Jean-François Rapin : « Le matraquage fiscal, c’est fini »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jean-François Rapin, merci beaucoup d'être notre invité sénateur du Pascalé. Vous présidez ici la commission des affaires européennes. On le disait, on va revenir sur ces titres, mais d'abord on va regarder ensemble trois unes de la presse régionale qu'on a sélectionné.
La première une, c'est celle de la dépêche Gaza. Le plan Trump peut-il marcher ? Donald Trump qui, on l'a dit, a présenté un plan pour mettre fin à la guerre à Gaza.
Une initiative qui reste suspendue à la réponse du Hamas et aux divisions internes en Israël. La deuxième lune, c'est celle du télégramme. Et si votre salaire net augmentait, ça fait partie des pistes de Matignon qui pourraient passer par la baisse de la CSG, se pose la question du financement de ces mesures.
Et puis la dernière, c'est l'est l'est républicain, les Restos du cœur, l'appel à l'aide, l'association qui va distribuer des millions de repas dans les prochains mois, mais la situation inquiète car la pauvreté ne cesse de croître. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ? On pourrait parler des trois comme d'habitude, des unees très importantes.
Je pense que en la situation actuelle et attendant peut-être les positions du premier ministre et puis du parlement sur le budget qui concerne à la fois le salaire et peut-être les aides au plus au plus démunis. Je crois que la politique internationale est est essentielle en ce moment et très importante en ce moment et le plan Trump qui a été posé hier est vraiment un sujet dont on attend avec impatience un retour un retour du Hamas. L'essentiel étant que les otages soient libérés.
C'est peut-être le premier élément. Et puis mais vous pensez que le Hamas peut dire oui à ce plan ? Je ne sais pas. il a dit il a dit non à beaucoup de plans.
Euh maintenant c'est dans la responsabilité propre des des dirigeants du Hamas de d'accepter cette cette proposition qui est une proposition parmi d'autres hein qui ont déjà été faites. Mais je crois que l'essentiel au-delà des propositions qui sont faites, c'est le retour des otages. C'est essentiel que cette guerre s'arrête.
Bien sûr, il y a des éléments déclencheurs qu'on oubliera jamais. Euh je pense mois d'octobre euh qui qui a été qui a été sombre pour pour Israël. Euh mais il faut il faut savoir euh il faut savoir aussi à moment euh s'arrêter.
Je crois que c'est c'est essentiel. On peut pas euh assister nous euh à distance comme on assiste aussi à la guerre entre la Russie et l'Ukraine. On peut pas assister à distance à des à des si grandes drames.
Voilà. Donc euh moi je je pense que j'espère je croise les doigts pour que ce conflit s'arrête. Il il est important que les otages, bien sûr, et c'est essentiel, puissent revenir.
Mais aussi, et je l'ai entendu hein, de la part d'Israéliens euh euh certaines dépouille parce que ils savent très bien que certains sont morts aussi, mais ils veulent récupérer euh les corps de ceux qui sont morts. Et je crois que c'est c'est essentiel pour pouvoir faire un un deuil et peut-être non pas tourner la page, mais marquer marquer le passé en se disant que il y a aussi un avenir. On va passer à l'actualité nationale et c'est jour de rentrée aujourd'hui pour le Parlement.
Et pendant ce temps, Sébastien Lecnu consulte encore et encore après 3 semaines. Est-ce qu'il est pas le temps d'annoncer une feuille de route et un gouvernement ? Il traîne trop.
Non, je pense que dans la situation telle qu'elle est, le fait de la précipitation n'est sûrement pas bon. Il a une méthode qui a été celle peut-être de se de s'isoler pour pouvoir rencontrer tranquillement les uns et les autres. Mais c'est la bonne méthode ou ça cache plutôt une absence de stratégie et de perspective ?
Je vous le dirai si euh sa copie budgétaire est accepté par le parlement, même si elle doit être modifiée. D'ailleurs, il l'a dit, il a dit le le budget sera dans les mains du Parlement et ici au Sénat, on se prépare justement à travailler au mieux cette copie. Euh donc je vous dirai si sa méthode a été bonne fois que tout ça sera arrivé.
