouve absolument pas les bassines donc on voit qu'on a quand même tout de même chercher à apaiser certaines fédérations parce que c'est quand même tout de même étonnant de voir à quel point il y a un discours et quand on regarde dans le détail et bien ça n'a rien à voir donc déjà c'est 53 mesures sont bonnes sont efficaces et sont plutôt ambitieuses la question va être le temps de leur mise en oeuvre personne n'a encore aujourd'hui pensé dans les entreprises petite ou grande d'ailleurs ce qui on parle d'empreintes carbone on nous parle absolument pas d'empreinte haut que va être ce plan de sobriété en eau il va falloir mettre en place des méthodologies essayer de comprendre ce que l'on peut faire et puis on a eu un peu ce sentiment d'une baguette magique ne vous inquiétez pas on va réutiliser l'eau usée ça va être simple ça fantastique ça fait 30 ans qu'on réutilise l'eau usée en France on essaye c'est pas toujours facile parce que parfois c'est pas du tout rentable parfois ça fait plutôt du mal au milieu puisque cette eau elle est nécessaire au milieu naturel qui n'en a pas assez c'est plutôt très intéressant en pourtant littoral ça allait beaucoup moins dans les terres donc attention à cet effet c'est une solution intéressante par exemple dans les Pyrénées-Orientales puisqu' au lieu de rejeter cette eau à proximité de la mer et c'est une eau qui sort de station d'épuration il est beaucoup plus pertinent de la réutiliser et via des moyens qui sont de plus en plus performants aujourd'hui donc là oui on optimise la ressource en eau de manière intelligente dans une zone et oui ou la moindre goutte d'eau vaut son pesant quand même dans le reportage de Jonathan du priaza on voit ce maire le rejet de son usine d'épuration qui est de l'eau qui paraît propre qui est propre et qui est rejeté dans une rivière à sec c'est assez aberrant il faut travailler là-dessus j'en sais rien je pense que c'est sur la réutilisation des eaux effectivement il faut travailler comme le madame à côté ça fait quand même quelques années que certaines communes se sont emparés du sujet ont investi et on travaillait sur la réutilisation des eaux usées bien évidemment il faut aller plus loin d'ailleurs c'est une de l'eau qui est rejetait dans des rivières à sec j'ai pas forcément la réponse ce que je peux vous dire aujourd'hui ce qu'il y a des dispositifs techniques qui permettent justement de traiter les os et de ressortir une eau de qualité qui puisse arroser on l'a vu les golfs les espaces verts qui puissent servir à l'industrie qui puisse servir au nettoyage à curé etc etc la réutilisation des eaux usées c'est une c'est une piste d'ailleurs que nous avions mentionné dans notre rapport dont je pense que le gouvernement c'est quand même assez imprégné nous n'avons pas 53 mesures mais huit mesures donc un certain nombre qui me semble assez concrète et pragmatique après moi la question que nous avons une une justement une dispositif de réutilisation des eaux usées à Saint-Cyprien qui qui fonctionnent très très bien en bord de mer qui permet de mettre de l'eau dans des citerne c'est citerne partent dans les endroits qui allons qui en ont besoin ça fonctionne très très bien l'eau est filtrée c'est pas un problème de réglementation qu'il faut changer il va falloir que ça évolue effectivement et surtout le comment dirais [Musique] -je moi l'expansion est donnée les moyens aussi parce que tout cela un coup de c'est bien joli de dire il faut réutiliser les eaux usées mais pour les collectivités notamment au plan budgétaire il va falloir quand même les aider pour pouvoir mettre en place ces dispositifs après c'est une solution c'est une proposition parmi tant d'autres mais je pense qu'au point au départ effectivement il faut que chacune et chacun fasse un effort en matière de en matière de de sobriété mais la question des moyens se pose alors moi je si vous voulez j'ai tendance à dire aussi parce que les hydrogéologues notamment madame ça fait quand même quelques emmener les scientifiques nous alertes quand même sur ce réchauffement climatique sur ce changement climatique sur son impact et on se rend compte aujourd'hui que on est au pied du mur et là il faut y aller quoi il faut y aller très très vite et j'espère qu'on ne va pas sur moi ce qu'il me préoccupe aujourd'hui c'est c'est le traitement en tout cas de de ces conflits d'usage et puis de s'aggraver et puis qu'on évite surtout de rentrer dans une guerre de l'eau qui à mon sens on en est pas trop trop loin on est pas loin d'une gare de l'oreille ça devient très complexe là on parle des 53 mesures du gouvernement mais on ne parle pas du guide sécheresse qui est passé un peu inaperçu mais qui nous raconte là encore quelque chose de nouveau à partir du moment où vous aurez un département qui sera en niveau d'alerte crise et bien vous ne pourrez plus remplir votre piscine vous ne plus pourrez plus non plus remplir une piscine collective ça signifie que pour tous les établissements de plein air il va y avoir une mise en danger très claire de leur activité est-ce qu'on ne sera capable de trouver des solutions disciples de moi ça semble très complexe mais au moins il faut prendre le taureau par les cornes j'ai envie de dire et essayez de regarder