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interviewLe Média· 17 mars 2026 42 min

MUNICIPALES : MACRON HORS JEU, RN EN EMBUSCADE, LA GAUCHE À L’HEURE DU CHOIX

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les résultats d'une élection sont toujours durs à interpréter, mais quand il y en a 35000 en même temps, c'est encore plus compliqué. Les résultats du premier tour d'hier peuvent être lu de différentes manières. La France insoumise réalise une impressionnante percée dans plusieurs villes majeures.

Dès le premier tour, la a remporté pour la première fois une ville de plus de 100000 habitants grâce à Bali Bagayoko qui remporte Senis. Les insoumis arrivent en tête à la Courneuve et à Roubé, en tête à gauche à Toulouse avec une véritable possibilité pour François Picmal de l'emporter avec une union acté avec le PS. Elle impose également une nouvelle réalité.

Très peu de villes seront récupérables pour la gauche sans compter sur la France insoumise. Plusieurs incertitudes tout de même, le score de Sébastien de Logue à Marseille aurait-il pu être meilleur ? Comment des baronis UDI, LR ou PS se mainantiennent en banlieue francilienne malgré des scores impressionnantes de la FI au présidentiel ?

Le PS quant à lui maintient son assise locale. Les socialistes ont remporté plusieurs mairies au premier tour et sont au second tour dans la plupart des grandes villes. Mais certains fiefes sont menacés.

Les écologistes et les insoumises sont en voie de s'unir à Lille pour faire gagner la candidate insoumise Laurera à Douche. À Paris, Renn Nant ou Montpellier, les socialistes sont en bonne position pour garder leur mairie. Du côté des écologistes, ce premier tour est moins positif que celui de 2020.

Plusieurs mai sortantes sont en difficulté à l'image de Jean Barzeguian à Strasbourg qui n'arrive que 3e ou encore Besançon qui montre un léger recul des écolos. En bref, pour ces municipales, il est difficile de s'avancer avant le second tour, mais il devient évident que le Parti socialiste est dans une position intenable. À force de diaboliser la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon, il se retrouve à choisir entre la défaite et la cohérence ou la victoire et l'inconsistance.

Les écologistes pris en étu entre les deux semblent privilégier l'union. On écoute tout de suite Marine Tondelier avec des candidats enfin des des des grandes figures de la gauche centriste, monsieur Gluxman, monsieur Hollande qui nous explique tranquillement qu'il faut surtout pas faire alliance à Toulouse mais pas non plus à Limoge. Ils nous disent même dans des villes socialistes depuis 70 ans à Nant par exemple François Lond ce matin sur France Inter dit "Ah non mais à Nant faut pas discuter avec la FI." Donc si on écoute monsieur Gluxman et monsieur Hollande dans quelques jours des millions de Français qui auraient pu vivre dans une ville de gauche alors qu'ils vivent aujourd'hu alors que c'était possible comme à Toulouse ou à ou à Limoge des Français qui avaient attendez et des Français qui vivaient dans des villes de gauche qui avaient cette chance vont le perdre à Brest à Renn.

Le narratif des gauches irréconciliables peut donc soit prendre fin cette semaine, soit s'inscrire durablement pour 2027. Car si des mairies sont laissé à la droite ou à l'extrême droite par l'opportunisme politique de certains, difficile d'imaginer qui que ce soit s'entendre pour la présidentielle ou même la législative. Du côté de la Macronie, c'est un nouvel effondrement après les européennes et les législatives.

Le bloc central disparaît peu à peu de la scène politique et compte sur le barrage républicain face aux extrêmes. Emmanuel Macron a même dû se salir les mains dans la tambouille pour pousser la fusion entre Rachid Adati et Pierre Yve Bournael et espérer renverser les socialistes à Paris. À Lille, Violette Spilbou s'effondre.

À Marseille, Martine Vassal se qualifie à peine au second tour et même à Lyon où l'ex-patron de l'OL, Jean-Michel Holas, se voyait déjà arracher tranquillement la mairie au premier tour, sa performance au débat et la remontada du ma du maire écologiste sortant Grégory Doué rendent le scrutin très incertain au second tour, notamment après l'annonce de l'alliance entre cet après-midi entre les écolos et la France insoumise. À l'extrême droite, le RN progresse avec des réélections dès le premier tour à Perpignon, Enin Baumou où Frégus est dépcé à Toulon et Nice. La campagne de normalisation médiatique de l'extrême droite fait effet de scrutin dans le scrutin.

Mais pourtant le fond reste le même et au Média TV, on s'emploie régulièrement à le démontrer. La semaine dernière, notre collègue Nadia Suvél propos racistes antisémites et néonazi d'un colistier ern à Gapann. Selon nos confrères de BFM de BFM, le parquet s'est autisi et une enquête pour provocation à la haine raciale et apologie du génocide a été ouverte.

Mettre les extrêmes dos à dos, au-delà d'être faux, c'est un risque politique rarement payant. car face au RN, les macronistes et la droite se souviennent soudainement que la gauche est républicaine. Et on va continuer de parler de la gauche justement avec nos invités de ce soir, Clémence Morel, Sabrina Séba et Adrien Cloué qui a un léger retard et qui nous rejoint juste après. [musique] Merci beaucoup à toutes les deux d'avoir accepté notre invitation ce soir.

On en parlait tout juste, les gauches irréconciliables. Est-ce que c'est encore d'actualité pour ce second tour ? Sabrina, je te laisse commencer.

Bah déjà peut-être revenir un peu sur la séquence municipale parce que je crois que on a eu tellement depuis des mois un battage médiatique autour de la question finalement des écologistes de la France insoumise des scores de l'effondrement qu'on avait pu prévoir. C'était la Berzina qu'on nous annonçait avec Michel Holas qui gagnerait dès le premier tour quasiment à Lyon. Euh que les insoumis se qualiféraient quasiment nulle part euh voilà avec une diabolisation à l'extrême finalement de tout ce que représente la gauche, les écologistes, on va dire ce qui porte une politique de rupture aujourd'hui dans notre pays.

C'est pas le cas. Donc déjà c'est plutôt une bonne nouvelle. Par contre, ce que montre effectivement ces ces municipales et moi je le regrette, c'est que il y a quand même trois gros blocs qui se dessinent dans notre pays.