Pour l'instant, on a très peu d'informations sur sa copie budgétaire. Les commentaires qui sont faits par les uns et les autres euh font penser qu'il a encore ça en lui et qu'il dévoilera probablement lors de sa sa déclaration de politique générale les grandes lignes qu'il souhaite qu'il souhaite engager. De devant les membres du socle commun, il s'est dit ouvert un débat sur la justice fiscale.
Est-ce que vous LR vous êtes prêt à accepter une taxation des plus riches, une taxation des plus grandes entreprises ? pour l'instant nous dans dans enfin ce qui est une ligne rouge, alors j'aime pas tellement ce terme parce que ça veut dire queon négocie plus rien et on discute plus rien mais il est clair que le matraquage fiscal c'est fini donc il faut faire très attention matraquage fiscal est taxé les plus hauts revenus il premier ministre le premier ministre le premier ministre a dit qu'il y aurait des plus et des moins. Donc il faut voir quels seront les plus et les moins.
Moi je les ai pas encore en main. J'en ai discuté hier avec Christine Lavarde ou Jean-François Husson. Je je n'ai pas on n' pas encore d'éléments qui enfin on est toujours attentif quand on nous dit il y a des plus et des moins.
Ça veut dire que il y a des gens qui vont en pâtir et puis d'autres qui vont en bénéficier. Donc si on trouve un équilibre coordonné entre le Parlement et le gouvernement, ça peut être intéressant. Mais dans l'esprit aujourd'hui des LR, c'est euh on stoppe toute fiscalité qui euh créerait de nouveau euh une discde y compris pour les très haut revenus.
Pour tout le monde. Est-ce que quand vous avez lu l'interview du Parisien de Sébastien Lecnu, vous vous êtes dit il ferme trop de portes à la gauche ou est-ce que vous dites c'est pas avec la gauche qu'il faut négocier ? Ah bah nous c'est clair chez LR ça ça a été dit.
Donc il vaut mieux quoi miser sur l'abstention du RN plutôt que sur une non censure des socialistes. Euh peut-être c'est peut-être une façon d'obtenir une non censure mais voilà au premier ministre de trouver avec le Parti socialiste les éléments qui feront qu'il y a une non censure. Moi, je préfère une non censure large de qui qui soit qui soit qui soit adopté plutôt que que enfin des des votes à quelques voies près parce que ça fragilise toujours le gouvernement.
Donc voilà, je moi je suis je souhaite que Sébastien Lecnu réussisse. Moi je suis contre reste au gouvernement. C'est ce qui est convenu pour l'instant mais comme l'avait dit Bruno Rotaillot, notre président de parti, rien n'était écrit.
C'est-à-dire que c'est jusqu'au bout que se décideront les Et là, qu'est-ce qu' vous dit Bruno Raillo ? il est plutôt parti pour rester. C'est pas on l'a tout à l'heure en visio et donc vous savez pas si donc c'est un bon ministre de l'intérieur.
J'espère que il pourra il pourra rester au côté du premier ministre pour continuer à assumer sa fonction. On a des gros enjeux vous le savez sur l'immigration sur et il doit il doit être présent en tout cas. Moi, j'ai j'ai entièrement confiance en lui.
Demain, il y a une nouvelle journée de mobilisation. Alors pour le moment, elle s'annonce moins suivie que les que les précédentes que la précédente en tout cas de du 18 septembre. Est-ce que quand même Sébastien Lecnu il est sous pression de la rue ?
Pour l'instant, il n'en montre pas les signes puisque il a il a travaillé depuis Matignon, il a consulté les syndicats, les groupes politiques. Pour l'instant, il ne me semble pas sous sous pression sous pression de la rue. Vous le disiez, le mouvement semble sétioler un petit peu.
On va voir parce que je pense que les Français sont comme moi. Enfin, je je suis comme eux ou je suis comme eux. et et vous les rencontrez notamment dans votre département.
Qu'est-ce qu'il vous disent ? Comment s'exprient, on ressent qu'il n'aiment pas le chaos. Le chaos pour eux, c'est à exclure.