les solutions qui pourraient exister attention aux mauvaises solutions typiquement les bassines qui sont des retenues substitution sont ces solutions de mal adaptation reconnues par tous les scientifiques pourquoi parce que prélever de l'eau dans la nappe phréatique dans un moment où elle est censée alimenter les cours d'eau et le taux d'humidité des sols donc permettent la fertilité des sols et bien si vous enlevez cette partie pour quelque part cela qu'à paraît et le mettre dans une zone déterminée vous empêchez en réalité l'intégralité du cycle de l'eau et vous arrêtiez un territoire alors que si vous récupérez de l'eau de pluie et bien là c'est beaucoup plus intelligent pourquoi parce que sur 100% depuis qu'il tombe le 2/3 repart dans l'atmosphère si vous la captez avant vous pourrez l'optimiser donc ça signifie qu'il va falloir réfléchir différemment mais jouer intelligemment avec le cycle de l'eau et pas contre le cycle de l'eau et ne jamais oublier que que c'est nappes phréatiques sont le socle même de nos territoires qui nous permettent d'avoir des sols humides qui nous permettent d'avoir justement cette végétation luxuriante sur lequel elle s'appuie et tous nos cordons sont déjà en souffrance ça signifie tout le vivant derrière faut jamais oublier qu'on fait ce vivant et que le saumon il finit par remonter qu'on a fini dans notre assiette et si on veut que ça continue au moins qu'on puisse avoir de la pollinisation des fruits des légumes ou encore derrière une chaîne trophique vous savez ce qui mange qui ben à la fin c'est toujours nous qui seront impactés donc il va falloir le préserver au maximum j'en sais alors en un mois est-ce qu'aujourd'hui vous êtes inquiet pour votre département on l'a vu aussi bien au niveau des agriculteurs qu'au niveau du tourisme on nous en parliez tout à l'heure et moi je suis inquiet pour notre département en termes de proposition encore une fois de de de de de solution et de pistes d'amélioration moi je pense qu'il y a des actions à court terme à moyen et long terme à court terme nous en avons parlé on n'a pas parlé des fuites aussi sur les sur les réseaux malgré là aussi l'investissement l'implication la mobilisation de l’homaire et de nos élus ils sont aussi confrontés à des budgets qui fait que à un moment donné on a un taux de fuite qui participe et effectivement la conservation de cette eau et à son acheminement vers vers les vers les foyers je pense que là aussi il va falloir aider une fois de plus budgétairement financièrement nos élus pour pouvoir avancer et faire en sorte que les réseaux est quand même une un taux acceptable aujourd'hui me semble-t-il merci beaucoup et ma visa d'être venu on va continuer à parler de ce qui est peut-être la guerre de l'eau on va voir l'une des conséquences c'est dans la presse régionale [Musique] et Steve à la une de la presse une usine qui jette l'éponge en Bretagne l'entreprise Bridor annonce l'abandon de son projet d'installation en Ille-et-Vilaine à Liffré tout près de Rennes si elle a une de Ouest-France le groupe leduve souhaite écrire une usine de viennoiserie industrielle un projet qui date de six ans mais qui était contesté par des défenseurs de l'environnement il lui reprochait notamment l'utilisation de terre agricoles et une quantité d'eau trop importante pour fonctionner ils ont engagé des recours en justice et le groupe a donc décidé de jeter l'éponge Oriane le rapport accablant de la commission oui à retrouver dans Corse-Matin aujourd'hui la commission parlementaire chargée d'enquêter sur l'agression mortelle divan Colonna en prison a publié son rapport ce mardi et il est très sévère grave défaillance dans l'appréciation de la dangerosité du côté tenue rigueur excessive à l'encontre du militant indépendantiste série de dysfonctionnements d'ordre général voilà ce qu'on peut lire dans ce compte-rendu parlementaire adopté à l'unanimité des 28 députés de la commission Corse-Matin se demande s'il s'agit d'un épilogue ou d'un prélude Oriane électrique c'est fantastique oui c'est un vert un joli vert qui pourrait signer de l'écrivain Bruno Le Maire mais qui vient bien de nos confrères de la Voix du Nord qui justement mettre le ministre de l'économie en une ce matin oui parce que Bruno Le Maire a inauguré ce mardi dans le Pas-de-Calais la toute première usine de batterie électrique du territoire objectif rattrapé notre retard sur les constructeurs chinois l'usine va produire 40 GW ici 2030 Oriane cocorico pour terminer oui le premier unique avion certifié 100% électrique au monde veulent en France plus précisément dans les villes du Mans c'est à une du même livre aujourd'hui le club des ailes du Maine est l'un des premiers en France a posséder un avion à 0 carbone c'est peut-être ça l'avenir si vous voulez le piloter rendez-vous à l'aérodrome d'Arnage merci beaucoup si vous irez peut-être je suis invité on espère qu'il vous a entendu merci pour cette revieweresse merci beaucoup Emmanuel d'avoir été avec nous pour pouvoir ou revoir cette émission c'est notre nouvelle plateforme publique sénat.fr prochain rendez-vous à 15h la séance de questions d'actualité au gouvernement et à 18h Thomas Hulk pour sens publique et nous on se retrouve demain très bonne journée [Musique]