Globalement, il y a un bloc d'extrême droite parce qu'il y a une poussée quand même de l'extrême droite dans des villes comme Toulon ou au Menton ou d'autres villes qu'ils vont probablement gagner. En tout cas, je l'espère pas mais c'est bien parti pour. Et puis euh un bloc de gauche euh écolo euh en gros le NFP hein euh grosso modo et un troisème bloc qui est celui d'une de la droite enfin ce qu'il en reste puisque en vérité les macronistes ont disparus de cette élection municipale mais grosso modo c'est les LR Modem et cetera.

Donc on retrouve quand même globalement ce qui s'est passé en 2024 avec l'élection législative. Donc ces trois gros blocs qui sont reconstitués au niveau des municipales. Ça, je pense que c'est quand même assez important de le dire et ce qui veut dire aussi que pour moi, je ne crois pas au récit des de gauche irréconciliable.

Je pense qu'au contraire l'électorat de gauche, il sanctionne quand il y a la division. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on a vu dans certaines villes euh des villes qui étaient socialistes depuis longtemps, je pense à Lille où finalement le fait que LFI arrive en tête, c'est ça s'est joué à un point je crois sur cette ville Toulouse par exemple aussi où on a vu François Picmal qui est remonté en dernière ligne droite et qui finit devant la liste qui était conduite par les socialistes avec les écologistes. Moi, je pense qu'au contraire, voilà, on a on a tenté, il y a eu une tentative en tout cas de diabolisation d'une force politique dans le pays.

Probablement que les suivants auraient été les écologistes. Moi, je suis pas chez la France insoumise, je suis écologiste, mais je pense que on est les suivants de la liste à être totalement diabolisé et décrédibilisé. Ça n'a pas fonctionné.

Au contraire, dans certaines villes, ça a été dit Sandy et les filles gagnent au premier tour. Mais je crois surtout que maintenant, il y a une responsabilité. Moi, j'avoue que je suis assez euh choquée euh de voir par exemple à Marseille le fait qu'on ne veuille pas euh cette fusion de second tour, à Paris le fait qu'on ferme la porte et que du coup certains candidats aujourd'hui qui sont arrivés en tête et qui normalement quand on arrive en tête, on a une seule responsabilité, c'est celle de rassembler toute la gauche face à la droite parce qu'on parle pas d'une droite qui est une droite gauliste républicaine.

On parle d'une droite qui accepte de faire des accords avec l'extrême droite aujourd'hui dans notre pays. Donc c'est pas n'importe quelle droite. Et bien, on préfère prendre le risque pour des millions d'habitants de dire "Ben, c'est pas grave, on tente et de toute façon c'est aux électeurs d'être responsable et pas au candidats." Et là, je trouve qu'il y a vraiment un décalage, c'est au candidat d'être responsable justement et de proposer le barrage à la droite et à l'extrême droite partout où c'est possible.

Et ça devrait être en fait le seul mot d'ordre. Mais en tout cas, je pense que comme beaucoup qui n'ét pas sur la ligne de dire que il y avait deux gauches irréconciliables, je dois dire que c'est quand même bah en fait le le ce qui est en train de se passer, c'est-à-dire que tous ceux qui ont passé des mois à dire qu'il n'y aurait jamais jamais jamais d'accord avec la France insoumise, de les voir aujourd'hui faire des accords à peu près partout avec la France insoumise, et bien je crois que ça montre aussi que pour 2027, il n'y a pas d'autre possibilité que de faire ensemble, sinon on sera tous condamnés à l'échec. Oui, la on a parlé de de cela longuement ces derniers mois sur le média.

La la position du Parti socialiste d'Olivier Fort était de dire qu'il n'y aurait pas d'alliance avec la France assoumise ni au premier ni au second tour. Mais il semble que depuis quelques jours cette ligne a a changé. Elle elle a complètement basculé vers autre chose.

On va écouter tout de suite Olivier Fort. Euh c'était hier à gauche, la stratégie de conflictualisation de Jean-Luc Mélenchon a montré ses limites. Il n'a pas la capacité d'emmener la gauche vers la victoire et de barrer la route à l'extrême droite.

En conséquence, au premier comme au second tour, il n'y aura pas d'accord national entre le Parti socialiste et la France insoumise. Je demande aux socialistes de rassembler dans la clarté et de veiller au respect de nos principes et de nos valeurs. Alors ça c'était hier, juste avant que l'on apprenne que des alliances ont été ont été conclues entre le Parti socialiste et la France insoumise notamment à Toulouse ou à Vignon par exemple et même dans le discours, le porte-parole du Parti socialiste Arthur de la Porte a changé de ton.

Il y a pas d'accord national, on l'a toujours dit avec la France insoumise, ce qui n'exclut pas et par ailleurs, on l'a toujours dit et je vous mets au défaut de trouver des paroles dans mon sens qui est à l'inverse de cela que localement sur la base d'un programme, sur la base d'un respect et de valeurs partagées, il y a possibilité de faire des des fusions. Et je vous le dis, sachant que dans la ville dans laquelle je suis candidat, à titre personnel, on n'a pas fusionné avec la France assoumise parce qu'il refusait justement un accord sur le programme. La clarté, elle est là, c'est d'accord sur le programme et si on signe et s'engage à respecter les valeurs, et bien peut derrière porter une dynamique commune.

C'est c'est une évidence. Clémence Morel, est-ce que vous êtes heureuse de c de ce changement de de position du Parti socialiste qui semble qui semble sacté ? Et est-ce que vous appelez à l'union de de des forces de gauche au second tour ?

Bien sûr, nous à l'après, on a toujours porté cette voie de l'union de la gauche et des écologistes. Donc pour nous, c'est très important. et le fait que le Parti socialiste localement fasse prenne des décisions pour aller dans le sens de l'Union notamment à Limoge et à Toulouse, c'est très très bien.

Euh par ailleurs sur Brest notamment, je sais que le choix a été fait aussi de la part du PS de tendre la main à la France insoumise. Donc je trouve ça très important et à l'aprè on est très content de ça parce qu'effectivement le discours des gauches et réconcilables, ça ne marche plus à l'heure actuelle. On se rend compte qu'il y a selon moi une percée de l'Union de la gauche, que ce soit les candidatures de Benoît Paillant ou d'Emmanuel Grégoire, ils sont quand même largement en tête parce qu'ils portent l'Union de la gauche mais ils ne gagnent pas et c'est avec un rassemblement des électeurs de gauche derrière eux qui pourront gagner et ils ont travaillé à cette union, c'est pour ça qu'ils sont arrivés en tête.