Le chaos, ça veut dire pas de budget. Ça veut dire et finalement euh l'avenir des hommes ou des femmes politiques qui gouvernent ou qui gouvernent pas, je pense que les Français ça les intéresse pas. Ce qui les intéresse, c'est leur vie au quotidien.
Quel est l'impact d'une décision sur leur vie au quotidien ? Quel que soit celui qui la prennent ? On dit aujourd'hui la France est plus à droite.
Oui oui dans dans dans le schéma électoral on rencontre mais je rencontre très bien des gens de droite qui me disent quand est-ce que vous allez penser à nous et puis essayer de trouver une stabilité dans dans le pays. L'instabilité a toujours été mauvaise. Elle est mauvaise au plan économique, elle est mauvaise au plan politique, elle est très mauvaise au plan social, on le sait très bien et puis au plan sociétal aussi.
Un dernier mot sur cette rentrée parlementaire. Alors, elle va être un peu plus agitée du côté de l'Assemblée puisque se joue se joue la la répartition euh des postes. Est-ce que vous souhaitez que les Républicains votent pour que le Rassemblement national revienne au bureau de l'Assemblée et réobtiennent des postures ?
Moi je je rentre pas enfin comme nous le disent souvent les députés, les sénateurs sont les sénateurs, les députés sont les princips ont un nombre de députés conséquents. Voilà, ils représentent une grande partie des Français. Moi, je je pense que enfin on on ne peut exclure personne dès lors qu'il est élu de la République, sinon on va contre tous les principes républicains.
C'est un nouveau weekend dramatique dans votre département. Les corps de quatre migrants ont été retrouvés sur les plages du nord et du pas de Calette dont un dans la commune d'Équin Plage. Et on va retrouver le maire Christian Fourcroix.
Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, maire sans étiquette d'équin plage. On parlait he de ce nouveau drame sur votre commune. D'abord quand on est élu, quand on est maire, comment on gère un drame pareil ?
Comment on gère avec les moyens les moyens avec nos propres moyens ? parce que bon ben disons qu'on on est devant le fait accompli hein quand on récupère les cadavres sur la plage et ben c'est pas du tout réjouissant hein et c'est surtout aussi le problème que nous on a le gros problème qu'on a c'est que ils ont pris l'habitude de se planquer dans la forêt déco. On a 3 400 vivrants qui sont qui sont là prêt en attente à partir partir vers la mer.
Ils attendent le small bot pour partir. Euh vous vous dites on gère avec les moyens qu'on a, monsieur le maire. Est-ce que ça veut dire vous avez trop peu de moyens, trop peu de soutien de l'État ?
Bah écoutez euh que lorsque les il y a un drame comme ça, qu'est-ce qu'on fait ? On ouvre on ouvre les structures, hein. Et puis bon ben voyez, dimanche, on a récupéré le gamin.
On se demande le gamin, il est noyé le gamin où il est où il a été mis à l'eau où il a été écrasé dans le dans le small bot, hein. On se pose on se pose quand même des questions et ben ils sont là pendant 3 4 heures. Tous les services ils arrivent et puis bon ben par exemple dimanche matin, il faisait un temps idéal pour aller se promener.
Bah vous avez la moitié des touristes qui s'en vont quand il voi ça. que on est dans dans un sens, on est pénalisé qu'on le veuille ou non tous les côtés, on est pénalisé durant tout l'été, on a eu des smallbots qui sont venus tout l'été en pleine en pleine après-midi. Donc c'est c'est un spectacle mais c'est pas un spectacle qui est réjouissant, vous savez, parce que vous avez 80 migrants qui sont là qui qui veulent partir en mer et vous avez trois gendarmes qui les retiennent qui essayent de les retenir à leur voyez et et parfois quand ils ont leur bateau, bah le bateau il est crevé, il est crevé sur la plage quand ils ont leur bateau sur sur terre.
Alors comment voulez-vous qu'il réagissent pas ces gens-là ? et nous on réagit aussi mais bon bah ça dure ça dure ça dure ça dure. Jean-François Rapin.
Oui. Bonjour Christian. Je Ouais bonjour Jean-Panis je connais bien Christian Fourcroix plutôt homme jovial.