Donc voilà, maintenant je trouve que il faut continuer à prêcher pour cette union de la gauche. Adrien Clou nous a rejoint, député de la France de de Haaron. bienvenue.

Et euh et je voulais demander je vous demander justement en haut Garon à Toulouse, François Picmal euh a conclu un accord avec avec le Parti socialiste. Il est arrivé en tête à gauche euh à il est arrivé en tête à gauche à Toulouse. Euh déjà, comment vous expliquez que ces ces accords peuvent se conclure par exemple à Toulouse mais pas ailleurs ?

Bah, j'imagine par la bonne volonté des uns et des autres. Disons que ça fait une double démonstration. D'abord, ça montre que lorsque pour le coup la France insoumise est en tête d'une élection municipale, et bien on tend la main sans exclusive à l'ensemble des formations de gauche qui sont arrivées derrière et c'est normal.

Donc ça rappelle que il y a un vote qui est efficace, c'est celui pour la France insoumise en l'espèce qui est pas le seul hein parce qu'on voit qu'il y a d'autres formations de gauche et tant mieux qu'ils sont d'accord pour cette démarche là. Et puis deuxièmement, ça montre que la méthode pour s'arranger, bon ben c'est la méthode démocratique, c'est de respecter le choix des électeurs électrices. On avait entendu quelques jours avant le vote, monsieur Briançon, le candidat de du PS qui mentionnait euh l'hypothèse que les uns ou les autres se retirent.

Bon, moi je pense c'est pas une bonne chose. Il y a des gens à Toulouse qui ont fait [grognement] confiance à monsieur Brillançon, ils ont voté pour lui. Il a quand même eu pas mal de voix, c'est normal.

Donc il soit il représente les gens qu'on lui a fait confiance, lui, les écologistes, les communistes et cetera. Donc la bonne méthode, c'est que dans le conseil municipal qui sort d'une élection et bien les sensibilités des électeurs électrices de gauche soient représenté. À forcerie au niveau local, on a besoin de tous les liens associatifs qui existent, de toutes les idées qui proviennent des uns des autres et d'avoir le conseil municipal comme un espace de débat et de discussion collective.

Donc c'est ce qu'on a fait à Toulouse. On a proposé de faire une liste commune sur la base bah des résultats électoraux des uns et des autres parce que c'est le seul moyen de respecter les électeurs, c'est de se baser sur leur choix initial et à partir de là d'avoir quelques grandes mesures qu'on portera ensemble effectivement pour transformer et Toulouse et sa métropole. Sabrina c'est B.

Le Emmanuel Grégoire par exemple à Paris est en position plutôt favorable pour pour l'emporter. Mais bon, on a on apprend à l'instant que Sopia Shikirou maintient sa candidature à à Paris. Elle vient de l'annoncer sur sur BFM.

On a on a également aussi cette alliance entre Bournael et Rachid Adati. Euh est-ce que vous craignez que cette désunion euh cette désunion puisse euh faire gagner la droite ? Ah mais moi je je suis depuis le départ, c'est-à-dire que vraiment la question de l'Union, elle est extrêmement importante.

Autant au premier tour, on peut se dire que c'est légitime que des listes que des projets qui peuvent parfois ne pas être totalement les mêmes puissent se présenter au premier tour d'une élection municipale. Par contre, la responsabilité de ceux qui arrivent en tête effectivement c'est de rassembler au second tour et donc c'est leur responsabilité première. Mais je vais vous donner un autre exemple.

Nous à Nanterre, on arrive en tête, il y a une liste insoumise qui fait 13 %. Ben c'est dommage parce qu'on leur a proposé de s'unir avec nous, ils refusent. Ce qui fait qu'on va aller dans une triangulaire avec la droite, dans un département où la droite est extrêmement forte, et bien je trouve que c'est dommage que la France insoumise ne prenne pas la main tendue en disant "OK, on n'est pas d'accord sur tout, on n'est pas obligé de de s'aimer à la limite, mais quand il y a la droite en face de nous, on fait ensemble en fait au deuxième tour et je crois que ça il faut l'avoir partout en tête. dans toutes les villes, je crois, ne pas me tromper en disant ça, où il y a eu des têtes de listes écologistes qui sont arrivées en tête, il y a eu la main tendue vis-à-vis des autres listes pour faire des fusion, que ce soit Lyon, Strasbourg euh et d'autres villes.

J'ai pu toutes les villes en tête, mais il y en a eu plusieurs. Et la réalité c'est que je pense qu'il n'y a que ça qui fonctionne parce que je l'ai dit tout à l'heure, les électeurs de gauche, ils attendent de nous cette responsabilité là et vous voyez la droite en face il tergiverse pas à Paris. Ils ont pas ça leur a pas pris 24 heures alors qu'ils se sont vraiment ils ont fait une campagne l'un contre l'autre absolu pendant les derniers mois.

Moins de 24 heures après, ils sont d'accord pour faire une liste de fusion parce que leur objectif c'est de gagner la ville et il ce n'est que ça leur objectif. Donc oui, moi je trouve ça dommage. Je pense que on peut être en désaccord, y compris à Paris.

Mais et je l'avais dit aussi, c'est que quand on diabolise trop les personnes avec qui on est censé rassembler au deuxième tour, c'est compliqué aussi parce que aller raconter le récit maintenant que finalement il faudrait que tout le monde soit main dans la main, ça va être compliqué dans certains territoires où vraiment je trouve que les paroles ont été beaucoup trop loin dans le fait de taper sur des sur des adversaires de gauche. Voilà, premier tour de la municipale, on peut y aller différemment mais il faut toujours avoir en tête que notre seul adversaire politique c'est à droite et à l'extrême droite. C'est certainement pas à gauche.

On va pas parler que de Paris, mais on reste quand même là-dessus, vu que c'est la dernière information euh qu'on a. Est-ce que euh Clémence Adrien, est-ce que vous pensez que le la France enoumise aurait dû faire différemment à Paris euh ou est-ce que est-ce que le le Parti socialiste aussi euh qui refuse cette main tendue, l'expression de maintendue, on va l'entendre beaucoup je pense en ce moment, mais est-ce que c'est le premier tour qui conditionne l'impossible union au second tour ? Bah moi [raclement de gorge] je peux répondre, je suis candidate en plus à Paris dans le 14e arrondissement.