Je peux vous dire qu'il est très marqué. Je je le vois sur son visage. Il est il est il est très marqué comme il dit.
C'est un problème qui dure qui dure. Et le problème tel qu'il l'expose avec la répartition des forces de police sur les plage chez nous sur la côte d'Opal, c'est un vrai sujet. Sur les Haut de France, il y a à peu près 200 km de côte avec les 3/4 de plag d'où peuvent partir des bateaux.
Donc imaginez la façon dont les passeurs aujourd'hui s'organisent pour essayer de partir ou quelquefois de lancer plusieurs départs, quelquefois même des faux départs pour que les forces de police ou de gendarmerie se déplacent à un endroit et pour pouvoir permettre aux autres de partir. C'est vrai que les acalmies euh les acalmies météorologiques là notamment dimanche font que il y a des départs en quantité et partout. Les forces de police, les forces de gendarmerie ont été calibrées, je le pense et je l'espère suffisamment.
En tout cas, le ministre de l'intérieur quand il s'est déplacé plusieurs fois sur la côte d'Opal a pris des engagements. Il en a repris récemment auprès de madame le maire de Cala qui est venu avec une délégation d'élus en disant que on allait encore renforcer les forces. Mais finalement euh je dis qu'à un certain moment et Christian Fourcroix vient de nous le dire, euh c'est un peu un emplâtre sur une jambe de bois.
C'est-à-dire qu'on constate l'effet du départ mais on narrive pas à bloquer le départ en tant que tel. Donc il faut vraiment une politique forte, alors à la fois nationale bien sûr, mais aussi européenne sur la question de la migration. La France ne peut pas être en tout cas la Manche et la mer du Nord ne peuvent pas être un cimetière euh pour les migrants et la France ne peut pas accueillir toute la migration qui veut aller en Angleterre.
Donc on a une relation avec les Anglais qui doit être beaucoup plus ferme euh dans la discussion bien sûr dans la diplomatie mais qui doit être beaucoup plus ferme. Il y a il y a un accord franco-britannique qui qui est entré enur ces jours-ci qui prévoit le retour en France de migrants arrivé du Royaume-Uni à porte de petits bateaux en échange justement de l'envoi au Royaume-Uni de migrant. le le un pour un comme vous dites.
Est-ce que cet accord, il peut être une solution ? Est-ce qu'il peut dissuader les traversé ? Moi, je suis de principe que dès lors qu'une proposition est faite, il faut il faut au moins l'engager, l'expertiser pour voir si elle fonctionne.
Il faut dire que en ce moment ça fonctionne moyennement. On n pas les flux de d'échange attendu. Donc est-ce qu'il faut encore donner une chance à cette expérimentation ?
Oui, peut-être. Mais on se rend bien compte que ce sera de toute façon pas laapanée au vu du nombre l'avez exposé regarder ce weekend. Enfin d'un coup on passe sur 2 jours presque 500 traversés.
Monsieur le maire, c'est c'est un espoir pour vous cet accord franco-britannique ou vous dites concrètement sur le terrain ça va pas changer grand-chose ? Bah écoutez, moi je fais partie de la délégation. On a rencontré le le ministre Bruno Rota.
Bon il nous a parlé avec des parenthèses parce que est-ce qu'il va encore rester ministre de l'intérieur ? Je le sais pas mais enfin écoutez ces histoires de migration ça fait 30 ans que ça dure comme il nous a expliqué. Bon et je suis l'actualité, ça fait 30 ans que ça dure.
Donc ça fait des années qu'on qu'on dit que ça ne peut plus exister cette chose-là. Et ça continue. Ça continue.
Donc vous savez tous les gens qui sont à la tête de l'État, ils ont ils ont pas l'air de trop s'inquiéter hein. Je crois que peut-être que monsieur Ratao comme il nous a expliqué, il a pris le les problèmes vraiment les problèmes. Il comprend vraiment le problème.
Mais tous les autres qui ont essayé, ils ont jamais réussi. Alors, je vous fais pas la liste des ministres de l'intérieur, hein. Il y en a des célèbres qui étaient sur place.