Euh je pense que effectivement la France insoumise a quand même basé toute une campagne à Paris sur le dégagisme. La première chose que Sopia Chiko a dit c'est qu'il ne faudrait plus de ma socialistes à la mairie de Paris. Je pense que l'Union c'est extrêmement important et rassembler les électeurs c'est important.

D'abord d'abord ça passe par un programme que Emmanuel Rigard a réussi à mettre en place. il a des propositions qui sont quand même assez fortes et ensuite ça passe par la culture de l'Union et j'ai pas l'impression que Sopia Chikirou ait cultivé enfin la culture de l'Union et avoir basé toute cette campagne sur le dégagisme ça permet pas peut-être à l'heure actuelle de créer un accord électoral ce qui veut pas dire qu'on ne peut pas rassembler les électeurs autour de mesures programmatiques fortes je pense notamment à l'engagement de zéro enfants à la rue et cetera c'est très très important donc voilà non parlons aussi de choses très concrètes sur les municipal bien évidemment que Sopia elle part en campagne et si elle part en campagne c'est qu'elle pense qu'il faut pas un ou une mère socialiste. Enfin, je veux dire, si elle voulait un maire ou une mère socialiste, elle ferait campagne socialiste.

Donc ça me semble quand même la moindre des choses. Sinon, on va pas aux élections. Si c'est pour en fait garder les mêmes, ça sert à rien.

Et puis c'est pas une question de culture. Enfin, je veux dire l'élection municipale, c'est pas un potager quoi. On n'est pas là pour cultiver je sais pas quoi.

Le sujet c'est de savoir s'il y a des revendications politiques qui sont compatibles ou pas. Et s'il y a des sujets sur lesquels il y a des désaccords forts, il y en a eu sur la gestion de violence dans le péris scolaire, sur des questions de propriété publique et cetera. Bon ben, il faut les assumer ces enjeuxl et c'est normal en fait d'aller à l'élection et c'est normal de dire les choses de manière transparente.

Je pense aussi moi franchement qu'on en crève parfois de se faire des mamours et des simagrés alors qu'en fait on n pas d'accord sur des sujets lourds et qu'on pense que ces sujets sont lourds et qu' faut les mettre sur la table et qu'après les gens ils tranchent et ça c'est pas nous autour de la table qui décidons. Les gens ils mettent leur bulletin de vote, ils disent ils fixent un rapport de force. Bah ils ont fixé un rapport de force et en revanche les électeurs ont tranché.

Mais monsieur Grégoire aussi, monsieur Grégoire, il a dit "Je préfère que Dati gagne les élections à la fin plutôt que d'ouvrir ma liste à madame Shikirou parce que c'est évidemment celui qui est devant qui décide l'ouverture de sa liste à ceux qui sont derrière et pas l'inverse." Donc je pense que cet exemple-là qui est assez proche de ce qui se passe à Marseille avec en plus le risque à Marseille d'une extrême droite qui pourrait gagner les élections est assez euh déplorable et invite celles et ceux qui sont en tête et d'ailleurs c'est ce qui a été dit assez globalement ceux et ceux qui sont en tête à gauche à toujours et bien tendre la main pour faire des rassemblements le weekend suivant sauf évidemment lorsque le débat c'est gauche gauche où là bon bah ça peut être légitime de garder évidemment des listes pour que les gens tranchent une rotation générale. ça a déjà existé auparavant des des pactes de non agression ou des des choses pour apaiser le le débat entre entre les candidature de gauche.

Donc pour vous le le le Emmanuel Grégoire et Sopia Chikirou aurait quand même pu s'entendre ? Bah non, enfin on a des accords politiques, ce que je disais, il y a des sujets très importants. Donc c'est normal que chacun ait sa liste au début parce que chacun défend des idées politiques qui sont pas les mêmes.

Ah oui, pardon. Bah dans le cadre du second tour, s'entendre visiblement euh il y a il y en a une qui a dit qu'elle était prête à écouter et l'autre qui était pas prêt à téléphoner. Donc ça ça rend compliqué de s'entendre qu'il a qu'une oreille quoi.

Donc en l'espèce euh madame Chikirou Sopia ma camarade a redit toute la journée, elle a redit depuis hier j'attends le coup de fil pour qu'on puisse discuter des conditions dans lesquelles Paris ne basculerait pas à la droite. Bon ben Emmanuel Grégoire prend sa responsabilité. Visiblement, il préfère le risque que ça bascule à la droite parce qu'il est pas content de la campagne des insoumis.

Bon bah s'il était content de la campagne des insoumis, il serait insoumis, j'ai envie de dire. C'est normal qu'il soit pas content de la campagne s'il est pas d'accord avec le fond. Le on va on va pas parler que de Paris.

Bah non, c'est nul. [rires] Mais Sabrina Svali, vous avez vous avez vous avez parlé de du rôle des écologistes dans cette élection. Vous avez dit que dans dans la majorité des villes, si ce n'est toutes où les écologistes sont arrivés devant, ils se sont ils ont ils ont ils ont fait un effort pour inclure le reste des candidatures de gauche et pousser pousser à l'Union.

Est-ce que les écologistes sont devenues une plateforme d'union ? entre le PS et la France insoumise. Est-ce que c'est le rôle actuel que c'est fixé les écologistes ?

On a l'impression que c'est un peu c'est c'est un peu toujours la position électorale dans laquelle se fixent les écolos. Non, je crois que il y a eu bah de fait au moment de la création du NFP, il y a eu ce rôle d'union parce que le NFP s'est créé très vite, les discussions se sont faites au siège des écologistes. Il y a eu cette parole très forte de dire oui, il faut absolument l'union parce que nous avons une responsabilité, c'est celle de ce barrage républicain pour faire en sorte que jamais l'extrême droite n'arrive à Matignon en 2024.

Et je crois que ça a été un paris réussi et ça c'est important aussi de le redire à chaque fois. Après sur les municipales, vous voyez bien qu'on a d'abord on avait des maires sortants, on avait on a aussi des candidatures qui ont été en concrète. On a aussi parfois fait le choix de soutenir des personnes qui étaient sans étiquettes sur des municipalités.

On a fait parfois le choix de soutenir des candidats insoumis à certains endroits. Donc je crois vraiment que ce qui différencie peut-être la question des écologistes peut-être pas d'autres organisations et c'est peut-être aussi pour ça que parfois on a du mal à discuter, c'est que nous il y a un principe simple, c'est celui du principe de subsidiarité. Chaque groupe local est autonome et souverain sur sa stratégie municipale.

Et ça peut être très bien parce que ça veut dire que chaque groupe local qui connaît le terrain, qui connaît sa ville, qui connaît en fait les enjeux va décider localement de ce qu'il fait en terme de d'alliance ou pas et de projets politiques à porortter. Par contre, ça peut rendre les choses un peu plus difficiles effectivement quand on doit avoir des discussions au niveau national et que certains voudraient des accords nationaux. Mais ce que c'est intéressant parce que le PS par exemple Oui.

Bah la France en typiquement pour le dire quoi pas de faire ça exactement et donc c'est vrai que là on a une différence et parfois ça rend les discussions extrêmement complexes. Ça veut pas dire qu'on veut pas faire, ça veut juste dire qu'on a une méthode de travail différente. Mais tout à l'heure quand j'écoutais Olivier Fort d'ailleurs ce qu'il dit, il dit "N'y aura pas d'accord national avec la France insoumise.

À aucun moment il dit que localement les gens ne pourront pas décider d'eux-même." Donc ce qui est important, c'est les petits mots dans les phrases pour comprendre en réalité la subtilité des choses. Mais c'est quand bien quand la phrase est claire aussi quoi.

C'est très bien quand la phrase mais je pense que la phrase était très claire. C'était il y aura pas d'accord national mais localement chacun pourra faire ce qu'il veut. Et c'est ce qu'ils ont fait au local.

D'ailleurs, c'était ma question. Donc les B, est-ce qu'il il faudrait plus de clarté de la part des des représentants du Parti socialiste pour pour affirmer que cette stratégie de diabolisation en gros n'a pas fonctionné et maintenant on est ouvert à l'Union à l'échelle à l'échelle municipale. Moi je pense qu'il faut de la clarté des deux côtés.

C'est-à-dire que la France insoumise a toujours dit qu'elle voulait l'union dans un fr antifasciste pour le second tour des élections municipales. C'est ce qu'on dit depuis le début à l'après. Je pense que ils auraient pu travailler depuis longtemps à l'Union de la gauche justement et que ça n'arrive pas que pour le second tour des élections municipales et que c'est un travail qui doit faire sur du long terme.

Et je pense qu'effectivement le Parti socialiste doit le faire aussi quand il parle des élections locales et quand Olivier Fort laisse à ses fédérations le pouvoir de choisir. Je trouve que c'est très important. Après qu'il y ait pas d'accords nationaux, moi personnellement je le regrette.

Je pense que c'est important de pouvoir se parler, de continuer dans les perspectives qui vont suivre notamment pour les élections présidentielles et cetera, de pouvoir continuer à se parler parce que le récit des gauche réconciliables, il a été atomisé en fait pendant les le premier tour des élections municipales. Adrien, il y a un danger pour les pour les électeurs insoumis qui peut-être euh ont vécu la rupture de la NUPES, la rupture du NFP. euh et euh qui en ce moment se retrouve dans qui se retrouve finalement dans de nouvelles alliances avec le Parti socialiste à l'échelle municipale.

Est-ce que il y a pas un risque euh que le que les électeurs insoumis eux-mêmes ne fassent plus confiance à ce genre d'union ? Ah bah oui, il y a quand même plein d'endroits où ça nous gonfle sérieusement quoi, que d'avoir fait campagne quatre fois pour des gens qui au bout de 6 mois changent d'avis, changent de programme et nous crachent dessus. Forcément, ça lasse un petit peu mais euh il y a la question des conjonctures et du moment et on estime que lorsqu'il y a un risque que l'extrême droite prenne des ville et ben tant pis, on va à nouveau être unitaire parce que le sujet numéro 1 dans ce type de circonstan c'est de se demander ce qu'il adviendra de la population, des habitants, des voisines, des voisins si la droite dure, l'extrême droite gagne les élections.

C'est dire je prends un exemple, je sais pas, une ville comme Perpignan. Les associations enfin qui est dirigé par le RN, les associations elles sont muselé. La santé de proximité, elle existe plus.

Le droit à des soins de prévention, il a quasiment totalement disparu. Le monde culturel, il est sinistré. Enfin, et ça a des conséquences très concrètes.

Euh une ville comme Toulouse, c'est une ville où vous avez un maire qui soit-disant alors il s'affiche maintenant, il dit divers centres, divers, je vois bien centre, je vois pas trop, euh qui euh mène campagne en interdisant des expositions sur le génocide à Gaza, euh qui euh a fait la manif pour tous. Bon voilà, qui a des positions quand même très dures, très radicales et puis qui pourrit la vie des gens. très loyé, il ont pris 15 %.

L'offre de bus, elle est réduite, elle permet pas de sortir le soir comme ça, on est sûr que les jeunes, ils sont coincés assignés à domicile et cetera et cetera. Bon, ça c'est ce que représente une ville de droite et ben on en veut pas. On en veut pas.

Et donc dans ces moments électoraux, ben on fait le choix en responsabilité de dire ça suffit et ce qui importe c'est le bien-être des gens qu'on aime, c'estàdire des gens avec lesquels on vit et aussi ceux qu'on connaît pas dans une ville, mais on a envie euh qui vivent correctement. Et donc la responsabilité c'est de se rassembler sur le second tour et d'empêcher la droite soit de rester soit d'acquérir cette position de force. Et je pense que on organise cette jonction entre des forces politiques de gauche, non pas en disant vous devez vous désister, vous devez partir et cetera, mais en ouvrant les listes collectivement parce que ceux qui ont fait un choix au premier tour, ben rien ne dit qu'au deuxième tour, ils vont être subitement frappés par la grâce et se dire "Bah en fait, cette personne pour laquelle j'ai pas voté, j'ai envie d'aller voter pour elle." C'est pas sûr.

En revanche, les gens auxquels il ou elle a fait confiance au premier tour, si il ou elles sont toujours là au deuxème, ben ça aide à mobiliser largement. Cette incertitude, elle laisse planer justement une menace qui qui a un peu été euh le fil rouge de cette campagne. Le risque que plusieurs villes basculent à la droite radicalisée ou l'extrême droite.