Donc il il y a rien qui aboutit. On est là, on subit, on subit. Vous voyez là euh il y a il y a 4 jours d'Amie, la mer c'est un lac actuellement.
Bon ben hier soir, il y avait 300 migrants dans la forêt d'éco. La forêt d'co c'est juste à côté de chez nous. Et quand il se passe un problème, c'est nous qui récupérons tout puisqu'on est un poste de secours.
On est des structures pour accueillir les migrants. Bon ben, je suis certain que ce matin, je vais être appelé, on va me dire "Bah voyez, monsieur le maire, il faut ouvrir vos structures et puis bon ben ça va durer toute la matinée et on va les reconduire au bus et et encore si si s'ils veulent pas reprend reprendre le bus parce qu'après il repart dans la forêt en espérant avoir un prochain B soit le bot." Voilà tout ce qu'on subit madame hein.
Merci monsieur le maire. Merci pour votre témoignage Christroix, maire sans étiquette déclage. Merci d'avoir été avec nous.
Voulez dire un petit mot très court. Oui, très vite. Bah, vous voyez effectivement la détresse des des élus sur ce sur ce territoire.
Euh et ce qu'il a dit et c'est du bon sens, c'est-à-dire que ça fait 30 ans que ça dure, beaucoup de ministres de l'intérieur sont passés. Il y a eu des choses hein, rappelez-vous là, on faisait les unes en permanence avec la la ce qu'on appelait la jungle de calé qui a été démantelée, mais finalement d'autres problèmes surviennent et je crois que voilà, prendre le taureau par les cornes si Bruno Rotaillot leur a leur a promis, euh c'est une bonne chose et il faut pouvoir avancer mais aussi avec l'Union européenne. On continue avec l'actualité dans votre région.
On va dans le département voisin du nord à Lille. Bonjour Marie Boulanger, merci beaucoup d'être avec nous. journaliste à la Gazette France.
Avec vous Marie, on va parler d'un événement qui a lieu en cette fin de semaine à Dunker. Ce sont les rencontres européennes décarbonation, industrie et territoire. Oui, tout à fait. s'ouvre donc dès demain et pour de jours à Dunker, ses rencontres européennes.
Alors, on le sait, Derk avec sa zone portuaire et ses 500 entreprises industrielles représentent aujourd'hui 21 % des émissions industrielles de CO2 à l'échelle nationale. Mais donc en parallèle, il faut le il faut le souligner, le territoire est engagé depuis déjà une quinzaine d'années dans une démarche, on peut le dire exemplaire en matière de de décarbonation et la ville vise d'ailleurs le zéro carbone à horizon 2050. Ma question pour vous, Jean-François Rapin ce matin, c'est d'inquerc aujourd'hui est une ville pilote à l'échelle européenne, mais y a-t-il d'autres exemples de ville pionnière en la matière en Europe ?
Et j'en profite pour vous demander, vous qui présidez la Commission des affaires européennes au Sénat, quelles initiatives concrètes sont actuellement prise à l'échelle européenne sur le volet des carbonations ? Oui, bon des expériences qu'il y en a, je dirais dans dans toute l'Union européenne forcément puisqueun cadre a été fixé par l'Union européenne pour la décarbonation. Euh alors les mesures qui sont prises à l'échelle européenne, elles ont été définies dans le cadre Pack Fit 455, dans le pact de décarbonation notamment, on parle des des des moteurs, parlons peut-être des moteurs, c'est peut-être moins l'industrie, mais en tout cas des moteurs avec une une disparition en principe de la construction des des moteurs énergie fossile d'ici 2035.
Nous, ce qu'on avait dit à la commission, j'avais fait un travail à l'époque avec Sophie Prima qui était président de la commission des affaires économiques. Les deux commissions s'étaient penchées sur la question et on avait conclu au fait que l'objectif fixé à 2035 était peut-être ambitieux. Se fixer des objectifs, c'est humain.