On a entendu euh le patron des républicains Bruno Raillot appelé à un seul une seule forme de barrage, le barrage contre la France insoumise. Euh vous avez toutes et tous autour de ce plateau vécu cette campagne municipale de de l'intérieur dans vos formations politiques respectives. Comment vous avez vécu cette cette menace de l'extrême droite pendant pendant la pendant pendant vos campagnes municipales ?

Bah en fait euh bah moi je trouve qu'on en a pas parlé enfin très sincèrement médiatiquement médiatiquement je trouve qu'on a plus parlé du fait qu'il fallait absolument pas faire avec la France insoumise plutôt que de parler du fait que LR faisait des alliances avec l'extrême droite et que à certaines villes ils allaient gagner et d'ailleurs puisqu'on parle de villes qui risque de basculer l'extrême droite faut parler de Nice. Enfin si quand même c'est pas la droite c'est plutôt l'extrême droite. Donc moi je trouve qu'on en a pas assez parlé.

Au contraire, je trouve que le danger a été totalement sous-estimé, qu'on a laissé planer le fait qu'il était tout à fait normal pour un parti soi-disant qui se disgoliste et républicain de faire des alliances avec une extrême droite dans notre pays dont on sait exactement ce qu'elle a produit quand elle a été au pouvoir dans les années 40. Et bien tout cela ne n'a pas du tout été évoqué. Et je crois qu'on est arrivé dans une forme de banalisation totale de l'extrême droite qui fait que en réalité on a pointé du doigt assez régulièrement d'ailleurs le danger qui présentait la gauche dans notre pays plutôt que celui du danger de l'extrême droite.

Donc voilà, moi je trouve que on est passé à côté de ça dans cette campagne municipale et d'ailleurs je crains que malheureusement ça ne se reproduisse aussi en 2027 pour l'élection présidentielle. Moi je suis d'accord avec ce que tu dis hein Sabrina. Évidemment, il me semble que il y a un dispositif de campagne quand même transversal de l'extrême droite qui aujourd'hui qui est à l'œuvre et qui est convergent sur l'ensemble du territoire.

Ce dispositif, il a un axe central que sont des formations politiques, le RN en grande partie, les Émouriens en plus petite partie. Ce dispositif, il a deux ailes. Il a une aile qui est celle des groupuscules d'extrême droite qui s'illustre non pas en allance aux élections mais en faisant des campagnes de terreur.

Moi nous à Toulouse, on a eu des barres attaquées par l'extrême droite. Bon moi ils ont essayé de d'abîmer ma permanence mais ils sont plantés de 6 m. Donc je suis désolé pour la copropriété qui a été ciblée parce que du coup non seulement ils sont violents mais en plus ils sont un petit peu bêtes.

Et on a aussi une autre aile qui est celle plus idéologique. Je prends ça avec des grands termes parce qu'il y a pas de cohérence idéologique entre eux mais celle qui souhaitent produire des idées sans y arriver à l'heure actuelle qui est notamment la galaxie autour de ce terrain ou de différents types de fondations d'extrême droite. Bon c'est trois dispositifs des partis politiques, des groupes muscules d'extrême droite des fondations ou en tout cas des sync tank mais sans le sync en général qui a que le tank quoi. qui on pour objectif de financer des médias également.

Exactement. En tout cas, de produire de l'idée. C'est ça globalement le concept.

Et ben ces trois dispositifs ont ciblé des territoires. Je pense à Perpignan, je pense à d'autres pour essayer de rentrer en campagne et de faire gagner certaines listes et évidemment d'orienter le débat public en général. Alors évidemment la main armée, c'est ses news, hein, on la connaît bien, c'est pas la seule, mais c'est évidemment la plus visible et la plus audible.

Et donc la responsabilité qu'on a nous, c'est d'abord évidemment de faire bloc sur la nature de l'information qui circule dans le pays, sur la nature de ce qui est dit, ce qui est dissible et ce qui ne l'est pas et sur la nature des mobilisations qui en fait orient aussi la conscience populaire. D'ailleurs, la veille de l'élection, il y a eu des rassemblements antiracistes et antifascistes dans tout le pays auquel je pense qu'on a tous participé, toutes et tous participés ici autour de la table, chacun dans là où on habite. Et ces rassemblements étaient importants parce qu'il venait acter que on n'acceptait pas que cette élection, elle ait lieu dans un contexte de diabolisation de la gauche bien sûr et aussi de banalisation des délits et des crimes racistes [raclement de gorge] qui aujourd'hui dans le pays se déroulent en toute impunité.

Cette campagne à Paris spécifiquement était particulièrement euh menaçante avec Sarah Sarah Knafo qui a qui a surformé. Et en parlant de Paris là, on je vous donne les dernières informations qu'on a. Donc on apprend à l'instant que les listes de Pierre Yve Bournazel et de Rachid Adati fusionnent donc pour le pour le second tour et à Nant Johanna Roland et la France insoumise font alliance.

Je reviens sur je reviens sur Paris. et cette cette menace de reconquête et de Sarah Knafo à Paris avec une campagne de communication massive et une surmédiatisation aussi de Sarah Knafo qui qui a fait quand même le JT de du 20h. [raclement de gorge] Donc comment vous l' comment vous l'avez vécu ?

Bah mal en fait, c'est très compliqué de voir de de voir l'extrême droite se mobiliser parce que autant de base à Paris on les enfin on il y a des groupuscules évidemment d'extrême route qui ont fait des sorties notamment dans le 20e récemment, on les voit. Par contre, le parti même le Parti du Rassemblement national, on les avait jamais vu faire campagne et là dans tous les marchés des petites écharpes enfin rose jaune pardon euh qui traînent et on les voit tous bah faire campagne et se mobiliser et pour moi c'est hyper inquiétant de voir à quel point ils peuvent assumer leurs idées nausé à bonde et mener campagne en fait sur le territoire en les assumant complètement. Donc ouais, c'était très compliqué à voir.

Mais après, on a parlé de Sarah Knafo qui don d don finalement le le score n'est pas aussi impressionnant que que que prévu. Oui, c'est cette c'est c'est cette surmédiatisation qui entraîne aussi beaucoup d'erreurs sur les sondages. Qu'est-ce qu'elle des millions derrière elle ?

En fait, c'était des euros, c'était pas des gens. Comment ça impacte le comportement électoral aussi quand vous rencontrez des électeurs ? Est-ce qu'il vous en parlent ?