Si on fixe pas un cap, on n'y arrive pas. Sauf qu'aujourd'hui, on se rend compte que quelquefois, alors c'est moins vrai dans l'industrie et et à Dinkerc parce qu'il y a un territoire pilote, mais pensons à l'industrie automobile, on voit très bien que cet objectif est difficilement remplissable. Les Français le disent, les Allemands le disent aussi.
D'ailleurs, les Allemands qu'on qui ne sont pas des des nains en matière de construction automobile, les les Allemands le disent. Et on a un vrai sujet aujourd'hui, c'est parce qu'on va rentrer dans une période où euh les structures industrielles vont être amendées si elles ne respectent pas les objectifs. Et là, on a un sujet parce que et je pense en particulier au véhicules utilitaires où un objectif avait été fixé et euh cet objectif n'est pas tenu.
En gros, on est à 50 % de l'objectif tel qu'il devrait être tenu et il y a un gros travail à faire là-dessus parce que les structures industrielles vont être amendées. Et c'est pas non plus de leur faute. En terme de production, ils ont fait le boulot.
Mais si les véhicules ne sont pas achetés parce que euh le renouvellement est difficile, parce que l'accès, je pense à l'électricité des bords n'est pas simple non plus, on a on a là un vrai sujet et il faut peut-être que l'Union européenne amende son travail, retravaille la question, maintenant un objectif mais peut-être l'assouplir. Merci beaucoup Marie Blanger d'avoir été avec nous la gazette du Nordpcaléis et l'agroalimentaire en ébullition. Puisqu'on parlait d'Europe, on va continuer.
Emmanuel Macron est au Danemarque aujourd'hui et demain pour des réunions avec ses homologues européens alors que le pays est frappé par des incursions de drones. Et c'est l'objet de votre éclairage Steve la Russie qui poursuit ces provocations sur le sol européen. Des provocations qui sont devenues irrégulières ces dernières semaines.
On parle notamment du survologne, de la Roumanie, de l'Estonie et du Danemark par des drones non identifiés ou des avions de combat russes. Exemple plus récent Ryan vendredi dernier au Danemark au-dessus d'une base militaire. Mais les images les plus impressionnantes, on les voit, remonte sans doute à la semaine dernière, mercredi, où on a pu apercevoir un objet volant au-dessus d'un aéroport dans le nord du pays.
La police indique que des drones ont survolé plusieurs aéroports à travers le pays. L'incident intervient quelques jours seulement après un incident similaire qui a conduit à la fermeture de l'aéroport de Copenhag. Dans la foulée, les autorités ont tenté de rassurer la population.
Écoutez, nous ne savons pas encore avec certitude qui est derrière tout cela, mais tout indique qu'il s'agit d'un acteur professionnel compte tenu du caractère systématique de cette opération mené dans de nombreux endroits presque simultanément. Le Danemark a fait le choix de ne pas abattre ses drones. Le Premier ministre a parlé à plusieurs reprises de la menace que représente la Russie pour la sécurité de l'Europe.
Une menace russe qui pèse sur le Danemark peut-être parce que c'est le Danemark qui assure la présidence tourante de l'Union européenne. Possiblement oui. En tout cas, c'est également au Danemark à Copenhag qu'une réunion informelle est organisée aujourd'hui en présence des dirigeants de l'Union européenne.
Voici le programme du jour Oriane avec une grande question. Comment renforcer la défense de l'Europe à la lumière des violations de l'espace aérien commise par la Russie ? C'est la question officielle qui est posée aux dirigeants européens.
La Réunion doit traiter de deux thèmes importants. Le développement de la préparation commune de l'Europe en matière de défense et le renforcement du soutien à l'Ukraine. Le président du Conseil européen souhaite par exemple s'assurer que le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne est bien toujours à l'ordre du jour.
Tout cela sera formalisé lors de la réunion du Conseil européen qui aura lieu à la fin du mois d'octobre à Bruxelles. Et le lendemain, on élargit un peu le format. Oui, Emmanuel Macron a lancé, vous en souvenez, la communauté politique européenne.
C'était en 2022. L'idée était de renforcer les liens entre l'Union européenne et les autres pays euh du vieux continent. Ce jeudi aura lieu toujours à Copenhague, la 7e réunion de ce type, le Royaume-Uni, y participera ainsi qu'une dizaine d'autres pays non membres de l'Union européenne.
Monsieur le sénateur, vous redoutez à cette occasion, à l'occasion de de ces réunions sur de jours des attaques de drone russes ? Oui, ça a été évoqué, hein. Je sais pas si le terme de guerre froide est déjà approprié, mais on sent très bien que c'est ces incursions répétées dans les territoires baltes, dans les territoires du nord sont une véritable provocation.
Alors, les Russes comme à l'habitude disent "C'est pas nous, c'est pas nous, c'est pas nous". Enfin bon, les avions qui ont été interceptés euh par des par des chasseurs italiens euh étaient des avions russes. Euh mais très concrètement, s'il y a des attaques de drone aujourd'hui, demain, est-ce qu'il va falloir répliquer manière bien sûr localement et je pense que les dispositifs militaires ont été mis en place pour éviter d'ailleurs une disposition a été prise pour éviter tout survol de drones civil euh régulièrement et je pense que le le ciel va être bien surveillé pour pour être sûr qu'il n'y ait qu'il n'y ait pas d'attaque.
Alors, vous l'avez dit aujourd'hui, à l'ordre du jour de de ce de ce conseil informel, on va parler probablement du mur antidrone he qui est qui est évoqué. Donc ça ça peut être une décision concrète. Ça peut être une décision concrète de l'Union européenne, mais concrète ça veut dire aussi derrière financer, hein.
Donc ça veut dire quel est le plan, quelle est son efficacité. Bon, je pense qu'il y a déjà des orientations sur la façon de repérer, intercepter, repérer, cibler, intercepter. Donc ça sur cette sur ce sujet-là, je pense que euh nos forces réparties dans l'Union européenne et même de l'OTAN, ça ça fait consensus aujourd'hui ce mur antiRone à l'intérieur de l'Union européenne, on l'entend en tout cas comme consensus de de plus en plus parce que les uns et les autres ne veulent pas.
Vous savez, je je j'ai appris une chose durant ma présidence, c'est que je crois qu'il faut euh toujours écouter les baltes parce que eux ont une expérience euh de l'action euh des Russes, alors d'abord des soviétiques certains et des Russes aujourd'hui. Et je me souviens d'un déplacement avec le président l'archer en Lituanie en 2021 je crois et où les Lituaniens nous avaient dit vous savez imminemment les Russes passeront la frontière de l'Ukraine et attaqueront l'Ukraine. Bon, à l'époque, on dit "Ouais, bon, c'est peut-être pas quand même, on nira pas jusque là." Et quelques mois après, c'était la réalité.
C'est déjà le cas à l'époque geéorgienne aussi. C'était déjà le cas à l'époque geéorgienne. Est-ce que vous êtes vous pouvez nous dire que la Russie cherche clairement la confrontation avec l'Union européenne ?
Elle teste h elle teste la capacité de réponse, elle teste la cohésion politique. C'est pour ça que faire une communauté politique européenne juste après le Conseil européen, c'est pas une mauvaise chose. Vous savez, moi sur la communauté politique européenne, je b ma coupe au départ, j'étais assez sceptique sur ce grand machin qui finalement allait réunir les uns et les autres et puis voilà.
Mais aujourd'hui, on sent quand même que c'est aussi un outil de cohésion. C'est un outil où on se parle. C'est un outil où on essaie de de comprendre la situation internationale.
Les chefs d'état et de gouvernement se réunissent à ce moment-là. C'est la 7e fois, vous l'avez dit. Et je pense que c'est important de montrer et de marquer une forme de cohésion même avec les les Britanniques, vous l'avez dit, les puisque les Britanniques ne font plus c'est c'est plus de l'entreoit de l'Union européenne, c'est comment le continent est capable de réagir euh à ces à ses alors je sais pas, on appelle ça plutôt des provocations.
Voilà. Merci Steve. On se retrouve dans 20 minutes pour la rue de presse.
On va voir si votre salaire et celui des Français va augmenter dans les prochains mois. Bonne question. Merci Jean-François R.
Merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. [Musique]
Jean-françois Rapin