Est-ce qu'il sent est-ce que vous sentez cette influence ? Ouais, je pense qu'il y a deux phénomènes en réalité. Il y a d'abord il y a le sur certains électeurs, ça va provoquer le vote utile en se disant bon bah si ce candidat là est mieux placé dans les sondages, je vais pas perdre ma voix ailleurs, donc je vais la mettre sur ce candidat là.

Et il y a l'effet inverse qui va au contraire doper un électorat qui va avoir peur de voir ses candidats arriver aussi haut et qui donc vont aller voter en réalité aussi pour la liste à l'opposé qui est la mieux placée. Donc moi je personnellement je suis pour qu'on arrête les sondages très tôt avant les élections parce que je pense que ça influence grandement les électeurs et que normalement l'électeur devrait être libre et devrait avoir le libre arbitre de choisir le candidat. C'est pour ça qu'il y a deux tours à certaines élections pour pouvoir choisir le candidat selon le projet qu'il porte et non pas parce que il y a des sondages qui disent que c'est celui-ci qui est le mieux placé.

Donc voilà, je crois qu'il y a une vraie réforme à faire sur la question des sondages et dans nos élections parce que sinon on laisse en réalité les instituts de sondage et parfois même les médias faire les élections à la place des électeurs et ça c'est pas normal dans une démocratie. Vous êtes d'accord ? J'imagine bien sûr enfin faut bien comprendre qu' un sondage c'est pas un dispositif d'information du grand public, c'est une profession de foi centriste.

Parce que la manière dont fonctionne un sondage, c'est par la [grognement] sélection sociale des individus qui qui sont amenés à y répondre parce qu'ils sont identifiés, soit parce que c'est en en physique en fait bah déjà selon que les gens habitent dans des domiciles individuels ou collectifs, ça change les gens qui sont accessibles ou alors parce que ça se fait par voie téléphonique ou par voie numérique et là aussi ça sélectionne. bref euh [grognement] s ajoute des coefficients de redressement qui sont généralement tout à fait farfelus mais qui justifient des salaires miro blancs de certains directeurs d'Institut de sondage. Donc tant mieux pour eux même si on les paye tous à la fin dans les frais de campagne des informations politiques qui s'occupent d'encommander.

Bref, donc le sondage c'est un problème politique en fait, il faut bien le concevoir comme ça. C'est pas une information, c'est un voilà un dispositif qui vise à orienter la perception d'une situation par les gens. Et donc à partir de là, c'est dangereux parce que en plus ça penche toujours du même côté que les sondages penchent toujours à droite parce que les coefficients de l'extrême droite sont extrêmement élevés, je sais pas pourquoi ou alors parce que parfois ils ditent ensemble avec les directeurs d'institut de sondage, ça aide à avoir un meilleur coefficient ou alors parce que ça fait [grognement] monter une partie du de la population qui est pas celle qui est centrale.

Toulouse, on l'a vu, enfin on a eu quand même dans la semaine juste avant Lyon avec Olas Lyon, j'ai moins suivi Lyon, c'est pour ça que je prends pas l'exemple bien sûr. Hol on a fait un on a fait on a suivi de près je ve dire on était quand même on a eu des sondages la dernière semaine là 3 jours avant en disant la liste LFI elle a 23 elle sera 4 5 points derrière liste socialiste. Finalement on est trois points devant et on est à 27.

Donc en fait même l'ordre d'arrivée est faux. C'est pas juste il y a un point ou deux d'écart c'est que l'ordre d'arrivée entre des forces politiques est faux. Alors, on sait très bien qu'en plus les gens lisant un sondage se disant "Ah ben en fait, c'est lui qui est en tête, il faut le renforcer blabla bla bla bla bla".

Donc ça vient créer des phénomènes d'inertie politique qui renforce des comportements politiques qui étaient pas forcément là à la base. Donc le sondage est un problème à la fois par son existence et aussi et surtout parfois par les propriétaires du sondage qui ont évidemment des intérêts commerciaux et lucratifs bien compris. Là, je précisais qu'on en a on en a beaucoup parlé au médias.

On a on a fait un un format d'Xit que vous pouvez retrouver sur notre chaîne YouTube et là c'était crédité à plus à à une victoire éclatante au premier tour en en novembre décembre. Euh et c'était manifestement une une aussi une sur une surmédiatisation, une surreprésentation euh dans les sondages. Euh Clémence, comment on peut lutter euh contre cette sur médiatisation de l'extrême droite ? et notamment avec on l'a beaucoup, c'est un élément d'engage qui a beaucoup été utilisé sur ces municipales que ce sont des ce sont des une sorte de test pour les présidentiels pour les formations pour les formations politiques.

Donc à la veille d'une présidentielle en 2027, comment on peut réduire l'influence médiatique de l'extrême droite ? C'est une vaste question. Euh moi je pense que c'est par la mobilisation et par je vais le redire mais la gauche si on prenait moins de temps à se taper dessus et plus de temps à parler de fonds de programme politique et d'avenir enfin de projets d'avenir tous ensemble on aurait un poids une force qui serait quand même globalement supérieure.

Donc je pense qu'il faut qu'on arrive à se mobiliser ensemble, qu'on fasse campagne ensemble là pour les élections municipales, ensuite pour les élections présidentiel et que c'est justement en se mobilisant sur le terrain enfin en faisant campagne en fait concrètement en faisant du porte à porte en allant parler aux personnes en développant un projet et vraiment un projet pour le coup parce que si tu arrives en faisant l'union sans programme ça ne fonctionne pas, on est tous d'accord là-dessus et c'est en ayant ce dynamisme là qui est porté par une candidature enfin des candidatures communes de gauche qui vont nous permettre de contrebalancer ce discours de l'extrême droite qui est omniprésente dans les médias. Vous parlez du grand absent de ces élections municipal, on a l'impression que c'est un un bloc disparu. C'est la Macronie.

On va finir peut-être un mot un mot là-dessus. On a l'impression On a l'impression que ces élections municipales, le le bloc central incarné par Renaissance, par Horizon, par toutes ces formations politiques là qui naviguent autour d'Emmanuel Macron ont complètement disparu de la scène politique. Disparu et c'est pas dommage.

Ouais, c'est pas dommage. Et c'est quand même eux qui portent par contre la responsabilité de l'augmentation de l'extrême droite, faut se le dire. Donc euh il s'effondre et à côté on a une augmentation de l'extrême droite qui se fait euh grâce à eux et leur euh programme qui a toujours été euh qui a permis de renforcer l'extrême droite.

Comment on explique cette cette ce bloc central qui n'arrive même plus à qui qui qui n'arrive même plus à conserver ces quelques bastions ? Je pense qu'il y a un faisceau de raison si on devait en identifier quelques-unes. D'abord le fait que la structuration du bloc central enfin 10 central en France, l'extrême centre euh se joue autour de la figure d'Emmanuel Macron.

Dès lors que la figure est démonétisée, ça met en échec les représentants locaux qui généralement ne sont là que parce que ils ont une proximité au dirigeants suprême, le chef de la bande Manuel Manuel Macron. Il y a un sujet sociologique, c'est-à-dire que ce bloc central est assez largement composé de catégories supérieures qui du coup ont une répartition sur les territoires qui est pas équivalente, qui les rend totalement absent de certaines zones de territoire où du coup ils peuvent pas porter la bonne parole macroniste et c'est tant mieux et on salue les gens sur le territoire qui ont cette chance. Euh troisièmement, il y a sans doute aussi euh un élément de fond politique, c'est-à-dire que l'extrême centre français, il s'est construit de manière très verticale.

L'idée c'est on occupe l'appareil d'État. D'ille on a vu les occurrences et les conséquences sur les nominations abusives, la tentative de Macron de nommer absolument tous ses amis, le banc et l'arrière band de la Macronie puis quatre génération à tous les postes qui se libèrent à un moment donné quoi. Vraiment, j'ai envie de dire aux gens faites gaffe peut-être votre concierge va être nommé par Macron pour [grognement] rester vous surveiller pendant 20 ans.

Non mais maintenant qu'on a même la Cour des comptes et compagnies qui sont mis sous contrôle donc il y a une vision du pouvoir qui est très verticale. c'estd l'Élysée nomme au niveau de la Paris d'État et qui s'est jamais totalement intéressé au territoire et même s'est efforcé depuis 2017 de retirer les moyens de résistance qui pouvai exister au niveau local aux différentes populations par les couples de dotation par l'affaiblissement du secteur associatif et cetera et cetera. Donc je pense que ces différents éléments cumulés expliquent pourquoi le disons euh le le bloc historique qui a été le macronisme, je parle au passé parce que je pense qu'on peut désormais en parler au passé vu manière dont il s'ffrite, ce bloc macroniste en fait n'a jamais existé à l'échelle territoriale mais n'a pu exister qu'à l'échelle finalement de la prise du pouvoir euh national.

Ça je vais finir avec vous. Est-ce que est-ce que c'est la fin de la Macronie et de de ce de ce bloc là du moins à l'échelle à l'échelle municipale ? Il a jamais existé à l'échelle municipale le bloc macroniste ou il y a eu quelques quelques après c'est souvent des gens qui ont été recrutés pas de jamais eu de vrai percé.

Moi je pense que le macronisme bon d'abord c'est pas au centre he c'est très à droite et je crois que l'offre politique à droite elle est saturée. C'est aussi ça la réalité c'est que vous avez le bloc central qui est plutôt sur un programme de droite la droite qui est maintenant quasiment sur un programme d'extrême droite et l'extrême droite qui encore va plus loin. Donc ouais le le le champ politique à droite il est totalement saturé.

Les macronistes pour moi, ils se sont déjà effondrés et en 2022 et encore plus en 2024. Et en réalité, je pense queà la prochaine fois, il y restera quasiment plus rien de ce bloc euh de la majorité présidentielle. Mais euh voilà et je crois que ça va aller au profit malheureusement d'une droite plus dure qui est en train de de voilà de de s'exprimer dans le pays.

Et là-dessus par contre là où moi je je suis pas tout à fait d'accord, c'est que je ne pense pas que Macron soit le seul responsable de la montée de l'extrême droite. Je crois qu'il y a une responsabilité qui est partagée par différents forces politiques dans notre pays d'ailleurs, y compris la gauche qui depuis 40 ans en fait à chaque fois qu'on a dit faut pas mettre la proportionnelle parce que ça va faire augmenter le RN, faut pas ceci et cetera. En réalité, à la fin, on a 140 députés de l'extrême droite à l'Assemblé nationale.

Pourtant, il y a pas la proportionnelle. Il y a eu des trahisons politiques, des promesses qui n'ont pas été tenues par différents candidats et ça aussi ça met à mal la confiance des électeurs qui parfois se tourne vers un vers un vote d'extrême droite parce qu'ils se sont sentis aussi dupés par des promesses qui ont été faites. Et donc je crois qu'il y a une responsabilité collective et ça moi je je l'avais dit c'est que je pense qu'à un moment si on estimait et on je crois à juste titre que l'extrême droite est un danger pour notre pays et bien il y a très longtemps de ça il y a des personnes politiques de haut niveau dans notre pays qui auraient pu prendre la décision de dissoudre le Front National par exemple qui est une association qui porte des idées xénophobes racistes dans notre pays et ça aurait évité peut-être le fiasco dans lequel on est quoi ça serait transformé sur autre chose parce que le vote contestataire il est là il existe et je crois surtout surtout que ce que n'ont pas compris les macronistes et d'autres he parce que pour moi le centre vous savez il y a le centre droit, il y a le centre gauche, c'est un peu finalement les CSP plus comme on l' dit les grandes villes qui vont bien ce enfin la France qui va bien, c'est aussi le fait qu'ils n'ont peut-être pas compris ou en tout cas sous-estimé la colère des habitants de notre pays qui voient leur situation sociale se dégrader de plus en plus alors que certains continuent à s'enrichir et qu'en réalité non seulement ça va mal à l'intérieur du pays parce qu'on aurait répond pas à la crise sociale et démocratique, mais qu'en plus on se ridicule sur la scène internationale, on ne respecte absolument plus le droit international.

Et donc je crois que les deux mi bout à bout font le font exactement le résultat qu'on a aujourd'hui à savoir la disparition du bloc macroniste. Merci beaucoup à vous trois d'avoir accepté notre invitation. Merci Adrien Clé député de la France insommise de Garon Clémence Morelécrétaire national des jeunes de la prè Sabrina Svali député écologiste des Hauts